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Accueil du site > Actualités > Politique > Hollande : vers une VIe République

Hollande : vers une VIe République

Avec une cote positive de 13 %, François Hollande est impopulaire comme jamais un chef d’état ne l’avait été avant lui sous la Ve république. Il dispose pourtant d’une possibilité de sauver son mandat, et cela même sans retournement de la conjoncture socioéconomique dans les deux années à venir...

Disons-le tout net, François Hollande est très mal parti pour terminer sur un bilan favorable un quinquennat mal engagé dès les premières semaines d’exercice du pouvoir exécutif par manque d’autorité. Un quinquennat surtout rapidement en rupture avec les promesses assénées, durant la campagne électorale, avec une feinte détermination par un candidat socialiste à la pêche aux voix.

Et ce n’est pas la fuite en avant libérale, caractérisée par l’arrivée à Matignon de Manuel Valls en remplacement du falot Jean-Marc Ayrault, puis la toute récente nomination de l’ex-dirigeant de la banque Rothschild Emmanuel Macron au ministère de l’Économie, qui sont de nature à rassurer tous ceux qui, au sein des classes populaires et moyennes, ont cru en 2012 la parole du champion socialiste. Beaucoup, parmi ces Français qui ont voté pour François Hollande, ont encore en mémoire les accents fermes de celui qui clamait alors sur un ton péremptoire « Le changement, c’est maintenant !  » ou bien encore « Mon ennemi, c’est la finance ! » Ces Français de gauche ont aujourd’hui, non plus l’impression, mais la certitude d’avoir été trompés, et l’on ne peut évidemment qu’approuver ce constat.

François Hollande est-il donc condamné à terminer son mandat aussi piteusement qu’il l’a commencé ? Sans aucun doute, si aucun élément extérieur à sa politique ne vient booster de manière spectaculaire les résultats économiques de notre pays, avec pour conséquence d’amener une embellie significative sur le marché de l’emploi. Si, comme c’est probable, aucun retournement de conjoncture spectaculaire n’intervient, le président de la République, mandat échu, pourra regagner Tulle pour aller à la pêche aux truites sur les rives de la Corrèze. En choisissant de préférence un environnement pastoral pour se mettre à l’abri de l’ire des trop nombreux Français cocufiés par la trahison de ses engagements au profit des forces du grand capital.

Cette fin de mandat en capilotade est-elle inéluctable ? Pas forcément car François Hollande dispose encore d’une carte maîtresse de nature à lui permettre, le moment venu, de sortir par le haut de ces habits présidentiels si mal taillés pour lui ? « Impossible  ! », me direz-vous, à l’unisson de tous ces compatriotes qu’il a trahis et qui lui vouent désormais un profond ressentiment. Hollande est, à leurs yeux, complètement carbonisé, et la fin de son mandat devrait prendre, pour tous ces Français désabusés, la forme d’un long calvaire, d’une interminable agonie politique.

Cette carte salvatrice existe pourtant dans le jeu étriqué dont dispose encore François Hollande. Certes, elle ne permettrait pas au « président de personne », comme l’a nommé Cécile Duflot, de refaire surface en termes de résultats dans l’optique du scrutin de 2017. Mais elle lui donnerait l’occasion d’entrer dans l’histoire en ayant été celui qui a su, contre les intérêts corporatistes et les chantages des puissants barons locaux de gauche comme de droite, oser les changements réclamés à cor et à cris par une large majorité de nos compatriotes, écœurés par les dérives d’une Ve République subclaquante.

Il s’agit évidemment, et chacun l’a bien compris, d’un référendum. Nos institutions ont en effet un urgent besoin d’être réformées pour répondre aux besoins de fonctionnement d’un état moderne, dégagé du déni de démocratie lié au scrutin majoritaire, et débarrassé des personnages corrompus qui pourrissent l’image de la vie politique. Aller résolument dans cette voie, c’est aussi - et surtout - répondre aux attentes de nos compatriotes.

