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Accueil du site > Actualités > Politique > Front de Gauche - À bon entendeur, salut

Front de Gauche - À bon entendeur, salut

place_au_peuple.jpg Le premier meeting du Front de Gauche depuis l'investiture de Jean-Luc Mélenchon comme candidat commun s'est tenu le 29 juin sur la place des Martyrs de Stalingrad. Ce meeting qui a pu rassembler 6500 militants et sympathisants, a marqué ainsi le coup d'envoi d'une compagne qu'il veut collective, unie et populaire.

Voilà, nous y sommes donc en compagne et cela jusqu'au mois d'avril 2011. Tous les militants et sympathisants de la Gauche qui veulent rompre avec le fatalisme des socialistes et au penchant droitier des sociales démocrates sont appelés, aujourd'hui plus que jamais, à contribuer à réussir cette compagne, de transformer ce fatalisme rompant en espoir réalisable et viable.

Cette contribution de chacun de nous, commence de chez soi, dans sa propre famille. Nous avons la mission de présenter à son frère, à sa sœur, à sa mère, à son père, à son enfant nos valeurs. Nous sommes tenus de rappeler l'origine de nos acquis sociaux, d'expliquer notre programme et notre vision pour la France d'après Sarkozy. Et enfin, nous sommes engagés à convaincre des plus hésitants aux plus réticents que notre combat est le leurs. Depuis le 29 juin, chacun de nous doit rentrer en compagne dans sa propre famille, dans son quartier, dans son entreprise. Pour que la Victoire de Jean Luc Mélenchon à la Présidentiel et de notre Front de Gauche aux législatives soient la victoire de chacun de nous.

Mais est-ce que cela est suffisant pour remporter une élection ?

Quand on voix ce large succès de ce meeting absolument comment il est passé sous silence dans les médias. On pourrait être tout logiquement révolté et amèrement découragé. C'est pour cette raison, j'écris aujourd'hui ce billet que vous pouvez retrouver sur AvisLibre. A travers lequel, j'appelle vivement l'équipe de compagne de Jean-Luc Mélenchon de ne pas délaisser ce point d'entrée à la conscience publique. Oh combien sera difficile cette bataille des médias. Les chaines publiques sont contrôlées par le pouvoir en place et les chaines privées, quant à eux sont détenues par une oligarchie Sarkosienne. Mais, le Front de Gauche n'a nullement le choix que de gagner cette bataille. Et cela est possible. Oui, possible car heureusement que des journalistes libres, indépendants et honnêtes existent et y travaillent.

Le « Non » à la constitution Européenne, nous l'avons certes gagné par une compagne de terrain, proche du peuple mais nous l'avons gagné car nous avons réussi à occuper les médias, à faire entendre notre « Non ».

Fdg-c-est-parti.jpg

Aujourd'hui, la stratégie de compagne du Front de Gauche s'est d'être proche au peuple, de parler au peuple dans sa ville, son village, son quartier, son lieu de travail. C'est ainsi que le premier meeting de Jean-Luc Mélenchon a été tenue sous l'emblème « Place au Peuple ». Une stratégie certes pertinente et nécessaire mais certainement pas suffisante.

La présence du Front de Gauche dans les réseaux sociaux (Facebook, Twitter) mais également dans les médias (Radio et Télévision) est primordiale pour porter haut et fort le projet de la gauche. La gauche, celle qui ne spécule pas avec le centre et encore moins la droite.

On sait déjà que notre candidat JL Mélenchon est un excellent et redoutable orateur. Mais on sait aussi qu'à lui seul, la compagne présidentielle et législative ne pourra pas tisser une large toile touchant un large éventail de l'électorat Français. Il est temps que Pierre Laurent, Christian Piquet, Martine Billard, Clémentine Autain, Eric Coquerel, Marie-Georges Buffet, François Delapierre…etc prennent leur responsabilité en participant activement dans cette compagne. Nous, les militants et sympathisants du Front de gauche nous souhaitons vivement voir nos leaders politiques pousser les portes des plateaux télé et Radios, s'imposer dans les débats publics et médiatiques.

Il n'est plus supportable d'écouter en boucle François Hollande, Manuel Valls, Jean-Luc Cambadélis nous parler de la Gauche en citant que le Parti Socialiste. Comme si la Gauche Française est le PS. Nous avons marre de les entendre parler de leur primaire comme étant la primaire de la gauche qui permettra d'élire le candidat de la gauche.

Non et Non. La Gauche Française n'a pas donné et ne donnera pas un mandat à Hollande ou à Valls pour la représenter aux prochaines élections. Si les socialistes choisiront un des deux, ben il sera le candidat des socialistes mais certainement pas de la Gauche.

Nous les militants et sympathisants du Front de Gauche, devons commenter et critiquer sur nos blogs, sur les forums et sur les différents réseaux sociaux tous ces bruits parasites qui rendent le discours de la Gauche inaudible. Nous devons également être une force motrice pour animer les débats sur la précarité grimpante, la pauvreté croissante, l'éducation souffrante et la recherche absente dans l'ère de Sarkosy.

Nous les hommes et femmes politiques du Front de Gauche, devons être au front pour contrecarrer ces contre-vérités entendues ou vues dans les plateaux-radio et télé et de présenter notre vision de la France d'après Sarkosy. D'expliquer nos réponses aux dégâts et aux malaises engendrés par ces 10 dernières années de politique de droite.

C'est ainsi qu'on pourrait tous collaborer collectivement à une victoire de notre candidat Jean-Luc Mélenchon et du Front de Gauche.

À bon entendeur, salut.

AvisLibre



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84 réactions à cet article    


  • frugeky 21 juillet 2011 09:39

    y’a qu’à voir les invités de la matinale de France-Inter (par exemple) pour se rendre compte de l’ostracisation dont sont victimes les candidats qui ont des propositions qui sont éloignées du tout-libéral (je pense notamment à Joly et Mélenchon).
    Hier c’était, encore, Moscovici, ce matin, encore, Attali...
    Suis pas trop surpris que le CSA n’y trouve rien à redire...

    Si vous avez le temps de lire, un texte excellent sur Basta du camarade Mélenchon qui argumente de manière très pertinente sur l’écologie, entre autre.
    http://www.bastamag.net/article1666.html


    • jaja jaja 21 juillet 2011 09:51

      "y’a qu’à voir les invités de la matinale de France-Inter (par exemple) pour se rendre compte de l’ostracisation dont sont victimes les candidats qui ont des propositions qui sont éloignées du tout-libéral (je pense notamment à Joly et Mélenchon).« 

      Moi je pense surtout à lui et comme c’est l’heure de la pub j’en profite...

       »L’ouvrier qui voulait devenir président (Le Parisien du 17 juillet)

      lundi 18 juillet 2011

      De l’usine à l’Elysée… Philippe Poutou, 44 ans, salarié chez Ford, est le premier mécanicien à briguer la magistrature suprême.
      Il n’y avait jamais pensé. Pas davantage en se rasant le matin qu’en réparant des machines. Pourtant, le 25 juin dernier, Philippe Poutou, 44 ans, a été propulsé candidat du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) pour 2012, devenant du même coup le premier ouvrier de l’histoire à se présenter à l’élection présidentielle. Quelques semaines plus tôt, le successeur d’Olivier Besancenot était encore un militant comme les autres, tout juste auréolé d’une victoire syndicale. Son fait d’arme : 955 postes sauvegardés à l’issue d’un combat entamé par une grève au sein de l’usine Ford de Blanquefort (Gironde), où il a débuté en 1996 en tant qu’ouvrier.

      C’est au lendemain de la défection du postier de Neuilly (Hauts-de-Seine), début mai, que camarades et collègues pensent spontanément à ce délégué CGT. « C’est un leader qui a du répondant. Philippe a une très grosse culture générale », s’enthousiasme Vincent, compagnon d’usine de 36 ans. « Et puis il s’est frotté de près au combat syndical », renchérit Carlos, ouvrier lui aussi. « Au début, je n’y ai pas cru ! raconte Poutou. Je leur ai dit que ce n’était pas sérieux. » Suffisamment cependant pour que le NPA décide d’en faire la vedette de son casting présidentiel. Une destinée à mille lieues de ses rêves de lycéen. « Avec des copains anars, on était en révolte contre la société », se souvient-il avant de raconter les « engueulades » avec son père, un postier partisan de François Mitterrand. « Je trouvais que le socialisme, c’était pas terrible », grimace Poutou. A 18 ans, il rejoint Lutte ouvrière (LO) et fait campagne pour Arlette Laguiller.

      La même année, il rate son bac mécanique. Sans diplôme, il multiplie les petits boulots. Intérimaire, surveillant de collège… « Un peu tout ce qui me tombait sous la main », sourit-il. C’est à la faveur des 35 heures que l’ouvrier signe un CDI chez Ford, où il répare les machines sur lesquelles ses copains montent des boîtes de vitesses. Exclu de LO, le mécanicien rallie la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). En 2007, il se présente aux législatives dans la 5e circonscription de Gironde (2, 7 %), puis conduit la liste du NPA l’an dernier aux régionales (2, 52 %). Des campagnes battues sans jamais cesser de travailler. Même scénario pour la présidentielle ? «  Je ne vais pas passer des mois déconnecté de l’usine. Psychologiquement, c’est impossible, lâche-t-il. Je tiens à être un salarié en campagne. »

      Pas facile lorsque l’on travaille de 6 heures à 14 heures. D’autant que le candidat compte « continuer les repas avec les copains », sans oublier sa compagne et les deux enfants de cette dernière, avec qui il vit à Bordeaux. Sa solution pour y parvenir : «  Mener une campagne collective qui correspond mieux au NPA. » Un parti pris qui colle moins à la nature de l’élection présidentielle. Mais Poutou s’en moque : « Le but, c’est de faire passer le message. Et de récolter le plus de voix possible. » C’est à cela, désormais, qu’il pense tous les matins. En partant à l’usine.

      Ava Djamshidi"


      • Alpo47 Alpo47 21 juillet 2011 09:53

        Je l’aime bien moi, Melenchon ... Comme personne s’entend, car en tant que politique, je ne suis qu’à moitié convaincu par sa démarche ...
        D’ailleurs, étant donné qu’il n’y a que fort peu de chances qu’il accède au second tour, pour qui appellera t-il à voter ? Le PS, surement ... Et, là ... grosse désillusion.


        • jaja jaja 21 juillet 2011 10:17

          L’appel à voter pour la gauche contre Sarko et donc battre cette droite vomie par le peuple ne me pose pas de problème.

          Ce qui par contre serait inacceptable c’est que Mélenchon ou ses alliés du PCF acceptent d’aller dans un gouvernement dirigé par le PS social-libéral pour y faire obligatoirement le travail qu’attend de tout gouvernement l’oligarchie capitaliste. Ce que le PS est prêt à faire à nouveau comme il le fit dans le passé.... A savoir organiser la récession et mater le mouvement ouvrier. L’Espagne et la Grèce dirigées par des « socialistes » devraient pourtant ouvrir les yeux des moins clairvoyants.

           Si cette nouvelle mouture de « l’Union de la gauche » voyait le jour ce serait une véritable trahison de cette « Révolution par les urnes » promise par Mélenchon et les siens et les garanties pour qu’il n’en soit pas ainsi n’ont hélas pas été données....


        • JL JL 21 juillet 2011 10:21

          Alpo,

          et que proposez vous d’autre ? Qu’il appelle à voter pour le camp d’en face : MLP ou NS ?

          De toute façons, chacun est encore libre de faire ce qu’il veut de son bulletin de vote, non ?

          Ignorez vous qu’au 1er tour on choisit ? Il ne faut pas se plaindre de ce que la démocratie est dévoyée par les élus si les électeurs sont les premiers à le fauire avec des calculs politiciens, des votes dits « utiles ».


        • JL JL 21 juillet 2011 10:20

          Bonjour Avis libre,

          votre appel est très sympathique. Mais dites-moi : c’est exprès que vous écrivez « compagne » à la place de « campagne » ?


          • mathias cohen mathias cohen 21 juillet 2011 13:06

            « chacun de nous doit rentrer en compagne dans sa propre famille, dans son quartier, dans son entreprise »

            Espèce de dégueulasse !
            Bon sinon, bien sûr qu’il faut voter Mélenchon quand on se dit de gauche. Même si ça peut faire peur à certains (les riches et donc les capitaux vont partir, ouin ouin !), ça peut pas être pire que la débâcle sociale démocrate actuelle qui, en plus, n’est pas bonne pour le morale, vu qu’on se sent totalement baladés par leurs communiquants et leur langue de bois, et donc totalement impuissants. On est à une période où il faut se battre ! Les pacifistes de 40 sont aujourd’hui les BHL et consorts qui nous disent qu’il ne faut pas s’énerver et accepter le situation comme elle est...
            Le NPA ? Franchement, autant s’abstenir dans ce cas là. J’ai jamais compris pourquoi un parti révolutionnaire pouvait être fier de faire 5% aux élections... 
            Mettre un bulletin dans une urne, c’est comme mettre un cierge dans une église, pas besoin d’être bien croyant... Ca n’empêche pas d’oeuvrer pour la révolution par ailleurs !

          • dawei dawei 21 juillet 2011 13:56

            « Les pacifistes de 40 sont aujourd’hui les BHL » smiley smiley smiley
            LA grande blague, l’Homme qui declare des guerres à des pays souverains au nom de la FRance, et en court circuitant le ministre des affaire etrangeres , Sacrement bonne ta blague !!!


          • mathias cohen mathias cohen 21 juillet 2011 16:32

            Je t’avoue que mon exemple était mal choisi, je voulais parler de tous ces socio-démocrates qui nous disent qu’il n’y a plus à se battre contre le capitalisme...


          • TSS 21 juillet 2011 10:21

            D’ailleurs, étant donné qu’il n’y a que fort peu de chances qu’il accède au second tour, pour qui appellera t-il à voter ? Le PS, surement ... Et, là ... grosse désillusion.

            Non ! il l’a precisé à plusieurs reprises ,au 2ème tour il laissera chacun libre de sa decision et de

             plus il a affirmé qu’il ne participerait pas à un gvt dont il ne serait pas le patron ... !!


            • Brath-z Brath-z 21 juillet 2011 15:54

              TSS > Il faut être précis ! La position de Jean-Luc Mélenchon est claire : il se place dans la démarche légitime du rassemblement de toute la gauche pour battre la droite, qu’il appuie sur la longue tradition française, lorsque se rassemblaient pour faire échec à la droite des familles idéologiques aussi diverses que les républicains ralliés (Thiers, Ollivier, etc.), les « républicains opportunistes » de la « gauche républicaine » (Jules Ferry, Jules Grévy, etc.), les républicains radicaux (Gambetta, etc.), les radicaux-socialistes (Clémenceau, Jaurès, etc.) et les socialistes (Guesde, etc.), c’est-à-dire un éventail idéologique qui, retranscrit à nos jours, constituerait un grand écart reliant des libéraux à côté desquels l’UMP et l’ARES font figure de bolchéviks à des révolutionnaires à côté desquels le NPA et LO sont des centristes bon teint. Jean-Luc Mélenchon, donc, souhaite que ce rassemblement ait lieu, quel que soit le candidat en tête de la gauche.
              Mais il établit aussi un constat : le temps de l’emprise des appareils sur leurs électeurs est révolu, les gens n’obéissent plus aux consignes de vote. Par conséquent, s’il donne une consigne quelconque, il sait pertinemment qu’elle n’aura pas grande incidence sur les reports de voix éventuels.

              Il faut aussi distinguer la consigne qu’il pourrait donner en tant que candidat de celle qu’il pourrait donner en tant que représentant du Front de Gauche. Il est probable que des mouvements comme la GU, C&A, la FASE, etc. n’appelleraient pas à se rallier aux socialistes au second tour. Mais pour le PCF et le PG, la position sera à tout le moins moins tranchée. Ce sera à Jean-Luc Mélenchon d’exprimer cette nuance.

              Enfin, il est vrai qu’il a de longue date annoncé qu’il ne participerait à aucun gouvernement qu’il ne dirigerait pas. De toutes manières, il a prévenu : s’il n’est pas élu en 2012, cette année sera la dernière de son engagement de premier plan. Il compte laisser la place à d’autres.


            • PhilVite PhilVite 21 juillet 2011 11:16

              « ...L’urgence c’est d’empêcher le système de l’euro de s’effondrer. Je ne crois pas que nous gagnerions à son effondrement. Ni socialement, ni d’un point de vue des rapports de force internationaux. Modifier la nature et le statut de la BCE est une tache bien moins rude que le serait celle de tout reconstruire à zéro après effondrement. »

              Voilà ce que je lis sur son blog aujourd’hui. Voilà ce qui m’empêche d’adhérer à sa démarche.


              • Yakaa Yakaa 21 juillet 2011 12:48

                « Voilà ce que je lis sur son blog aujourd’hui. Voilà ce qui m’empêche d’adhérer à sa démarche. »

                C’est aussi par rapport à l’Europe et l’euro que je ne le trouve pas clair.
                Pour moi il n’y a plus rien à attendre de cette union européenne devenue une monstruosité technocratique aux ordres des lobbys bancaires, financiers, pharmaceutiques et des ultra riches.


              • dawei dawei 21 juillet 2011 14:00

                et l’immigration, car il semble vouloir ouvrir en grand les frontieres sans avoir prealablement reglé le chomage, je pense que c’est son talon d’achile, avec son attentisme vis a vis de l’UE ... dommage, sinon le reste, j’adhere !!! Je suis contre toute politique du bouc emissaire, c’est pourquoi il faut continuer à stabiliser la population actuelle, peu importe ses origines, avant d’en accuillir encore plein, à part évidemment les réfugiés politique ... notamment lybien, mais la ça devrait etre sur le compte du couple Sarko-BHL


              • Brath-z Brath-z 21 juillet 2011 16:04

                PhilVite > Je suis moi-même partisan d’une sortie de l’euro, mais il faut rester lucide. Un départ de l’euro (et donc de la zone euro), à moins de se faire de manière simultanée et concertée avec nos voisins, ne se fera qu’unilatéralement. Or, cela nécessite, si l’on veut éviter la catastrophe, une planification, sur au moins une décennie. C’est une tache de grande haleine qui va automatiquement nécessiter la mobilisation de grands moyens, autant de moyens qui ne seront plus disponibles pour participer à la relocalisation industrielle ou à la transition énergétique, par exemple. Sans oublier que le retour à la monnaie nationale devrait passer par la remise en œuvre d’un système d’ajustement par rapport aux autres monnaies européennes... dont l’euro, qui sera encore en place, au moins dans certains pays.
                Actuellement, Jean-Luc Mélenchon et le PG étudient une voie médiane, pour le cas où leur hypothèse privilégiée (modification des statuts de la BCE) ne serait pas possible : la scission en deux zones (euro-franc et euro-marc, en gros) de l’actuelle zone euro, et l’introduction d’un nouveau SME pour réguler leurs ajustements réciproques. Cette solution (proposée de longue date par l’économiste Christian Saint-Etienne, par exemple) présenterait au moins l’avantage de pouvoir voir venir pendant quelques années, en attendant la mise en place d’un nouveau système plus stable. La piste du retour à la monnaie nationale, avec l’euro comme monnaie commune, défendue par Nicolas Dupont-Aignan, est actuellement privilégiée par le PG. Pour ma part, je me demande s’il ne faudrait pas tenter d’adapter le système hollandais du XVIIème siècle et disposer de deux monnaies : une monnaie intérieure sciemment surévaluée pour éviter les fuites de capitaux, et une monnaie extérieure évaluée correctement, afin d’avoir une balance commerciale positive. Mais j’admets que même mes amis de R&S sont assez dubitatifs quand je fais cette proposition...


              • isabellelurette 21 juillet 2011 21:22

                Et moi, c’est ce qui me motive encore plus ... on peut avoir l’envie de tout faire péter mais passer d’en état à un autre s’appele une transition et mieux vaut la gérer, cette transition.

                Les Tunisiens ont eu leur coup de pétard, mais la transition, pas du tout préparée (et ce n’est ps un reproche) se cherche encore.

                Alors oui, fixer des objectifs et trouver le moyen de les atteindre, sans trop de casse sociale, c’est pas si con !


              • PhilVite PhilVite 21 juillet 2011 22:12

                Voilà, ce soir l’euro est « sauvé ». Une fois de plus.
                Les banques sont contentes (BNP +4,18%, CA +5,52%, SG +6,19% ce jeudi).
                Les contribuables européens paieront. Une fois de plus. Ils sont très contents aussi.


              • eric 21 juillet 2011 11:36

                je suis un peu surpris de vous voir présenter avec autant d’enthousiasme, ce qui est une défaite idéologique de la gauche de gauche, qui suit servilement les méthodes de la gauche pas de gauche pour tenter d’éviter le naufrage de ses idées.
                Au sein des trois gauches qui existent un peu, c’est à dire celles qui ont quelques militants et des élus, le constat est le même, et les solutions comparables.
                Constat : bien au chaud entre eux, les rares militants restant, en général assez âgés, tournent en rond sur des postures idéologiques dépassées, mais ce n’est pas très grave car ils restent entre eux et que pas grand monde ne les écoute.
                Quand il faut se présenter aux élections, il devient nécessaire d’avoir un discours à usage externe. Là, on a affaire à des publics moins bien prévenus et qui risquent de prendre au premier degré les élucubrations d’un autre age qui font les beaux jours des débats internes.
                deux solution mais en fait semblables, faire appel à l’extérieur.
                Au PS ou il y a un peu de monde, on constate que régulièrement, les candidats favoris des sondages sont les plus à droite. A chaque fois, le parti se trouve déchiré entre les volonté de l’appareil et les désidérata des électeurs. la mort dans l’âme, il se résigne à faire la part belle aux externes dans le choix du candidat. La dernière fois c’était les adhérent à 20 euro, mais il y a eu tellement de manip, que désormais, ce grand parti en est réduit à demander aux autres, lequel d’entre nous est le moins inaudible par l’électorat.
                Les groupuscules choisissent aussi l’extérieur. Chez les écolobio, on arrive a se summum de paradoxe qu’un parti organise des primaires pour se choisir un candidat non issu de ses rangs. Mais comme là ce sont les seuls militants qui votent, à la fin, c’est quand même la plus conservatrice et la plus idéologique qui gagne
                Chez les archéo gauche, idem, on va chercher un vieil apparatchik qui a fait toute sa carrière dans les prébendes du PS pour représenter la rupture à gauche ! Ce qu’il y a de plus « à droite » dans la nébuleuse.

                Bon, on se met à leur place : 55 à 60% d’intention de vote à droite au premier tour en pleine crise aprés une longue période sans alternance et la masse des plus modestes qui vote pour le FN. On a beau être son avant garde, il y a des moment ou on est bien obligé de suivre un peu le prolétariat. D’ailleurs il faut vous voir vous réjouir du non au référendum ou vous fûtes les forces d’appoint du FN.
                Dans un pays ou les jeunes sont à 80% au niveau bac, il est clair que la posture du front de gauche : gauchiser son discours, quand il droitise ses pratiques, ne devrait pouvoir toucher que des retraités ou pré retraité nostalgiques. La bonne nouvelle ? Ils sont de plus en plus nombreux en France. La mauvaise ? Je vois qu’on a mis quelques jeunes bien placés sur la photo, mais cela ne trompe personne. Ce n’est pas un parti d’avenir.


                • mathias cohen mathias cohen 21 juillet 2011 13:33

                  Cher Eric,

                  Après la crise, on nous a dit qu’on allait revenir à Keynes, et peut-être même à Marx, mais ça a duré 5 minutes, et puis plus rien.
                  L’analyse des rapports de force entre les classes n’est pas une « posture idéologique dépassée ». Elle n’est et ne sera par contre jamais mise en avant par les hommes politiques de droite (PS et UMP) ni par les médias. Tu voudrais que Bolloré nous explique comment les riches nous entubent à longueur de journées ?
                  « Au PS, le parti se trouve déchiré entre les volontés de l’appareil et les désidératas des électeurs »
                  Bien sûr... C’est pourquoi la gauche a perdu en 2002 et en 2007 en présentant un candidat qui était un parfait social démocrate... Le PS, à tous les étages, s’est défait de sa mission de mettre à jour les rapports de force à l’oeuvre dans la société. Dissimuler ces rapports de force, c’est même devenu leur job à plein temps ! (Dès qu’un élu local a quelque pouvoir, c’est circulez, y a rien à voir... ils ont tellement peur de se retrouver avec les riches et les puissants sur le dos, les pauvres !)
                  ...le « non au referendum où vous fûtes les forces d’appoint du FN »... Et donc il faudrait rougir d’avoir dit non à une constitution écrite par VGE et ses sbires, qui avait vocation à graver dans le marbre le libéralisme, sous prétexte que des gens du FN ont aussi voté non ? Quel argument minable ! Exactement ceux du PS et de l’UMP qui n’ont jamais digéré cet affront ! Vous savez, je suis un homme, et il y a des hommes au FN ! Je devrais peut-être me suicider ?
                  Voilà cher Eric. Un conseil, lisez un résumé de la théorie de la plus-value de Marx, et vous allez avoir un choc...

                • mike gallantsay 22 juillet 2011 03:23

                  Référendum 2005 :

                  Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l’Europe ?

                  Non :
                  15 449 508 (54,67%)

                  Présidentielles 2002 :

                  Jean-Marie Le Pen : 1er tour 4 804 713 ; 16,86 %

                  2ème tour : 5 525 032 ; 17,79 %

                  Donc au max du max Le Pen : Cinq millions cinq
                  Tandis que le non obtenait QUINZE MILLIONS ET DEMI !

                  Donc, comme à part quelques souverainistes et le FN, toutes les organisations appelant au non étaient « gauche de gauche », le Non de gauche a pesé Dix millions de voix et Le Pen Cinq millions et demi.
                  54,67% - 17,79% = 36,88% !
                  C’est ça que vous appelez être les forces d’appoint du FN ?

                  De surcroit en 2007 JMLP n’a obtenu que 3 834 530. Autrement dit 1 700 000 de ces fiers patriotes qui avaient voté Non deux ans plus tôt, ont choisi au premier tour le candidat qui affirmait qu’il ferait passer le traité de Lisbonne par voie parlementaire...
                  France d’abord !
                  Tu parles... Tout ce qui les intéresse c’est le kärcher et la chasse au basané.
                   
                  Au moins Ségolène jurait qu’elle organiserait un autre référendum, elle...
                  Bien entendu, c’est au pied du mur qu’on voit le maçon, en 2008 elle s’est ralliée à l’abstention... Qui permettait au traité de Lisbonne de passer au Congrès.
                  Mais ça, c’est structurel, un socialiste n’a pas de parole.
                  Parole de pute, parole de tox... Parole de socialo !
                  Faut qu’ça devienne un proverbe !

                  "55 à 60% d’intention de vote à droite au premier tour en pleine crise après une longue période sans alternance et la masse des plus modestes qui vote pour le FN"
                  Vous avez vu ça où ? Dans la boule de cristal de Mme Irma ?
                  Deux français sur trois ne peuvent plus supporter Sarkozy et sa camarilla débraillée.
                  Et la « masse des plus modestes »... Elle s’abstient !
                  Tous les sondages depuis deux ans...

                  Quant a l’argument : 80% des jeunes, parce qu’ils auraient un bac ne se laisseraient pas abuser par la démagogie ! Alors là...
                  Difficile de faire plus démagogue, justement !

                  Enfin, se gausser des «  retraités ou pré retraité nostalgiques » sachant que 68% des plus de 65 ans ont voté Sarkozy... Faut le faire...

                  Tout votre commentaire est de cet acabit : un verbiage creux avec des arguments inconsistants, pour se donner le chic de repousser du pied avec une moue dédaigneuse : « archéo gaucho », « ça ne trompe personne », « retraités ou pré-retraités nostalgiques », « Vieil apparatchick »...
                  Parce que François Hollande c’est pas un vieil apparatchick ? peut être ? Ni Aubry ? Ni Copé ? Ni Alain Juppé qui a passé sa vie entière dans les arrières cuisines du RPR ?
                  Et le Sarko ? Il fait de la politique, en professionnel sous les lambris, depuis qu’il a 17 ans !
                  Vous appelez ça comment ? Maire de Neuilly...Du militantisme ?

                  Quant à moi... Archéo si ça vous fait plaisir, paléo, même, si vous voulez !
                  Plutôt Jaurès le dinosaure qu’Emmanuel Valls l’ultra moderne.
                  De gauche quoi.

                  « Ce n’est pas un parti d’avenir »
                  Si vous le dites...

                  Le seul arbitre de ce que sera l’avenir... C’est l’avenir !
                  Et il est bien connu qu’il n’est écrit nulle part...

                  En tous cas pas dans vos commentaires.


                • eric 22 juillet 2011 08:01

                  A mathias cohen, je suis moi même un adepte fervent de la théorie de la lutte des classes. Quand une catégorie sociale de 7 millions de personnes actifs plus retraités gère et consomme 58% de la richesse nationale, en se mariant entre eux, en adhérant très massivement à une même mouvance idéologique et en présentant des programme qui se résument tous à des crédits et des postes pour nous, on a clairement affaire à une classe sociale. On ne peut pas prendre au sérieux des gens qui : se prétendraient marxistes, appartiendraient massivement à cette classe, sans faire une analyse de ses intérêts de classe , surtout si ils faisaient mine de croire que le vrai problème économique et social est le taux marginal d’imposition des 13 000 plus gros contribuables de France.
                  L’analyse de la plus value ? En longue période, ce qui caractérise la France, c’est la stagnation de la part de la valeur ajoutée qui revient aux entreprises après impôts (autofinancement et actionnaires) la baisse de la part des ménages et la hausse de celle de l’État.
                  Aujourd’hui, d’un point de vue marxiste, la seule question économique et sociale importante est celle de l’efficacité de la dépense publique. Si aujourd’hui on pique tous le fric de Bolloré et consorts, le seule résultat socio économique sera qu’il y aura une poignée de riches en moins. Si on augmente l’efficacité de la dépense publique de 10%, on a des dizaines de milliards d’euro en plus pour de vraies politiques sociales.
                  Il n’est pas très étonnant que vos partis d’agents publics se désintéressent totalement de cette question. Il faudrait en effet qu’ils s’intéressent vraiment au social et aux plus défavorisés pour qu’il en aille autrement.
                  Cet égoïsme de classe n’est pas très différent de celui de vos riches, mais il est moralement moins justifiable, parce qu’il porte sur l’argent commun. On peut longtemps se demander si Bolloré a gagné son agent ou si il l’a volé, mais il est sur à 100% que l’argent public nous appartient à tous.


