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Accueil du site > Actualités > Politique > Front de Gauche : ça sera Mélenchon !

Front de Gauche : ça sera Mélenchon !

Quinze jours après la convention nationale du PCF, les militants communistes à jour de cotisation (soit 69 227 des 138 000 militants revendiqués par la direction du parti) étaient appelés à voter pour se prononcer sur l'orientation adoptée.

Le choix du candidat à l'élection présidentiel était, évidemment, au coeur du vote. Rappelons que les délégués du parti avaient opté à une très large majorité (79,91%) pour la présentation aux militants des trois candidatures maintenues lors de la convention, à savoir celles de Jean-Luc Mélenchon, co-président du PG et député européen, André Chassaigne, membre du PCF et conseiller régional en Auvergne, et Emmanuel Dang Tran, secrétaire de la fédération PCF du quinzième arrondissement de Paris, et ce malgré la "préférence" en faveur du premier affichée par la direction comme par les délégués eux-mêmes (qui avaient voté en sa faveur à 63,6%).

Finalement, sur 69 227 inscrits, 48 636 se sont déplacés pour prendre part au vote, soit une participation de 70,25%, saluée comme une "mobilisation exceptionnelle" par le premier secrétaire du PCF Pierre Laurent. Avec 842 (1,73%) votes blancs ou nuls, se sont finalement 47 789 voix qui ont départagé les candidats en lice.

 

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Avec 1944 voix, soit 4,07% des suffrages, Emmanuel Dang Tran arrive bon troisième du scrutin. Recueillant de bons résultats dans la Haute-Saone (130 voix sur 198, soit 65,66%), le Tarn (103 voix sur 332, soit 31.02%), l'Aisne (86 voix sur 299, soit 28,76%), le Bas-Rhin (16 voix sur 104, soit 15,38%), le territoire de Belfort (11 voix sur 80, soit 13,75%) et l'Isère (108 voix sur 813, soit 13,28%), il ne dépasse cependant que rarement les 5% de suffrages dans la plupart des fédérations, un résultat qui tranche avec le succès relatif des "orthodoxes" et "communistes identitaires" au 34ème congrès du PCF de 2008, où le texte alternatif 1 « Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme » avait remporté 5 428 voix, soit 15,05% des suffrages, les "listes alternatives" présentées par André Gérin ("orthodoxe") et Nicolas Marchand ("identitaire") réunissant respectivement 10,26% et 5,62% des voix lors de l'élection de la direction.

Avec 17 594 voix, soit 36,82% des suffrages, André Chassaigne ne parvient pas à s'imposer comme candidat du PCF mais confirme l'existence au sein du parti d'une importante minorité favorable à une représentation du Front de Gauche par le PCF lors de l'élection de 2012. Obtenant la majorité absolue dans 17 fédérations (de 80,43% des voix au Puy-de-Dôme à 50,12% en Saône-et-Loire), il dispose de l'avantage de devancer Jean-Luc Mélenchon dans trois des cinq plus importantes fédérations du parti (Nord avec 1563 voix sur 3095 exprimées soit 50.50% des suffrages, Val de Marne avec 1209 voix sur 2370 exprimées soit 51.01% des suffrages, Pas-de-Calais avec 1331 voix sur 1973 exprimées soit 67.46% des suffrages) ainsi que dans le Rhône (642 voix sur 1302, soit 49.31% des suffrages) et la Seine-Maritime (623 voix sur 1257, soit 49,56% des suffrages), respectivement 9ème et 10ème plus importantes fédérations. On peut également noter que les départements de Champagne-Ardenne - l'une des cinq régions ayant rejoint le PS au premier tour lors des régionales de 2010 - ainsi que, dans le Pays de la Loire, les fédérations de Loire-Atlantique, Maine-et-Loire et Mayenne - qui avaient toutes trois refusé en 2010 la stratégie du Front de Gauche pour s'allier directement au PS au premier tour contre l'avis de la convention régionale - et la fédération de Charente-Maritime - qui avait "saboté" la campagne de la liste du Front de Gauche en Poitou-Charente sans pour autant réussir à rejoindre la liste socialiste menée par Ségolène Royal au premier tour - ont voté massivement en sa faveur, embrouillant un peu plus l'interprétation des résultats. En effet, bien qu'il s'inscrive dans le cadre du Front de Gauche, au nom duquel il avait porté avec succès (meilleur résultat de premier tour) la tête de liste en Auvergne, André Chassaigne avait déjà reçu le soutien d'André Gérin, candidat "orthodoxe" qui s'était retiré quelques minutes avant le vote des délégués du partis à la convention nationale des 3, 4 et 5 juin derniers, pour faire échouer de facto le Front de Gauche au profit du PCF "historique". Ce vote majoritaire de fédérations opposées au Front de Gauche pour la raison inverse (un ancrage au PS) laisse supposer un phénomène d'agglomération des différentes oppositions au Front de Gauche autour de la candidature du conseiller régional d'Auvergne.