Or, il est impossible de compter sur les élus réunis en Congrès pour modifier en profondeur la constitution dans le sens de cette nécessaire modernisation. Croire le contraire relève de l’illusion dans un pays où les élus, sous couvert de se mettre au service de l’état et de leurs concitoyens, font carrière et servent avant tout leurs intérêts personnels. Dans un tel contexte, pas question pour eux de se résoudre à scier la branche sur laquelle ils sont confortablement assis. C’est pourquoi les changements nécessaires à la modernisation de nos institutions doivent passer par la voie référendaire. Or, le président de la République dispose du droit de proposer au peuple français ces changements. Il pourrait le faire sous cette forme :

Mes chers compatriotes,

Notre pays est, depuis de trop longues années, confronté à des difficultés sociales et économiques dont souffrent notamment les plus modestes de nos concitoyens, victimes d’un pouvoir d’achat en berne et d’un niveau de chômage beaucoup trop élevé. Malgré les orientations de notre politique et les décisions prises par le Premier ministre en plein accord avec moi-même, les résultats tardent à venir. Cela suscite des frustrations, et même, ici et là, une colère bien compréhensible. Mais la voie du redressement est désormais clairement tracée, et la situation socioéconomique de notre pays ira, n’en doutez pas, en s’améliorant de manière significative.

Les choix économiques, et leurs conséquences sociales, sont évidemment au cœur de l’action du pouvoir exécutif qui m’a été confié par le vote de 2012. Mais il appartient également au Président de la République que je suis d’agir pour que les institutions répondent le mieux possible aux attentes du Peuple français dont elles sont l’outil de gouvernance de la Nation. Or, nos institutions ne fonctionnent plus de manière satisfaisante sur de nombreux points. C’est pourquoi j’ai décidé de mettre en place un Comité chargé de rédiger un projet de Constitution en vue de l’instauration d’une VIe République. Ce Comité, dont les modalités de désignation et de fonctionnement seront actées ultérieurement, sera composé d’experts juridiques indépendants des partis, mais aussi, pour la majorité de ses membres, de citoyens tirés au sort.

Toutefois, sans attendre que ce texte important et refondateur ait pu être rédigé en vue d’être validé, j’ai décidé de soumettre d’ores et déjà au Peuple français, par voie de référendum, un texte portant sur deux volets : la représentation nationale et le référendum d’initiative citoyenne. Il va de soi que ces dispositions seront intégrées dans le texte de la future Constitution si les Français, en votant « OUI » à ce référendum, en approuvent la mise en œuvre.

Il s’agit, en tout premier lieu, de revoir le mode de désignation des représentants du Peuple à l’Assemblée Nationale. À l’évidence, les députés sont trop nombreux, comme le montre la comparaison de notre pays avec les grandes démocraties qui nous entourent. C’est pourquoi j’ai décidé de diviser par deux l’effectif des députés (de même que celui des sénateurs). Les clivages partisans n’ont, par ailleurs, plus guère de sens dans notre société contemporaine. C’est pourquoi j’ai décidé que les députés seront dorénavant élus à la proportionnelle intégrale, comme cela se pratique sans difficulté chez nos voisins, y compris lorsque les résultats du scrutin imposent une coalition de gouvernement. Le temps des baronnies locales doit également appartenir au passé. C’est pourquoi j’ai décidé que le nombre des mandats successifs dans une fonction élective serait dans l’avenir limité à deux, que ce soit sur le plan national ou sur le plan local. Enfin, de la même manière que les fonctionnaires de notre pays doivent être sans tache judiciaire, il importe que les représentants du Peuple à l’Assemblée Nationale se montrent exemplaires. C’est pourquoi j’ai décidé que l’accès à la députation sera désormais interdit à toute personne ayant fait l’objet d’une condamnation pour des faits délictueux en rapport avec l’exercice d’un précédent mandat.

