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Accueil du site > Actualités > Politique > François Bayrou, baudruche ou espoir de la République française ? (...)

François Bayrou, baudruche ou espoir de la République française ? (3)

L’isolationnisme politique de Bayrou a été suicidaire. Et pourtant, la statue du Commandeur continue à se forger pour cet opposant d’un nouveau type. Suite et fin.

Dans le premier article, j’évoquais la lente ascension de François Bayrou comme personnage politique majeur du paysage français, puis dans le deuxième article, sa position très critiquée entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2007.


Aujourd’hui, c’est bien sur le registre des valeurs que François Bayrou souhaite poursuivre son combat, et commence à devenir audible et crédible.


Une crédibilité sous toutes les latitudes

Crédible d’abord vis-à-vis des élus de la majorité qui se trouvent enrégimentés plus qu’ils ne le voudraient. Les nombreux incidents parlementaires qui ont montré une mauvaise volonté de la majorité (par exemple, le vote sur la loi sur les OGM), désormais sous contrôle par un des prochains rivaux du sarkozysme, Jean-François Copé, dénotent un climat très incertain. Les municipales l’ont d’ailleurs illustré : Nicolas Sarkozy ne faisait plus vendre, sa popularité étant en berne.

Du coup, des passerelles reviennent avec François Bayrou, qui, rappelons-le, avait présidé l’UDF première version, celle qui comptait des centaines de parlementaires. Certains de ceux-ci, passés à l’UMP en 2002, commencent à regretter amèrement l’absence d’écoute de leur courant qu’on qualifiera par simplicité de courant démocrate-chrétien.

L’exemple le plus frappant est Pierre Méhaignerie, devenu secrétaire général de l’UMP lorsque Nicolas Sarkozy s’empara de l’UMP en 2004 et qui est maintenant considéré comme quantité négligeable. Rappelons que Méhaignerie était président du Centre des démocrates sociaux, composante de l’UDF, de 1982 à 1994. Après avoir tenté timidement l’autonomie des députés centristes avec la création du groupe Union des démocrates et du centre (UDC) en 1988, il avait tout fait pour laisser son poste à François Bayrou en barrant la route à son probable héritier, Bernard Bosson (passé en 2007 au Nouveau Centre et perdant malgré tout sa circonscription à Annecy).

L’élection du successeur de Christian Poncelet au plateau (présidence du Sénat) sera à cet égard un indice important pour mesurer l’hégémonie de l’ex-RPR au sein de l’UMP.

Crédible dans la majorité, mais aussi crédible dans l’opposition, auprès de proches de Dominique Strauss-Kahn ou de Michel Rocard et de sympathisants de gauche qui désespèrent du Parti socialiste.


Le mystère de l’inexistence socialiste

Il y a un véritable mystère, celui d’un PS amorphe alors que le gouvernement lui donne chaque jour des arguments pour se dynamiser.

Nicolas Sarkozy, par habileté politique, a réussi à paralyser le PS de toute opposition intelligente et efficace. En se servant et en piochant des compétences socialistes reconnues, fascinées par le personnage et son ouverture, comme Jean-Marie Bockel, Jacques Attali, Jack Lang ou encore Hubert Védrine (ou même Max Gallo), il a fabriqué une sorte de socialisme allégeant au sarkozysme. Un socialo-sarkozysme ?

Mais Nicolas Sarkozy n’est pas le seul responsable de la décomposition du PS. Les éléphants y ont mis beaucoup du leur et leur congrès en novembre s’annonce désastreux.

Les divisions sont nombreuses, tant en termes d’écuries présidentielles (Bertrand Delanoë et Ségolène Royal) qu’en termes programmatiques. Les lignes de front sont multiples. Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn, Manuel Valls, Pierre Moscovici, Julien Dray, Arnaud Montebourg, Jean-Luc Mélenchon...

Les divisions de personnes ne sont pas les seules en cause. Il y a aussi la nature de l’opposition adoptée, plus axée sur l’attitude de Nicolas Sarkozy, son train de vie, sa vie affective, sa famille, que sur le contenu de sa politique.

Et lorsque les socialistes décident de s’opposer réellement, ils le font de manière politicienne et sans conviction (comme pour les institutions, alors qu’ils avaient pourtant des arguments à mettre en avant).


Un boulevard pour 2012 ?

Bref, ces deux sources de mécontentement devraient apporter un boulevard présidentiel à François Bayrou pour 2012, en fédérant les inquiets de l’UMP et les socialistes insatisfaits de leur manque de leadership.

Mais pour qu’il puisse fédérer ces deux branches politiques, François Bayrou a besoin d’un discours rassembleur et fort.

Le rassemblement, il l’esquisse aujourd’hui sur les valeurs républicaines, et il sait qu’il pourra être suivi d’un grand nombre.


Contenu politique et vitrine

Mais le discours fort reste manquant. Il a effectivement esquissé un programme solide pour l’élection présidentielle de 2007. Il lui manque, d’une part, sa réactualisation (rester sur le même programme après tant de réformes serait une faute politique) et, d’autre part, quelques idées courtes, sans doute simplistes, mais porteuses.

Or, sa seule idée facile à comprendre en 2007, c’était de diminuer les déficits publics. Ce qui est évidemment nécessaire, souhaitable et raisonnable, mais il faut bien le reconnaître, ce n’était guère enthousiasmant et encore moins porteur électoralement.