Enfin, avec 28 251 voix, soit 59,12% des suffrages, Jean-Luc Mélenchon est le très net gagnant du scrutin. Si le résultat obtenu auprès des militants communistes est légérement moindre qu'auprès des délégués il y a deux semaines, ses plus de 22% de suffrages d'avance sur son principal concurrent lui assurent la légitimité de la candidature. Dans 67 fédérations, il obtient la majorité absolue des suffrages (de 87,50 des voix dans l'Yonne à 54,67% dans le Lot-et-Garonne), dépassant les 3/4 des voix dans 24 d'entre elles. Bien que largement dépassé par son concurrent André Chassaigne dans le Nord (où il obtient 1318 voix sur 3095, soit 42,58%) et surtout dans le Pas-de-Calais (où il obtient 574 voix sur 1973, soit 29,09%), respectivement 1ère et 4ème fédérations du parti, il se retrouve au coude-à-coude avec lui dans le Val de Marne (avec 1115 voix sur 2370, soit 47,05%), le Rhône (avec 623 voix sur 1302, soit 47,85%) et la Seine-Maritime (avec 626 voix sur 1257, soit 48.21%), respectivemet 2ème, 9ème et 10ème fédérations du parti. Surtout, le co-président du PG l'emporte largement en Seine-Saint-Denis (1573 voix sur 2016, soit 78,03%), dans les Bouches-du-Rhône (1843 voix sur 2355, soit 78,26%), dans les Hauts-de-Seine (914 voix sur 1396, soit 65,47%), à Paris (761 voix sur 1252, soit 60,78%) et dans la Gironde (534 voix sur 924, soit 57.79%), respectivement 3ème, 5ème, 6ème, 7ème et 8ème fédérations. Réalisant un résultat plus qu'honorable (588 voix sur 827, soit 71,10%) dans l'Essonne, département où il a été élu sénateur à la tête d'une liste de rassemblement de la gauche en 2004, il a obtenu fréquemment la majorité aussi bien dans les "terres de mission" - où le Front de Gauche a largement amélioré les résultats du seul PCF lors des élections régionales de 2010 et surtout cantonnales de 2011 - que dans certains territoires à forte implantation communiste (par exemple en Corse du sud et en Haute-Corse, où il a obtenu respectivement 70,69% et 63,64% des suffrages). Plus étonnants sont ses bons résultats obtenus dans les 5 régions qui avaient refusé la stratégie du Front de Gauche lors des régionales de 2010, ainsi qu'en Picardie - où la dissidence "communiste orthodoxe" menée par Maxime Gremetz en 2010 avait obtenu plus de voix que la liste officielle du Front de Gauche -, dont deux des trois fédérations l'ont placé en tête du vote.

 

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Jean-Luc Mélenchon
Le co-président du Parti de Gauche a été élu candidat du PCF, après l’avoir été par le PG et la Gauche Unitaire.

 

En tous cas, l'accord portant sur les élections de 2012 (présidentielle comme législatives) étant maintenant entériné, il reste au Front de Gauche à partir en campagne en s'appuyant sur ses nombreuses ressources, dont les communistes sont l'indéniable atout numéro 1.


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76 réactions à cet article    


  • Brath-z Brath-z 20 juin 2011 10:18

    Cet article est à l’origine une note de mon blog, disponible à l’adresse suivante : http://meselucubrations.hautetfort.com/archive/2011/06/19/front-de-gauche-ca-sera-melenchon.html


    • Le citoyen engagé asse42 20 juin 2011 13:03

      Et moi je précise ce que m’inspire ce personnage d’abord franc-maçon.

      Quand on appartient à l’élite secrète qui construit cette république depuis 1789 on ne peut avoir l’esprit pur du citoyen révolutionnaire. On a un objectif clair et précis demandé par les grands maîtres. Ceux-ci ont chois qui va gagner en 2012 et en tout état de cause depuis la disparition de DSK il ne restera plus que Sarkozy...Ils s’en contenteront.

      Bref Mélenchon est là pour empêcher toute révolution citoyenne. Qu’ils s’en aillent tous ! Oui que tous les francs-maçons se barre du pouvoir c’est la priorité !


    • Brath-z Brath-z 20 juin 2011 13:16

      L’Ancien Régime (après 1680), la République, l’Empire (oh oui !), la Restauration, la monarchie de Juillet, la IIème République, le second Empire, la IIIème République, l’État Français (et oui !), la IVème République et la Vème République étaient pleins de francs-maçons
      De plus, depuis deux cent ans environ, il n’y a jamais eu aussi PEU de franc-maçons dans les instances du pouvoir qu’aujourd’hui.

      Et accuser les franc-maçons d’avoir « construit » la République « depuis 1789 » (la République en 1789 ? vous ne maîtrisez pas votre sujet, ça se voit !) pour ensuite dire qu’ils empêchent toute « révolution citoyenne » alors même que la citoyenneté est un pur produit de la République me semble quelque peu incohérent...


    • Robert GIL ROBERT GIL 20 juin 2011 10:19

      On ne va pas faire la liste de toutes les trahisons et les couleuvres que nous ont
      fait avaler les différentes gauches plurielles,
      Lorsque la gauche plurielle a fait une politique de plus en plus
      droitière elle a naturellement ouvert la porte à la droite, et la droite elle-même en
      faisant une politique de plus en plus dure, ouvre naturellement la voie à l’extrême
      droite, tout cela n’a rien de surprenant. Et maintenant le front de gauche va-t-il nous rejouer le refrain de l’alliance utile aux deuxieme tour pour tirer le PS a gauche ?
      Je crois malheureusement que l’objectif de cette alliance sera la lutte des places et non la luttes des classes.............


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 juin 2011 04:44

        Comment, dans le marasme financier actuel, se dire de gauche et ne pas réclamer prioritairement la nationalisation des institutions financières et le rapatriement du pouvoir d’émission de monnaie ? Comment se dire de gauche et ne pas parler d’un revenu-travail garanti ? Ne pas dénoncer la complicité atlantiste dans les aventures en Afghanistan et en Libye ?


        Quand il y aura une Gauche, ça se saura.


        Pierre JC Allard

      • brandon_de_la_discorde brandon_de_la_discorde 20 juin 2011 10:21

        On s’en fout de Mélenchon !
        Qu’il aille passer ses vacances avec son ami Chavez, continuer de trouver de bons côtés au régime de Castro, et insulter les journalistes.


        • LE CARDINAL 20 juin 2011 10:32

          méluche est donc le candidat du front de gauche qui se vendra au PS pour battre la droite.
          mais sur le fond, ça changera quoi, lorsque Chirac appelle à voter Hollande ?
          et puis...Borloo, Rama, Villepin, Hulot ou Joly...Morin...à quelques virgules près c’est du pareil au même.
          ils nous ont tous conduit dans la situation catastrophique dans laquelle nous sommes, en matière de chômage, de précarité, de Dette publique d’immigration, d’insécurité... smiley


          • sisyphe sisyphe 20 juin 2011 10:40

            Excellente nouvelle : Mélenchon va pouvoir représenter l’ensemble des vraies force de gauche, et présenter et défendre le vrai programme de changement radical proposé par le Parti de Gauche, le PCF, et Gauche Unitaire. 


            Mélenchon n’a, certes, aucune chance d’être élu à l’élection monarchique présidentielle-people (à zapper, de toutes façons), mais la voie sera ouverte pour les législatives, à l’élection de députés qui représentent une véritable alternative au libéralisme des candidats des partis inféodés aux puissances financières. 


            • Brath-z Brath-z 20 juin 2011 11:26

              Si son élection est assez peu probable dans la configuration actuelle, elle reste malgré tout possible. Contrairement aux sornettes sorties sans cesse depuis 2002, ça n’est pas la multiplicité des candidatures à gauche qui a fait descendre Jospin en-dessous de 17% mais bien sa campagne et son orientation furieusement sociale-démocrate, tendance « mon programme n’est pas socialiste ».
              Avec les écologistes qui vont se donner à Hulot ou Joly, la confirmation de l’ancrage au centre et au libéralisme d’Europe Écologie va être tout à fait visible et faire retomber le soufflé, probablement bien en dessous de la barre des 5%. Pour peu que le PS se dote d’un candidat social-démocrate bon teint, une performance semblable à celle de 2002 (peut-être moindre encore si les candidatures orientées vers le centre se multiplient !) est tout à fait envisageable, faisant baisser la « barre de qualification » (pour rappel : barre de qualification en 2002 : 16.5% ; barre de qualification en 2007 : 24%). Avec une « autre gauche » rassemblée sur une candidature médiatique, le Front de Gauche dispose d’un potentiel électoral sensiblement équivalent à celui du Front National, c’est-à-dire au-dessus de 15%. Cela signifie que le jeu ne se résumerait pas à une triangulaire PS-UMP-FN mais deviendrait une quadrangulaire FG-PS-UMP-FN. Dans pareille configuration, on peut imaginer bien des possibilités.