                • sisyphe sisyphe 22 juillet 2011 08:22

                  Bon, on se met à leur place : 55 à 60% d’intention de vote à droite au premier tour en pleine crise aprés une longue période sans alternance 


                  sacré éric ! smiley 

                  toujours aussi fâché avec les mathématiques, et les « suffrages populaires » ; mais jamais las de distiller sa petite propagande contre la gauche, au mépris des faits. 

                  allez, mon brave éric, un petit os à ronger : 

                  66% des Français ne veulent pas voir Sarkozy réélu
                  tu nous donnes tes sources, pour les « 55 à 60% d’intentions de vote à droite » ?? 
                  Tu es dyslexique ; tu lis les chiffres aussi à l’envers ? 
                   smiley 

                • mathias cohen mathias cohen 22 juillet 2011 14:44

                  A Eric,

                  Vous mélangez tout. On peut critiquer l’Etat, ses dépenses inutiles, etc... Mais de là à comparer les fonctionnaires à la classe possédante, c’est un non sens socio-économique, et cela prouve que vous n’avez rien compris à Marx et à son analyse de l’Etat : bras armé du Capital et non Capital lui-même, ce qui fait qu’on peut être marxiste, mais penser, comme Chomsky, que l’Etat est une cage dont il faut éloigner les barreaux (au regard des fonctions de redistribution des richesses et de garantie des droits et libertés qu’assure l’Etat).
                  J’avoue, je suis fonctionnaire de l’EN ! Et en ce mois de juillet, vous allez dire que je suis payé à rien foutre. Moi, je vous dirai qu’effectivement, je dispose d’un temps libre qui m’assure de ne pas être rémunéré à la stricte valeur du temps de travail nécessaire (à la reproduction de ma force de travail). Vous trouvez sans doute cela scandaleux, et vous voudriez, par soucis d’égalité, que tout le monde soit payé au smic, sauf vous, bien entendu ! (encore que le smic, dans certaines régions, ne représente même plus ce qui est nécessaire à survivre).
                  Sur la seconde partie de votre réponse, vous parlez de fiscalité, mais vous oubliez un levier, et non des moindres, c’est celui des salaires, qui est une redistribution direct vers les ménages sans passer par la case Etat, ce qui a l’air de particulièrement vous déplaire. Mais j’imagine que l’augmentation des salaires est une idée qui vous empêche de dormir la nuit... Je vous rappelle quand même que : salaires décents + plein emploi = plus de problèmes de déficits, et une croissance soutenue (mais des salariés moins aliénés à leur entreprise...)
                  Alors non, le PG n’est pas un ramassis de fonctionnaires qui veulent augmenter les impôts pour s’en mettre plein les poches sans rien foutre. Le PG est un parti moderne, qui propose des idées neuves sur beaucoup de sujets : l’énergie, les médias, la démocratie, etc...
                  A bon entendeur, Eric, Salut !

                • gaspadyn gaspadyin 21 juillet 2011 11:37

                  Mélenchon a aussi qualifié de « pétainiste » la volonté de sortir de l’€.

                  Donc, Lordon, Dupont-Aignan, et beaucoup d’autres, seraient pétainistes !

                  Je comprends et admets qu’un candidat - surtout aussi bouillonnant que JLM - puisse raconter une connerie de temps en temps, mais ça, ça dépasse odieusement une de mes limites personnelles qui séparent le tolérable de l’intolérable.

                  J’étais susceptible de voter pour lui, mais à cause de cette déclaration, c’est désormais hors de question.

                  Il a peut-être raison d’afirmer que réformer la BCE serait plus simple que reconstruire après l’€.

                  Mais c’est aussi de la théorie. La France seule ne pourra pas réformer le temple des fricnanciers.

                  Il faut rompre !

                   


                  • jaja jaja 21 juillet 2011 11:49

                    "Mais c’est aussi de la théorie. La France seule ne pourra pas réformer le temple des fricnanciers.

                    Il faut rompre !"

                    Il faut tout simplement prendre ce temple c’est ça la vraie rupture. C’est-à-dire qu’il faut nationaliser toutes les banques et institutions financières et les regrouper en un pôle bancaire unique placé sous le contrôle des travailleurs et de la population... Les gros actionnaires étant expropriés sans rachat ni indemnités, leur dette annulée...

                    Et si cette rupture peut se faire à l’échelle de l’Europe c’est encore mieux !


                  • Brath-z Brath-z 21 juillet 2011 16:11

                    gaspadyin > Je m’étonne de lire « Mélenchon a aussi qualifié de » pétainiste « la volonté de sortir de l’€. » A ma connaissance, il n’a jamais dit cela. Je crois que vous confondez avec le moment où Alain Duhamel, dans un éditorial (paru dans le Point, je crois ?) mettait dans le même sac Mélenchon, Dupont-Aignan, Le Pen, etc. en prétendant que pour ces « anti-Europe » (comme il les appelle), la crise de l’euro serait « une divine surprise », référence à la « divine surprise » que constitua pour Charles Mauras la sauvegarde de la France entre les mains de Pétain après 1940. Jean-Luc Mélenchon s’était bien évidemment indigné de cet amalgame honteux, et à ma connaissance, c’est le seul moment où il a fait référence au pétainisme concernant l’euro.


                  • jc de seraing 22 juillet 2011 00:11

                    Ce n’est qu’un rapport de force. si la France sort de l’euro, il n’y a plus d’euro. La Grèce menace la monnaie unique à cause de la peur qu’ont les financiers de ne pas récupérer la dette de 360 milliards d’euros. Que se passerait-il si les autres pays européens refusaient d’écouter la France, si le peuple consulté par référendum, refusait de continuer à rembourser la dette de 1800 milliards d’euros ou au moins la partie illicite de celle-ci, soit des intérêts cumulés ? Ce serait la fin du système.


                  • Aureus 21 juillet 2011 12:24

                    Faut-il encore une fois le rappeler ?

                    La France ne peut pas abandonner l’euro sans sortir de l’union européenne. C’est impossible : les traités ne l’ont pas prévu.

                    Or, que dit M. Mélenchon à propos de l’union européenne ?

                    Il parle de « désobéissance européenne » ; ce qui équivaut à briser les traités. Une telle attitude de la France la mettrait immédiatement au ban des nations européennes. Cela n’a aucun sens.

                    Si son but est de libérer la France du carcan ultra-libéral de l’UE, pourquoi ne pas évoquer directement notre sortie de cette machinerie du diable via l’article 50 du traité de Lisbonne http://www.dailymotion.com/video/xi4ziy_u-p-r-francois-asselineau-article-50-du-traite-de-lisbonne-22-01-2011-a-montpellier_news ? Article que ni lui, ni aucun « eurosceptique » n’a jamais mentionné...


