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Accueil du site > Actualités > Politique > François Bayrou dans « A Vous De Juger » : médiocre

François Bayrou dans « A Vous De Juger » : médiocre

Le président du MoDem était ce soir l’invité d’Arlette Chabot dans l’Emission d’A vous de juger. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’homme fort du centre a manqué une occasion en or de lancer la campagne pour les élections européennes qui se dérouleront l’année prochaine.

Bayrou était attendu au tournant. Bien en vue dans les médias, il lui était cependant reproché -à tort - de ne pas assez s’exprimer sur les sujets qui font l’actualité. France 2 lui a accordé une heure d’antenne, et surtout une tribune à grande écoute. Balayant la plupart des sujets, le leader du MoDem s’est montré étrangement peu offensif, campant sur ses positions qu’il défend depuis plusieurs semaines. Une attitude prudente, mais particulièrement contre-productive puisque la formation centriste aborde les prémisses de la campagne pour les européennes en difficulté, avec 11% d’intentions de votes, soit le niveau de la défunte UDF lors du précédent scrutin.

Bayrou commente l’actualité

Pourtant d’entrée de jeu, François Bayrou se montrait offensif. Interrogé sur les propos de Bernard Kouchner à propos des droits de l’homme, le béarnais a souligné la "contradiction" entre l’homme qui "sac de riz sur l’épaule à Médecins sans frontières prônait le droit d’ingérence" et l’homme actuel, le ministre qui tient des propos hostiles au droits de l’homme. L’invité d’Arlette Chabot en a même profité pour glisser une pique au ministre, en ressortant une ancienne citation de l’actuel ministre des affaires étrangères "camarades socialistes, si un jour je perds mes idéaux, réveillez moi", et de faire le lien "je crois qu’il est temps de le réveiller". Il en profite alors pour s’en prendre directement à la gouvernance du pays, dénonçant "la Cour", faisant l’opposition entre la "grâce, avec les couvertures de magazines et les projecteurs" et la disgrâce "par le signe discret du souverain et on lâche la meute des hyènes". Une allusion à peine voilée aux mésaventures que connaît actuellement Rama Yade. Et de rajouter "je déteste ça".

Une belle entrée en matière, mais c’était sans compter Arlette Chabot, dont l’antagonisme qu’elle exprime vis-à-vis de Bayrou n’est plus à démontrer. Profitant d’un reportage où Bayrou se compare volontiers à De Gaulle, la journaliste l’écorche "vous êtes gonflé de vous comparer à De Gaulle". Et le béarnais qui répond en toute sérénité, et qui termine par "c’est avec la politique qu’on refait l’histoire". Il fait alors le lien avec 2012 en parlant "du seul moyen pour changer les choses, de bouger les lignes", avant de modérer son jugement "mais c’est encore loin", évoquant le travail à faire en amont par "des dizaines de milliers de militants". La présentatrice revient à la charge et assène "A quoi sert Bayrou ?", le président du MoDem rétorque "c’est quelqu’un qui a une parole libre, il sert à être pour quand ça va, et contre quand ça va pas". Jamais deux sans trois, Arlette Chabot assène une nouvelle charge à François Bayrou "vous êtes seul...". Une occasion en or pour le centriste qui marque son opposition aux "héritiers de partis politiques solides", et en se posant "non pas comme un héritier" mais comme "un constructeur". Il avait auparavant précisé qu’il "était seul au niveau parlementaire seulement", une rectification non dénuée de sens.

Commentant l’actualité, en particulier la crise, le centriste a dénoncé un pouvoir "qui manque aux attentes" et une opposition "qui défend des thèses absurdes". Il a souligné le besoin pour les Français "de cette voix qui dit les choses". En outre, il en a profité pour tacler le PS qui a choisi "la fermeture, un mauvais choix". Soulignant ensuite sa proximité avec Jacques Delors pour qui il a "beaucoup d’admiration", il aura distribué des bons points à Royal "qui a eu raison de faire bouger les lignes" et des mauvais points à Besancenot "dont on ne sait pas où il va". Tout ceci avant de s’en prendre violemment au chef de l’Etat, se déclarant hostile à "la manière dont il gouverne ; je n’aime pas la France qu’il essaie de construire". Avant de donner -quand même-, un bon point pour la présidence de Sarkozy de l’Union Européenne, qui s’achèvera fin Décembre. Avant d’adresser de nouvelles attaques, soulignant la contradiction entre le projet de Nicolas Sarkozy et ce qu’a bâti la république "pendant plus d’un siècle".

