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Accueil du site > Actualités > Politique > Front de Gauche, illusion ?

Front de Gauche, illusion ?

De partout ça s’agite pour les prochaines élections européennes. Les Socialistes suivant leurs mauvaises habitudes se déchirent pour les places. Bon, on commence à ne plus s’y intéresser tellement ce genre de débat est puéril, surtout loin des réalités sociales, et pour rester poli, disons qu’ils me font penser à des margoulins dénués de sens moral en train de maquignonner autour du veau gras. Triste réalité qui fait que l’on est dirigé par des rigollots dont le seul but est de ce maintenir en place. Bref, le vrai débat de société est ailleurs….

 Il apparait de plus en plus à beaucoup comme une évidence que le système capitaliste est la principale cause de nos maux, bien que complètement vérolé et allant apparemment vers une fin annoncée, il est fort probable qu’il fasse encore énormément de dégâts dans les couches sociales les moins favorisées. Donc si l’on veut que le monde devienne plus juste pour tous, en toute conscience il paraît incontournable se débarrasser au plus vite du capitalisme et mettre à la place une société de partage.

Ça, beaucoup l’ont compris. Surtout que cette constatation est exacerbée par un mal être de tous les jours, à chaque instant de plus en plus pressant, lié aussi avec un amoindrissement des libertés collectives et individuelles. Donc il est urgent que cela change et l’on perçoit le trépignement de partis qui veulent changer les choses par les urnes. Certes, cela est tentant quand on pense qu’un moindre résultat cautériserait quelques plaies et mettrait un peu de beurre dans des épinards qui en ont bien besoin. A fortiori on ne peut pas refuser des augmentations de salaires arrachées par la revendication, faire aussi stopper des réformes iniques après avoir opposé une fin de recevoir sans concession au gouvernement, tout cela sera alors apporté à l’actif du peuple, mais jusqu’à quand car le vrai problème, le capitalisme, sera toujours là. D’ailleurs lorsque l’on voit qu’au bout de trois ans l’augmentation de 200 euro sera alors payée par les seuls patrons je suis dubitatif. Je ne suis pas un pessimiste, mais l’histoire a toujours démontrée que ce qui était acquis aujourd’hui était aussitôt contesté par le patronat capitaliste, c’est un éternel recommencement.

 Si l’on prend par exemple le front populaire de 1936 qui à permis des avancées sociales dont on a bénéficié pendant de nombreuses années mais que l’on voit s’étioler peu à peu, quand ce n’est pas disparaître pratiquement, comme un code du travail qui devient un ersatz au service du patronat, donc « du passé faisons table rase » n’ayant pas été appliqué à la lettre, il faut remettre l’ouvrage sur le métier. Le raté de l’histoire est qu’il n’y a pas eu la prise de pouvoir totale par les travailleurs, avec des nationalisations généralisées, de la cogestion, seul le renversement du capitalisme eu été efficient. En effet, plus de soixante dix ans après, il faut recommencer si on ne veut pas que les acquis de cette époque soient balayés. Il ne faut pas rêver, le « travailler plus pour gagner plus » va en droite ligne pour effacer la semaine de 40h si durement gagnée et que les capitalistes n’ont jamais digérée.

 Je sais qu’il y en a certains qui vont se demander si je ne suis pas devenu fou car je vais me faire l’avocat du diable. En effet, je pense que c’est une bonne chose que Sarkozy ait été élu car si cela avait été Royal ont se serait fait enfumer par un semblant de mesures sociales qui n’auraient été que des caches misères et auraient endormi peu à peu la revendication utile, comme se fut le cas sous Jospin. En fait, du capitalisme qui n’ose pas dire son nom, enrobé pour cela dans du papier de soie rose, un attrape nigauds. Madame Royal avait même préconisé des fonds de pensions collectifs pour soigner nos retraites, on aurait bonne mine si cela avait été ! Tandis qu’avec Sarkozy c’est du capitalisme pur et dur qui met au grand jour son iniquité et permet à beaucoup de gens de se rendre compte enfin que le système n’est pas bon.

 En fonction de constat et de l’agitation qui touchent différentes couches sociales certains voient dans les élections européennes l’occasion de faire un grand front politique de gauche pour faire barrage à la droite. Certes l’opportunité est tentante et serait fondée sur de bons sentiments dans l’espoir que cela permettrait de s’unir superficiellement pour aller glaner quelques avancées sociales, car il ne faut pas rêver il ne s’agit que de cela, c’est certes important, mais à mon avis pas suffisant. D’autant que de récupérer quelques sièges au parlement européen, si cela permettra effectivement de connaître l’échiquier politique européen, cela n’aura aucune efficience dans la remise en cause du capitalisme. Donc dans l’état actuel des choses ce genre de front n’est qu’illusion, surtout avec des partenaires dont on peut douter de la fiabilité.

 De toute façon, force est de constater que la révolution ne se fera pas par les urnes. C’est dans la rue, dans les usines que le peuple affirmera ses convictions. Je pense donc pour ma part, que l’attitude qui veut que l’on construise idéologiquement le monde de demain en préparant le peuple à prendre ses responsabilités en toute connaissance de causes est une attitude responsable, en tout cas plus que celle de ceux qui veulent nous amener au changement par des voies louvoyant dans le microcosme politique.

 Donc le plus dur reste à faire, celle d’éduquer et convaincre que demain sera peut-être le grand jour, mais il faut qu’il soit déterminant. Ecoutons toujours les anciens et en l’occurrence Louise Michel qui a bien dépeint ce qu’il faut faire…..

