Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Gard. Une assemblée d’élus coalisés PS, PC et Verts à la peine face à (...)

Gard. Une assemblée d’élus coalisés PS, PC et Verts à la peine face à des grévistes et des antinucléaires !

UNE JOURNEE PARTICULIERE AU CONSEIL GENERAL DU GARD...

22+02+13+Agents+CG+30+en+gr%C3%A8ve.jpg

L’ Assemblée départementale du Gard se réunissait le 15 février pour débattre de ses orientations budgétaires. Pendant que les élus se congratulaient mutuellement autour d’un petit-déjeuner-buffet, une bonne centaine de grévistes du Conseil Général, à l’appel de SUD et de la CGT, envahissait l’amphithéâtre où se tenait cette réunion. L’arrivée, quelques minutes plus tard, de quelque 150 militants opposés au projet de surgénérateur Astrid à Marcoule, soutenu par le Conseil Général, faisait monter la pression dans une salle surchauffée...

Le Président du Conseil Général, le socialiste Damien Alary, sous la pression, donne la parole aux syndicats. SUD puis, la CGT, rappellent ce pour quoi ils se battent depuis un an : refus de l’augmentation du temps de travail et de l’imposition du jour de carence pour maladie, augmentation de la prime uniforme de fin d’année, prise en charge par l’employeur des cotisations pour les mutuelles pour tous, arrêt des restructurations à répétition, sources de souffrance au travail et de dégradation des services rendus aux usagers. Ils dénoncent la fin de non-recevoir opposée par l’exécutif PS-PC-Verts qui est allé jusqu’à refuser de recevoir les grévistes venus négocier le 31 décembre et a fait intervenir la police pour leur interdire l’accès à l’Hôtel du Département !.

Réponse lapidaire du Président qui propose que les groupes politiques de la majorité reçoivent les syndicats dans une salle annexe. Pierre Peguin, pour les antinucléaires, dénonce les graves dangers que le projet Astrid fera courir pendant des millénaires à notre région et propose des alternatives s’inscrivant dans la rupture énergétique et dans la création d’emplois sur Marcoule. Longue réponse de l’Exécutif par la bouche d’un élu étiqueté PCF-Front de Gauche pour défendre le nucléaire au nom du réalisme économique et des progrès de la science...

Nous assistons à une coexistence pacifique entre grévistes et antinucléaires malgré que le fait que nombre de cégétistes soutiennent cette énergie et que certains décroissants ironisent sur les revendications syndicales.

Le face à face entre les grévistes et les représentants du PS, du PC et des Verts est particulièrement tendu. Les élus affichent un front sans faille pour refuser les revendications. Certains militants de la CGT, souvent membres du PC, attaquent durement la politique du Gouvernement, font le lien avec celle du Conseil Général 30 et demandent un changement de cap. Prise de conscience douloureuse de l’écart entre les proclamations nationales du PC-Front de Gauche et la soumission de celui-ci à la gestion néolibérale du PS dans les collectivités territoriales ? Pression pour améliorer leur rapport de forces lors des prochaines élections ? Un peu des deux certainement et dans des proportions variables selon les intervenants...

En fin de matinée, les grévistes décident d’occuper l’amphi où se tiennent les délibérations. Le Président se voit contraint de suspendre les délibérations de l’Assemblée. L’après-midi un Comité Hygiène et Sécurité extraordinaire devait se tenir, suite à la tentative de suicide d’un collègue sous les yeux du Président il y a quelques semaines...Dur rappel de ce qui se vit sur le terrain...

Et maintenant ?

D’ores et déjà SUD et la CGT s’apprêtent à relancer la mobilisation. Le réseau Sortir du Nucléaire va amplifier la lutte contre le projet Astrid. Les militants du NPA prendront toute leur place dans ces deux mobilisations.

Pour améliorer les rapports de force.

Pour favoriser la convergence des luttes, même si, on l’a vu, ce n’est pas toujours facile.

Pour construire une alternative politique avec tous ceux qui, pour une vraie rupture, veulent faire ce qu’ils disent et dire ce qu’ils font !

Nathalie et José (NPA Nimes)

 

21+02+13+CG+Gard+2.jpg

21+02+13+CG+Gard+1.jpg

21+02+13+CG+Gard+3.jpg

A lire aussi

Gard. Guérilla ? Quand l'ouvrier se mobilise l'Alary socialiste crie au hallali !

