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Accueil du site > Actualités > Politique > Grève historique : la Guadeloupe a commencé depuis 9 jours

Grève historique : la Guadeloupe a commencé depuis 9 jours

Aujourd’hui commence en France la grande mobilisation tant annoncée. Alors que les médias français se sont fait l’écho avec beaucoup d’insistance d’une petite grève d’une heure en solidarité avec un agent de la SNCF qui avait été agressé, il est étrange de constater le silence relatif qui entoure la grève générale en Guadeloupe. Pourtant cette grève a arrêté entièrement le système économique de ce département français depuis maintenant 9 jours.

Le mouvement est porté par un collectif très large, Lyannaj Kont Pwofitasyon, qui regroupe des syndicats classiques (FO, CFDT, CFTC, SUD PTT), des syndicats indépendants et anticoloniaux (CGTG, UGTG, CTU), des partis politiques (Les Verts, le Parti Communiste Guadeloupéen, Combat Ouvrier) ainsi que des mouvements culturels très populaires (Kamodjaka, Voukoum, Akiyo). Sans attendre la grève du 29 janvier en France, ces organisations, indépendantes d’éventuelles directions à 8000km ont donc entamé ce mouvement, à l’issue incertaine pour le moment, mais que beaucoup qualifient déjà d’historique.

Des barrages ont fleuri un peu partout, pour beaucoup assez vite dégagés par les blindés de la gendarmerie. Le mouvement, en plus des piquets de grèves et des barrages a pris la forme de grands défilés rassemblant parfois plus de 40.000 personnes à Pointe-à-Pître. A titre de comparaison, il y a 20.000 habitants à Point-à-Pître et la Guadeloupe en compte environ 410.000.

Les syndicats savent en effet mobiliser en Guadeloupe et sont probablement, de fait, les organisations les plus populaires. L’UGTG, syndicat incontournable de cette mobilisation, a ainsi recueilli près de 52% des votes aux dernières élections prud’hommales. Il faut également savoir que le taux de syndiqués dans le public comme dans le privé atteignent des niveaux qui feraient palir d’envie les grandes centrales syndicales en France. Leur force vient aussi de l’aspect politique, anticolonial, et culturel, « Nèg marron » [1], qu’ils développent par des alliances avec le mouvement Akiyo, troupe de Gwoka [2] et de carnaval de Pointe-à-Pître.

Ce mouvement ne se déroule pas sans heurts, mais moins nombreux qu’on pourrait le croire, et surtout pas forcément dans le sens qu’on pourrait penser. Si des « commandos » de grévistes imposent la fermeture plutôt vigoureusement à des commerçants [3], jusqu’à présent, il n’y a eu que des menaces. Mais la peur gagne pourtant le monde touristique. Ainsi, les voyageurs d’un bateau de croisière en escale à Pointe-à-Pître se sont vus parqués sur le port et longuement briefés sur les dangers qu’ils encouraient à sortir. Leur court séjour s’est évidemment déroulé sans problème. Par contre, cette peur s’est transformée vendredi 23 janvier en panique incontrôlée, quand un touriste a forcé le barrage d’un groupe de grévistes devant son hôtel. Un homme a été blessé et emmené à l’hôpital avec le nez cassé. Il s’en sort avec 10 jours d’ITT et l’hôtel, par prudence, a préféré fermer. Par ailleurs, certains semblent aussi profiter de la confusion qui règne pour régler certains comptes, comme à Goyave où des hommes armés se sont attaqués aux grévistes. Certains parlent de rivalités politiques locales dans cette affaire. Des incidents se déclarent un peu partout, pour l’instant sans victimes : caillassages de pompiers, dégâts matériels, poubelles et voitures brûlées...

Du côté des grévistes, par contre, beaucoup d’observateurs notent une grande discipline et une très bonne organisation afin d’éviter tout problème de sécurité. Ainsi, le dimanche 25 janvier, la manifestation dans Pointe-à-Pître a pris la forme d’un déboulé (défilé de carnaval) sans aucun incident et se terminant à l’heure prévue. La période du carnaval est pourtant souvent ponctuée d’actes violents. L’an dernier, Akiyo avait par exemple été la cible de tirs d’armes à feu. Le comité d’organisation du carnaval a décidé de suspendre cette année les manifestations au vu des événements actuels.

D’autres éléments montrent la bonne préparation de cette grève générale. Lors des négociations, là où les élus locaux se fendent de pompeux discours de campagne, les syndicalistes font preuves d’une grande maîtrise des chiffres de l’économie et de la législation. Il faut dire que ces négociations sont intégralement retransmises à la télévision tant la pression est importante, certains y voient donc la meilleure des tribunes pour leurs desseins politiques à l’approche des élections régionales.

Cette grande tablée n’a pas été aisée à réunir. Victorin Lurel et Jacques Gillot, respectivement président du Conseil Régional et du Conseil Général avaient dans un premier temps voulu négocier « entre guadeloupéens » avec les grévistes avant d’aller voir le préfet. Le collectif Lyannaj Kont Pwofitasyon a refusé au vu de ses 126 propositions, sur 4 pages, qui touchent les 4 acteurs : État, Région, Département et patronat. Suite à de nombreux atermoiements, les négociations ont pu commencer samedi 24. Le préfet indique que de nombreuses demandes ne relèvent pas de son ressort mais du gouvernement. Aujourd’hui, mercredi 28, seules 4 des 120 propositions ont été étudiées dont la principale : la hausse de 200€ du SMIC et des minima sociaux dans un pays où les prix sont 30% plus élevés qu’en France, où les fonctionnaires et la plupart des employés de banque bénéficient d’une « prime de vie chère » de 40%, mais où le SMIC reste au niveau national... C’est alors qu’intervient la rupture : le préfet fait part de la proposition, à prendre où à laisser, venue d’Yves Jégo, Secrétaire d’État chargé de l’Outre-Mer avant de quitter la salle.

Yves Jégo était jusqu’alors resté silencieux et après 8 jours de grèves, ne s’est déplacé que pour se rendre à la Réunion pour lancer la construction d’une centrale photovoltaïque... En Guadeloupe, tout le monde s’interroge sur la volonté de l’État. On commence d’ailleurs à préciser « État français ». En effet, après cette proposition, qui ne peut évidemment pas satisfaire une telle masse de revendications, les syndicats ont décidé de durcir le mouvement. Les ténors du Parti Socialiste en France, dont Martine Aubry ayant tout juste apporté leur soutien au grévistes de Guadeloupe, les présidents, socialistes, des deux assemblées locales ont bien dû accepter de se joindre au mouvement. Si Victorin Lurel avait dans un premier temps pris de haut et dénigré les revendications et les méthodes du mouvement, les ambitions nationales qu’il nourrit et les cafouillages lors du vote des mentions du parti ne lui permettent pas de s’opposer à la direction nationale du Parti Socialiste. Et puis il faut bien penser à sa place alors que ce mouvement est devenu de plus en plus populaire...