Aussi simpliste et stupide qu’il ait été, le slogan de Nicolas Sarkozy « travailler plus pour gagner plus » a été largement porteur.

Cela a toujours été le problème des candidats centristes, généralement sérieux, refusant toute démagogie. Raymond Barre avant François Bayrou a eu le même problème en 1988.

Leur programme existe, solide et réfléchi, mais leur service après-vente ou, plutôt, avant-vente, leur marketing publicitaire laissent toujours à désirer. C’est sûr que dire la vérité n’a rien de réjouissant, rien de séduisant, or, en politique, il faut séduire, attirer.


Où sont l’Europe et la décentralisation ?

La colonne vertébrale du courant de pensée de François Bayrou se résume à deux éléments : la construction européenne et la décentralisation. Or, ces deux sujets sont plutôt impopulaires de nos jours.

Les institutions de l’Union européenne ne fonctionnent pas et toutes les tentatives qui consistent à permettre à l’Europe de se gouverner et d’être efficace sont battues en brèche par les peuples eux-mêmes. Un ami de Bayrou qui vient de disparaître, Borislaw Geremek, avait fait une analyse très pertinente du "non" irlandais du 12 juin 2008.

Quant à la décentralisation, les hypocrisies des gouvernements des dix dernières années ont salé l’addition des taxes locales. Chaque perte de responsabilité de l’État (sans diminution du budget équivalent) au profit des collectivités locales (principalement les régions) s’est faite au détriment du contribuable dont la taxe d’habitation, la taxe foncière et la taxe professionnelle n’ont cessé de monter (les socialistes qui gèrent la quasi-totalité des régions ont mis en œuvre ces augmentations).

Ce n’est donc pas étonnant qu’on n’entende plus beaucoup parler de ces deux thèmes dans les discours au MoDem, alors qu’ils devraient être fondateurs.


L’équipe manquante, le maillon faible

Une autre condition pour ne pas rater le rendez-vous de 2012, c’est d’entraîner suffisamment d’élus dans son sillage.

De tous les présidents de la République élus au suffrage universel direct, seul Valéry Giscard d’Estaing ne disposait de l’infrastructure d’aucun parti politique imposant. Mais il avait obtenu le soutien d’une quarantaine de parlementaires UDR (gaullistes) menés par le jeune Jacques Chirac.

Si François Bayrou veut démontrer qu’il sera capable de constituer une véritable équipe pour gouverner, il devra le montrer avant l’élection (et pas après), en ralliant à sa cause nombre d’élus (de gauche et de droite). Rassembler non seulement les Français, mais aussi les élus, les intermédiaires nécessaires entre le peuple et son président.

Cette condition, pour l’instant, n’est pas remplie. Et à part deux ou trois personnalités connues (comme Marielle de Sarnez ou Jean Peyrelevade), François Bayrou est désespérément seul dans son aptitude à gouverner. Ceux qui ont de l’estime pour lui auraient-ils tant peur ?


Seul contre tous, ou ensemble avec tous ?

Sa capacité à forcer les lignes, à faire enfin éclater le PS et l’UMP, lui donnera une réelle stature de rassembleur. Car les électeurs, contrairement à ce qu’on aurait pu croire, suivent en général assez bien le diktat des partis. Par ignorance ou par simplicité.

Il y aura encore du chemin à parcourir avant de rendre inéluctable la… future élection de François Bayrou à la présidence de la République que l’on lui avait tant prédite.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (12 août 2008)


Pour aller plus loin :

François Bayrou persévère dans son rôle d’opposant (31 juillet 2008).

Les votes et interventions du député des Pyrénées-Atlantiques (31 juillet 2008).

Le programme présidentiel de François Bayrou (accès à la plaquette).

Le programme présidentiel de François Bayrou (analyse).

Documents joints à cet article

François Bayrou, baudruche ou espoir de la République française ? (3) François Bayrou, baudruche ou espoir de la République française ? (3) François Bayrou, baudruche ou espoir de la République française ? (3) François Bayrou, baudruche ou espoir de la République française ? (3)

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25 réactions à cet article    


  • bernard29 bernard29 14 août 2008 12:09

    Bayrou ne peut compter que sur le délitement du PS et /ou la dispersion de la gauche.

    Je ne crois pas qu’un rassemblement peut être provoqué par la faiblesse des concurrents, ( c’est un rassemblement de dépit).

    Un rassemblement dynamique ne peut être provoqué que par un besoin de changement et ça il faut être capable de l’incarner. N’est pas OBAMA qui veut. !!


    • barbouse, KECK Mickaël barbouse 14 août 2008 12:28

      bonjour,

      pour avoir ouvertement écris ici que j’allais et j’ai voté pour lui premier tour, persuadé a juste titre que voter ségolène c’était donner la victoire a sarkozy, j’estime avoir le droit à la critique.

      le manque de tenue général du discours de bayrou, faire du ni droite ni gauche et on prend ceux qui veulent venir ne permet pas de rassembler large, dénoncer les lobbys, les duopoles, les puissances de l’argent et des médias, etc...

      ce n’est pas revendiquer une france une et indivisible comme socle électoral, mettre en avant l’intéret souverain de la france moderne comme préalable a l’harmonisation de sa diversité et de ses communautés d’intérets, sont besoin de se réconcilier avec elle même afin d’affronter les enjeux de l’avenir, ni affirmer la volonté d’une prise de responsabilité saine de notre communauté de destin.