Conseil général du Gard : des manifestants perturbent les débats, le président réplique

 Plus d'infos »

Pour en savoir plus, en particulier sur l'attitude prémonitoire du communiste Jean-Michel Suau en 2010

...........................

www.npa34.org

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.89/5   (18 votes)




Réagissez à l'article

22 réactions à cet article    


  • Fred94 23 février 2013 14:45

    Je suis estomaqué de lire que le front de gauche et le pc soutienent le nucléaire avec pour argument le réalisme économqiue. On imagine bien les dessous de table oou le spromesses que ces élus ont du recevoir de la part d’Areva ou du PS pour avoir des propos aussi stupides. Non seulement, ils se rangent du coté des technocrates mais en plus, ils décribilisent les positions nationales de leur parti. 

    Je souhaite que tous ces partis tecnocratiques (du PC au FN) qui font semblant de ne pas l’etre soient sanctionnés aux municipales de l’année prochaine et que des listes pour un projet citoyen soient élues !

    Ma critique vis à vis du NPA est d’etre qu’un parti d’opposition qui n’arrive à s’extraire completement d’une vison politique obsoloté afin d eproposer un projet national qui soit durable et ainsi, fédérer toutes les énergies vives de notre pays.


    • antoine (Montpellier) antoine (Montpellier) 23 février 2013 16:15

      Rien à redire sur la première partie de votre message.

      Sur vos reproches au NPA, je crois que vous manquez d’information. Ce parti a fait un retour critique sur les impasses écologiques d’une certaine tradition marxiste et s’engage dans toutes les actions écologiques : ici, sur Montpellier, nous sommes en première ligne (avec d’autres) pour des luttes aussi essentielles que le retour en régie publique de l’eau :

      Montpellier. Eau : les partisans de la régie publique organisent le débat
      Nous participons par exemple dans Sortir du Nucléaire à tout ce qui touche au sujet : 4 pages NPA : sortir du nucléaire !

      Et nous faisons cela dans un esprit unitaire, avec la volonté d’associer un maximum de personnes à ce travail qui de fait est d’abord un travail...d’opposition. C’est inévitable d’en passer par un travail du négatif...

      Mais vous comprenez bien qu’en filigrane c’est un travail du positif qui est à l’oeuvre. Sinon qu’est-ce que c’est la régie publique de l’eau ?

      Je crois que vous seriez bien en peine d’étayer que le projet du NPA repose sur une vision obsolète. Si on ne veut pas en rester à des facilités de langage, il faut être précis. C’est quand vous voulez...


    • Fred94 23 février 2013 17:23

      Votre exemple de la Régie publique de l’eau ne tient pas car il n’est pas porpre au NPA. Tout citoyen peut comprendre qu’il a pour interet sanitaire la publicisation de l’eau potable.

      En utilisant le terme obsolète, je faisais réfèrence aux interventions publiques de vos représentants que j’apprécie de part leur gouaille mais qui ne font que dénoncer, à raison, une politique et ainsi, enferment leur parti dans l’opposition avec les partis historiques. Ce je doit cesser et le NPA devra une nouvelle fois se réformer s’il veut continuer d’exister en tant que parti ou bien alors ses militants intègreront des projets citoyens locaux, ce qui me semble etre le plus constructif pour les élections municipales de l’année prochaine.


    • antoine (Montpellier) antoine (Montpellier) 23 février 2013 18:01

      Fred94 écrit

      Votre exemple de la Régie publique de l’eau ne tient pas car il n’est pas porpre au NPA. Tout citoyen peut comprendre qu’il a pour interet sanitaire la publicisation de l’eau potable.

      En utilisant le terme obsolète, je faisais réfèrence aux interventions publiques de vos représentants que j’apprécie de part leur gouaille mais qui ne font que dénoncer, à raison, une politique et ainsi, enferment leur parti dans l’opposition avec les partis historiques. Ce je doit cesser et le NPA devra une nouvelle fois se réformer s’il veut continuer d’exister en tant que parti ou bien alors ses militants intègreront des projets citoyens locaux, ce qui me semble etre le plus constructif pour les élections municipales de l’année prochaine.

      ........................

      Au contraire, mon exemple tient car il montre une chose, c’est que le NPA est dans le mouvement général de construction d’oppositions pour déboucher sur des propositions : en parlant de l’eau je ne cherchais qu’à vous montrer que les militants du NPA sont en prise avec le réel, avec ce qui touche à des choses essentielles de la vie concrète de milliers de gens. Pas plus mais c’est déjà là que la notion d’obsolète que vous employez s’avère assez fragile et plutôt à côté de la plaque : l’obsolescence cela commence par la non insertion active dans le réel... Pour reprendre par ailleurs une de vos phrases, je suis en train de vous montrer que les militants du NPA sont déjà dans les projets citoyens locaux qu’ils nourrissent, à l’égal d’autres, de propositions. Car, ne vous déplaise, le NPA fait des propositions : sur les salaires, sur l’emploi, sur les reconversions du nucléaire, etc. Comme je vous l’ai déjà dit il a renoncé aux scories du productivisme qu’il y avait dans la tradition marxiste et qui travaille encore le PCF, etc.