« Si la révolution qui gronde sous terre laissait quelque chose du vieux monde, ce serait toujours à recommencer ! Elle s’en ira pour toujours, la vieille peau de la chrysalide humaine. Il faut que le papillon déploie ses ailes, qu’il sorte saignant ou qu’il crève. »

 Louise Michel (Mémoires de Louise Michel écrit par elle-même, en 1886)

http://le-ragondin-furieux.blog4ever.com


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35 réactions à cet article    


  • zelectron zelectron 17 mars 2009 10:40

    " Il apparait de plus en plus à beaucoup comme une évidence que le système communiste est la principale cause de nos maux, bien que complètement vérolé et allant apparemment vers une fin annoncée, il est fort probable qu’il fasse encore énormément de dégâts dans les couches sociales les moins favorisées."

     Il apparait de plus en plus à beaucoup comme une évidence que le système capitaliste est la principale cause de nos maux, bien que complètement vérolé et allant apparemment vers une fin annoncée, il est fort probable qu’il fasse encore énormément de dégâts dans les couches sociales les moins favorisées.

    vrai ou faux ?


    • JL JL 17 mars 2009 11:01

      @zélectron  ?????


    • JL JL 17 mars 2009 11:11

      @ l’auteur, je ne partage pas votre philosophie : ce qui est perdu en matière d’acquis sociaux me paraît perdu pour toujours. Si le PS revient au pouvoir il ne fait aucun doute qu’il ne remettra pas en cause les "réformes" vu qu’il n’a pas levé le petit doigt pour s’y opposer. Sarkozy a fait "à la hussarde" et en peu de temps ce que le PS n’aurait pas osé faire en un quinquennat, ni même deux.


      • jaja jaja 17 mars 2009 11:50

        @ JL, ce qui est perdu en matière d’acquis sociaux sera reconquis par la lutte des travailleurs. Il en a toujours été ainsi. Grèves, manifestations et ce que la Droite appelle "troubles sociaux" sont nos meilleures armes. A nous de nous en servir...

        Rien n’est jamais définitif et faire plier les requins qui nous gouvernent ne dépend que de nous... Nos camarades antillais viennent d’en faire la démonstration !


      • JL JL 18 mars 2009 09:51

        @ Jaja, vous dites ça comme à regret. En effet, ce qui est perdu c’est le temps, et ce temps représente des vies. Il n’y a pas que les riches qui investissent : les modestes en argent aussi, investissent, mais pour cela il ne leur faut pas des fortunes, seulement un minimum décent. Ils investissent dans des valeurs humaines que l’argent n’chète pas mais au contraire, détruit.

        On dit que l’argent crée des emplois, je n’en crois rien : pour moi l’argent détruit des emplois. J’en veux pour preuve que, là où l’on devrait parler d’offreurs de talent, de savoir faire, de temps et d’énergie les capitalistes parlent avec mépris de demandeurs, autrement dit aujourd’hui, de mendiants. Et là où l’on devrait parler d’acheteurs de savoirs, d’énergie, de talents, on ne parle avec gourmandise que d’offreurs d’emplois.


      • Marianne Marianne 18 mars 2009 11:58

         

        Adresse à la gauche radicale pour un Front populaire du 21è siècle


         

        L’histoire est en marche. Le moment est venu d’entendre le cri du peuple français qui descendra massivement dans la rue jeudi 19 mars 2009 pour hurler sa colère et son désarroi face à la politique de casse systématique des acquis sociaux de la classe ouvrière et des services publics menée par le gouvernement de droite portée au pouvoir par 53% de votants en juin 2007, un des gouvernements les plus à droite que la France ait connu depuis Pétain et la collaboration.

        Le 29 janvier était un coup d’essai à côté de la déferlante à laquelle nous allons assister !

        Il est fort à parier qu’une partie des électeurs qui ont mis Sarko 1er au pouvoir seront aussi dans la rue ce jeudi, car subissant également les dégâts d’une politique prédatrice pour tous les travailleurs, qui par ses choix et sa défense viscérale du chacun pour soi et de la loi du fric depuis des décennies est directement responsable de la crise internationale qui a éclaté et dont les effets s’amplifient de jour en jour...

        Depuis la journée du 29 janvier, un mois et demi s’est écoulé. Un délai qui a été jugé trop long par certains militants ou observateurs de la gauche radicale pensant et écrivant qu’un mouvement durable pouvait être impulsé en France dès le mois de février 2009.

        Soit, mais pour quel débouché politique ?

        De l’infantilisme de la gauche radicale

        Bien sûr, la situation n’est pas en tous points comparable aux dissensions existant chez les révolutionnaires d’Octobre 1917. Mais qu’on veuille lire attentivement ces lignes de Lénine :

        « Dans le courant du printemps et de l’été prochains écrivent les « communistes de gauche » dans leurs thèses, doit commencer l’écroulement du système impérialiste, écroulement que la victoire éventuelle de l’impérialisme allemand dans la phase actuelle de la guerre ne peut que différer, et qui revêtira alors des formes encore plus aiguës. » La formule est ici encore plus enfantine et inexacte, en dépit de tout son appareil pseudo-scientifique. C’est le propre des enfants de « comprendre » la science comme si elle pouvait prévoir en quelle année, au printemps, en automne ou en hiver, « doit commencer l’écroulement ». Ce sont des tentatives ridicules de connaître l’inconnaissable. Aucun homme politique sérieux ne dira jamais quand « doit commencer » l’écroulement d’un « système » (d’autant plus que l’écroulement du système a déjà commencé, et qu’il s’agit de dire quand se produira l’explosion dans les divers pays). Sur l’infantilisme de gauche et la propriété petite-bourgeoise, Lénine, 1918.

        Les “communistes de gauche” s’opposaient aux Bolchéviks sur la question de la poursuite ou non de la guerre contre l’Allemagne. Les communistes de gauche, jusqu’auboutistes (c’est un terme employé par lénine) se prononçaient pour la poursuite de la guerre par soi-disant “pureté” révolutionnaire et les Bolchéviks (dont Lénine) pour la paix (Paix de Brest-Litovsk) dans l’intérêt de la Révolution. Lénine explique pourquoi dans ses écrits.

