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Accueil du site > Actualités > Politique > Grèce : Lancement de la stratégie de la terreur en perspective de la (...)

Grèce : Lancement de la stratégie de la terreur en perspective de la campagne électorale

Si mes lecteurs veulent avoir une idée de ce qui va probablement se passer en Grèce au cours du mois qui nous sépare des nouvelles élections prévues le 17 juin prochain, je leur suggère de (re)visionner ma conférence « Faut-il avoir peur de sortir de l’euro ? » enregistrée voici un peu plus d’un an, en avril 2011.


Dans cette conférence, j’avais expliqué comment les européistes avaient tout mis en œuvre pour terroriser les Suédois, tout au long de l’année 2003, afin de les contraindre psychologiquement à voter Oui au référendum sur l’entrée de la Suède organisé le 14 septembre 2003 par le gouvernement de Stockholm.

 

Huit procédés d’intimidation avaient été mis en œuvre :

1°) une débauche de moyens étatiques, politiques, médiatiques et financiers en faveur du Oui ;

2°) la menace de l’Apocalypse promise par les plus hautes autorités publiques en cas de victoire du Non ;

3°) une orchestration de l’épouvante menée conjointement par le patronat et les dirigeants syndicaux ;

4°) le chantage public à l’emploi, de très grandes entreprises ayant menacé les Suédois de cesser leurs activités en Suède en cas de rejet de l’euro (à commencer par la plus grande société du pays, Ericsson) ;

5°) les appels du pied et les clins d’œil aux extrémistes de droite et de gauche ;

6°) la « psychiatrisation » des opposants (médias et commentateurs insinuant que les opposants à l’euro étaient des malades mentaux) ;

7°) l’exploitation indécente du mystérieux assassinat de la principale porte-parole du camp du Oui ;

8°) un sondage truqué, publié in extremis, pour faire croire que le Oui allait triompher (le Non l’a emporté à 57% des suffrages exprimés hors votes blancs).

Il va nous falloir examiner de près comment la campagne électorale qui s’ouvre en Grèce va se dérouler mais les premiers événements donnent à penser que tout ou partie de ces procédés vont être utilisés pour placer le peuple grecque sous terreur.

Au cours des dernières heures, les événements suivants sont déjà intervenus :

EN ANNONÇANT SA DÉCISION DE NE PLUS FOURNIR DE LIQUIDITÉS À CERTAINES BANQUES GRECQUES, LA BCE A SCIEMMENT PROVOQUÉ UN DÉBUT DE PANIQUE

Comme le très sérieux journal Les Échos vient de l’écrire sur son site, « la panique n’a pas encore totalement gagné la Grèce mais cela y ressemble ».

La Banque centrale européenne (BCE) a en effet confirmé avoir cessé de fournir des liquidités à certaines banques grecques sous-capitalisées. Du coup, des Grecs, de plus en plus nombreux, multiplient les retraits aux guichets des banques.

Bien entendu, le journal économique français y voit la preuve que les Grecs « sont de plus en plus nombreux à redouter une sortie de l’euro et un retour à la drachme ». Et il précise que « les Grecs souhaitent majoritairement rester dans la zone euro, même si 47,4% d’entre eux commencent à croire à l’éventualité d’une sortie, selon un sondage. »

DE FAÇON EXTRÊMEMENT INHABITUELLE, LE FMI A FAIT PUBLIQUEMENT SAVOIR QU’IL « SUSPEND SES CONTACTS
AVEC LA GRÈCE »

Le motif invoqué est que le FMI ne souhaite pas travailler avec le nouveau gouvernement nommé de manière transitoire pour expédier les affaires courantes.

Il n’en demeure pas moins que cette annonce inhabituelle ne peut faire l’objet que de surinterprétations et de supputations. Si l’institution de Washington avait voulu préserver la sérénité de la campagne électorale, il se serait tout bonnement limité à ne rien dire. On imagine assez volontiers les fantasmes d’isolement et d’apocalypse avec lesquels cette « suspension des contacts » peut être commentée par les grands médias du système en Grèce et en Europe.

LE PREMIER MINISTRE GREC SORTANT, M. PAPADEMOS,
VIENT DE PUBLIER UNE LETTRE POUR PROMETTRE LE « DÉSASTRE » EN CAS DE SORTIE DE L’EURO

Rappelons que M. Papademos, Premier ministre grec, n’a été élu par personne mais choisi par la Commission européenne et Goldman Sachs pour être le « dictateur » de la Grèce.

Dans une lettre rendue publique aujourd’hui, il prophétise la même Apocalypse que celle que ses congénères avaient promise à la Suède il y a 9 ans. Il affirme que « le rejet unilatéral des obligations contractuelles serait désastreux pour la Grèce et conduirait inévitablement le pays hors de la zone euro et probablement hors de l’Union européenne (UE) ».

Je ne suis évidemment pas d’accord avec le « désastre » promis mais je note avec intérêt que le Premier ministre grec souligne lui-même la corrélation entre « sortie de l’euro » et « sortie de l’UE’.

CONCLUSION : IL NE FAUT JAMAIS CÉDER À L’INTIMIDATION

Si j’avais un conseil à donner à nos amis grecs, ce serait d’examiner très précisément ce qui s’est passé en Suède à partir du 15 septembre 2003, lendemain du jour où le fier peuple suédois, digne de son histoire, a refusé l’euro et a préféré conserver la couronne suédoise. Depuis lors, la Suède a connu un taux de croissance économique 60% supérieur à celui de la France et près de 80% supérieur à celui de la zone euro (cf. ma conférence en ligne).

Il y a quelque 2 500 ans, la Grèce fut le premier pays d’Europe à inventer la démocratie.

Il faut espérer qu’au XXIe siècle, la Grèce sera fidèle à son histoire et qu’elle sera en conséquence le premier pays d’Europe à quitter le pillage programmé de l’euro et à se libérer de cette prison des peuples qu’est la prétendue « Union européenne ».

 

François ASSELINEAU
Président de l'UPR
www.u-p-r.fr
http://www.facebook.com/upr.francoisasselineau


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100 réactions à cet article    


  • Cigogne67 18 mai 2012 13:33

    l’UMPS a confisqué la démocratie (TCE) pour mieux servir le système. aujourd’hui encore il nous fait son numéro comme quoi UMP n’est pas PS et pourtant. Il suffit non de s’arrêter sur la forme mais de regarder le fond pour comprendre que depuis des décennies il nous trompe.


    • Lorelei Lorelei 19 mai 2012 14:29

      bjr selena


      Les entreprises allemandes, grandes corruptrices de politiciens grecs (scandales Siemens ou Daimler), les banques de Wall Street qui indiquèrent au gouvernement grec comment maquiller efficacement les comptes, les institutions européennes enfin qui jouèrent la carte du déni, négligeant la crise argentine, pour obtenir une zone euro la plus vaste possible afin de contrer le dollar voici un extrait
      http://diaspora-grecque.com/modules/altern8news/article.php?storyid=3122 

      Les Allemands, qui rechignent à financer un second plan de sauvetage pour laGrèce, devraient se souvenir de tout ce qu’ils ont pillé dans ce pays pendant la Seconde Guerre mondiale [...] Avec les intérêts, ce sont 81 milliards d’euros qui sont dus à Athènes. C’est là une autre façon de voir l’Europe et son histoire."

      L’homme qui s’exprime ainsi n’est pas un ancien résistant grec, ni même un membre de l’opposition grecque, il n’est pas grec du tout. Il s’agit de l’eurodéputéDaniel Cohn-Benditinterpellant mercredi 15 février les responsables allemands au Parlement européen au lendemain du refus de la troïka européenne d’octroyerun deuxième plan d’aide de 130 milliards d’euros à Athènes.http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/02/17/l-allemagne-a-t-elle-une-dette-de-guerre-envers-la-grece_1644633_3214.html

      faire circuler l’info, car peu de gens sont au courant de ses magouilles et de la dette de l’allemagne



    • Le taulier Le taulier 18 mai 2012 14:19

      Bonjour,

      D’abord la Grèce n’a pas inventé la Démocratie, le mot est grec mais le concept a existé dans toutes les sociétés humaines. Par ailleurs cette « démocratie » dont vous faite allusion était très restrictive (un peu à la Sud-africaine).

      Comparer le cas grec et le cas suédois est d’une mauvaise fois incroyable. La Suède est un contributeur net au budget européen alors que la Grèce est un puits sans fond (même avant la crise financière). La différence est que Athènes a un besoin vital de l’Union (si elle veut avoir un niveau de vie digne d’un pays européen) et pas Stockholm (c’est même l’inverse c’est l’Union qui a besoin de pays riche).

      La croissance suédoise a été supérieure à la croissance moyenne de l’UE. Certes, mais n’aurait-elle pas été encore supérieure en étant dans l’Euro ? Les Finlandais sont là pour le prouver , ils sont dans l’euro et cela n’a pas empêché le pays de s’enrichir.

      Le problème de l’Euro est que cette zone monétaire attire les mauvais élèves qui pensent qu’en étant dans le même train que l’Allemagne, ils vont bénéficier d’un effet d’entrainement, taux d’intérêts bas et croissance soutenue.

      http://advocatus-diaboli-capitalis.blogspot.com/2012/05/le-retour-de-larmee-est-la-seule.html


      • La mouche du coche La mouche du coche 18 mai 2012 16:07

        Votre avatar vous va bien. Vous travaillez pour quelle banque ?


      • emphyrio 18 mai 2012 16:20

        « D’abord les Grecs n’ont pas inventé la démocratie »

        Et les Américains ne réinventeront jamais l’histoire...


      • Le taulier Le taulier 18 mai 2012 17:21

        La banque du sperme. Tu veux que je te t,accorde un credit ?


      • La mouche du coche La mouche du coche 18 mai 2012 18:08

        héhéhé. Quand les gens deviennent grossiers, c’est qu’ils sont démasqués. Héhéhé. Je suis très fort. b-)


      • Yvance77 18 mai 2012 18:11

        Du taulier : « La banque du sperme. Tu veux que je te t,accorde un credit ? »

        Non merci, les crétins libéraux de votre espèce se sont trop multipliés ces cinquante dernières années... désormais c’est vasectomie directe !


      • Le taulier Le taulier 18 mai 2012 18:15

        Si la gauche n’a même plus le monopole de l’humour alors que vous reste-t-Il ?


      • chuppa 18 mai 2012 18:16

        non les américains ne réinventent pas l’histoire, ils l’écrivent.


      • Attilax Attilax 20 mai 2012 17:41

        Les Grecs n’ont pas inventé la démocratie ?
        Le concept a existé dans toutes les sociétés humaines ??
        Mais par ailleurs cette « démocratie » était restrictive (à la sud-africaine) ???

        Mon pauvre Taulier, vous dites n’importe quoi...


      • TyRex TyRex 18 mai 2012 14:21

        Avec ce qui se passe actuellement en Grèce, même la sortie de l’euro semble problématique pour le peuple grecque... la BCE est en train d’étudier comment elle pourrait plumer la Grèce si celle-ci tente de s’en échapper.

        D’après votre graphique, la Suède a mis 1 an pour se relever mais la Suède n’est pas la Grèce...
        La Grèce n’a pas d’infrastructures de transport et de communication d’excellentes qualités, elle ne dispose pas d’une main d’oeuvre hautement qualifiée et l’industrie grecque n’est pas aussi forte que l’industrie suédoise (automobile, poids lourds, aéronautique et papetière).

        J’ai bien peur que le peuple grecque risque de souffrir des plans d’austérités pour de nombreuses années... sachant que déjà 20% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

        • Le taulier Le taulier 18 mai 2012 14:28

          C’est pas la BCe qui va plumer la Grèce mais l’inverse. La BCE a imprundemment engrangé des milliards de bon du trésor grec qui ne seront jamais remboursé.


        • Croa Croa 18 mai 2012 16:39

          « de bon du trésor grec qui ne seront jamais remboursé »

          Et alors ?
          C’est juste de la monnaie de singe ! Les banques n’attendent pas de « remboursement », seuls les intérêts comptent pour elles : On décrète une dette et les rentes tombent, c’est aussi simple que ça.


        • Le citoyen engagé Le citoyen engagé 18 mai 2012 15:13

          Nous allons tout droit vers la dictature européenne puisque les peuples n’auront plus leur mot à dire en cas de vote qui ne plairait pas à Bruxelles.


          • Croa Croa 18 mai 2012 16:42

            C’est pas déjà le cas ?


          • Force du direct 20 mai 2012 10:39

            "...en supprimant l’immunité judiciaire des fonctionnaires européens

            • pour respecter le principe fondamental de la démocratie en Europe,
            • pour éviter qu’une caste d’ « intouchables » ne dirige l’UE.

            L’immunité judiciaire à vie des fonctionnaires des institutions européennes (Protocole (no 36) sur les privilèges et immunités des Communautés européennes (1965), Art.12a constitue une inégalité flagrante devant la loi pour une catégorie de citoyens européens. Elle n’a aucune raison d’être puisque l’UE rassemble 25 démocraties où l’indépendance de la justice est garantie. En revanche, elle contribue à entretenir la déconnexion entre les fonctionnaires qui dirigent l’UE et les autres citoyens et à ce titre doit être abolie.

            extrait d’ici http://www.newropeans.eu/spip.php?article=126&lang=fr

            François

            Pourquoi ne pas élaborer là-dessus ?!

            cordialement 



          • Force du direct 20 mai 2012 10:46

            bis repetita placent

            "...en supprimant l’immunité judiciaire des fonctionnaires européens

            • pour respecter le principe fondamental de la démocratie en Europe,
            • pour éviter qu’une caste d’ « intouchables » ne dirige l’UE.

            L’immunité judiciaire à vie des fonctionnaires des institutions européennes (Protocole (no 36) sur les privilèges et immunités des Communautés européennes (1965), Art.12a constitue une inégalité flagrante devant la loi pour une catégorie de citoyens européens. Elle n’a aucune raison d’être puisque l’UE rassemble 25 démocraties où l’indépendance de la justice est garantie. En revanche, elle contribue à entretenir la déconnexion entre les fonctionnaires qui dirigent l’UE et les autres citoyens et à ce titre doit être abolie.

            extrait d’ici http://www.newropeans.eu/spip.php?a...

            François

            Pourquoi ne pas élaborer là-dessus ?!

            cordialement

            nb dans la fonction « rechercher » de ce site taper « immunité », les réponses sont éloquentes...


          • Louis Matisse Louis Matisse 18 mai 2012 15:51

            Pas de démonstration, pas d’explications, pas de discours, c’est la méthode de tous ces régimes financiers européens et de leurs médias à la botte qui lancent systématiquement leurs incantations dites de vérité, mais de terreur. 


            Ils réduisent au maximum les droits politiques des citoyens pour éviter tout risque de refus de leur stratégie d’appauvrissement et de pillage, de fédéralisation pour centraliser les pouvoirs du continent, loin des citoyens, mais sont malgré tout obligés de maintenir un certain niveau de plébiscite puisque c’est des votes des citoyens qu’ils tirent leur légitimité d’autorité. 

            C’est alors que lorsqu’il nous faut voter, on nous dit qu’on a le choix entre 2 modèles (tout est blanc ou noir), mais qu’en réalité on nous dit qu’il n’y a pas le choix parce-que si nous refusons ce qu’ils préconisent tout sera perdu, nos emplois, nos ressources, nos niveaux de vie et que ce sera la grande plongée dans l’inconnu, sous-entendu de la guerre et de la mort. 

            Et les années passent, et tout s’aggrave, les inégalités se creusent, le chômage monte, les scandales se développent et sont relativisés, et une minorité s’enrichit de manière exponentielle au détriment d’une majorité qui perd ses droits économiques. Et nos droits politiques sont transférés de plus en plus aux eurocrates de telle sorte que les marges de manoeuvre de nos dits élus disparaissent.

            Il est grand que les citoyens disent non et balayent tous ces discours de fatalité qu’on nous ressasse depuis 20 ans. Il n’y a de fatalité que dans un système despotique ! où les moyens d’action sont verrouillés et dans les mains d’une minorité. C’est une situation de fatalité contre laquelle est né le droit inaliénable d’insurrection comme définit dans la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, car en vérité, contre la fatalité, l’Histoire nous a enseigné que « du législateur tout s’accomplira », c’est-à-dire tout peut s’accomplir, rien n’est impossible.
             

            • Louis Matisse Louis Matisse 18 mai 2012 16:18

              @ Le taulier
              La BCE ne peut qu’acheter des bons du trésor revendus par des banques commerciales, elle ne peut pas prêter directement aux Etats européens. Elle rachète donc aux banques privées de la dette grecque. En réalité, ce sont les Etats européens via les FESF et MES (c’est-à-dire l’argent des contribuables européens) qui prêtent à l’Etat grec qui ne remboursera pas sa dette puisqu’on ne peut pas continuer ad vitam eternam à financer un Etat qui est de fait en faillite. 