      Le gros problème du NPA c’est qu’il subit de plein fouet le reflux du mouvement social suite à la défaite sur les retraites en 2010 : ce reflux est d’autant plus percutant que le NPA fait du mouvement social l’axe de sa politique. Il travaille donc, avec là aussi d’autres forces, à relancer ledit mouvement social. Car, s’il est une chose qu’à la différence de bien des écolos ou des « citoyennistes », le NPA ne considère pas obsolète, c’est l’idée que le mouvement social est le levier du changement, y compris sur le terrain écologiste. De ce point de vue-là, il me semble qu’il y a beaucoup de « pensée à la va vite », très dans l’air éphémère du temps, sur la supposée « caducité » des possibilités du social. Cette légèreté de pensée, par ailleurs plus conformiste qu’il n’y paraît, touche beaucoup à la gauche du PS. Comme souvent par le passé (hiver 1995), le retour du social permettra d’éclaircir le panorama politique momentanément obscurci...



    • Fred94 23 février 2013 18:21

      Je ne remet pas en cause vos actions citoyennes, je dis que le NPA au niveau national n’est pas crédible en tant que gourvernant. D’ailleurs, on n’entend plus votre candidat depuis les élections...

      « momentanément obscurci » Notre constat n’est pas le meme car les partis politques parasitent la vie démocratique depuis trop longtemps.


    • jaja jaja 23 février 2013 18:54

      On ne l’entend plus parce que les médias ne passent pas ses interventions sur le terrain auprès des salariés en lutte :

      Avec les Goodyear par exemple le 12 février :
      http://www.youtube.com/watch?v=CPjrL5N8D5s&feature=youtu.be


    • antoine (Montpellier) antoine (Montpellier) 23 février 2013 19:15

      Fred94 écrit

      Je ne remet pas en cause vos actions citoyennes, je dis que le NPA au niveau national n’est pas crédible en tant que gourvernant. D’ailleurs, on n’entend plus votre candidat depuis les élections...

      « momentanément obscurci » Notre constat n’est pas le meme car les partis politques parasitent la vie démocratique depuis trop longtemps.

      .......................................

      Il y aurait beaucoup à dire sur la crédibilité en politique général mais aussi du point de vue des actions locales (participation d’EE-Les Verts au gouvernement, votes du PCF à géométrie variable dans les assemblées mais aussi le choix de certains associatifs de se construire en force de proposition localiste qui ne débouche souvent que sur du rien, etc.). Je ne parle même pas de ce que les médias filtrent ou pas, déforment ou pas, etc. Il y aurait matière à être beaucoup plus prudent que vous ne le faites pour définir la crédibilité de tel ou tel...

      Sur « l’obscurcissement momentané », vous ne m’avez pas compris : pour moi, c’est le mouvement social qui est appelé à mettre au clair le paysage politique ! Les partis politiques, dans cette démarche, sont dans le mouvement social (de quel droit n’y seraient-ils pas ?) et ne le contrôlent pas ! Votre antipartidisme se comprend mais ne soyons pas naïfs, nombreux sont les antipartis que nous croisons dans les réunions qui s’avèrent être des personnes imbues de leur personne, qui se servent de l’antipartidisme pour se « placer »...personnellement... Je ne parle bien sûr pas pour vous, je ne vous connais pas... Et d’ailleurs beaucoup de ceux qui se défient des partis ne le font pas pour jouer leur carte personnelle. Mais la minorité qui use et abuse de ce leitmotiv des « partis parasites » sont des parasites en puissance (en acte aussi) et il arrive souvent que ce soit grâce aux militants partidaires présents que cet arrivisme larvé, hypocrite, soit contenu.

      Fred94 ne jouons pas à être de la dernière pluie. Les choses sont plus compliquées qu’un simple démarquage parti/non parti...

      Par ailleurs, du point de vue de l’efficacité, malgré l’action que je soutiens, des indignés, ils n’ont pour l’instant montré une grande efficacité à peser sur le cours des choses. En Espagne c’est différent, mais le défi est devant eux : comment durer sans recourir à une forme stabilisée, qu’on l’appelle parti, association, syndicat, etc. ? Cela sera une épreuve de vérité : montrer qu’on peut faire autrement et mieux que les partis. Si la démonstration est faite un jour, je n’hésiterai pas... En attendant...