        Les partisans de la gauche radicale acepteront-ils seulement de discuter et de débattre de la question de la construction d’un mouvement populaire uni et adulte politiquement, c’est à dire ayant pris le temps de l’élaboration de solutions révolutionnaires, sans crier à la trahison et sans trépigner d’impatience infantile (le terme est aussi de Lénine) devant la molesse des syndicats (7,5% de syndiqués parmi les salariés !) et des partis de la gauche de la gauche, tous mis dans le même sac des “traitres à la cause” des travailleurs ?

        Ces militants et observateurs accepteront-ils seulement l’idée qu’à regarder ce que nous enseigne l’histoire, une Révolution se fait avec tout un peuple et pas avec une minorité d’avant-gardistes le plus souvent autoproclamés ? Et que ceux qui manifesteront jeudi ne sont pas des professionnels de la politique mais des citoyens qui en ont marre et qui ont envie que les choses changent. L’idéal serait qu’ils aient envie de changer les choses. Mais en sommes-nous déjà là ?

        De l’importance d’un large Front populaire...

        Ces partisans de la gauche radicale voudront-ils entendre qu’à notre avis, les solutions à apporter contre les ravages du capitalisme et les fondements de la société socialiste à construire, ses institutions, ses lois, doivent être les fruits d’une volonté et d’une élaboration populaire la plus large possible, c’est à dire de la majorité des citoyens et de la démocratie ?

        “Pour devenir le pouvoir, les ouvriers conscients doivent conquérir la majorité : aussi longtemps qu’aucune violence n’est exercée sur les masses, il n’existe pas d’autre chemin pour arriver au pouvoir. Nous ne sommes pas des blanquistes, des partisans de la prise du pouvoir par une minorité. Nous sommes des marxistes, des partisans de la lutte de classe prolétarienne ; nous sommes contre les entraînements petits-bourgeois, contre le chauvinisme jusqu’auboutiste, la phraséologie, la dépendance à l’égard de la bourgeoisie”. Lénine, sur la dualité du pouvoir, avril 1917.

        Voudront-ils seulement entendre qu’au 21è siècle, en France, si l’on tire les leçons de l’histoire et des graves dérives des régimes socialistes du bloc soviétique dans les décennies qui ont suivi la révolution d’Octobre, une Révolution ne vaincra qu’à travers l’adhésion d’une majorité de citoyens adultes à même de se prononcer pour de vrais bouleversements révolutionnaires ?

        L’exemple du Vénézuela et des multiples élections organisées par son président Hugo Chavez, celui de la Bolivie devraient pourtant donner des idées à ces penseurs de la Révolution qui écrivent des articles à grands coups de références historiques (Lénine parle de “phraséologie”) en oubliant bien souvent d’ancrer leur réflexion dans la réalité contemporaine (Pour Lénine, “un vrai communiste est plus tourné vers l’avenir que vers le passé”).

        Entendent-ils que les modèles du passé servent à être critiqués et dépassés ? Que l’histoire doit servir à apprendre et à eviter les écueils d’hier, mais qu’elle ne peut figer l’esprit dans un récit mystificateur (encore une expression de Lénine) de ce que devrait être la Révolution et quant elle doit avoir lieu, en s’appuyant sur des textes écrits il y cent ans ou plus ? Que la Révolution se construit jour après jour au sein même des institutions bourgeoises pour former les esprits à la résistance et à la combativité, pour tirer partie de ce que le capitalisme a construit, tirer partie de ses faiblesses, et transformer peu à peu le rapport de forces en faveur d’un changement radical (oui, nous sommes d’accord !) du système politique et économique.

        ... et des élections pour en finir avec le capitalisme

        Quel marxiste-léniniste prétendrait aujourd’hui vouloir faire la Révolution sans actualiser, prolonger les pensées de Marx et de Lénine en les confrontant aux nombreuses connaissances accumulées tout au long du 20e siècle sur le mouvement ouvrier, la lutte des classes, la nature même du système capitaliste, les expériences heureuses ou malheureuses du socialisme du 20è siècle ?

        Sans mesurer les forces aujourd’hui en présence en France (et dans le monde) dans le camp révolutionnaire et en tirer les conséquences quant à la stratégie à adopter pour faire grandir la Révolution ? Le niveau d’éducation des citoyens dans la France d’aujourd’hui ne peut-il être un levier pour une Révolution socialiste qui s’épanouirait dans la rue et dans les urnes, comme une promesse de jours meilleurs ?

        Etre révolutionnaire n’est-ce pas avant tout se projeter dans le futur et imaginer la société que l’on veut construire ? Peut-on sèrieusement penser aujourd’hui l’avènement d’une société socialiste, révolutionnaire, sans recours fréquent au vote, à l’expression démocratique qu’il constitue et qui reste une des plus grandes conquête de l’homme moderne devenu citoyen contre les despotes ?

        Bien sûr, donner aux travailleurs des droits inédits de réunion, d’élaboration de la stratégie de l’entreprise sur leur lieu de travail, nationaliser les moyens de production, orienter l’argent vers l’emploi et les progrès humains sont autant d’objectifs essentiels, primordiaux de la Révolution. Mais la Révolution du 21ème siècle ne vaincra pas par le sang et les larmes mais par la conviction du plus grand nombre que le capitalisme a fait son temps et qu’une ère nouvelle doit s’ouvrir plus humaine et plus solidaire.

        Elle vaincra par la démocratie la plus poussée – articulation de la démocratie directe et de la démocratie représentative - et par la faculté du peuple de substituer aux institutions capitalistes des institutions socialistes, de restituer l’héritage de l’ancien système à tous les travailleurs et d’ organiser la société nouvelle au profit de tous. Aujourd’hui, la question du vote, de la prise de décison collective et l’organisation d’élections à tous les niveaux – assemblées élues et référendums - ne peut être considérée comme le détail (encombrant) d’un projet politique révolutionnaire...