Le deuxième volet de ce scrutin concerne le « référendum d’initiative citoyenne ». Un « référendum d’initiative partagée » a été institué par un vote des députés et des sénateurs réunis en Congrès par mon prédécesseur en 2008. Mais ce référendum s’apparente de facto à un parcours du combattant tel que l’organisation d’un scrutin de ce genre n’a quasiment pas l’ombre d’une chance de voir le jour. Cela dit sans même évoquer le champ très limité des questions pouvant être abordées. Dénier le droit aux citoyens d’une nation moderne de procéder, sans entraves juridiques, à un acte de démocratie directe comme l’est le « référendum d’initiative citoyenne » est un déni manifeste de la souveraineté du Peuple. En conséquence de quoi, j’ai décidé de créer un véritable « référendum d’initiative citoyenne ». Il sera mis en œuvre dès lors qu’auront été recueillies les signatures de 5 % des Français inscrits sur les listes électorales, soit actuellement environ 2,3 millions d’entre nous. Le champ des questions pouvant être soumises à ce référendum sera précisé ultérieurement. Mais d’ores et déjà, je m’engage à ce qu’il soit sensiblement élargi par rapport au « référendum d’initiative partagée », y compris sur l’abrogation des lois en vigueur, quelle qu’ait été leur date de promulgation.

Voilà, mes chers compatriotes, ce que je vous propose de mettre en œuvre. Il vous appartiendra, dans quelques mois, de vous prononcer dans les urnes sur l’approbation ou le rejet de ces dispositions constitutionnelles. Vous le ferez en votre âme et conscience, sans laisser votre décision être polluée par des considérations extérieures à votre intime conviction. Afin de vous y aider, et conscient que mon avenir personnel pourrait influer sur le résultat de cet important référendum, je vous annonce aujourd’hui solennellement que j’ai décidé de ne pas me représenter lors du scrutin présidentiel de 2017

Vive la République ! Vive la France !

François Hollande prendra-t-il une initiative de ce genre ? C’est peu probable car cela demanderait un courage qu’il n’a encore jamais montré depuis son arrivée à l’Élysée. Juché, comme sœur Anne, en haut de sa tour, à scruter l’horizon pour voir surgir au loin la croissance et, avec elle, le retour des emplois, il continuera donc probablement à croire en sa bonne étoile et à « foncer dans le mur en klaxonnant », pour reprendre une image popularisée naguère par Philippe de Villiers. Ce faisant, il finira dans les oubliettes de l’histoire. Ou, guère plus enviable, dans les anthologies de la caricature politique.


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119 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 8 septembre 2014 10:30

    Bonjour Fergus...Quels changements.. ?

    Il est incapable de refermer sa braguette tout seul.. ?
    La VI république...avec quoi dedans.. ?
    Le vide sidéral de la gauche ou du PS.. ?
    Notre classe politique est incompétente..alors 6-7-8 eme république (peut importe)...notre système sera toujours aussi mauvais...Vous ne voyez pas que depuis que nous sommes dans l’UE notre pays s’effondre...(et nous ne sommes pas le seul dans ce K..)

    • Fergus Fergus 8 septembre 2014 10:55

      Bonjour, Claude-Michel.

      Je me suis placé dans l’hypothèse d’un Hollande qui, n’ayant plus rien à perdre, se mettrait résolument au dessus du jeu des partis pour moderniser les institutions. Ce n’est évidemment pas la plus probable, tant le personnage semble inconsistant. Je dis simplement que ce serait une belle porte de sortie pour lui s’il avait le courage d’aller dans le sens d’un plus grand pouvoir rendu au peuple de France.

      Quant à l’UE, elle n’a rien à voir avec les évolutions proposées sur le système politique national.


    • claude-michel claude-michel 8 septembre 2014 11:03

      Vous oubliez l’essentiel...à savoir que nous ne sommes plus maître chez nous...c’est Bruxelles (Merkel) qui décide...alors il à les mains liées pour changer quoique ce soit...il doit obéir à l’UE...y a plus de France..finito la comédia.. !

      rendez vous simplement compte que notre pays n’est plus souverain...nous sommes sous dicta de Bruxelles qui regarde de près ce qu’ils font...