    • Fred94 24 février 2013 11:57

      Aucun de nos partis politques sont des gouvernants crédibles car ils ne s’inscrivent pas dans les mouvements sociaux, économiques et politiques. 

      Les partis et les o.s n’ont cure de la démocratie car ils veulent préserver le statu quo afin de garder leurs privilèges. En pensant que la politique, c’est compliqué ; vous ajoutez de l’eau à ce moulin. 

      Chaque citoyen a, chaque jour, des actions politiques, économiques et sociales et il ne faut pas qu’il s’en rende compte sinon il s’apercevrait qu’il n’a pas besoin d’être dirigé et donc, pas besoin de dirigeants.

      Exemple dé démocratie sur des sujets locaux, nationaux et inernationax :

      Sujet de réflexion --------> propositions des citoyens -----------> décision des citoyens concernés --------> apllication de la décision ---------> retour sur l’application --------> si oui, maintien de la décisoin, si non --------> Sujet de reflexion ....


    • antoine (Montpellier) antoine (Montpellier) 24 février 2013 12:42

      Fred94  écrit : Aucun de nos partis politques sont des gouvernants crédibles car ils ne s’inscrivent pas dans les mouvements sociaux, économiques et politiques. 

      Les partis et les o.s n’ont cure de la démocratie car ils veulent préserver le statu quo afin de garder leurs privilèges. En pensant que la politique, c’est compliqué ; vous ajoutez de l’eau à ce moulin. 

      Chaque citoyen a, chaque jour, des actions politiques, économiques et sociales et il ne faut pas qu’il s’en rende compte sinon il s’apercevrait qu’il n’a pas besoin d’être dirigé et donc, pas besoin de dirigeants.

      Exemple dé démocratie sur des sujets locaux, nationaux et inernationax :

      Sujet de réflexion --------> propositions des citoyens

      > décision des citoyens concernés --------> apllication de la décision ---------> retour sur l’application --------> si oui, maintien de la décisoin, si non --------> Sujet de reflexion ....

      ........................

      Je suis critique sur le rôle des partis tout en étant membre d’un parti. Contradiction ? Possible mais contradiction assumée d’abord parce que l’antipartidisme n’a pas fait la preuve de sa capacité à invalider les partis. Il n’est en particulier pas parvenu à mobiliser ceux qui se réfugient dans l’abstention, pas seulement électorale mais aussi tout simplement sociale.

      Vous pouvez toujours flinguer les partis, sans plus de nuances, absence de nuances qui d’ailleurs contribue à l’impuissance des antipartidaires que j’évoque, la première chose à faire c’est ce que vous ne faites pas, un retour un minimum autocritique sur vos options antipartidaires : votre schéma de mobilisation citoyenne que vous proposez à la fin de votre commentaire, pardon d’être un peu sec, mais ce n’est pas de l’inédit. Et quand je dis cela, je veux dire qu’il existe depuis longtemps et qu’il n’arrive pas à être appliqué, en tout cas pas pour permettre de faire la nique aux partis et surtout à imposer des réponses aux problèmes.

      Tout cela pour dire que la critique est d’autant plus intéressante qu’elle intègre une bonne dose d’autocritique : pour ma part, je n’idéalise pas les partis, même pas le mien, le NPA, qui traîne son propre passif comme on l’a vu récemment. Mais je ne crache pas dans la soupe et ne relaierai pas l’antipartidisme de principe qui n’a rien réussi de décisif. La solution devrait (j’utilise volontairement le conditionnel) passer par quelque chose qui se trouve au croisement du partidaire et du non partidaire : c’est pourquoi le NPA est dans toutes les mobilisations sociales., ce qui ne règle pas tout mais est une condition nécessaire pour aider à l’émergence de l’alternative, y compris sur le plan de l’organisationnel.

      Je vous ai déjà indiqué que, en tout cas mon expérience justement de la participation à des collectifs me le montre, il n’y a pas souvent plus manipulateur et arriviste que l’antipartidaire qui décrète que rien ne vaut l’action agglutinée des individus : histoire de créer les rapports de force permettant aux forts en gueule individualistes au nom de l’intérêt collectif d’accaparer du pouvoir. A l’inverse, quand un militant du NPA déclare ouvertement 1/ qu’il est membre de ce parti et 2/ qu’il se soumet aux délibérations collectives, il joue cartes sur tables et ne vend pas du frelaté. Chacun sait à quoi s’en tenir ! Je trouve que tout ceci constitue un vrai point aveugle de votre conception de l’action citoyenne.