        C’est pourtant ce que semble nous dire les partisans de cette gauche radicale qui rappelle à plusieurs égards les “communistes de gauche” du temps de Lénine et qui, tout en présentant des candidats aux présidentielles et aux européennes explique qu’élire des représentants au parlement européen a finalement peu d’intérêt et que “le fruit est mûr” pour une Révolution dans la rue, sans l’unité nécessaire à l’édification de solutions politiques.

        “Des ignorants ou des renégats du marxisme, tels que M. Plékhanov et ses pareils, peuvent crier à l’anarchisme, au blanquisme, etc. Qui veut penser et apprendre ne peut manquer de comprendre que le blanquisme est la prise du pouvoir par une minorité, tandis que les Soviets des députés ouvriers, etc., sont notoirement l’organisation directe et immédiate de la majorité du peuple. Une action ramenée à la lutte pour l’influence au sein de ces Soviets ne peut pas, ne peut littéralement pas verser dans le marais du blanquisme. Elle ne peut pas, non plus, verser dans le marais de l’anarchisme, car l’anarchisme nie la nécessité de l’Etat et d’un pouvoir d’Etat durant l’époque de transition qui va de la domination de la bourgeoisie à la domination du prolétariat. Je défends, au contraire, avec une clarté excluant toute équivoque, la nécessité, durant cette époque, de l’Etat, non pas d’un Etat parlementaire bourgeois ordinaire, mais, en accord avec Marx et avec l’expérience de la Commune de Paris, d’un Etat sans armée permanente, sans police opposée au peuple, sans fonctionnaires placés au-dessus du peuple. " Lénine ; Lettre sur la tactique., avril 1917.

        A cette gauche-là, nous disons que la démocratie représentative est une avancée humaine si importante qu’aucun révolutionnaire n’a le droit de la poser en concurrente déloyale de la démocratie directe. (Exclure l’une ou l’autre serait condamner la Révolution au despotisme...) Et que nous appelons la démocratie directe de nos voeux aussi chèrement qu’eux. Que ces deux formes d’expression politique doivent être associées, articulées tant par un gouvernement révolutionnaire que dans le combat qui construit patiemment l’esprit de la Révolution en s’appuyant sur les réalités présentes. Et l’une des données de la réalité présente en France, c’est qu’une partie du PS, emmenée par Jean-Luc Mélenchon, fait scission avec ce parti libéral hégémonique à gauche !

        A cette gauche radicale, nous disons que dans ce combat pour la Révolution des consciences, elle qui veut prétendument nous faire gagner du temps en appelant à l’insurrection sans l’unité politique du camp révolutionnaire, négligeant du même coup la force que recèle la démocratie représentative pour fragiliser l’ordre capitaliste dominant, eh bien cette gauche-là nous en fait perdre - du temps - en suscitant des attentes que la “pureté” de son isolement ne pourra satisfaire.

        Pour cela, nous ne lui disons pas merci ! Mais nous l’appelons à laisser derrière elle ses vieilles chimères et à nous rejoindre dans le combat unitaire pour une Europe politique sociale et solidaire et pour tous les combats à venir afin de débarasser le monde de l’aigle capitaliste.

        Pour un Front Populaire du 21ème siècle !

        P.S. Les mots qui peuvent blesser ou être perçus comme désobligeants ne sont pas de moi.


      • Marianne Marianne 18 mars 2009 12:47

        Pour que la gauche redevienne la gauche,
         
        le 7 juin votez pour le Front de gauche (PCF, PdG, unitaires du NPA) !

        Marianne


      • Mmarvinbear mmarvin 17 mars 2009 11:41

        C’est la saison qui veut ça.
        Le printemps est la. Les bourgeons éclosent, l’herbe recommence à pousser, les oiseaux gazouilles et les gau-gau sentent l’odeur de l’encre du bulletin de vote réveiller leurs ardeurs démonstratrices.
        Mais au fait, c’est quoi un gau-gau ?

        Dans sa version la plus pure, le gau-gau se rattache à la famille dite des "idéalistes à oeillères" pour leur propention à s’entousiasmer de leurs théories politiques qu’ils s’imaginent vierges de tout usage antérieur.
        On ne doit cependant pas confondre le gau-gau avec le jeu-jeu qui lui est proche, mais trop jeune pour avoir une idéologie précise et définie. Le jeu-jeu se reconnait à son adoration pour Cali et Saez. Les cas les plus fragrants portent un bonnet péruvien en toute circonstance. Et abusent du forfait portable payé par leurs parents sur lesquels ils crachent en général en se promettant de ne pas leur ressembler.

        Mais intéressons nous plutot à la réthorique du gau-gau.

        "Les Socialistes suivant leurs mauvaises habitudes se déchirent pour les places. " : Le gau-gau a une vision partielle et partiale des choses. Les socialos se disputent en effet, mais il ne note pas que les UMP font la même chose en général. Il est vrai loin des caméras.

        "disons qu’ils me font penser à des margoulins dénués de sens moral en train de maquignonner autour du veau gras" : le gau-gau a parfois, bien qu’il s’en défende, des similitudes sémantiques et linguistiques avec une espèce quasiment disparue, les Poujados. Cette tribu a fait quelques ravages dans la droite française dans les années 50 avant d’être absorbée par la tribu principale de la région, les RPR. Pour le gau-gau, le politique du PS est forcément un carriériste forcené qui ne pense qu’à lui-même et qui se fait élire uniquement pour sa pomme. Le gau-gau estime les siens comme protégés par une sorte de grâce divine qui immuniserait ses dirigeants d’une telle maladie. il n’a pas fini d’être surpris...

        "Donc si l’on veut que le monde devienne plus juste pour tous, en toute conscience il parait incontournable se débarrasser au plus vite du capitalisme et mettre à la place une société de partage." : le gau-gau a la mémoire courte. Il ignore (ou feint d’ignorer ?) qu’un tel système a existé. Il portait le nom de communisme. Le système, à la base, promettait égalité et justice pour tous. Son application a engendré misère, dictature, et au final nationalisme résurgent et nauséabond.

