Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Grèce : un galop d’essai pour Le Pen qui voudrait sortir de (...)

Grèce : un galop d’essai pour Le Pen qui voudrait sortir de l’euro !

La Grèce, bon exemple pour le Front national ! Mais, qui est en fait ce pays, outre le pays antique, glorieux et extrêmement fier de son Histoire et de sa civilisation ponctuées de nombreuses épopées célèbres, connues de beaucoup ?

Ex-pays pauvre de l'Europe − avec l'Irlande et quelques autres − avant d'entrer dans la CEE le 1er janvier 1981, et ayant intégré l'Euroland le 1er janvier 2001 après maintes tricheries du gouvernement conservateur, ce pays − la Grèce − ne pourrait paraît-il plus tenir son rang de nouveau riche (*), car possesseur d'une monnaie nationale trop forte pour ses frêles épaules.
 
L'euro, monnaie symbole d'une Nation forte et indépendante vis-à-vis du dollar, du sterling et du yen, serait un costume devenu trop grand pour la Grèce, les Grecs et leurs politiques.
 
Comme Marine Le Pen et son équipe de prétendus économistes qui voudraient sortir la France de l'euro, la Grèce croit résoudre ses problèmes de mauvaise gestion, de magouille et de corruption en revenant à son ancienne monnaie : la très faible drachme (**), vieille de plusieurs millénaires.
 
Comme nous l'avons évoqué dans plusieurs articles en parlant de l'incrédibilité de la démarche Lepéniste à vouloir revenir au franc, la Grèce, si elle persiste à vouloir quitter l'euro, va à la rencontre d'une catastrophe économique, sociale et monétaire annoncée… dont les principales victimes seront, comme toujours, les plus faibles : les ouvriers, les employés et petits retraités.
 
Quittant l'euro protecteur, la Grèce sera contrainte d'avoir une monnaie faible, voire très faible. Qu'elle soit ou non convertible, c'est le marché qui décidera… qu'elle le veuille ou non !
 
Une drachme = 1 euro, ne changera rien au cours réel que les marchés établiront pour cette devise. Son cours, comme celui de toute monnaie, devra notamment refléter la santé de son économie et le niveau de confiance que lui accorderont les investisseurs − ses futurs prêteurs, comme ses ex − dans la capacité de son gouvernement, aujourd'hui socialiste, à tenir ses engagements.
 
De fait, dans sa situation actuelle, la Grèce doit s'attendre à une dévaluation / dépréciation de 30 à 40 % de la drachme. Augmentant d'autant ses dettes en euros et en dollars, qu'elle devra absolument payer si elle veut conserver le petit crédit de confiance qui lui reste encore.
 
Libellés en nouvelle monnaie nationale, la drachme, les salaires grecs seront effectivement en nominal plus importants, mais ne vaudront pas grand-chose une fois convertis en euros ou en dollars. C'est ce que l'on appelle : l'illusion monétaire !
 
Bien sûr les exportations seront boostées et seront compétitives. Encore faut-il savoir qu'elles sont les exportations de la Grèce ? Pas grand-chose ! Et, compte tenu de l'inélasticité-prix de son fromage caillé, la féta, l'économie grecque ne pourra pas trop compter sur cela pour se remplumer.
 
Ce que l'on connaît à coup sûr : les importations de ce pays ! Toutes sont naturellement libellées dans une monnaie forte : euro, dollar et yen notamment. De fait les achats internationaux de la Grèce vont être renchéris de 30 à 40 %. Les prix intérieurs vont exploser… l'inflation aussi. Le pouvoir d'achat des salaires va chuter. Pour le compenser, l'Etat grec va augmenter les salaires c'est-à-dire aussi les coûts des entreprises… donc le prix des produits et services vendus… Bref, la spirale prix / salaire va exploser. La balance commerciale aussi. Idem pour celle des paiements. Sans évoquer les nombreux troubles sociaux qui vont naître de cette gabegie dont les vainqueurs seront comme toujours les nantis… dont font bien sûr partie la plupart des politiques grecs, peu ou prou mêlés à cette déconfiture.
 
Parallèlement à tout cela, la drachme devenue "monnaie de singe", va bien sûr permettre l'afflux de touristes pour qui elle ne coûtera pratiquement rien. Une Grèce remplie d'étrangers, voilà qui renforcera le FN grec. Mais, plus sérieusement, comme la drachme ne sera pas chère, les investisseurs internationaux vont pourvoir faire leur marché dans le pays et acheter pour une bouchée de pain, beaucoup d'actifs nationaux  : entreprises, ports en tous genres… sites historiques : pourquoi l'Acropole ? La Grèce sera-t-elle encore la Grèce dans quelques années ?
 
Bref, au bord du gouffre après 1 an avec la drachme, la Grèce nationaliste demandera d'abord l'aide du FMI. L'organisation mondiale de dernier ressort pour les pays au bord de la faillite pour cause d'incompétence ou bien de pauvreté structurelle. Puis, si nécessaire, la dictature militaire pourrait y voir une bonne raison pour son retour… comme à l'époque des colonels.
 