      Pour le reste je me rattache à une tradition de la gauche antibureaucratique qui a une vraie détestation de ceux qui cultivent la délégation de pouvoir comme dépossession des gens de base : que cette délégation se fasse clando au nom de l’antipartidisme ou plus ouvertement comme main-mise d’un parti sur un collectif donné.


    • Fred94 24 février 2013 18:01

      Votre reflexion m’interpelle quant à la non action au sein d’un organisme du fait de mon antipartisme. Cette non action vient de ma déception mais je reste curieux de ce qui se fait. Ex : La ville de Vannes avec son collective citoyen réunit au sein du PCV qui a faillit emporter les municipales en s’alliant avec le PS et qui n’est pas opposé à travailler avec l’UMP. C’est dans cette optique que je me projette avec un groupe de réprésentants ayant des sensibilités différentes qui travaillerait sous l’égide de la coopération et non, de la confrontation.

      Pour rappel, les réformes doivent tirer notre société vers le haut et ce n’est pas parce que des processus de d émocratie direct n’ont pas existé jusqu’à ce jour dans notre pays qu’ils ne pourront pas être mis en place demain.


    • antoine (Montpellier) antoine (Montpellier) 25 février 2013 02:56

      Fred94 écrit

      Votre reflexion m’interpelle quant à la non action au sein d’un organisme du fait de mon antipartisme. Cette non action vient de ma déception mais je reste curieux de ce qui se fait. Ex : La ville de Vannes avec son collective citoyen réunit au sein du PCV qui a faillit emporter les municipales en s’alliant avec le PS et qui n’est pas opposé à travailler avec l’UMP. C’est dans cette optique que je me projette avec un groupe de réprésentants ayant des sensibilités différentes qui travaillerait sous l’égide de la coopération et non, de la confrontation.

      Pour rappel, les réformes doivent tirer notre société vers le haut et ce n’est pas parce que des processus de démocratie direct n’ont pas existé jusqu’à ce jour dans notre pays qu’ils ne pourront pas être mis en place demain.

      ..........................

      La coopération et non la confrontation : essayez d’appliquer cette option et ce rejet dans des situations comme celles que décrit l’article au Conseil général du Gard et on en reparlera. Essayons la coopération à Sanofi, dans ma ville, à Montpellier, où depuis des mois, les salariés se battent avec ceux de Toulouse, Vitry, etc. pour sauver leurs emplois et une industrie au service de la santé de tous. La confrontation, on ne la choisit pas, on nous l’impose : à Sanofi, votre pari de la coopération ferait sourire (pour être gentil !). Et c’est vous qui me parliez du manque de crédibilité des partis ! Plus que jamais les temps que nous vivons sont ceux que la loi, les lois du capital imposent ; les capitalistes, Buffett l’a reconnu lui-même, sont plus que jamais des adeptes de la lutte des classes et sont décidés à la gagner... Allez après ça coopérer. Coopérer avec les collectifs antinucléaires, de défense des salariés, etc. oui, mais pour résister aux défenseurs de la finance, des profits privés contre les droits collectifs et pour leur retourner la confrontation qu’ils nous imposent...Si vous ne tenez pas compte de ces dures réalités, vous cédez à l’angélisme et cela convient très bien aux maîtres du monde...


    • Fred94 25 février 2013 19:07

      Vous dites que la coopération ne fonctionne pas car vous êtres dans un rapport patrons-employés et dirigeants-dirigés. Je vous le redis car vous ne semblez pas l’avoir assimilé : Nous n’avons pas besoin de patrons et de dirigeants ! C’est votre pratique qui vous maintient dans ce rapport dans lequel vous serez au final perdant car vous ne disposez pas de leurs moyens financiers et humains.

      Les employés que vous citez savent si leur activité est rentable ou non. Si elle l’est et bien qu’ils se prennent en main pour se constituer en « employés et patrons » et engager des personnes qui monteront leur dossier financier et qui iront démarcher les organismes financiers.

      Mon « angélisme » ne m’empeche pas de voir qu’une société est entrain de se terminer et qu’une autre est en train de démarrer. Dans ce changement, les partis politiques et les o.s vont cesser d’exister pour laisser à la place à d’autres organisations comme les castes sociales


    • antoine (Montpellier) antoine (Montpellier) 25 février 2013 20:34

      Fred94 écrit

      Vous dites que la coopération ne fonctionne pas car vous êtres dans un rapport patrons-employés et dirigeants-dirigés. Je vous le redis car vous ne semblez pas l’avoir assimilé : Nous n’avons pas besoin de patrons et de dirigeants ! C’est votre pratique qui vous maintient dans ce rapport dans lequel vous serez au final perdant car vous ne disposez pas de leurs moyens financiers et humains.