La base indépendantiste de plusieurs mouvements qui composent le collectif Lyannaj Kont Pwofitasyon et le ralliement, tardif, des élus guadeloupéens indique une nationalisation du mouvement possible. Un militant de l’UGTG évoque, en ne riant qu’à moitié, la possibilité de rebaptiser le mouvement « Pèp Gwadloup Kont Léta Fwansé » (le peuple de la Guadeloupe contre l’État Français). Mais il ne faut pas s’y tromper les cortèges et même le collectif d’organisation comptent quelques métropolitains. Le racisme étant la chose la mieux partagée du monde et les classes sociales étant, en Guadeloupe, bien souvent fonction de la couleur, certains peuvent s’y fourvoyer, mais ça ne caractérise pas ce mouvement qui a pour cause une crise sociale et économique, elle aussi trop bien partagée dans ce monde.. Dans de telles considération c’est l’État qui est mis en cause..

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Manifestation du 24 janvier à Pointe-à-Pître

Et il semblerait que l’État a très bien compris ce risque de voir sa souveraineté remise en question en Guadeloupe. Et la suite de la réponse au conflit pourrait bien être purement répressive, si ce n’est plus. D’importants renforts d’effectifs anti-émeutes viennent d’arriver en Guadeloupe par deux avions. Mais de récents exercices militaires réalisés à Saint-Martin,proche de la Guadeloupe, par des militaires venus de la Martinique, pourtant plus lointaine, semblent même envoyer un signal plus grave. L’un de ces exercices, comme le porte-parole de l’armée l’expliquait au journal de RFO du 24 janvier, simulait une « situation d’instabilité » dans laquelle ils étaient envoyés pour rétablir l’ordre. L’autre était un « exercice de souveraineté », ayant pour but d’affirmer la présence de la France. Un message aux grévistes en Guadeloupe ? Il faut aussi dire que le mouvement va s’étendre à partir du 5 février à la Martinique et à la Guyane... Le conflit en Guadeloupe devrait encore durer au moins jusque-là. On comprend que l’État soit inquiet.

En attendant, certaines petites entreprises envisagent déjà le dépôt de bilan. Elles sont malheureusement les premières à souffrir alors que les importateurs et les distributeurs, que beaucoup pointent du doigt comme les premiers responsables de la situation sociale, ne souffriront probablement que peu. Ainsi, le Groupe Bernard Hayot, issu des grandes familles békés de la Martinique, maîtres de la plupart de l’économie des DOM-TOM ne siège pas aux négociations alors que ses marges sont celles qui impactent probablement le plus les prix, si élevés, en vigueur dans ces territoires. De même, la SARA Société Anonyme de Raffinerie des Antilles, détenue en bonne partie par Total n’a pas dépêché de représentant alors que de nombreuses revendications la concernent nommément.

Mais plusieurs témoignages font état de pratiques qui se développent du fait de la grève, qui pourraient peut-être faire évoluer les esprits et faire réfléchir sur les modes de consommation. En effet, par manque d’essence, les gens se remettent à marcher et à fréquenter les petits commerces de proximité (les lolos). Les marchés seraient plus fréquentés, les grandes surfaces étant fermées. Citons aussi ce koudmen (coup de main) organisé par des agriculteurs pour les aider à récolter leur production de tomate : ils ont fait appel à la solidarité des gens pour récolter en échange de légumes. Et les gens ont joué le jeu.

Si ce conflit dure, de nombreuses entreprises fermeront certainement, mais sous la nécessité, ce peuple pourrait bien trouver des voies alternatives de fonctionnement, comme il a déjà su le faire pendant la seconde guerre mondiale, alors que les anglais maintenaient la Guadeloupe sous blocus. A l’époque, les modes de consommation avaient grandement évolué et des agrocarburants avaient déjà été utilisés...

Tout dépendra sûrement de l’État, qui au vu de l’ampleur du mouvement et de son durcissement annoncé aura bien du mal à trouver de l’espace entre une intervention manu militari et une cession sur bien des revendications. Sans compter que la question nationale pourrait bien finir par être mise sur le tapis.. .

[1] le terme désigne les esclaves qui ont fui l’esclavage

[2] musique traditionnelle guadeloupéenne de tambours, chants et danse

[3] petits ou grands, puisque le centre Carrefour Destrellan, un des plus grand centre commercial de France n’a pas été épargné

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Grève historique : la Guadeloupe a commencé depuis 9 jours

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60 réactions à cet article    


  • manusan 29 janvier 2009 10:59

    vive la Guadeloupe libre et indépendante.


    • Yvance77 29 janvier 2009 12:33

      Chiche smiley


    • snoopy86 29 janvier 2009 16:44

      Qu’on leur donne immédiatement l’indépendance !!!!

      Mais qu’ils se débrouillent pour les allocs, le RMI, le chômage, la sécu et les traitements des fonctionnaires....

      Un conseil : La Dominique est en face, Haïti n’est pas loin, regardez ce qui vous attend lorsque la métropole en aura marre de vos exigences.


    • kako 29 janvier 2009 23:27

      @snoopy,
      Il faut une fois pour toute en finir avec ces à prioris ; en guadeloupe, les gens ne se complaisent pas dans la misère et l’assistanat. Si vous vivez la bas, vous devez le savoir. Le cloisonnement économique et social fait parti du quotidien des guadeloupéens. Dans aucun département français on n’accepterait que 90% de l’encadrement dans les services publics soit noir !! que 70% des entreprises soient dirigées par des noirs !! Et ne venez pas me parler de compétence ; car il existe en guadeloupe un nombre incalculable de jeunes bardés de diplomes de toute sorte. J’ai personnellement procédé à un recrutement, il y a quelques années, pour un poste de commercial ; j’ai reçu environ deux cents candidatures et 60% des candidats étaient Bac + 5 !!... pour un poste de commercial !!! Donc il y a des compétences et pourtant on n’embauche pas les jeunes diplomés... Trouveriez-vous normal que votre enfant titulaire d’une licence ou d’un BTS soit caissière dans un hyper marché ou soit serveuse dans un restaurant ? C’est souvent le cas en Guadeloupe. Le malaise est profond, il faut crever l’abcès.
      Ce qui se passe en Guadeloupe est très grave et laissera des traces ; c’est sûr.
      Quant à dire : " la Dominique est en face et Haïti n’est pas loin..." , celà dénote votre méconnaissance de la région. D’abord la Dominique est en train de se développer de manière très harmonieuse ; ils ont décidé du modèle de développement qu’ils souhaitent ; personne ne leur a rien imposé ; ce n’est pas le cas en Guadeloupe. Aujourd’hui, ils ont une université qui est réputée dans tout le continent et qui accueille des étudiants venant de toute la Caraïbe, des USA et du Canada. Leur tourisme fonctionne très bien, sans hotels 5 étoiles certes, mais il fonctionne, les investisseurs s’implantent de plus en plus dans ce pays où le rythme de vie et la qualité de vie sont appréciés par tous ceux qui y viennent.
      Mais ces arguties, n’effraient plus les guadeloupéens ; ils savent que s’ils veulent que leur condition change, il va falloir y mettre le prix et je pense qu’ils sont prêts.
      Je comprends tout à fait la fuite de l’état durant les négociations : les débats étant retransmis en direct, le risque était trop grand que la population ne se rende compte de la complicité de l’état dans la situation que vie actuellement le pays.
      De grace avant de dire n’importe quoi ouvrez les yeux et les oreilles.