              Évidemment, avant d’arriver dans cette configuration, il y a la question de la division de l’autre gauche. Les formations d’extrême-gauche (POI, LO, NPA) ont apparemment décidé de faire chacun cavalier seul, mais privées de leurs figures médiatiques historiques (Arlette Laguillier pour LO, Olivier Besancenot pour le NPA), il est probable qu’elles retournent à leurs résultats des années 1980, entre 1% et 2% des suffrages tous résultats confondus. Et puis si LO a déjà intronisé Nathalie Artaud (plus intelligente mais moins médiatique qu’Arlette), le NPA n’a toujours pas de candidat ! Enfin, Convergences & Alternative, modeste scission du NPA, s’est rapprochée du Front de Gauche et devrait s’y joindre pour les élections de 2012. C’est un tout petit mouvement, d’accord, mais il représente une ouverture culturelle vers l’extrême-gauche qui pourrait plus aisément convaincre le reste du NPA de rejoindre le Front de Gauche que la Gauche Unitaire de l’ancien éternel minoritaire de la LCR Christian Picquet.
              Du côté « gauche exubérante » (milieux associatifs, écologistes radicaux, mouvement syndicaux, etc.), le rassemblement devrait se faire. Déjà la FASE a dit « oui ». Les Alternatifs devraient suivre. Peut-être les décroissants et le mouvement AlterÉkolo. Ils ne représentent pas grand chose et, à mon avis, leur formation et leur prurit intellectuel sont plutôt faibles, mais ils passent tellement bien dans les médias. Il n’est que de voir Clémentine Autain. Pour le mouvement plus « sérieux » qu’est le M’PEP, j’espère qu’il se joindra à nouveau à l’aventure, mais je crains que sa récente radicalisation sur la question de l’euro ne le conduise à opter pour la voix de l’indépendance (donc de son absence pure et simple).
              Enfin, il y a la gauche « républicaine et citoyenne » (pour ne pas dire la « gauche nationale » dont je me revendique) qui, incarnée principalement par République & Socialisme, issu du MRC de J.-P. Chevènement, pourrait rassembler les patriotes sincères qui ne se voient pas représentés par Marine Lepen ni Nicolas Dupont-Aignan (bien que j’apprécie ce dernier, il n’a vraiment pas la carrure...). Le pas de deux du MRC et de J.-P. Chevènement me laisse cependant perplexe et me fait redouter un ralliement au PS dans la dernière ligne droite, voire pire : une candidature « de trop » du Che avec un score digne d’un gauchiste des années 1980.

              Donc le rassemblement va être difficile, mais le Front de Gauche peut (et doit) se déployer sur ces trois terrains politiques qui sont sa matrice naturelle. S’il y parvient, il peut faire jeu égal et même dépasser les « trois grands » que sont le PS, l’UMP et le FN.


            • sisyphe sisyphe 20 juin 2011 11:52

              Oui, bon ; enfin ; tout ceci n’est que supputations, et il m’étonnerait beaucoup de voir Mélenchon atteindre un score à 2 chiffres ; ce serait déjà très bien. 


              Mais aucune importance ; ce n’est pas Mélenchon qui est important, comme ce n’est pas l’élection présidentielle. 

              C’est le programme qu’il défend, et le fait qu’il puisse être porté à la connaissance de l’ensemble des électeurs, pour l’élection législative qui, elle, va être, décisive. 

              Pas « d’homme providentiel » ; mais un PROGRAMME de changement radical, de reconquête de la démocratie, soutenu par des candidats aux législatives, avec la perspective d’être élus, et de peser sur la législature à venir ; voila le bon augure porté par Mélenchon. 

            • sisyphe sisyphe 20 juin 2011 13:50

              Je ne me laisse manipuler par rien du tout ; je donne mon analyse, comme vous donnez la vôtre. 


              Pour le moment, ce ne sont que des prévisions, des plans sur la comète. 
              Personne, à l’heure actuelle, ne peut savoir qui aura raison.

              Mais ce que je dis, surtout, c’est que ce n’est pas Mélenchon l’important, ni l’élection présidentielle. 
              Je ne crois pas en l’homme providentiel, et je me bats contre ce système présidentialiste monarchique. 

              Ce qui est important, c’est le programme et les idées que Mélenchon porte, et défend ; leur connaissance par l’ensemble des citoyens, en vue des élections législatives, qui, pour moi, seront l’élection décisive de 2012. 

              Une Assemblée avec suffisamment de députés pour porter le véritable changement ; voilà ce qui me semble essentiel. Et voter une nouvelle constitution, qui nous débarrasse du présidentialisme, et de ses dérives autocratiques. 

            • Brath-z Brath-z 20 juin 2011 13:55

              Sisyphe a raison. Il faut être raisonnable : la plupart des gens sont imprégnés par l’idéologie dominante. C’est normal. Je pense même que c’est utile. Les changements spectaculaires n’interviennent que lors des catastrophes, et j’espère (tout comme Mélenchon d’ailleurs) qu’il n’y en aura pas. Mais vu ce qui se profile, on est légitime à s’inquiéter.


            • Rodolphe 20 juin 2011 21:46

              Bon résumé pour les conditions de succès ! Maintenant, faut il pousser l’offensive en tapant sur le PS (combat interne à la gauche pour faire changer le rapport de force à gauche) ou sur Sarko ( ce qui donnerait une stature plus présidentielle ) ?


            • Brath-z Brath-z 20 juin 2011 12:40

              J.-L. Mélenchon répète souvent qu’ayant déjà été ministre et n’ayant pas plus apprécié l’expérience que ça, il n’a aucune appétence au pouvoir pour le pouvoir, raison pour laquelle il ne désire faire partie d’aucun autre gouvernement que celui « qu[’il] dirigera ». De plus, il a déjà annoncé que, quels que soient les résultats aux élections de 2012 (sauf s’il est élu président de la République), il se retirerait de la vie politique de premier plan. Un Mélenchon ministre n’est donc pas d’actualité.
              En revanche, il est probable qu’en cas de victoire socialiste en 2012, particulièrement si le PS n’obtient pas de majorité assez large aux législatives, il y aura une participation du Front de Gauche (au moins du PCF) au gouvernement. Mais ça n’est pas l’hypothèse privilégiée au Front de Gauche actuellement.


            • manusan 20 juin 2011 13:03

              Mais Perseus, c’est pour ça qu’il se présente : pour un CDD de 5 ans dans un ministère du PS.

              Ni plus, ni moins.

              Pour ceux qui veulent vraiment des changements radicaux, faudra aller sonner ailleurs.


            • Brath-z Brath-z 20 juin 2011 13:22

              Pour ce qui est de l’immigration, j’ai déjà formulé mon opinion personnelle en ces lieux. Je recommence :

              Il ne faut confondre l’immigration, qui n’est rien d’autre qu’un phénomène économique sans aucune dimension humaine, et les immigrés, qui sont eux-mêmes des victimes de ce phénomène économique. Vouloir réduire considérablement l’immigration, ce n’est pas rejeter les immigrés déjà présents sur le territoire mais bien faire cesser ce système odieux de la circulation de la main d’œuvre (j’emploie à dessein un terme déshumanisant car dans le contexte de l’immigration les immigrés NE SONT PAS des êtres humains mais de simples variables d’ajustement économique) suivant les besoins du marché de la concurrence-libre-et-non-faussé.

              Lutter contre l’immigration systémique et massive, c’est éliminer des rangs du capitalisme son « armée de réserve » (K. Marx) la plus efficace. L’immigration est un phénomène tout à fait récent (deuxième moitié du XIXème siècle) qui n’a rien à voir, tant dans son objet que dans sa portée ni dans ses conséquences, avec les mouvements de population qui ont émaillé les siècles passés. Les conséquences principales de l’immigration ont été, et ce dès 1848 :
              - une baisse brutale et massive du niveau de vie des travailleurs locaux
              - l’inondation du marché du travail par une main d’œuvre corvéable à merci vivant dans des conditions indignes
              - l’émergence de luttes horizontales entre travailleurs locaux et étrangers (cf. les nombreux massacres d’immigrés Polonais ou Italiens dans le nord et le sud-est entre les années 1880 et 1920)
              - l’accroissement des inégalités sociales

              Faire de l’immigration une bonne œuvre humanitaire, c’est donner un cache-sexe éminemment attrayant à la pratique la moins justifiable et la plus inhumaine jamais mise en œuvre par le grand patronat français.

              Attention, je ne pense pas néanmoins qu’il faille totalement stopper l’immigration. Mais il faut organiser celle-ci de manière à ce que :
              - elle ne soit pas massive (donc les 3/4 des immigrés sont destinés à retourner dans leur pays d’origine avec pécule et formation)
              - elle n’engendre pas de conflit en France (donc les immigrés, temporaires ou non, doivent s’assimiler à la culture française, ce qui ne veut pas dire nier leurs cultures d’origines mais bien les accommoder aux mœurs civiles et aux principes civiques de notre patrie)
              - elle ne soit pas systémique (donc on doit pouvoir contrôler étroitement l’entrée d’étrangers sur le territoire national et le moduler en fonction des besoins réels du pays)
              - elle soit digne (donc il faut prévoir des centres d’accueil temporaire salubres et suffisamment grands, avec les infrastructures adaptées, et fournir les services nécessaires à une vie correcte et à une bonne assimilation culturelle)

              Sans ces quatre conditions, l’immigration reste l’arme du chaos social ambiant.