              La contrepartie de cette manoeuvre c’est que l’Etat grec vende tous ses actifs à des multinationales, que les entreprises privées grecques en manquent de liquidités et de croissance nationale soldent leurs actifs, que les droits sociaux des citoyens grecs soient abolis (c’est le fameux mémorandum).  C’est bien le pillage délibéré de la Grèce qui est organisé en échange de temps gagné avant la faillite (avances et prêts pour payer le fonctionnement de l’Etat).

              Or, ce n’est pas en privant l’Etat grec de ses richesses réelles (grandes entreprises, concessions autoroutières/portuaires/aéroportuaires, richesses minières, terrains agricoles, biens immobiliers) que la Grèce pourra redémarrer. La catastrophe est en train de se jouer maintenant puisque leur monnaie drachme ne pourra plus être gagé sur des richesses (réserves de la Banque Centrale grecque) ni sur la croissance puisque nous sommes en train de leur piller leurs actifs. 

              Après, ils pourront dire, regarder la drachme s’est effondrée, il faut rester dans l’euro à tout prix sinon ce sera la catastrophe. En attendant, ils sont en train de couler tous les autres Etats qui prêtent à ceux en faillite, alors que leurs finances sont au plus mal. Face à la catastrophe grecque, ils pourront nous vendre la fin des acquis sociaux comme en Grèce, et déjà au Portugal, Espagne, Italie, et nous dire que le retour aux monnaies nationales, à la monétarisation d’une partie de la dette publique, c’est impossible alors que c’est la solution au désastre organisé.

              • Le taulier Le taulier 18 mai 2012 18:30

                Je suis d’accord avec toi sauf que c’est mieux pour tout le monde que l’Etat grec vende ses "grandes entreprises, concessions autoroutières/portuaires/aéroportuaires, richesses minières, terrains agricoles, biens immobiliers" qu’il ne sait à priori pas gérer.

                Et puis quand on veut faire rentrer du cash il faut bien vendre quelque chose qui intéresse des investisseurs.


              • XanderDjiff XanderDjiff 19 mai 2012 12:36

                Tous ces organismes financiers apatrides ne sont rien d’autre qu’une des plus grosses bandes de voleurs au monde. La seule différence, c’est qu’ils s’organisent pour légifèrer avant de commettre leurs méfaits.


              • sisyphe sisyphe 19 mai 2012 13:52

                Par Le taulier (xxx.xxx.xxx.74) 18 mai 18:30

                Je suis d’accord avec toi sauf que c’est mieux pour tout le monde que l’Etat grec vende ses "grandes entreprises, concessions autoroutières/portuaires/aéroportuaires, richesses minières, terrains agricoles, biens immobiliers" qu’il ne sait à priori pas gérer.

                Et puis quand on veut faire rentrer du cash il faut bien vendre quelque chose qui intéresse des investisseurs.

                Comment avouer, toute honte bue, que l’Union Européenne n’est là que pour la PRIVATISATION des pays européens, au détriment de tous les services publics et des citoyens, et au profit des mafias spéculatrices.

                Le credo libéral ; privatisons la planète, que règne la loi du plus riche, et que les peuples crèvent.

                Bel aveu.


              • Nikita Lipski atikinos 18 mai 2012 17:03

                A mon avis la France doit quitter l’euro au plus vite tant qu’elle a encore les moyens de mettre la pression...


                • Soi Même 18 mai 2012 17:05

                  Merci, pour cette information et cette analyse, entre temps que peuvent faire d’autres les Grecs que de paniquer !


                  • xray 18 mai 2012 17:14


                    L’Europe est une machine au service de la finance. 
                    Elle ne peut que broyer les populations. 

                    Dès l’instant où l’on a parlé de construire l’Europe, on pouvait observer que les plus acharnés à « construire l’Europe »  étaient les plus incompétents en tous domaines. On aurait dû se méfier. 

                    Le Grand Guignol politique (L’Europe des curés) 
                    http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/ 



                    • Yvance77 18 mai 2012 17:15

                      Salut,

                      Avant quand on voulait faire plier un pays les américains envoyaient des soldats à la baie de cochons, des conseillers militaires pour flinguer Allende ou des fioles avec des agents de destruction massive à l’ONU.

                      Aujourd’hui c’est plus simple et moins salissant, ils envoient le sous-marin du FMI c’est à dire la BCE !


                      • toor toor 18 mai 2012 17:24

                        C’est un pillage des nation à grande échelle et la meilleure façon d’y parvenir est l’éradication du patriotisme.


                        • Alison 18 mai 2012 17:36

                          Soi Meme@ Les Grecs ne paniquent pas ! Bien au contraire. La panique est dans les journaux mais pas dans les foyers grecs.

                          Le pays a changé en l`espace de trois ans et plus violemment 2011 et jusqu`a ce jour de mai 2012 mais parler de panique est un superlatif digne des articles apocalyptiques.
                          Ce n`est pas la première crise ou faillite que connait le pays, le peuple grec s`en relèvera même si a ce jour les scénarios les plus fous sont envisagés a travers des éléments évoluant chaque jour. 

                          Je serai beaucoup plus inquiet pour la France, statique, divisée, bercée encore dans la protection sociale, l`assistanat avec une xénophobie montante.
                          Je serai curieuse de voir comment réagirai la France dans une position telle que la Grèce se trouve aujourd`hui, peuple solidaire ? heu..heu...


                          • wardou wardou 18 mai 2012 17:56

                            J’ai regardé toutes vos vidéos sur « Faut il avoir peur de sortir de l’euro ? ». Quand j’ai entendu le nom de « Thierry de Montbrial » sur la 1ere vidéo, je me suis dit « Comme par hasard » !


                            • manech42 manech42 20 mai 2012 22:15

                              Pour ЕкатеринаSelenaOndirignee,


                              A l’époque on l’aurait pendu par les pieds comme son idole Mussolini mais les Français d’aujourd’hui n’ont pas les couilles de leurs anciens, pauvre France !

                            • J-J-R 18 mai 2012 18:37

                              La conclusion est formidable. C’est cela que doivent comprendre les peuples. Nous ne devons pas fléchir sous l’effet de la peur et des méthodes d’intimidations déployées par les oligarchies nationales et supranationales. Ces techniques ne visent qu’à nous faire reculer pour mieux nous asservir, c’est évident.


                              • Guy Liguili Guy Liguili 18 mai 2012 19:06

                                D’une part, je pense que les Grecs, avec ce qu’ils vivent depuis plusieurs années, sont vaccinés contre les promesses de l’Union Européenne.
                                D’autre part, Alexis Tsipras vient de déclarer, en forme de pied de nez, à la troika : « Allez-y, lâchez-nous, pour voir, qu’on rigole... »


                                • Pie 3,14 18 mai 2012 19:06

                                  « Stratégie de terreur »...on croit rêver.

                                  Vous parlez de l’UE comme s’il s’agissait d’Hitler ou de Staline. N’avez-vous pas l’impression d’en faire un peu trop ?
                                  Vous vous tirez vous même une balle dans le pied en décrivant la supposée stratégie impitoyable mise en place en Suède qui aboutit pourtant au rejet massif du oui... on a vu mieux question efficacité.

                                  Les grecs sont les premiers à savoir qu’une sortie de l’Euro serait encore plus catastrophique pour leur économie.
                                  Que cela plaise ou non aux pourfendeurs en tout genre de la finance internationale, c’est bien l’UE qui tient toute seule ou presque la Grèce la tête hors de l’eau et lui évite pour l’instant un scénario Sud-Américain.


                                  • François Asselineau François Asselineau 19 mai 2012 12:45

                                    Je maintiens le terme de « terreur ».

                                    Seuls ceux qui ne connaissent pas ce qui s’est passé en Suède en 2003 peuvent trouver excessif ce substantif.

                                    Je renvoie à ma conférence d’avril 2011 (http://www.u-p-r.fr/sortie-de-leuro...), et en particulier à l’assassinat extraordinairement curieux de la porte-parole du Oui par un « déséquilibré serbe » 3 jours avant le référendum.

                                    Les lecteurs découvriront ainsi :

                                    • comment la campagne électorale fut alors suspendue,
                                    • comment tous les pouvoirs publics et le médias suédois se mirent à faire l’apologie de la victime 24H/24 pendant les 3 derniers jours avant le scrutin,
                                    • comment les « experts » défilèrent dans tous les médias pour assurer que ce meurtre allait miraculeusement renverser la tendance et faire triompher le Oui,
                                    • comment un sondage mirobolant de l’institut américain Gallup, réalisé « quelques heures après la mort d’Anna Lindh » (selon les termes de la dépêche AFP du 13 septembre 2003, 10h21), donna le Oui gagnant, avec 43% des intentions de vote contre 42% de Non. C’était la première fois depuis 9 mois. Ce résultat revenait à affirmer sans rire qu’en l’espace de quelques heures, le Oui avait bondi de 35% à 43% (+ 8 points) au vu des images télévisées du brancard, tandis que le Non s’était effondré de 50% à 42%. 
                                    .
                                    Oui, il s’est bien agi d’une campagne d’intimidation contre le peuple suédois, qui a duré 10 mois, qui est devenue de plus en plus violente avec le temps, et qui s’est achevé par de la terreur.

                                  • Cigogne67 19 mai 2012 12:56

                                    vous devriez F. Asselineau contacter le rassemblement bleu marine et vous inscrire dans la construction du mouvement dont les Français et la France ont besoin.


                                  • calimero 18 mai 2012 19:11

                                    « POUR PROMETTRE LE « DÉSASTRE » EN CAS DE SORTIE DE L’EURO »

                                    Anticipons un peu : admetons que les grecs se retrouvent avec un gouvernement qui pratique la rupture avec la politique actuelle. Ils mettent en oeuvre une solution à l’argentine, sortie de l’euro et sortie de l’UE, politique de relance, dévaluation, etc... Si ca marche ca donnera des idées à ceux qui sont aussi englués dans leur dette : Portugal, Espagne et consorts.

                                    Prouver le fait qu’ils puissent s’en sortir sans le FMI et l’UE serait la porte ouverte à la déliquescence du système de la dette et de l’union dans l’austérité. L’UE étant un instrument primordial par lequel s’exerce le diktat du capitalisme financier, cette éventualité serait totalement inacceptable pour ces messieurs. Si les grecs s’engagent dans cette voie je parie sur le pire. On a déjà vu déclencher une guerre pour des motifs pécuniers, ce sera pas la première fois.


                                    • Pie 3,14 18 mai 2012 19:54

                                      Anticipons un peu. Si la Grèce sort de l’Euro cela ne sera pas une catastrophe pour la monnaie commune. La Grèce pèse à peine 2% du PIB de la zone, il y aura quelques tensions sur la monnaie qui apparaîtra moins fiable dans un premier temps, puis les investisseurs finiront pas trouver l’idée bonne car, pour l’instant la Grèce est un puit sans fond pour les finances européennes.
                                      En revanche, certaines banques très engagées vont plonger, les françaises en premier lieu, ce qui nécessitera quelques plans de sauvetage pour les clients par exemple de la Société Générale et coûtera cher à l’Etat français.

                                      En Grèce, la nouvelle monnaie n’aura aucune valeur à l’international. Les capitaux grecs seront depuis longtemps partis dans la panique la plus complète. L’Etat n’aura aucune possibilité d’emprunt à l’international et bien peu sur le plan national ( qui voudrait souscrire des emprunts d’Etat en faillite ?).

                                      Le niveau de vie des grecs déjà largement amputé par 3 années terribles s’effondrera très brutalement avec un Etat qui ne donne plus rien, une industrie fort peu compétitive, aucune matière première à négocier ( pas de pétrole, pas de minerais, peu de produits agricoles).

                                      Seul le tourisme devenu très avantageux pour les devises fortes peut tirer son épingle du jeu et des industries de main d’oeuvre comme celles que l’on trouve au Maroc ou en Tunisie pourront se développer pour ceux qui accepteront des salaires de misère. 

                                      Rester dans l’Euro pour la Grèce, c’est l’assurance d’au moins dix années de stagnation mais avec un Etat qui fonctionne et peut se transformer en machine efficace ( ce qu’il n’a jamais été jusqu’alors) et des conditions économiques favorables à la reprise.
                                      Sortir de l’UE, c’est l’assurance de plonger plus profond encore sans aucun outil économique viable.

                                      De toute façon, jamais la Grèce ne remboursera ses dettes mais il y a un vrai risque de délitement de ce pays si la solidarité européenne disparaît.


                                    • deovox 19 mai 2012 05:47

                                      @pie

                                      10 millions de personnes sont tout à fait capables de creer un système économique qui fonctionne. vos opinions sont d’un mepris absolu pour l’humain, faisant passer tout un peuple pour un ramassis de mendiants condamnés à crever si on arrète de leur verser l’aumone. et, cerise sur le gateau, ce sont les gens comme vous qui ensuite stigmatisent l’assistanat 

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