      Ce n’est pas proposer les règles qui vont permettrent aux citoyens de retrouver un espace de débat contradictoire et serein.

      Ce n’est pas proposer une augmentation du champs des possibles d’une vie française sans vouloir imiter une amérique idéalisée,

      Ni affirmer que notre diversité nous sert lorsqu’elle nous permet dans une acceptation commune de nos critères de véracité et d’objectif, la prise en compte des opinions et des arguments pour trouver la réponse ou la politique la plus équilibrée devant l’injustice, et non la plus "centriste",

      la politique la plus consciente de la multiplicité des intérets et de leur intéractions, non la plus aveuglément partisane,

      la politique la plus soucieuse de l’intégrité nationale et non la plus soumise aux pressions.

      on ne peut pas changer la construction identitaire politique des citoyens sur la base d’un rejet de candidat, ni prendre le pouvoir avec un parti qui ne sait pas démontrer avant longtemps qu’il coalise les talents nécessaire a la prise en main de la france.

      Le charisme d’un seul homme n’est pas suffisant pour arriver au 2 eme tour, surtout d’un nouveau parti, qui en plus se tire des balles dans le pied en affirmant une sensibilité pour les "profs" et une autre pour le crédo, certe c’est sincère, mais ça ne garanti pas l’équité de traitement, etre conscient de la difficulté d’etre enseignant, c’est bien, mais etre aussi conscient de la difficulté d’etre élève aujourdh’ui, c’est pratique aussi.

      C’est comme la différence de réthorique sur la violence en banlieue avec sarkozy, la posture d’une certaine idée de l’exemplarité paternaliste que prend bayrou lorsqu’il parle de "jeunes, bétises, etc..." est sans commune mesure avec la violence ressentie par ceux qui la vive, qu’ils la subisse ou la crée.

      C’est un péché d’orgueil de croire qu’en affirmant une exemplarité prompte à pardonner aux enfants elle sera prise en compte de manière plus efficace que la désignation des crimes tels qu’ils sont, l’affirmation d’un besoin de justice tel qu’il est,

      et ne pas voir la logistique qui veut déstabiliser la france au travers de l’exploitation du désarroi des ghettos, en usant de la peur du terrorisme et du spectre, au travers d’émeutes, de la possibilité d’une guerre civile, pour monnayer des espaces de non droits, des libre traffic, des abus de faiblesses caractérisés,

      c’est ne pas affirmer la qualité première que l’on attend d’un leader, celle d’etre lucide sur la réalité, d’appeler un chat un chat, et d’affirmer qu’il prend acte de la réalité pour l’amener vers une meilleure direction. Pas qu’il crois en une idéologie qu’il considère bonne et veux imposer par l’exemplarité lorsque celle ci n’appelle pas un chat un chat.

      Si au moins derrière il proposait de quoi endiguer l’énergie de la violence vers des buts plus louable et d’intéret général autant que particulier et citoyen, sa passerai, mais non, ça sent juste le " sera la même chose qu’avec le clivage gauche/droite, juste communiqué autrement.

      Il n’y met aucune dimension a laquelle il tient pourtant, celle qui veut qu’un homme porte en lui ce qui ne se vend ni ne s’achète, cède sur abus de faiblesse mais se relève lui ou sa descendance tôt ou tard.

      s’il avais le cran de dénoncer la proximité des bébés avec la cannabis, le racisme incluant l’anti blanc, comme condamnable, et tout ce qui est dommageable ou divise les français d’un coté, sans avoir peur de choquer les grand mères,

      et l’affirmation qu’un français est un français de plein droit avant toute autre forme de distinction et qu’il est temps d’agir en conséquence de cet état de fait pour le rendre probant concrétement et politiquement,

      que le recours a la criminalité n’est pas une fatalité, et qu’il est temps que l’intérets des familles ne soit pas divisée par le besoin de s’en sortir de manière légale et illégale pour joindre les 2 bouts. Obligé de choisir entre la peur de ne pas finir les fins de mois difficile ou la peur de la prison.

      affirmer qu’il est temps de nous battre pour affirmer notre vocation révolutionnaire, celle du droit du peuple à s’émanciper par le savoir et l’esprit critique tout autant qu’a son auto détermination, et que c’est aussi avec l’idéal de Condorcet, le plus malmené par l’umps, avec lequel nous devons réarmé nos consciences militantes,

      mettre en avant la lignée des théologiens raisonnable comme Malebranche c’est quand même moins délirant que le crédo, et plus en accord avec les chrétiens moderne qui n’ont rien contre la science et l’esprit critique mais trouve dans la foi une hygiène de vie et de pensées sans mensonges, propice à s’approcher d’un peu plus de vérité cartésiennes trés loin de l’hystérie moyen ageuse.

      Devenir un véritable président de la république française, celui qui reste dans l’histoire pas dans voici/paris match, ça se mérite, ce n’est pas celui qui n’a pas conscience de la réalité souffrante en france tel qu’elle est au présent, ni celui qui dénonce les puissance en place sans les dompter vers une meilleur adéquation a l’intéret général au lieu d’en faire des boucs émissaires, qui peut le devenir.


      amicalement, barbouse.