    • snoopy86 30 janvier 2009 00:06

      @ Kako

      PIB de la Dominique, modèle de développement 5500 $ par habitant

      Et des caissiéres à bac+5 ( de préférence lettres, psycho ou socio ) il y en a dans tous les hypers de métropole....

      J’ai vécu en Guadeloupe il y a fort longtemps mais rien n’a changé, que cela vous plaise ou non de l’entendre, on s’y complait dans l’assistanat...

      Honnêtement que feriez vous sans la métropole ?


    • Kalki Kalki 29 janvier 2009 11:14

      Une grêve et seulement un grêve (meme forte) restera insuffisante et ne réglera pas les problème de fond, j’espere que la populace comprendra bien cela.

      Révolutions : Le mode d’emploi
      http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=21658

      La révolution russe en couleurs : Espoir et liberté.
      http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=21658


      • jackass 29 janvier 2009 11:36

        l etat prefere la confrontation a la negociation
         alors , un nouveau 27 mai 1967  ???


        • stef stef 29 janvier 2009 20:32

          L’insurrection guette le gouvernement, aussi bien dans les DOM-TOM qu’en métropole.

          Sarko à l’échafaud !


        • Polemikvictor Polemikvictor 29 janvier 2009 11:46

          Organisons tres vite un référendum national pour l’autonomie de la Guadeloupe.
          J’insiste : National , pas comme cela a été fait pour la Corse ou seuls les insulaires on put s’exprimer.


          • kako 29 janvier 2009 23:32

            Quel intérêt ? Pourquoi faudrait-il que se soit à nouveau les autres, en l’espèce, les métropolitains qui décident pour les guadeloupéens ? Je pense qu’ils sont assez grand pour décider pour eux même.


          • mike57 29 janvier 2009 12:08

            "Approuvez-vous la transformation de Mayotte en une collectivité unique appelée département régi par l’article 73 de la Constitution et exerçant les compétences dévolues aux départements et aux régions d’Outremer ?" C’est à cette question, dévoilée vendredi après midi par Yves Jégo, que les mahorais devront répondre par oui ou par non lors de la consultation du 29 mars."

            Ou est la consultation des français également sur ce sujet ?
            Les métropolitains sont juste bons à payer.
            Seule la Suisse est encore une vraie démocratie en europe.J’invite tous les politiciens de France à apprendre la définition du mot Démocratie dans un dictionnaire


            • Hola 29 janvier 2009 12:36

              TOUT le monde paye Mike57, TOUT le monde ! Les résidents des départements d’outre-mer payent des impôts comme vous et moi. Et si l’Etat français y perd de l’argent c’est par le biais de la défiscalisation qui ne profite pas aux plus modestes.

              Quant à cette idée de référendum national, elle est totalement contraire au droit international et, permettez moi d’ajouter, au bon sens. Demanderiez-vous à un Guyanais de se prononcer sur l’élection du maire de votre ville ou sur l’éventuel changement de statut de votre département ? Je ne le pense pas, pour la simple bonne raison qu’il n’aurait aucune légitimité pour le faire, n’y connaissant rien. Les questions d’avenir et de devenir ne se résument pas à des considérations de porte-monnaie, même si la France, en se maintenant illégalement à Mayotte depuis quelques années, ne semble pas en avoir saisi toutes les nuances...


            • l'homme pressé l’homme pressé 29 janvier 2009 13:07

              @Hola

              Réflichissez à ce que vous écrivez : "il n’aurait aucune légitimité pour le faire, n’y connaissant rien. "

              La seule légimitité qui soit réellement reconnue réside dans le fait d’avoir le droit de vote. Les français, dans leur immense majorité ne connaissent rien au droit international. Ca n’a pas empêché qu’on nous demande par référendum d’approuver ou non le traité de Maastricht : 12 pages de textes juridiques incompréhensibles sauf pour quelques spécialistes.
              Alors, l’hypothèse que vous formulez ne serait pas plus absurde.


            • Hola 29 janvier 2009 13:39

              	 	 	 	

              @ l’homme pressé

              Le Traité de Maastricht a eu des influences directes sur la vie des personnes qui l’ont approuvé. Je ne suis pas de ceux qui pensent que « les gens » sont trop bêtes pour prendre les décisions qui engagent leur avenir. Les Corses me semblent être les mieux placés pour décider de leur éventuelle indépendance, de même que je ne demanderais à personne de voter à ma place sur quelque sujet qui aurait des conséquences sur ma vie.

              Que certains métropolitains meurent d’envie de se prononcer sur l’avenir des DOM-TOM (ou de certains d’entre eux), cela n’en restera pas moins impossible tant que la Charte des Nations Unies n’aura pas été modifiée (ou que l’État français ne se décidera pas à violer encore une fois le droit international).


            • kako 29 janvier 2009 23:38

              Encore une idée reçue ; les métropolitains payent.... payent quoi ? L’état fait ce qu’il a à faire dans les DOM comme en "métropole" . Je ne sache pas que les citoyens des DOM ne s’aquittent pas de l’impôt et autres taxes de la république...


            • fhefhe fhefhe 29 janvier 2009 12:10

              STarkosy , muselant sa "MédiaCratie" ne souhaite pas que la "LoBoToVision" diffuse et surtout commente le "Pourquoi-du-Comment"  de la paralysie d’un département Français qui est pour lui "d’Outre-Tombe"...
              Merci , pour cet article qui , après la Gréce , Madagascar ( là c’est très chaud , "on"compte les morts par dizaines..) nos Départements d’Outre-Mer , dénote un climat Social tendu....
              Le 29 Janvier est , peut-être ,le début d’une prise de conscience du "Mal-Fondé" de l’Ultra-Libéralisme...


              • domtom98845 29 janvier 2009 12:39

                "Grève historique : la Guadeloupe a commencé depuis neuf jours" : mais avec l’UGTG comme syndicat majoritaire, la Guageloupe est en grève 365 jours par an ; en fait ce qui intéresse ce syndicat ce ne sont pas la défense des travailleurs qui font grève et à qui l’on retient des jours de salaires (alors que les dirigeants de ce syndicat sont des fonctionnaires permanents syndicaux qui continuent à toucher leur salaire), mais l’impact politique de la grève. Une blague dit d’ailleurs qu’un calendrier est affiché dès le 1er janvier dans le local de ce syndicat où chaque semaine correspond à l’entreprise où aura lieu la grève....Il est dommage qu’un mouvement populaire avec des revendications fondées, soit récupéré et instrumentalisé par un groupuscule extrémiste. Quant à avancer que le fait que ce mouvement soit retransmis minute par minute par RFO justifie le bien fondé de ce mouvement, de qui se moque t’on. On sait très bien que dans les trois DOM des antilles cette chaine nationale est noyautée par du personnel sympathisant à ce mouvement. Même pendant les plus durs conflits de ce département, où les syndicalistes ont quand même coupé l’eau et l’électricité aux hôpitaux, ce qui est unique en France, RFO a toujours continué à émettre la bonne parole.....Il est aussi étrange que le collectif demande l’augmentation du SMIC, et non la désindexation progressive des salaires des fonctionnaires, ce qui ferait baisser les prix. On pourrait même imaginer que l’argent économisé soit réinvesti pour financer certaines mesures en direction des plus pauvres....Mais je m’égare, ce sont là des paroles d’extrême gauche qui ne figurent pas au programme du collectif....