        "Je ne suis pas un pessimiste, mais l’histoire a toujours démontrer que ce qui était acquit aujourd’hui était aussitôt contesté par le patronat capitaliste, c’est un éternel recommencement."  : Le gau-gau adore enfoncer les portes ouvertes. De plus, il ne sait pas que le patronat est au final aussi bénéficiaire des avancées sociales arrachées par leurs employés. Mais passons.

        "En effet, je pense que c’est une bonne chose que Sarkozy ait été élu car si cela avait été Royal ont se serait fait enfumer par un semblant de mesures sociales qui n’auraient été que des caches misères et auraient endormi peu à peu la revendication utile, comme se fut le cas sous Jospin." : Le gau-gau se pique aussi de stratégie politique. Il adore ça. Mais il est nul à ce jeu. Et la tribu UMP en profite au final. Frappé d’amnésie, le gau-gau oublie que sous Jospin les comptes étaient équilibrés, et donc l’existence du système de protection sociale assuré d’être maintenu. il oublie que le chomage a, durant les quatre premières années du quinquennat de Jospin, baissé de façon forte et continue. Seul un ralentissement de l’activité économique mondiale a entrainé une légère remontée. Malheureusement à proximité des élections au cours desquelles il aura voté Laguiller ou Chevènement, participant à la réélection tranquille de Chirac au second tour face à LePen. Merci le gau-gau...

        "Madame Royal avait même préconisé des fonds de pensions collectifs pour soigner nos retraites, on aurait bonne mine si cela avait été !" Le gau-gau doit se rappeller qu’en période d’élection, un bon candidat doit promettre tout et n’importe quoi pour bien se faire entendre. C’est déplorable mais bon.

        "permet à beaucoup de gens de se rendre compte enfin que le système n’est pas bon." : Le gau-gau est parfois atteint de troubles visuels. Ce n’est pas le capitalisme qui est mauvais. C’est son petit frère, le capitalisme FINANCIER qui sème sa zone. Agité au possible, victime de troubles mentaux qui le fait désirer toujours plus et exiger l’impossible au prix de destructions d’emploi pour abreuver les actionnaires de dividendes touours plus juteuses, Nicol... Heu le capitalisme FINANCIER doit impérativement être revetu d’une camisole et enfermé dans l’HP idoine. Le gau-gau en exige l’euthanasie.

        "C’est dans la rue, dans les usines que le peuple affirmera ses convictions." : Le gau-gau est un reveur idéaliste. C’est à dire qu’il ne voit pas qu’il préconise l’usage de la force, qu’il permet à un groupe social de s’emparer des leviers de commande non pas par choix des autres, mais par la puissance de ceux qui veulent s’en emparer. Le gau-gau ne evoit pas qu’il est en contradiction avec ses principes d’égalité et de justice car ce n’est pas le plus méritant qui prend le pouvoir, mais le plus fort.

        "Je pense donc pour ma part, que l’attitude qui veut que l’on construise idéologiquement le monde de demain en préparant le peuple à prendre ses responsabilités en toute connaissance de causes est une attitude responsables" : le gau-gau manque parfois l’évidence. Le peuple a deja la responsabilité du pouvoir. C’est lui qui en délègue l’exécution à des représentants choisis par lui et par lui seul. Mais on en voit les limites. Il se laisse facilement éblouir par le chatoiement des Rolex briquées en pensant que s’il élit un gars qui les porte, il aura la possibilté ensuite d’en avoir une aussi. Tout comme le gau-gau qui s’imagine que si le peuple venait au pouvoir, il pourrait vivre enfin dans un Penthouse du XVIè et non plus dans un F2 pourri à la Courneuve. Mais vu le nombre de Penthouse disponibles, il risque fort d’être déçu.

        Comme on le voit, le gau-gau est un être confus, pétri de bonnes intentions mais qui ne se rend pas compte des périls, des limitese et des dangers qu’il encours et qu’il fait encourir aux autres.



        • foufouille foufouille 17 mars 2009 12:23

          @ mmarvin
          ce que tu appelle communisme etait une dictature socialiste


        • Mengneau Michel Mengneau Michel 17 mars 2009 12:32


          L’assureur américain AIG va verser cette année 450 millions de dollars de primes aux responsables de ses activités financières, ceux-là même qui furent à l’origine de ses pertes historiques de 99,3 milliards de dollars l’an dernier, affirme dimanche 15 mars le Wall Street Journal, amplifiant les informations de plusieurs autres médias.


          Donc, j’aimerais bien que l’on m’explique où est la barrière, s’il en existe une, entre la capitalisme financier et celui qui serait bon pour exploiter le lampiste malgré une soi-disant moralisation. Il faudrait arrêter d’essayer de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, il n’y a pas de bon capitalisme dans la mesure où ses différentes formes sont indissocialbles, vouloir prouver le contraire est du baratin, surtout de la poudre aux yeux pour faire avaler la pillule bien amère de ce système inégalitaire.



        • Mmarvinbear mmarvin 17 mars 2009 12:40

          C’est la même chose.

          Pour établir la "paradis communiste", les théoriciens marxistes ont intégré une phase dite de "DICTATURE du prolétariat" visant à empecher les tenants du régime renverser de revenir de façon légale et electorale.

          On sais par expérience que cette phase de dictature ne s’arrête jamais. Et plus, qu’elle dérive vers une forme de Monarchie Rouge ou le dirigeant décedé est remplacé par son fils ou son frère. la Corée du Nord et Cuba en sont les exemples les plus flagrants. La taille sociale et démographique de l’ancienne Union Soviétique a pu éviter cela mais autrement, nul doute que le fils de Vladimir Illich Ouliaov aurait été couronné nouveau Tsar en lieu et place des Romanov...


        • foufouille foufouille 17 mars 2009 14:34

          @ mmarvin
          cuba subit un blocus
          et l’ex urss a eut droit a la menace ricaine, pays ou on pouvait aller en prison pour communisme comme sous hitler


        • Mmarvinbear mmarvin 17 mars 2009 23:25

          Cuba est sous blocus économique américain depuis 1962, date à laquelle le régime communiste (reconnu en premier par les USA, allez comprendre...) a nationalisé les avoirs de grandes compagnies américaines. L’ile a survécu un temps grace au soutien économique de l’URSS mais a connu une grave crise juste après l’effondrement de l’empire soviétique. Par soucis économique et humanitaire, les USA ont allégé le blocus et Cuba importe un tiers de sa nourriture en provenance des USA.

          " urss a eut droit a la menace ricaine" : Inutile de revenir sur la Guerre Froide. Si les USA ont été la première nation à se doter de l’arme atomique, l’URSS a cavalé pour se doter de l’arme nucléaire dès 1949. Ensuite, les deux camps se sont emballés. Les russes étaient sous menace américaine, mais les américains et les européens étaient sous menace soviétique.

          "
          pays ou on pouvait aller en prison pour communisme comme sous hitler" : en URSS non seulement on pouvait aller en prison pour activités anticommunistes ou assimilés, mais on pouvait aussi se faire condamner à mort et être executé pour cela. De simples écrits ont suffits à certains pour se prendre une balle dans la nuque.

          Alors pas de morale...


        • foufouille foufouille 18 mars 2009 11:26

          @ mmarvin
          les deux se valent donc
          sauf que l’urss est dissoute mais pas les states ni guantanamo


        • Mmarvinbear mmarvin 19 mars 2009 00:00

          Selon le nouveau président américain, les prisonniers de Guantanamo seront soit relachés, soit détenus dans des prisons américaines (sous la règle des Conventions de Genève, donc), soit détenus dans des prisons européennes (toujours sous l’égide de Genève) dans l’attente de leur procès.

          Aucun calendrier en revanche n’a été décidé pour le moment mais on parle de 2010 pour le tranfert effectif et la fermeture du camp de Guantanamo.


        • jaja jaja 17 mars 2009 11:42

          @ JL, ce qui est perdu en matière d’acquis sociaux sera reconquis par la lutte des travailleurs. Il en a toujours &eacute%


          • jaja jaja 17 mars 2009 11:51

            Désolé...bug


          • jaja jaja 17 mars 2009 12:16

            @ Mmarvin, "Frappé d’amnésie, le gau-gau oublie que sous Jospin les comptes étaient équilibrés, et donc l’existence du système de protection sociale assuré d’être maintenu"...

            Mais il n’oublie pas, ce pauvre gau-gau, que sous Jospin de 1997 à 2001, malgré les engagements PS-PC qui ne se révèleront que pure démagogie électoraliste, ce ne sont que privatisations à tour de bras :

            France Telecom, Thomson Multimédia, le GAN, le CIC, les AGF, Société marseillaise de crédit, RMC, Air France, Crédit lyonnais, Eramet, Aérospatiale-Matra, EADS Banque Hervet. Toutes privatisées...

            Et pourtant ce menteur s’était engagé à ne jamais privatiser les entreprises publiques.. Et poutant il a fait ce que même la Droite n’avait jamais osé faire...

            Les actionnaires du CAC 40 sont ses vrais maîtres... Jospin repésentant ou ami des travailleurs c’est une vaste rigolade....





            • jaja jaja 17 mars 2009 12:29

              Voici la déclaration PS-PC.... Tout le contraire de ce qui a été fait.... Et dire que beaucoup continueront de voter pour ces escrocs alliés des patrons du CAC 40....

               "Notre détermination à défendre et promouvoir en les rénovant et en les démocratisant les services publics, la fonction et les politiques publiques. La droite les brade. Elle déréglemente. Nous nous engageons à faire prévaloir une autre politique. Ainsi, par exemple, pour France Télécom, Thomson, Air France, nous proposons l’arrêt des processus de privatisation. »  ! "


            • Mmarvinbear mmarvin 17 mars 2009 12:34

              Privatiser ? Il ne l’a pas fait.

              Privatiser veut dire vendre la majorité des parts d’un entreprise et en laisser le contrôle au privé.

              Les entreprise ont vu leur participation ouverte au privé, oui, mais de façon minoritaire, en laissant à l’Etat le dernier mot pour les décisions.

              Une fois Chriac réélu grâce à l’extrême-gauche, certaines ont été effectivement vendues en majorité ou en totalité. Mais cela aurait été aussi le cas si Juppé n’avait pas perdu les législatives de 97.


            • jaja jaja 17 mars 2009 12:52

              Quelle mauvaise foi marvin...

              Relisez la déclaration PS-PC avalisée par cet enfoiré...

              Que veut dire "participation ouverte au privé" sinon un processus de privatisation qui cache démagogiquement son nom ?....

              Lorsque l’on met la main dans l’engrenage on sait que le bras y passera. A moins d’être idiot, ce que n’était pas Jospin...



            • Mengneau Michel Mengneau Michel 17 mars 2009 13:00

               Voiçi un article des archives de l’express sur les privatisations de l’époque

              A propos de Jospin..."Il suffit de jeter un oeil sur le bilan. Le CIC a été racheté par le Crédit mutuel. Le GAN ? Cédé à Groupama. Les AGF ? Tombées dans le giron de l’allemand Allianz. L’équipe au pouvoir a aussi ouvert le capital de mastodontes - des vaches sacrées ! - comme France Télécom, Aerospatiale, Thomson-CSF et son cousin Thomson Multimédia. Dans la foulée, l’Etat s’est débarrassé de ses reliquats dans Usinor, Elf Aquitaine, Pechiney et Total. Et ce n’est pas fini ! D’autres opérations sont annoncées d’ici à la fin de l’année et au début de 1999 : le délestage de la Caisse nationale de prévoyance (CNP) et de la Société marseillaise de crédit, l’ouverture du capital d’Air France et la poursuite de celle de France Télécom. Et puis encore deux plats de résistance : la cession, pour le moins mouvementée, du Crédit foncier de France (CFF) et le lancement de la première étape de privatisation du Crédit lyonnais.

