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Accueil du site > Actualités > Politique > Frexit : il est urgent d’attendre

Frexit : il est urgent d’attendre

Les conséquences du Brexit n’en finissent pas de faire des vagues. Et comme l’on pouvait s’y attendre, quelques politiciens et de nombreux internautes exigent que soit organisé en France un référendum sur le maintien ou non de notre pays dans l’Union Européenne. Une initiative à haut risque dont beaucoup ne mesurent pas la portée...

Les jeux sont faits et, de fait, rien ne va plus pour le Royaume-Uni au lendemain du Brexit. David Cameron, persuadé d’une victoire confortable, a engagé sur un coup de poker politique son pays dans la voie référendaire avec un double objectif en grande partie lié à la pérennisation de son propre pouvoir au 10 Downing Street : 1) resserrer autour de lui les rangs des conservateurs ; 2) diminuer dans l’opinion britannique l’influence croissante du parti populiste UKIP en infligeant à celui-ci une défaite aux effets durables.

Or, rien n’a fonctionné comme l’avait voulu David Cameron : entre la révolte des populations rurales et celle des classes populaires dans les anciennes villes industrielles sinistrées, les partisans du Brexit ont eu beau jeu de dénoncer le carcan bruxellois et de pointer sur l’immigration un doigt accusateur. Comme l’on pouvait s’y attendre, cela s’est fait sans la moindre mesure dans une campagne électorale marquée, dans chaque camp, par des mensonges éhontés et des intimidations caricaturales. Le coup de grâce est venu du Sun : en affichant à la Une son soutien inconditionnel au camp du Brexit, le très populaire tabloïd a probablement rallié à la cause du « Out » nombre d’électeurs hésitants.

Le Brexit entériné, le Royaume-Uni donne désormais l’impression d’un pays sous le choc, habité par des électeurs qui ne parviennent pas à se débarrasser de leur gueule de bois. Comment pourrait-il en aller autrement alors que David Cameron, défait, a dû annoncer son départ ? Alors surtout que les figures emblématiques de la campagne en faveur du Brexit, Nigel Farage et Boris Johnson, donnent l’impression de poules qui ont trouvé un couteau, autrement dit de vainqueurs incapables de mettre en musique les effets de leur victoire. Entre ces gagnants déconfits et les trois-quarts de parlementaires restés favorables au maintien dans l’Union Européenne, on comprend aisément le désarroi des Britanniques.

Et ils ne sont pas au bout de leurs peines, ces pauvres Britanniques, entre la possible – sinon probable – sécession de la très europhile Écosse, et les difficultés économiques à venir. Car le Royaume-Uni pourrait souffrir d’un Brexit non anticipé et potentiellement porteur d’effets dévastateurs sur l’économie du pays, le pouvoir d’achat des citoyens et le marché de l’emploi.

Un déficit du commerce extérieur catastrophique

Or, il faut savoir que la situation n’est déjà pas brillante. Certes, la position de la place financière de Londres et les activités de la City semblaient jusque-là florissantes, mais masquaient artificiellement une réalité nettement moins glorieuse : l’abandon de l’activité agricole et, plus inquiétante, la quasi disparition de toute industrie au profit d’une économie financiarisée très largement hors-sol.

Le Royaume-Uni, c’est en 2015 5,1 % de déficit public contre 3,5 % en France ; 90,6 % de dette publique contre 95,7 % pour la France ; 162 milliards d’euros de déficit du commerce extérieur contre 45,7 milliards en France ! Et l’on dit de la France qu’elle ne va pas bien ! Que penser de la situation britannique sur les mêmes critères, sinon que le Royaume-Uni se porte encore plus mal ? Certes, l’on peut évoquer le taux des demandeurs d’emploi, en apparence nettement plus favorable aux Britanniques, mais chacun sait que ces données sont à prendre avec des pincettes eu égard au nombre effrayant outre-Manche de petits boulots à temps partiel et sous-payés.

Brexit oblige, le Royaume-Uni va devoir affronter dans les prochains mois les effets du référendum, et s’ils n’entendent pas « punir » les Britanniques, les Européens – après quelques hésitations d’Angela Merkel – ne sont pas moins solidaires pour exiger une mise en route rapide du processus de sortie sans la moindre négociation préalable, ne serait-ce que pour réduire les incertitudes des marchés potentiellement génératrices d’une réduction des investissements et, en corollaire, d’un ralentissement de l’activité.