                • herve33 29 janvier 2009 13:05

                  Commentaire très réaliste , d’ailleurs ce syndicat n’hésite pas à ressortir leur thème favori sur le colonialisme et l’esclavage à la limite du racisme anti-blanc en disant que la situation n’ a pas changé depuis 400 ans , les noirs travaillent toujours dans les champs et les blancs se réservent les meilleurs postes ( discours de son représentant lors des négociations )

                  Situation qui est d’autant plus fausse que l’égalité des chances est identique qu’en métropole , il existe d’autres communautés ( notamment indienne ) qui eux ne se plaignent pas

                  Même si la population approuve les revendications sur le pouvoir d’achat et ce qui pourrait améliorer leur train de vie , elle commence à en avoir marre des grèves à répétition car la-bas ils hésitent pas à couper l’eau et l’électricité , et à menacer les non-grévistes qui ont souvent peur ( on est sur une ile , tout le monde se connait ) et participent au conflit contraint et forcé .


                • kako 29 janvier 2009 23:44

                  Vous dites n’importe quoi ! vaut mieux lire celà que d’être aveugle... mais quand même. Comme disait Hugo :"l’ignorance est la nuit où commence l’abîme"


                • bossale 9 février 2009 05:12

                  La chaine télé invité au débat n’était pas RFO(en grève) mais une petite tv local de proximité. Si les prix sont si élevés c’est à cause des marges exorbitantes pratiquées par les distributeurs importateurs qui soit dit en passant détiennent plus de 50 % des marchés. Chez nous on les appels les Békés, se sont les descendants des colons, qui comme leurs ancêtres continuent de spolier et d’escroquer les Nègres.


                • herve33 29 janvier 2009 12:41

                  Bravo pour cet article très équilibré et qui montre clairement l’état de la situation en guadeloupe . Je reviens de vacances et effectivement la situation est assez critique notamment pour l’essence ( les stations sont fermées depuis le 19 janvier ) , et il est de plus en plus difficile de trouver des produits frais ( lait , viande , fromage , yaourt ) .
                  Certes mes vacances ont été largement gachées par ces grèves mais la plupart des revendications du collectif sont justifiées et pourrait servir de modèles pour nos en France . Mais disons le franchement qu’en présentant 149 points , les négociations ont toutes les chances de tomber dans l’impasse . 

                  Il faut noter que les salaires en dehors des fonctionnaires qui viennent de métropole sont les mêmes qu’en France et les prix sont 1,4 fois plus chers .

                  Quant à ceux qui pronent l’indépendance de la guadeloupe , c’est aussi débile que demander l’indépendance de la Bretagne . D’ailleurs , aucun des syndicats du collectif ne réclament la révolution , ni l’indépendance . 

                  Assez d’accord avec l’auteur , la suite de ce mouvement sera sans aucun doute répressive surtout avec le gouvernement que nous avons en ce moment



                  • Illiouchine 29 janvier 2009 13:04

                    Tout à votre espoir de voir la Guadeloupe devenir un pays indépendant où les futures "élites politiques" pourront s’en mettre plein les fouilles quand il n’y aura plus les mécanismes de contrôle qui existent dans une grande démocratie comme la France, vous oubliez d’informer sur certains éléments de ce conflit, qui l’éclairent d’un jour très différent...

                    Il n’y a pas de "grève générale" en Guadeloupe

                    Le mouvement actuel et les graves perturbations économiques qu’il entraine est en fait la conjonction de deux mouvements sociaux complètement opposés.

                    Le premier, le plus génant, celui qui entraine le plus de perturbations et est responsable de la plus grande partie des arrêts de travail est un mouvement de nantis, celui des gérants de station service. Ils ont fermé les stations depuis maintenant près de deux semaines (pour certains 3 jours avant le début de la grêve UGTG) et c’est l’absence d’essence qui contraint un grand nombre de guadeloupéens à rester chez eux, bien plus que le désir de faire grêve ou la peur des représailles. Que veulent ces gérants ? Il s’agit tout simplement d’un refus d’ouvrir la concurrence au niveau de la Guadeloupe à d’autres fournisseur que l’actuelle SARA détenant le monopole de la distribution des carburants dans le département. Ce sont eux qui en fait détiennent la clé de la reprise ou non de l’activité économique.

                    Le deuxième, celui qui est au devant de la scène, qui "met en scène" les fameuses réunions carnavalesques du World trade Center, est celui organisé par l’UGTG, syndicat majoritaire en Guadeloupe, habitué des conflits durs qui ont déjà façonné durablement le visage de la Guadeloupe. Ce syndicat a fait fermer l’un après l’autre les grands hôtels qui existaient dans les années 80 et freine de tout son poids l’inéluctable transformation de l’économie traditionnelle guadeloupéenne, société agricole gravitant autour de la canne et de la banane, en une économie touristique comme la quasi totalité des autres pays et territoires de la Caraïbes. Il est plus facile sans doute de contrôler des ouvriers agricoles isolés dans leur montagne à qui on rappelle à longueur de journée qu’ils sont des esclaves depuis 400 ans que des employés du tourisme qui ne peuvent que s’enrichir et s’élargir l’esprit au contact de gens venus du monde entier. Il n’y a qu’à écouter le discours de Domotta (chef de l’UGTG) hier après le départ du préfet de Guadeloupe, qui a clairement annoncé la couleur, ressortant les clichés racistes habituels de ce syndicat, cataloguant on ne sait comment les "guadeloupéens d’origine africaine ou indienne" opposés aux autres... dont on ne voit pas bien comment ils font pour ne pas avoir ne serait-ce qu’un peu, d’origine africaine !! Je ne parle pas de la "préférence nationale" donnée à l’embauche aux travailleurs guadeloupéens, dont l’équivalent métropolitain ne se retrouve que dans les discours d’un Jean Marie Le Pen. (http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/societe-social-emploi/et-maintenant-que-vont-ils-faire-29-01-2009-22411.php
                    Les groupes carnavalesquse ou de gwo-kâ qui gravitent autour de l’UGTG ne sont on le sait très bien que des courroies de transmission du syndicat au niveau du monde culturel et leur participants respectifs sont pratiquement toujours les mêmes.

                    Vous évoquez la fermeture des centres commerciaux et des commerces de proximité en signalant qu’il n’y a pas eu de violences. C’est d’abord faux, il n’y a qu’à voir les innombrables tags sur les volets et vitrines des magasins, et je ne parle pas des voitures brûlées et autres réglements de compte attribués opportunément à des "bandes de voyous"... A Basse Terre, un restaurateur qui avait refusé d’obtempérer a vu son local électrique incendié.

                    En fait les techniques d’obligation de fermeture des commerces sont directement héritées des chemises noires des années 20 ou des SA des années 30 (je ne dis pas que l’UGTG est fasciste...quoique... je dis que l’UGTG utilise des méthodes mises au point par les fascistes) des groupes de gros bras passent dans une rue, magasin après magasin, en disant "si vous ne fermez pas, ceux qui passeront après nous seront bien plus méchants". Que voulez vous que fassent les commerçants ? Eux sont responsables, ils ont des familles, des employés dont ils veulent garantir la sécurité. Ils ferment donc...