                    • Guy Liguili Guy Liguili 21 juillet 2011 13:15

                      Il me semble qu’il appelle à sortir du Traité de Lisbonne, c’est un peu plus fort que de la désobéissance !


                    • corsaire 21 juillet 2011 13:17

                      Sympa la video, peut etre au lieu de voter on ferais peut etre mieux de prendre l elyssé et de faire tombé se gouvernement, de montrer que le peuple veut plus de cette politique, de faire des election anticipé et de mettre la presion sur les politiciens pour une france ou l egalité, la liberté et la fraternité serais le mettre mots te la realité dans la vie de tout les jours.


                    • Aureus 21 juillet 2011 13:56

                      @Guy

                      J’ai beau chercher, je ne trouve nulle part trace d’une volonté de M. Mélenchon de sortir du traité de Lisbonne (ce qui équivaut à sortir de l’UE).

                      Il compte donc renégocier un nouveau traité ; il est donc pour une « autre Europe » ?

                      "La raison essentielle pour laquelle une “autre Europe” est impossible, c’est que la “construction” européenne ligote ensemble un nombre sans cesse croissant d’États aux intérêts nationaux divergents, voire opposés, dans tous les domaines. La seule résultante possible d’une telle structure, c’est une situation de blocage continuel que seul peut piloter à sa guise le “fédérateur extérieur” que Charles de Gaulle avait dénoncé dès sa conférence de presse du 15 mai 1962 : les États-Unis d’Amérique.« 

                      Extrait de http://www.u-p-r.fr/vos-questions-nos-reponses/questions_diverses/le-mythe-de-l-autre-europe

                      Je vous invite également à regarder : http://www.dailymotion.com/video/xh9x8z_u-p-r-pourquoi-l-europe-est-elle-comme-elle-est-22-01-11_news

                      Il y est expliqué pourquoi l’UE est telle qu’elle est et pourquoi le slogan »une autre Europe" est une blague qui dure depuis 30 ans.


                    • Brath-z Brath-z 21 juillet 2011 16:14

                      Aureus > "J’ai beau chercher, je ne trouve nulle part trace d’une volonté de M. Mélenchon de sortir du traité de Lisbonne (ce qui équivaut à sortir de l’UE)."
                      -> point numéro 3 de son programme

                      Et non, sortir du traité de Lisbonne, ce n’est absolument pas équivalent à sortir de l’UE. C’est sortir du traité de Lisbonne, point. De nombreux pays européens n’ont jamais appliqué le traité d’Amsterdam, par exemple : ils avaient obtenu (comme aujourd’hui la Roumanie pour le traité de Lisbonne) une suspension de son application pendant quelques années, le temps de faire quelques ajustements structurels, et entretemps ce traité a été entièrement remplacé par le traité de Lisbonne.
                      L’adhésion et la présence au sein de l’UE n’est absolument pas conditionnée à l’adoption de tel ou tel traité. Une bonne partie des pays européens n’est pas inclue dans la zone euro, par exemple.


                    • Aureus 21 juillet 2011 17:35

                      "Et non, sortir du traité de Lisbonne, ce n’est absolument pas équivalent à sortir de l’UE. C’est sortir du traité de Lisbonne, point."

                      Désolé, mais... si. Le traité de Lisbonne inclut les traités précédents. De ce fait, sortir de celui-ci revient à sortir de tout les autres. Le traité de Lisbonne est une poupée russe.

                      Quant à l’appartenance de certains pays à l’union européenne sans adopter l’euro (le Royaume-Uni, par exemple), il s’agit de clauses d’exception (« opt-out clause ») qui doivent être incluses aux traités avant la signature. La France n’ayant pas fait ce choix, ni même prévu un abandon de l’euro, elle est donc contrainte de conserver l’euro ET de rester dans l’UE. Pas l’un sans l’autre.


                    • Brath-z Brath-z 21 juillet 2011 17:58

                      Le Traité de Lisbonne inclut les traités de Nice et d’Amsterdam, mais pas les traités précédents. Certains articles du traité de Maastricht avaient été repris et amendés par ces deux traités, ils sont donc eux aussi inclus dans le traité de Lisbonne. Tous les traités antérieurs, qui n’ont pas été repris par le traité de Lisbonne, restent appliqués si on sort du traité de Lisbonne. Notamment les dispositions de participation aux institutions de l’UE.
                      Quant à l’opt-out, il doit certes être négocié avant la signature du traité, mais on peut tout à fait l’obtenir après signature. C’est juste une convention, qui n’a aucune valeur impérative. La preuve : parmi les 13 pays qui avaient ratifié le TCE en 2004-2005, au moins trois d’entre eux (les pays baltes) avaient annoncé en 2006 (époque où le processus de ratification n’était pas encore totalement achevé, puisqu’il était encore envisageable que 15 pays le ratifient, auquel cas il serait entré en vigueur malgré les votes français et néerlandais), soit plus d’un an après leur propre ratification, qu’ils comptaient obtenir des « opt-out clause » (sur les questions migratoires, notamment), qui plus est sur un texte infiniment plus contraignant que le traité de Lisbonne. Évidemment, pour que cela soit reconnu (à défaut d’être accepté) par nos « partenaires européens », il faudra recourir à une procédure spectaculaire. Par exemple un référendum. C’est justement ce que propose Jean-Luc Mélenchon.


                    • Aureus 21 juillet 2011 18:44

                      Une citation vaut mieux qu’une longue et pénible écriture.
                      Voici la conclusion d’une analyse qu’aucun argument, jusqu’ici, ne m’a permis de remettre en question :

                      "Le cas de la France ne peut se comparer à aucun des États qui ne sont pas dans l’euro tout en étant dans l’UE :

                      - en droit international, les « réserves » à un traité doivent se faire AVANT la ratification. Une fois qu’un traité est ratifié, on ne peut plus revenir en arrière, sauf à dénoncer le traité. La France ne peut donc en aucun cas annoncer juridiquement qu’elle adopte, par exemple, la même position que le Royaume-Uni vis-à-vis de l’euro.

                      - en effet, à la différence du Royaume-Uni et du Danemark, la France n’a fait aucune réserve AVANT la ratification du traité de Maastricht en 1992. Elle a donc ratifié ce traité AVEC le principe de la monnaie unique et elle est donc tenue d’en respecter juridiquement les engagements internationaux, tout comme l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, le Portugal, les Pays-Bas, l’Autriche, la Grèce, la Belgique, etc. Du reste, la Déclaration d’Édimbourg du 12 décembre 1992 a bien précisé que les dérogations obtenues par le Danemark AVANT sa ratification « s’appliqueront uniquement au Danemark et à aucun autre État membre, ni présent, ni futur ». A fortiori ne peuvent-elles pas s’appliquer APRÈS.