      Les employés que vous citez savent si leur activité est rentable ou non. Si elle l’est et bien qu’ils se prennent en main pour se constituer en « employés et patrons » et engager des personnes qui monteront leur dossier financier et qui iront démarcher les organismes financiers.

      Mon « angélisme » ne m’empeche pas de voir qu’une société est entrain de se terminer et qu’une autre est en train de démarrer. Dans ce changement, les partis politiques et les o.s vont cesser d’exister pour laisser à la place à d’autres organisations comme les castes sociales

      ..........................

      Ma réponse

      Vous avez décidément des expressions curieuses. Vous m’adressez ceci :"Vous dites que la coopération ne fonctionne pas car vous êtes dans un rapport patrons-employés et dirigeants-dirigés« .

      Vous ne croyez pas que vous poussez un peu loin le bouchon de l’idéalisme (au sens philosophique du mot) : si je vous prends au mot ce serait parce que JE serais dans le rapport dirigeants-dirigés que la coopération ne fonctionnerait pas ! Déjà vous m’accordez une place dans l’institution du réel qui me fait honneur mais qui est assez exagérée. Le rapport de domination dont vous parlez me préexiste et, modestement, j’essaie d’influer sur lui. L’idée que j’ai de ce rapport n’est pas instituante de sa réalité. Il me semble étonnant d’avoir à l’écrire. Mais peut-être voulez-vous dire que c’est ma conception du rapport dominant-dominé qui m’empêcherait de »voir« que la coopération est là et que, par mon aveuglement, je l’entraverais. Ce serait une autre façon d’être idéaliste puisque ce serait ledit aveuglement qui aurait la puissance d’affecter une réalité de coopération dont, au demeurant, il reste à dire où elle se trouve, comment elle fonctionne et pourquoi elle peut à ce point m’échapper comme, j’imagine, elle échappe aux salariés de Sanofi : visiblement on ne leur a pas proposé de coopérer dans les choix que la direction leur présente et qui signifie la casse de l’emploi mais aussi d’un rapport à la santé de tous !

      L’idée que nous n’avons pas besoin de patrons ni de dirigeants je l’ai largement assimilée, merci, monsieur le donneur de leçons, mais je ne m’en sers pas pour dénier la réalité »réellement« existante des patrons et des dirigeants : distinguons, si vous le voulez bien, le besoin que l’on peut avoir ou pas d’une chose de l’existence ou pas de la chose !

      Là où voue emportez le pompon c’est quand, au sujet des Sanofi, vous proposez, avec, disons-le, un brin de condescendance que, s’ils »savent« que leur société est rentable, ils n’ont qu’à »se prendre par la main« , etc. Eh bien figurez-vous qu’ils n’ont pas attendu vos judicieux conseils : ils se sont pris en main car, à l’opposé de ce que vous dites, la coopération leur est immédiatement apparue comme une vaste blague. Nos sociétés sont régies par des rapports de domination que vous pouvez balayer d’un revers de main assez désinvolte mais qui s’imposent à des millions de gens et saccagent leur vie. Dit autrement vous êtes d’une incroyable légèreté qui montre que vous êtes éloigné des réalités les plus tristes de ce monde. Vous vivez dans une idée et vous faites la leçon à ceux qui pataugent dans le réel des rapports de classes : en ces temps de crise de la valorisation du capital où la volonté des dominants est de faire payer leur crise aux peuples par la baisse des salaires, des retraites, l’augmentation du chômage, etc., ce que vous écrivez serait risible s’il ne s’agissait pas de vies fracassées.

      Je passe sur votre dernier paragraphe qui me laisse songeur sur ces »castes sociales« qui seraient appelées à être plus efficientes que les partis ou les OS. J’espère ne pas avoir bien compris tellement l’idée de caste me semble loufoque dans ce que nous discutons ici.

      Encore une chose qui pourrait vous faire faire un retour sur vous et sur ce que »vous voyez venir«  : raisonner de manière acritique sur le concept de rentabilité c’est déjà mettre le doigt dans l’engrenage de la domination et non de la coopération : c’est au nom de la rentabilité que l’on ferme des hôpitaux...Mais peut-être me donnerez-vous une définition »coopérativiste" de la rentabilité !