              De plus, parmi les immigrés, aussi bien temporaires que permanents, il est nécessaire que ne soit pas établie une hiérarchie par le statut. D’où la question de l’immigration illégale (de 80 000 à 2 000 000 de personnes selon les sources que j’ai pu trouver).
              Là-dessus, ma position est claire :
              - d’abord, établir un contrôle strict des frontières, démanteler les filières de « passeurs » et accroître considérablement et appliquer sans états d’âme les punitions contre les entreprises faisant usage de main d’œuvre illégale (en se concentrant tout particulièrement sur les grandes entreprises, principales pourvoyeuses d’esclaves des temps modernes)
              - ensuite, régulariser tous les travailleurs immigrés illégaux (afin de leur donner un statut juridique) en leur appliquant les mêmes dispositions qu’aux immigrés légaux : au moins les 3/4 d’entre eux devront repartir dans leur pays d’origine au bout de quelques années
              - enfin, établir au forceps (s’en fout de l’ONU, ligotée par son « conseil de sécurité ») un développement économique des pays principaux émetteurs de l’immigration illégale (et légale aussi, tiens, tant qu’on y est) en prêtant massivement à taux 0 et, surtout, en vérifiant sur place le bon emploi de l’argent prêté, à l’aide d’observateurs français

            • papi 20 juin 2011 14:47

              @ Calmos

              Alors entre les cons et les gros cons, il va rester qui pour voter ?? lol


            • Walid Haïdar 20 juin 2011 17:19

              blabla,


              toujours les mêmes menteurs, qui répètent les mêmes mensonges :

              vous fondez vos dires sur du vent et de la mauvaise fois. 

              Pour ce qui concerne le ministère, il n’en prendra pas, il l’a dit, répété, à chaque fois qu’on lui a posé la question. Le reste, c’est du procès d’intention fondé sur RIEN, que dalle.

              Ensuite sur les immigrés, cassino, s’il vous plaît, il n’a pas parlé de régulariser tous les sans-papiers, et en effet, avoir des papiers ne garantit pas un contrat de travail. Il a parlé de régulariser tous les TRAVAILLEURS sans-papiers.

              Enfin l’immigration, y a deux options : soit on choisit de vivre dans un état policier avec une gestapo qui traque tout le monde et en particulier les faciès noirs et basanés. Soit on choisit une société ouverte et généreuse qui aide les pays pauvres à se développer. Et aider ces pays à se développer coûterait moins cher financièrement, que l’aide qui leur est versée actuellement. Il suffit d’aider intelligemment, en commençant par arrêter de subventionner nos exportations agricoles, et à relocaliser/dimensionner notre production, sortir de notre dépendances au pétrole pour les pesticides et autres produits nécessaires à l’agriculture, bref, la réorientation de notre propre développement serait déjà en soit une énorme source d’économies pour nous, et d’oxygène pour l’agriculture des pays pauvres dont les plus désespérés viendront, le cas échéant, TOUJOURS tenter leur chance ailleurs.

              Le reste c’est du blabla de débiles mentaux qui ne veulent rien comprendre d’autre que la logique des matraques.

            • Néo-Résistant Néo-Résistant 20 juin 2011 12:13

              @ Brath-z

              C’est effectivement aussi mon impression, il ne faut pas oublier d’une part la « volatilité » des votes et d’autre part l’abstention de nombreux citoyens de gauche désorientés par les trahisons successives du PS et qui ne défend plus le « peuple d’en bas » ; je suis persuadé que la dynamique va jouer à fond pour le Front de Gauche et une BONNE surprise n’est pas à écarter !

              Regardez à qui il profite et vous aurez tout compris du système libéral !



              • BOBW BOBW 20 juin 2011 12:43

                Bonne analyse politique actuelle mais aussi des probabilités futures d’union des formations politiques.


                Cependant, absolument rien n’est joué d’avance : la donne peut se modifier fortement avec le réveil de la population(À l’image des pays voisins) et l’évolution des avis des électeurs surtout en fonction d’évènements possibles et trés probables :

                   Multiplication et amplification de mouvements sociaux de
                - Travailleurs:employés publics et privés
                - Chômeurs, 
                - Agriculteurs

                   Accroissement des Manifestations diverses répétées d’usagers en colère -

                -Des services publics (Écoles,Hôpitaux, Transports, La Poste...) 
                -De la route devant la dégradation d’entretien, et les mesures répétées favorisant le racket et la répression financière envers les automobilistes et les motards plutôt que l’éducation et la prévention.

