Inutile de le cacher, c’est un sentiment de profonde déception qu’ont éprouvé les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, et plus encore les militants du Front de Gauche, en découvrant le résultat de leur candidat. Avec un score de 11,11 %, le tribun du FdG est nettement en retrait d’un objectif qu’il avait lui-même revu à la hausse ces dernières semaines...
Pire, Jean-Luc Mélenchon est battu de près de 7 points par Marine Le Pen, celle qu’il s’était donné pour mission de devancer en ramenant dans les rangs de la gauche un électorat populaire égaré sur les terres frontistes. Faut-il voir dans ce résultat un échec de la stratégie de Mélenchon ? Oui et non, car si l’élan du Front de Gauche est retombé dans les derniers jours de la campagne de 1er tour, l’on peut quand même tirer des enseignements positifs de cette aventure électorale. Mais ne nous voilons pas la face, la gauche de progrès n’est qu’au tout début de sa reconquête, et elle devra manifestement beaucoup se dépenser pour parvenir à briser le mur d’indifférence, voire de rejet, qu’elle continue d’inspirer dans une opinion majoritairement conservatrice ou par trop sensible aux sirènes démagogiques du FN.
Ces trois là ont raison, mille fois raison : le 6 mai, il importera de « dégager » Sarkozy. Après quoi, il sera temps de placer le Président Hollande sous la surveillance du peuple. Et tant pis pour lui s’il redonne vie aux vieux démons libéraux du PS : son triomphe pourrait alors devenir un cauchemar !
Photo La Dépêche

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Bonjour, Tall.
En quelques mots, tu as parfaitement résumé la tactique sarkozyste de dernières semaines du 1er tour.
D’accord également avec toi sur les deux autres points :
1) S’il y a une chance de modifier le fonctionnement de l’UE, cela ne pourra se faire qu’avec un Hollande président qui, effet d’entraînement aidant, pourrait contribuer à la défaite de Merkel en 2103. Les données s’en trouveraient radicalement changées. Mais rien n’est gagné, et les Français devront continuer de peser sur Hollande (s’il est élu) afin qu’il prenne les bonnes décisions.
2) Il est évident que l’intérêt du FN passe par une défaite de Sarkozy. D’une part, ce dernier a déjà roulé ses électeurs dans la farine depuis 2007. D’autre part, Le Pen pourrait espérer tirer les marrons du feu d’une implosion de l’UMP. Quoi qu’il en soit, Hollande a raison de rester sur sa ligne, contrairement à Sarkozy qui s’approprie chaque jour un peu plus les « valeurs » du FN, y compris les plus discutables, au point d’être maintenant en désaccord avec Guéant. Un comble !
Tout-à-fait ...
bonjour Tall,
@ Wesson.
Exact. C’est le vieil adage des nantis et des puissances de l’argent : « Mieux vaut Hitler que le Front Populaire ».
Salut !
Vous avez vu juste. Le vrai rôle confié au Front de Gauche commence à faire surface. Ce parti pantin du système établi est là pour stigmatiser le FN et affaiblir la base populaire. Sa mission partiellement accomplie, Mélenchon la grande gueule aux petits bras n’avez plus qu’à ordonner à ses moutons de rentrer à la bergerie sans poser de conditions, aucunes. Le noyau dur de ses électeurs se trouvant soumis à un lavage de cerveau intense, réitéreront le même « exploit » à chaque échéance. C’est un éternel recommancement pour ne pas perturber l’ordre politique établi.
« Bon alors, maintenant, si le nationalisme droitier de la Grèce l’emporte, ils vont quand jeter l’UE aussi, non ? »
wesson
Tout à fait Wesson
Le capitalisme financier, amoral par définition, peut s’accomoder des pires droites, si les circonstances et ses intérêts l’exigent
Relire : Une étrange défaite et relire N.Klein
Ne poussons pas trop, quand même. Hollande ne changera pas plus l’Europe que Sarkozy. S’il en avait eu ne serais ce que l’intention, ses partisans ne se seraient pas abstenu sur le MES. Ne rêvons donc pas et ne comptons pas trop sur Hollande pour changer les choses.
bonjour Guillame,
oui, oui, wesson

wesson
" jusqu’à hologrammer la Grèce si nécessaire "

wesson
« l’islamisme djihadiste, ce n’est finalement rien d’autre que de l’extrême-droite musulmane. »
@ Tall
Allard
@ tall et wesson
votre discussion est symptomatique de ce que je dis depuis longtemps sur agoravox :
L’UE (et l’euro) est incompatible avec toute politique progressiste car elle est l’outil de l’hégémonie des capitalistes sur la classe ouvirère par la suppression de la souveraineté du peuple.
C’est là que ce situe la faiblesse de la gauche actuelle. Faiblesse entièrement récupérée par le FN pour se présenter comme anti système alors que le FdG ne serait que le flan « populaire » d’un UMPS mondialiste. C’est bien vu de sa part. Mais Wesson a raison, il ne s’agit que de discours. Pour preuve, quand Le Pen dit qu’elle veut sortir de l’euro, il s’agit en fait de négocier avec les capitalistes allemand un nouveau SME avec un franc indexé sur une monaie commune étalonnée sur un mark fort. Vive l’austérité renforcée façon FN.
Bref, plutot que d’être aveuglé par un idéalisme moralement compréhensible, il faut faire preuve de réalisme politique, ce qui est le premier devoir d’une politique de gauche.
Oui le discours de Mélenchon à Marseille (dans une moindre mesure à la bastille) est un très beau discours sur le plan philosophique. Sur le plan politique il est très mauvais.
1) la problématique actuelle, ce n’est clairement pas les problèmes sociétaux qui ne sont que des symptômes des agressions du système capitaliste. Alors, oui il faut être anti racistes, oui il faut proner la tolérance etc...mais non l’affrontement du FN et de la droite ne doit pas se faire sur les thèmes de l’immigration clandestine, de l’euthanasie ou du mariage homosexuel. Car c’est tomber justement dans le piège de se positionner sur des clivages qui dépassent ceux de l’exploitation de la classe ouvrière par les capitalistes. Il faudra traiter ces questions mais une fois le rapport de force idéologique plus favorable, et en tenant compte de l’évolution culturelle : on avance en marchant. Avec seulement 1/3 du corps électoral s’exprimant clairement pour la gauche (plus ou moins nette d’ailleurs) on est trop faible pour conduire le débat sereinement en dehors des invectives façons Le Pen la semi démente qui ne convaincront pas une partie des classes populaires de nous suivre sur le fond par un simple rejet culturel.