    • Fergus Fergus 8 septembre 2014 11:27

      @ Claude-Michel.

      Désolé, mais ce que vous écrivez là relève du fantasme, car vous confondez le contenant et le contenu : l’UE, le Conseil européen, la Commission, et a fortiori Merkel, n’ont strictement aucun pouvoir sur le fonctionnement interne de nos institutions. En revanche, l’UE a le pouvoir de nous imposer, via les directives, des décisions à caractère politique dans les domaines économiques, sociaux ou environnementaux.

      Encore faut-il préciser que ce n’est pas l’UE qui nous impose ces directives, mais le Conseil européen via la Commission. Or, le Conseil européen n’est autre que la réunion des chefs d’état. Autrement dit, si une majorité de pays basculaient vers des gouvernances de progrès, ce ne seraient plus des mesures libérales qui interviendraient, mais des mesures sociales. Le problème n’est donc pas dans l’UE, mais dans le fait que la majorité des pays, y compris la France, dérivent toujours plus vers la droite et le libéralisme. C’est aussi trivial que cela !


    • claude-michel claude-michel 8 septembre 2014 12:56

      Et ça c’est quoi d’après vous.. ?

      La France « sous surveillance renforcée »
      Publié à 19h08, le 05 mars 2014, Modifié à 19h25, le 05 mars 2014

      « Surveillance renforcée », qu’est-ce que c’est ? Concrètement, cela veut dire que la Commission juge que notre économie n’est pas satisfaisante. Selon le site officiel de l’Union européenne, la mise sous surveillance accrue touche les Etats membres “en proie à une grave difficulté en matière de stabilité financière, ou qui risquent d’en rencontrer”.
      L’Europe a mis en place ce système de surveillance en mai 2013 afin de compléter son système de stabilité financière établi entre 2010 et 2011. L’objectif est de faciliter la gestion de crise en prévoyant les situations difficiles pour les Etats membres de la zone euro.
      En l’occurrence, dans son rapport de mercredi, la Commission européenne reproche à la France de subir un “déséquilibre macroéconomique” qui demande une “action politique décisive”. Elle note que la détérioration de la balance commerciale et le manque de compétitivité du pays combinés à un fort endettement public demande une “attention politique continue”....

    • Fergus Fergus 8 septembre 2014 13:12

      @ Claude-Michel.

      Encore une fois, vous confondez là les décisions politiques, fussent-elles imposées par des pressions extérieures, avec le fonctionnement des institutions.


    • claude-michel claude-michel 8 septembre 2014 13:39

      « Dans dix ans, 70 % à 80 % de la législation adoptée le sera sous influence européenne ». Jacques Delors, alors président de la Commission européenne et défenseur d’une Europe « fédération d’Etats-nations », avait prononcé en 1988 cette phrase aujourd’hui reprise par tous les eurosceptiques, pour qui c’est devenu une évidence : l’Europe serait responsable de la majorité de la législation française. Mais un pourcentage ne suffit pas à expliquer l’impact de l’Union sur les activités législatives nationales.....


    • claude-michel claude-michel 8 septembre 2014 13:41

      Par Fergus...et d’après vous le fonctionnement des institutions n’est pas politique.. ?

      Depuis quand...

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 septembre 2014 15:12

      Bonjour Fergus. 


      Vous etes le dernier Romain... Ingenieuse, l’idee du referendum... mais bien trop tard. Une reforme institutionelle, quelle qu’elle soit, doit s’appuyer au moins implicitement sur un consensus quant à la légitimité du processus qui l’encadre. J’ai bien peur que ce consensus n’existe plus en France. Le Français lambda a été convaincu que la corruption est partout et que rien n’est autre chose que ce que le pouvoir a décidé qu’il soit. 