Difficile de savoir ce qui va se passer réellement. Les experts en économie eux-mêmes divergent sur les scénarios envisageables. Mais une chose semble évidente : Londres ne pourra plus prétendre garder intact l’ensemble de ses positions, et il est probable qu’un certain nombre de sièges sociaux soient transférés vers Amsterdam, Francfort ou Paris, ainsi qu’une partie de l’activité des grands groupes bancaires. De même est-il devenu aberrant que 40 % des transactions en euros se fassent à la City alors que le Royaume-Uni, déjà absent de la zone euro, décide de sortir de l’Union Européenne.

Tout cela nous amène à la situation de la France. D’ores et déjà, des voix s’élèvent pour demander à l’exécutif l’organisation d’un référendum portant sur le maintien ou non de la France dans l’Union Européenne. Autrement dit, l’opportunité d’un « Frexit ». Des voix en l’occurrence minoritaires et pas forcément bien inspirées. La sortie du Royaume-Uni va en effet offrir un cas exemplaire des conséquences d’un départ de l’Union Européenne. Dès lors, est-il raisonnable de s’emballer sur un processus des plus aléatoires alors que dans un délai de quelques années il sera possible de mesurer de quelle manière le Brexit aura été profitable au Royaume-Uni ou, a contrario, se sera révélé négatif pour le pays et pour ses habitants.

En matière de Frexit, il est surtout urgent d’attendre.

C’est apparemment ce que pense une majorité de Français si l’on en croit deux sondages parus à quelques jours d’intervalle. Le premier, réalisé pour Paris-Match et I-télé par l’institut Odoxa les 23 et 24 juin, portait sur une question claire : « Seriez-vous favorable ou opposé à ce que la France sorte de l’Union Européenne ? ». Il y a été répondu « favorables » par 35 % des personnes interrogées contre 64 % de sondés «  opposés  » à cette sortie de l’UE, 1 % ne se prononçant pas. La seconde enquête, réalisée par TNS-Sofrès pour Le Figaro et RTL du 24 au 27 juin, posait elle aussi une question claire : « Si un tel référendum était organisé en France, quel serait votre vote ? » 33 % des sondés ont opté pour la sortie de l’Union Européenne tandis que 45 % se déclaraient pour le maintien dans l’UE, 22 % ne donnant pas de réponse à la question posée.

Des résultats certes contrastés dans le traitement des indécis – Odoxa ayant manifestement incité ces derniers à trancher contrairement à TNS-Sofrès –, mais des résultats néanmoins convergents : malgré les nombreux griefs contre l’autoritarisme de Bruxelles et la perte de souveraineté sur de nombreuses questions ne relevant pas de la politique communautaire telle qu’ils la souhaitent, nos compatriotes ne veulent pas que la France sorte de l’Union Européenne. Ils étaient d’ailleurs très favorables au maintien du Royaume-Uni dans l’UE et considèrent, à une très large majorité, que le Brexit va se révéler négatif, non seulement pour les Britanniques, mais également pour notre pays.

Il va de soi que ces données ne vont pas dans le sens souhaité par les tenants d’un « Frexit », notamment chez les populistes du Front National dont les relais sur le net ne se privent pas de dénoncer la non-fiabilité des instituts de sondage, prétendument au service de l’oligarchie et de ce fait vecteurs de chiffres arrangés pour servir les intérêts des puissances industrielles et financières. On peut toujours croire cela, ou affecter de le croire, mais c’est faire fi d’une réalité constante : seuls ceux dont les intérêts politiques sont desservis par les résultats des sondages en contestent la validité, les mêmes personnes s’empressant d’en brandir les résultats lorsqu’ils leur sont favorables.

En 2005, les sondages avaient donné le NON vainqueur

Pour se convaincre de l’absurdité de ce procès récurrent, il suffit de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur pour observer ce qui s’est passé en 2005 en amont du référendum sur le projet de traité constitutionnel européen dont le verdict a été si scandaleusement bafoué par Sarkozy et les membres du Congrès en février 2008. Pour mémoire, rappelons que tous les « partis de gouvernement » et la quasi-totalité des éditorialistes appartenant aux grands médias appelaient à voter OUI. Or, si la plupart des sondages ont été favorables au OUI durant la campagne, le fait est que cette tendance a progressivement diminué pour s’inverser en fin de campagne au fur et à mesure de la prise de conscience par nos compatriotes de l’essence libérale et castratrice du projet. Une inversion qui s’est produite malgré un matraquage sans précédent en faveur du OUI. Et c’est ainsi qu’avant le scrutin le NON était donné gagnant par la plupart des instituts, à l’image de : CSA, 55 % pour le NON ; Louis Harris : 54 % pour le NON ; IFOP : 53 % pour le NON !!! Qui peut sérieusement croire que des instituts aux ordres des gouvernants auraient publié de telles prévisions annonciatrices d’un désaveu aussi cinglant des grands partis et des médias mainstream ?

Pour en revenir à l’Union Européenne, le fait est que, secouée par le Brexit et menacée par la montée concomitante des populismes, elle va devoir impérativement revoir sa copie sous une forme ou une autre. Les 27 chefs d’état et de gouvernements prendront-ils la mesure de la nécessité et de l’urgence ou se contenteront-ils de mesurettes de façade destinées à enfumer les peuples ? L’avenir nous le dira. Mais si rien de significatif ne se passe, sans doute faudra-t-il brandir la menace d’une sortie de l’Union Européenne. Et sur ce plan-là, c’est indiscutablement Jean-Luc Mélenchon qui est le plus crédible car lui, élu à la tête du pays, aurait sans nul doute le courage politique de tordre le bras aux partenaires timorés pour obtenir la négociation d’un nouveau traité.

Faute de quoi, si les Français en décidaient ainsi, la France sortirait de l’Union Européenne, ce qui entraînerait ipso facto la mort de l’UE, victime de sa fuite en avant libérale et de son mépris des peuples.


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295 réactions à cet article    


  • Phoébée 29 juin 17:35

    Pourquoi revoir sa copie ? L’UE doit dégager !

    Le Frexit aura lieu de toute façon.

    DEGAGE L’UE !

    US cesse de toucher le cul à ma république !


    • Phoébée 29 juin 17:36

      Par contre tu peux baiser Merkel si tu veux ......


    • Fergus Fergus 29 juin 17:55

      Bonsoir, Phoébée

      Je crains que, dans le contexte mondialisé, il n’y ait plus de place pour des nations isolées petites ou moyennes. Seule une entité politique et économique européenne - quelle qu’en soit la nature - pourra faire face aux grands blocs existants ou émergents. Croire le contraire relève, à mon avis, d’une grave erreur d’appréciation.

      Encore faut-il que cette « entité » - en l’occurrence l’Union Européenne - revoie sa copie en matière de règles de fonctionnement - l’unanimité a démontré sa nocivité - et en matière de partage des compétences avec les pays membres.


    • Auxi 29 juin 18:02

      @Fergus
      Je crains que, dans le contexte mondialisé, il n’y ait plus de place pour des nations isolées petites ou moyennes.


      Je crains pour ma part qu’il n’y ait plus de place non plus pour le respect du suffrage universel.
      Une seule solution : le MANDAT IMPÉRATIF.

    • JBL1960 JBL1960 29 juin 18:05

      @Fergus Parce que ce baser sur de sombres sondages Paris Match et ITélé n’est pas une grave erreur d’appréciation ? Gilad Atzmon dit que la GB ne partira pas de si tôt mais n’a pas du tout la même analyse que vous (traduit et publié par R71) =
      https://resistance71.wordpress.com/2016/06/29/brexit-vraiment-pas-de-si-tot/


    • Ben Schott 29 juin 18:23

      @Fergus
       
      « Je crains que, dans le contexte mondialisé, il n’y ait plus de place pour des nations isolées petites ou moyennes. »
       
      Ça tombe bien, la France n’est ni isolée ni petite. Ce qui n’a pas empêché la Corée du Sud (55 millions d’habitants – petit pays qui n’a pas « sa place dans le contexte mondialisé ») de lui ravir la cinquième place d’exportateur mondial.
       


    • Alren Alren 29 juin 18:35

      @Fergus

      Je crains que, dans le contexte mondialisé, il n’y ait plus de place pour des nations isolées petites ou moyennes.

      Diable  ! Monaco ou Andorre vont donc cesser d’exister ?

      Et la Suisse, à la mode ces temps-ci, balayée ?

      Non  ? Ce sont pourtant des nations petites ou moyennes !


    • Fergus Fergus 29 juin 19:19

      Bonsoir, Auxi

      Le « mandat impératif » est séduisant sur en théorie mais inapplicable dans la réalité eu égard aux évolutions de la conjoncture économique, sociale ou géopolitique qui peuvent infléchir de manière significative la gouvernance en cours de mandat.