2) la problématique majeure, en partie identifiée par le FdG c’est bien celle de rendre sa pleine souveraineté au peuple (« Place au peuple ») et ce afin qu’il applique ce qu’il conduise un projet politique au service de tous (« l’humain d’abord »). Mais l’objectif politique est ici totalement discrédité par le fait que tout cela est conditionné par un objectif primant le reste : redresser l’UE en une europe sociale. Cela n’apparait pas réaliste et reste au rang du discours si on ne pose pas clairement l’alternative suivante : ce sera notre europe, rendant pleinement la totalité de la souveraineté à chaque peuple (et en l’occurence à la nation française en france, grecque en grèce etc...) ou ce sera sans nous (sortie unilatérale de l’europe et de l’euro). Là, clairement, on marque le clivage de classe. Et on montre dans quel camps chacun se trouve, et que du FN et du FdG ce n’est pas le premier qui est contre le système mais bien le second qui veut le changer.
Car le FN et les Le Pen ne sont qu’une autre face de la droite capitaliste réactionnaire dont le but principal est d’exploiter la classe ouvrière et donc de maintenir l’ordre établi.
Un dernier point, et je m’excuse pour ce long commentaire, je veux revenir sur la question de souveraineté nationale. D’abord à travers un exemple pratique. Dupont Aignan pour qui ce thème représente le fondement de sa pensée politique, sur cette seule thématique en arrive sur le plan économique à proposer la renationnalisation de tout ceux qui relève du service public (énergie, transports...). Paradoxal pour quelqu’un qui est très réactionnaire sur bien des questions de société. En choisisant la souveraineté nationale sur de grande question essentielle, il est logiquement amené à choisir l’intéret du peuple contre l’intéret de la classe dominante.
C’est tout simplement qu’à notre stade de l’histoire, le peuple français est aujourd’hui confondu avec la Nation (de façon similaire à 1793 quand les monarchies européenne coalisées agressé la jeune république), que la nation c’est la classe ouvrière puisque les capitalistes ont fait le choix d’organiser l’exploitation au niveau de structures supra nationales, alors que la classe ouvrière, à travers ses syndicats, ses victoires sociales, est structurée dans chaque cadre national. Avec ce que cela suppose pour chaque peuple de spécificités culturelles qui empèchent (et l’expérience le prouve) toute jonction réelle et efficace des luttes à un plan international ou d’avancer sur tout les sujets ensemble. Défendre la souveraineté populaire, base de toute République, c’est donc avant tout défendre la Nation, qui est le bien du peuple. Et ce qui va avec sur le plan culturel : la langue, la laicité, l’unité nationale contre les régionalismes féodaux ou les communautarismes ethnique ou religieux, l’exception culturelle contrela culture unique main stream...
On remarquera d’ailleurs, que lorsque Mélenchon a axé son discours avant tout sur la défense des valeurs de la république (de la Patrie si on reprend un terme de la révolution française, galvaudé par la droite et l’extrème droite) en montrant que ce sont celles de la Gauche, c’est là qu’il avait la meilleure dynamique dans l’opinion, et c’est la que le FN se trouvait en difficulté.
C’est lorsqu’il s’est replié sur un anti racisme niais et sans fond politique, sur les arguments véléitères de « je vais taper du point sur la table et on va négocier l’europe sociale) qu’il s’est coupé d ’une partie des classes populaires qui n’ont alors plus identifié le clivage de classe, plus perçu le fond du projet politique de changement du système. Et se sont perdu sur un discours pseudo anti système du FN qui a le bénéfice de l’ancienneté, du simplisme et des incohérence jamais relevé par des médias friant de l’odeur du souffre, de référence dans le discours clairement marqués classe ouvrière contre la classe dominante. Sauf que quand le pen parle de »lhyper classe mondialisée" elle ne parle pas des patrons, de banquiers ou des actionnaires, mais de ceux à droite qui occupe les fauteuils qu’elle convoite... Et c’est là toute la différence substile qu’il nous faut démasquer.
taktak
Commentaire très intéressant Taktak. Je pense que vous devriez le soumettre à JLM ou au FdG, via leur blog respectif.
Bonjour, Taktak.
Excellent commentaire dont la conclusion met le doigt sur ce qui a été à la fois la force et la faiblesse de Mélenchon
Un Mélenchon qui a par ailleurs découvert (ou plutôt a nié dans son for intérieur) que la belle philosophie humaniste ne fait pas très bon ménage avec le pragmatisme politique. Oublié également que les médias ne rendent pas justice à un discours en le réduisant à quelques mots sortis du contexte. Nul doute qu’il en tirera la leçon.
Cette analyse a été présentée à Mélenchon (par exemple par le M PEP ou par le PRCF ici , sans réponse du FdG pour le PRCF)
Elle est d’ailleurs en partie partagée à la base du FdG. Ce qui est logique puisque c’est une analyse de classe qui se situe dans la droite logique de ce que disait le PCF jusqu’au début des années 1990. Le problème se situe probablement plutot du coté d’une parti de l’appareil du PC. Il faut se souvenir que P Laurent est président du PGE et que ce parti comme tout parti européen s’engage à promouvoir la construction européenne...
@ Connely
Souhaiteriez-vous une nation uniforme d’un point de vue ethnico-culturel ? Si tel est le cas alors votre conception de la nation serait quasi similaire à celle du FN puisque vous lui conféreriez une dimension ethnique. Ce serait aussi, d’une certaine manière, cautionner à l’échelle nationale ce qui est rejeté à l’échelle internationale. Alors que originellement le concept de nation née à « gauche » dans le cadre du siècle des Lumières se voulait essentiellement socio-politique et faisait référence à une communauté de citoyens libres et égaux en droits, toutes origines confondues, et aspirant à la souveraineté dans un territoire particulier.
D’abord pour lever toute ambiguïté j’accepte parfaitement votre définition de la Nation. Il n’est absolument pas question de vouloir une uniformisation culturelle. Ce n’est pas compatible avec l’idée de Nation au sens de la république. Je suis donc d’accord avec vous sur ce point
Ensuite, pour préciser le terme de régionalisme féodaux.
Je vise effectivement ici les derniers mouvements de décentralisation, et ceux à venir, voulu aussi bien par la droite que par la gauche (surtout quand ils tiennent les executifs régionaux).
D’une part formellement, il faut reconnaitre que sous cette décentralisation se cache en fait une recentralisation qui éloigne le pouvoir de l’échelon de proximité (Commune / communauté d’agglomération, Département / région, Etat / Europe). D’autant que dans le même temps les services déconcentrés de l’état (DDE, DDA, DASS...) sont recentralisées (DREAL, agence régionale de santé...).