      • Cotcodec 14 août 2008 12:30

        3ème article de propagande sur Bayrou, alors qu’il a de moins en moins de crédibilité dans son propre parti et que ses actes depuis 18 mois contredisent les nobles et beaux discours qu’il aime à délivrer.

        Entre autres exemples :

        - gestion autocratique de son parti et dénigrement/muselage des voix et opinions divergentes,

        - mollesse de sa position sur le mini-traité européen,

        - arrangements politiciens avec l’UMP contre le candidat de son propre camp ! (à Billère)...

        Pourquoi l’auteur évite-t-il ces sujets ?

        Et on ne sait toujours pas ce que Bayrou fait avec la Trilatérale.

        cotcodec


        • LE CHAT LE CHAT 14 août 2008 12:51

          Bayrou finira seul comme Michel Jobert qui avait aussi un mouvement démocrate !


          • La Taverne des Poètes 14 août 2008 14:12

            Mauvais coup d’épée, le chat !


          • vivelecentre 14 août 2008 13:05

            Décevant opus 3 qui ramene l’ensemble à un médiocre publi reportage... avant de conclure cette exercice il aurait été plus "démocrate" de répondre aux objections soulevées dans les deux premiers , mais puisqu’il ne s’agit que de répandre la bonne parole au service de l’ambition u saint homme ....

            Héritier d’une des familles politiques qui a peut-être le plus détesté le Général de Gaulle, François Bayrou fidèle à son habitude de ne reculer devant aucun paradoxe et devant aucun reniement dès lorsqu’ils le servent (à l’instar d’un Sarkozy qui n’hésite pas à se référer à Jean Jaurès !) a décidé de rejouer à l’intérieur du Modem un scénario qu’il croit proche de celui de ce Charles de Gaulle qui joua avec panache son va-tout au travers du référendum de 1969.

             

            Bayrou doit avoir une image d’homme d’ État . Une image d’homme solitaire et courageux.

             

            Dans les démarches comparées, des points communs il y en a peut-être, mais de très minces comme cette volonté au travers d’un plébiscite d’obtenir un blanc-seing. Bayrou a en effet décidé de consulter les membres du Mouvement Démocrate sur la ligne politique qu’il met en place dans le parti. Mais s’étendre sur un supposé parallèle entre le petit taureau béarnais et le géant de Colombey serait impudent : il y a en effet plus de différences que de similitudes dans leurs attitudes, même si l’on peut voir une analogie dans le fait que les deux hommes sont convaincus de connaître à l’avance la parole du peuple. En 1969, de Gaulle se prit à poser une question qui n’avait rien de manichéen, question à laquelle était suspendu le bon-droit de son action : “me faites vous confiance ?”. Il se trompait en pensant être plébiscité : on lui demandera de partir. La question de Bayrou ne relève pas de la même logique : le peuple du Modem va répondre à une question mille fois débattue et Bayrou ne peut que détourner la réponse : le peuple démocrate lui confirmera la nature politique du projet qu’il attend et Bayrou déduira (par un rapide tour de zapette) qu’il est par la volonté de ce peuple démocrate l’incontesté et incontestable chef du parti. Ce que Bayrou veut, Dieu lui même le veut. La question de Bayrou en effet n’en est pas vraiment une au sens formel, mais elle en prend une acception très « jésuitique » dans l’esprit en ce sens que c’est une question sous forme d’affirmations, question ne rendant possible qu’une seule et unique forme de réponse positive. Et c’est du résultat positif de cette réponse que le leader “démocrate” encore et encore assoie sa légitimité...bien autocratique ! 

            Plus que ces facessis , les militants modem inconditionnels ne s’interrogent sur ce qui a fait de Bayrou le troisième homme des élections de 2007 et, il est vrai, l’a fait passer très près d’une victoire possible


            - La campagne de diabolisation de Sarkozy

            - La candidature très controversé de Royal

            - Le déclin de Le pen

            - Le besoin pour les français de sortir des schemas pré établis en reportant sur un ""3eme homme" 

            - La sur-exposition médiatique du duo annoncé pour le deuxième tour générant un "certain raz le bol"

            comment les elections de 2012 pourraient elles répéter ces conditions extrêmement favorables ??? 


            - Sarkozy aura peut être un bilan confortable ou un relais à droite se sera imposé

            - Le ps reste un parti très puissant et un Fabius ou Dsk ne laissera plus son tour à Royal

            - Un AUTRE troisième homme ( ou femme ) peut émerger ( Besancenot par exemple ( malheureusement )

            - Une certaine usure de Bayrou qui ne peut plus incarner , pour les jeunes , la nouveauté ( en l’absence de Le Pen ou Laguillier ) ce serait le plus ancien politicard de la 5ème république ayant commencé sa carrière 40 ans plus tôt sous giscard !! ...)

            - Son absence d’expérience significative au pouvoir au cas ou la situation du pays impose un "recours" ( les anciens 1er ministres ou ministres Fabius , Juppé ,Dsk seraient mieux placés pour l’ incarner !! )

            - Sa gestion désastreuse de l’udf , de la nouvelle udf , du modem et le peu de considération pour les elus de ses formations et les autres élections... ses échecs répétés ( Présidentielles 2 fois , Pau 2 fois ..)

            - Sa cote de confiance qui même si elle semble élevée fait surtout recette à gauche en raison de son opposition systématique au gouvernement

            - sa cote négative l’une des plus élevée des 30 premières personnalités politiques françaises qui démontrent une détestation durable venant de l’électorat de droite et centre droit qui estiment que les position de Bayrou sont une trahison sur les valeurs de l’udf ( liberale , européenne ) et une trahison sur les alliances historiques avec les gaullistes ( demontré par exemple lors des elections de Pau ou il n’est pas soutenu par la droite et le centre mlagré les "consignes de Juppé" n’arrivant pas ainsi à faire un majorité même relative sur son nom..)
            Donc , baudruche !!


            • La Taverne des Poètes 14 août 2008 14:10

              Vous dites "il aurait été plus "démocrate" de répondre aux objections soulevées dans les deux premiers" : c’êut été mieux en effet. Dommage que ces objections n’aient pas été au moins en partie discutées.

              Je trouve votre commentaire néanmoins caricatural. Dommage que vous n’y mettiez un peu d’humour pour faire passer.

              Bayrou est différent de De Gaulle. Heureusement d’ailleurs pour certains aspects. Il n’est pas l’Elu avec majuscule. S’il est élu en 2012, il le sera grâce aux votes des électeurs et d’alliances utiles, grâce aussi à l’action déterminée de citoyens, qui en tant que citoyens ne se laissent pas duper et apprécient le débat. Donc, je crois qu’il aurait bien du mal à se prendre pour Dieu même s’il le voulait comme vous lui en prêtez l’intention.


            • logan 14 août 2008 17:43

              En effet, comportement non démocrate que de ne pas répondre à ses contradicteurs.


            • Hermes esperantulo 14 août 2008 13:08

              Un ensemble d’articles fort bien rédigé et contrairement à ce qu’en pensent certains, article non pro-bayrou.
              Ce qu’il faut bien se rendre compte c’est que le president de la république, depuis la création de l’europe, existe de moins en moins, en résumer sans l’aval des autres pays européens beaucoup de choses ne peuvent être mise en place ( TVA des restauts, carburant pour les pecheurs, justice européenne, armée européenne, droits de l’homme, ect, ect).

              Quand on regarde les journaux d’autres pays, notre président est très mal vu, un petit colonel qui controle rien, même pas lui même.

              On a de grands projets mais fait qu’a moitié ou completement anéanties ( par exemple le crédit d’impots sur l’immobilier completement détruit par l’augmentation immobiliere et en plus par le ralentissement immobilier va produire un sur execs d’endettement des contribuables).

              La liste des erreurs sarkoziennes est très longue, malgré de bonnes idées au départ mais si mal ficellé qu’elle en aboutie à son echec ( par exemple france télévision).

              Donc actuellment, Bayrou a une autoroute en fasse de lui, une belle et magnifique promotion pouvant entourer ses idées, à lui de bien la saisir et il nous reste encore 4 ans devant nous donc nous verrons bien ce qu’il en ressort.


              • TALL 14 août 2008 15:00

                Ce brave gars n’est pas assez "killer".
                Je me rappelle comment il s’est fait descendre chez Chabot devant Lepen et 2 porte-flingues de l’UMP et du PS.
                Alors, que va faire Bayrou devant des cadors comme Sarko et Besancenot ?
                Pour moi, y a pas match ...


                • La Taverne des Poètes 14 août 2008 15:10

                  Contre Besancenot, pas de poblème : le type ne connaît rien sur aucun sujet et , de lpus, il ne veut pas être président car cela signifierait accepter la responsabilité de gouverner. Contre Sarkozy, Bayrou part gagnant (c’était déjà le cas selon les sondages sur un éventuel débat Bayrou-Sarkozy). Il n’aura qu’à gérer sa popularité et jouer finement sur les mauvais points du bilan de son adversaire, mauvais points qui ne vont pas manquer. Non, ce n’est vraiment pas une épreuve pour Bayrou qui s’en sort bien à la télé. Ce qui sera dur encore une fois, c’est de faire émerger le 3ème homme dans ce clivage bétonné droite-gauche.


                • La Taverne des Poètes 14 août 2008 15:12

                  Pas besoin d’être un "killer" donc.


                • Mescalina Mescalina 14 août 2008 15:52

                  TAVERNE, Besancenot, ce petit bonhomme malin à la réthorique implacable et compréhensible pour la France du bas et quelques gauchistes lettrés idéalistes, dispose d’un argumentaire capable de faire vasciller n’importe quel candidat. Il joue sur l’affect, sur le fait divers, sur des idéaux, et c’est avec ça qu’on fait voter NON à un projet Européen.
                  Contre Sarkozy, il s’en tirerait mieux aussi. Malheureusement et une fois encore, pour bien le connaître le François, il sait très bien qu’il ne peut compter que sur l’implosion du PS (Royal aux manettes, ou un gauchiste), pour rallier sur son projet les sociaux démocrates du PS et par effet de vague les déçus du sarkozysmes. Le fameux congrés de novembre permettra d’y voir plus clair, j’y vois personnellement : une grosse arnaque et une bonne boucherie. A suivre donc.


                • Mescalina Mescalina 14 août 2008 16:57

                  D’ailleurs, si j’étais Modémiste, je m’acharnerais à démonter le PS, pas Sarko ou l’UMP, car 2012 se jouera entre Sarko (forcément) et Royal (ou un autre PS) ou Bayrou.


                • TALL 14 août 2008 18:07

                  A mon avis, si Besancenot lâche un peu le purisme idéologique pour une realpolitik de gauche, il a alors les épaules pour remodeler carrément tout le paysage de la gauche française, en faisant même éclater le PS des dinosaures.

                  Car le bonhomme est intelligent et a un sens inné de la com’. Il parle vite, bien et clair. Comme Sarko.
                  Il y a juste qu’il est encore jeune et je ne parierais donc pas sur sa percée dès 2012, mais il a un gros potentiel.

                  Quant à Bayrou, sa seule chance serait de profiter d’un éventuel vide laissé par les autres. Mais le vide, c’est pas du tout le truc de Sarko.

                  Enfin, d’ici 2012, il va se passer beaucoup de choses, dont peut-être le rapprochement de la Wallonie avec la France, entre autres.


                • Cotcodec 14 août 2008 18:07

                  Mescalina,

                  Tout à fait d’accord. S’acharner à démonter Sarko, c’est rentrer dans son jeu et faire son lit (ou l’inverse...).

                  La vraie concurrence pour Bayrou est effectivement au PS. Qu’il n’ait réussi à récupérer personne de ce parti est d’ailleurs mauvais signe.

                  cotcodec



                • Alain-Goethe 14 août 2008 20:41

                  BSR à tous !
                  @Cotcodec : Je suis pratiquement dans la même situation que toi.. J’ai écrit une lettre aux instances départementales, voici 3 semaines. Pas de réponse. Jusqu’à ce jour, n’ai pas renouvelé adhésion..
                  @ tous : L’auteur parle de "passerelles avec un courant type démocrate-chrétien" (Méhaignerie..). Par ailleurs, il y a en septembre un renouvellement du 1/3 des sénateurs. Ce mode délection fait intervenir des négociations "à haut niveau".


                  - Depuis qq temps, FB critique "le projet de NS, mais pas tellement l’UMP elle-même".

                  - Par contre, il a écrit le 25/6 : " Le PS, en proie à des affrontements de personnes et de courant, n’est pas parvenu à penser une alternative. Le recours obsessionnel et automatique à l’Etat est devenu impossible.." SR a parlé ces jours là d’"Etat préventif" (donc "à la scandinave ". En 2007, elle avait lourdement insisté sur la flexsécurité.


                  - La situation au PS laisse à désirer, mais le PS ne dort pas. Toute une partie du PS n’est plus "à gauche" (au sens classique du terme).

                  - Comme la gauche a gagné des villes (et des mandats de Conseiller général) en mars 08, ils sont + nombreux à travailler à gérer ces villes : problèmes de budget .... Depuis la décentralisation, les collectivités locales ont + de tâches à remplir ; une partie des financements vient de l’Etat, "dont les caisses sont vides".


                  - Après "la montée en soufflet" des Présidentielles, les Français ont , depuis aout 07, de sacrés pbs à résoudre chaque jour.
                  On assistera à une recomposition politique, mais laquelle ??


                • jaja jaja 14 août 2008 22:07

                  Taverne, "Contre Besancenot, pas de poblème : le type ne connaît rien sur aucun sujet et , de lpus, il ne veut pas être président car cela signifierait accepter la responsabilité de gouverner. "

                  Cette sentence ne veut pas dire grand chose. Besancenot refuse de faire alliance ou plutôt de se soumettre aux "sociaux libéraux" (lire partisans du capitalisme) pour gouverner. Ce qui est tout à son honneur et ne veut pas du tout dire que le refus de gouverner est inscrit à tout jamais dans ses gènes ou dans ceux de son parti...

                  Et quand vous dites qu’il "ne connait rien" sur aucun sujet, je suis persuadé que votre champion de Bayrou aurait bien du mal lors d’un débat avec lui...

                  Sauf bien sûr si ce dernier portait sur le tiercé ou l’élevage des chevaux...


                • volteface 16 août 2008 00:51

                  Mais vous rigolez ou quoi , bayrou, c’est un moyen pour retenir les gens qui n’iront pas se mouiller et qui ne viendront pas jouer les troubles fetes dans ce qui est entrain de se passer. Bayrou ne pourra jamais pretendre à quoique ce soit, il n’a aucun moyen et meme s’il veut faire la revolution bobo, une bonne partie de la population (LCR,PS,etc) ne verrait pas en lui la manifestation de quoique ce soit,

                  J’etais pour bayrou en Avril 2007, mais apres j’ai compris la mecanique et vers quoi on se dirige. Bayrou et besancenot sont des acteurs pour completer la matrice politique actuelle et ce seront juste des epouvantails d’un certain rejet.

                  La seule chance possible c’est une transformation transgenique du front national pour credibiliser les valeurs appropries à tort par le FN et qui ne sont pas les leurs, une certaine idée de la France, de la republique,du travail, des valeurs de droite famille,valeurs patriarcales, voire meme des valeurs spirituelles qui sont reprises malefiquement par sarkozy. donc pour moi bayrou , de grace oublions cette hypothèse mort née.