      A mon avis la solution est dans un suivi de l’action des élus dans le cadre d’une instance permanente indépendante et habilitée à informer les citoyens. Ce peut être un jury populaire ou toute autre forme d’habilitation à questionner les élus et à rendre compte des réponses, année après année.


    • Fergus Fergus 29 juin 19:24

      Bonjour, JBL1960

      Ne tombez pas dans ce piège d’une fantasmée manipulation sondagière : les instituts font leur boulot à peu près correctement, même s’il peut arriver qu’ils puissent donner un léger coup de pouce à la marge à telle ou telle option.

      Les sondages de 2005, que j’ai évoqués dans l’article, sont à cet égard édifiants : les instituts ont, à un poil près, donné en amont du référendum, le résultat de celui-ci alors qu’il allait contre la volonté des « élites » politique et médiatique, quasiment toute en faveur du OUI.


    • Fergus Fergus 29 juin 19:35

      Bonjour, Alren

      Monaco et Andorre sont des principautés qui bénéficient de statuts particuliers auxquels ne peuvent pas prétendre des pays comme la France.

      Quant à la Suisse, elle est également un cas à part du fait de la richesse qu’elle s’est constituée autour de l’activité bancaire et de son positionnement - favorisé par cette richesse bancaire - sur des créneaux industriels de technologie de pointe. Cela dit sans oublier les apports du tourisme dans l’un des plus beau pays d’Europe, aussi bien en hiver qu’en été. N’oubliez pas qu’avant les banques et la concomitante neutralité qui a favorisé l’implantation de celles-ci, le Suisse était, à l’aube du 20e siècle, l’un des pays les plus pauvres d’Europe ! Assurément un cas à part.

      Autre cas à part qu’Asselineau met souvent en avant pour montrer les possibilités de réussite hors UE : la Norvège. Là aussi, ce pays est atypique car, pour une faible population, il dispose de formidables richesses minières et pétrolières. A tel point que le niveau de vie y est l’un des meilleurs d’Europe, ce qui rend - et c’est dommage tant ce pays est magnifique - les voyages au pays des fjords exorbitants. 

      Disposons-nous en France de telle richesses ? Evidemment non !


    • Phoébée 29 juin 19:37

      @Fergus
      ’Croire’ c’est le mot clé .....continuez en ce sens moi je veux juste arrêter le massacre *


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 29 juin 20:44

      @Fergus

      Disposons-nous en France de telle richesses ? Evidemment non !

      Evidemment que la France dispose d’immenses richesses. Il n’y a que les déclinologues et les eurolâtres séniles pour prétendre le contraire !
      Et on est en droit de se demander pourquoi ils mentent à ce point.

      La France de Péguy, de Bernanos, de Camus et de Céline n’a rien à envier à personne... Il est vrai que des incultes les ont remplacés par Annie Ernaux !

      Notre agriculture a été massacrée par des subventions européennes.
      Notre industrie a été vendue à la casse pour complaire à l’UE.
      Nous produisons une énergie nucléaire sûre et économique, mais nous devons subventionner les lubies vertes de lobbies étrangers.
      Nous subventionnons des parasites culturels cosmopolites et nous devons mépriser notre patrimoine.
      Le France a toujours été un modèle pour l’assimilation des immigrés, mais on veut lui imposer un communautarisme étranger à sa culture.

      Votre Europe ne sera jamais rien d’autre qu’un mouroir parce qu’elle n’a pas d’âme !


    • Croa Croa 29 juin 23:08

      À Alren,
      Monaco et Andorre ne sont pas des pays complètement indépendants. On appelle ça des principautés mais ce ne sont que des seigneurie vassales d’un “prince” devenu virtuel puisqu’il n’y a plus de roi.
      Monaco est un protectorat Franco-américain (en pratique ; Officiellement c’est français ; C’est aussi un paradis fiscal : il en faut !)
      Andorre n’est plus tout à fait une seigneurie puisque maintenant elle est gouvernée par un parlement. Le problème c’est qu’elle dépend du comte de Foix, donc maintenant de la France et en même temps de l’évêque d’Urgell, donc de l’Espagne, et cette double-suzeraineté fit que ce territoire conserva sa relative indépendance politique. Mais plus maintenant puisque les andorrans doivent appliquer les directives européennes comme leur deux suzerains smiley
      Donc : Mauvais exemples ! smiley smiley
      *
      Par contre la Suisse est un bon exemple : Ce pays là est VRAIMENT indépendant. En plus le régime est nettement plus démocratique.


    • Croa Croa 29 juin 23:16

      À Fergus,
      Croire que la richesse des suisses réside uniquement dans ses banques est une idée reçue qui a la vie dure. Ce n’est pas négligeable mais ça n’explique pas tout loin, de là. La suisses a bien d’autres richesses, industrielles, agricoles, etc... Sa spécificité c’est surtout d’avoir su bien les protéger contrairement aux pays de l’Union Eutotalitaire.


    • Extra Omnes Extra Omnes 30 juin 03:14

      @Fergus
      vous en dites des chapelets de sottises. Comme un « croyant », vous avalez l’hostie les yeux fermés...

      La Suisse (très riche en pétrole) un cas a part ?
      L’Islande (très grand pays) un cas a part ?

      Ben, la France aimerait bien essayer aussi d’être un cas a part, une nation indépendante et souveraine. Pas un laquais des zuniens. Dommage qu’il y a tant de personnes comme vous et votre cher Moulland qui aime lécher le cul de leurs maîtres. Pourtant la merde qui y est collée pue un max, mais les chiens adorent ces odeurs !


    • jambon31 30 juin 08:43

      @Robert Lavigue
      Bonjour,
      Je suis assez d’accord avec vous ; Et puis Lavigue qui cite Céline ... Ça fait Tilt ! Les autres cités sont pas mal non plus.


    • Fergus Fergus 30 juin 09:34

      Bonjour, Robert Lavigue

      « Votre Europe ne sera jamais rien d’autre qu’un mouroir parce qu’elle n’a pas d’âme ! »

      En l’état actuel de l’UE, c’est vrai. Et cela parce que l’on s’est laisser imposer un modèle européen libéral de type anglo-saxon basé principalement sur les marchés et le libre-échange.

      Mais cela n’enlève rien à l’idée européenne telle que l’ont décrite Rousseau ou Hugo. Or, c’est vers ce modèle dominé par les proximités culturelles que l’on devrait aller et je pense que cela reste possible, à condition de tout remettre à plat !


    • Habana Habana 30 juin 09:50

      @Fergus
      ..le contexte mondialisé...Pouah !

      Vous parlez comme un trader ! J’achète, je vends, je brade, je donne, je mondialise....toujours aux profits des « marchés » émergeant (et des multi-nationales) et aux détriments des nations déjà développées.
      Mais on ne veut plus de ce monde là (et de cette Europe de merde qui se fait sodomiser à longueur de temps) !
      Et comme vous le signalent un grand nombre ci-dessous, une multitude de petits pays s’en sortent très bien !
      Les Coréens sont des rouleaux compresseurs car ils savent ce qu’ils veulent et ils avancent !
      Nous, on est dirigé par des bras cassés et bientôt c’est le retour au 12 ème siècle avec l’Islamisation croissante et leur meilleur VRP Juppé qui sera bientôt le président des Veaux !

    • tonimarus45 30 juin 10:25

      @Fergus— bonjour- etes vous une filiale ce « c dans l’air » et de « bfmtv » a la fois

      Vous repetez la meme propagande que ces « merdias »
      Les anglais la gueule de bois ???? certains oui, les antibrexits, que l’on entend a longueur d’antennne, les pro brexits, qui sont «  »aparemment interdits d’antennes«  », non et cela avec 51,9.
      Et merci de m’epargner ceux qui « soit disant » auraient votes « brexit » en esperant qu’il ne gagne pas ou ceux qui ont fait de meme en«  »croyant« que cela aurait aucune consequence sur le resultat acquis au » bremain«  »
      Et merci quand meme de preciser que, vous etes pour l’europe, qu’elle que soit cette europe et donc si il y a une majorite comme vous, pourquoi se reformerait t’elle ??????et comment l’obliger a ce reformer ????
      Quand a attendre pour un referendum en france, pourquoi ,puisque une majorite est d’apres les sondages ,pour ??? cela conforterait les europeistes ,non ??????

    • tonimarus45 30 juin 10:32

      @Fergus—bonjour—on ne gouverne pas avec des sondages ;Si cela avait ete le cas l’angleterre ne serait pas sortie de l’europe


    • gimo 30 juin 11:35

      @Fergus  Je crains que, dans le contexte mondialisé, il n’y ait plus de place pour des nations isolées petites ou moyennes. Seule une entité politique et économique européenne - quelle qu’en soit la nature - pourra faire face aux grands blocs
       
      L’UE c’est de la foutaise pour idiot et assérvir LES PEUPLE et les faibles
       Le monde a toujours vendu et acheter le meilleur et le moins cher ou que ce soit
      avant Marco polo .
                            Une Union EST PLUS forte  ? ?
       pour qui !! pour quoi !!par qui !! les filous voleurs sans moral ni dignité
      Depuis toujours le monde a eu des vautours et des pigeons soumis pour se faire plumer
       le monde a toujours été en guerre économique en permanence
      depuis la guerre du feu
       le reste c’est de la caca de chat
      ps ; LA VIE est une lutte continuelle contre les prédateurs Un enfer pas un paradis pour neu neu


    • Jean Pierre 30 juin 15:29

      @Fergus
       Théoriquement faire partie d’un grand ensemble devrait représenter un avantage. Malgré cela des petites nations se débrouillent très bien avec la mondialisation. Et sans doute mieux qu’en faisant partie de la zone Euro, puisqu’elles gardent leur monnaie comme variable d’ajustement. Dans la zone Euro la seule variable c’est le coût du travail et c’est ce qui fait peser tout le poids des orientations Européennes sur les salariés les moins qualifiés et les plus précarisés ( qui sont justement ceux qui rejettent l’Europe).


    • Alren Alren 30 juin 15:30

      @Fergus

      Disposons-nous en France de telle richesses ? Évidemment non !

      C’est vrai que personne ne vient en France visiter ses sites et ses monuments, c’est pourquoi elle n’est pas la première destination touristique du monde !

      Elle n’a pas d’artistes et donc pas de musées de peintures et le Louvre est une station de métro.

      Elle n’a pas de musiciens, c’est pourquoi le Boléro de Ravel n’est pas l’air le plus joué au monde et Carmen de Bizet l’opéra le plus représenté, avant les opéras italiens.

      Je ne parle même pas de ses écrivains dont les ouvrages cumulés tiennent dans une petite caisse.

      Elle n’a pas de gastronomie, pas de vins de qualité, pas de produits agricoles et agro-alimentaires qui ait franchi ses frontières comme le camembert.

      Son industrie du luxe n’est pas la première du monde.

      Elle n’a pas de grandes écoles d’ingénieurs et ce sont des Suisses qui ont conçu la carlingue ratée du Concorde alors que les Russes ont brillamment réussi avec le Tupolev 144.

      Plus tard il a fallu la charité des Allemands pour produire avec nous les hélicoptères, la fusée Ariane, les satellites qui leur rapportent tant.

      Ce n’est pas Becquerel qui a découvert la radioactivité, ni les Curie qui ont découvert le radium. Et les Français ne savent toujours pas fabriquer des centrales nucléaires, des sous-marins nucléaires, des bombes H : cela passait trop au-dessus de leur intelligence.

      Elle n’a pas de sportifs de haut niveau.

      Elle n’a pas de siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU.

      Bref c’est un pays complètement ignoré du reste du monde. Quel étranger sait que Paris est sa capitale ?


    • Fergus Fergus 30 juin 16:57

      Bonjour, Jean Pierre

      Le problème est que plus les grands blocs économiques des BRICs vont s’organiser en plus des Etats-Unis, plus la situation des pays isolés va devenir difficile.

      La solution n’est donc pas hors de l’Europe mais dans une UE réformée, capable notamment de revoir sa politique sur les travailleurs détachés, pour ne parler que de cet exemple-là. Si les dirigeants de l’UE ne comprennent pas cela, l’Union Européenne disparaîtra et ils en porteront la responsabilité.


    • Fergus Fergus 30 juin 17:04

      Bonjour, Alren

      Merci pour ce commentaire caricatural qui dénature totalement ce que j’ai écrit.

      Je n’ai évidemment pas parlé de patrimoine culturel, et je ne suis pas le dernier sur ce site à produire des articles sur les Arts, précisément pour en souligner la richesse.

      Quant aux ingénieurs et scientifiques français, inutile de chercher à me convaincre : ma belle-fille est docteur en biologie et chercheuse à l’Institut Pasteur.

      En écrivant « Disposons-nous en France de telle richesses ? », c’est à la Norvège que je faisais allusion !!! A son formidable potentiel pour une population de seulement... 5 millions d’habitants.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er juillet 00:42

      @Pierre JC Allard


      Correction du lien incomplet dans mon commentaire précédent
      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/nouvelle-gouvernance-en-direct-172017

      PCJA



    • bakerstreet bakerstreet 3 juillet 01:38

      @Fergus
      Tiens, c’est curieux, voilà que vous êtes contre un référendum sur l’appartenance à l’Europe, alors que vous l’êtes pour notre dame des landes, en trouvant que le peuple alors s’exprime divinement, et en vous rangeant derrière. 