                Divulgations de nouveaux scandales avec les dirigeants politiques et les « oligarques » Malgré l’étouffement et le silence systématique des médias.





                • Brath-z Brath-z 20 juin 2011 14:16

                  Comme je l’ai dit plus haut, les bouleversements sociaux et politiques proviennent de situations de crise. Effectivement, les éléments que vous mentionnez sont de nature à engendrer sur le moyen terme un tel bouleversement. Mais je ne suis pas sûr qu’il faille se réjouir que la situation soit si mauvaise.


                • Brath-z Brath-z 20 juin 2011 12:56

                  C’est le seul commentaire avec un lien vers cette conversation que je laisse déplié. Cette avalanche de commentaires inutiles est un hors-sujet flagrant, Le Sudiste.


                • Brath-z Brath-z 20 juin 2011 21:48

                  J’ai lu jusqu’au bout et cela confirme ce que je pensais : aucun intérêt. Je replie votre commentaire, qui n’a vraiment rien à faire dans cette discussion.


                • nilasse nilasse 20 juin 2011 12:50

                  quant on voit des guérin ou des chassaignes,fossiles du communisme des années 50,qui ont tenté une véritable kabbale contre melenchon,il n’y a pas loin de penser que tout ça a été téléguidé depuis le parti social libéral (noms de ceux qui usurpent le nom de socialiste). les socio libéraux craignent melenchon et ne veulent en définitive pas de gauche. heureusement qu’une majorité de communistes n’a pas suivi chassaigne dans ses errements,sinon,on courait a la catastrophe.


                  • Brath-z Brath-z 20 juin 2011 13:06

                    André Gérin a le droit de refuser la stratégie du Front de Gauche. C’est un élu responsable que j’apprécie assez pour ses convictions et le fait qu’il ne s’en laisse pas rabattre. Je ne suis d’accord avec son idée selon laquelle le retour au marxisme-léninisme pur et dur des années 1950-1960 permettrait à la gauche sociale de faire un retour en force sur la scène politique, mais je la respecte.

                    Quant à André Chassaigne, il n’a rien à voir avec cette tendance communiste « orthodoxe et identitaire ». C’est l’un des plus ardents partisan du Front de Gauche. Il eût pu faire à mon avis un bon candidat à l’élection présidentielle (un déficit de notoriété n’est pas si handicapant qu’on le croit, et puis il a tout le talent pour y remédier). La raison pour laquelle je ne l’ai pas soutenu est que, contrairement à Jean-Luc Mélenchon, il est convaincu de l’existence d’un continuum idéologique de la sociale-démocratie jusqu’au communisme révolutionnaire, là où le co-président du PG et, désormais, candidat du Front de Gauche a bien compris qu’il y avait rupture irréductible entre gauche sociale-démocrate et gauche de combat.
                    Contrairement à ce que croient certains observateurs, le choix Mélenchon n’est pas un choix « modéré » mais bien le choix le plus « radical » dans le cadre du Front de Gauche. Malgré le soutien (essentiellement tactique) apporté par certains « orthodoxes » à Chassaigne, lui est sur une ligne bien plus réformiste que Mélenchon.

                    Il ne faut pas mépriser les « orthodoxes ». Ils sont sincères et motivés par bien d’autres choses que les questions de personnes. Seulement, à mon avis, leurs diagnostics sont erronés.
                    Quant à ceux qui se sont rangés derrière Chassaigne pour « sauver le PCF », je leur répond ceci : la « mort imminente » du PCF est annoncée depuis 1991, et le parti y a survécu. Si le PCF a survécu à la mortifère « gauche plurielle », il survivra sans problème au Front de Gauche.


                  • LE CHAT LE CHAT 20 juin 2011 12:51

                    bon , il aura pas de mal à faire moins pire que Buffet en 2007 , mais il restera un second couteau qui devra mendier des strapontins au PS comme le fait le PCF ...

                    à noter qu’il est loin de faire l’unanimité au PCF , en particulier dans le Nord Pas de Calais où les transfuges n’ont jamais la cote ( il restera toujours un social traitre pour les cocos purs et durs )


                    • LE CHAT LE CHAT 20 juin 2011 22:54

                      @CASSINO

                      je sais , mais j’aime la tournure de style !  smiley


                    • anty 20 juin 2011 13:25

                      Pffft

                      1.2% pour le pcf

                      ta générosité est sans limite....