      Je parle du vrai pouvoir financier. S’il est une chose que Hollande a prouvée, c’est bien la totale inanité du pouvoir politique, a qui on fait dire blanc et faire non sans même une pause et qui n’existe plus que que pourr amuser les enfants.

      L’idée qu’on puisse changer quoi que ce soit démocratiquement est une vésanie. Un référendum donnera les resultatss qu’on voudra qu’il donne et on en fera ce qu’on voudra en faire.., mais on n’y croira pas. Les systeme est gangrèné au-dela de toute remission et la prochaine légitimité viendra de la ruie et des fusils. 

      pierre jc

    • Fergus Fergus 8 septembre 2014 16:51

      Bonjour, Pierre.

      Si le consensus sur des questions institutionnelles n’existe plus en France, c’est avant tout au niveau des élites. Car je crois profondément que le peuple est capable de ce consensus dès lors qu’un référendum du type de celui que je propose est mis en œuvre par un président qui, volontairement, se retire en fin de mandat pour ne pas polluer le résultat. Débarrassé des considérations purement politiciennes, un tel scrutin peut fonctionner, et cela d’autant plus qu’il aurait le mérite de donner un bon coup de pied aux fesses de ces élites corrompues auxquelles vous faites allusion.

      Ce ne serait pas la panacée, mais ce serait un grand bond en avant et un signal donné aux autres pays européens pour montrer que la France est capable de réformes de ses institutions visant à transcender les blocages politiciens.

      Pas d’accord avec vous sur les résultats d’un référendum si celui-ci est fermé, et ce serait le cas si l’on s’en tenait à des principes simples mais clairement énoncés. Seul un référendum ouvert peut donner lieu à interprétation du texte, et par conséquent à des manipulations ultérieures.

      Enfin, sur la légitimité des fusils, j’espère sincèrement que l’on en viendra pas là, car cette légitimité-là pourrait fort bien s’habiller des oripeaux de la dictature !


    • alinea alinea 8 septembre 2014 18:04

      Si vous aviez lu mon article, vous sauriez que ceci a été voulu et signé par tous les états, mais la France en premier lieu ; pour l’instant, cela représente la seule signature qui nous lie à Bruxelles : réduire le déficit ; mais les moyens pour y parvenir sont ceux que nous voudrons ; je ne redis pas ce que dit Fergus plus bas !


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 septembre 2014 20:22

      Fergus,
      Il n’y a plus de système national !
      Car il n’est plus possible de faire des politiques intérieures nationales.
      Il n’est possible que de faire des politiques EUROPÉENNES.
      Ou alors, il faut sortir de l’ UE, ce que vous ne demandez pas.

      Voilà la politique que Hollande doit appliquer :

      La feuille de route de Matignon est arrivée début Juin = la fin du modèle social français.


      Et vous, pendant ce temps, vous vous occupez des Institutions... ?
      Pourquoi pas de la couleur des rideaux de l’ Elysée ?

      Vous faites diversion, c’est tout. La Constitution n’a rien à voir dans les Traités européens.
      Elle garantissait la souveraineté, les signataires des Traités l’ont violée X fois, pour vendre la France à Monsanto & Goldman Sachs. Les autres pays de l’ UE n’ont d’ailleurs pas du tout la même Constitution, ils sont bien obligés, quand même, d’appliquer les décisions prises à Bruxelles.

      Vous savez que Poutine a fait un copié/coller de la Constitution de la Ve République pour la Russie, tellement elle est mauvaise ??

      La question qui se pose aujourd’hui, c’est d’en finir avec les Institutions européennes, c’est de se rassembler pour sortir de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN.

      « Les bonimenteurs de la VIe République »


    • Fergus Fergus 8 septembre 2014 20:44

      Bonsoir, Fifi.