Dans cet esprit nous pouvons souhaiter que la Grèce fasse pour le compte de la France de Marine Le Pen, un tel galop d'essai en abandonnant l'euro, grâce à laquelle elle peut encore vivre comme un pays riche… sur le dos des autres pays de l'Union : l'Allemagne, la Hollande, le Luxembourg… et la France aussi, bien sûr.
 
L'abandon de l'euro par la Grèce : une véritable expérience in vivo que finalement nous pourrions appeler de nos vœux afin de montrer combien l'incrédibilité de Marine Le Pen est grande en matière économique, sociale et monétaire !
 
Comme il n'y pas plus sourd qu'un électeur du FN qui ne l'est pas, mais ne veut point entendre, alors sacrifions la Grèce sur l'autel de son incompétence à vouloir quitter le confort que lui offre encore notre monnaie : l'euro !
 
(*) Sa richesse par habitant (en standard de pouvoir d'achat) a progressé de 29 % depuis son entrée dans l'euro au 01/01/2001 (source : Eurostat, voir ici).
 
(**) En 1971 : 1 drachme = 0,033 dollar. En 2000, le 31 décembre à minuit, la parité d'intégration de la drachme est établie à : 1 drachme = 0,0029347 euro.

Moyenne des avis sur cet article :  1.77/5   (83 votes)




Réagissez à l'article

80 réactions à cet article    


  • ja.poirier 9 mai 2011 10:07

    vous êtes économiste ???


    • Emmanuel Aguéra LeManu 9 mai 2011 10:09

      Et vous ? 


    • ottomatic 9 mai 2011 12:19

      Les économistes, ha oui, les gens qui ne voient jamais les crises arriver...


      Sinon, votre triste commentaire montre bien que vous faites parti de cette masse de moutons qui délèguent à de pseudo-expert la tâche de réfléchir.

      Je ne suis pas médecin, ça ne m’a pas empêcher de comprendre la supercherie de la grippe A... comme une majorité des français.

      Il serait tant de faire travailler le muscle qu’il y a dans votre tête avant qu’il ne atrophie...

    • Emmanuel Aguéra LeManu 9 mai 2011 10:08

      Revenir au drachme leur permettrait de dévaluer comme bon leur semble, indépendamment de toute gouvernance monétaire européenne... exactement comme le souhaitent ici en effet les cerveaux du FN.

      Ça leur permettrait de relancer l’inflation, de se payer les taux d’intérêts qu’ils veulent, de se faire racheter par la Chine & autres, d’augmenter le chômage et la misère en toute indépendance...

      Revenir au franc... revenir au drachme... On retourne là où ça rassure, là on on était bien quand on était petit, pas de chômage, papa, maman, les weekends à la campagne et Guy Lux... Ah le bon temps ! Salauds de socialos et d’euro-supporteurs qui nous ont détruit notre belle société qui sentait si bon la colonie soumise et le plein emploi... Il y a de l’œdipe dans tout ça.

      - Maman, je veux redevenir petit... maman au secours !!!!
      - J’arrive, mon petit !", répondit Marine, la tétine à la main.


      • Emmanuel Aguéra LeManu 9 mai 2011 19:06

        Je suis en train de battre des records... lol.

        Vous comprenez, c’est un peu vain d’expliquer à des gens plus préoccupés par le fait d’avoir raison que celui de débattre. Démerdez-vous avec ça : l’inflation pour les nuls

        Quant à mes innombrables admirateurs -que je remercie- je leur conseille la lecture de cet article et du fil qui le suit. Mais de grâce ne vous arrêtez pas de moinsser pour autant... c’est pour ma collection, je garde tout, vous comprenez ?


      • Emmanuel Aguéra LeManu 9 mai 2011 19:11

        Je viens de lire ta « singerie », Nathalie.
        Va vite lire l’article du deuxième lien que j’ai mis. C’est écrit pour toi.
        Et la prochaine fois que tu me « singes », applique-toi un peu, sans déc, c’est presque vexant une merde pareille. Tu peux certainement faire mieux, développer un concept, avec... un argument, peut-être ? Ou deux ? Va savoir...
        En attendant, musique ! en avant les moins !
        (merci d’avance, les compteurs)


      • Emmanuel Aguéra LeManu 9 mai 2011 19:15

        Je confesse... ces premiers moinssages sont de moi...


      • HUNTINGTON 9 mai 2011 10:34

        Il faudrait peut être poser la question de l’euro.
        ne faudrait il pas le dévaluer (parité dollar) pour soutenir les exportations et créer de l’emploi ?
        (certains disent que le prix du pétrole, par exemple, exploserait en oubliant que l’on pourrait baisser les taxes qui font 80% du prix)
        autre question. Jusqu’où vont aller les dettes des différents pays de L’ UE ?


        • kitamissa kitamissa 9 mai 2011 11:14

          je vois surtout que nous sommes soumis à l’Euro,les prix se sont envolés par rapport aux salaires et pensions qui en sont restés à peu de choses près au niveau du Franc ...


          un litre d’essence arrive à 10 francs,la baguette de pain 6,60 francs, 2 cafés en terrasse 66 francs, une salade 9 francs ..et tout à l’avenant !

          dans un distributeur où l’on mettait une pièce de 2 francs,on en met une de 2 Euros soit 13 francs ! cherchez l’erreur ?.....

          alors je comprends que l’on veuille sortir du Franc et garder l’Euro pour les transactions entre pays mais pas comme monnaie courante !

          • kitamissa kitamissa 9 mai 2011 13:29

            je me suis mal exprimé ..comprenez ressortir le Franc !


          • kitamissa kitamissa 9 mai 2011 11:49

            avant de donner des leçons aux autres d’un air supérieur,apprenez donc déjà à écrire correctement le Français !


            « ce n’est pas jolie jolie ...... » rien que cela répété deux fois montre vos limites !

            pour votre gouverne,c’est ..joli joli .. ! 

          • Ariane Walter Ariane Walter 9 mai 2011 11:46

            « L’Euro protecteur »

            je me suis arrêté de lire là.

            Espérons qu’il nous a un peu protégés après nous avoir complètement ruinés. Ce serait la moindre des choses !!!

            Il protège qui l’Euro ? Il noie les pays et les citoyens !

            Revenir au bon vieux temps...
            Revenir au temps où quand on faisait des études on avait du boulot, où les gouvernements n’étaient pas dirigés en sous-main par des mafias sans scrupule, où l’industrie nucléaire n’existait pas, OUI !


            • PhilVite PhilVite 9 mai 2011 11:56

              « Aimé FAY »

              Je me suis arrêter de lire là.


            • Cocasse Cocasse 9 mai 2011 13:22

              « Aimé FAY »

              Je me suis arrêter de lire là.

              LAULE !
              Je me suis simplement mis à lire en diagonale. smiley
              Mais j’ai été tenté de faire comme vous.


            • non667 9 mai 2011 13:52

              à ariane
              « L’Euro protecteur »
              heureusement que l’auteur ne fabrique pas des préservatifs sinon aïe la surpopulation !  smiley smiley


            • Emmanuel Aguéra LeManu 9 mai 2011 19:12

              Tiens Ariane, vous donnez dans le Front ?


            • JL JL 9 mai 2011 11:48

              Ce qui est aberrant est cette UE qui oblige les Etats-qui-ne-sont-plus-souverains à se finacer sur les marchés finaciers, et interdit leur de se financer auprès de la BCE au mêmes taux que les banques : Le traité de Lisbonne est un « multi coup d’Etat », un coup d’Eta qui a mis tout un continent à genou devant les agences de notation et bien sûr, les marchés financiers aussi volages que rapaces.


              • Bovinus Bovinus 9 mai 2011 11:50

                Monsieur,

                Ce qui est particulièrement odieux dans votre article, c’est que vous vous servez de la faillite grecque pour tenter, assez maladroitement, de discréditer une proposition phare du FN. Le style que vous adoptez est, de plus, détestable, parce qu’il se veut hautain et méprisant. C’est ce qu’on vous apprend dans tous ces Instituts et toutes ces Grandes Écoles dont vous exhibez les diplômes ? D’ailleurs, pourquoi les exhibez-vous ? Pour renforcer votre crédibilité ? C’est peine perdue, remballez. Au mieux, vous ne réussissez, par votre prose, qu’à discréditer toutes ces glorieuses institutions.

                Je n’ai aucune sympathie pour le FN. Mais j’en ai encore moins pour les bonimenteurs de votre espèce, même si, sans doute par culture et éducation chrétienne, j’en ai dans une certaine mesure pitié.

                Je pourrais tenter de vous expliquer qu’il est indécent et vulgaire de mélanger théorie économique et populisme politique, à plus forte raison quand on se sert de la détresse d’un peuple comme épouvantail ; je pourrais vous mettre face à bon nombre de contre-exemples de pays en difficulté, qui ont réussi à très bien s’en sortir simplement en rejetant les postulats foireux du catéchisme de Milton Friedman que vous semblez vénérer ; je pourrais aussi démonter intégralement le catéchisme de Friedman et ses consorts. À quoi bon ? Avec des gens comme vous, discuter est peine perdue.

                Maurice Allais, dont je ne vous ferai pas l’injure supplémentaire de vous rappeler qui il était, avait écrit dans ce qu’on a appelé son « testament », paru dans Marianne il y a un ou deux ans, qu’en matière d’économie, la plupart des intervenants sont soit des charlatans, soit des menteurs. Force est de reconnaître qu’il avait raison. Il est même possible que vous réussissiez à cumuler ces deux tares en même temps. Peut-être devriez-vous envisager le recours à l’abstinence, la prochaine fois qu’une démangeaison écrivassière se fera sentir ?


                • non667 9 mai 2011 14:26

                  à alchimie
                  Alors qu’est-ce qui prouve qu’Allais n’est pas un menteur ??

                  outre le fait que le terme de menteur soit impropre au contexte ( vous aviez le droit à charlatan ! )
                  les faits monsieur ! les faits prouvent que les prédictions d’ Allais concernant la politique friedman se sont réalisées !
                   quand à juger de ses propositions ,le mensonge (oui vous êtes un menteur ! ) consistant à nier que la politique fridman/€ soit responsable en grande partie de la faillite de la grèce ,d.....,de la France (fin 2011, début 2012 pour amener dsk à l’Élysée ) ce mensonge seul ne vous autorise pas de juger des propositions d’Allais avant qu’elles ne soient mise en œuvre !


                • Bovinus Bovinus 9 mai 2011 16:04

                  @ alchimie

                  Qu’est-ce qui nous prouve que ce serait mieux sans l’euro ? Rien. Voir mon commentaire ci-dessous suite à la brillante intervention de juluch. L’euro n’est pas le plus urgent de nos problèmes, et, à condition d’en réformer la gestion, il pourrait même nous rendre service. On pourrait aussi imaginer la résurrection du franc sans sortie de la zone euro. Le franc servirait alors exclusivement comme monnaie nationale. Il y a des tas de choses possibles et tout à fait réalisables, mais en matière d’économie, aussi bien qu’en matière de politique, les démagogues, les charlatans et les réactionnaires ont au moins une chose en commun : ils ne sont jamais de bon conseil.


                • Bovinus Bovinus 9 mai 2011 15:28

                  juluch :
                  « L’euro nous a foutu dans la mouise, personne ne peux le nier. »

                  Moi, je le peux. Mieux encore, je vais même vous expliquer ce qui est irrecevable dans votre hypothèse, et par là même, pourquoi celle-ci est fallacieuse.

                  Votre déclaration est partielle parce qu’il y a une erreur dans l’énoncé. Vous parlez d’un phénomène que vous appelez « euro » et dont vous dites qu’il nous a « foutu dans la mouise ». Et pourtant, si on y est bel et bien (et c’est précisément pourquoi je n’ai pas rejeté votre déclaration en bloc), ce n’est pas l’euro, c’est à dire, le passage à une monnaie unique, qui nous y a mis.

                  C’est qu’en réalité, sous ce vocable d’euro, très pratique et très générique, il y a trois phénomènes bien distincts. Il y a en effet le passage à la monnaie unique (qui a eu lieu, en fait, au tout début des années 90 et peut-être même avant).

                  Mais le moment où cette monnaie unique s’est concrétisée sous forme de pièces et de billets et de matraquage médiatique, a été celui où on a eu droit à une dévaluation, de l’ordre de 20%. C’était au cours de l’année 1999, et probablement avec l’intention de donner un petit coup de pouce aux exportations du tout nouveau tout beau Euroland. Bien évidemment, nos salaires n’ont pas bougé. On a donc perdu d’un coup d’un seul 20% de pouvoir d’achat. Les rares trouble-fête à s’en être aperçu dans l’europhorie ambiante ont mis ça sur le dos des méchants commerçants, puis on oublia peu à peu le franc et les prix d’avant.

                  Et, en même temps, kar il faut bien komsommer parce qu’il est bien connu que la konsommation, ça fait marcher l’industrie et que ça krée des emplois, les revenus les plus élevés ont konnu une très sensible et très régulière progression depuis cette période. Probablement pour rékompenser komme il se devait d’avoir fait du si bon boulot ceux qui les percevaient. On est donk très logiquement arrivés à un très net kreusement des inégalités de revenus, car les riches ont beau être riches, ils ne sont pas assez nombreux pour absorber la produktion effrénée d’une société de konsommation désormais (presque) komplètement globalisée lancée à plein régime, dans une konkurrence saine et institutionnalisée, dopée à grands koups de... Kredit.

                  Arriva alors, quelque part au cours de l’année 2007, ce qui devait logiquement arriver : un krach dont nous ne sommes qu’au début. Simultanément, encore une fois, s’est produite une deuxième dévaluation, cette fois plus violente, de l’ordre de 30 à 40%. C’est à dire qu’en moins d’une décennie, on a dévalué l’eurodollar d’environ 50 à 60% (je dis « eurodollar » parce qu’aussi bien le dollar que l’euro ont suivi une évolution parallèle, ce qui porte à croire que c’est en fait la même monnaie...). Sans toucher aux revenus des classes moyennes ni pauvres. Ce qui fait que les classes moyennes sont devenues pauvres, et les pauvres sont devenus des quasi-misérables. Pour les salaires des riches... mais faut-il vraiment que j’en parle ?

                  Rassurez-vous, nous n’en sommes pas encore au niveau des Chinois. Mais on s’y achemine tout droit, parce qu’il semble bien qu’on est rentre dans ce que M. Friedman tenait pour son pire Kauchemar : l’Hyperinflation. Pour vous en rendre compte, regardez le cours de l’or, sur 10, 15, 20 ou 40 ans (si vous arrivez à trouver ces données quelque part...). Vous allez prendre une claque.

                  Il n’est pas encore garanti ni clairement démontré que l’euro en soi, en tant que monnaie unique, soit réellement un problème. J’aurais tendance à voir la monnaie unique et les dévaluations (logiques, tout compte fait) comme des données neutres en soi. Les problèmes réels sont ailleurs, et il n’ont pas de rapport direct avec l’euro. En ce qui concerne l’euro proprement dit, l’inconvénient manifeste est qu’on n’a aucun contrôle dessus, mais cela peut être arrangé avec une réforme adéquate de la BCE (et donc du fonctionnement des plus importantes institutions européennes). J’aurais tendance à dire qu’en cas d’échec de cette réforme, oui, la sortie de l’euro devrait être envisagée.

                  Mais il n’est jamais bon de réagir à chaud sur un sujet aussi délicat, parce qu’une telle décision n’a pas que des conséquences économiques, et toutes ne sont pas prévisibles.


                • ykpaiha ykpaiha 9 mai 2011 19:07

                  Non c’est vrai vous avez raison ’il ne faut pas réagir a chaud«  !!
                  Au mieux il y a le référendum
                  et histoire de bien refroidir le truc on retournera voter juqu’a que nous en soyons »Glassés"
                  C’est une nouvelle forme de gouvernance.
                  Faute de trouver ou de chercher une ou des solutions...
                   


                • HELIOS HELIOS 9 mai 2011 12:18

                  ... juste un detail dans votre article, où vous nous dites que la Grece ne fait qu’importer a l’exception de la Feta. D’abord, cela est loin d’être vrai, surtout si on comptabilise les services... mais soit, acceptons votre affirmation.
                   
                  Dans ce cas, les grecs vont s« adapter et vont se remettre a PRODUIRE, a des tarifs competitifs, puisque leur monnaie sera »faible". et le chomage va baisser, les impots et taxes vont rentrer dans les caisses de l’état grec et les devises fortes vont rentrer de nouveau, et même certains pays delocaliserons leurs usines chez eux, investissements a la clef.

                  Dans un contexte global, vous affirmations sont au minimum deconnectées au pire stupides. La loi du marché, c’est a dire la concurrence libre et non faussée va peut etre se remettre a fonctionner... qualité egale + prix moins cher = ventes

                  Quand a vos deductions concernant le FN vous melangez les genres. La France produit mais la richesse du pays est tres mal repartie car, vous le savez bien, ce sont les structures economiques qui le permettent. En sortant de l’Euro, la France peut, comme la Grece ajuster son economie, mais surtout couper le cordon ombilical des mafias bancaires.
                  La sortie de l’Euro est un acte symbolique car la France peut conserver sa presence dans une sorte de serpent monétaire qui permet de reguler et d’interdire les raids de fonds souverains etrangers puissants, mais de plus il faut associer a cette operation des mesures temporaires (controle des changes, controle des prix et des marges, adaptation de la comptabilité des entreprises, supervision des banques etc...)

                  Si les propositions de FN ne vous plaisent pas, on peut le comprendre surtout si vos diplomes vous permettent des revenus correspondant, mais vous ne pouvez pas, vous n’avez aucune boule de cristal pour pretendre que la solution n’est pas acceptable pour les français. vous vous contentez de repeter ce que d’autres disent, vous hurlez avec les loups, vous devriez exprimer des faits concrets previsibles etayés par des regles connus et deja appliquées... or ce cas de figure n’est jamais arrivées, vous versez donc comme la pythie de Delphes, Grecque comme il se doit, pour enfumer ceux qui la consultaient.

                  Sortir de l’Euro ne me plait pas a moi non plus, mais quand on s’apperçoit que le remede (euro) est pire que le mal (le franc), on choisi tres vite, et vous voyez, moi, je n’ai pas envie de passer le reste de ma vie a soutenir des banques qui rançonnent mon pays pour une eventuelle prosperité dans 50 ans. Zou, on vire tous les predateurs et autres saprophytes, on revient au Franc, et lorsque les autres pays auront ajusté, comme nous, leurs economies, peut-etre nous y reviendrons... car rappellez vous, ce sont aussi les banques qui prennent des frais de change..... rien ne nous empeche d’emettre des cheques dans une autre monnaie, sauf le carcan de votre agence bancaire.


                  • Aldous Romios 9 mai 2011 12:18

                    Beaucoup d’imprécisions et d’idée reçues dans cet article.

                    1) La Grèce n’était pas un pays pauvre avant d’entrer dans l’Euro. C’était le pays le plus pauvre de la CEE, nuance. Mais il était doté d’un certain nombre d’industries qui lui assurait des revenus très confortables :

                    * Sa marine marchande (parmi les premières au monde)
                    * Son industrie touristique.
                    * Ses ressources en Aluminium (parmi les plus importantes d’Europe).

                    2) Ce ne sont pas les tricheries du gouvernement conservateur de 2001 qui ont mis le pays en faillite (du moins pas principalement) :

                    * Les JO d’Athènes ont été l’occasion de l’endettement le plus considérable que l’état grec n’ai jamais fait. Les sommes investies ont été largement supérieures à ce qui a été investi à Sydney. Les entreprise européennes (Bouygues par ex) se sont goinfrée pendant que les TV européennes (TF1 par ex. c’est à dire Bouygues) diffusaient en boucle le message « n’y allez pas ça ne sera jamais prêt à par temps. »

                    Résultat : les JO les moins fréquentés des temps modernes laissant une ardoise collosale sur les épaules du contribuable grec.

                    *Malgré sa candidature à l’UE, la Turquie s’est montrée d’une grande agressivité militaire sur la mer égée depuis 10 ans, multipliant les violations de l’espace aérien grec (un tuant pilote grec), interdisant à la Grèce d’étendre ses eaux terrirotiales à 12 miles comme tous les autres pays sous peine de lui déclarer la guerre, débarquant sur l’ilot d’Imia créant un incident à deux doigts de déclencher une nouvelle guerre. Ces provocations ont été passées sous silence par l’UE qui a pour la candidature turque les yeux de Chimène et lui passe tous ses caprices.
                    Cette situation a entrainé une course à l’armement en Grèce qui a largement profité aux vendeur d’armes Français et Allemands et constitue une grosse part de la dette.

                    *Certaines multinationales comme Siemens ont mis en place un véritable système de corruption des élus grecs afin de s’attribuer de juteux contrats. Le colossal scandale internationale de Siemens n’a jamais donné lieu à la moindre annulation de dette. Par contre Siemens a payé 395 millions d’euros à la justice Allemande et 800 millions de dollars à la SED (le gendarme de Wall Sreet) pour éteindre les poursuites !

                    *Goldman Sachs (et le secteur bacaire) n’est pas de reste. C’est GS qui a mis au point, d’une main, la méthode de dissimulation des dettes grecques, et qui pariait contre son client d’une autre main. Quand le scandale a éclate, c’est l’ancien representant de GS qui a été nommé à la tête de l’établissement chargé de gérer la Dette souveraire grecque, histoire que rien ne filtre.

                    *L’Euro fort asphyxie le tourisme grec. L’Afrique du nord et la Turquie offrent, grâce à leur monnaie faible, des prix autrement plus attractifs. La politique monétaire de la BCE est faite pour favoriser l’industrie allemande, pas pour aider cette des pays du sud.

                    *Le régime fiscal grec était réellement libéral avant l’heure. Pas d’impôts foncier, faibles impôt sur le revenu et les bénéfice. Si l’etat était relativement pauvre, les Grecs ne l’étaient pas, d’autant qu’un grand nombre de transactions échappaient complétement au circuit officiel. L’harmonisation européenne, en Grèce, constitue un allourdissement considérable de l’impôt et non un allégement.

                    En conclusion, l’étranglement par une dette générée par les banques et les multinationales étrangères et l’alourdissement du système fiscal a transformé l’etat « light » grec en appareil de spoliation des contribuables au profit d’intérêts bancaires et industriels étrangers, tout cela pour de « investissements » inutiles et douteux.

                    Bref, ces dettes constituent ce qu’on nomme en droit international une Dette Odieuse.

                    Un large mouvement d’opinion en Grèce exige qu’une commission d’experts soit mandatée pour établi ra part de la dette nationale qui constitue cette Dette Odieuse afin de l’effacer purement et simplement.

                    C’est ce qu’a fait l’Equateur en 2006.

                    C’est ce que raconte le documentaire DeptOcracy que j’ai traduit dans cet article :

                    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/dette-les-grecs-et-la-deptocracy-93478


                    • Peyo 9 mai 2011 12:21

                      Et c’est la raison pour laquelle il faut voter Marine et se sortir de l’Euro. Mais évidemment ça gêne plus d’un de proner ça.
                      Alors restons dans l’Europe, ses lois absurbes qu’elle impose à La France et ses contraintes fiancières qui vont obliger l’heureux gagnat de 2012 à :
                      mettre une TVA sociale à 25% (y compris pour la restauration rapide)
                      augmenter les impots nationaux de 10%
                      diminuer les salaire de 15%
                      etc
                      Et tant pis pour les pauvres actuels...ils seront encore plus pauvres... !


                      • HELIOS HELIOS 9 mai 2011 16:56

                        vous avez raison... quand on a déjà rien, moins que rien, cela ne change pas grand chose !


                      • LE CHAT LE CHAT 9 mai 2011 12:23

                        si les soit disant économistes étaient si balaises que ça , c’est l’Europe et pas la Chine qui aurait une croissance à 10% et qui exporterait à tour de bras avec cet instrument formidable qu’est l’euro ! le miel coulerait des fontaines comme on nous l’avait promis lors du referendum de Maastricht  !  smiley  smiley  smiley  smiley

                        en fait les économistes sont nullissimes et inconpétents , tellement aveugles qu’ils ne voient pas venir les crises et les éclatement de bulles spéculatives , se bornant à se gargariser de statistiques et de chiffres truqués !


                        • LE CHAT LE CHAT 9 mai 2011 15:33

                          @nathalie Serge

                          comme 78% des français , je ne lui accorde aucune confiance ! cela est valable également pour la gauche ! UMP comme PS , EELV et Modem sont resposables de notre allégeance à l’Europe et des politiques de regression sociale mises en place et de la chute de notre niveau de vie au profit d’une minorité de profiteurs !


                        • JMK66 JMK66 9 mai 2011 19:03

                          Je dirai même plus.

                          Ces économistes ! Tous des pourris !

                          Ils ont vendu leur âme au diable ainsi que celle de la nation.

                          Ils sont à la solde de ce gouvernement qui lui-même laiche les bottes des lobbys en tout genre.

                          Ils se moquent éperdument de leurs descendances vu que ce mondialisme ne profite et ne profitera qu’aux plus gros.

                          La classe moyenne elle-même ne sera pas épargnée par ce fléau qu’est cette Europe colonie étasunienne.

                          A terme leurs théories dévastatrices nous rendrons à l’état de pays sous développé.

                          La future monnaie unique mondiale que prônent ces soi-disant économistes ne servira que les tout puissants rendant les peuples de l’humanité comme des simples bêtes.

                          Reprenons notre souveraineté, nos Francs, notre industrie, notre agriculture... avant qu’il soit trop tard.

                          L’échéance 2012 avec ses élections peuvent nous sortir du chaos absolu.

                          Ah ! Je m’emporte mais ça fait du bien de se lâcher.

                          Paix sur Vous.

                                


                        • LE CHAT LE CHAT 9 mai 2011 21:08

                          @jmk66

                          il suffit de voir les débats économique dan C dans l’air , un festival de langue de bois et de pensée unique ,avec des experts qui rabâchent qu’on a pas le choix ! et bien si , le choix on l’a en 2012 !


                        • Aldous Romios 9 mai 2011 12:37

                          Sinon, il est absurde de dire que l’afflux de touriste exacerbera la xénophobie des Grecs.

                          La xénophobie a fait place à la traditionnelle philoxénie grecque (la tradition de bien accueillir les étrangers) en raison de l’afflux de vagues de réfugiés fuyant les guerres et la misère dans les balkans, au proche orient et en Asie.

                          Migrants qui ont apportés dans leur bagages la criminalité des mafias de leur pays d’origine (en particulier albanaise)

                          La première grosse vague fut celle des guerres de l’ex Yougoslavie (Albanais, Slaves, Croates, Musulmans).
                          La seconde fut générée par les guerres au Kurdistan (guerre du Golfe et répression de l’UCK en Turquie)

                          Lors de JO, les entreprises de BTP ont fait venir en masse des travailleurs Pakistanais pour ne pas payer leurs ouvrier au prix fort, et nombreux se son installée définitivement.

                          Ensuite sont arrivés les réfugiés Afghans chassés par la guerre de l’OTAN en Afghanistan.

                          La crise économique dans le Caucase a fait affluer de nombreuses Ukrainiennes.

                          Enfin la fermeture des voies de passage par l’Espagne et l’Italie a généré un flux de clandestin africains qui arrivent par la turquie.

                          Or la Grèce est un ilot dans l’espace Shengen.

                          Les migrants qui y arrivent restent bloqués en Grèce contrairement à ce qui se passe en Italie ou en Espagne.

                          Et la population grecque n’est pas très nombreuse, ce qui fait que le % d’étrangers grimpe en flèche.

                          Donc, non, les touristes ne causent aucun rejet chez les Grecs et ne font pas monter l’extreme-droite.

                          (Sauf peut être certains jeunes Anglais qui occupent leurs vacances à s’enivrer et commettent parfois même des viols)


                          • Cocasse Cocasse 9 mai 2011 13:20

                            La Grèce est DÉJÀ sacrifiée sur l’autel de l’euro, du FMI et des prédateurs financier lui imposant le chantage à l’argent dette avec des taux d’usure inouïs.
                            Vous préférez que cela continue de plus belle dans cette direction ?


                            • DG. DG. 9 mai 2011 13:24

                              quand les économistes auront compris que l’Etat n’est pas une entreprises, et que donc par définition, on investit pas dans un Etat (c’est dire les impôt), l’humanité aura fait un énorme progrès vers la justice.
                              rendez a l’économie ce qui est a la finance ce qui est à la finance et a l’Etat ce qui est a l’Etat.

                              l’Etat n’est qu’une organisation de la société hors de la sphère marchande, fondé sur l’impôt en échange de service, et il n’a pas a subventionner la finance, via les bon du trésors


                              • latortue latortue 9 mai 2011 13:52

                                il ne vous est pas venue a l’idée que la Grèce pourrait faire voter son peuple et envoyer les banques et le FMI la BCE etc etc se faire payer a l’homme de la roche comme on dit a Lyon .
                                sortir de l’euro c’est sur que pour eux ce serait la meilleure solution ,et,je suis loin d’être le seul a le dire .battre monnaie avoir une monnaie faible un afflux de tourismes c’est tout bon pour eux ça !!!!!!! même si il y a une dévaluation .
                                quand aux avoirs et au patrimoine de la Grèce les ports les iles etc la chine a déjà acheté le port du Pirée alors ne soyez pas ridicule mieux vaut a la Grèce de sortir de l’euro plutôt que de brader son pays par petit bout pour rembourser une dette qui n’en finira jamais puisque les intérêts courent .
                                Oui mais voila c’est le risque de l’effet dominos qui vous fais peur a vous les agents médiatiques des banquiers ,car là vous ramasseriez une sacré pièce ou je pense non ????


                                • kiouty 9 mai 2011 14:56

                                  L’euro, monnaie symbole d’une Nation forte et indépendante vis-à-vis du dollar, du sterling et du yen

                                  Mdr, que d’inepties.

                                  Lier le cours actuel de l’euro à la force de la Nation (laquelle d’ailleurs ? L’Allemagne ?), c’est comme relier la taille du sexe à la qualité de la performance sexuelle, ça peut éventuellement aider, mais ça ne sert à rien quand c’est tout ce qu’on a à proposer.


                                  • Bovinus Bovinus 9 mai 2011 15:31

                                    C’est en effet un bon résumé de ce qui s’est passé.


                                  • HELIOS HELIOS 9 mai 2011 16:23

                                    Dommage que la gouvernance de l’Euro ait été completement ratée.

                                    Avec une bonne maitrise de la BCE, representant les banques centrales des etats européens, l’Euro autait pu etre une monnaie commune pratique, valorisante et un outil de developpement fantastique.

                                    helas, les marchands du temple en ont profite pour rançonner les consommateurs, les banques pour ranconner les etats et les Z’élites politico-ploutocrate des etats pours assoir leur fortune et celles d’entreprises multi quelque choses sans foi ni loi a connotation mafieuse.

                                    Sortir de l’Euro devient une necessité, une sauvegarde, une urgence et plus les opposants a cette sortie se manifesteront, plus il sera urgent de s’en aller.

                                    Vous savez tous comment il faut faire, en 2012 ?... on le fera, en esperant que Marine Le Pen ne se casse la figure d’ans l’escalier et ne se rompe le cou sur la rampe.... Heureusement que nous ne sommes pas en Russie, car voir son visage couvert de pustule au plutonium ne me plairait pas.


                                    • Bovinus Bovinus 9 mai 2011 16:57

                                      Je pense que vous nous invitez à miser sur un remède qui, là aussi, risque de s’avérer pire que le mal. Car voter FN, c’est peut-être voter pour la sortie de l’euro, mais c’est aussi, entre autres joyeusetés, voter pour la peine de mort, la xénophobie, la réactivation de la filière charbon, les carburants « verts » (ce qui est une hérésie suicidaire), et surtout, « poursuivre l’effort sur l’énergie nucléaire » (copier-coller direct depuis leur site), la restauration du service militaire... Je vous en passe et des meilleures.

                                      Ainsi donc, vous aussi, vous êtes un démagogue ? Eh ben, ça pullule, de nos jours. Allez, hop, un bon coup de kärcher !


                                    • Bovinus Bovinus 9 mai 2011 18:35

                                      Eh bien, si vous n’êtes pas capable de déchiffrer un texte, j’ai bien peur de ne pouvoir faire grand-chose pour vous. Je concède qu’il est long et que ça ne facilite pas les choses. Bon allez, je vais être gentil, je vais vous aider :

                                      - Lancer une réforme du droit de la nationalité, en supprimant notamment la binationalité et l’acquisition automatique de la nationalité (celle-ci ne serait alors automatique que si l’on est de père ou de mère français). L’acquisition dépendrait alors de critères reposant sur la bonne conduite et le degré d’intégration. La déchéance de la nationalité pourra être prononcée par la juridiction concernée dans le cas de naturalisation acquise depuis moins de 10 ans et dans le cas de crime ou délit grave ayant entraîné une condamnation à plus de 6 mois de prison, non assortie de sursis.

                                      - Réduire la durée de la carte de séjour de 10 à 3 ans, y compris pour ceux qui se trouvent actuellement sur notre territoire.

                                      - Expulser les ressortissants étrangers condamnés qui purgeront leur peine dans leur pays d’origine.

                                      - L’établissement d’une politique familiale volontariste réservée aux Français (la suppression des allocations familiales pour les non-nationaux)

                                      - Supprimer les passerelles ZEP pour l’accès aux grandes écoles. Proposer à la place un soutien scolaire aux meilleurs élèves des ZEP.

                                      Ah, et, accessoirement :

                                      - Améliorer la rémunération des policiers et des gendarmes.

                                      Logique, vu que ce sont ceux-là qui seraient en première ligne du monde tout beau tout bleu de Marine Le Pen.

                                      Je suis allé vite, fouiller dans la merde n’est pas une tâche qui m’est agréable. Je le fais surtout ceux d’entre vous qui seraient indécis, mais qui seraient éventuellement tentés par l’aventure FN. À vous de juger, en connaissance de cause. Un État réactionnaire, xénophobe, policier, nataliste et militariste. Voilà de quoi le monde tout beau tout bleu de Marine il est fait. C’était à peu près la France de la 3e république entre 1870 et 1914, et vous savez tous à quoi ça a mené. Relisez vos livres d’histoire, bordel !


                                    • papi 9 mai 2011 21:41

                                      @ bovinus

                                      Je viens sur votre conseil éclairé de relire un manuel d’histoire, vieux et usagé , il manque des pages, je suis tombé sur ça :

                                      Je fais don de ma personne au maréchal Pétain,comme il a fait don de sa personne à la France,
                                      Je m’engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à ses œuvres.."

                                       Signé F Mittérand en 1943 lors de la remise de la Françisque ..

                                      Voilà je relis mon manuel d’histoire, et vous  ??? vous relisez l’histoire Monsieur le donneur de leçon ..

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès