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Accueil du site > Actualités > Politique > France, république bananière ? La réponse de F. Fillon

France, république bananière ? La réponse de F. Fillon

Six mois que le Landerneau polico-médiatique bruisse de mille rumeurs sur l’identité du prochain premier ministre. Plus d’un demi-siècle que la France traîne ce boulet qu’est le régime instauré en 1958-62 par un général de bridage admirateur de Juan Perón et de Francisco Franco. Ailleurs, on parle de peronisme, de franquisme, de bolivarisme, de sandinisme, de castrisme... En France, on parle de gaullisme : système politique autocratique, dans lequel un homme seul prétend décider de tout, allant jusqu’à s’asseoir sur la Constitution. À moins qu’il ne trouve devant lui un Premier ministre qui en a...

Six mois que ça dure !, se serait écrié Bernard Debré, ulcéré à l’idée qu’un remaniement gouvernemental puisse s’étaler sur une si longue période. Et il n’est pas le seul à s’étonner de cette dérive des institutions.

Bernard Debré, c’est bien le fils de l’autre, Michel, le grand ordonnateur de la grande combine qui a permis à un général de brigade de tripatouiller les institutions de la France, pour se les approprier et les mettre à sa main, comme l’aurait fait un vulgaire despote de je ne sais quelle république bananière ?

Il devrait pourtant savoir, le cher Bernard D., que si dérive institutionnelle il y a, aujourd’hui, elle remonte à plus de cinquante ans, le jour où un général de brigade s’est piqué d’importer en France des mœurs politiques qu’on croyait réservées à des républiques bananières.

Lequel général de brigade, jouant de la fausse bonne foi, s’écriait un jour, devant les journalistes : « Mais pourquoi voulez-vous qu’à soixante-sept ans, je commence une carrière de dictateur ? »

Là, je lui aurais répondu : "Mais mon général, parce que les chiens ne font pas de chats !"

Il paraît que Jean-Louis Borloo était sur la liste des candidats au poste de Premier Ministre. Et il paraît qu’aux dernières nouvelles, Borloo se serait fait quelque peu rouler dans la farine, d’où sa consternation. 

Franchement, je compatis à la douleur de Jean-Louis Borloo et de ses supporters, à qui je ferai quand même ce reproche : mais que n’ont-ils, donc, préalablement relu la Constitution ?

La Constitution, vous savez ? La loi fondamentale, qui régit le bon fonctionnement de l’État et à laquelle les dirigeants sont tenus de faire allégeance. Oui, la Constitution, tripatouillée en 1958/62 par De Gaulle et ses sbires, pour sortir la France du camp des démocraties parlementaires et la rapprocher des systèmes césaro-papistes d’Amérique du Sud, avec leur cohorte d’hommes providentiels : Pancho Villa, Simon Bolívar, Augusto César Sandino, Juan Perón, Fulgencio Battista, ainsi que les autocrates européens que furent Francisco Franco, Antonio Oliveira Salazar et d’autres.

Le principe de tous ces régimes dits autocratiques ? Un homme seul décide d’à peu près tout, tout en y mettant (ou non) les formes, ce qui est codifié, précisément, dans la Loi fondamentale.

Or ne voilà-t-il pas que, depuis des mois, j’entends et lis partout que François Fillon pourrait ne plus être premier ministre, le président lui préférant peut-être Borloo, peut-être MAM, peut-être François Baroin.

Et moi de me tordre de rire dans mon coin.

France 5, émission C dans l’air. Question de Yves Calvi à ses invités : qui, selon vous, sera le prochain premier ministre ?

De la part des invités, on a eu droit à une petite floraison de commentaires, que je vous résume ci-dessous :

  • Ça aurait été un coup politique intéressant de nommer Borloo. Roland Cayrol
  • Je pense que Sarkozy aimerait bien trouver quelqu’un d’autre. Christophe Barbier

Ailleurs, c’est Jean-Pierre Raffarin qui déclarait sur RMC : « Il faut un remaniement significatif avec changement ou pas de premier ministre. C’est le choix du président." (Bourdin, RMC, 4 novembre 2010).

Olivier Duhamel, éminent professeur de sciences politiques, sur Europe 1 (Médiapolis, 19 septembre 2010) : "Prenons l’hypothèse que le président de la République ne prenne pas Jean-Louis Borloo comme premier ministre…"

Catherine Nay, éminente analyste politique, sur Europe 1 (25 septembre 2010) : "Si le président décide de se séparer de François Fillon…"

Alain Duhamel, illustre analyste politique et ancien professeur de Sciences politiques (RTL, 28 octobre 2010) : "Le remaniement, plus on l’a attendu, plus il doit être important… Ça veut dire que ça passe par un changement de premier ministre…"

Richard Descoings, directeur de l’Institut d’Etudes Politiques (Sciences Po) de Paris (RMC, Les Grandes Gueules, 15 septembre 2010) : "Je ne prends pas de pari sur une décision qui concerne exclusivement une seule personne, le président de la République."

Alain Minc, ancien major de promotion à l’ENA et illustre essayiste (Europe 1, 4 octobre 2010) : "Il faut deux premiers ministres dans un quinquennat ; c’est la respiration des institutions."

Etc., etc.

J’aurais encore pu citer Guy Carcasonne, Michel Rocard, etc., mais par souci de concision, j’ai dû abréger la liste des citations.

Vous voulez que je vous dise ? Tout ce petit monde a tout faux.

Vous avez bien lu ou faut-il que je répète : je dis bien que tous ces profs de Science politique, ces analystes, ces grandes plumes qui brillent dans nos médias, bref, toutes ces sommités de la pensée politique française ont tout faux !

En termes journalistiques, ça s’appelle un scoop !

Il semble que personne n’ait eu le réflexe d’aller jeter un œil dans la Constitution.

Parce que, le scoop, je suis allé le chercher dans la Constitution, laquelle stipule ceci :

ARTICLE 8.

Le Président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement.

Sur la proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions.

Vous avez compris ?

Si le président de la République met fin aux fonctions du premier ministre (ce qui, par parenthèse, ne veut strictement rien dire, mais j’y reviendrai plus tard, peut-être dans un autre « post »), c’est … sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement !

Par ailleurs, le Président nomme les autres membres du Gouvernement… sur la proposition du Premier ministre…

Petit rappel grammatical ou syntaxique : « sur » est une préposition, et comme nous le rappelle le dictionnaire, une préposition est un mot qui permet une incidence qui, sans elle, ne pourrait pas avoir lieu. Les prépositions rendent possible un rapport.

En linguistique, on parle de groupe, voire de syntagme prépositionnel. Ainsi, les deux propositions qui suivent :

  • sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement...
  • sur la proposition du Premier ministre…

… sont des syntagmes prépositionnels qui induisent bel et bien une incidence qui, sans la préposition, ne pourrait pas avoir lieu.

Ainsi, par exemple, a-t-on cette phrase : "Sur commission rogatoire de Mme D, magistrat instructeur, la brigade financière a procédé à une perquisition au domicile de Monsieur T."

Ça veut dire, en clair, que sans commission rogatoire, la brigade scientifique n’aurait pu procéder à aucune perquisition.

Donc les choses sont claires : pour qu’il y ait changement de premier ministre, il faut d’abord que celui qui est en place présente la démission de son gouvernement, de même que la nomination des ministres ne saurait se faire sans l’accord du premier d’entre eux.

Ça, c’est la Constitution qui le dit noir sur blanc, et que personne ne semble avoir lu.

C’est bête non ? Il suffisait d’y penser, n’est-ce pas ? Mais, apparemment, emportés par leur élan, et par des décennies de mauvaises habitudes, nos grands esprits susmentionnés ont tout simplement oublié d’aller jeter un coup d’œil dans le texte de référence ! Les pauvres gens !

D’où cette montagne de c…nneries entendues et lues ici ou là depuis quelques mois. Et moi de me demander à chaque fois : « Mais ma parole, ils n’ont pas lu la Constitution !  »

Il faut dire, à la décharge de ces imprudents, que quelqu’un, à l’Elysée, a eu la curieuse idée – que dis-je ! – la stupéfiante idée d’annoncer, dès le début de l’été dernier, un remaniement ministériel pour l’automne. Mais quelle mouche l’a donc piqué ? Et quelle outrecuidance que de faire croire qu’un premier ministre était quelqu’un que l’on pouvait déplacer, comme un pion, comme le ferait un vulgaire président du Zimbabwe, du Burkina-Faso, du Tadjikistan ou de je ne sais quelle république bananière !

Mais j’en vois d’ici qui se raccrochent aux branches, et qui vont évoquer « l’esprit des institutions ».

Il faut dire que nos experts en droit constitutionnel et en sciences politiques sont des spécialistes de l’art de faire tourner les tables et d’invoquer les esprits (Esprit, es-tu là ?), alors que le texte constitutionnel est d’une limpidité totale.

Ce qui veut dire que, dans l’affaire qui nous occupe, le Premier Ministre dispose d’une arme de dissuasion massive : sa (non) démission.

Imaginons un président imprudent, bardé de mauvaises manières (cf. Casse-toi pauv’con), qui considère que le Premier Ministre n’est qu’un « collaborateur », allant jusqu’à annoncer un remaniement sans même prendre la correction élémentaire d’impliquer le principal intéressé. Parce que, dans un pays civilisé, l’annonce du remaniement aurait été faite conjointement par le Président et le Premier ministre.

Imaginons maintenant que le principal intéressé, le Premier Ministre, ne démissionne pas. Que se passe-t-il alors ?

Ben, il se passe que le président imprudent est mort ! Je veux dire mort politiquement.

Parce que le président ne peut pas révoquer le premier ministre. Ce n’est pas dans la Constitution !

Alors, j’entends d’ici les experts en rotation de tables, qui évoquent l’esprit des institutions, et qui vont me rappeler la révocation de Pompidou par De Gaulle, ou celle de Chaban-Delmas par Pompidou, ou celle de Rocard par Mitterrand…

Le problème est qu’à chaque fois, il s’est agi de violations de la Constitution. Parce que si Pompidou, Chaban-Delmas, Rocard ou d’autres (Cresson, Raffarin…) n’avaient pas présenté leur démission au Président de la République, IL NE SE SERAIT STRICTEMENT RIEN PASSÉ.

Je veux dire par là que l’on serait entré en cohabitation, avec un premier ministre sûr de son fait (dès lors qu’il avait la confiance de sa majorité à l’Assemblée Nationale) face à un président de la République singulièrement affaibli.

C’est tout le sens du récent discours de François Fillon, qui a annoncé son choix de voir la politique réformiste poursuivie et les ministres travailler dans la stabilité. "Parce qu’on ne gagne rien à changer de cap au milieu de l’action."

Ce Fillon-là, vous n’imaginez quand même pas qu’il va démissionner demain, ou laisser chambouler tout son gouvernement ! Ou alors, c’est qu’il serait devenu fou !

Or Fillon n’est pas fou.

Et je dois dire que moi, qui ne suis pas un sympathisant de droite, je suis positivement épaté par la force tranquille dont François Fillon a su faire preuve, et surtout, par son incroyable flegme. Parce qu’il faut en avoir, du flegme, pour être, trois années durant, et sans perdre les pédales, le Premier Ministre de l’Autre, ce président qui, trois ans après son élection, en est encore à tâtonner, comme un mauvais pianiste qui, au bout de trois années de pratique, en serait encore à la Lettre à Elise !

Dans le cas d’espèce, François Fillon sait que, s’il démissionne, alors qu’il a la Constitution pour lui, les députés de sa majorité pour lui, son parti pour lui, une bonne partie du public pour lui, alors il rejoint la cohorte des poules mouillées, ces premiers ministres qui ont piteusement capitulé face à ce qui était bel et bien une oukase présidentielle, une violation de la Constitution.

Parce qu’avec la confiance de l’Assemblée nationale, Jacques Chaban-Delmas n’avait aucune raison, mais alors aucune, de céder à l’oukase de Pompidou, sauf à se comporter en larbin docile et sans caractère. De même que Michel Rocard n’avait aucune raison, avec la popularité qui était la sienne, de céder à un caprice de Mitterrand, l’auteur du "Coup d’Etat permanent."

Le problème est que celui qui, un jour, se retrouve à jouer les larbins sans caractère, aura le plus grand mal à venir, des années plus tard, briguer le poste de commandant en chef. C’est ce qui vous explique pourquoi tant de premiers-ministres-larbins n’ont jamais pu postuler à la fonction de président de la République : larbin un jour, larbin toujours !

La réussite de Chirac, venu à bout de ce que d’aucuns appellent « la malédiction de Matignon », c’est d’être parti avec panache et d’avoir refusé d’être le larbin de Giscard. Dans un sens, Pompidou s’en est aussi tiré, en partie grâce à Mai 68 et à la réforme institutionnelle foireuse qui allait emporter De Gaulle en 1969. Deux premiers ministres parvenus à accéder à la fonction de Président de la République : deux premiers ministres restés debout, contrairement à d’autres, prompts à se coucher !

Fillon est donc prévenu : qu’il se couche aujourd’hui, et il est mort politiquement. Par conséquent, s’il veut, à cinquante-six ans, préserver toutes ses chances d’être, un jour, le chef de l’État, alors il doit montrer, là, maintenant, qu’il a plus de caractère que les Chaban, les Rocard et autres Raffarin.

Mon pronostic ? N’en déplaise aux spéculateurs, Fillon ne démissionnera pas. Et, du coup, le très imprudent annonceur du remaniement, six mois auparavant, en sera réduit à manger son chapeau en faisant contre mauvaise fortune bon cœur.

Vous connaissez la formule ? "Les événements nous échappent ? Feignons d’en être les organisateurs."

Et puis, n’oublions pas une chose, ou plutôt une personne : Dominique de Villepin, le hussard, le sabreur, dont on dit qu’il n’a pas de troupes, peut-être, qu’il n’a jamais été élu, certainement (et De Gaulle, combien de fois a-t-il été élu avant 1958 ?), et alors ? Le fait est que, quels que soient ses faiblesses, De Villepin a une force : lui n’a pas le profil d’un larbin, ce qui fait de lui un adversaire redoutable pour le pouvoir actuel, et ça, Fillon ne peut pas l’ignorer. Il va donc s’attacher à démontrer à tout le monde que lui aussi en a...

Il restera ensuite à François Fillon de restaurer l’autorité de la fonction de Premier ministre, fonction passablement avachie durant les trois années qui viennent de s’écouler, en grande partie par sa propre faute, lui qui a théorisé (colossale erreur !) l’effacement du Premier Ministre devant le Président de la République. Le fait est qu’en tenant bon, Fillon renforce son crédit auprès du parti, des élus, mais aussi des ministres dont il aura pris la défense, car c’est lui qui propose qui doit être ministre ou non. Il faut, donc, s’attendre à voir ceux des ministres auquel Fillon aura évité la disgrâce se montrer particulièrement reconnaissants. Et ça, ça vous requinque un chef d’équipe.

Le fait est qu’à une si brève échéance de la fin d’un quinquennat, un remaniement impromptu ressemble à tout et n’importe quoi, comme si l’on dirigeait un pays comme on joue à la Playstation !

La morale de l’histoire ? J’invite Jean-Louis Borloo, et avec lui, les experts et analystes de la chose politique, les représentants du microcosme politico-médiatique, l’ensemble de l’intelligentsia, dans oublier certain locataire de l’Elysée, à bien (re)lire la Constitution de la 5ème République, vous savez ?, celle-là même qui a été toilettée en 2008.


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14 réactions à cet article    


  • ARMINIUS ARMINIUS 13 novembre 2010 10:46

    Fillon sait lire, espérons que Sarkozy non ! Car j’ai toujours en mémoire les cours de mon professeur de droit public en 1963 qui lui critiquait vivement le contenu de l’article 16, qui donnerait tout pouvoir en cas de « crise majeure » au président et qui faute de garde-fous suffisants pourrait tout simplement nous livrer à la dictature...rappelons que Royal et Bayrou avaient dans leur programme la suppression de ce toujours dangereux article !


    • rwora 13 novembre 2010 11:51

      Fillon sait lire... Bien vu au sujet de l’article 16 : une chose tout à fait inédite en démocratie ! Du coup, c’est Mitterrand (première manière) qui avait raison, avec son « Coup d’Etat permanent ». Seulement voilà, il a tourné casaque, une fois au pouvoir. Pour ma part, je note que le Parti Socialiste est d’une extraordinaire discrétion sur la question des institutions, contrairement à Ségolène Royal, plus en pointe en la matière avec ses 100 propositions de 2007. Il faut croire qu’au PS, nombreux sont encore les défenseurs du bonapartisme (mais il y a aussi le PC, les Verts hormis Cohn-Bendit, le NPA), ce système qui plaît tellement aux autocrates... africains, par exemple. Une des plus belles réussites posthumes de Charles de Gaulle !


    • kemilein 13 novembre 2010 13:32

      "Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, [...]"

      ca reste restreint, mais comprenez que c’était au sortir de la guerre...

      1 les secteurs (indépendance/intégrité/engagement*)
      2 le moment (grave et immédiate)
      3 et que le fonctionnement ... constitutionnels est interrompu

      ça tombe pas tous les matins ;)

      engagement internationaux, ça par contre ça me parle.
      par exemple un peuple français qu’en veut plus de l’europe, qui se soulève pour retrouver sa souveraineté usurpée... hoooo
      "ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés"
      là ça pose problème... véritablement problème.


    • chlegoff 13 novembre 2010 12:28

      Faut-il rappeler que dans la pratique, lorsque le premier ministre est nommé il signe une lettre de démission non datée qu’il remet au président de la république ?


      • LE CHAT LE CHAT 13 novembre 2010 14:50

        la pratique remonte à l’époque du général  ! mais ça existe ailleurs aussi !


      • Ariane Walter Ariane Walter 13 novembre 2010 13:31

        @ L’auteur
        Ah ! ah ! passionnant !
        Vous présentez cette histoire comme un vrai roman policier (il y a bcp de police, c’est vrai !), avec des indices, des pistes à suivre, la preuve qui crève les yeux et que personne ne voit.
        Je ne sais si vous avez raison, car « petit bout » qui a peu de vocabulaire connaît tout de même très bien ce mot : « anticonstitutionnellement ! » !

        Et personne n’y verrait que du feu....
        mais bon. Attendons !
        Pour voir si vous avez raison.
        Excitant !


        • rwora 13 novembre 2010 15:57

          Ah, j’oubliais !

          "Faut-il rappeler que dans la pratique, lorsque le premier ministre est nommé il signe une lettre de démission non datée qu’il remet au président de la république ?« 

          La pratique, si elle existe, est tout bonnement géniale, non ? Robert Mugabe ne ferait pas mieux. Ça nous ramène au fameux :  »Mais pourquoi voulez-vous qu’à 67 ans je commence une carrière de dictateur ?«  Le fait est que cette référence à une lettre de démission du Premier ministre ne figure nulle part dans la Constitution.

          Dans les faits, les régimes autocratiques ne deviennent des dictatures que progressivement, par glissements successifs, comme le fait d’avoir une constitution écrite, à laquelle se surajoutent pas mal de pratiques non écrites, en tout cas, toujours dissimulées au peuple. C’est ce que les experts appellent  »l’esprit des institutions".

          Un détail quand même : le gouvernement, par l’intermédiaire du Premier ministre, répond de sa politique devant l’Assemblée nationale, élue au suffrage universel direct. Ça veut dire que le gouvernement est responsable devant le peuple, via ses élus. C’est la raison pour laquelle la lettre de la Constitution n’a pas prévu d’autre responsabilité que celle-là. En clair : révoquer un gouvernement soutenu par une majorité d’élus du suffrage universel revient, précisément, à violer ledit suffrage universel en allant contre l’avis des représentants du peuple, ce que fit Pompidou avec Chaban-Delmas.

          Mais au fait, il me semble que quelqu’un avait placé sa candidature à la présidence de la République sous le signe de la rupture !


          • kemilein 13 novembre 2010 19:17

            et aujourd’hui on prit pour la rupture d’anévrisme


          • David Meyers 13 novembre 2010 16:56

            J’ai entendu quelques discours et interviewes de François Fillon et franchement... je vois pas l’intérêt de ce garçon pour la France. Il ne rabache que du vide, de la langue de bois, du remplissage floconné avec beaucoup de bulle de rien à l’intérieur. Son expression est navrante, son empressement à faire avancer le pays proche de zéro.

            Toujours aux abonnés absent, il n’a pas assumé son rôle de diriger l’exécutif de la France alors que la Constitution lui en donne le Pouvoir. C’est un faible, un minable dirais-je, qui tient à sa voiture de fonction, son salaire et ses prérogatives protocolaires. Il s’est contenté de laisser mitrailler le Président, ce dernier ne cherchant que cela d’ailleurs, pour rester bien au chaud de son ministère et faire croire à une sérénité de père la rigueur. 

            Arrêtons SVP d’en faire un Présidentiable. Coucouche panier.


            • Pelmato 13 novembre 2010 18:52

              Fillon n’a aucune personnalité. Villepin si, Chirac aussi et Borloo également (A Borloo c’est le panache, la classe qui lui manque).

              C’est parceque Fillon n’a aucune personnalité qu’il tiens car l’autre en a trop justement.
              C’est la seule raison qui fait que ce tandem qui va droit dans le mur marche.
              Sarkozy ne supporterai pas une seconde une personnalité plus forte ou plus marqué. Qui d’autres en fait ?!!! MAM ? à mon avis elle aussi a plus de c… (caractère pardon smiley) que Fillon !.
              Sarkozy se sait en sécurité affective et fort avec Fillon (pas de concurrent, personnalité vassale).

              Mais aura t’il assez de lucidité et même de maturité pour comprendre qu’avec lui il s’enfonce ?
              J’espère que non ! Qu’il garde son Fillon et se noient donc ensemble !

              Fillon n’aura jamais les tripes pour diriger un jour…


              • kemilein 13 novembre 2010 20:04

                20h01
                le journal tv (j’ai entendu au loin dans la maison) vient d’annoncer :
                « il semblerait que F.Fillion est donné sa démission » au Naboléon
                rien que des spéculations sur qui le remplacerait...

                on ne saura pas pourquoi
                on n’est même pas sûr

                coluche disait
                « quand il en sait pas plus que ça, il a qu’a fermer sa gueule »

                amen


                • kéké02360 13 novembre 2010 21:52

                  Taquin comme il est , shorty pourrait nommé Juppé premier ministre pour réformer la sécurité sociale smiley


                    • herbe herbe 14 novembre 2010 20:44

                      Bravo !!!!!

                      Vous vous avez eu tout juste .....

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