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Accueil du site > Actualités > Politique > François Bayrou, dans l’indifférence médiatique...

François Bayrou, dans l’indifférence médiatique...

C’est dans une indifférence médiatique assez généralisée que le président du MoDem a réalisé ses deux allocutions, hier, à la Conférence nationale de son mouvement.



François Bayrou, en bon chef de parti a assuré l’introduction et la conclusion de la journée du mouvement démocrate. Le premier discours est particulièrement court, mais il est tout de même intéressant de le lire avec attention. Quant au second, il définit les grandes orientations de son parti pour les années à venir et notamment pour les élections européennes et régionales dans lesquelles le parti espère avoir un rôle à jouer.

Ce qui est particulièrement marquant dans le discours introductif du président du MoDem, c’est la vision que celui-ci peut avoir de son parti. Deux mots sont à noter dans cette définition du MoDem : transformation et commando.

On comprend assez vite la volonté de François Bayrou de mettre en avant la transformation de la société. D’une part parce que le mot changement est trop éculé (voir ici) et d’autre part parce que sans transformation il n’y a pas vraiment de place pour son parti dans le spectre politique français. Ce qui est plus surprenant c’est qu’il affirme sans retenue que son mouvement est le seul à vouloir faire bouger le paysage politique français. On est ici dans un pur acte de communication politique car, s’il est facile de prouver que le PS et l’UMP (l’UMPS comme il les appelait jadis) n’ont pas vraiment intérêt à modifier le fonctionnement bipartite de notre démocratie, il semble plus difficile d’affirmer que des partis comme le NPA (Besancenot) et le FN (Le Pen) souhaitent conserver ce fonctionnement. Passons.

Il souhaite cependant tellement souligner sa volonté de transformer le paysage politique français, qu’outre le fait qu’il utilise cinq fois en quelques minutes le mot transformation, il va aller jusqu’à parler de son parti comme un « commando de transformation » (trois occurrences). Pourquoi avoir mobilisé cette image du commando ? Il faut reconnaître que les pistes de compréhension sont assez limitées. Il est vraisemblable qu’il ait souhaité rompre avec l’image d’un centre un peu mou et qu’il souhaitait montrer un parti en actions. Je suis aller chercher dans le dictionnaire la définition la plus vaste de ce que pouvait être un commando et je n’ai pas été surpris de trouver la définition suivante : « Petit groupe d’intervention armé, dépendant le plus souvent d’une organisation politique, révolutionnaire, anarchiste, etc., pour le compte de laquelle il exécute des attentats, sabotages, enlèvements, détournements d’avions ». Je ne comprends dès lors pas plus le choix de cette image. A-t-il voulu souligner le fait qu’il soit un (tout) petit groupe ? Je ne pense pas. Est-il en train de nous annoncer un coup d’Etat, va-t-il prendre les armes ? Je ne le pense pas vraiment non plus. Il semblerait qu’à vouloir trop insister sur le côté actif de son organisation, François Bayrou se soit laissé emporter par une image un peu trop exagérée, ce qui pourrait expliquer qu’il n’emploie plus du tout cette expression dans son discours de clôture de la Conférence nationale du MoDem.

Le discours de clôture sera plus rodé et moins surprenant. François Bayrou insistera sur l’unité de son parti. Parlant d’« extraordinaire cohérence », il conclut que ce mouvement « n’est pas une création, mais une révélation  ». Rien que ça.

Comme dans son discours inaugural, François Bayrou évoque une crise de dimension séculaire. Une crise qui semble donner tout son sens au parti qui sera donc une troisième voie entre le socialisme et le capitalisme. Il s’attaque finalement assez peu au socialisme, il se contente de le qualifier de « modèle soviétique » tout en affirmant qu’il est mort avec la chute du mur de Berlin ce modèle de pensée qui consistait à croire que « l’Etat pouvait décider à la place des gens ». Il ne croit pas en sa possible refondation, comme il ne croit pas non plus en la refondation du capitalisme.

Le capitalisme et par son biais le pouvoir en place sont au centre du discours du centriste. On voit ainsi que le discours s’adresse davantage aux déçus du sarkozisme. Pour lui, le capitalisme a fait que « les riches sont devenus plus riches et les pauvres plus pauvres » et a vendu « de la drogue » aux pauvres « à savoir le crédit surabondant même s’ils ne pouvaient pas payer ». Nicolas Sarkozy, cité trois fois dans le discours, est raillé pour ses récentes prises de positions pour la refondation du capitalisme. Il « brûle ce qu’[il] adorait hier », ce qui doit « faire bien rigoler du côté du Fouquet’s ». François Bayrou ne manque d’ailleurs pas de moquer la déclaration d’Hugo Chavez au sujet du président français. Il rappelle que la politique du gouvernement, notamment la loi TEPA et le bouclier fiscal, a eu pour conséquence de toujours favoriser les plus aisés. Il se fait aussi l’écho des Français qui se demandent d’où Nicolas Sarkozy dégote tous les milliards pour sauver les banques et qui voudraient que l’on favorise plutôt l’éducation, l’emploi...

S’appuyant notamment sur le général de Gaulle, François Bayrou va affirmer que le « capitalisme comme modèle de société est à peu près le contraire de ce que nous voulons ». Ce que veut le MoDem, c’est une troisième voie, l’humanisme. « Ce que nous mettons en premier ce n’est pas l’argent, c’est l’être humain ». Il critique notamment le travail du dimanche : il faut qu’« il y ait un jour sur sept au moins où la déesse Consommation puisse être ramenée à sa juste place et qui ne doit pas être la première, un jour pour le verbe Être et pas pour le verbe Avoir. » Il met en relief son profond désaccord sur la politique de l’éducation du gouvernement Fillon : « Je regrette que l’on choisisse de faire sortir le lycée de la culture de la durée pour la faire entrer dans la culture du zapping ».

