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Accueil du site > Actualités > Politique > François Bayrou, le rassembleur de Giens (1)

François Bayrou, le rassembleur de Giens (1)

Le MoDem prend de l’avance sur les autres pour réunir les forces centrales du pays. Une rentrée politique qui a dopé François Bayrou dans une France en état de crise : « Mon premier message, c’est celui d’un rassemblement calme et serein. La famille politique du centre a été éclatée pendant trop longtemps ; un jour prochain, elle se reconstruira. ». Première partie.

Décidément, la famille centriste n’a pas de chance avec les événements politico-médiatiques. Alors que le congrès du Parti radical valoisien était en train d’acter officiellement son divorce avec l’UMP, Dominique Strauss-Kahn devenait le phare mondial des médias avec son arrestation à New York. Et le week-end dernier, l’autre versant du centrisme, plus indépendant, le MoDem de François Bayrou, tenait son université de rentrée sur la Presqu’île de Giens, mais son écho médiatique fut couvert par la première expression publique de ce même DSK à la télévision.

Pourtant, ce qu’il s’est passé à Giens ce week-end des 17-18 septembre 2011 n’était pas anodin. Vous descendez à Toulon, prenez la route de l’aéroport d’Hyères, continuez par la départementale 197, traversez La Capte, La Bergerie, choisissez la direction de la Tour fondue à la pointe sud-est et juste avant d’arriver au petit port qui assure les liaisons avec Porquerolles, vous tournez sur votre gauche et débarquez au Balambra Club, un village vacances de France (VVF) assez classique pour se prélasser au soleil ou participer à une manifestation politique.


Deux centres avec les mêmes valeurs

À l’heure actuelle, il existe deux organisations centristes que ni les idées ni les amitiés n’opposent vraiment. Mais dont la stratégie est différente, et encore, aujourd’hui, c’est surtout l’historique des ego, des trahisons ressenties d’un côté comme de l’autre, qui creuse un fossé qui ne devrait pas avoir lieu d’être : le centrisme bio de François Bayrou, qui peut se prévaloir d’une indépendance totale avec l’UMP, au prix d’une absence de groupe parlementaire et de fuite des élus ; et le centrisme synthétique (recomposé) de Jean-Louis Borloo, qui a réussi à fédérer ses troupes dans une Alliance (l’ARES) autour des radicaux valoisiens (qui avaient rejoint l’UMP en avril 2002) et du Nouveau centre (partie issue de l’UDF canal historique qui avait rejoint la majorité présidentielle en avril 2007).

Quand je dis que rien n’oppose ces deux camps, c’est simplement parce que les seconds, qui participent encore au gouvernement, ont compris la nécessité d’une indépendance vis-à-vis de l’UMP, une indépendance qui risque de coûter très cher aux finances des radicaux puisque l’UMP refuse de leur reverser cette année le 1,2 million d’euros correspondant à leurs députés (toujours inscrits au groupe UMP à l’Assemblée Nationale). Le contentieux financier a franchi d’ailleurs une étape judiciaire et probablement Jean-Louis Borloo attend un peu de visibilité pécuniaire avant de se déclarer candidat.


Capacité ou incapacité à rassembler

Les 10 et 11 septembre 2011, l’atmosphère avait d’ailleurs été très lourde pour les centristes de l’ARES réunis à la Grande-Motte car on observait un choc des ego entre Jean-Louis Borloo et Hervé Morin, ce dernier ayant toujours des velléités de candidature malgré sa très faible notoriété (équivalente à celle de Jean-Michel Baylet).

Alors que c’était la première manifestation publique du regroupement de Jean-Louis Borloo, cette division affichée si bruyamment a fait désordre et a apporté une ambiance assez désolante pour ceux qui souhaitent l’union et le rassemblement.

C’est cette odeur de division que François Bayrou a réussi à chasser à Giens en se montrant au contraire comme le meilleur rassembleur de la famille centriste. Et l’on peut dire qu’il a fait très fort en réussissant à convaincre l’ancien Ministre d’État Pierre Méhaignerie, actuel président de la Commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale et vice-président de l’UMP, à faire le déplacement à Giens.


Pierre Méhaignerie (72 ans)

La complicité entre Pierre Méhaignerie et François Bayrou n’est pas vraiment une surprise puisque le second avait succédé au premier (avec son soutien) à la présidence du Centre des démocrates sociaux (CDS) lors du congrès très incertain de Vincennes les 10 et 11 décembre 1994.

Pierre Méhaignerie a fait partie de ces centristes (de l’UDF) qui ont immédiatement rejoint l’UMP en 2002 alors qu’il était en position de force, localement (en Bretagne), de rester indépendant du RPR. Depuis près de dix ans, il semble regretter de plus en plus son initiative mais il n’a pas fait grand chose pour changer les choses. Le discours de Grenoble a sans doute été l’élément le plus révoltant pour les centristes qu’il représente.

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Sa présence à Giens le 17 septembre 2011 se comprend donc simplement : « C’est l’amitié qui me lie à François Bayrou qui explique ma présence aujourd’hui. ». Pierre Méhaignerie était aussi au Campus UMP à Marseille il y a deux semaines et a refusé de dire quel candidat il soutiendrait au premier tour de l’élection présidentielle. Son objectif est que les centristes puissent gouverner avec des alliés : « Tant que la famille du centre ne sera pas majoritaire, elle doit s’unir et être force d’équilibre. C’est pourquoi nous devons renforcer nos liens politiques. La majorité de demain aura besoin de François Bayrou. Je souhaite que celui-ci choisisse la majorité. L’alliance UMP-centre est essentielle. ».

Ce à quoi François Bayrou a répondu : « Je ne regrette aucun des choix que nous avons faits depuis quatre ans, aussi difficiles qu’ils aient pu l’être. L’indépendance nous permettra de rassembler des sensibilités diverses. (…) Ce n’est pas le vice-président de l’UMP que j’accueille, mais celui qui a été avant moi le président de cette famille politique. ».


Bernard Bosson (63 ans)

Autre personnalité que François Bayrou a réussi à faire venir à Giens, l’ancien ministre Bernard Bosson, aujourd’hui en retrait de la vie politique et ancien complice des "Trois B" (avec Dominique Baudis) et des "Rénovateurs" au printemps 1989.

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Bernard Bosson était son rival malheureux en décembre 1994 pour conquérir la tête de la famille centriste. Il était à l’époque l’un des grands soutiens d’Édouard Balladur, très influent Ministre des Transports et secrétaire général du CDS qui connaissait très bien l’intérieur du parti (ses fédérations, ses réseaux d’élus etc.). Il était resté au sein de l’UDF canal historique en 2002 après avoir soutenu Jacques Chirac dès le premier tour en avril 2002, puis il avait fait campagne pour la candidature de François Bayrou en 2007 mais avait rejoint le Nouveau centre pour renouveler son mandat parlementaire en juin 2007, sans succès puisqu’un candidat UMP lui a ravi la circonscription. Depuis juin 2011, il s'est engagé à nouveau derrière François Bayrou.

L’ancien député-maire d’Annecy a reconnu le 17 septembre 2011 que l’indépendance politique était une nécessité : François Bayrou « nous a apporté, je dois le reconnaître ici, ne l’ayant pas accompagné dans cette voie, de n’être aujourd’hui dans aucun camp et d’avoir acquis là une inestimable liberté et un poids déterminant. Il est d’ailleurs ainsi le seul à pouvoir demain redonner unité et vie au centre dans notre pays ».


Jean Arthuis (presque 67 ans)

L’ancien Ministre des Finances d’Alain Juppé, Jean Arthuis, actuel président de la Commission des finances du Sénat, a fait le déplacement. Il avait pris ses distances lors de la fondation du MoDem mais était déjà intervenu l’an dernier au même endroit. Il milite pour le maintien d’un unique groupe Union centriste au Sénat à l’issue des élections sénatoriales du 25 septembre 2011. Jean Arthuis reste l’un des rares à croire encore à un accord possible entre François Bayrou et Jean-Louis Borloo.

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Des proches de la majorité actuelle

Étaient également présents à Giens l’ancien député-maire UDF de Rouen, Pierre Albertini, qui avait renoncé à la vie politique en 2007, l’ancienne Défenseure des enfants, Dominique Versini, qui fut ministre des gouvernements Raffarin, ainsi qu’Anne-Marie Idrac, ancienne ministre Nouveau centre du 2e gouvernement Fillon, qui a justifié sa présence ainsi : « Je suis là car François Bayrou a une vision juste ! ».

Toutes ces personnalités politiques ont pour point commun d’avoir pris leurs distances après 2007 avec François Bayrou en s’opposant à sa stratégie isolationniste. Le MoDem a également accueilli (entre autres) l’avocat général Philippe Bilger, l’économiste Michel Godet et les journalistes Jean-François Kahn et Philippe Meyer.

L’année dernière déjà, quelques personnalités proches de la majorité présidentielle avaient tenu à accompagner François Bayrou à Giens : les anciens ministres Jean-François Mattéi et Luc Ferry, le futur ex-Médiateur de la République Jean-Paul Delevoye (ancien responsable du RPR et aujourd’hui président du Conseil économique, social et environnemental) et l’écrivain et ancien ambassadeur Jean-François Rufin.


Stature internationale

François Bayrou n’a pas lésiné pour sa crédibilité internationale en recevant le 18 septembre 2011 Francesco Rutelli, l’ancien maire de Rome qui fut à la tête de la coalition de centre gauche contre Silvio Berlusconi en 2001, Guy Verhofstadt, ancien Premier Ministre belge, Pax Cot, l’ancien Président irlandais du Parlement européen, et aussi Nejib Chebbi, leader du Parti démocratique progressiste tunisien (PDP).


Dans la seconde partie, j’évoquerai le programme du Modem et son supposé "recentrage" pour de futures alliances en 2012.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (23 septembre 2011)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
La famille centriste.
Jean-Louis Borloo est-il vraiment déterminé ?
François Bayrou a-t-il encore un avenir présidentiel ?
Vidéo du discours de François Bayrou le 18 septembre 2011 à Giens.
Vidéo des discours de Bernard Bosson et de Jean Arthuis le 17 septembre 2011 à Giens.

 


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16 réactions à cet article    


  • Voltaire Voltaire 23 septembre 2011 09:17

    Bon début d’analyse. L’auteur me donnera crédit de mes commentaires d’il y a quelques mois déjà, indiquant qu’un tel rassemblement de la famille centriste était effectivement inéluctable.

    Actuellement, la famille centriste est effectivement divisée en deux parties : l’une, autour de Bayrou (et aussi défendue de façon plus pragmatique par Arthuis), qui défend une indépendance forte du centre et une possibilité d’accord avec la droite comme avec la gauche, l’autre, autour de Borloo et Morin, qui considère le centre comme uniquement de centre-droit. Si il n’existe pas de divergences de fond entre ces deux familles (chacun défend à peu près la même vision de la société), ces différences en matière de stratégie politique sont très importantes.

    Ces derniers mois ont néanmoins vue ces divergences s’amoindrir : d’un côté, Bayrou a compris qu’indépendance ne signifiait pas isolement, ce qui a été l’erreur du MoDem à son origine, et que des accords étaient nécessaire pour gouverner. De l’autre, l’ARES a compris qu’une liaison trop étroite avec l’UMP était mortifère et ne permettait aucune existance durable dans le paysage politique.

    Les ralliements actuels vers François Bayrou s’expliquent par deux facteurs : Bayrou demeure le candidat le plus crédible pour l’élection présidentielle pour le centre. Il a l’envergure, la justesse d’analyse, et la crédibilité requise auprès de l’opinion. A partir du moment où ses soutients sont convaincus que l’histoire de l’isolement de 2007 ne se reproduira plus, et que Bayrou et ses amis pourrons effectivement peser dans un futur gouvernement dans le cadre d’une alliance, et non simplement faire de la figuration, ils seront de plus en plus nombreux à le rejoindre. La politique, c’est aussi se mettre en position d’appliquer ses idées. Parmis les premiers renforts de Bayrou, vous avez fustement mis en exergue trois mersonnalités importantes : Méhaignerie a sa carrière derrière lui, mais possède une influence importante sur un groupe d’une cinquantaine de députés UMP d’origine UDF, plutôt modérés. Bernard Bosson est un responsable politique brillant, qui a mis sa carrière entre parenthèses depuis 5 ans, mais qui peut apporter un fond, une épaisseur au discours de Bayrou, et une dimension européenne et environnementale utile. Et Arthuis apporte non seulement sa caution économique mais aussi une influence majeure au sénat.

    Du côté de l’ARES, il est sans doute temps de reconnaitre que ni Morin ni même Borloo ne sont en situation de jouer un rôle majeur dasn l’élection rpésidentielle : leur départ contraint et tardif du gouvernement ne leur permet pas d’avoir la légitimité nécessaire aux yeux de l’opinion pour ncarner un message original. En revanche, l’ARES a pour mérite d’avoir su conserver un réseau d’élus très important, et sera sans doute en position de renforcer son influence au sénat. Bayrou et l’ARES sont donc complémentaires et ont besoin l’un de l’autre pour peser. L’obstacle des ego actuel ne tiendra sans doute pas indéfiniment, tant la nécessité en politique s’impose souvent. A juste titre, Morin peut reprocher à son ami Borloo la timidité des élus radicaux dasn leur démarche d’indépendance, mais ces querelles internes à l’ARES précipiteront sans doute les cadres de ce mouvement à reconnaitre que seul un rapprochement avec Bayrou permettra à l’ensemble de la famille centriste de peser dans le paysage politique français, quelque soit le résultat de l’élection présidentielle.


    • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 23 septembre 2011 09:49

      Merci Voltaire de cette analyse.

      Je vois (sans étonnement) que nous sommes sur la même longueur d’onde. L’intérêt est que dans tous les cas, l’élection présidentielle remet les compteurs à zéro et réinitialise les rapports de force. Il faudra que François Bayrou montre qu’il ne se base pas uniquement sur le MoDem pour gouverner.

      Bernard Bosson a eu un discours très bon à Giens (cf la vidéo) même s’il a perdu un peu de son talent oratoire. Ses propos sur l’Europe (objet notamment de ma seconde partie) ont été excellents et apportent une analyse claire et rare de nos jours (et rappellent la période des années 1990 où l’on imaginait une Europe à cercles concentriques).

      Cordialement.


    • iris 23 septembre 2011 09:52

      assis entre 2 chaises -ils vont ou le vent tourne-des opportunistes-


      • morice morice 23 septembre 2011 10:21

        si rassembler c’est avoir le cul entre deux chaises, Bayrou a les fesses larges.


        • François VAN DE VILLE François VAN DE VILLE 24 septembre 2011 10:10

          Vieux cliché usé que voilà. Si c’est le seul argument qu’on sait mettre en valeur, son auteur n’est pas entre deux chaises mais par terre car il n’en a plus pour s’asseoir.


        • morice morice 23 septembre 2011 10:25

          ’élection présidentielle remet les compteurs à zéro et réinitialise les rapports de force.


          pas dans le sens de la doite, dont fait partie Bayrou en tout cas....

          le centre mou est l’objet de convoitises, à chaque élection, mais Bayrou l’a transformé en centre fantôme. En prime, y’a Morin qui revendique le même terrain, avec...Borloo. 

          Ça fait trois ventres mous, dont au moins un, sinon deux, qui roule pour Sarko... faudra expliquer pourquoi Bayrou a rencontré Sarko, Sylvain....

          • Dzan 23 septembre 2011 10:26

            Bayrou, un vieux cheval de retour.

            Depuis qu’il s’est déclaré candidat, Edouard Balladur réunit chaque semaine un comité politique. Quatre hommes y siègent systématiquement : Nicolas Sarkozy, Charles Pasqua, François Léotard et François Bayrou."

            Un homme tout neuf le Chevalier du Béarn !


            • morice morice 23 septembre 2011 10:35

              Actuellement, la famille centriste est effectivement divisée en deux parties : l’une, autour de Bayrou (et aussi défendue de façon plus pragmatique par Arthuis), qui défend une indépendance forte du centre et une possibilité d’accord avec la droite comme avec la gauche,


              le centre français est de centre droit. Baylet c’est lui-même mis à gauche.

              On sait ce qu’a donné René Coty, présenté comme « centriste » et fort réceptif aux sirènes de l’extrême droite.. on est pas loin du CNIP là parfois.... avec Antoine Pinay comme pire exemple...


              • tinga 23 septembre 2011 11:40

                Bayrou,c’est pas ce mec qui a plein de potes dans cette secte de tarés connu sous le doux nom d’opus dei, erreur de jeunesse sans doute... 


                • iris 23 septembre 2011 15:22

                  trilatérale -bilderberg -ça doit flatter son égo


                • Marianne Marianne 23 septembre 2011 15:46

                  Avant le 2nd tour, il y a le 1er. Si BAyrou est le plus crédible au centre, ce que confirme aussi les sondages, et que les centristes radicaux ou NC sont d’accord sur les idées de Bayrou et souhaitent prendre leurs distances avec l’UMP, la logique serait qu’ils rejoignent Bayrou au 1er tour plutôt que diviser en soutenant Borloo. Puis au second tour ils feront ce qu’ils veulent. Bayrou n’est pas propriétaire des voix des électeurs pas plus que celles des élus qui le soutiennent. Ils ont la liberté de voter Sarkozy au 2ème tour s’il le souhaitent, dans le cas où Bayrou n’y serait pas ... à condition que Sarkozy y soit, ce qui n’est pas sûr !

                  Mais dans ce scénario Borloo et Morin perdent la face, leur égo, leur place ...
                  Borloo préfère se présenter même en divisant les voix du centre car c’est son pouvoir de nuisance qui le rend fort, même s’il se désiste au dernier moment en fonction des sondages. Si les sondages avant 1er tour montrent que ni Sarkozy ni lui ou Bayrou ont une chance d’arriver au 1er tour, il monnayera son désistement auprès de Sarkozy ou de Bayrou selon celui qui a plus de chance de passer.


                  • Voltaire Voltaire 23 septembre 2011 16:15

                    Morin et Borloo ne sont pas tout seuls... ils ont besoin de leur parti et élus pour se présenter. Pour Morin, c’est cuit, pour Borloo, ça tangue. Personne n’a intérêt à se présenter et faire moins de 5%... Si Bayrou donne des gages pour négocier la création d’un grand groupe centriste à l’assemblée (c’est cette absence qui avait fait partir les députés UDF en 2007), il sera rejoint par l’essentiel des centristes tant qu’il restera sur sa ligne constructive. Bayrou peut facilement donner des assurances à Borloo et Morin pour qu’ils trouvent une place d’importance dans le futur groupe fusionné, ce n’est pas comme si le MoDem avait pléthore de personnalités.


                  • iris 23 septembre 2011 16:09

                    idem tous de la mème famille du mème bord -les chaises musicales
                    SARKO-BORLOO-BAYROUX MORIN VILLEPIN COPPE ETCC


                    • MKT 23 septembre 2011 17:03

                      Sympa ce publi-reportage.


                      • Marianne Marianne 23 septembre 2011 18:12

                        J’ai trouvé l’intervention de Bernard Boson très bonne. Arthuis aussi, il est vraiment honnête cet homme là, sérieux, crédible, solide.
                        J’ai beaucoup moins aimé Méhaignerie, qui a eu un langage plus UMP, du style « il faut remettre la France au travail ! », qui aurait choqué tous les chômeurs qui ne demandent qu’à travailler ...
                        Ce dernier a voulu faire genre qui ne demande pas la permission à Sarkozy pour venir voir Bayrou, mais à mon avis Sarkozy était d’accord pour essayer de garder un lien, un contact, avec Bayrou.
                        C’est dommage qu’il n’y ait pas eu pour équilibrer ces invités du centre-droit des membres du PS comme VAlls, Peillon, ou Hubert Védrine qui était venu 2 ans avant, ou de EE-Les VErts comme François de Rugy qui était venu aussi à une Université précédente. Même si Thomas Clay, directeur de campagne de A.Montebourg, était présent à une plénière sur la démocratie et la justice.


                        • apopi apopi 24 septembre 2011 03:50

                           C’est beau de croire encore au Père Noël et, comme paraît-il la foi déplace les montagnes je vous prodigue tous mes encouragements pour arriver à 3 % en 2012.

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