D’autre part, il ne s’agit nullement ici de reconnaitre et de défendre des cultures menacées (comme les langues régionales) ce qui est parfaitement possible de faire dans le cadre de la solidarité nationale, mais bien de renforcer les prérogatives de certains élus locaux. Vous parlez à ce sujet de système fédéral de région. C’est effectivement le projet de certains. Mais si celui peut être progressiste lorsqu’il s’agit de reconnaitre le droit des peuples à disposer d’eux même, on ne comprend pas la logique quand on parle aujourd’hui d’un état nation déjà ancien, centralisé depuis 4 siècle. Il ne s’agit alors effectivement que d’une division féodale : féodale car il s’agit pour chaque potentat local d’arracher le maximum de pouvoir, de richesse y compris face à ses voisins, féodal car la question n’est pas d’apporter un supplément de souveraineté populaire - ce qui pourrait être souhaitable mais on l’a vu la région c’est accroitre la taille de l’échelon local (avant de le dissousdre dans l’euro région ?), féodal enfin car ce régionalisme se construit contre la nation qui est une expression de la souveraineté qui va du peuple vers ses dirigeants, alors qu’il s’agit ici d’une construction descendante.
Bref, il faut avoir sur la question un raisonnement fin et dialectique : celui que vous tenez au fond. C’est à dire être nationaliste de gauche, c’est à dire défenseur d’une nation qui est le résultat d’une volonté populaire d’exprimer ensemble - par de a des particularismes culturels qu’il convient de partager pour les faire vivres - la souveraineté du peuple qui se reconnaît en tant que peuple. Cette nation là est à la fois porteuse d’unité et de diversité, de valeurs sociales (au sens d’organisation de la société) commune et de particularisme locaux.
Merci Taktak
J’abonde globalement dans votre sens.
Toutefois ce que vous appelez « féodalisme » n’est qu’une dérive potentiel du fédéralisme national. Au même titre qu’un système centralisé peut avoir pour dérive une bureaucratisation à la soviétique, par essence « démocraticide » . Et puis le centralisme est-il vraiment aussi égalitaire que cela ? Il est permis d’en douter tant il tend justement à privilégier (à tout point de vue) le « centre » aux dépens de la périphérie. Si les dérives fédéralistes peuvent s’apparenter à du féodalisme, celles du centralisme peuvent être assimilées à une forme d’impérialisme.
Bref, nul système n’est parfait ! Faudrait-il pour autant suivre la voie d’un néo-bonapartisme et remplacer tous les élus locaux (du maire au conseiller régionale) par des préfets désignés par l’Etat central via le président de la République, de par sa qualité de seul et unique élu du peuple ? Je n’ai pas l’impression que ce soit ce à quoi vous aspirez.
Maintenant afin d’éviter les dérives fédéralistes évoquées plus haut plusieurs pistes existent : d’abord il ne s’agira nullement d’annihiler « l’Etat central » (toujours présent dans les fédérations américaine, espagnole, britannique et allemande pour ne citer que quelques exemples ; il ne faut pas confondre fédération et confédération), lequel aura pour tâche, entre autres, de garantir une certaine égalité ou équité entre régions (c’est ce qu’on appelle le principe de péréquation) ; ensuite il est toujours possible de réduire les mandats (deux maximum voire un seul comme le proposent les objecteurs de croissance) pour éviter le carriérisme et la professionnalisation de la politique (la politique devant être à mon sens plus un sacerdoce qu’autre chose) ; et pour empêcher tout enrichissement les citoyens ne pourront occuper qu’un seul poste (maire, conseiller général, conseiller régional ou député) avec en outre des émoluments qui correspondront avec ceux qu’ils touchaient avant d’être élus. Voilà au moins trois pistes ...
"Mais si celui peut être progressiste lorsqu’il s’agit de reconnaitre le droit des peuples à disposer d’eux même, on ne comprend pas la logique quand on parle aujourd’hui d’un état nation déjà ancien, centralisé depuis 4 siècle".
D’une part, le processus de centralisation ne s’est vraiment accéléré qu’à partir de la Révolution française.
D’autre part, si ce processus pouvait se justifier historiquement, l’objectif étant aujourd’hui atteint (l’unité nationale) je ne vois pas en vertu de quoi il ne serait plus possible de poursuivre la décentralisation entamée au début des années 80. D’autant que la décentralisation envisagée n’est ni une fin en soi ni imprégnée d’un quelconque romantisme. Elle a, au contraire, pour objet principal de favoriser la démocratisation de l’Etat en le débureaucratisant.
Dernier point enfin : comme pour toute organisation politique il existe une vision de droite et une vision de gauche de l’Europe des régions. La vision de gauche pourra s’appliquer le jour où l’UE prend la forme d’une fédération de nations socialistes.
Les libéraux psychopates qui tirent les ficelles préfereraient prendre le risque qu’un nouvel Hitler puisse voir le jour plutot qu’un pays bascule rééllement à gauche et qu’un effet boule de neige se créé qui transormerait (je parle en terme de politique publique) l’Europe en une nouvel Amerique Latine et ca les Anglais et les Américains ne le laisseront JAMAIS arriver.
Bonjour, Interlibre.
Vous avez raison, et cela rend la possibilité d’accéder au pouvoir pour la gauche de progrès très difficile. C’est l’une des raisons pour lesquelles je ne partage pas l’avis très optimiste de ceux qui pensent prendre la pouvoir avec l’appui de la rue.
Nul doute que les forces réactionnaires se mettraient, y compris par la force, en travers de la route et pourraient sasir l’occasion de mettre en place un pouvoir autoritaire, potentiellement dictatorial. Le pire n’est jamisi sûr, mais le meilleur non plus, malheureusement !
bonjour Fergus
Analyse lucide, prudente et bien exposée.
Compliments et merci
Bonjour, Emile.
Merci pour ce commentaire.
Je me permets d’y ajouter un point que je ne n’ai pas voulu développer dans l’article pour ne pas l’alourdir :
Mélenchon a, dans sa tentative de reconquête des votes populaires allés vers le FN, commis une double erreur :
1) En ne prenant pas en compte l’exaspération d’une part croissante de nos concitoyens confrontés à un problème d’identité culturelle du fait de la forte proportion de personnes issues de l’immigration ayant adopté un mode de vie ostentatoire. Le paradoxal étant que ce n’est pas dans les cités que cette exaspération augmente mais dans des lieux où les immigrés sont relativement peu nombreux, voire quasiment absents. Mélenchon, avec 17 % des voix, domine d’ailleurs Le Pen, 13 % des voix, en Seine-Saint-Denis.
2) En agressant Le Pen au lieu de l’ignorer pour s’adresser directement aux Français tentés par le vote FN. Ce faisant, nombre d’entre eux se sont sentis également agressés. Mais je en doute pas que Mélenchon saura tirer les enseignements de cette campagne et, en homme intelligent, adapter désormais sa communication au pragmatisme politique, infiniment plus payant électoralement que les grandes et belles envolées lyriques.
Bonjour,
Je suis d’accord que le mépris (du FN par Mélenchon) n’est pas la bonne solution. Ca ne doit pas être une arme politique. D’autant que le FDG ne manque pas d’armes.
En revanche, je trouve que les envolées lyriques de Mélenchon sont... pragmatiques justement. (surtout en début de campagne). Mais comme c’est un pragmatisme « de gauche », il faudra peut être aussi mieux expliquer en quoi il est pragmatique. Car il est chiendegardé comme utopiste.
Passer son temps à frapper sur le FN, son pendant anti-mondialiste de droite, au lieu de s’attaquer aux vrais ennemis (UMPS en tête).
Pensez vous qu’un homme aussi expérimenté et intelligent que mélenchon aurait pu faire une telle erreur ?
Bonjour Fergus
J’apprécie ton analyse
Mélanchon a fait preuve parfoisde trop d’arrogance (comme on le dit autour de moi), de triomphalisme et ses références à Robespierre et St Just auraient pu être évitées, pour éviter les amalgames et les peurs irrationnelles des ignorants de la Révolution Française
Je suis assez d’accord avec Cocasse. Ce n’est pas une erreur mais une stratégie. C’est malheureux à dire, mais il n’y a que ce genre de choses qui interesse les médias. A méditer.
Bonjour à tous,
Merci @Fergus pour cette excellente analyse des stratégies et des forces en action.
Mais le problème réside dans le fait que depuis, au moins 2007, l’extrême-droitisation du discours de Sarkozy jouant sur les peurs, réelles ou illusoires (Grenoble, affaire Mehra,….) a été combattue par une indignation mollassonne des cadres du Parti Socialiste, qui se réjouissaient de l’affaiblissement de l’UMP et de ses divisions.
Résultat : ils ont permis au Front National d’acquérir la stature d’un parti ordinaire républicain et jetant dans ses bras un vote populaire d’ouvriers, d’employés, de petits agriculteurs, artisans, commerçants, retraités et de jeunes.
Le Front de Gauche (que je soutiens) a fait l’erreur de stigmatiser outrancièrement le FN, MLP et surtout ses électeurs dont la plupart ne connaissent pas les vraies idées, valeurs d’extrême-droite, mais y ont trouvé un refuge pour leurs peurs, leurs angoisses.
Il eût été préférable et souhaitable de démonter le mécanisme du FN en faisant appel à la raison, sinon l’intelligence des citoyens au lieu de provoquer un effet papillon ou boomerang
Je me suis donné un mal de chien pour convaincre mes amis, mon entourage de voter pour le FDG avec un argumentaire bétonné.
Certains m’ont appelé, déçus, et d’autres ont commencé à me parler de risques de révolution car ils ont visionné cette vidéo
http://www.voie-militante.com/politique/elections/plan-bataille-financiers-apres-elections/
Sarkozy et Hollande ne sont que les mains droite et gauche de l’oligarchie financière qui termine de mettre en place une dictature européenne
Tous les articles sur ce thème occultent le problème qui va se présenter à l’issue des législatives, celui du Traité sur la Stabilité, la Coordination et la gouvernance économique et monétaire européenne accompagnée des Six-Pack et Two-Pack qui vont permettre d’établir définitivement une dictature européenne financière.
Depuis le début de la campagne, le silence est de règle alors que les enjeux ne sont rien moins que la démocratie, la liberté des nations et les droits de l’homme et du citoyen.
http://www.agoravox.fr/actualites/e...
Il serait temps de se réveiller pour une bonne fois et nous avons moins de quinze jours pour cela
Bonjouyr, Zen.
Merci pour ton commentaire. Je suppose que Mélenchon va tenir compte des quelques fautes qu’il a commises pour corriger dans l’avenir son comportement et sa communication. Si tel est le cas, et en se référant aux résultats du FdG lors de ce 1er tour, cela donne de sérieux espoirs d’une progression significative dans l’avenir.
Bonjour, Bigglop.
Rien à ajouter à cet excellent commentaire qui pointe le doigt sur le principal problème rencontré par Mélenchon : son rapport au FN et à sa dirigeante qui a malheureusement été perçu par de nombreux électeurs du FN comme une agression à leur égard, et cela a été fort logiquement mal vécu. J’imagine que tout cela sera redressé pour l’avenir, avec l’aide des certains caciques du PC, peut-être moins romantiques mais certainement plus pragmatiques.
Je vais aller plus loin, même la posture limite haineuse de mélenchon à l’égard de Marine Le Pen, même ses condamnations excessives, ses insultes, ne sont qu’un masque.
Quand il traite MLP ou ses militants de xénophobes ou je ne sais quoi, comme sa porte-parole, il s’en fout complètement derrière. (elle je sais pas par contre, j’ai l’impression qu’elle y croit vraiment, elle a vraiment l’air sotte).
Mélenchon est de l’autre coté du théâtre. La totalité de son propos est parfaitement maitrisée et artificielle.
D’ailleurs, dans le fameux débat face à Marine, il se heurte à une stratégie de sa part totalement imprévue, qu’elle avait soigneusement préparée. Un coup comme ça, on en avait pas vu depuis longtemps.
Mélenchon est déstabilisé, il improvise ce qu’il peut en jouant sur ses quolibets habituels.
A un moment donné, il la regarde, et esquisse un sourire. Pas un sourire moqueur.
Non, un sourire qui à plutôt l’air de dire :
« Ca fait plus de 30 que je suis rompu à toute les techniques de manipulation, et voila que cette jeunette arrive à me surprendre, bien joué ! comme quoi on a toujours quelque chose à apprendre. »
Il a les moyen de s’en amuser.
Mélenchon joue avec toute cela, il joue avec les apparences, les médias, il joue avec vous.
Car derrière ça, il fait parti des intronisés.
Bonjour Fergus
gauche du progrès et de la terreur
A Fergus du 25 avril 09:33
Merci pour ce complément d’article. J’ai énormément souffert des éclats et de ce que je considère comme excessif chez Jean-Luc Mélenchon. En pleine campagne, l’exprimer eut été la garantie de se faire incendier, alors même que c’était, pour le sympathisant, une occasion de nourrir le débat, d’apporter une réflexion en principe utile. Mais dans la logique d’un guerre idéologique (JLM a souvent répété : oui c’est idéologique), cela a paru inconcevable, peut-être faut-il le comprendre. Mais cela mène parfois à commettre avec une force décuplée des actes qui par la suite apparaissent dans l’aberration que l’on craignait.
Que j’ai souffert de certains abus que je trouvais manifestes, dans des actions verbales violentes, des insultes contre le FN dont je pensais également qu’elles ne pouvaient que braquer des gens dont la légitime inquiétude porte sur leur pays tel qu’ils le voient ou le rêvent. Que j’ai espéré que Mélenchon apporte avant tout les éléments de compréhension permettant de se défaire du FN par l’intelligence de la réflexion et celle du coeur, plutôt que d’en faire cette « tête de Turc » grotesque qu’il n’est pas raisonnable de désigner sur le principe de la vindicte populaire : qui peut-il raisonnablement honnir un parti sans s’exposer à une inquisition du même type ?
Il était également incompréhensible de mener un pareil effort en faveur de la fraternité des peuples de son enfance de manière aussi viscérale qu’il l’a fait. Il m’a semblé qu’il avait été victime de ses rêves intimes, hors des préoccupations réelles du peuple dont il veut porter la parole. A mon avis, il a dépassé de beaucoup ce qu’il pouvait réellement exprimer au nom de ce peuple qui ne s’y est pas reconnu, je l’ai trop souvent ressenti. Le discours de Marseille était humainement remarquable, et très émouvant. Mais sur le plan politique, je l’ai perçu, alors même que je l’écoutais, comme très dangereusement contre productif.
Alors oui, un candidat doit forcer et simplifier son message dans ses rassemblements publics. JLM y a prononcé des paroles remarquables ; il a débuté par un « didactisme » parfois un peu pesant, mais qui honorait ses auditeurs. Son évolution l’a mené vers de grandes perspectives. J’ai détesté ses diatribes contre le FN, mais je n’ai pas trouvé justifiés ses envolées pour l’universalisme et la fraternité méditerranéenne. Oui, la guerre est finie, mais alors pourquoi tant insister sur cette question ?
Il m’a semblé également que pas un candidat n’a parlé de l’inconcevable condition à laquelle sont réduites les cités (pardon, je ne veux pas stigmatiser ses habitants), archétype des inégalités et de l’injustice. Plutôt que de tant parler du FN, j’aurais aimé des heures de parole d’espoir pour ces cités, que bien entendu le programme du FDG englobait dans ses perspectives. Encore eut-il fallu, à mon avis, en faire un thème de campagne fraternellement rappelé. C’est dans de nombreuses interviews ou conférences qu’il faillait aller chercher le fond de la plus belle pensée de Jean-Luc Mélenchon, j’y ai entendu des propos bouleversants.
Qu’il semble facile, une fois la bataille passée (la présidentielle), de prétendre tirer le bilan de ce qu’il aurait fallu faire et dire. Néanmoins, mes craintes durant la campagne même se sont confirmées. Et je suis très affecté par ce que je considère comme un échec. Je crois qu’il faut dire et penser les événements sous leurs différents aspects. Je vois bien la manière dont les militants se remettent en marche, trop souvent dans le déni, ou la manipulation de la réalité.
Et l’on brandit le formidable bond en avant du FDG, parti de 3% à sa naissance. JLM, sur le ton de sa campagne, martèle qu’avant dix ans le Front (du peuple) sera au pouvoir. Jean-Luc, ce ton a été votre atout, mais que savez-vous du fait, acceptez-vous l’idée qu’il a pu aussi vous coûter une énorme part de votes ? Qu’hier, mêlé d’un profond agacement parfois, il a galvanisé pourtant bien des volontés, mais qu’aujourd’hui il n’est plus que la manière du tribun qui chuta ? De telles constatations sont très dures pour moi également, mais je pense qu’il est préférable de ne pas les balayer.
Jean-Luc Mélenchon a souvent dit que le mouvement dont il était le porte-parole ne s’arrêterait plus, et dépassait sa personne. Nous l’aurions aimé son représentant au moins au deuxième tour. Je pense que la France avait un choix extraordinaire à sa portée en ce mois d’avril. Un espoir exceptionnel lui a été offert, qui sous cette forme presque inconnue dans l’Histoire, vient de s’éteindre. Personne ne peut savoir si les promesses dessinées se seraient concrétisées ; je ne parle pas smic ou de la régularisation de sans papiers, mais de la Révolution Citoyenne, qu’il était le seul à proclamer.
@ Cocasse
vous dites :
« Pensez vous qu’un homme aussi expérimenté et intelligent que mélenchon aurait pu faire une telle erreur ? »
et je répond oui. par exemple, il a reconnu s’être tromper sur le fédéralisme européen dont il fut un partisan. Depuis 2005 ce n’est plus le cas. Donc acte. Je crois qu’il se leurre toujours sur l’euro et l’europe. Mais je lui donne acte de la sincérité de son programme. Donc du fait qu’il choisira le peuple plutôt que l’UE quand il faudra choisir.
Je vous cite un vers connu par tout citoyen de gauche « il n’y a pas de sauveur suprème, ni dieu ni césar, ni tribun ». Bref, il dit forcemment aussi des conneries. A nous de forger notre propre opinion et de corriger le tir.
Sur le font il a raison d’attaquer aussi le discours du FN (en plus de celui de l’UMP et du PS) qui est de faire croire, pour préserver le système, que l’ennemi (celui qui fait que l’on ne peut pas conserver notre contrat social, notre modèle social, notre mode de vie, notre culture) c’est l’immigré alors qu’en vérité c’est le patron, l’actionnaire, le financier bref la classe capitaliste.
Bonjour, Pierre.
Les médias ont moins parlé d’Asselineau ou de Villepin que de Le Pen et Mélenchon pour deux raisons, à mon avis :
1) Le potentiel électoral, et par voie de conséquence l’intérêt des auditeurs et téléspectateurs ; les médias, prgamatiques, sont allés vers les meilleurs facteurs d’audience.
2) Le « bruit et la fureur », incontestablement du côté du FN et du FdG. Avec à la clé des pugilats verbaux de nature, là aussi, à doper les audiences.
N’oublions pas que les médias, publics ou privés, ont tous l’oeil rivé sur les chiffres de Médiamétrie.
Bonjour, Bracam.
Merci pour ce long commentaire.
Je suis d’accord avec vous sur à peu près tous les points - notamment les contradictions politiques du discours de Marseille -, et content que vous ayiez évoqué ces cités dont Mélenchon a si peu parlé dans sa campagne ; c’est évidemment nos concitoyens des quartiers populaires que Mélenchon aurait dû mettre en valeur et non susciter un conflit contreproductif avec Le Pen. Mais il est si facile de réécrire l’histoire...
Pas d’accord en revanche sur la conclusion : non, le mouvement n’est pas mort, du moins ai-je la faiblesse de la croire...
Cordialement.
Bonsoir Fergus
Oui Fergus, je me suis mal exprimé ; je ne pense pas non plus que ce mouvement soit mort, et je crois volontiers avec Jean-Luc Mélenchon qu’il ne peut que grandir. Je voulais dire que lui représentait cet espoir d’une fantastique mise à l’épreuve portée par le mouvement engagé, celle de la présidence qu’il aurait incarnée, celle de la VIème République, et tout ce que nous savons. Sous cette forme en tout cas, il faut en faire son deuil (un mot très fort, que certains éprouvent).
LA RÉVOLUTION ISLANDAISE PASSÉE SOUS SILENCE
Le changement c’est possible si on en a la volonté !
Lire la révolution existe je l’ai rencontré !
Bonjour, Jackturf.
L’expérience islandaise est sympathique. Mais vous savez très bien qu’il est impossible de comparer la situation de l’Islande, microscopique pays de 350 000 habitants (un département de taille moyennne chez nous), avec celle de la France, 65 000 000 d’habitants et 5e puissance économique mondiale.
@Fergus
Finalement la comparaison est faite : un département VS la France entière.
Pourquoi pensez-vous que cette différence d’échelle rende « impossible » la même « révolution » ?
Un problème d’appartenance à l’Europe ?
Bonjour, Nicolas.
Je ne dis pas que c’est impossible, mais qu’il s’attendre, concernant la France, à une résistance autrement plus vive de la part des institutions et de marchés. Ce qui ne nous empêche évidemment pas de faire le forcing pour obtenir un réajustement de la dette et la purgeant de sa part illégitime.
@Fergus
Haaaa me voilà rassuré
C’est le monde à l’envers : la finance qui fait de la « résistance » et le peuple qui fait du « forcing » ;)
Mélenchon, ancien trotskiste, 32 ans de PS, mondialiste, ayant voté Maastricht, la guerre en Lybie et toutes ces saloperies pour les élites oligarchique ultra-libérale et contre les peuples, se serait soudainement découvert défenseur des masses populaires ???
le peuple ne s’est pas laissé prendre à ses grossières manipulations mensongères.
Il m’a rappelé Sarközy qui en 2007 s’est fait élire grâce à ses mensonges et ses fausses postures gaulliste et nationales...
En fait d’indépendance de la France, Sarko 1er a mis la France sous les diktats de l’UE et de l’OTAN, pieds et poings lié à l’Empire hégémonique US (le plus grand faiseur de sales guerres...)
avec Sarko, c’est par la FRANCE FORTE, mais plutôt : LA FRANCE MORTE.
Bonjour, DSK.
Evidemment d’accord avec vous sur Sarkozy.
En ce qui concerne Mélenchon, vous n’avez pas tort sur son passé. Mais son départ du PS et la création du Parti de Gauche ont montré qu’il avait réellement tiré un trait sur le passé. Et cela sans savoir, à ce moment, qu’il pourrait prendre la tête du Front de Gauche et devenir le candidat mandaté par le PC à la présidentielle. Gageons quand même qu’il en avait l’espoir, la modestie n’étant pas sa qualité première.
Péché véniel, cependant, en regard de son engagement sans doute sincère pour aller à la rencontre du peuple. A cet égard, la campagne de 2012 est en demi-teinte car c’est avant tout un électorat de classes moyennes qu’il a rencontré. D’où l’énorme travail restant à faire en direction des ouvriers et employés.
C’est bizarre... DSK n’a ecrit que des vérité, des faits dans son commentaire et il est moinsse grave ! C’est ou la logique ????
Bonjour Fergus,
Bonjour, Connolly.
Vous avez raison de me reprendre sur cette formule car la France est avant tout « politiquement » à doite. Mais les études sociologiques qui analysent les comportements sociaux et les votes de nos concitoyens en fonction de leur éducation, de leur culture, de leur religion, de leur mode de vie, de leur parcours personnel, convergent toutes vers ce constat. D’où la formule synthétique « sociologiquement de droite ».
Merci Fergus,
En réalité la France est sociologiquement à droite sur certains thèmes régaliens comme la sécurité, la souveraineté, l’ordre, le contrôle migratoire, mais elle est aussi très à gauche sur les sujets sociétaux, ceux d’égalité, de justice sociale, de fraternité.
Javert et Jean Valjean à la fois.
Connoly
Les sexagénaires comme moi, et des millions d’autres, sont de parents qui ont vécu sous Pétain et l’Etat de VIchy, bien sûr pour certains à leur corps défendants..
C’est la population la plus nombreuse à l’heure actuelle, et les parents les ont formatés.
Et je trouve juste que de dire la France est sociologiquement de droite.
Peachy
Donc, la France pourrait adopter un national-socialisme démocratique.
On peut faire dire un peu n’importe quoi à cette expression « national socialiste ».
Par exemple : Chavez pourrait être qualifié de national-socialiste.
Pourtant je vois pas de rapport avec le toto à moustache.
Pas besoin qu’il y en ait des masses ... autre époque, autre continent
Entre la peste de droite dont on connait le programme : son bilan en pire ;
et le choléra « liberal not dangerous » : en français « libéral dangereux » ;
je ne choisirai pas. Si Hollande veut le job, il doit faire des concession au FDG.
La première des concession c’est de mettre un holà à la bancocratie.
« Au lieu de se taire, l’homme des spéculateurs mondiaux, de la stratégie du choc, de la violation de notre Constitution, du mensonge avéré, et de la bancocratie, préside toujours l’Internationale « Socialiste » et parle en son nom. Pourquoi ? Je suppose que cette déclaration « Papandréiste » sera ignorée par les médias français, et pour cause. François Hollande pourrait sans doute se passer d’un tel soutien.
»Nos démocraties occidentales étaient bien trompeuses depuis longtemps. Mais elles conservaient pourtant ce « mérite » de l’existentialisme représentatif, institutionnellement fantasmé. Je crains fort que ces élections en France, en Grèce ou ailleurs, seront pratiquement les dernières sous « l’ancien régime », car le pouvoir directement exercé par les « créanciers » ou les « actionnaires », passera bientôt l’éponge sur ces pratiques, « gênantes et coûteuses ». Comme au Chili, il y a déjà un moment, l’expérience du « marché » sans la « démocratie » a préparé la seule véritable issue au méta-capitalisme. Puis, il y a eu la découverte « soudaine » des « dettes souveraines », permettant la poursuite de l’expérience chilienne en Europe, derrière les instances de l’U.E., co-fécondatrices de l’ordre nouveau. Sous la conduite des « affaires » également, par un certain dirigisme allemand, dont les initiateurs auront peut-être du mal à convaincre durablement du bien-fondé de leur démarche, y compris devant le peuple allemand. "
C’est là : la bancocratie n’a plus d’autre choix que d’imposer son capitalisme « matrixien » ou sinon, imploser
Bonjour, JL1.
Je suis atterré de constater qu’il existe encore des personnes pour manier ce repoussoir de la peste et du choléra. Malgré les préventions que l’on peut avoir à l’égard d’un Hollande héritier du social-libéralisme, on ne peut mettre ce candidat sur le même plan que le calamiteux sortant. En l’état actuel du pays, la priorité n°1 est de virer Sarkozy. Après quoi l’on pourra mettre Hollande sous surveillance.
En conclusion, après avoir démoli Sarkozy durant des années, soyez cohérent avec vous-même et votez Hollande, même si c’est un vote de rejet de l’autre, et non un vote d’adhésion au candidat du PS. Ne pas voter reviendrait d’ailleurs à aider Sarkozy. A vous de décider si c’est ce que vous voulez pour les 5 ans qui viennent. Laissons une chance à Hollande de montrer qu’il est capable d’infléchir les lignes traditionnelles du PS...
Fergus,
je crois que vous devriez avoir un peu de respect, sinon pour moi, au moins pour vous-même et les relations cordiales et d’estime que nous avons entretenues ici jusqu’à ce jour.
Je ne vous salue pas.
@ JL1.
Je regrette sincèrement que vous le preniez sur ce ton car je ne vous ai pas insulté, mais simplement mis devant les contradictions que porte votre choix de ne pas suivre la position de Mélenchon et de tous les caciques du PC. Cela dit, libre à vous d’agir comme bon vous semble...
Bonne journée.
fergus,
j’ai une perception assez aiguë de l’insulte : se déclarer atterré par ce que je dis, c’est de mon point de vue, attenter directement à ma capacité à raisonner correctement. Désolé.
JL1.
Pense aux têtes de Sarkozy, Copé, Morano quand les chiffres tomberont le dimanche 6 mai. Pense aux juges qui attendent l’affreux sur le perron de l’Elysée. Songe à son procès. Imagine ce que fera le groupe parlementaire du Front de Gauche si Sarkozy est battu.
Peachy,
Je ne vais pas changer d’opinion pour sauver la tête des sarkozy et autres voyous. De toutes façons, je pense qu’ils n’ont pas grand chose à craindre si Hollande est élu.
Ceci dit, il y a dans ce pays, des millions de personnes que je respecte qui s’apprêtent à voter pour Sarkozy. C’est eux qu’il faut convaincre : ils ne voteraient pas, ce serait déjà très bien.
Non, je le répète :
Entre, d’un coté ceux qui, pour promouvoir Hollande et l’ultralibéralisme qu’il porte, me demandent d’obéir aux aux ordres de JLM ; et de l’autre, ceux qui, haïssant la gauche, se foutent ouvertement de ceux dont « le gourou Franc-maçon » s’est bien moqué,
je n’ai pas peur de le dire, je suis droit dans mes bottes : fidèle aux idées, pas à ceux qui prétendent les porter.
Bonsoir JL1.
Félicitations, vraiment. C’est tout à ton honneur et je salue ta rectitude. Je comprends ta position mais, pour autant, je me déplacerai pour chasser le « monstre » afin d’éviter qu’un électeur sarkozyste vienne voter à ma place. Ces gens-là n’ont aucun scrupule.
Déjà si Sarko dégage, la droite explose - il est le général/dictateur qui tient ses troupes, après lui ils vont s’écharper, il va y avoir du sang ; ensuite en fonction des mesures que va prendre Hollande (ou pas) la fin de l’année risque d’être très chaude. S’il se laisse dicter sa politique par l’Europe, l’Allemagne et les marchés, ça peut être la révolution dès cet automne. Si les gauches hors PS arrivent à s’entendre d’ici là (ça passera déjà par le refus de qui que ce soit au FdG de participer au gouvernement PS), ils auront une grande opportunité pour imposer leurs idées.
Bonjour, Goustifruit.
Priorité : dégager Sarkozy. Pour le reste, pas d’emballement : laissons se mettre en place la politique de Hollande et voyons de quelle manière il exercera sa volonté vis-à-vis des diktats allemands. Tout cela demandera des mois, et sans doute faudra-t-il attendre 2013 pour tirer un premier bilan de l’action de Hollande, tant sur le plan national qu’international. Alors, nous verrons quelle attitude adopter...
Bonjour Fergus
Pour ma part le discours de Marseille ouvertement pro-immigration lui a fait perdre un bon nombre de voix, et ceci au profit de MLP
Je veux parler de celles et ceux qui hésitaient entre un vote FDG et FN. Ce type d’électeur existe forcément puisque les 2 candidats chassaient sur les mêmes terres ouvrières. Dans l’entreprise où je travaille, j’ai entendu quelques personnes parler de cet appel de Marseille en termes assez négatifs alors qu’elles étaient hésitantes, le discours de Mélenchon à Marseille les a chassées vers l’autre front. A l’échelle nationale ce genre de comportement a pu lui coûter 1, 2 voire 3 points. Non seulement ces points sont perdus mais ils sont allés vers son adversaire direct d’où l’écart important entre les deux partis.
Ce n’est que ma vision des choses, elle vaut ce qu’elle vaut
Je suis tout à fait d’accord et il n’y a pas que le discours de Marseille.
A force de mettre la tête sous le sable dès qu’il s’agit d’Islam et d’immigration, il est évident que le FDG (comme le PS) s’est coupé des classes populaires qui sont baignées par l’Islamisation de leurs quartiers et la concurrence d’une immigration non maitrisée qui ne profite qu’à un patronat toujours en demande d’esclaves sur le sol Français.
-
La tactique consistant à traiter en permanence le FN de fasciste est aussi à mon sens une grossière erreur qui a accentué la fuite du vote ouvrier vers le FN.
Il faut combattre le parti de l’héritière en démontrant sa démagogie et son absence de sincérité sur des thèmes comme la laïcité, mais l’insulte de fascisme ou l’expression « F.haine » (usée jusqu’à la corde) ne fait vraiment plus recette, il serait temps que Méluche s’en rendes compte.
-
Il est évident qu’il s’agit d’un échec pour le FDG (pour qui j’ai voté) et j’ai été aussi très déçu par les consignes de votes appelant à voter pour le social traitre Hollande.
Les consignes de votes c’est quand même vraiment prendre les électeurs pour des cons et le vote du premier tour n’appartient qu’a celui qui a voté.
@jean val jean
Ca fait plaisir de voir une personne ayant voté Melenchon capable de faire une telle auto-critique sur son camp.
Si le FdG tire les leçons de ce que tu dis , il peut effectivement rebondir très fortement ! Mais tu seras minoritaire dans ton propre camps, dommage pour vous !
bonjour Lutin, et Jean Valjean.
Voilà wesson vient remettre les pendules à l’ heure. C’ est bien ce que je pensais , jeanval jean est une exception qui confirme la règle.
Fais gaffe jean val jean , bientôt tu feras comme nous parti des fachos ...
Tout à fait Wesson
L’ouverture, le respect, la solidarité,... en plus d’être des « axiomes » de la gauche, sont les outils de l’avenir.
L’avenir c’est l’Emigration choisie (et non pas forcée par misère)
L’ émigration choisie est une valeur de gauche ? Mais les gens ne comprennent plus rien à la gauche ... Aspirer les forces vives de l’ Afrique , c’ est une valeur de gauche ?
@ Père la morale Weston :
si vous n’êtes pas d’accord avec le fait que les immigrés en France doivent être traités aussi bien que les Français... bla, bla, bla....
-
Ou ai-je dit qu’il fallait que les immigrés ne soient pas aussi bien traités que les Français ?
D’ailleurs votre commentaire est comique car défendre l’immigration actuelle des plus pauvres venant du sud et qui constituent ni plus ni moins une ressource inépuisable d’esclaves pour le patronat tout en pillant les forces vives de leurs pays (comme le fait justement remarquer Machiavel) c’est considérer ces personnes comme égaux des Français ?
-
Je connais beaucoup d’enseignants en zone difficile, qui votent Hollande ou Mélenchon (normal) et qui en petit comités avouent honteusement qu’ils n’en peuvent plus de la montée de l’Islam dans les établissements et les quartiers (cantines, programmes d’histoires niés, machisme, etc...)
Le problème de la gauche c’est bien cette hypocrisie caractérisée qui empêche de regarder les réalités en face et cette hypocrisie qui fait finalement le jeu du patronat en divisant ouvriers (ce qu’il en reste...) et classes moyennes, l’acceptation d’une caste d’esclaves au nom d’un prétendu humanisme bidon et je pourrais encore continuer...
Bonjour, Lutin.
Le discours de Marseille a effectivement été maladroit, et sans doute a-t-il été à l’origine de la baisse de Mélenchon. Nul doute qu’il saura s’en souvenir dans l’avenir.
Bonjour Lutin..
Pour ma part le discours de Marseille ouvertement pro-immigration lui a fait perdre un bon nombre de voix,
et oui Lutin , c’est bien ce que je me suis dit tout au fond de moi, quand je l’ai entendu.. 
Ho.. juste une petite voix qui me disait :
« heu .. là il va trop vite.. les français ne sont pas encore prêts à intégrer une notion d’universalité.. »
et une autre en écho..
« allez tais toi.. raciste.. l’internationale n’a pas été écrite hier.. il se peut bien que le jour soit enfin arrivé.. »
jean vous m’avez mal lu.
>> A l’échelle nationale ce genre de comportement a pu lui coûter 1, 2 voire 3 points.
N’importe quoi. Ce n’est pas comme si il était passer à TF1, c’était à Marseille devant 120 000 personnes et sur ce site il n’y a (évidement) que des frontistes qui ont réagit violemment à ce qui a était dit.
Tout à fait d’accord avec Wesson, le danger est bien pire du côté sioniste.
Pour ma part le discours de Marseille ouvertement pro-immigration lui a fait perdre un bon nombre de voix, et ceci au profit de MLP
Je suis bien de cet avis aussi ! Il ne défend pas assez l’âme française. On veut bien accueillir des étrangers mais c’est à eux de s’intégrer à nous et non le contraire.
Ouvrir le pays à une immigration de masse ceci aucun français ne le souhaite.

@ Wesson.
Je continue de penser, comme Jean Valjean (que je salue) que le discours de Marseille n’a pas été une bonne idée. Non que je veuille dire que Mélenchon aurait dû renier ses valeurs, mais sans doute ne pas les mettre en avant de manière aussi potentiellement clivante et, de facto, agressive pour les sympathisants du Front National.
@lutin :
Parfaitement d’accord avec vous. Je pense que c’est une erreur de tactique, comme d’autres propositions aussi d’ailleurs.
Pourquoi dire tout de suite augmenter le smic à 1700€ brut qui risque de braquer des milliers de gens qui ne comprennent pas la faisabilité de cela, surtout qu’il n’y a pas de débat à la télé pour expliquer cela, et que l’une des priorités des journaleux crétins c’est la réponse à la question si Cuba est une dictature ou non.
Même prendre tout au-delà de 360 000€/an est discutable : il se serait inspiré de ce qui a été fait aux Etats-Unis, qui, comme chacun sait n’a jamais été communiste, avait fait à 80 ou 90% je crois le taux marginale maximal d’imposition jusque vers les années 70.
Tout çà, additionné, fait que le compte n’y est pas à l’arrivée. Tant que l’on compte arriver au pouvoir par les voies légales, il faut prendre les électeurs à leur niveau de compréhension, sans faire de l’opportunisme et les exemples sont nombreux où celui qui a 1 € va se battre avec le multi-millionnaire pour que l’état ne lui prenne pas son 1€, en même temps que le bas de laine du millionnaire.
@machiavel
Je parle d’ « Emigration choisie » et pas d’ « Immigration choisie » vous l’aurez remarqué.
Qu’est ce que j’entends par là ? Le choix (et non l’obligation) pour une personne d’aller s’installer autre part (et d’y être accepté)
Et je pense (mais je ne suis le porte parole de personne) que la libre circulation des personnes est une valeur de gauche oui.
Mélenchon a commené à dévisser fin mars début avril dans les sondages, c’est à dire bien avant le discours de Marseille. En revanche les éditos de Barbier, Joffrin, Daniel et les porte- flingues du PS étaient déjà passer par là.
Si vous le croisez en vacances, le père Barbier, vous ferrez œuvre de salubrité publique en lui refaisant le portrait, voici le portrait qu’il a dressé de Mélenchon :"« nourri aux fromages de tous les mandats et au gâteau du carriérisme politicard…Un meunier déguisé en Don Quichotte…(qui) se vautre dans l’invective et dans l’injure. Même s’il aboie sans jamais mordre, car sa prudence reste plus fort que son courage, il est impardonnable et ridicule quand il s’affuble d’un masque de pitbull ».
Quel pourri,
bonjour,
je partage tout à fait votre analyse :
qu’on le veuille ou non, il y a quelques similitudes dans les thématiques du FG et du FN.
Et une différence de taille : le sujet de l’immigration.
Celui-ci a certainement été déterminant dans la différence de score entre les deux partis.
@ Cool Mel
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