    • Fred94 26 février 2013 19:46

      Le rapport dominant-dominé est un des paradigmes dont nous devons nous « libérer » pour développer une société coopérative car, comme vous le savez, c’est en changeant sa manière de voir que l’on fait avancer les choses. Si elle vous « échappe », c’est qu’à mon avis, vous choisissez de lutter pour défendre des droits de salariés et autres. Nous n’avons pas tous à agir de la même manière tant que nous agissons dans le même sens.

      Il est évident que des acionnaires ne vont pas demander leur avis à des ouvriers sur leurs choix économiques. Ma simplicité désinvolte n’a que pour but de faire réfléchir au précepte évoqué qui peut se résumer par : Soyez le changement ! Ce n’est pas parce qu’une chose existe que l’on en a besoin ! 

      Notre société est ainsi car des millions de gens l’ont choisit, préférant le confort de l’immobilisme et le maintien de leurs privilèges à travers les partis politiques hsitoriques plutot que le chaos qu’apporte les réformes sociales, politiques et économiques. 

      J’ai cotoyé la misère de ce monde à travers le métier d’animateur pour personnes sans abris, ce qui à aiguisé mon sens du partage de la responsabilité individuelle et collective. Mon discours, tiré de mon expérience, sert à sortir la tête de l’eau afin de faire face à ces responsabilités. Autrement dit, on peut soutenir et encourager kelk’un mais on ne peut pas le faire à sa place. Pour être cru : il faut apprendre à se sortir les doigts du cul ! (j’essaye de m’y appliquer)

      Les castes n’est qu’un mot que j’ai utilisé pour signifier que le changement de société va engendrer une manière de vie que nous ne connaissons pas à ce jour. Le mot rentabilité que vous utilisez est inaproprie car je parlais d’évolution mais symptomatique du champ léxical anti capitaliste.


    • antoine (Montpellier) antoine (Montpellier) 26 février 2013 23:19

      Fred94 écrit

      Le rapport dominant-dominé est un des paradigmes dont nous devons nous « libérer » pour développer une société coopérative car, comme vous le savez, c’est en changeant sa manière de voir que l’on fait avancer les choses. Si elle vous « échappe », c’est qu’à mon avis, vous choisissez de lutter pour défendre des droits de salariés et autres. Nous n’avons pas tous à agir de la même manière tant que nous agissons dans le même sens.

      Il est évident que des acionnaires ne vont pas demander leur avis à des ouvriers sur leurs choix économiques. Ma simplicité désinvolte n’a que pour but de faire réfléchir au précepte évoqué qui peut se résumer par : Soyez le changement ! Ce n’est pas parce qu’une chose existe que l’on en a besoin ! 

      Notre société est ainsi car des millions de gens l’ont choisit, préférant le confort de l’immobilisme et le maintien de leurs privilèges à travers les partis politiques hsitoriques plutot que le chaos qu’apporte les réformes sociales, politiques et économiques. 

      J’ai cotoyé la misère de ce monde à travers le métier d’animateur pour personnes sans abris, ce qui à aiguisé mon sens du partage de la responsabilité individuelle et collective. Mon discours, tiré de mon expérience, sert à sortir la tête de l’eau afin de faire face à ces responsabilités. Autrement dit, on peut soutenir et encourager kelk’un mais on ne peut pas le faire à sa place. Pour être cru : il faut apprendre à se sortir les doigts du cul ! (j’essaye de m’y appliquer)

      Les castes n’est qu’un mot que j’ai utilisé pour signifier que le changement de société va engendrer une manière de vie que nous ne connaissons pas à ce jour. Le mot rentabilité que vous utilisez est inaproprie car je parlais d’évolution mais symptomatique du champ léxical anti capitaliste.

      ..............................

      Ma réponse :

      Oui, je « choisis de lutter pour défendre des droits de salariés et autres », c’est justement pour cela que je choisis la coopération pour la lutte contre ceux qui dominent le champ politique et social et privilégient le libéral-capitalisme, autrement dit l’antinomie de la coopération. Croyez bien au demeurant, mais cela a l’air de vous échapper, que la défense des droits des salariés n’est aucunement contradictoire avec la lutte pour que le droit à une vie digne concerne les sans abris. Il faudrait seulement arrêter de reproduire, plus ou moins consciemment, que les privilèges sont du côté des salariés par exemple, au vu de ce qu’est la condition du sans abri. Il y a une vraie impasse des humanitaires, du moins certains d’entre eux, Brauman n’est pas dans ce cas, à 1/ travailler à infléchir le système d’exclusion (il a donné tout son jus, bien chiche, de solidarité ; les temps de crise sont à l’exclusion hyperbolique et structurelle) et 2/ à relayer des idées aussi simplistes que « nous sommes tous responsables de l’exclusion de par les privilèges que nous protégeons jalousement » ! Par les temps qui courent qui voient nombre de « privilégiés » salariés chuter aussi facilement et brutalement dans la misère (preuve que le privilège ne devait pas être bien grand), ce discours aggrave les divisions du camp des opprimés pour le grand bonheur des maîtres du monde qui peuvent jouir en paix de leur mégaprivilèges.

