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Accueil du site > Actualités > Politique > François Hollande, l’Entre-soi au Rond-Point

François Hollande, l’Entre-soi au Rond-Point

« Ma première priorité est que mon passage au pouvoir ne soit pas le dernier de la gauche. (…) Je n’aurai vraiment réussi que le jour où un autre socialiste que moi sera élu Président de la République. » (François Mitterrand, en été 1981).

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En mai, c’est le mois des anniversaires. Le 3 mai 1936, la victoire du Front populaire. Le 10 mai 1981, la victoire de François Mitterrand. Le 6 mai 2012, la victoire de François Hollande. Certes, le 6 mai, c’était aussi la victoire de Nicolas Sarkozy cinq ans plus tôt, mais à deux pas du Palais de l’Élysée, ils étaient en pleine Socialie, alors, forcément. ils sélectionnaient sévèrement les dates anniversaires.

La cour. Une véritable monarchie républicaine où l’égalité entre les citoyens tant professée sur le papier ne l’était plus dans sa mise en pratique. Les députés socialistes inquiets de leur réélection et demandeurs de petites faveurs se pressaient ce mardi 3 mai 2016 au Théâtre du Rond-Point, près des Champs-Élysées à Paris. Ils ne venaient pas pour le colloque qui voulait célébrer le Front populaire car ils arrivaient bien en retard pour assister aux débats universitaires dont ils n’avaient rien à faire. Ils venaient pour écouter leur chef qui avait décidé de parler vers midi pour reprendre son discours prononcé au Bourget le 22 janvier 2012 et délaissé quelque peu depuis quatre ans. François Hollande n’est jamais bon que comme candidat. Comme Jacques Chirac du reste. Ou Nicolas Sarkozy.

Dans ce discours (à télécharger ici), François Hollande n’était pas le Président de la République mais le président du "peuple de gauche", c’est-à-dire de cette partie du peuple complètement mythique, inexistante, virtuelle, récurrente, qui regrouperait les citoyens parmi les "bons", à bien séparer des autres parties du peuple français, celles qui, pour une raison ou une autre, ne seraient pas dans l’éclairage de l’histoire de France revue et corrigée par les socialistes de parti et de pacotille.

Ce discours fait suite à la réunion de militants ministro-socialistes (pour ne pas dire sinistro-socialistes), organisée par de nombreux ministres (Najat Vallaud-Belkacem, Michel Sapin, Marisol Touraine, Jean-Yves Le Drian, etc.) mais en absence des deux principaux (Manuel Valls et Emmanuel Macron), à l’initiative du hollando-hollandiste Stéphane Le Foll, le 25 avril 2016 dans un amphithéâtre de la faculté de médecine de l’Université Paris-Descartes, rempli principalement de collaborateurs de ministres et d’apparatchiks du PS, avec un nom au français approximatif ("Hé ho la gauche").

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L’objectif de ce discours du 3 mai 2016, au français lui aussi approximatif (il faudra rappeler aux scribes de l’Élysée que "remords" s’emploie toujours au pluriel : « Elle est pour longtemps plongée dans le remord, bien plus que le regret. »), était destiné donc au "peuple de gauche" qui penserait que l’élu de 2012 ne serait plus tout à fait de "gauche".

Mais comme François Hollande restait François Hollande, cela a fait un discours qui s’est voulu gauchisant, avec des retours historiques à la limite de la malhonnêteté intellectuelle et de la grandiloquence mégalo-nombriliste, et des phrases suffisamment consensuelles pour être approuvées même par des citoyens qui ne seraient pas inclus, d’aventure, dans ce "peuple de gauche".


Mégalomanie historique

Mais avant de parler de falsification de l’histoire, parlons de mégalomanie. Il était assez commun d’imaginer un François Mitterrand ou un Nicolas Sarkozy mégalomaniaque. Mais la réalité, c’est que tout candidat à l’élection présidentielle qui croit sérieusement à ses chances d’être élu est forcément mégalomaniaque (penser qu’une seule personne, soi-même, soit capable de redresser un pays est psychologiquement un peu fou, mais cette folie est inscrite en lettres d’or dans la Constitution et sans doute aussi dans le code génétique de la nation française elle-même).

François Hollande, au naturel sympathique et modeste, voire timide, a montré ce 3 mai 2016, sa véritable mégalomanie : il a ainsi inscrit son élection du 6 mai 2012 dans le sillage historique de 1936 (Léon Blum), de 1981 (François Mitterrand) et aussi de 1997 (Lionel Jospin). François Hollande voudrait que l’histoire de France gardât pour l’avenir ces quatre noms accolés. La référence au passé a toujours cet effet de grandir celui qui y prétend. Le petit se raccroche aux grands (qui n’ont pas vraiment été grands, d’ailleurs).


Réécriture de l’histoire républicaine

Pendant tout son discours, François Hollande n’a cessé de parler de la "gauche" au pouvoir (c’était le titre du colloque) alors qu’il s’agissait des socialistes au pouvoir. Il n’a pas évoqué la victoire du Cartel des gauches (dirigé par Édouard Herriot) le 25 mai 1924, ni non plus la victoire du second Cartel des gauches du 8 mai 1932.

Non, ce n’était pas de la bonne gauche, elle n’était que radicale (bien que soutenue activement par la SFIO de Léon Blum et Paul Faure), même si, dans un besoin de récupération, François Hollande a quand même réintroduit la loi du 9 décembre 1905 sur la laïcité dans le panier des grandes réformes "de la gauche" (Aristide Briand, initiateur de cette loi, a toujours rejeté le marxisme ainsi que la SFIO en tant que parti, à l’instar de Paul Painlevé et René Viviani), tout comme la création de l’impôt sur le revenu qui n’a pourtant rien à voir avec le socialisme (on le doit à Joseph Caillaux).

Ingratitude historique, François Hollande a aussi oublié d’évoquer la victoire du Front républicain du 2 janvier 1956 et le gouvernement socialiste de Guy Mollet, le plus répressif de l’après-guerre, sinon pour évoquer l’Algérie sans vouloir en assumer l'épisode dans l’histoire de son socialisme. Car s’il était intellectuellement honnête, François Hollande aurait dû reprendre, peut-être pas l’héritage d’Aristide Briand ni d’Édouard Herriot qui n’étaient pas de la SFIO, mais nécessairement celui de Guy Mollet dont la mollesse en a fait son digne et seul véritable mentor.

Il n’a pas non plus cité une seule fois dans son discours le nom de Pierre Mendès France. Quant à Jean Jaurès, ce ne fut qu’au détour d’une petite coquetterie de style, juste à l’avant-dernière phrase. Il a cependant cité le radical Jean Zay, honoré le 27 mai 2015, auteur de l’appellation "L’école pour tous", juste par clin d’œil à sa réforme de mariage gay appelé "mariage pour tous" qui fait partie de son "bilan" (sans citer Christiane Taubira).


Entre falsification et mesquineries partisanes

Parmi les autres falsifications, on peut aussi citer l’évocation de la restructuration des grandes industries par Pierre Mauroy (ont-elles été un atout pour l’avenir ?) et la liste à la Prévert des grandes avancées sociales, comme s’il n’y avait que la gauche qui fût capable, en France, de faire ces avancées et sans citer une seule fois les avancées sociales sous De Gaulle, que ce soit à la Libération (avec par exemple la mise en place de la Sécurité sociale le 4 octobre 1945 ou le droit de vote pour les femmes le 21 avril 1944) ou après le retour du Général (avec les accords de Grenelle le 27 mai 1968), et sans évoquer non plus la réforme sur l'IVG (loi n°75-17 du 17 janvier 1975) sous Valéry Giscard d'Estaing (alors qu'il a évoqué le droit de faire une IVG de manière anonyme !).

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De même, lorsque François Hollande a expliqué : « La crise de la zone euro, par exemple, a duré plus que je ne l’avais imaginé en 2012. » pour faire comprendre pourquoi il a augmenté autant les impôts dans une fièvre folle de keynésianisme clientéliste, personne ne pourrait le croire car il était le seul, candidat, à refuser d’admettre que l’Europe était en pleine crise juste avant l’élection présidentielle de 2012.

C’est pour cette même raison que François Hollande s’est plu à déclarer : « Nous avons pris la direction d’une France accablée de déficits : déficits sociaux, déficits publics, déficits commerciaux, une France qui avait vu sa dette publique progresser de 600 milliards d’euros. ». Sans rappeler que le monde entier était plongé dans la tourmente historique du crash du 15 septembre 2008, similaire à la crise de 1929, et que la France a bien dû, au contraire, suppléer aux déficits de croissance pour aider les plus modestes (rappelez-vous ! à l’époque, les socialistes avaient vivement critiqué le fait que le gouvernement de François Fillon n’avait pas mis assez d’argent public pour compenser les effets dévastateurs de la crise financière).

Aujourd’hui, la France n’a toujours pas pris le chemin net de la croissance alors que ses partenaires européens les plus comparables sont depuis longtemps sortis de la crise (notamment de l’emploi). Et aujourd’hui, la France est toujours "accablée" de déficits, avec encore 3% en 2017 alors que c’était l’objectif promis par François Hollande pour …2013 ! sans compter le nombre gigantesque de demandeurs d’emploi (dont la baisse ponctuelle mériterait d’être analysée à sa juste appréciation).


Mimétisme mitterrandien

Depuis l’été 2010, les conseillers en communication de François Hollande lui avaient recommandé de singer François Mitterrand et ce conseil fut très efficace puisqu’il a été élu le 6 mai 2012. C’est dans cette perspective que François Hollande compte bien se faire réélire le 7 mai 2017.

En été 1981, François Mitterrand avait pensé que l’essentiel, pour un socialiste, était de durer : « Il faut, bien sûr, réaliser nos réformes, mais il faut avant tout tenir et réussir pour que l’histoire garde le souvenir d’une gauche efficace au pouvoir. D’une gauche qui tient ses promesses sans ruiner le pays. » (c’est raté pour lui, il a fait tout le contraire !).

Et voici ce qu’a dit François Hollande au Théâtre du Rond-Point : « La gauche a très tôt compris, malgré les idées reçues, que pour répartir, il fallait produire et que le progrès, c’est une volonté, une résolution, une patience, celle qui rythme le changement, en prenant en compte le temps et le réel. Plus encore aujourd’hui à l’âge de la mondialisation et de l’information en continu, les évolutions essentielles se gagnent par des réformes et des réformes graduelles. Il n’y a ni table rase, ni ligne d’arrivée, il y a un mouvement constant, persévérant. ».

Et si François Hollande a rappelé son fameux discours du Bourget, celui qui lui a apporté un avantage compétitif sur les autres concurrents à sa gauche, il n’a fait que poser une question sans vouloir y répondre : « Avons-nous renoncé à maîtriser la finance ? La finance, j'avais dit ce qu'il fallait en dire lors du discours du Bourget, cette finance qui avait provoqué la crise des subprimes, qui avait déstabilisé les économies, qui avait plongé beaucoup de pays dans la récession. ».


Le compromis hollandissime

Au lieu de rassurer son aile gauche, le Président de la République a préféré insister sur son esprit de synthèse que personne ne lui dispute : « L’énergie qu’il faut y mettre, c’est le compromis, je n’ose pas dire la synthèse, le mot est galvaudé, à tort. Le compromis est dans la fonction même que j’exerce et que le Premier Ministre doit également poursuivre. La direction, c’est l’intérêt général et ce que j’ai engagé depuis 2012 ne déroge pas à ces principes, à ces engagements, à ces valeurs, pas davantage à cette leçon de l’histoire qui veut que gouverner, c’est agir, agir juste, agir vrai, agir pleinement, agir durablement. ».



Il en a même fait une théorie : « Ce que nous construisons, Mesdames et Messieurs, pas à pas, pierre après pierre, c'est un nouveau compromis, un compromis dynamique et juste. Ce compromis est à la fois économique, social, écologique, démocratique. Le compromis, ce n'est pas un subtil équilibre, un entre-deux, un médiocre point moyen. Le compromis, c'est tout l'inverse, c'est une volonté, c'est tenir son axe avec ténacité, suivre son cap avec solidité et convaincre avec sincérité. ».


La construction européenne

Depuis quatre ans, François Hollande avait annoncé qu’il prendrait une initiative pour relancer la construction européenne. À l’approche de la campagne présidentielle, on peine à croire qu’il y parviendra un jour. Néanmoins, il s’est donné une échéance, le 23 juin 2016 : « Je ferai [des] propositions au lendemain du vote du peuple britannique. ».

Quelles propositions ? Construire l’Europe de la Défense (cette fameuse CED qui fut rejetée il y a plus de soixante ans), pour reprendre son indépendance sur les États-Unis. Mais aussi former un parlement de la zone euro, comme si multiplier les institutions pouvaient renforcer l’efficacité et la démocratisation de la gouvernance de l’euro.

Tout porte à croire que la France sera seule dans ces propositions sans originalité alors que François Hollande avait bien compris, au début de son quinquennat, que les propositions devaient se faire conjointement avec l’Allemagne de la Chancelière Angela Merkel s’il voulait qu’elles aboutissent.


Le Traité transatlantique

Surfant sur une vague d’antiaméricanisme qui se retrouve sur tout l’échiquier politique, François Hollande a mis clairement un poing sur la table des négociations en vue d’établir un traité commercial entre les États-Unis et l’Union Européenne : « Nous avons posé des principes dans le cadre de négociations commerciales internationales, je pense aux normes sanitaires, alimentaires, sociales, culturelles, environnementales, jamais nous n'accepterons la mise en cause des principes essentiels pour notre agriculture, notre culture, pour la réciprocité, pour l'accès aux marchés publics. Voilà pourquoi, à ce stade, la France dit non dans l'étape que nous connaissons des négociations commerciales internationales. ».

Pourtant, là encore, il ne s’agissait pas de quitter la table des négociations mais de les infléchir. La pression est sur la partie américaine, car Barack Obama voudrait conclure avant la fin de son mandat et il sait que son successeur aura beaucoup moins de volonté que lui de le faire aboutir (les Républicains sont d’ailleurs opposés à un tel traité).

C’est d’ailleurs navrant de voir une telle réaction de la part du dirigeant français qui aurait dû d’abord expliquer pourquoi se tiennent aujourd’hui ces négociations et quel gain l’économie française pourrait en tirer dans le futur. Car s’il n’y avait aucun gain envisageable, pourquoi donc, diable, perdrions-nous du temps et de l’énergie avec ces négociations ?

François Hollande n’est pas ici un acteur qui façonne son pays, mais un piètre commentateur qui rabâche les antiennes déjà entendues mille fois…


La France de l’excellence

Cela a été sans doute le meilleur passage du discours de François Hollande et la meilleure réponse tant aux prophètes du déclin français qu’aux nationalistes sans imagination : « Ce qui nous menace au début du XXIe siècle, c'est la résurgence du nationalisme, il se nourrit des excès de la mondialisation, il provoque le repli, le refus, le rejet, la fermeture des frontières, la sortie de l'euro et, en fait, de l'Europe, l'exaltation de l'identité nationale pour mieux écarter ceux qui n'y auraient pas profondément leurs racines, cette tentation parcourt, hélas, toute l'Europe. ».

François Hollande a voulu ainsi rappeler l’image très positive que la France bénéficie à l’extérieur : « Après les épreuves qui nous ont frappés, une image revient lorsqu’on parle de la France. L’image, c’est notre mode de vie ou plutôt notre modèle de vie. Il ne s’agit pas simplement de notre histoire, des idéaux que nous portons par héritage, de nos paysages, de la qualité de notre environnement. Non, il s’agit de bien plus que cela, il s’agit de l’idée de la France, de l’âme de la France. Comment la résumer ? On la trouve dans l’amour de la liberté mais aussi dans l’excellence de notre recherche, dans l’ingéniosité de nos entrepreneurs, le savoir-faire de nos ouvriers, la qualité de nos agriculteurs, la vitalité de nos créateurs, de notre culture. Bref, cette forme d’harmonie, même si nous en connaissons, nous, ici les fragilités. ».

Et de conclure sur un élément essentiel dont certains Français n’ont pas assez conscience : « La France est un des rares pays à assurer sa sécurité par elle-même, la France est une nation souveraine qui décide de manière indépendante, la France est un pays qui a une influence très grande dans le monde, dont le rayonnement est apprécié, dont les atouts sont reconnus. ».

J’aurais aimé l’entendre prononcer pareilles paroles avant 2012.


Et demain ?

Sur ces derniers points, François Hollande a exprimé des choses sensées et raisonnables qui pourraient faire consensus s’il n’avait pas sombré, depuis de si nombreuses décennies, dans un esprit partisan de mesquineries intellectuelles.

En disant de façon très provocatrice le 14 avril 2016 : « La France va mieux ! », François Hollande a utilisé sa dernière cartouche de la méthode Coué. Il n’a cessé d’en user et abuser tout au long de son quinquennat, sentant le vent de la reprise en pleine récession, humant une amélioration sur le front du chômage en pleine désindustrialisation, promettant un arrêt des hausses fiscales après avoir assommé tant les ménages que les entreprises par plus de 30 milliards d’euros d’augmentation d’impôts et de taxes en tout genre.

Ce qui est déplorable dans un paysage médiatique pourtant très friand de Hollande bashing, le mot d’ordre "La-France-va-mieux" semble avoir été adopté par toutes les grandes marques de lave-cerveaux reconnues que sont les médias.

Que François Hollande ne s’adresse qu’à ses fans et à ses laudateurs professionnels avec la méthode Coué, cela ne lui suffira pas pour convaincre les quelque 18 à 20 millions d’électeurs dont il aura besoin pour gagner sa réélection… à moins que si ?


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (09 mai 2016)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
L’entre-soi.
Le discours au Théâtre du Rond-Point le 3 mai 2016 (texte intégral).
Grande nation cherche Président de la République.
Manuel Valls.
Emmanuel Macron.
La méthode de François Hollande, efficace à 0%.
Le livret citoyen.
François Hollande, le grand calculateur.
François Hollande et le manque d’ambition.
François Hollande et Angela Merkel.
La déchéance de la République ?
L’annonce de la déchéance de la nationalité (23 décembre 2015).
La démission de Christiane Taubira (27 janvier 2016).
François Hollande sécuritaire (16 novembre 2015).
Loi n°2015-912 du 24 juillet 2015 relative au renseignement.

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5 réactions à cet article    


  • Laulau Laulau 9 mai 11:29

    S’il était un peu plus clairvoyant, Rakoto aurait remarqué que F. Hollande n’est pas le seul à parler de « la gauche » quand il s’agit en fait du parti de Solférino. Tous les journalistes, présentateurs TV, « pipols » et autres Yanick Noah le font aussi. C’est une façon bien pratique d’enfumer le bon peuple, de gauche comme de droite.
    Rakoto a l’air de s’en plaindre, mais en fait tout son argumentaire fait la même confusion puisqu’il ne parle jamais de la vrai gauche. Ce que je ne comprends pas c’est la raison pour laquelle il critique avec tant d’obstination un parti, le PS, qui fait somme toute la même politique que celle que feraient les Sarkozy, Juppé, Bayrou et compagnie.


    • Ouallonsnous ? 9 mai 18:31

      @Laulau

      Dans la foulée des promesses « solfériniennes » de Culbuto 1er l’insane, a propos des promesses de Valls voici la dernière : (AFP, 13 février 2016).

      Aprés le 13 novembre, le premier ministre a assuré avec certitude qu’il y aura d’autres attentats « d’ampleur » en Europe. Il a ajouté que le monde était entré dans une époque d’hyperterrorisme. Nous devons cette vérité à nos peuples : il y aura d’autres attaques, des attaques d’ampleur, c’est une certitude. Cet hyperterrorisme est là pour durer, même si nous devons le combattre avec la plus grande détermination", a dit Manuel Valls. Celle-là, il la tiendra. Puisqu’il en reproduit quotidiennement les conditions.

      Nous manquons cruellement de pensée et d’analyse sur le monde dans lequel nous vivons. Ceux que l’on appelle les «  médias » ne sont plus capables depuis longtemps de parler du réel en des termes clairs et objectifs. Les médias jouent un jeu pervers en manipulant les esprits comme le fait la publicité. En fait nous vivons dans une société de spectacle et de propagande qui sous couvert de séductions immédiates nous vend une idéologie de consommation (tout est bon à prendre pourvu que l’on ait l’ivresse et que l’on reste planqué entre ses quatre murs) afin de remplacer la vraie vie, l’expérience, la critique et l’analyse de nos actes et surtout de celles des actes de nos dirigeants politiques ; et aussi des « décideurs » qui font la pluie et le beau temps sur les murs de notre quotidien.

      Ces décideurs/manipulateurs de notre vie quotidienne encouragent la violence et la pornographie, notamment en direction de la jeunesse et des plus fragiles et des sans repères (notamment des jeunes hommes).

      Mais où sont passés nos repères ? Lorsque sont mis sur le marché (et bientôt de Noël !) des jeux vidéo ultra violents où l’on choisit son personnage en endossant son rôle (virtuel) de méchant qui tire à la Kalachnikov en arrosant tout sur son passage, je ne peux que faire le lien avec l’idéologie fasciste, qui prône que la mort est au-dessus de la vie. Que son prochain n’est rien, n’a aucune valeur humaine.

      Je ne suis pas étonnée ou en tout cas je parviens à comprendre pourquoi des jeunes qui ont un mental d’éponge perçoivent ce monde virtuel et violent comme une forme de réalité qui peut basculer dans leur propre monde et les rendre « invulnérable ». Certains d’entre eux partent rejoindre des groupes terroristes en Syrie, au Yémen, en Libye, en Irak, en Afghanistan qui les formeront comme des militaires donc « comme des hommes » et/ou en « martyr » au nom d’une idéologie fasciste sous couvert d’une religion prônée par des fanatiques qui aiment la mort (et surtout celle des autres).

      Je pense que nos gouvernements successifs ont leur part de responsabilité. Que cette société est responsable et que nous les citoyens sommes responsables du monde que nous faisons. Car lorsqu’il y a un terrain qui se prête au jeu de la violence et de la pornographie c’est que quelque part il y a soumission. Nous sommes un peuple soumis. Chez les Romains on offrait en spectacle à la populace les jeux des gladiateurs et le public levait le pouce vers le haut ou vers le bas pour décréter s’il laissait ou non la vie au combattant.

      Je pense que nous en sommes arrivés là. Nous régressons avec de nouveaux outils perfectionnés, que ce soit la télé réalité, les jeux vidéo violents, la pornographie dans les clips ou sur internet, ou le spectacle du terrorisme. A quoi sert le terrorisme sinon à faire peur ? Et à se dire, «  je suis encore vivant » et à regarder la mort de l’autre, des autres, en voyeur.

      Je dis cela car si je sais bien que nous sommes en empathie avec les victimes de la terreur, ne nous voilons pas la face, nous nous disons « si cela avait été moi ou un proche qu’est-ce que j’aurais ressenti, quelle angoisse ? Quelle peur ? »

      Ce monde du spectacle de la mort et de l’ignominie nous façonne dans notre inconscient, il nous manipule.

      Nos acquis sociaux sont devenus peau de chagrin. Les politiques affirment cyniquement (je pense à Valls) qu’ils n’ont pas besoin de tenir leurs promesses électorales, ce qui veut dire que le vote des électeurs ne vaut plus rien.

      C’est tout de même fort de café dans un pays qui se dit démocratique !

      Alors le Front National jubile devant tant d’incompétence des politiques, devant tant de mensonge et de mépris. On sait bien que les Le Pen et consorts sont des charognards mais ils servent bien ces incapables qui nous gouvernent et qui les utilisent à leur tour comme pare feu contre toute rébellion populaire. Alors le bon peuple de France se laisse manger de la laine sur le dos parce qu’il a peur que ce qui lui reste du peu d’acquis lui soit retiré. Alors oui il accepte que ses gouvernants aillent faire les va-t’en guerre dans d’autres pays au nom de la soi-disant démocratie, la soi-disant justice !

      Alors qu’ils ont soutenus les magnats du pétrole au Qatar et ailleurs, se sont fait arroser de fric et ont privatisé des pans entiers de services publics comme Air France ! Pour ne citer que ce plus récent exemple, où l’Etat français a accepté de vendre les escales d’Air France les plus intéressantes au Qatar, d’où 3000 postes au rebus et 6 arrestations à 6 heures du matin de travailleurs d’Air France considérés comme des « terroristes » qui déchirent des chemises de chez Untel.

      Où est la justice ? Comment un gouvernement aussi injuste peut-il avoir des actes justes pour réprimer des crimes terroristes ? Comment faire confiance à des médias qui dénoncent des travailleurs d’Air France comme s’ils étaient des voyous ?

      N’est-il pas temps de se ressaisir et de demander des comptes à un gouvernement qui est bien plus occupé à lutter contre les acquis sociaux que de débusquer en amont les terroristes y compris chez ses amis du Qatar ou d’Arabie Saoudite ou de Turquie ?

      Constatons qu’a l’instar de ces derniers commandités par l’oligarchie financière anglo yankee et ses valets, il en vit et en tire sa raison d’être !

      La chasse au terrorisme il faut la commencer là où elle a pris naissance, dans les temples de la finance mondiale, la City et Wall Street et ses complices, chez nous ; l’Elysée , le Ministère de l’intérieur et celui des Affaires étrangères, tous relayés par l’Assemblée nationale, le Sénat et la haute administration !


       


    • Debrief 9 mai 13:15

      Belle analyse d’un discours que n’aurais pas eu la patience de supporter. Que de mots, de phrases alignés qui se veulent dans la lignée des « grands hommes » mais qui se bornent à former un brouhaha grandiloquent autour d’un vide politique intégral. Les mots remplacent les actes, le néant se comble avec le bruit de la voix et le slogan répété méthode Coué (la France va mieux) remplace l’analyse ou la simple constatation de l’évidence. Le tout prononcé avec cet air pompeux qui ridiculise les hommes ordinaires qui se la pètent dans le théâtre des vanités. Des paroles sonores qui alimentent médias et écoles du pouvoir pour fabriquer des courants d’air alimentant d’autres moulins de l’inutile. Et tout ça nous cerne, nous est imposé chaque jour pour nous souler, nous casser les burnes jusqu’à l’excès. Plus un mot, fermez-la, ferme-la Président, tais-toi, arrête, stop, ça suffit.


      • gimo 9 mai 17:55

        @Debrief
         
         les élections  c’est l’art de se faire voler d’être esclave des minable et nul payer
        un prix fou et un train de vie criminel
        c’est leur donner le bâton pour se faire frapper

        et on discute du sexe des ages de droite de gauche bref des choses peut constructives
         les candidats des personnes sans compéence 
        la seule c’est de mentir et prendre les citoyens pour des cons
        « 

        Attention si cest pas nous »" qui vous font les poches !!!!!!!!!cest lguerre civile HE HE HE

        et les cons ont peur ON VOTEet c’est parti pour un tour minable tout cas

        Je ne m’appelle pas Boris vian

        mon pseudo c’est gimo peut être du vent

        j’appele tout les soldats les gendarmes et les braves gens

        les policiers a ne pas tirer sur vos parents

        pour un salaire payer par notre argent

        ne devenez pas des meurtriers

        pour défendre escorter et protéger des tyrans

        ne soyez pas complice esclave d’une folie ayez un peut d’honneur et de dignité

        et il n’y a que les islandais qui ont compris comment on traite des voleurs et des assassins pour le moment, avec la dignité d’un état vraiment civilisé


        Le président Ben Ali n’avait plus d’autre choix que de capituler. Dans cette escalade de la violence, il avait été pris à son propre piège. La presse, aux ordres du pouvoir, n’était plus lue. La télévision officielle plus regardée. Entre le président et son peuple, il n’y avait plus rien d’autre que la force. Et donc une impasse absolue.


      • Clofab Clofab 9 mai 19:32

        Joli tableau de cet imposteur minable !En ce qui concerne les merdias Français, voici un article assez interressant :

        Pas besoin d’être Mme Irma pour prédire ce qui arrivera dans un an…

        http://www.bvoltaire.fr/alex-verrier/besoin-detre-mme-irma-predire-arrivera-an,255642 


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