                  Regardons en face les boulets de canons qu’on va se prendre dans la figure incessament et comment sarkozy va se dresser comme une victime de la conjoncture internationale. et essayons de comprendre à partir des alliances atlantistes et les lobbies ce qui est entrain de se tramer. ayons un regard d’enfant, ce sera plus simple et plus vrai.


                  • Christoff_M Christoff_M 16 août 2008 00:55

                    j’aurais bien aimé voir une réaction de ce monsieur, un peu de punch, mais étant natif du Sud Ouest je n’ai jamais cru en lui comme leader, il lui manque la carrure d’animal politique qu’on Ségolène et Sarkozy...

                    Je vois dans monsieur Bayrou une sorte de Hollande du centre, bien dans sa place mais qui n’a pas envie d’en faire plus, un peu poussif, un peu résigné aussi...

                    En tout cas il faut reconnaitre une qualité à Sarkozy, c’est d’avoir presque anésthésié tous les adversaires potentiels de l’opposition, qui si ils avaient une autre vocation que d’etre secrétaire de parti ou chef de parti d’opposition, ne seraient pas en vacances en ce moment...

                    il y a tant de sujets pour attaquer le gouvernement actuel, que je commence à douter des intentions des chefs d’opposition et des responsables syndicaux en France...

                    Certains ont tellement peur de révélation sur leur système et le CE de grandes entreprises d’état, qu’ils sont pratiquement muets depuis que l’on a mis la main sur la cagnotte ou caisse noire de la métallurgie...

                    Crisis what crisis !! pas pour tout le monde la crise !! pour ceux qui veulent bien l’entendre !!

                    d’autres censés représenter l’opposition ou défendre les français "laborieux" ont la main coincée dans le tiroir caisse !! pas de pouvopir sans mouchards et collabos !!

                    j’attendais un peu plus que monsieur BAYROU dénonce ce système, je trouve ses réactions un peu trop polies...


                    • BG19 16 août 2008 01:56

                      J’ai lu avec intérêt les 3 articles concernant Bayrou, ainsi que les commentaires. Il y a des erreurs d’appréciation ou sur les faits cités qu’il n’est pas utile de relever.
                      Pour le MoDem, les VALEURS, c’est le plus important à mon avis. Elles sont partagées par Bayrou, son équipe, les militants ou sympatisants du MoDem et de plus en plus de Français. Je n’en citerai qu’une, reprise du site CAP21 www.cap21.net (mouvement écologiste présidé par Corinne Lepage, cofondateur du MoDem) : l’Homme et la Nature sont au cœur des préoccupations.
                      Quand chacun parle "développement durable" sans trop savoir, il est parfois utile de le rappeler.


                      • vivelecentre 16 août 2008 06:53

                        Il y en a d’autre ?

                        l’Europe ? le liberalisme ?

                        par avance merci


                      • vivelecentre 16 août 2008 07:32

                        vu sur un blog de soutient à FB, mode d’emploi d’un militant pour son maître :

                        ""Tu viens de trouver toi même la stratégie. En 2012, ce ne sont pas des sénateurs, ni des députés, ni des maires qui seront élus. C’est un homme..à priori sympathique pour l’opinion publique.
                        Cet homme doit à la fois conserver et développer son "capital sympathie" et en même temps s’appuyer sur des réseaux qui viendront l’appuyer le moment venu et avec lesquels il composera après son élection.

                        Comment développer un capital sympathie ?

                        1) Stigmatiser le "grand méchant loup", fustiger l’homme qui aujourd’hui concentre le maximum de critiques et de colères dans l’opinion (à droite comme à gauche)
                        2) Répéter et démontrer son "honnêteté" et sa" liberté" fondamentales en n’inscrivant ses prises de positions qu’en homme affranchi et systématiquement dans ce qui est majoritaire "bien vu" par l’opinion, en particulier le "coeur de cible".(sus à l’argent-roi, sus à la connivence média-politique- business, sus à l’OTAN, défense de la laïcité républicaine, défense des "cadres" vs les 35 heures, défense de l’éducation nationale..)
                        Façon de devenir une "valeur refuge" tant pour les électeurs modérés de droite comme de gauche.
                        3) Eviter d’être encombré d’un appareil politique pléthorique et émerger comme l’homme providentiel / à UMPS qui s’entre-déchirent entre "têtes de file".
                        => laisser crier à la "trahison des caciques", centraliser les pouvoirs, neutraliser les contestations internes de la base, octroyer quelques joujoux pour s’assurer d’une simili démocratie interne

                        Comment garantir ses réseaux historiques ?

                        1) Assurer une suffisamment grande liberté de vote aux élus pour ne pas fragiliser les décisions gouvernementales et compenser ses propres votes.
                        2) Leur laisser des postes à responsabilité dans le mouvement (en veillant cependant à ce que les contre-pouvoirs soient assez fort pour sauvegarder le leader)
                        3) Profiter des élections pour renouer les liens en coulisses (300 maires modem TOUS élus avec la droite)
                        4) Abandonner les projets les plus impopulaires auprès des élus ( non cumul des mandats par exemple)""


                        Effarent et pourtant au combien révélateur du comportement du leader modem !

                        si ce n’est pas du populisme ça....