              Quel parcours, et quel aggiornamento, pour un Premier ministre guère convaincu - hier - de réduire l’influence de l’Etat dans les entreprises ! Et qui a dû se forger, dans l’action, une doctrine subtile prônant la défense des services publics - élément de cohésion sociale et de volontarisme - mais dérogeant à la règle chaque fois que l’intérêt - européen par exemple - l’exige. Si cette « théorie » ne résiste pas à l’analyse, elle paraît au moins d’une efficacité redoutable en politique."


              A mon avis beaucoup au PS ont oublié !


            • foufouille foufouille 17 mars 2009 14:37

              @ mmarvin
              c’est tous des potes, le MOUPS
              ils sont tous entre au siecle et bouffe ensemble tous les mois avec le merdef et les larbins journaliste


            • Mmarvinbear mmarvin 17 mars 2009 23:26

              Heu tu peux réécrire ça en français ?
              Merci...


            • Mmarvinbear mmarvin 18 mars 2009 00:32

              CIC : banque privée fondée par Napoléon III en 1859. Nationalisée en 1982. Privatisée en 98, mais en fait reprise d’un mouvement enclenché par Juppé en 97 et interrompu apparemment pour des raisons règlementaires.

              GAN : fédération en 1968 d’assurances privées nationalisées en 1946 (hum a mon avis y’a de la collaboration là dessous...). Rachetée en 98.

              AGF : Société d’assurance privée fondée en 1818, nationalisée en 1945 (oula le patron de l’époque lui aussi il devait aller souvent à la Kommandantur...). Privatisée en 1996.

              France télécom : séparée des PTT en 1988 (mise en conformité d’une directive européenne). Capital ouvert en 1997. Privatisée en 2004.

              Aérospatiale : fusionnée avec le privé Matra en 1999. Fusion avec Dasa (entre autre) pour former EADS.

              Thomson : Branche française de la compagnie américaine Thomson fondée en 1893. Nationalisée en 1982. Vente prévue en 1996 par Juppé mais échec suite à humiliation publique des salariés et la grève qui a suivi. Ouverture du capital en 1999. Privatisation en 2003.

              Usinor : groupe privé fondé en 1948. Nationalisé en 1981. Privatisé en 1995.

              Elf : marque apparue en 1967, issue de la fusion de trois régies publiques. Privatisée en 1994.

              Pechiney : Groupe industriel privé fondé en 1855. Nationalisé en 1982. Privatisé en 1995.

              Crédit lyonnais : banque privée fondée en 1863. Nationalisée en 1945 (décidémment j’espère que la Kommandantur était assez vaste, avec tout ce monde...). Capital ouvert au personnel en 1973 mais renationalisée en 1982. Privatisation prévue en 1986 mais annulée. Quasi faillite en 1993 suite à des placements hasardeux. Privatisation en 1999.

              Qu’est-ce que tout cela nous apprend ?

               1 : Que la quasi totalité des entreprises ayant eu leur capital ouvert ou privatisées n’ont en fait qu’effectué qu’un retour au secteur privé d’ou elles étaient issues.

              La nationalisation s’est effectuée en général en 1945 ou en 1981-1982.

              Dans le premier cas, la compagnie paye une collaboration trop marquée avec les nazis ou les autorités de Vichy. Renault en est l’exemple le plus criant.

              Dans le second cas, c’est une prise de pouvoir par l’Etat, promesse électorale du candidat élu Mitterand. Le mouvement va s’interrompre car le gouvernement Mauroy s’aperçoit vite que la prise de controle par l’Etat est grandement contre-productive. Pour être franc, le mouvement d’étatisation de larges pans de l’économie est un échec complet. Pour équilibrer les comptes publics et limiter le creusement de la dette, la Rigueur budgétaire est imposée. La Droite en tirera profit aux législatives de 86.


               2 : Que le journaliste de L’express est incompétent. Il met parfois sur le gouvernement Jospin la responsabilité de privatisations qui ont eu lieu en fait avant ou après son passage à Matignon. Faire de telles erreurs pour un journaliste relève au mieux de la faute professionnelle. Au pire du mensonge caractérisé.

               3 : Qu’il faut se méfier avant d’affirmer quoique ce soit. Peut-être ais-je commis une erreur (dans ce cas, merci de la rectifier...) mais la leçon à en tirer est : il faut toujours vérifier ses sources. Parce que sur le Net, y’a des gars qui vérifient ce que les autres affirment...


            • bob 17 mars 2009 18:08

              Le capitalisme est la propriete privee des moyens de production. Lorsque cette definition est donnee que reste-il ? Est capitaliste tout proprietaire de biens ( maison, appartement, voiture ... ) mais aussi de services ( acces au net, telephone...). Le passe nous enseigne que la lutte contre le "capitalisme" degenere systematiquement en lutte fraticide au sein-meme du peuple. Finalement, les cibles initiales designees s’en sortent mieux que le peuple qui souhaitait s’en defaire.

              Contrairement aux propos de l’auteur, le changement ne passe pas par une "revolucion" mais par une volonte massive du peuple de renoncer a une categorie d’elites autoproclamees d’acceder au pouvoir. En France, un enrichissement rapide et durable passe trop souvent par une connivence avec le pouvoir ( a l’instar de la Chine reputee corrompue). Une chute de ces profiteurs emtrainera un affaiblissement plus ou moins lent des parasites qui gravitent autours.