Enfin, François Bayrou affirme sa volonté d’être à la tête d’un parti foncièrement européen. Il ne voit pas comment résoudre les problèmes écologiques en dehors de ce niveau. Il critique aussi les remarques que Nicolas Sarkozy se permet de faire à nos voisins européens, en rappelant qu’ils pourraient tout à fait reprocher au pouvoir en place : le non-respect de la séparation des pouvoirs, le fonctionnement de notre système juridique, les médias, le fonctionnement même de notre démocratie...

C’est donc sans surprise que François Bayrou a mis en place un commando d’attaque contre le gouvernement en place pour s’affirmer comme le premier parti d’opposition au pouvoir. Aucune réponse sur les éventuelles alliances en vue d’accéder au pouvoir, pas de propositions concrètes, mais les bases « idéologiques » de ce nouveau parti qui est né « après une gestation de neuf mois ».


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53 réactions à cet article    


  • morice morice 27 octobre 2008 14:50

    Le cul entre deux chaises, c’est difficile à tenir en effet. D’où le manque de spectateurs.


    • La Taverne des Poètes 27 octobre 2008 15:08

      C’est parce que au MoDem les spectateurs veulent devenir acteurs. Ils ne se contentent pas de boire les paroles de Sarkochef ou de téter la mamelle des idéologies d’hier au rang desquelles il faut ranger aujourd’hui le capitalisme...


    • La Taverne des Poètes 27 octobre 2008 15:13

      D’autre part, Morice, vous devez bien savoir faire la différence entre "indifférence médiatique" et indifférence tout court. Ce n’est pas parce que les médias choisissent de mettre les projos sur le petite oiseau de DSK ou sur les sifflets de la Marseillaise que cela doit occulter le fait que des citoyens agissent pour le monde de demain.


    • Finrod 27 octobre 2008 15:31

      Il faut croire que c’est toujours ceux qui en savent le moins qui en parle le plus...

      La conférence nationnale est une assemblée de militants élus... ce qui explique le nombre fixe de participants autour de 2000 qui correspond au nombre de ses élus venant de tous les départements.

      Comparer les deux plus grandes familles idéologiques françaises à des chaises prouve bien le manque de profondeur de votre réflexion.
      et la métaphysique, c’est un tabouret ou un pouf ?


    • arretsurlesmots arretsurlesmots 27 octobre 2008 16:04

      Je n’ai pas dit qu’il manquait de spectateurs Morice, je pense qu’il manquait un peu de médias... C’est étrange qu’il y ait aussi peu d’articles dans nos quotidiens aujourd’hui c’est tout ce que je voulais dire par là.


    • Vieux Sachem 27 octobre 2008 18:18

      Pourquoi voulez-vous que Serge Dassault propage la pensée de François Bayrou ? il préfère la langue de bois de Frédéric Lefebvre.


      • Voltaire Voltaire 27 octobre 2008 18:23

        J’ai regardé avec intérêt le discours de clotûre de François Bayrou sur internet (j’ai esquivé celui d’introduction), et je rejoins assez votre analyse.

        Sur l’analyse de la situation, les dérives du système, et les contradictions du Sarkozysme, son discours est convainquant. De la même façon, la volonté de proposer une « troisième voie » a aussi un sens. J’ai trouvé notamment sa description de l’achat des pauvres par le crédit à la consommation très pertinente, de même que son combat contre le travail du dimanche, le plus souvent subit plutôt que choisi.

        Je ne suis guère étonné qu’il fasse l’impasse sur le socialisme, car celui-ci est suffisamment flou et en difficulté actuellement pour ne pas en rajouter.

        En revanche, deux éléments demeurent en suspend :

        - la partie Europe était succinte. Certes, nous ne sommes pas encore en campagne et le MoDem travail sur son argumentaire, mais sa vision d’avenir pour l’Europe mérite d’être plus aboutie.

        - Il manque de chair à sa troisième voie ; là aussi, l’objectif est 2012, et il ne sert à rien de partir trop tôt, mais il faudra préciser certaines options. Par exemple, la lutte contre les déficits publics est-elle toujours une priorité en période de crise ? Et si oui, où fait-on des coupes sans entraver la relance ? Et on attend toujours une équipe plus étoffée autour de lui, qui puisse porter ce projet.

        Pour conclure, François Bayrou confirme son sens de l’analyse et est porteur d’une vraie vision pour la société. Sans doute adéquat pour un futur président mais pas pour un premier ministre (ce qu’il n’ambitionne pas d’être de toute façon, et heureusement). Il y avait des pistes intéressantes dans ce discours, qui a le mérite d’être cohérent (il sans doute plus facile d’être MoDem que PS ou UMP en ce moment), mais on attend un peu plus de substance.


        • logan 27 octobre 2008 20:18

          bayrou incarne la supercherie

          les changements souhaitables sont des changements de fond
          hors de ce point de vue là Bayrou sait bien qu’il propose un programme économique et social proche de celui de l’UMP

          tout le reste de ses propos ne sont que des postures destinés à théoriser cette idée d’une 3ème voie

          et les plus grandes preuves de tout ça sont la différence entre discours et actes

          on peut par exemple relever qu’à la première occasion Bayrou trahit tous ses discours "démocrates" et le nom de son partie en soutenant l’initiative de Sarkozy qui a conduit le parlement à désavouer le vote des français lors du référendum de 2005 en ratifiant le traité de Lisbonne ... Quel acte dictatorial ce fut en effet que d’imposer par le parlement un texte qui avait été refusé par référendum ...