                    La différence entre les petits commerces et les gros, c’est qu’ils sont suffisamment solidaires pour organiser la resistance contre l’UGTG. Les gens commencent à réouvrir et à organiser des systèmes de surveillance pour tirer rapidement leurs rideaux au retour des nervis.

                    C’est vrai qu’une solidarité est en train de se mettre en place en Guadeloupe, (covoiturage, ouverture des petits commerces) mais cette solidarité est celle de cette grand majorité de la population qui ne se reconnait pas dans ce mouvement et ne fait pas grève. C’est une solidarité contre l’UGTG...

                    A ondot’ soley

                     


                    • bossale 9 février 2009 05:24

                      "C’est vrai qu’une solidarité est en train de se mettre en place en Guadeloupe, (covoiturage, ouverture des petits commerces) mais cette solidarité est celle de cette grand majorité de la population qui ne se reconnait pas dans ce mouvement et ne fait pas grève. C’est une solidarité contre l’UGTG..."

                      Sauf que plus d’un quart de la population active de la guadeloupe a défilé sous les banières du collectif, et ce malgré la pénurie d’essence, empéchant une mobilisation encore plus massive. j’étais là
                       smiley


                    • sakamache 29 janvier 2009 13:11

                      Malgré les efforts de celui qui a écrit cet article pour faire croire qu’il vient d’un Guadeloupéen sans étiquette, on voit bien qui est derrière cet article.

                      Sous couvert de revendication soit diant sociale mais réellement populiste, le but sur place est de noyauter le social pour que 1 % de la population prenne le pouvoir et transformer la Guadeloupe en Rhodésie des Caraïbes.

                      Pour ça tout est bon sur place, menaces, violance, racket et non respect des lois.

                      Si le syndicalisme c’est ça alors je crains pour ma liberté et ma sécurité après le "grand soir" !!!!


                      • Internaute Internaute 29 janvier 2009 13:31

                        L’article nous décrit les grèves en Guadeloupe sous l’angle de la sécurité des personnes et des biens et un peu sous celui des rivalités politiques. La base de l’économie de la Guadeloupe et de la Martinique est la culture de la banane. Le commerce de celle-ci est condamné à court terme par l’Union Européenne qui la met en concurrence libre et faussée avec celle venant d’Amérique Latine où les ouvriers sont payés 2 euros par jours sans aucune couverture sociale. C’est cela le fond du problème. Les députés de la Guadeloupe et de la Martinique ont signé des deux mains toutes les lois qui mettent aujourd’hui les guadeloupéens en difficulté et le plus incroyable de l’incroyable est de voir la population demander secours à ces mêmes personnes.

                        On se détourne sur des questions de détail comme la marge que fait telle ou telle entreprise et on demande à ceux qui sont responsables du désastre économique de trouver une solution. La seule solution est de brûler sur la place publique les députés du coin (bon, restons calme, leur effigie).

                        Aujourd’hui en France nous avons le même phénomène. Les banderoles des syndicats arborent des noms de sociétés en les accusant de délocaliser et de fermer les usines. Encore une fois, ces bravent gens accusent leur dernier pas d’avoir troué leur semelle. Je voudrais voir des banderoles « Député, pourri, le peuple aura ta peau » qui se scande si bien pendant qu’on marche. Au lieu de cela on leur donne quitus de leurs mauvaises actions et on les oublie complètement. Ce sont pourtant les députés du PS et de l’UMP qui ont participé à la création de l’Organisation Mondiale du Commerce puis qui ont voté l’application des lois de l’OMC, qui ont voté les lois européennes pour la concurrence libre et faussée, voté les modifications de notre consitution pour nous enlever notre libre arbitre et qui ont voté tout l’attirail qui oblige aujourd’hui les industries à délocaliser ou à disparaître. Quand-est-ce que la CGT, la CFDT et FO ouvriront les yeux ? 

                        Les problèmes ne viennent pas du PDG de Thalès ou de Renault, il viennent d’Aubry, Royal, Melenchon, Coppé, Sarkozy, Barnier et toute la clique de faux culs qui nous racontent des mensonges à longueur de journée. Le pouvoir est entre leur main, pas dans elle des patrons. Que je saches on est encore dans un Etat de doit où les gens vivent et commercent selon un corpus législatif proposé par le gouvernement et voté par les députés. S’ils ne favorisent que les grands marchands internationaux c’est leur libre choix et ils en sont redevables.



                        • Keops 29 janvier 2009 14:01
                          Si la Guadeloupe devient indépendante, les pays du tiers monde seraient heureux d’accueillir un nouveau membre dans sa communauté.
                          Pour être libre et indépendant il faut être riche.
                          Donc indépendant financièrement, si non c’est perdu d’avance.
                           
                          Aujourd’hui après 9 jours de grève générale vous avez droit à 3 lignes dans les journaux de la métropole, demain vous n’existerez même plus.
                          Il y a trois semaines une manifestation d’étudiants à réunis 60 personnes (d’après les syndicats) Ils ont eu droit à une demi page dans un quotidien national !!!!!!
                          Si vous voulez vous faire entendre c’est à Paris que vous devez aller manifester.
                          Ou, si un proche du président a une résidence secondaire sur l’île, organisé un meeting chez lui !! Mais ne casser rien.
                           
                          Bonne chance.

                          • danette 29 janvier 2009 14:25

                            Et leur donner l’indépendance dès la première seconde de la première négociation , personne n’y a pensé ?


                            • Diogene 29 janvier 2009 14:44

                               Guadeloupe libre et indépendante !!


                              • wild-thing 29 janvier 2009 14:44

                                bonjour,
                                j’habite en guadeloupe depuis plus de 20 ans, et malheureusement nous sommes habitués à ce genre de grèves générales qui durent beaucoup trop longtemps. je suis étonnée que les médias français métropolitains en parlent si peu.
                                beaucoup de points de revendications du collectif sont justifiés, mais d’autres sont de purs alibis. je m’explique : je n’entends pas de débats sur l’écologie mais plutôt sur la baisse des prix et des taxes et l’augmentation du smic et des salaires. je suis surprise que le collectif n’ait pas inscrit le tri et le traitement des déchets dans ses revendications (ou je suis mal renseignée)
                                Par contre, je suis écoeurée par le racisme de la plupart des intervenants (je suis blanche et je fais donc partie des minorités ici). Les mouvements indépendantistes qui sont derrière tout ce mouvement sont anti-blancs. quand ils parlent de "guadeloupéens", de qui parle-t-on ici ? il faut savoir que la population guadeloupéenne est aussi constituée de blancs pays, de métropolitains, de libanais d’origine qui sont pour certains guadeloupéens depuis de nombreuses générations (et qui ne sont pas tous riches et esclavagistes) ... et comme en Corse ou en Nouvelle-Calédonie, l’idéologie indépendantiste flirte dangeureusement avec les préférences liées à la couleur de peau et de la "bonne origine" comme l’a fait en son temps le Front National.
                                 Les fermetures de magasin sont obtenues par la menace et la violence.
                                il n’y a plus d’essence, donc plus de circulation. par contre, certains lolos (épiceries) ont l’autorisation tacite de rester ouverts pour permettre à la population de se ravitailler tant bien que mal, comment sont choisis ces commerces qui peuvent rester ouverts sans subir les foudres des "comités de salut public" ? mystère .....
                                Les libertés les plus élémentaires (droit de circuler par exemple) sont bafouées. je ne sais pas comment font les dialysés (coupure de courant, infirmières bloquées chez elles), les grabataires, etc....
                                Même le nom de ce collectif (lyannaj kont pwofitasyon = comité contre le profit) est le reflet de cette haine anti-blanc (et anti-français). le créole que je parle et comprends, est devenu totalement illisible, c’est pire que le langage SMS. tout ce qui pourrait ressembler à un mot français est systématiquement changé. par exemple, si vous vous appelez jean-Claude, vous êtes priés de signer JAN-KLOD. cela rend la lecture d’un article écrit de cette façon totalement insupportable, à moins de le faire à haute voix.
                                dernier point : même si beaucoup d’antillais ont de nombreux problèmes et griefs justifiés, les gens ne veulent pas de l’indépendance de la guadeloupe, les dernières élections le montrent. Ils savent trop ce qui se passe en Dominique et surtout en Haïti. 
                                d’ailleurs les revendications du collectif (composés pour la plupart d’indépendantistes donc) peuvent être résumées par : on vous déteste mais donnez nous plus d’argent, de subventions, etc .... et allégez nos impots, taxes, etc .... Pour des gens qui ne reconnaissent pas la chambre des députés et le parlement comme des émanations du peuple (et qui agissent comme des dictateurs), c’est un peu fort de café.