                        • Marianne Marianne 21 août 2008 16:47

                          Vous avez raison, je pense que François Bayrou a la bonne analyse et la bonne vision sur le monde d’aujourd’hui, pas seulement sur la France et au delà de sa critique de la politique de Sarkozy, qu’il faut situer sur les valeurs et juger sur son bilan plutôt que sur la personne comme vous le dites bien, François Bayrou est constructif et rassembleur, il a aussi un charisme indéniable comme le démontre l’afflux de militants notamment post-élection présidentielle et malgré la défection des élus largement justifiée par le risque qu’ils prenaient sur le renouvellement de leur mandat et le chantage aux postes.

                          Mais en effet, pour gagner, il ne suffit pas d’avoir raison, il faut que les gens s’en rendent compte, il faut communiquer et avoir un espace médiatique. Sur ce point je sens que même dans un contexte médiatique vérouillé au niveau des directions des rédactions, de plus en plus de journalistes sont favorables à Bayrou, notant que ses critiques et propositions étaient fondées et on voit nettement un changement de ton en sa faveur (le blog de Pierre-Luc Séguillon de LCI, Patrick Roger dans le Monde par exemple, même le dernier article du Figaro "Dans les Pyrénées, Bayrou attend son heure" est très bon).

                          Il sera en effet aussi indispensable à Bayrou, pour faire ce rassemblement à la fois sur sa droite (UMP républicains récalcitrants à la politique Sarkozyste) et sur sa gauche (sociaux-démocrates-libéraux du PS), de séduire nombre d’élus capable de le soutenir et lui assurer une majorité parlementaire pour 2012. Je pense que c’est "par la base" que cela devrait opérer. Si ces élus sentent que leur base électorale est en train de filer vers le Mouvement Démocrate, est favorable à Bayrou, et que cette clarification peut gratifier leur prochaine élection notamment. Cela sera possible dans un contexte d’éclatement de l’UMP, surtout si cela tourne mal en France (catastrophe sur le pouvoir d’achat, récession, inégalités croissantes, forte dégradation du modèle social, politique étrangère intolérable et risque de guerre, ... que la langue de bois et l’esbrouf du Président n’arrivent plus à justifier), doublé d’un contexte de délitement et aussi d’éclatement du PS. Il faut que cela murisse ...

                           


                          • RIVIERE Hadria 3 septembre 2008 16:50

                            BAYROU, est une Baudruche...Seule capable de réciter de jolis discours...
                            Avec pour seul objectif et programme politique "prendre la place de Nicolas Sarkozy sur le trône Elyséen, pour y faire la même politique...

                            Avec il est vrai davantage d’hypocrisie !

                            Souvenez-vous du nombre de fonctions a responsabilités, qu’il a occupé ?

                            Qu’a-t-il fait ? Qu’a-t-il mis en oeuvre ? Quels changements pour les citoyens de ce pays ?

                            De plus, s’il organise la democratie dans ce pays comme il l’organise au sein du Modem, nous ne retrouverions au même degré d’absence de liberté que sous le règne sarkoziste !!

                            Cessons de vouloir remplacer la gouvernance d’un Dictateur en herbe par la gouvernance d’un Pater Familias dégoulinant de fatuité, imbécile.

                            J’ai vu, de prés Bayrou à l’oeuvre - ancienne adhérente/MILITANTE du MODEM. 

                            Bayrou fonctionne de la même maniére, que tous les politiciens que nous avons installés aux commandes de notre pays...Ni plus ni moins... A l’inverse de Sarkozy il est seulement plus sournois et hypocrite...C’est tout...

                            Il ne sera jamais Président de la République, jamais les français ne lui feront confiance même les adhérents/militans désertent... Déçu par tant de contradictions entre les discours et les décisions de Bayrou...Restent dans ce parti MODEM , les idolâtre qui en contre-partie d’une faveur, d’un strapontin renoncent et soldent honneur, dignité et courage politique.

                            La France va s’enfoncer -économiquement et socialement -grâce aux décisions absurdes de Nicolas Sarkozy et de son équipe..

                            Pensez-vous sincérement qu’un Bayrou a les compétences, les capacités pour REDRESSER la France... ?

                            Mais il a voté toutes les lois scélérates et iniques proposées par l’UMP, par Nicolas SARKOZY, comment maintenant peut-il pousser l’hypocrisie jusqu’à faire semblant de les denoncer devant les français..

                            Mais de qui se moquet-ton ?

                            Il ne faut certainement pas espérer un quelconque changement ou projet politique engageant l’intérêt collectif, proposé et mis en oeuvre par Bayrou ou quiconque...

                            Depuis des decennies - les hommes et femmes politiques installés au gouvernail du bateau FRANCE et nous ont fait degringoler, nous enlisser dans les dettes, la corruption, le détournement d’argent publics, l’appauvrissement d’un nombre croissant de nos concitoyens etc...

                            Le reveil sera douloureux mais il devra se faire ; parce que les évènements auxquels nous risquons et allons être confrontés, nous y contraindront 

                            Hadria RIVIERE
                            http://hadria.riviere.over-blog.com/


                            Sur mon blog, j’ai détaillé le comportement les contradictions, la démesure semantique de Bayrou... je n’ai fait que reporter des faits glanés aux temps où j’étais adhérente/militante Modem - dans la rubrique : "la France malade de ses partis politique"

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