      Sur « soyez le changement », cela reste du slogan sans effet si ce n’est pas appuyé sur une analyse sans concession de ce qui crée de l’exclusion, de l’oppression, de l’exploitation : une telle analyse commencerait par comprendre tous les verrous que le système pose pour qu’il ne soit pas aussi évident de mobiliser sa volonté pour être le changement ! Vous êtes vraiment dans l’idéalisme volontariste alors qu’il faudrait, à mon avis, que la volonté effectivement de changer, s’articule à une approche beaucoup plus en prise sur le réel de ce que sont les mécanismes régissant la société et de leur incidence dans la tête des gens. Voyez-vous, j’imagine un instant l’effet que je produirais auprès des salariés de Sanofi qui se démènent pour défendre leur emploi en leur lâchant un « soyez le changement » !

      En somme votre façon de voir le « choix » des gens et de leurs privilèges me semble symptomatique d’un courant ...politique, qui ne s’avoue pas qu’il en est un car il reste plus ou moins informel mais qui dessine des réponses qui vont bien au système : il culpabilise le salarié au nom de ce que vit le sans abri, lui reproche ses « choix » et ses « privilèges ». Avec de tel discours, le système ronronne d’aise... Du coup cet antipartidisme qui dit vouloir du chaos créateur de changement me semble plutôt bien conformiste et propre à laisser se développer le chaos capitaliste, pas très créateur, lui, sauf de la misère...

      Les mots de caste et de rentabilité, c’est vous qui les avez employés. Je persiste à penser qu’ils plombent votre démarche... Ils ne devraient rien avoir à faire dans un discours sur la coopération. Mais comme ce discours est, excusez le terme, assez bancal...


    • Fred94 28 février 2013 22:37

      Je ne parlais que de mon expérience professionnel aupres de personnes en grandes ou tres grandes difficultés et vous démarrez au quart de tour. J’espere que vous faites des pauses car trop de contestation nuit au karma comme dit un collègue.

      Pour ce qui concerne la défense des droits, la justice fera son travail (ou pas). Pour l’apres, j’espere pour eux qu’ils pourront bénéficier de la solidarité de leurs proches et qu’ils reussiront à se projetter malgré l’incompétence calculée des technocrates.


    • captain beefheart 23 février 2013 15:03

      Ou on voit une énième fois que les élus de gauche ,vraie gauche etc. ne sont que des comédiens payés par nous pour tenir un discours ,chacun représentant un idéologie. Sans convictions ,sans idées ,ils jouent leur rôle dans une pièce de théatre destinée à nous faire sommeiller, pendant que nous pensons qu’ils défendent nos intérêts ,et protègent nos vies.
      Des assassins ,je vous dis.


      • Ouallonsnous ? 24 février 2013 15:16

        « les élus de gauche , ( faux cialistes) etc... ne sont que des comédiens payés »

        A l’appui de ce constat, la présence parmi les drapeaux à l’arrière plan de la tribune, d’un torchon « européiste » affichant leur allégeance à l’UE anglo-USraélienne de Bruxelles, à laquelle les français ont dit non à 55% en 2005 !

        Sommes nous en France ?


      • kéké02360 23 février 2013 17:01

        merci pour les nouvelles du front, je pourrais même dire de l’affront !!!!!!

        En attendant vous pouvez faire vos courses ici , c’est pas plus cher et c’est beaucoup plus sûr !!!! smiley

        http://www.mescarottes.com/ 


        • Atlantis Atlantis 23 février 2013 17:36

          Rien de nouveau
          Les gens n’ont toujours pas réalisé que c’est le pouvoir militaire qui est derrière le nucléaire et qu’ils n’auront pas leur mot à dire si ils n’affrontent pas les vrais responsables.
          Leur agitation vaine contre les fusibles est divertissante. Fusibles qu’ils élisent eux même, c’est ça qui est le plus poilant.


          • alinea Alinea 23 février 2013 18:29

            En ce qui concerne le contenu de cet article, écouter sur ce lien l’intervention de marc Sislian : sinon tout pour cet épisode politique dans le Gard
            http://www.netoyens.info/index.php/contrib/18/02/2013/au-ras-du-reel-le-gard-entre-convergence-et-eclatement

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès