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Accueil du site > Actualités > Politique > François Hollande, président gestionnaire

François Hollande, président gestionnaire

Il y a les présidents visionnaires et les présidents gestionnaires. Au cours d'un entretien avec David Pujadas qui ne restera pas dans les annales, François Hollande s'est revendiqué de la seconde catégorie. Les grandes réformes attendront. Croisant les doigts pour un retour de la croissance, le chef de l'Etat armé de sa "boite à outils" nous promet d'ici là seulement du bricolage et une simplification administrative.

Bof bof bof. La prestation du président de la république a été à l'image de la météo du moment. Déprimante, avec des beaux jours qui se font attendre. D'ici là la ligne directrice reste la même. Des efforts, encore et toujours. Et ce qui ressemble bien, si on veut être objectif, à des reculs sur des acquis sociaux qu'on n'a plus la capacité de se payer. La France ce n'est ni Chypre ni la Grèce mais un paquebot qui, tel le Concordia, continue à flirter avec les rivages dangereux de la dette et de la banqueroute.

A vouloir être le président de tous les français et plus des socialistes, François Hollande dont la côte de popularité est au plus bas, risque de n'être le président de plus personne. Car finalement c'est Mélenchon le terrible qui a, une fois de plus, le mieux croqué le chef de l'Etat.

Interrogé ce matin sur Europe 1, le co-président du Front de gauche a jugé le discours du président trop technique et pas assez ancré dans la réalité quotidienne des Français. "Je l'ai trouvé désincarné, déshumanisé". Qu'incarne effectivement aujourd'hui François Hollande sinon la victoire du clan des gestionnaires, sans couleur et sans saveur, et sans vrai appartenance à une rive politique ?

Le président de la république est-il un simple comptable en chef des caisses de l'Etat limité à distribuer les économies à réaliser ou doit-il être un chef de guerre capable de galvaniser un pays et de l'unir face à l'adversité économique ?

Las François Hollande après Nicolas Sarkozy ne semble pas avoir compris la nécessité de s'entourer d'un gouvernement de combat et d'un Premier ministre de choc. Or, on ne gagne pas une guerre avec une armée mexicaine et un chef de gouvernement sans autorité. Dix mois seulement après son élection, la gauche au pouvoir est tenté par un aveu d'impuissance soit le discours le plus inentendable par les Français. Penser que le pays tiendra dans la configuration actuelle jusqu'à la fin de l'année 2013 et un frémissement de la croissance constitue un pari dangereux.

Hier soir les français attendaient un choc de combativité qui n'a pas eu lieu. Les efforts de pédagogie déployés ne se sont adressés qu'à des observateurs ou des acteurs politiques. Face à un président décidément trop normal les citoyens se sont conduits pour la plupart comme des téléspectateurs normaux. En éteignant la tv ou en changeant de chaîne face à un programme sérieux mais bien trop ennuyeux.


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7 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 29 mars 2013 12:00

    présidents visionnaires et les présidents gestionnaires

    Intervention digne d’un Premier Ministre et indigne d’un Président de la République !

    Aucune proposition pouvant donner espoir aux Français(e)s.
    Vision à long terme ? Ambition ? Et cætera...


    • LE CHAT LE CHAT 29 mars 2013 12:04

      le Normal est en voie de papandréoutisation !
      les milieux populaires lui ont définitivement tourné le dos.
      Seuls les bobos homosexuels et la caste des fonctionnaires croient encore en lui ..............


      • kitamissa kitamissa 29 mars 2013 12:57

        Pauvre France 5eme puissance mondiale...


        on catapulté sur ton trône un sous- secrétaire de sous- préfecture , étriqué dans ses fringues comme dans ses idées, sans charisme et mou comme un Carambar , une vraie mauvaise blague qui nous est arrivée ce mois de Mai 92 !

        Monsieur Hollande, vous avez brigué pour un mandat bien trop important pour vous, et vous vous êtes entouré d’une bande de guignols et de bras cassés , les gens en ont assez, même ceux de vos amis qui ont voté pour vous se rendent comptent de leur erreur !

        partez vite Mr le Président normal et ordinaire, les Français n’en peuvent plus !! et un jour ça va finir par péter !!

        • Taverne Taverne 29 mars 2013 13:09

          Ce discours me laisse avec pas mal d’interrogations.jje n’en citerai que quelques-unes :

          - le respect de la démocratie. Jusqu’ici, le dernier mot revenait, en matière de lois, à l’Assemblée nationale, aux élus du peuple. Mais Hollande a déclaré sans complexe qu’en cas de vote dans un sens qui ne conviendrait pas aux syndicats, ce serait à ceux-ci de trancher. Des syndicats que l’on dit pourtant très peu représentatifs. Ce cas n’est qu’un exemple, mais qu’en dites-vous ?

          - le favoritisme dans la rigueur. Maintenant que Hollande, par son intervention au Mali, incarne bien son rôle de chef des armées, il décide de sanctuariser le budget militaire. Hollande aurait-il des « chouchous » intouchables même par temps de grande rigueur ? Pourtant, je suis persuadé que l’on peut trouver quelques économies à réaliser sur un budget aussi énorme...


          • superyeti superyeti 29 mars 2013 13:12

            La seule annonce concrète d’Hollandréou est celle que les ouvriers ne voulaient pas entendre, l’allongement de la durée de cotisation pour les retraites, après les 20 milliards de cadeau fait au MEDEF et la future loi (ANI - accord MEDEF-CFDT) votée en avril par le parlement, ça commence a faire beaucoup.

            Les dirigeants du Parti Scélérat agissent comme si ils voulaient que les ouvriers se révolte, c’est peut être le but recherché pour mieux réprimer toute tentative de désobéissance aux diktats de Bruxelles et des banques, car a n’en pas douter, les ouvriers européens ne supporteront pas éternellement les injustices que font subir l’oligarchie européenne et les banksters.

            Comment comprendre la distribution par centaines de milliards d’euros pour sauver un pouvoir financier qui s’est lui même mit dans la merde, alors que de l’autre coté on demande de plus en plus de sacrifice a des petites gens qui sont en rien responsables de cette crise, et cerise sur le gâteau, quand ces même personnes demandent des explication, on leur dit qu’ils sont trop cons pour comprendre et que de toute façon les décisions se prennent au niveau européen.


            • ecolittoral ecolittoral 29 mars 2013 13:26

              Hier soir, je n’ai pas regarder cette émission...en fait, depuis de nombreuses années, je zappe les politiques quels qu’ils soient. Désintérêt de la politique ? Non, bien au contraire !

              Droite, gauche, centre etc...il arrive un moment ou on se lasse. Toujours les mêmes discours, pas de projet de société et des « références » complètement dépassées !
              Président gestionnaire ! Non ! Présidents gestionnaires.
              Ils ne savent faire que ça ! 
              Croissance qui reviendra(?). Il suffit d’attendre et de gérer.
              Dette astronomique...qui augmente et ne sera jamais rembourser ? Oui mais, chez les autres c’est pareil ! Il suffit d’attendre et de gérer.
              Augmentation des énergies ? ...attendre et gérer.
              Relancer les productions AVANT que le commerce international ne s’effondre ? attendre et gérer.
              Avant la banque(?)route du système financier ? Idem.

              C’est la fin de la notion de croissance. On a crut (croître) pendant un siècle. On ne peut plus aujourd’hui (les BRICS de moins en moins).
              Attendre la croissance pour relancer revient à espérer le retour au banquet alors que la fête est finie.
              Je ne regarde plus les interventions des politiques, je m’intéresse beaucoup à ceux qui font déjà autrement. 
              Il n’y a plus grand chose à gérer. Il y a énormément à inventer ET réinventer.

              • julius 1ER 30 mars 2013 09:53

                autant Sarkosy a été le plus mauvais Président de la République pour avoir totalement souscrit à l’idéologie Ultra- Libérale et ses travers, autant Hollande est arrivé sans projet, vainqueur par défaut presque, mais cela n’est porteur d’aucune ambition pour le pays ni de message pour la cohésion et le vivre en commun hors dans une période de guerre, il faut avoir l’ambition de pouvoir impacter les choses, sinon à quoi sert la gouvernance, c’est le défi auquel sont confrontés les Français et nul doute qu’il risque d’y avoir de sérieuses remises en question si l’horizon indépassable sont les 3% du déficit budgétaire................... ;

                pas de projet pour une autre République, une autre Constitution, une autre organisation du millefeuille territorial, une autre organisation sociale etc..................il est dans le dogme de la croissance pour renouer avec l’emploi, ce qui maintenant est un mensonge avéré, car depuis 40 ans le nombre de chômeurs n’a pas réellement diminué et depuis 5 ans par contre c’est une véritable explosion du chômage auquel nous sommes confrontés, et ce n’est pas avec une croissance anémique que le problème sera réglé, il y a fort à parier que les gens n’attendront pas 5 ans pour voir une quelconque amélioration de la situation économique... ;

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