                    • Brath-z Brath-z 20 juin 2011 13:30

                      soulmanfred > Pas d’insultes.


                    • Brath-z Brath-z 20 juin 2011 13:39

                      Il qualifie grossièrement les communistes et les gens qui voient cette élection favorablement de « cons » en effet. Mais c’est d’un collectif qu’il s’agit.
                      Toi, tu l’injurie personnellement. Outre que ça n’est pas respectable (et il faut être respectable pour être respecté), ça enfreint la charte d’Agoravox.

                      Je ne suis pas d’accord avec Calmos, aussi je te donne un conseil : il est inutile de répondre. La pauvreté de ses argumentaires, l’inanité de sa syntaxe, sont les meilleurs arguments pour démontrer la sottise de sa pensée.


                    • Brath-z Brath-z 20 juin 2011 13:59

                      Cet article est le premier sur lequel j’ai jamais replié un commentaire. Je me moques comme d’une guigne que les articles pro-FN procèdent autrement. Le FN n’est ni mon ennemi ni mon obsession.
                      Et je maintiens qu’il y a une sérieuse différence entre les qualificatifs grossiers mais collectifs (et méprisants) qu’utilise Calmos et les insultes directes et ad hominem que vous avez vous-même employées. Selon la charte d’Agoravox, je suis, en tant qu’auteur, responsable de la modération. Si vous vous faites « censurer » sur telle ou telle de vos interventions, vous pouvez le dénoncer auprès des responsables d’Agoravox.


                    • papi 20 juin 2011 21:53

                      @ soulmanfred

                      Pour une fois que ce n’est pas toi !! n’en rajoute pas, tune te gène pas d’habitude..


                    • Taverne Taverne 20 juin 2011 12:58

                      Quel scoop ! Je pensais que ce serait Le Pen...

                      Je suppose que pour un communiste, c’est moins grave que d’avoir voté Chirac en 2002.


                      • papi 20 juin 2011 14:55

                        Soulmanfred

                        Normal la vision paradoxale et stupide à partir du moment ou ce n’est pas la tienne, les autres sont tous
                        paradoxaux et stupides, il n’y a que toi dans ce pays à avoir une saine vision des choses, les autres sont tous des cons..

                         et pour anticiper ta réponse 
                         Con !! Moi en premier vu que je ne partage pas du tout ta vision des choses..


                      • Madoff Madoff 20 juin 2011 15:26

                        @ Soulmanfred

                        Idéologiquement parlant ( et encore parler d’idéologie à l’heure actuelle... ) la frontière gauche /droite s’amenuise avec le temps
                        Dans le contexte actuel les « valeurs » sont elles aussi inversées ou du moins partagées donc la confusion n’est pas choquante en soit :)


                      • platon613 20 juin 2011 14:58

                        A lire !!

                        Chirac/Sarkozy : La guerre

                        Malgré les excuses de Claude Chirac, les coups de fil répétés de Frédéric Salat-Baroux, son époux (et ancien secrétaire général de l’Elysée), les coléres rentrées de Bernadette Chirac, l’ancien président vient de sortir de son silence. Pourquoi aujourd’hui et maintenant ? Sait-il déjà que Sarkozy a voté pour septembre la mort de l’ancien roi ? Jacques Chirac, que Sarkozy aimait à définir comme " un tueur intelligent et méchant malgré les apparences« , se repent-il d’avoir »enfanté" Brutus ?...

                        http://news-26.net/politique/689-chiracsarkozy-la-guerre.html


                        • papi 20 juin 2011 21:57

                          @ soulmanfred

                          Je te trouve un peu optimiste dans tes chiffres , tu as une source fiable , si tenté qu’un sondage le soit , ?? Mis bon tu te fais plaisir, et je respecte ta joie .... de courte durée..


                        • Le péripate Le péripate 20 juin 2011 15:05

                          Une très haute ambition en effet.

                          Mais perso je ne suis pas séduit. Peut-être avec une pin-up sur l’affiche. Ou un soleil couchant. Soyez imaginatif, décolonisez l’imaginaire, bon sang !


                          • JL JL 20 juin 2011 15:11

                            « décolonisez l’imaginaire, bon sang ! » (péripate)



                            « Le libéralisme économique préside tous les imaginaires » Edouard Glissant"). (Phase trois du capitalisme : l’économie du savoir)


                          • Madoff Madoff 20 juin 2011 15:23


                            Un trotskyste à la tête du PCF mais ça ne choque personne ??
                            Bon il faut croire que ce genre de « détail » n’a pas d’importance dans le débat politique français ...

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