                      - à la différence de la Suède et des 7 États de l’Est qui n’ont pas encore adopté l’euro, la France l’a bel et bien adopté, sous forme d’échanges interbancaires à partir de 1999 et sous forme fiduciaire à partir de 2002.

                      En conclusion, il importe de souligner que le traité de Maastricht ne prévoit aucune clause de sortie de l’euro. L’adoption de la monnaie unique y est même présentée comme « irrévocable » (l’article G du Titre II du traité de Maastricht mentionne en effet expressément « la fixation irrévocable des taux de change conduisant à l’instauration d’une monnaie unique »).

                      Dès lors, la seule voie de sortie juridique de l’euro pour la France réside dans la dénonciation de l’ensemble des traités européens, en vertu de l’article 50 du traité sur l’Union européenne (TUE), suite aux modifications introduites par le traité de Lisbonne."

                      http://www.u-p-r.fr/vos-questions-nos-reponses/l_euro/pourquoi-on-ne-peut-pas-sortir-de-l-euro-sans-sortir-de-l-union-europeenne



                    • Brath-z Brath-z 22 juillet 2011 00:28

                      C’est précisément la vision formaliste et comptable que je reproche à Asselineau. Il a raison sur le diagnostique, qui est que le cadre actuel de l’UE empêche toute politique sociale conséquente, mais il reste enfermé dans sa formation de haut fonctionnaire. Pour prendre une métaphore (toujours bancale, par définition), si la France est un bateau qui se dirige droit vers des récifs, l’UE est comme un moteur coincé par un coin (le traité de Lisbonne), sur lequel on aurait un panneau « ne pas toucher ». Asselineau est un passager qui a remarqué que le bateau se dirige vers les récifs mais pense qu’on ne peut pas désobéir au panneau parce que rien ne le prévois formellement, et donc qu’à défaut de pouvoir changer de direction pour éviter les récifs, il faut carrément retirer le moteur, ce qui est certes pertinent mais hasardeux. Mélenchon, lui, pense qu’on n’est pas obligé de s’en remettre au panneau, que si les passagers et l’équipage du bateau décide de désobéir au panneau, on peut retirer le coin et changer la direction.

                      Bien sûr, cette analogie ne vise pas à prétendre que l’UE serait le « moteur de la France » ou je ne sais quoi, juste à qualifier deux attitudes différentes face à une situation de grand danger.


                    • Aureus 22 juillet 2011 13:20

                      Brath-Z

                      J’ai eu plaisir à échanger des messages avec toi car je pense que tu es quelqu’un de réellement sincère.
                      Après m’être exhaustivement renseigné sur l’euro, l’UE et leurs origines véritables, je suis à présent irrémédiablement persuadé que toute cette construction est profondément nocive non seulement pour la France mais aussi pour tout les pays européens. Et les derniers évènements me confortent dans cette idée.
                      Alors on peut ergoter... faire de la désobéissance européenne, prétendre quitter le traité de Lisbonne seulement, abandonner l’euro sans sortir de l’UE...etc ... Tout ceci, à mes yeux, n’est que bavardages. Il nous faut rompre complètement avec cette machinerie du diable.
                      Moi-même très à gauche, j’ai longtemps été séduit par les propos de M. Mélenchon et par ses talents de tribun. Ce n’est plus le cas. En admettant qu’il soit honnête dans sa démarche, ce que je ne crois nullement, je ne peux comprendre sa volonté de ne pas rompre définitivement avec l’UE ; à quoi bon ces atermoiements ? Se peut-il qu’il existe une limite dans les propos qu’il est autorisé à prononcer ? Pour moi, la question est tranchée.

                      Cordialement


                    • Brath-z Brath-z 22 juillet 2011 14:21

                      Le plaisir est partagé, car c’est relativement rare, sur Agoravox, de pouvoir débattre sans sombrer dans l’injective et la mauvaise foi péremptoire. L’important pour moi n’est pas de convaincre tout le monde que ce que propose Jean-Luc Mélenchon est la voix à suivre (je suis moi-même très critique envers ses positions sur l’euro et sur l’immigration, par exemple), mais bien de mettre en évidence qu’il n’y a jamais qu’une seule manière de faire. Ce que je reproche aux tenants de la pensée unique, c’est de croire qu’il n’y a « qu’une seule politique possible », mais ma fréquentation des milieux « antisystèmes » m’a démontré que chez certains (Asselineau, Soral, par exemple), la lutte se résumait à imposer l’alternative entre le système actuel et leurs formules personnelles, alors que le champ des possibles est vaste, très vaste, particulièrement pour un pays comme la France.
                      Ne pas croire les solutions proposées par Jean-Luc Mélenchon parce qu’on estime qu’elles ne sont pas adaptées, c’est légitime. C’est ce que tu fais, il me semble. On peut trouver la même démarche chez le M’PEP, par exemple. En faisant un choix, même si ce choix n’est pas conforme à l’option proposée, on reconnaît à cette option la légitimité à exister, et ça, c’est important.

                      Mais par contre, prétendre comme le fait Asselineau que les solutions proposées par Jean-Luc Mélenchon ne sont pas possibles, c’est faire preuve d’une singulière faiblesse intellectuelle, surtout venant d’un homme aussi brillant. Et quand en plus, comme chez Soral, ça sert de fond de sauce à des procès d’intention, ça frise la malhonnêteté intellectuelle.

                      Je pense que Mélenchon est sincère dans sa démarche, mais si tu penses le contraire, je ne vois pas de toutes manières pas comment je pourrais te convaincre.


                    • hacheii 21 juillet 2011 12:46

                      La nouvelle bouffonnerie de gauche, la future escroquerie, les minables au pouvoir et tout ira bien ; d’ailleurs ce sont eux, les minables, le vrai peuple.


                      • arobase 21 juillet 2011 13:23

                        « ce sont eux, les minables, le vrai peuple. »


                        le « vrai » peuple, selon vous serait minable ? 

                        qui sont ceux qui ne seraient pas minables , selon vous ? ceux du « faux » peuple ?
                        vous pouvez citer quelques noms ?

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