                                • sakamache 29 janvier 2009 15:31

                                  Pour être indépendant économiquement, il faut se lever très tôt le matin pour arriver avant les autres et se coucher tard pour fermer la boutique.

                                  C’est plus facile d’être un leader révolutionnaire révolutionnaire travaillant à l’ANPE et qui est payé par l’état qu’il bloque qu’un petit commerçant ou un salarié d’une petite entreprise qui est contraint par la terreur à ne pas aller au boulot ou à baisser son rideau.

                                  Les gauchistes révolutionnaires qui travaillent dans l’administration et dont les enfants font des hautes études de commerce ça me fait bien rigoler..... ou pleurer (au choix !!)


                                  • Reinette Reinette 29 janvier 2009 15:50

                                    TEMOIGNAGE

                                    NON aux licenciements
                                     ?

                                    Je suis toujours étonnée d’entendre les porte-paroles des syndicats faire la leçon aux employeurs, par exemple déclamer haut et fort : « Il faut maintenir les emplois » ; « Plus de formation pour les salariés » ; « Plus de pouvoir d’achat ».

                                    Pourquoi suis-je étonnée ?

                                    Pendant 8 ans, j’étais salariée du syndicat CGT PARIS (secrétaire polyvalente + le ménage des locaux). Pendant toute cette période, je n’ai jamais suivi la moindre formation et en ce qui concerne mon pouvoir d’achat mon salaire s’élevait péniblement à 1300 euros net par mois.

                                    Et la CGT m’a licenciée.

                                    Estimant que mon licenciement était abusif, j’ai déposé un recours aux Prud’hommes, que j’ai gagné (2007). La CGT-EMPLOYEUR était condamnée à me verser une indemnité pour licenciement abusif.

                                    La CGT a fait appel de ce jugement. J’ai donc rendez-vous à la Cour d’Appel de Paris en mars 2009 afin de défendre mon dossier.

                                    Et je vais être seule pour me défendre, car aucun(e) camarade cégétiste n’a le courage d’affronter la CGT-EMPLOYEUR… peur, lâcheté, un peu des deux... allez savoir !

                                    A ce jour, je n’ai toujours pas retrouvé de travail et je survis. (les 8 années à la CGT apparaissant sur mon CV n’incitent pas d’éventuels employeurs à m’embaucher).

                                    VIVE LA SOLIDARITÉ, CAMARADES ?


                                    • mansan mansan 29 janvier 2009 17:00

                                      Bonjour,
                                      Tout d’abord, je me présente : Catherine, 42 ans, Ecouflant (49)
                                      Cela fait longtemps que je lis vos forums. Je ne me suis jamais inscrite parce que ... ben ... intéressée mais sans compétences particulières pour prétendre apporter une quelconque contribution !
                                      Aujourd’hui, je voudrais juste témoigner... pas un avis, pas une contribution "d’experte", juste un vécu, une réalité !

                                      En 1989, jeune mariés, mon mari et moi décidons de "tenter notre chance" aux USA.
                                      D’abord comme beaucoup, nous faisons des petits boulots (Restaurants, commerces, enseignement...), installés dans le middle west, d’abord dans l’Iowa puis l’Indiana pour petit à petit "construire notre rève américain" et nous intaller dans l’Ohio. Nous trouvons alors un boulot "sérieux" en 1994 dans une des "real-estate" les plus importants du coin (Sibcy-Cline pour ne pas la citer), lui à terme, en tant que "Account Executive" - Insurance Services - (comprenez en gros "agent d’assurance" sur les maisons vendues ) et moi en tant que "Realtor" (comprenez en gros "agent immobilier").
                                      TRES bien installés, "rève américain" "acquis", argent facile et sans compter ... nous obtenons la nationalité américaine en 1998.
                                      2 enfants naissent alors (aujourd’hui âgés de 9 et 6 ans), de nationalité américaine et HEUREUSEMENT aussi française (mais uniquement parce que mon mari a insisté, à l’époque, pour ne fassions le nécessaire pour celà .Trés honnétement, si cela n’avait tenu qu’à moi, ils n’auraient été "que" américains parce que je ne pensais VRAIMENT pas rentrer en France, un jour). Mes enfants ne parlent d’ailleurs pas le français et ne connaissent pas la culture française .... uniquement limités au virtuel et superficiel US :(

                                      Tout ça pour die que contraints et forcés par la crise (et là bas le mot "crise" paraît faible), nous sommes rentrés en France il y a 2 mois ... et Y RESTERONS !
                                      Pourquoi ?
                                      Je suis sidérée comment en Europe l’information, bien que plus exacte et plus complète qu’aux USA (qui cherche désespérément à cacher la vérité à la population) reste néanmoins trés en dessous de la vérité.

                                      Actuellement, la vérité, est que les USA sont dans un état de délabrement le plus total. A l’exception de la classe la plus aisée (et de plus en plus aisée), soit peut être 10 ou 15 % de la population, le reste est en débacle sociale et économique.
                                      Des millions de personnes sont ou vont être sans ressources ni abri.
                                      Certaines villes sont désertées à 75 % et pas des moindres. A Cleveland, par exemple, il doit rester 1/3 de la population, la ville paraît être une ville fantôme sans plus aucune activité "officielle". Phoenix en Arizona est pratiquement à vendre en quasi "totalité" comme bon nombre d’autres localités en Californie, au Nevada.... Chaque jour des "convois" de voitures particulière rejoignent les campagnes sur des routes et des autoroutes qui ne sont plus entretenues depuis plusieurs années.
                                      Les aéroports sont à peu prés dans le même état (plus ou manque d’entretien... certains vols sont annulés "par sécurité", les commandant de bord refusant de se poser sur tel ou tel aéroport... les services de la circulation aériennne "secondaires" sont de plus en plus réduits : plus d’informations météo "exactes", plus de défense des aéroports contre les oiseaux, trous dans les pistes, végétation non coupée etc... dans ce pays où prendre l’avion est une nécessité et est devenu une "banalité" depuis longtemps.

                                      Les salaires et le chômage :
                                      Les salaires effectifs (donnés par les entreprises aux banques) ont été baissés de 20 à 45 % !!!!! en l’espace de 3 ans ... et cela sans que personne ne s’en rende vraiment compte car les cartes de crédit, toujours de plus en plus nombreuses, facilement distribuées et approvisionnées et ré-approvisionnées, compensaient allégrement cettte "formalité" que représente le chiffre du salaire effectif sur une feuille de paye :
                                      moins de salaire mais plus de sous ... que demande le peuple !

                                      Le chômage : En hausse constante depuis au moins 5 ans ! Là encore les chiffres n’ont pas d’importance aux USA : Les enfants de 14 ans qui remplacent des adultes dans les "fast-food", les garages, les commerces ....aprés leur école ; "gonflent" les chiffres de l’économie.
                                      Les adultes, eux, qui vivent de "petits boulots" (services aux particuliers sans être déclarés) et sans être inscrits au chômage (et pour cause, ils n’ont jamais travaillé officillement) , ne rentrent pas en compte dans les statistiques. Les "demi-adultes" (16/18 ans) qui travaillent officiellement dans divers services (surtout le commerce, la prestation de service...) 20 heures par semaine ou moins pour gagner 3 dollars de l’heure, ne rentrent pas en compte dans les statistiques non plus... pas plus que ne "comptent" les intérimaires "particuliers", les retraités qui (re)travaillent, les clandestins etc... qui font touner l’économie, qui sont "virés" du jour au lendemain mais qui ne sont jamais chômeurs officiels. Aux USA, les seuls chômeurs existants officiellement sont ceux que l’on ne peut pas cacher et qui viennent des "majors" (Ford, Microsoft...et alias)
                                      Calculs faits, aujourd’hui le taux de chômage aux USA, rapporté au chômage effectif est comparable au chiffre de 1930 ! : pas 7.2 % comme annoncé mais AU MOINS 20 % ... sans compter les enfants et les personnes de plus de 75 ans qui sont obligés de travailler !
                                      Mais là encore... Quelle importance ! Chômeur ou pas, petit salaire ou pas... les cartes de crédit fonctionnent (FONCTIONNAIENT plutôt) à fond. Le petit salaire est utile et intéressant que pour l’argent de poche de l’adolescent ou pour les "menus frais" que l’on ne peut payer avec la C.C ou pour les "faux-frais inavouables" ou chez certains "commerçants" de rue qui n’acceptent pas les C.C !
                                      Moins de travaill, plus de sous...que demande le peuple !
                                      Et de toute façon, l’Amérique est grande et puissante, elle s’en remettra et se plaindre là bas, "ça ne se fait pas". Alors on "suit la manoeuvre" et on la ferme !

                                      L’immobilier :
                                      80 millions ( QUATRE VINGT MILLIONS) de maisons baties en moins de 15 ans ! La moyenne au dessus de $200.000 ré-évaluées à leur "apogée" à $450.000 ou plus (d’où des crédits hypothécaires faciles de plus du double de celui de la maison EN PLUS de celui de la maison) et celà à des foyers gagnant moins de $2000 par mois.
                                      Au début des remboursement "aisés" puis, aidés en cela par les taux variables et la décroissance des prix de leur maison, des primes réclamées dépassant les salaires !

                                      La "reprise" :
                                      Je ris quand je lis hier qu’une reprise des ventes de l’immobilier ancien est effective aux USA !!! +6.5 % en décembre !!! J’ai l’impresssion que la nouvelle administration excelle plus que tout autre dans la manipulation des statistiques (et je n’aimais pas Bush !)
                                      En fait, effectivement les maisons "anciennes" (baties entre 1985 et 2000... voire en construction) se vendent mieux depuis quelques mois ... mais à qui ?
                                      Pas à la population américaine qui continue à être saisie ou à "laisser tomber" son bien avant l’arrivée de la police ... mais à des investisseurs étrangers Russes, Chinois, Français (et oui)....Soit à des particuliers pour les vacances, résidences secondaires... mais surtout à des sociétés (banques....) qui attendent des jours meilleurs en achetant aujourd’hui des biens 50 ou 70% en dessous de leur "valeur" ! Depuis l’automne 2008, les voyages organisés par des agences autrefois spécialisées dans le tourisme d’affaire, les visites d’entreprises etc... se sont reconverties dans les visites de maisons, de condo...
                                      Des ventes accrues aussi ...mais aux banques et au gouvernement US !!!! Et oui, elles sont en faillite les banques US mais savent reconvertir leurs saisies en location pour les personnes qui ne les payent plus ...idem pour le gouvernement qui "prétexte" qu’il faut bien loger les gens ... d’où autant de maisons en moins sur le marché de la "vente officielle" qui fait tomber les chiffres des statistiques !
                                      Au contraire, si on excepte ces tours de passe-passe, le nombre de "foreclosures", de "pre-forclosures", de "owners sales", les "bank owned", les "auction".... est en constante et rapide progression, touchant même maintenant la classe moyenne supérieure (un peu l’équivalent des cadres supérieurs en France).
                                      A celà, il faut ajouter les milliers de maisons DEJA PAYEES ou faisant partie de biens de famille, d’héritages... qui ont servi d’hypothéque à un ou plusieurs crédits à la consommation (voitures, meubles, travaux etc...) qui sont saisies pour honorer cette hypothéque. Certaines de ces maisons sont saisies pour le prix de la voiture, de la télé, des études des enfants, des soins médicaux... qu’elles garantissent mais SANS ENTRER dans les statistiques des agents immobiliers et du gouvernements (qui ne prennent en compte que les crédits immobiliers).
                                      Les USA sont les rois du traffic de chiffres !

                                      Les retraites et le "social" :
                                      Je n’ose même pas en parler tant les perspectives d’avenir sont anéanties pour la plupart des "vieux" (en retraite ou qui le seront dans les 10 ans). Les entreprises, gestionnaires des fonds de pension sont en faillite aprés avoir "investi" les fonds de pension ou les avoir utilisé pour essayer de limiter les dégats dans l’entreprise elle même en faillite !
                                      La plupart des gens ont une retraite par capitalisation sur base de rente viagère (biens dont il estime la valeur aux yeux des futurs actifs). Avec la chute de l’immobilier et/ou la saisie de leur bien, ils perdent 80% de leur retraite , ne leur restant plus que la part de "Social Security" soit... presque rien (10...20%) !
                                      Je n’ose pas non plus penser à la génération actuellement scolarisée (disons entre 15 et 25 ans). C’est une génération virtuellement sacrifiée par le systéme. Elle n’aura pas le temps de se faire une retraite (en supposant qu’elle ait la possibilité de se trouver un emploi) ni de capitaliser quoi que ce soit.
                                      Les étudiants laissent tomber leurs études (contraints ou forcés) aprés 1, 2 ou 3 ans ou avant la fin de leurs études, faute de pouvoir payer les premieres primes de leur prêt étudiant pourtant "garanti" pour une scolarité longue de 7...10 ans ... mais qu’ils devront quand même rembourser "à fond" sur 15 ou 20 ans dès qu’ils auront trouvé un (petit) job !
                                      Les universités (d’abord privées puis d’état...car ceux ci sont en faillite .. AUSSI !), ferment les unes aprés les autres ou limitent leurs inscriptions aux plus favorisés aprés avoir limité les embauches de profs, les investissements ....
                                      Maintenant les "schools", les "academies", les "colleges" ... sont touchés. Des ados ne sont plus scolarisés ou le sont partiellement.
                                      Dans 10 ans, les USA seront en pénurie d’ingénieurs, de médecins...si ce n’est déjà le cas !
                                      Je n’ose pas non plus parler du "Medic" !
                                      Les soins sont hors de portée de la classe "basse" (bien sûr) mais moyenne et aussi maintenant "moyenne supérieure" ! Les enfants scolarisés au dessus de la "high", ne sont plus pour la plupart, pris en charge sur l’assurance de leurs parents et doivent faire l’objet d’une assurance particulière, plus chère encore que celle de leurs parents parce qu’ils ne travaillent pas et n’ont pas de biens propres !
                                      Des personnes PAR CENTAINES meurent tous les jours faute de soins aux USA ... et on ne le sais ou on ne le dis pas !
                                      Des personnes, des enfants ... qui pourraient être soignés ou guéris ne le sont pas faute de $ ... ou parce que les hopitaux, les soignants refusent maintenant les C.C, n’ayant plus confiance aux banques et au système financier. Là aussi, la plupart du temps, les assurances sont indexées sur la valeur des biens : plus de biens ou biens dont la valeur décroît = plus d’assurance ou assurance plus chère !

                                      La liste est longue et ma description bien que paraîssant "catastrophique" n’en reflète pas pour autant la limite. La REALITE est bien pire encore aux USA , le "premier" pays de la planète. J’y ai vécu, j’ai été une "green-card" et une américaine convaincue de vivre dans le plus beau pays du monde !
                                      J’en suis revenue, non pas "déçue" (enfin quand même un peu) mais surtout EN COLERE aprés moi même d’être rentrée ainsi dans un système trop beau pour être vrai et surtout d’y avoir placé mes enfants.
                                      Les USA sont un "eden virtuel" où les habitants sont manipulés par le système qui les "empêche" par la facilité qu’il procure (procurait plutôt car tout est bel et bien fini) de se rendre compte des réalités. C’est comme une grande secte où le gourou-crédit décide de tout mais en vous donnant l’impression de décider vous même en vous ôtant tout "soucis", toute difficulté financière pour le peu que vous ayez accés à la carte à puce miraculeuse (et 85% de la population y a accés... suffit d’ouvrir sa boîte à lettre le matin pour en avoir une nouvelle, une de plus !)
                                      Ils sont un "eden virtuel" placé sous le signe de la religion, du "tout beau, tout gentil"...mais où les sheriffs tirent dans le dos des délinquants (surtout si ils ne sont pas blancs ou propres sur eux) et où les gosses se promènent des les écoles avec des couteaux ou des armes !
                                      Une religion omni-présente qui décide en couvert, même de la politique, du social, des "communities"...mais qui, lorsque les gens sont en difficulté, qu’ils ne peuvent plus sortir leur C.C...ne se montre pas ou les rejète du système.

                                      Je vais arrêter là en ajoutant simplement qu’à la différence de (peut-être) 200 millions de personnes aux USA, j’ai la chance d’avoir une autre nationalité ! Aujourd’hui je suis fière et CONTENTE d’être française et je peux affirmer qu’il faut vivre hors de France pour comprendre la beauté de ce pays et les avantages de son système social et aussi des "avantages" de la mentalité du français moyen... Râleur, bougon, pas forcément "propre sur lui", poli et tout beau tout gentil...mais ô combien solidaire et franc quand "ça va mal" ! UN système certes certainement "imparfait" ou perfectible mais ô combien "rassurant" quand on a connu celui du "premier pays" !
                                      Aux USA, la Louisiane et décombres n’a reçu AUCUNE aide du gouvernement ou des autres états. La Californie en feu, brule sous l’indifférence de tous ... En France, une tempête à Maubeuge ou à Bordeaux et c’est le pays entier qui se mobilise... y compris les DOM-TOM !
                                      Merci de m’avoir lu !


                                      • Kalki Kalki 29 janvier 2009 18:47

                                        Cela ferait un très bon article (voir peut etre plus).

                                        On vous encourrage à l’écrire, une grande partie des idées sont là je pense.

                                        Merci beaucoup de votre témoignage.



                                      • Philou017 Philou017 30 janvier 2009 00:13

                                        Bonjour Catherine
                                        Témoignage étonnant, et tellement rare. Merci !

                                        Je rejoins Kalki, vous DEVEZ en faire un article.
                                        Pas besoin de rien y changer, tel quel votre témoigange est tres bien écrit.

                                        Les témoignages sont souvent bien plus utiles que les analyses abscons.


                                      • Jean-paul 30 janvier 2009 00:30

                                        @ mansan
                                        Bon retour en France .Demandez aux Francais installes aux USA s’ils veulent revenir en France .Oui pour les vacances .Malgre la crise la vie est douce et facile aux USA .
                                        CDI ,CDD ,RMI ,ANPE ,URSSAF ,TVA ,etc......bienvenue en France !!!!!


                                      • Jean-paul 30 janvier 2009 00:48

                                        @ shawford
                                        Je comprends mieux pourquoi l’article de Catherine apres l’avoir lu sur le site toutsaufsakozy


                                      • Jean-paul 30 janvier 2009 00:58

                                        @ kalki
                                        Tu veux un meilleur temoignage .Prends to billet d’avion et va visiter les USA .
                                        L’histoire est differente si on la lit ou si on la vit .
                                        Tu n as pas lu dans le temoignage vive facile ,argent facile le reve americain puis ....contraints et forces de rentrer en France .
                                        Les enfants plus tard ( double nationalite )prefereront peut etre un job aux USA que d’etre chomeurs en France ..


                                      • Reinette Reinette 29 janvier 2009 18:19

                                        Catherine
                                        Ton témoignage est très éclairant sur la situation aux Etats-Unis.
                                        Personnellement, depuis à peu près l’année 2000, j’avais un doute sur la bonne santé de ce grand pays. Par exemple, tant de dépenses dans l’armement ainsi que cette manie de toujours avoir un grand ennemi, ce désir irrepréssible de toujours vouloir faire une guerre amenaient trop de questions sans réponse.

                                         Alors j’ai lu quelques auteurs étatsuniens : Noam Chomsky - linguiste , Edward Herman - économiste, William Blum - fonctionnaire de l’Etat, Michael Parenti - Docteur en sciences politiques, et français dont Emmanuel Todd - historien qui m’ont ouvert l’esprit. Aussi ne suis-je pas trop étonnée de te lire.

                                        Question : Peux-tu me dire pourquoi il n’y a que deux partis politiques là-bas. Y a-t-il une autre opposition ?

                                        Bienvenue en France et meilleurs voeux pour l’année et celles qui viennent.


                                        • herve33 29 janvier 2009 18:20

                                          mansan , votre commentaire est tellement interessant que vous auriez du faire un article .

                                          Aux dernières nouvelles , le Préfet de Guadeloupe a quitté la table des négociations car il se faisait copieusement insulté et attaqué .

                                          Certains parlent déjà de guerre civile


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