Bayrou et les socialistes

A propos du parti socialiste, François Bayrou a souligné l’absurdité du bipartisme "s’il n’y a que deux partis, vous êtes assurés à un moment de gagner, même si vous êtes mauvais ; ça arrange tout le monde, sauf la France".

Attaqué par Montebourg sur le prétendu flou autour de son positionnement politique, en ressortant l’exemple des élections municipales. Au lieu de souligner l’absurdité des propos du socialiste, qui prône une alliance aveugle avec le PS, sous-entendant ainsi que tous les candidats de gauche dans toutes les villes de France sont super bons, et tous les candidats de droite dans toutes les villes de France sont super mauvais, le béarnais botte en touche et souligne l’hypocrisie de Martine Aubry, qui, quelques semaines après avoir été l’égérie des anti-Bayrou, organise une réunion dans le Nord pour obtenir le soutien du MoDem dans des élections partielles. Le président du MoDem va une nouvelle fois utiliser sa désormais célèbre métaphore du "nez de Pinocchio". Monterboug déstabilisé tranche alors "le congrès a tranché la question des alliances", sous-entendant que le MoDem ne serait pas allié au PS, et se livrant ensuite à des accusations mensongères contre le vice-président du MoDem, Jean Peyrelevade qui oppose un démenti catégorique en direct, au grand dam du député socialiste.

Retour sur l’actualité

Le sujet du débat se replace alors sur la crise économique. François Bayrou en profite alors pour de nouveau souligner l’activité bénéfique du chef de l’Etat sur la scène européenne. Il nuance cela dit ses propos au sujet du couple franco-allemand, en froid selon lui à cause du président de la république.

A propos du plan de sauvetage des banques, le président du MoDem a souligné sa pertinence et a déclaré "qu’il a sauvé l’épargne de 50 millions de Français". Il s’attaque ensuite au programme de relance présenté il y a quelques jours par Nicolas Sarkozy, qu’il juge très insuffisant sur les moyens : "dans ce plan, moins de 4 milliards d’euros sont consacrés à l’investissement, soit 0.20% du PIB seulement !" Étrangement, le centriste se fait ensuite le chantre de la défense du pouvoir d’achat, déplorant l’absence de soutien à la consommation. Une remarque en contradiction avec ses propos de Dimanche dernier dans le Grand Journal de Michel Denisot, sur Canal +, où il soulignait justement l’absurdité d’une relance par la consommation. Après cette pointe de démagogie, chose rare chez l’homme, François Bayrou a proposé "un compte épargne crise de 1000€" pour "les étudiants, les retraités, les apprentis et les salariés modeste", soulignant que "Bush en avait fait de même aux Etats-Unis, c’est dire". Attaqué par Arlette Chabot sur la maîtrise des déficits, le président du MoDem a souligné le fait "que les finances publiques ça sert à passer les coups durs" avant de prendre pour exemple la présidence de Clinton marquée par une réduction drastique des déficits publics accumulés sous Reagan et Bush père et qui ont conduit le gouvernement américain à dégager des excédents qui d’après lui "servent maintenant à payer les plans de relance américains qui mettent beaucoup plus de moyens que nous". Il conclut alors "quand il y a de la croissance il faut mettre de l’argent de coté, n’importe quel économiste vous le dira".

A propos du travail le Dimanche, François Bayrou a souligné l’absurdité de cette mesure : "si une famille dépense 300€ en semaine, le fait qu’elle puisse les dépenser le Dimanche ne changera rien", avant d’ajouter "qu’il y avait même un risque de montée des prix, car travailler le Dimanche coûte plus cher qu’en semaine".

Au sujet de Xavier Darcos, le professeur agrégé de lettres n’a pas caché son inquiétude vis-à-vis de la situation de l’Education Nationale qu’il juge "grave". Il rajoute que l’on devrait "honorer les enseignants et pas les cibler". Il s’en est ensuite pris au dépistage de la délinquance dès la maternelle qu’il juge "choquant". Il dénonce la suppression de 3000 postes dans les RASEP comme "une incohérence" avant de s’en prendre à la réforme du Lycée qu’il juge mauvaise. "Je ne veux pas d’une éducation zapping" assène-t-il avant de rajouter "Il faut changer de cap". Bayrou tacle alors le ministre de l’éducation Nationale l’accusant de vouloir "plaire". Nouvelle charge d’Arlette Chabot "il ne fait qu’appliquer le programme". Le président du MoDem rectifie alors "le dépistage dès la maternelle, la supression des RASEP, la réforme du lycée telle qu’elle est menée, tout ceci ce n’était pas dans le programme de Nicolas Sarkozy. Il faut arrêter de dire le contraire".

Débat avec Jean-François Copé

Face au président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, François Bayrou a été peu en vue. Il a montré toutes ses limites dans l’exercice du débat. Copé n’aura eu de cesse de le rapprocher de la droite. Le président du MoDem aura eu beaucoup de mal à le contredire, et bottera même plusieurs fois en touche, notamment à propos de similitudes entre Nicolas Sarkozy et lui-même sur la question des impôts. Peu à l’aise également à propos de la réforme de l’Audiovisuel où Bayrou aura tenté d’apparaître comme le chantre de la démocratie face à "une dérive autoritaire du pouvoir". Le président du MoDem aura même du mal à s’engouffrer dans des boulevards que lui laisse le leader de la majorité, en parlant notamment du prétendu garde-fou du Parlement (droit de veto par une majorité de 3/5, excusez du peu) et du CSA (dont les membres sont nommés par le président de la république, de l’assemblée nationale et du sénat, tous sous contrôle de l’UMP actuellement). Très décevant sur cette question, le président du MoDem se livre même à un mensonge éhonté, dénonçant le fait que ce soit toujours Nicolas Sarkozy qui décide de l’ordre du jour au parlement "malgré la réforme constitutionnelle". Copé lui rétorque alors "qu’on enfume pas les gens comme ça, la réforme constitutionnelle n’entrera en vigueur que le 1er Mars 2009". Copé conclue en dénonçant le fait que le président du MoDem "en rajoute des tonnes", et en soutenant que cette réforme de l’audiovisuel allait "renforcer les droits du parlement". Bayrou, décidément peu en vue ne réagira pas à cette remarque pourtant tout à fait burlesque.

Et finalement, le vent monstrueux que lui asséna le maire de Meaux, lorsque ce dernier parlait de ses "concitoyens qui ont régulièrement recours aux heures supplémentaires" et qui les plébiscitent, et lorsque François Bayrou rétorqua "c’est faux", le maire en profita pour lui glisser cette attaque du reste bien placée "c’est sans doute parce que vous n’êtes pas maire". Finalement cette attaque sera l’illustration de ce débat. On en attendait beaucoup du président du MoDem, et finalement on reste sur notre faim. Plutôt bon dans les trois premiers quarts d’heures, il s’est littéralement vautré face à Jean-François Copé et s’est montré particulièrement mal à l’aise. Une bien mauvaise façon de lancer la campagne pour les européennes, et il le sait le béarnais, qu’il aura aussi besoin de convaincre sur sa droite pour gagner les prochains scrutins qui seront décisifs pour l’avenir de son parti, et donc de sa noble démarche politique. Reste maintenant à François Bayrou de se ressaisir et de combler ses importantes lacunes en communication, un point primordial, essentiel même quand on se prétend présidentiable.


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21 réactions à cet article    


  • Voltaire Voltaire 12 décembre 2008 10:37

    Le contenu de l’’article reflête, mieux que le titre, le contenu de l’émission.

    Dans la première partie de l"émission, face à Mme Chabot, Mr Bayrou s’est révélé plutôt convainquant. Il a pu présenter un argumentaire solide, et répondre de façon juste aux questions posées. Mieux, il a clairement démontré l’absurdité de certraines initiatives du gouvernement, et proposé quelques intitiatives intéressantes, notamment sur la crise.

    Dans la seconde partie, face à JF Copé, il s’est en revanche laissé débordé par le flot verbal de son adversaire. JF Copé avait bien mieux préparé cette confrontation, et choisi un angle d’attaque inhabituel (accuser Mr Bayrou d’être de droite) auquel le président du MoDem a eu des difficulté à répondre (allors qu’il avait pourtant de nombreux arguments à avancer, sur leur différence de vision sociétale).
    La remarque de Mr Copé sur le statut de maire aurait aussi dû faire sourire, quand on connait l’incroyable cumul de mandats et de responsabilités de Mr Copé, qui ne risquent pas de lui laisser beaucoup de temps pour sa ville.

    Votre conclusion me semble donc juste : plus que sur le fond, c’est sur la forme, dans le format du débat direct, que François Bayrou doit progresser. La différence provient à mon avis d’une préparation insuffisante à cette occasion : un affrontement télévisuel avec un adversaire politique de qualité, cela se prépare...

    Pour autant, au delà du microcosme des commentateurs de débats politiques, je ne suis pas certain que cette émission desservira François Bayrou. Il a su marquer sa différence, et représente de façon objective un recours entre Sarkozysme et Socialisme pour les électeurs. 


    • stephanemot stephanemot 12 décembre 2008 10:52

      le probleme de bayrou, c’est qu’il ferait un bon president mais qu’il n’a pas les "qualites" d’un candidat viable a la presidence.

      il s’est certes fait detruire par NS, qui a juste titre preferait 100 fois se retrouver face a Royal, mais il n’a pas le caractere du tueur pour rebondir.

      2009 est pourtant l’occasion revee de marquer des points vis a vis d’un PS et d’un UMP en pleine implosion


    • toubakouta 12 décembre 2008 10:58

      Bayrou doit progresser dans le débat direct ? C’est vrai, ça fait plus de 25 ans qu’il fait de la politique et il est toujours mauvais dans cet exercice.

      Allez Bayrou, encore 15 ou 20 ans d’entrainement et tu seras prêt !


    • chris chris 12 décembre 2008 14:58

      @ Voltaire,

      Copé avait "choisi un angle d’attaque inhabituel (accuser Mr Bayrou d’être de droite)". 
      C’est une remarque assez croustillante. Copé reproche à Bayrou d’être de droite, ce qu’il est fondamentalement, et vous y voyez "un angle d’attaque inhabituel".
      C’est au contraire mettre Bayrou devant ses contradictions


      Sa seule stratégie politique n’est pas de dire : "mon programme est meilleur que celui des deux autres et je vais vous expliquer pourquoi" mais de dire " trouvez vous normal que ce soit toujours les mêmes qui alternent au pouvoir ?".
      En clair la politique de Bayrou se résume au Bayrouisme. "Ne votez pas pour l’un des deux autres, mais votez plutôt pour moi, ça changera au moins..."

      Quelle pauvreté intellectuelle ! Et on s’étonne que les gens se désintéressent de la politique. Quand on entend un tel opportuniste, on comprend très bien.

      Vous dites aussi que Bayrou aurait une "différence de vision sociétale". 
      J’ai pourtant du mal à la cerner. Pendant la campagne présidentielle, Bayrou avait proposé d’exonérer de cotisations sociales les heures sup, or cette idée a été récupérée par Sarkozy qui l’a mise en place...

      Bayrou a toujours été de droite et il l’est toujours, mais en bon opportuniste il essaie de se démarquer de la droite au pouvoir en prenant soin de dire que ce n’est pas un pb de personne mais de méthode. 

      S’il avait été élu il apliquerait le même programme que Sarkozy, certes d’une manière différente, mais dans le fond cela reviendrait au même, la seule différence c’est qu’il y aurait Bayrou à la place de Sarkozy... 

      A la différence de tous les autres hommes et femmes politiques il a opté pour une démarche inverse.
      La plupart choisissent un "créneau" en adaptant leurs arguments en fonction de ce créneau, lui a choisi des arguments (en l’occurence la critique de tout ce que faisait sarkozy) et maintenant il est bien en peine de trouver un créneau politique viable :

      - Socialiste ? déjà pris et même trop pris vu le nombre de courants,

      - Centriste ? Ce courant n’existe plus, absorbé par l’UMP

      Il restait le courant Bayrouiste, c’est à dire le courant qui ne représente que lui-même et les quelques politiques au bout du rouleau et sans avenir dans leur formation d’origine qui l’ont rallié (Peyrelevade "grillé" par le Lyonnais, Benhamias inexistant chez les verts, etc...)

      En ce sens, Bayrou est un "révolutionnaire", à contre courant de tous les autres.
      Mais cela n’en fait pas un bon homme politique.

      Bien au contraire... 


    • Marianne Marianne 12 décembre 2008 18:59

      D’accord avec Voltaire. Moi je n’ai pas trouvé Copé si bon. Il faisait "beau parleur", sûr de lui, arrogant, tout dans la com mais rien dans le fond. Alors que Bayrou a une autre stature, celle du sage, qui d’ailleurs a dit des choses profondes sur le problème de dérive de notre société, sujet essentiel. Ce n’est plus les petites batailles politicardes qui intéresse les Français, même pas de savoir si on est "à gauche" ou "à droite". D’ailleurs, Copé, en prenant la posture de classer Bayrou à droite alors que les ténors de l’UMP prenaient celle de le classer à gauche, n’est qu’une tactique pour décourager les hésitants entre Ségolène et Bayrou d’aller vers Bayrou, car c’est bien ce dernier qui représente une menace pour Sarkozy/UMP à la prochaine élection présidentielle.
      Face à un tel "roquet", Bayrou n’avait pas à se comporter lui-même en "roquet", il dépasse tout cela.
      Bayrou n’est pas que dans une posture de dénonciation. Il fait des propositions et a un programme, et même mieux que ça : un projet de société, dont les valeurs humanistes se distinguent du projet capitaliste et matérialiste de N.Sarkozy et du socialiste où l’Etat est au centre de tout.


    • vivelecentre 12 décembre 2008 22:28

      Autisme.....


    • laelia laelia 14 décembre 2008 16:50

      Effectivement François Bayrou n’est pas "un tueur" contrairement à son adversaire qui va s’attaquer maintenant à ceux de son clan.

      Un François Bayrou, homme humaniste qui propose d’aider les plus démunis, cela gène autant l’UMP au pouvoir que la gauche de la gauche. La parade : le dire de droite.

      Ainsi François Bayrou est à nouveau l’homme à abattre ! bonne nouvelle pour le MoDem, c’est qu’il prend de l’importance.

      Mais il lui faudra apprendre à mordre effectivement, ce qui n’est pas dans sa nature. Pas facile de faire de la politique autrement, dans ce monde de loups.


    • vivelecentre 14 décembre 2008 19:14

      pour vous sortir de votre aveuglement , je vous informe que "l’humanisme" est administrateur de "France galop"

      France galop gère les "paris mutuels urbain", allez faire un tour dans les pmu, vous verrez vous même les bienfaits de l"humanisme" selon votre idole.....


    • Bernie73 bernie73 12 décembre 2008 10:55

      Je n’ai pas pu regarder l’emission attentivement

      Mais l’impression générale est exactement celle décrite dans l’article

      Moi même étant membre du Modem, étant en accord avec les arguments de Bayrou, il a été pour moi clairement vaincu par Coppé.

      Ce n’est pas la première fois que je le vois perdre pied en débat, je me rappelle d’un France Europe express où il avait été assez transparent.
      Il avait été bien meilleur face à Dati et Bertrand il y a quelque temps.

      Il y a donc beaucoup de boulot pour qu’il soit audible.
      Car il ne s’agit pas de faire plaisir au gens qui sont de son avis, il s’agit bien de convaincre.
      Démontrer la malhonnêté politique et intellectuel de l’actuel pouvoir.

      Il ne suffit pas d’avoir raison, (d’ailleurs ce n’est jamais sûr)
      il faut le faire savoir ! ! !


      • loïc 12 décembre 2008 11:01

        Copé maitrisait mieux son sujet c’est clair. C’est clair aussi que Copé s’était bien préparé pour l’envoyer au tapis. Bayrou a été décevant face à lui, surtout qu’il y avait matière à le contrer.

        Par exemple, quand Copé annonce qu’il y a validation par le parlement au 3/5ème pour la nomination des présidents de France télévision et Radio france, c’est à mourir de rire quand on sait qu’il ne s’agit en fait que d’un droit de veto au 3/5ème, ce qui est sensiblement différent.


        • Imhotep Imhotep 12 décembre 2008 12:58

           l’auteur nos dit :
          Très décevant sur cette question, le président du MoDem se livre même à un mensonge éhonté, dénonçant le fait que ce soit toujours Nicolas Sarkozy qui décide de l’ordre du jour au parlement "malgré la réforme constitutionnelle". Copé lui rétorque alors "qu’on enfume pas les gens comme ça, la réforme constitutionnelle n’entrera en vigueur que le 1er Mars 2009".

          Vous feriez bien de regarder la constitution actuelle et dans la constitution actuelle ce n’est pas au président de donner l’ordre du jour mais au premier ministre et au gouvernement. Alors Bayrou ne fait pas un mensonge éhonté, et c’est vous qui êtes pris par la rhétorique de Copé. Bayrou a raison et Copé se sert du fait que la constitution nouvelle n’entrera en vigueur qu’en mars pour contrer dans la forme Bayrou, mais dans le fond Bayrou dit la vérité et Copé détourne l’argument de Bayrou. Vous vous êtes fait piégé, ce qui prouve 1 que Copé est un bon bateleur, 2 que vous n’avez pas de recul. ou pas de connaissance du mode de fonctionnement de l’AN. Le président n’a pas le pouvoir de dicter l’ordre du jour. Bayrou a raison et qu’importe la nouvelle constitution ; Et qu’importe son entrée en vigueur en mars 2009. Bayrou parle d’un fait non contestable et actuellement anticonstitutionnel et évidemment antidémocratique !

          Du reste peu relèvent en fait ce qu’a dit Copé : il y a des débats c’est bien, mais c’est juste que c’est au président de décider. Ce qui est en parfaite contradiction avec l’argumentation du pouvoir donné à l’Assemblée. Et vous confondez aussi, là aussi, l’histoire des 3/5. Ce n’est pas pour agréer le choix du président que l’assemblée doit voter au 3/5 ce qui serait effectivement un pouvoir parlementaire en associant l’opposition, mais pour ne pas accepter le choix du président, c’est un droit de véto. Autant dire qu’avec une majorité, jamais ce droit de veto ne sera utilisé. Le pouvoir n’est donc pas au parlement mais au président. Darko le roi de l’enfumage et vos tombez en plein dedans et vous propagez par votre article une erreur et une félonie intellectuelle. Cela veut dire que cela fait deux sujets où vous vous trompez complètement et non seulement vous vous trompez mais en plus vous y apportez des conclusions et des commentaires afférents et donc erronés de par leur fondement faux..


          • Lsquas 12 décembre 2008 17:52

            Bonsoir, vous avez compris une partie de mon article à l’envers.

            Concernant l’histoire de l’ordre du jour, votre point de vue est très intéressant, vraiment . L’idée est à creuser, mais Bayrou aurait du mettre les choses au clair si c’était le cas. Il ne l’a pas fait...

            Pour l’histoire des 3/5 vous avez compris de travers. Quand je dis :
            garde-fou du Parlement (droit de veto par une majorité de 3/5, excusez du peu)
            Pour moi ça me semble assez clair. Je parlais du droit de veto.



          • Vieux Sachem 12 décembre 2008 14:11

            Le PS étant "out", chaque Français devra choisir entre le conservatisme de Sarkozy et le renouveau de Bayrou.
            N’étant pas masochiste, il y a longtemps que j’ai choisi, sans crainte de me tromper, sachant reconnaitre le langage de vérité de la langue de bois des affidés du Pouvoir.


            • vivelecentre 13 décembre 2008 07:12

              que l’on soutienne l’un ou l’autre , objectivement, vous êtes sur que vous n’avez pas fait une inversion ?
              "le conservatisme de Sarkozy ou le renouveau de Bayrou ?"


            • L'enfoiré L’enfoiré 12 décembre 2008 14:15

               Bonjour,
               Vu que la fin de l’émission, donc pas de Bayrou ou autres. Par contre les "petits jeunes" (Hamon et Rama Yade) n’étaient pas mal du tout avec des convictions bien fixées.


              • K K 12 décembre 2008 16:43

                Oui les jeunes sont plutot bons aussi. C’est une chance car ce sont eux le veritable avenir du pays.

                Honnetement, Bayrou croit trop que la pertinence de ses idees suffit pour convaincre les electeurs. Il en convaincra surement ... mais les techniques de Cope sont tres efficaces pour "casser la reflection". On en a eu la demonstration. Ce que j’ai retenu a chaud est assez different de ce que j’ai ressenti par la suite, apres avoir pris du recul. 
                A chaud, Cope a gagne car il a un peu destabilise Bayrou et l’a fait sortir de la presentation de ses idees et de son programme. C’est important car l’UMP dispose d’un bien meilleur acces aux media et que le temps que Bayrou perd a se defendre pour des broutilles, il ne pourra plus le retrouver pour presenter ses points importants.
                A froid, Bayrou s’est montre credible lorsqu il a pu en placer une smiley.

                Cope est a ce point efficace que meme Sarkozy s’en mefie : il a perfectionne les methodes de npotre cher president.
                Et puis il faut relativiser, un vrai politique subit des defaites et celle (relative) de Bayrou n’a rien a voir par l’ampleur avec les traversees du desert de Fabius, Mitterand (observatoire), De Gaule, Sarkozy (apres la defaite de Balladur) etc...


              • soccca 12 décembre 2008 17:00

                LES BONIMENTEURS - L’élève plus fort que le maitre, c’est l’impression que donnait ou voulait donner François Copé lors de ce débat vigoureux avec François Bayrou. Le président du modem ayant observé que Nicolas Sarkozy était un praticien consommé dans l’art de convaincre un auditoire d’acheter, comme le font les camelots sur les marchés qui ajoutent casseroles ou torchons supplémentaires pour vendre leur produit.
                Sans doute François Copé a-t-il voulu démontrer qu’il n’était pas en reste dans ce domaine en accumulant les articles du projet politique du modem qui, selon lui, sont mis en oeuvre par le gouvernement qu’il soutient es-qualité de chef de troupe ump au parlement.....François tu es de droite, tu es de notre famille, a-t-il tenté de convaincre le béarnais...Un peu estomaqué le président du modem a de nouveau rejeté toute appartenance à un clan du système gauche-droite ps/ump.
                Mais chapeau, Monsieur Copé, vous êtes un bon bateleur et vous n’aurez pas de mal à vous reconvertir quand le maitre sera inquiet de se voir surpassé. Les habitants de Meaux seront nombreux à venir vous voir bonimenter sur le marché, succès garanti !!


                • vivelecentre 12 décembre 2008 22:33
                  pour ceux que cela intéressent , l’émission d’hier fait effectivement débat et au sein même du modem

                  http://bayrou-modem.exprimetoi...

                  et le moins que l’on puisse dire est que nombre de militants ont été déçus par la contre performance de leur idole

                  15 pages de débats de militants qui s’interrogent non pas sur le contenu mais aux insuffisances de Bayrou lors de ce débat

                  il n’y en a que deux qui ne se posent jamais de question et qui continuent dans l’aveuglement idolâtrique, Marianne et Imhotep !!

                  • vivelecentre 13 décembre 2008 15:24

                    INCROYABLE !!

                    Les 15 pages de debat sur la prestation "remarquable" de Bayrou ont carrement été supprimé du forum
                    " bayrou modem exprime toi.."

                    Ca doit tousser serieusement à la direction du "moidmêm".....


                    • vivelecentre 14 décembre 2008 19:17

                      A Laela :

                      "pour vous sortir de votre aveuglement , je vous informe que "l’humanisme" est administrateur de "France galop"

                      France galop gère les "paris mutuels urbain", allez faire un tour dans les pmu les dimanche matin , vous verrez vous même les bienfaits de l"humanisme" selon votre idole.....
                      "


                      • miko 15 décembre 2008 22:43

                        Effectivement, j’ai vu la fin du débat et Bayrou a été mis ko par Copé.
                        Sinon, je l’ai trouvé faible, sans consistance, et parfois un peu ridicule pour représenter 18% des français .
                        C’était un peu l’extrême centre !

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