              A l’oppose des propos de l’auteur, si le changement doit se produire, il se fera en dehors des categories politiques gouvernantes traditionnelles : comment peut-on attendre des dogmes qui ont amene de tels evenements a se produire le moindre changement favorable a une population qu’ils ont toujours, si ce n’est meprise, du moins ignore.


              • jaja jaja 17 mars 2009 18:24

                N’est pas capitaliste qui possède un appartement, une voiture etc... Est capitaliste celui qui possède les moyens financiers et humains pour produire en masse ces biens. Ce n’est pas la même chose du tout...


              • bob 17 mars 2009 20:06

                C’est la l’erreur que font volontairement tous les "collectivisateurs" : le capitaliste, c’est l’autre alors que dans les faits toutes les nationalisations communistes se sont faites au detriment des classes moyennes et pauvres. Les grands capitalistes ont toujours trouve un moyen commode de sortir de ce guepier.

                Contrairement a ce que vous pensez, vous etes la premiere cible de votre voisin jaloux qui pense s’approprier vos biens lors de la prochaine revolution ( de laquelle il sortira bien evidemment indemne et pas les autres).
                La notion de voisin s’etend aussi au collegue, ainsi que la population qui jalouse vos bien sans connaitre les conditions qui vous en rendu maitre.


              • Mmarvinbear mmarvin 17 mars 2009 23:37

                ça me rappelle une bd explicative de Reiser (quel talent...c’est vraiment les meilleurs qui partent les premiers...Hein Siné ?) qui caricaturait le système capitaliste et surtout le libéralisme.

                Prenant cinq lions pour symboliser des entreprises privées, il les faisaient se dévorer entre eux, chaque vainqueur grossissant, devenant plus fort puis plus gros. Cela illustrait evidemment les fusions-acquisitions.

                A la fin, il ne restait, illustration de la loi du plus fort pronée par le libéralisme sauvage, qu’ un seul lion. Gros et apathique, gros car ayant trop mangé, et apathique car n’ayant plus de proie.

                Reiser concluait ainsi : n’ayant plus rien à manger, le lion ne pouvait plus survivre qu’avec le soutien de l’argent public. C’est à dire la nationalisation (symbolisée dans la bd par le zoo...).

                Et s’il avait raison ?


              • Terminatux 17 mars 2009 20:04

                Cher camarade,
                Je suis tout à fait d’accord quans vous dénoncez les limites du réformisme du Front Populaire.
                Cependant il ne faudrait pas se tromper en disant que le Front de Gauche est un Front Populaire version XXIème siècle. Si on observe la composition de ces deux coalitions, on observe des différences profondes.

                Le Front Populaire s’étalait en gros de la SFIO aux radicaux en passant par les socialistes "indépendants" et ce, avec le soutien extérieur du PCF. Cette coalition était donc plutôt modérée et les partis "réformistes" y avaient une grande influence, bien plus que le PCF.

                Le Front de Gauche est bien plus restreint. Il ne concerne que la gauche radicale : pour l’instant le PCF, le PG et la Gauche Unitaire (parti issue d’une minorité du NPA, ancien courant "Unir" de la LCR). À priori cette coalition est favorable a un dépassement du système capitaliste plus qu’à une simple mutation de façade. En cela le Front de Gauche se différencie nettement du Front Populaire.


                • logan 21 mars 2009 17:39

                  Tout à fait d accord avec vous termi

                  Le sectarisme de l auteur est en ce sens absolument manifeste

                  L auteur sous entend que le reformisme de facade( c est a dire ne rien changer aux vraies causes des problemes ) est un resultat obligatoire pour toute alliance politique hors je me demande bien ce qui peut justifier une telle idée

                  Pourquoi serait-il impossible qu une telle alliance veuille vraiment reformer radicalement la societe ?

                  On le voit actuellement en amerique latine, une telle révolution par les urnes est tout a fait possible ...

                  Mais c est sur c est plus difficile d arriver a convaincre des millions de personnes du bienfonde de son projet politique que d imposer un tel projet par la force.

                  La contre revolution que nous subissons aujourd hui est loin de demontrer ce que veut demontrer l auteur, elle demontre simplement que la democratie et le socialisme sont un combat constant.


                • Le péripate Le péripate 17 mars 2009 22:44

                   Une société de partage ! Ouais, ça a l’air génial ! On commence tout de suite ? Fais donc voir ce que tu as à partager. Oui, pas mal. Et moi, j’ai ça à partager. On échange ? Merde, on vient de réinventer le capitalisme... smiley

                  Bien sûr, il y a une autre version : ce qui est à toi est à moi. Le socialisme. smiley


                  • foufouille foufouille 18 mars 2009 11:31

                    @ peripate
                    il y a une autre version
                    le liberalisme, tout appartient aux multinationales


                  • mamie85 mamie85 17 mars 2009 23:57

                    Louise Michel c’était il y a longtemps ! les toujours du grand soir on légèrement été dilué dans notre grande société de consommation . La classe ouvriére n’est plus ce quelle était . L’industrie de masse a été depuis longtemps délocalisée dans les pays à bas cout , nous avons laissé brader des pans entiers de notre économie sans réagir. La classe populaire de louise michel est aujourd’hui celle du quart monde au chomage et vivant de diverses allocations . difficile dans ces conditions de prendre le pouvoir . Les salariés sont englues dans leurs crédits et leur désir de possession . Il faudra encore que la crise s’agrave sérieusement pour que l’on réagisse jusqu’ou faudra t il descendre ? 
                    ceux qui ne retienne pas les leçons de l’histoire sont condannés à la revivre mais l’histoire n’est plus une priorité de l’enseignement . 


                    • Marianne Marianne 18 mars 2009 12:45

                      Pour que la gauche redevienne la gauche,

                      le 7 juin, votez pour les candidats du Front de gauche (PCF, PdG, unitaires du NPA) !

                      Marianne

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