          on peut citer en exemple aussi tout son discours envers les médias qu’il a vite oublié dès lors que les médias se sont mis à faire sa promotion lors du vote à la présidentielle, il récidive aujourd’hui en se plaignant de son isolement et du manque de couverture médiatique de son parti, tout en se servant politiquement de la fausse image renvoyée faussement par ces mêmes médias du PS, alors que s’il était si valeureux que prétendu il devrait reconnaître logiquement que le PS subit le même désintérêt et la même désinformation que le modem

          et on peut rire parfaitement d’entendre parler de parti d’opposition quand on voit toutes les lois et toutes les politiques que le modem a voté dans tout ce qui a été proposé par le gouvernement =)

          j’estime que les gens ont largement plus intérêt à soutenir tous les mouvements qui visent à rétablir le PS dans le droit chemin, en effet cela fait depuis trop longtemps que le PS ne remplit plus son rôle de débouché politique pour les idées et les aspirations du peuple de gauche

          parce qu’il est évident que c’est une vraie alternative politique qu’il faut mettre en place, et que ce n’est pas une droite tiède qui nous ammènera dans la bonne direction
          la crise financière a au moins la vertue de rétablir certaines vérités, c’est le libéralisme économique qui se meurt, et tous ceux qui y ont adhéré idéologiquement, bayrou inclus, ont perdu beaucoup de crédibilité
          tandis que les anti-libéraux eux ont évidemment vu beaucoup de leurs arguments être validés

          là encore le vote "oui" de Bayrou au plan Sarkozy prouve qu’il n’y a rien à attendre de son côté


          • Voltaire Voltaire 27 octobre 2008 21:40

            Nous supposerons que votre article est à prendre au second degré.

            Effectivement, le projet de Mr Bayrou est en radicale opposition avec celui de Mr Sarkozy. La différence de modèle de société explique pourquoi le premier est aussi sévère avec le second : en 2007, François Bayrou a expliqué son vote contre Mr Sarkozy en indiquant que le modèle libéral anglo-saxon, prôné par Mr Sarkozy, était contraire au modèle culturel européen que défendait le partron du MoDem. IL est évident que la crise des subprimes, inhérente au modèle américain, n’a pu que renforcer cette opposition.

            Il est d’ailleurs flagrant de constater combien sont opposés les projets économiques de Mr Bayrou et Sarkozy, comme vous le sous-entendez : Sarkozy défend une économie basée sur la croissance de grands groupes, tandis que Bayrou mise sur les PME innovantes ; Sarkozy parie sur une baisse des impôts pour les particuliers les plus aisés et sur la transmission du capital, tandis que Bayrou souhaite annuler ces baisses, et réduire plutôt la taxation des investissements productifs ; Sarkozy privilégie les heures supplémentaires détaxées et le travail du dimanche, tandis que Bayrou y est opposé et propose de détaxer les emplois supplémentaires effectivement créés etc... D’une certaine façon, les programmes économiques et sociaux de Mrs Bayrou et Sarkozy sont très semblables à ceux, respectivement, des démocrates et républicains américains.

            Votre article sur un mode humoristique illustre donc bien les divergences profondes qui existent entre les projets de Mrs Bayrou et Sarkozy. La comparaison avec le modèle socialiste est plus difficile à faire tant il n’existe pas un mais plusieurs projets socialistes divergents, mais on attend avec intérêt le verdict du futur congrès de Reims pour y voir plus clair.


          • Marianne Marianne 28 octobre 2008 11:28

            J’adore Voltaire et son esprit de syntèse, arrivant très bien à résumer en une phrase de 3 points la différence de programme économique entre Sarkozy et Bayrou, révélant en même temps le différentiel de valeurs sous-jacentes à ces programmes. J’aime aussi le discernement, la distance dont il sait faire preuve en gardant son sens critique même si on comprends qu’il est pro-Bayrou.
            J’aimerais bien le rencontrer ce Voltaire, qui décidément porte très bien son pseudo !


          • Voltaire Voltaire 28 octobre 2008 11:48

            Chère Marianne,

            Je ne mérite certainement pas cet d’éloge. Pour des raisons professionnelles, je préfère conserver l’anonymat. Néanmoins, je vous suggère d’insérer un moyen de contact dans votre blog...


          • Jonathan Malentin 28 octobre 2008 15:15

            @ "Voltaire" (le vrai doit se retourner dans sa tombe)

            Les différences que vous mettez en exergue entre les programmes de Bayrou et de Sarkozy sont des micro-différences, principalement formelles, qui ne parviennent pas à contredire le discours de Logan : Bayrou est néolibéral, beaucoup plus proche de Sarkozy que du PS. Vous qui parlez de second degré, je n’ose croire que vous parlez sérieusement quand vous voyez une différence fondamentale entre soutenir les grandes entreprises et soutenir les PME. Surtout si ce soutien se traduit par le même laisser-faire. Au passage, ce côté "small is beautiful" prête à rire lorsqu’on connait la réalité du travail dans ces PME aujourd’hui : non respect du code du travail, harcèlement moral des petits patrons poujados à l’encontre des salariés - profitant de l’asphyxie de l’inspection du travail, ... Cette idéalisation de la PME est tout sauf réaliste. Mais bon, c’est vrai qu’en France, on aime soutenir le petit contre le gros, ce qui est bien sympathique mais ne va pas chercher bien loin, quand on connait la nature humaine : le petit est autant capable d’un comportement de prédateur que le gros. Soutenir les PME contre les grandes entreprises, ce n’est pas moins à droite, bien au contraire c’est une obsession de l’extrême droite depuis la nuit des temps ; inversement, les syndicats sont plus puissants dans les grandes entreprises.

            De même, lorsque vous dites que Sarko veut des heures supplémentaires détaxées et que Bayrou veut détaxer les emplois effectivement créés, on se pince pour vérifier qu’on ne rêve pas : waouh, quel goufre idéologique entre les deux ! Sérieusement, cet exemple est la preuve même du lien idéologique extrêmement étroit entre Sarkozy et Bayrou : les deux leaders de la droite française partagent le même populisme antifiscalisme, consistant à faire croire que la solution réside dans le toujours moins d’impôts. Il se trouve que l’Etat a besoin de l’impôt, non seulement pour assurer un système social digne de ce nom, mais également pour investir dans la recherche et dans les infrastructures, investissements indispensables pour la pérennité de notre économie, les entreprises elles-mêmes en bénéficiant. Il faut en finir avec l’antifiscalisme, qui met particulièrement en danger l’équilibre budgétaire des collectivités territoriales, déjà asphyxiées par la droite au pouvoir pour mieux embarrasser les gauches locales. Depuis des années, l’Etat jette de l’argent par la fenêtre en alignant des exonérations fiscales qui n’ont jamais créé le moindre emploi. Il est temps de rompre avec cette politique.

            Enfin, quand vous prétendez que Bayrou veut annuler les baisses d’impôts mises en oeuvre par Sarkozy, vous vous trompez en grande partie. Il suffit d’un petit tour sur son site pour lire que Bayrou n’aime pas beaucoup l’ISF, par exemple. Il est vrai que depuis 2007, les propositions à lire sur son site ont été un peu modifiées pour des raisons de stratégie électorale : il lui faut se démarquer de son rival à droite.

            Pendant la campagne de 2007 :

            - Le PS voulait favoriser les 35h, tandis que Bayrou et Sarkozy réclamaient plus d’heures sups.

            - Le PS voulait augmenter drastiquement le SMIC, tandis que Bayrou et Sarkozy voulaient alléger les charges.

            - Le PS voulait inciter fiscalement les entreprises en faveur du CDI, alors que Sarkozy et Bayrou (pourtant opposé au CPE) voulaient étendre les règles du CNE à tous (contrat unique) : encore la casse du droit du travail.

            - Bayrou se disait également favorable à la rupture de contrat par "consentement mutuel", reprenant l’exigence de Laurence Parisot, ce qui est l’essence même du néolibéralisme : croire que le salarié est libre d’accepter et de refuser à sa convenance les exigences du patron...

            - Le PS voulait revenir sur le bouclier fiscal, tandis que Bayou et Sarkozy voulaient supprimer le caractère progressif de l’ISF

            - Le PS souhaitait une république parlementaire, diminuant le rôle du président, alors que Sarkozy et Bayrou voulaient une réforme institutionnelle qui fasse du président le véritable boss : c’est "le président qui gouverne".

            - L’Alliance pour la Planète de Hulot, jugeant les programmes en matière d’environnement, avait attribué une note moyenne à la candidate socialiste (13), mais des notes médiocres à Bayrou (9) et à Sarkozy (8,5). Corine Lepage n’était qu’une caution écolo...

            - La candidate socialiste était soutenue par des économistes de gauche comme Piketty, alors que Bayrou était soutenu par des néolibéraux comme Camdessus ou Saint-Etienne. Et je ne parle même pas du soutien du groupuscule Alternative Libérale, le plus extrêmiste en France... et même du poujadiste Nicolas Miguet.

            - Bayrou était également pour l’indépendance de la BCE et contre toute réforme du Pacte de Stabilité.

            Bref, Bayrou, c’est du flan. On n’en parlerait même pas si la gauche n’était pas représentée par des politiques aussi desespérants que Royal ou Delanoë.


          • Voltaire Voltaire 30 octobre 2008 09:03

            Venant d’un militant socialiste fabiusien, votre mauvaise foi ne m’étonne guère, après tout, vous défendez votre beafsteak.
            Venant d’un scientifique, elle me consterne. Nous sommes sur Agoravox, pas sur le site d’un parti politique. Pourquoi ne pas, pour une fois, laisser de côté votre manteau de militant et reprendre celui de chercheur, pour une analyse factuelle et objective des faits ? Vous pourrez les interpréter à votre idée, mais de grace, ne les travestissez pas.


          • Jonathan Malentin 30 octobre 2008 15:36

            Venant d’un militant socialiste fabiusien, votre mauvaise foi ne m’étonne guère, après tout, vous défendez votre beafsteak.

            Je ne suis pas "militant socialiste fabiusien", mais militant de gauche avant tout, à mi-chemin entre plusieurs courants. Si vous tenez à me mettre une étiquette, elle serait plutôt à rechercher du côté de La Forge, le think tank de Hamon, Mamère et Hoang-Ngoc. Mais plutôt que de nous attarder sur les procès d’intention, revenons au fond.

            Venant d’un scientifique, elle me consterne. Nous sommes sur Agoravox, pas sur le site d’un parti politique. Pourquoi ne pas, pour une fois, laisser de côté votre manteau de militant et reprendre celui de chercheur, pour une analyse factuelle et objective des faits ?

            Précisément parce que nous sommes sur un site de journalisme et de débat politique, et non dans un laboratoire de recherche. La rigueur scientifique, c’est aussi ne pas confondre ces deux champs dissemblables. On ne mélange pas la politique (activité hautement subjective) et la science (qui s’exerce le plus loin possible de toute influence idéologique, dans la mesure du possible), de même qu’on ne mélange pas la politique avec la foi.

            Parler d’"analyse factuelle et objective des faits", en politique, relève donc d’une tartufferie, hélas très répandue parmi les tenants d’un "pragmatisme" mensonger (je pense en particulier aux pseudo-centristes). L’opinion politique est par nature basée sur une vision du monde hautement subjective. Il s’ensuit qu’une mesure gouvernementale n’est pas bonne ou mauvaise par nature, mais plus ou moins adaptée à une vision du monde, à des objectifs particuliers et aux intérêts des uns ou des autres, qui ne sont pas les mêmes pour tous les courants d’idées ou pour toutes les couches de la population. D’ailleurs, il n’y a rien de plus trompeur qu’un journal faussement objectif, qui, en fait, véhicule intentionnellement ou non la pensée dominante : je fais bien plus confiance aux journaux d’opinion, qui annoncent clairement la couleur... Quitte à en lire plusieurs pour peser les différents arguments.

            Je revendique donc fermement le caractère partisan de mes messages sur ce site... et vous invite de même à ne pas vous cacher derrière la "réalité vraie", dont vous n’êtes pas le seul observateur.

            (Et encore, même en sciences, la mécanique quantique nous apprend le rôle crucial de l’observateur dans la construction de la réalité, mais passons.)


            Vous pourrez les interpréter à votre idée, mais de grace, ne les travestissez pas.

            Plutôt que de rester dans le vague, répondez plutôt à mes arguments (tout de même assez factuels, en dépit de leur fatale subjectivité). Dites précisément ce qui est faux dans mon énumération des points communs entre les doctrines néolibérales de Bayrou et de Sarkozy.


          • genev.tabouis genev.tabouis 22 février 2009 20:14
            • "militant de gauche avant tout, à mi-chemin entre plusieurs courants. "
            Tudieu ! Le barycentre en 3D. . . à gauche de qui et à droite duquel ? Votre quête du positionnement ne risque-t-elle pas de vous noyer dans les courants tumultueux, dont la vacuité va irremédiablement vous entraîner par le fond.

            Quant à l’usage de la mauvaise foi, il reste facultatif ! Merci...

          • John McLane John McLane 27 octobre 2008 21:38

            Il est juste normal qu’un non-événement indiffère les gens et les médias.


            • La Taverne des Poètes 27 octobre 2008 23:15

              Faire la folle au Zénith ou déchaîner la presse people, voilà de l’évènèment ! Construire la démocratie de demain, bof ! Tant qu’il y aura des blaireaux, Sarko pourra continuer son cinoche avec la certitude d’avoir des électeurs. Mais quels électeurs ? Pas les plus avertis. Et quels militants ? On ne voit pas beaucoup de militants UMP débattre, proposer des idées, ou simplement rédiger de bons papiers sur les medias libres. Les opportunistes ont adhéré par dizaines de milliers après le sacre de Sarkochef. Depuis, ils ont quitté le navire malgré le racolage monstre de l’UMP. Le MoDem garde ses militants sans racolage, sans propagande publicitaire mais c’est un "non évènement", je l’admets...



            • John McLane John McLane 28 octobre 2008 13:28

              @ La Taverne des Poètes

              "Faire la folle au Zénith ou déchaîner la presse people, voilà de l’évènèment !"

              En effet, le show de Ségo au Zénith et la peopolisation des politiques sont des événements. Des événements que l’on peut regretter car ils semblent être les prémisses d’une nouvelle manière d’envisager l’action politique un peu effrayante, mais ce sont indubitablement des événements. Et si M. Bayrou ne fait pas l’actu, lui, ce n’est pas dû à une sobriété qui intéresserait moins les médias que certaines démarches ostentatoires que l’on peut observer ici ou là, c’est surtout parce que personne n’est dupe : ses propos verbeux et souvent inaudibles ne sont qu’un paravent abritant un pur arriviste uniquement intéressé par la pratique du pouvoir, par le fait de pouvoir crier : "C’est moi qui suis sur la première marche !". En ce sens, Bayrou a un temparément très voisin de celui de Sarkozy.

              Et quand vous dites "Construire la démocratie de demain, bof !", j’écarquille les yeux de stupeur. Entre François Bayrou et la construction d’une nouvelle démocratie, il y a un rapport quasiment antithétique ! Vous aimez tellement votre challenger (et c’est un reproche que l’on peut faire à tous les supporters du Modem) que vous lui donnez une envergure qui n’est pas la sienne, que vous ne voyez pas que Bayrou n’a pas la carrure (carrure pas seulement politique, mais aussi intellectuelle et philosophique) pour réaliser concrètement ces nobles buts auxquels vous croyez.

              "Le MoDem garde ses militants sans racolage, sans propagande publicitaire mais c’est un "non évènement", je l’admets"

              L’absence de racolage et de propagande publicitaire, c’est bien joli mais ça ne fait pas un programme crédible qui peut entraîner dans son sillon une majorité de Français...


            • Frédéric BOYER Frédéric BOYER 27 octobre 2008 21:48
              Indifférence médiatique ?

              Mais François Bayrou n’a rien à dire et ne dit rien : avec lui, c’est le vertige du discours creux.
               
              Il n’a rien à dire sur la crise du capitalisme, il est tétanisé de voir que sa belle Europe, celle de la libre concurrence et de la dérégulation généralisée, est en train de mordre la poussière.
               
              Benêt, je fus séduit par son discours, en l’absence d’une candidature de gauche crédible. Et dans la foulée de la présidentielle, bien que militant du Non au Traité Constitutionnel Européen, adhérais au Modem. Surprise, il s’agissait d’un ramassis de conservateurs bon teint, qui ne pensaient qu’à conserver leur place. Et j’ai foutu le camp aussi vite que possible.
               
              Qui a soutenu l’agression de l’OTAN en Georgie ? Bayrou.
              Qui a soutenu la Russie en Georgie ? Sarkozy.
               
              Qui tient un discours gnan-gnan sur l’argent ? Bayrou
              Qui tient un discours décapant sur le capitalisme financier ? Sarkozy
               
              Qui pleurniche dans les jupes de la BCE et de la commission européenne ? Bayrou.
              Qui les a envoyé péter ? Sarkozy.
               
              J’ai voté Bayrou au premier tour, Royal au second. J’aurais du au moins m’abstenir, et aujourd’hui, entre les trois candidats de droite, je choisirais sans hésiter une seconde : Sarkozy.
               
              Frédéric BOYER.

              • Hieronymus Hieronymus 27 octobre 2008 22:39

                @ Boyer, en gros d’accord avec vous
                je m’appretais a repondre a Voltaire plus haut
                et puis est survenu Logan et ensuite votre message

                il faut denoncer l’imposture Bayrou qui en fait de 3eme voie ne fait qu’incarner l’ambition personnelle d’un animal politique, si on prend les 3 candidats de la presidentielle 2007, j’ai ds un 1er temps ete seduit par Bayrou face a l’incurie de Segolene designee par un PS en pleine deconfiture et l’activisme febrile de Sarkozy surmediatise et soutenu par tous les ex-chiraquiens presses de se recaser et comme j’ai toujours eu Chirac en abomination (opportuniste, demago et nihiliste !) j’ai d’abord vu en Sarko un clone du Chi (meme s’ils se detestent) et comparativement Bayrou me paraissait sympathique, depuis j’ai revise mon opinion ..

                en fait Bayrou n’a pas de programme ou si peu, pas de conviction non plus ou si peu, il ne fait que se livrer a des calculs politiciens et sans vrai parti, sans troupes, sans elus sur le terrain, il compte sur le systeme francais d’election pour l’emporter a la presidentielle comme ds une sorte de coup de poker !
                son calcul est que le PS qui n’en finit pas de merder ne sera pas en meilleur etat en 2012, que lamine sur sa gauche par les trostkystes-gauchistes-altermondialistes il fera moins de 20% au 1er tour de la presidentielle et que de cette facon il pourra etre present et battre au 2nd tour le candidat de droite (Sarkozy ?) en federant tous les mecontentements, bref de la politique politicienne et rien d’autre !

                aussi Bayrou m’a svt paru mediocre ds de nombreuses prises de position, il est issu de la droite catholique traditionnaliste, non exempte d’humanisme mais peu moderniste et audacieuse sur le plan economique, quoi d’autre ?
                =le parcours politique de Bayrou est assez nul, present a l’ex-UDF depuis des decennies, aucune realisation politique n’en est vraiment ressortie, qui se souvient qu’il a ete Ministre de l’education, qu’a t il fait comme Ministre ? j’attends les reponses (mort de rire)
                =il a une facheuse tendance a se facher avec tout le monde et a accumuler les defections ds son rang, cela tenderait a indiquer que son ego est surdimensionne et srt que ceux qui le cotoient de pres sont vite decus et jugent plus avises de quitter le navire

                Bayrou en 2012 ? sans doute il sera present mais n’aura pas ma voix, j’ai compris depuis qui il etait ..


              • La Taverne des Poètes 27 octobre 2008 23:07

                à Boyer : M’ouais, quelqu’un qui a voté Bayrou au 1er tour, Royal au second et dit vouloir voter pour Sarkozy en 2012, n’a pas vraiment de leçon à donner aux autres pour ce qui est de la cohérence et de la solidité des convictions... smiley



              • Jean-paul 27 octobre 2008 23:18

                @ la taverne des poetes ou ( touches pas a mon beret je veux dire Bayrou )

                On pourrait dire aussi il n ’y a que les imbeciles qui ne changent pas d’avis !!!!


              • La Taverne des Poètes 27 octobre 2008 23:37

                Tiens c’est original comme argument, je ne l’avais jamais entendu !


              • Jean-paul 27 octobre 2008 23:50

                La taverne des poetes vu des USA
                Avec son Bayrou et sa baguette !!!!


              • La Taverne des Poètes 27 octobre 2008 23:59

                Aux Etats-Unis, ils ont Bush et le Big Mac, c’est tellement mieux bien sûr ! Tandis que la gastronomie et les idées démocrates, c’est tellement ringard. En attendant que l’avenir nous départage, j’ai fait mon choix.

                P.S : La Taverne des poètes se fiche pas mal de son image. Mais la baguette, ouais c’est sympa. Mais n’oubliez pas le chapeau rond !



              • Jean-paul 28 octobre 2008 01:36

                @ la taverne des peoetes
                En France tu as Sarkozy et les Mac Donald importes des USA .


              • Vieux Sachem 28 octobre 2008 09:51

                à La taverne des poetes
                Nous avons deux choses en commun : l’amour de la Bretagne et la participation active au projet Démocrate.
                Traditionnellement, les ch’tis dont je suis supportent sans faillir (à quelques exceptions prés) François Bayrou.
                Quant à la Bretagne, je me suis mis à l’aimer dés mon service national dans la Royale il y a bien longtemps, puis lors d’un emploi dans une entreprise basée dans le Morbihan, pour ne pas parler des vacances en Aout toujours accompagnées d’un temps magnifique, quoiqu’en disent les mauvaises langues.
                Mais revenons à nos moutons : les démocrates du MoDem sont tout sauf des moutons. Leurs réunions sont animées, mais l’unité se fait toujours autour du précepte : l’Homme plutôt que l’Argent, les Affaires, les profits, la recherche de la connivence avec les riches et les puissants.
                Quand j’entends Brice Hortefeux, Serge Dassault, Frédéric Lefebvre je n’ai aucun regret de faire confiance à Bayrou.


              • La Taverne des Poètes 28 octobre 2008 10:58

                La Bretagne est une terre de modération, en politique du moins. Sans s’accrocher avec excès aux traditions, elle puise dans son histoire et dans son identité les valeurs qu’elle défend. Il ne peut y avoir que rencontre entre la Bretagne et l’élan démocrate.

                L’UMP défend le capitalisme, c’est-à-dire les excès de toutes sortes, le MoDem défend le libéralisme autrement dit la liberté de tous.

                ah ça non ! les militants du MoDem ne sont pas des moutons ! smiley



              • Courrier Danemark 27 octobre 2008 22:11

                Concernant le terme de commando...Il est vrai que pris au pied de la lettre, il peut paraître surprenant mais ce que veut faire passer Bayrou comme message à travers ce choix, c’est la détermination du MoDem à transformer la société dans laquelle nous vivons. Et d’une manière réaliste, ce qui exclue les extrêmes...
                Quant à l’Europe, elle est au coeur du projet du MoDem car elle seule peut nous sauver de nos archaïsmes et de notre arrogance. Sur de nombreux sujets, des pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas et les pays nordiques devraient nous inspirer. Et que fait-on ? Rien ou presque. On caricature. Il n’y a qu’à voir ce que nous croyons être la flexicurité. Et demain, notre cher président nous annoncera que "Pôle Emploi", structure découlant de la fusion ANPE/Unedic, va faire baisser le chômage parce qu’il existe désormais un guichet unique de l’emploi...Qu’est-ce qu’on se marre du Danemark...


                • Pourquoi ??? 28 octobre 2008 02:53

                  Pourquoi l’indifférence médiatique ?

                  Il n’y a qu’àvoir ce qui se passe ici : A chaque article parlant de Bayrou en termes plutôt favorables, j’ai l’impression que toute la cellule anti-modem du château se mobilise pour moinsser à tout va.

                  Ca doit être pareil pour les journalistes : ils ont peur d’être moinssés par le château s’ils parlent de Bayrou.


                  • vivelecentre 28 octobre 2008 07:36

                    petit a petit , le combat politicien de Bayrou est mise à jour, l’illusion de la pseudo nouveauté , d’une possible autre voie ne prend plus.

                    Pourtant il aura tout essayé de la grande coalition, du mouvement central et non plus centriste, aujourd’hui prétendument humaniste au gré des circonstances..

                    Alliance de toute sorte , tentative de hold up sur la sociale démocratie en dérive ,mais finalement un fond terriblement conservateur confirmé dans ses quelques prises de positions

                    Alors a part "Bayrou président" y a t’il autre chose de nouveau dans sa proposition ?

                    Et il suffit pas de prétendre opposer une société humaniste par rapport à celle qui existe, cela ne se décrète pas du jour au lendemain et il ne faut pas ainsi prétendre qu’il serait le seul à vouloir plus d’humanité

                    Personne n’a le monopole de l’humanisme !


                    • Vieux Sachem 28 octobre 2008 09:26

                      à vivelecentre
                      Je crois que seul Brice Hortefeux détient le monopole de l’humanisme. Peut-être pourrait-il succéder à Soeur Emmanuelle !


                    • Chtiboom 28 octobre 2008 07:37

                      Indifférence médiatique ??? Mais de qui se moque-t-on ? N’inversez pas les rôles !

                      On n’a jamais vu un leader politique avec aussi peu de soutien en nombre d’électeurs se retrouver avec un tel impact médiatique ! Aucune chaine de télé ne rend jamais compte des conventions nationales des partis politiques - hors celles des partis républicain et démocrate aux Etats-Unis.

                      Il n’y a donc aucune raison que le Modem échappe à cette règle.

                      En revanche, ce type de prise de position frise le terrorisme intellectuel : lorsque le Petit Père des Alpages Pyrénéens prend la parole, c’est un crime de lèse-majesté que de ne pas le répercuter dans les médias.

                      Mais rassurez-vous, avec de la chance, il y aura un beau reportage de 8 pages dans Marianne, Le Monde fera 1/4 de page sur la Convention du Renouveau et du Combat, et nul doute que la petite clique autour de son Excellence continue à travailler la presse au corps pour trouver d’autres têtes de liste aux Européennes.
                      Quelle excuse invoquerez vous alors pour justifier le score que vous allez faire ?


                      • sheeldon 28 octobre 2008 08:36

                        bonjour

                        je suis tout a fait d’acord bayrou n’existe que médiatiquement . son temps de parole aux dernieres présidentielles a été incroyable pour une personne qui n’avait pas fait 7% en 2002 .

                        quand on le compare avec le traitement médiatique d’un le pen qui était au deuxième tour en 2002 ( avec presque 17% ) la différence est marquante .

                        de toute manière bayrou ne vise que la présidentielle , il se croit homme d’état alors qu’il n’arrive meme pas a prendre Pau .

                        codialement





                      • Massilia 28 octobre 2008 11:40

                        "On n’a jamais vu un leader politique avec aussi peu de soutien en nombre d’électeurs se retrouver avec un tel impact médiatique !"

                        Vous devez confondre les mots "électeurs" (7 millions à la présidentielle, j’en connais beaucoup qui aimeraient en avoir aussi "peu") et élus (pas besoinde rappeler l’inisme de notre système électoral qui fait que beaucoup d’électeurs n’implique pas beaucoup délus et inversement)...quoiqu’en terme d’élus les dernières municipales ont été dans les faits plutôt réussies au final...


                      • sheeldon 28 octobre 2008 13:19

                        je parle du traitement médiatique avant cette présidentielle , bayrou avait fait 7 % en 2002 , je trouve qu’il a eu droit un traitement de faveur avec une grosse médiatisation dans la présidentielle de 2007 et surtout avant celle-ci ( le troisième homme ) , celle-ci , justifiée y parait par de bons sondages ( alors ça pour moi ça n’a strictement aucune valeur ) , je trouve qu’on a bocoups entendu quelqu’un qui avait fait a peine mieu que l.o ( surtout si on regarde le temps d’exposition d’arlette en 2007 ) aux elections précedentes c’est tout .

                        pour ce qui se passe maintenant il est surprit de quoi ? quand il était ministre de la république je l’ai pas bocoup entendu défendre la liberté d’expression ce monsieur bayrou ! quand depuis dix ans tous les gauchos de france inter ont étés virés il était ou le bayrou ? quand dans nos médiats des gens comme chomsky , halimi mais aussi le pen , des syndicalistes bref tout ce qui a une pensée divergente ont été virés de nos antennes , il était ou le françois ? il s’apperçoit aujourd’hui de ce qu’est le monde médiatique ? non mais c’est du foutage de gueule ce monsieur faisait partit du gouvernement balladur , avec pasqua et sarkozy ( le centriste mdr ) , n’est-ce pas monsieur balladur qui a privatisé TF1 ? monsieur bayrou disait quoi a l’époque ? alors venir pleuré maintenant non !

                        encore une tite chose ce monsieur se permet de donner bocoups de leçons en ce moment , pour quelqu’un qui se met agriculteur pour payé moins d’impots je trouve ça un peu fort et pour tout dire gonflé ! ( cest pas illégal mais ça démontre une certaine mentalité )

                        bayrou agriculteur rien que ça c’est a mourrir de rire !

                        cordialement


                      • Daerel Daerel 28 octobre 2008 09:11

                        Salut à tous,

                        J’étais à cette conférence parce que j’y ai été invité en tant que membre élu de la Conférence nationale de mon département (il n’y avait qu’une seule liste aussi, ça aide).

                        J’ai beaucoup aimé les interventions et le discours de clôture qui rejoint la tradition dans laquelle j’ai été élevé : l’humanisme.

                        J’ai beaucoup aimé l’intervention de la dernière intervenante, Nicole Maestracci, avant les questions du public et les discours des grands chefs du parti.

                        J’ai tout aimé... sauf justement les discours des chefs du parti précédant François Bayrou. La question est pourquoi ?

                        Je me reconnais pleinement dans les valeurs et les idées du MoDem mais... les dirigeants du parti ont décidé de faire une stratégie de communication qui me gêne énormément.

                        En clair, les références au "chemin de Damas", à "celui qui va vers ceux qui souffrent", "celui qui avait vu et prédit"... me gênent.

                        Ils visent à donner de François Bayrou une image christique, le messie qui nous sauvera tous.

                        J’estime grandement Bayrou (malgré des réserves mineures) mais j’estime que choisir de créer cette image christique est dangereuse.

                        On construit un culte de la personnalité autour de François Bayrou au lieu de construire un parti avec des femmes et des hommes de valeur mis en avant avec Bayrou...

                        Au final, cette stratégie va amener à cette question qu’on me pose toujours : "Et à part Bayrou, il y a qui de connu dans ton parti ?"

                        Le discours de Gilles Artigues a été particulièrement christique... et je ne parle pas de la remarque sur les deux jeunes parents qui disaient : "On appellera notre fils, François Bayrou !" rapporté par un intervenant venant du Nord.

                        L’édification d’un culte de la personnalité me semble une erreur fondamentale pour un parti qui se dit humaniste.

                        Voilà, c’est tout :)




                        • La Taverne des Poètes 28 octobre 2008 09:30

                          Le danger serait effectivement de surfer sur ces comportements qui se développent à la marge et qui n’ont rien à voir avec le respect de la liberté humaine et des autres valeurs de l’humanisme. Je crois qu’il y a quelques erreurs de communication au MoDem : parler de commando n’est pas très sain ni très utile, ce n’est franchement pas l’image qu’il faut choisir. De même, il faut éviter les références bibliques. Et, pour l’humanisme, il faut le pratiquer et non pas pas le nommer. Pratiquons-le simplement et les électeurs verront bien à qui ils ont affaire ; ils ne sont pas aveugles !

                          Bref, les débuts du MoDem en matière de communication sont des tâtonnements encore critiquables.


                        • Frodon Frodon 28 octobre 2008 09:23

                          @ Daerel...

                          Je suis bien d’accord avec toi...J’avais rencontré pendant la campagne notre futur président de département ( qui était d’ailleurs e nposition fort favorable, puisqu’il avait été désigné président provisoire...) et ça paraissait choquer tout le monde quand je disais qu’il n’y aurait plus aucun effet de surprise en 2012, que l’on verrait le même problème qu’en 2007 ( quelle équipe autour de Bayrou ?) et que je fustigeais cette stratégie du présidentialisme alors qu’on aurait du s’atteler aux institutions locales avant tout...

                          Mais bon, c’est à mon tour de me faire fustiger, étant passé comme "traître" aux yeux des élites du Conseil Départemental.

                          J’aimerais avoir les chiffres réels des adhésions des partis politiques, notamment ceux du MoDem...

                          Les conservateurs à leur place, c’est exactement ça. Les nouveaux prenant la place étant ceux qui ont le mieux brossé les anciens...et j’en ai des tas d’exemple !


                          • Finrod 28 octobre 2008 11:48

                            Vu ton pseudo et le miens il n’est pas étonnant que je réponde à ta question sur les chiffres réels (deux personnages de tolkien mdr)

                            Ce genre de phénomène global rend possible une approximation assez large. Si j’extrapôle ce qui se passe dans ma fédé, on doit être aux environs de 40-50% des adhérents de 2007 à jour de cotisation en 2008 ( 70.000 non ?). Ce qui est énorme compte tenu :

                            1- Des anciens UDF partis
                            2 - Des nouveau qui ont adhéré sur un coup de tête mais se sont rendu compte qu’ils se sentirait mieux ailleurs.
                            3 - Des sympathisants qui ont adhéré pour se faire plaisir et ne sont pas posé la question d’une réadhésion ou alors n’étaient simplement pas au courant qu’il faut réadhérer chaque année. (et j’en connais... mais ceux que je connais je les ai fait réadhérer !)
                            4 - De certains conflits locaux inhérents à la créations de nouveau partis et plus généralement aux phases d’adhésions massives.
                            5 - D’un orientation des médias qui se focalisent sur la peopolisation de certaines personnalités politique pour mesurer l’interêt qu’il faut y apporter. 

                            Non mais ! aujourd’hui ,j’arrive à passer de certains articles de politique au closer de ma femme sans me sentir dépaysé... 
                            Cet article là justement n’entre pas le lot, car s’il touche ce sujet, c’est aussi en prenant du recul.


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