      Le peuple est parfois mûr pour la démocratie, ou à se soumettre au calcul des margoulin. Parfois non. 
      C’est ce qu’on appelle un avion à géométrie variable, ou alors un vieux coucou sautant à hélices, sautant sur les trous d’air.

       Beaucoup de fumées en tout cas se dispersant dans tous les sens. 

      Vous devriez vous tenir à la description du combat des trente, au lieu de vouloir marcher ou voler avec des chaussures ou des sabots manifestement trop grands pour vous. 

    • Fergus Fergus 3 juillet 09:52

      Bonjour, bakerstreet

      Avant de commenter un article, il convient de le lire, et de prendre également connaissance des commentaires sur le fil.

      Si cela avait été le cas, vous sauriez que je suis favorable à l’organisation d’un référendum sur le maintien ou pas de la France dans l’Union Européenne.

      Encore faudrait-il attendre pour l’organiser qu’un président de la République favorable à ce processus soit élu en 2017, lui seul étant habilité à lancer la procédure.

      Et là encore, il conviendrait de n’organiser ce référendum qu’après que le président nouvellement élu ait mis les cartes sur la table à Bruxelles avec, à la clé, ce choix pour les 27 : soit vous acceptez que l’UE s’engage dans un processus de réforme rééquilibrant le social relativement au marché, soit la parole sera donnée aux Français par voie référendaire.

      C’est grosso modo la ligne de Mélenchon, et c’est celle que j’ai toujours défendue. Il ne vous reste plus qu’à voter Mélenchon en 2017 ! smiley 

      Conclusion : aucune contradiction entre l’avenir de la France et NDDL où, là aussi, le référendum n’a été organisé qu’après des années de bras de fer et un constat de blocage irréductible. 


    • bakerstreet bakerstreet 3 juillet 14:27

      @Fergus
      C’est vrai je l’avais lu j’en aurai profité pour dire ce que je pensais des référendums qui sont un pantomime de démocratie active. La preuve par notre dame des landes, qui obéit à un charcutage opportuniste pour tenter de donner une légitimité à ce qui ne l’es pas ( une anecdote pourtant, la ville de Nantes à 100 voix près passait de l’autre coté....)

      Le Brixit anglais est une rigolade. Un « out » décidé par les personnes âges retraités de la vie et de l’espoir,contre des jeunes qui voient plus loin que les falaises de Douvres. 
      Et voilà comment tout le monde est cocu dans ce pauvre pays, avec des gus qui n’arrivent même plus à assumer leur décision. Le référendum par essence obéit à la pulsion,soit au règlement de compte, ou à l’attente corporatiste. Voilà par exemple la raison, pour laquelle si vous faisiez un référendum à Fessenheim sur la fermeture de la centrale, le pays assurera le statu quo jusqu’à l’explosion finale.
       « Pas si simple » comme vous dites d’habitude, pour dire que vous n’êtes pas d’accord avec votre interlocuteur, dans une posture un brin hautaine et dédaigneuse, et pourtant si. NDdLandes, c’est la marque de Vinci sur la capacité d’un groupe à imposer ces choix économiques, à un régime soumis et affaibli, ayant perdu l’e sens de l’intérêt commun et des enjeux du futur....Sarkozy aura crée l’affaire Tapie, ce régime a fait pire en tordant les lois et les principes, et la simple rationalité, avec cette prédation. Vous pourrez voter Hollande, moi je ne voterai pas Mélenchon, que j’ai pourtant vu défiler lors de la manifestation à Nantes il y a un an. 

    • bakerstreet bakerstreet 3 juillet 14:42

      @Porcu Nustrale

      Le peuple...Laissez moi rigoler....Quand j’entend Marine parlez de démocratie, mes oreilles sifflent, et je me bouche le nez pour éviter les flatulences. Où je suis d’accord avec Fergus c’est de constater que le Brexit anglais a été du à des opportunistes qui ont joué avec une arme. La légitime défense existe, me direz vous. 
      Ouai, c’est comme ça qu’on arrive au port d’arme pour tout le monde, comme aux states, et à loi du colt,.
       Le référendum obéit à cette logique à deux balels.....« J’ai juste voulu leur faire peur en sortant mon arme, je pensais pas que je tuerais quelqu’un », comme dirait cet imbécile de Cameron.
       Ne parlons pas du maire de Londres, qui n’arrive même pas à assumer son héritage. Ce brexit est la preuve par 9 de l’inconséquence de ce genre de décision, pour un problème grave, qui touche aux intérêts vitaux, et à l’avenir. 
      Maintenant c’est la gueule de bois dans ce pays, où s’il fallait revoter, je suis persuadé que le vote serait largement inversé, nous disant clairement la clairvoyance de vos votants, jouant à la roulette russe, les yeux bandés, ne savant même pas pour certains ce qu’est l’UE

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 29 juin 17:39

      Bonjour Fergus.


