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Accueil du site > Actualités > Politique > Georges Soros , architecte du chaos…

Georges Soros , architecte du chaos…

Son nom a récemment refait surface en Macédoine, pays des Balkans jusque-là tranquille et paisible, dont le calme ne semblait pas du goût des faucons de Washington. Une autre révolution de couleur « à la Soros » a failli s’y produire. Ce « saigneur » des bourses à travers le monde occidental a fait sa fortune de 19 milliards de dollars essentiellement en jouant sur la baisse des cotes en bourse. Mais Soros n’a pas seulement un don étonnant de prédiction financière. Il est aussi connu pour sa capacité à utiliser à 100% les informations d’insiders obtenues grâce à ses liens avec les « puissants de ce monde ». Il n’hésite pas non plus à faire de la manipulation ou, en d’autres mots, de la désinformation par l’intermédiaire des ressources analytiques des milieux politique et financier, en parallèle d’une déstabilisation du marché par les spéculateurs financiers qui lui sont subordonnés. Ainsi, le 13 août 1998, Soros a annoncé que la Russie avait « besoin d’une dévaluation ». En dépit des affirmations du gouvernement de l’époque, le rouble s’est effondré quelques jours après.

Soros est un véritable « mauvais génie », il est un fervent partisan de l’idée de « société ouverte » qui, grâce à son maître, le philosophe autrichien Karl Popper, est devenue le but de sa vie. Une autre chose est alarmante : en « s’infiltrant » dans d’autres pays par l’entremise de fondations caritatives pavées de bonnes intentions, l’empire de Soros utilise en fin de compte ses ONG pour organiser des révolutions de toutes les couleurs. Comme une révolution « rose » en Géorgie en 2003, quand le protégé des Américains Saakachvili est arrivé au pouvoir, ou comme une révolution « orange » en Ukraine à deux reprises, en 2004 et en 2014.

En analysant l’activité de Soros, on arrive à la conclusion que tous ses actes, parfois excentriques en apparence, sont dictés par le désir de prouver au monde qu’il est capable de « déplacer des montagnes », malgré les règles et les tabous établis dans la société. Peu importe, quel « monde ». Il suffit de se rappeler les « révolutions de velours », sponsorisées par Soros, qui ont traversé l’Europe de l’Est en 1989 et conduit au changement des régimes, ou bien l’Albion britannique.

Le 16 septembre 1992, « mercredi noir » pour l’Angleterre, Soros a gagné près d’un milliard de dollars en un jour et a fait chuter la livre sterling par rapport au mark allemand. Ainsi, il a piétiné la monnaie du pays dans lequel au début des années 1950, les employeurs lui avaient refusé un emploi d’un ton moqueur … Quarante ans plus tard, Soros achetait discrètement des petits lots de monnaie britannique à la bourse et le mercredi 16 septembre 1992, faisait chuter la monnaie nationale du Royaume-Uni en déversant à la bourse 5 milliards de livres sterlings. La Grande Bretagne a été choquée, ne s’attendant pas à un tel coup de l’autre côté de l’Atlantique. Soros lui-même a appelé ce jour « mercredi blanc », celui de sa vengeance face aux Britanniques. En 1997, par l’entremise de spéculations boursières, il a fait chuter les monnaies d’un certain nombre de pays d’Asie-Pacifique comme la Malaisie et Singapour. Il a également essayé d’atteindre la Chine, mais Pékin a su arrêter le zèle du milliardaire américain.

C’est ce principe : « je peux tout et je vais le faire« , marqué par son expérience personnelle, qui explique beaucoup de ses actions, y compris le travail mené depuis la fin des années 1980 pour renverser des régimes indésirables à l’Amérique, dans lequel il est activement impliqué. La Maison Blanche et Soros ont formé une équipe qui gagne. On peut dire que Soros est la « pointe financière » de la lance, jetée par les marionnettistes de la grande politique des États-Unis restant en coulisses, quand il est nécessaire de renverser des gouvernements qui ne naviguent pas dans le sillage des USA.

Il serait naïf de croire que Soros fait n’importe quoi en jetant de l’argent à droite et à gauche, simplement pour semer le chaos. C’est seulement le personnage qui convient le mieux pour les opérations secrètes de Washington. Si d’autres marionnettistes américains membres du club Bilderberg préfèrent rester dans l’ombre sans apparaître dans les médias, Soros, au contraire, s’exprime très volontiers. En avril 2015, il appelait Bruxelles à soutenir les autorités ukrainiennes jusqu’à la participation à une confrontation militaire directe avec la Russie.

Il a récemment effrayé la planète par sa « prophétie » d’une nouvelle guerre mondiale où Washington serait opposé à Pékin. Il a aussi donné deux conseils, à sa manière. En tant que financier, il a suggéré à la Maison blanche d’associer le yuan au panier monétaire du FMI. Et en tant que russophobe, il a déclaré que l’administration américaine devait tout faire pour empêcher la solidification de l’alliance entre la Russie et la Chine.

On pourrait, bien sûr, expliquer toutes ces déclarations excentriques par l’âge avancé de George Soros. On pourrait dire que « le vieillard s’est un peu emballé ». Le 12 août 2015, il aura 85 ans. Mais il faut garder à l’esprit que quel que soit l’état physique de Soros, il ne laissera jamais échapper un mot sans avoir calculé ses conséquences, ni sans y voir son propre bénéfice — pas un simple bénéfice, mais un superbénéfice — ni sans tenir compte du profit des USA, le pays qui l’a accueilli en 1956.

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Voici également d’autres personnages sympathiques …

« Le Capital a horreur de l’absence de profit. Quand il flaire un bénéfice raisonnable, le Capital devient hardi. A 20%, il devient enthousiaste. A 50%, il est téméraire ; à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines et à 300%, il ne recule devant aucun crime »…Karl Marx, Le Capital, chapitre 22


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3 réactions à cet article    


  • coinfinger 16 juin 2015 16:11

    Effectivement son palmarés est impressionnant . Mais il connait des pertes aussi . Le tout est que ses pertes soient limitées .
    Pour le moment il bénéficie de l’appui US , il n’est pas seul dans ce cas .
    Faut pas oublier un aspect apparemment secondaire , le contexte global c’est quand méme une décélération de la dominance financiére US , déjà elle ne fait plus illusion , en tout cas moins , si cette décélération existe , je crois que c’est un fait , va arriver le moment où tout s’inverse , le point d’inflexion . Là , entr’autre, Soros sera ’has been’ .
    Certes la Macédoine et plus généralement les Balkans sont dans le chaudron , en ce moment , on peut inclure la Gréce , mais c’est une régression supplémentaire . ( il y a aussi la Turquie où Erdogan s’est pris un sacré coup ) . Le Stalingrad du systéme , n’est toujours pas survenu , mais pourquoi pas à cette occasion . On verra ...


    • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 16 juin 2015 17:19

      Effectivement, quand y’a besoin de financer une petite manip bien véreuse, Tonton Jojo est là, avec ses numerous fondations philanthropiques, d’Optor aux Femen en passant par Pravy Sektor ou Iran-Revolution... Faiseur de politique et adoubeur de secrétaires d’état, on peur compter sur lui.
      Par contre, les crapules me suffisent sans qu’on les déifie, je vous laisserai jouer seuls avec les Illuminati ou autres fantasmes de cour. Y’a du concrêt plus évident sur le palier.
      Bon article, pas une découverte, mais un bon rappel, et tant qu’on est scandalisé y’a de l’espoir.
      Ne pas l’être ou en rire serait, s’il en est, un tel aveu de « Panurgisme »...


      • Jean Keim Jean Keim 17 juin 2015 07:41

        Bon ben on fait quoi ?

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Robert GIL

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