      Vous avez raison, tout se passe comme si les deux camps étaient dépassés par le résultat !

      Cameron a fait un faux calcul, et les résultats montrent que les dirigeants politiques sont souvent de piètres politologues, mais Johnson a fait un calcul vicieux : il espérait le maintien en prêchant pour la sortie dans le cadre de son arrivisme personnel, afin de se positionner comme homme providentiel et pouvoir déclarer : « je vous l’avais bien dit ! Fallait sortir », et passer pour un surdoué.
      Ca n’a pas marché et il ne peut même plus retourner sa veste.

      L’UKIP était dans son rôle de parti démagogique xénophobe comme il en fleurit dans toute l’Europe en ce moment. Eux ont tout de suite retourné leur veste et déclaré : « y a rien qui urge, faut discuter ».

      Deux démagogies qui se superposent ne s’additionnent pas : elles se multiplient.



      • Fergus Fergus 29 juin 18:00

        Bonjour, Jeussey de Sourcesûre

        Merci pour ce commentaire.

        Bien vu pour Johnson : c’est à mon avis le calcul politique qu’il a fait et qui plombe désormais son ambition de succéder à Cameron. A vouloir jouer les apprentis-sorciers...

        Farage et les dirigeants de l’UKIP sont de parfaits faux-culs : ils ont joué la carte de l’immigration en faisant mine de prendre fait et cause pour les classes populaires alors qu’ils sont foncièrement plus ultra-libéraux que les conservateurs.

        Un beau panier de crabes !


      • Phoébée 29 juin 19:39

        @Jeussey de Sourcesûre

        Voilà un argumentaire qui ne craint pas la contradiction.


      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 30 juin 07:06

        @Phoébée

        vous confondez :
        - argumentaire : liste des arguments disponibles et prêts à être utilisés
        - argumentation : utilisation d’arguments dans un raisonnement ou une démonstration.

        En l’occurrence, je ne veux rien démontrer, mais je connais suffisamment de monstres politiques pour savoir q’ils sont capables de calculs pervers. Et comme tout phénomène pervers, cela peut se retourner contre eux (cf :« effets pervers »)

      • tonimarus45 30 juin 10:40

        @Fergus—bonjour— C’est vrais cela, les pros brexits sont de mauvaises personne(panier de crabe) les «  »anti brexits«  » eux sont des gens bien,ben voyons

        Farage « caca » par contre « juncker »" specialiste en optimisation fiscale et grand defendeur de l’angleterre dans l’europe est une personne tres bien et tout a fait legitime a donner des leçons
        Faut croire que l’europe considere que ce sont les meileurs braconniers qui font les meilleurs garde chasse

      • Fergus Fergus 30 juin 11:23

        Bonjour, tonimarus45

        J’ai dû mal m’exprimer : dans ce « panier de crabes », je mets à la fois les partisans du Brexit et les opposants, tous ayant fait, comme je l’ai écrit dans l’article, une campagne de mensonges et de manipulations ! 

        Quant à Juncker - maître d’œuvre durant des années de la politique fiscale dérogatoire du Luxembourg -, je le considère comme un imposteur !


      • Cadoudal Cadoudal 30 juin 12:47

        « @Jeussey de Sourcesûre
         »Dans ce livre très visionnaire, publié en 1995, Lasch notait que ce sont aujourd’hui les élites, et non plus les masses, qui vivent dans un splendide isolement, satisfaites d’elles-mêmes, rejetant tout ce qui échappe à leur bien-être personnel, coupées des réalités du monde commun qui les entoure."
        http://www.dedefensa.org/article/la-revolte-des-elites-zombies-systeme


      • tonimarus45 30 juin 13:12

        @Fergus—merci d’avoir precise— juncker « imposteur dites vous ;; ;et un des plus gros crabe du »panier de crabe«  » et qui pourtant donne des leçons a tout les europhobes

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