      GOPE ou pas, je persiste à penser qu’un président qui aurait le courage d’un De Gaulle aurait parfaitement les moyens de s’opposer à ces orientations, en menaçant de faire exploser l’UE, ce qui ne manquerait pas de survenir en cas de retrait de la France, 5e puissance mondiale, rappelons-le. Or, si Hollande ne le fait pas, c’est parce qu’il a été complice de l’établissement de ces orientations au sein du Conseil européen. Rien d’étonnant : il n’y a actuellement quasiment que des chefs d’état de droite au sein du Conseil, ou des ersatz comme Hollande.

      Tout cela n’a cependant rien à voir avec l’objet de mon article qui porte sur les institutions franco-françaises.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 septembre 2014 07:51

      Fergus,
      Si Hollande et les autres Dalton étaient De Gaulle, ça se saurait !
      Ils sont TOUS pour la construction européenne, comment voulez vous qu’ils fassent autre chose que d’en accepter les applications ?


    • Fergus Fergus 9 septembre 2014 08:56

      Bonjour, Fifi.

      D’où l’intérêt, et même la nécessité, de porter au pouvoir en France un personnage à forte personnalité désireux de renverser la table pour changer les orientations de l’UE sans remettre en cause cette construction.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 septembre 2014 19:06

      fergus
      La France a 1 voix sur 28. C’est tout. Il faut l’unanimité des 28 pour changer les Traités.


      Quand comprendrez-vous qu’un Chef d’Etat fort français n’aurait toujours qu’1 voix ?
      C’est compliqué à comprendre ? Cela ne changerait rien, même en renversant la table...

      Je comprends très bien que la Droite soutienne l’ UE des banksters.

      Ce que je comprends moins bien, c’est cette Gauche européiste, qui rêve d’une Europe qui n’arrivera jamais, et qui refuse avec la dernière énergie de s’occuper de la France et des français... !
      Vous sciez la branche sur laquelle vous êtes assis.

    • Fergus Fergus 9 septembre 2014 19:22

      @ Fifi.

      Quand comprendrez-vous que la France est incontournable dans l’UE et qu’elle a les moyens d’imposer - sans, mais plus probablement avec des alliés - une renégociation de ces traités en s’appuyant avec force sur une sortie de notre pays qui ferait exploser la construction européenne ? Encore faut-il avoir des dirigeants « couillus » !


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 10 septembre 2014 06:22

      Fergus
      IL FAUT L’UNANIMITÉ DES 28 PAYS pour changer les Traités. Pas seulement 4 ou 5.
      Vous vous imaginez bien qu’ils ont prévu le mécontentement..., vous les prenez pour des demeurés ?


      Vous vous imaginez que l’ Allemagne, qui tire les marrons du feu, va voter quoi que ce soit de votre programme ? « Un seul état peut s’opposer à toute modification des Traités ».

      Dites moi quel changement majeur, l’ Allemagne serait d’accord pour voter ?
      Hollande a demandé un assouplissement dans le remboursement de la dette etc.
      Réponse de Merkel : « Merkel refuse à Hollande toute réorientation de l’ UE »

      Il n’y aura jamais de remise à plat des Traités, vous vivez dans un mythe qui va finir par nous ruiner.

      Site contrelacour :« Les projets de Merkel pour l’ Europe »  :
      plus d’intégration (c’est à dire, encore moins de pouvoirs aux Etats), plus de contrôle budgétaires et plus de pouvoirs à la Commission européenne.

    • Fergus Fergus 10 septembre 2014 09:06

      Bonjour, Fifi.

      Chacun son mythe. Le vôtre, celui d’une France forte hors UE ne s’inscrit pas dans l’histoire continentale. Ou alors sur le modèle d’une Grande-Bretagne qui se situerait elle-même hors UE, mais il s’agit là d’un pays encore plus libéral que les instances européennes.

      Notez d’ailleurs, et c’est ô combien significatif !, que tous les pays d’Europe qui ne sont pas actuellement dans l’UE veulent y entrer, et que l’Ecosse et la Catalogne, en cas d’indépendance, ne veulent surtout pas en sortir.

      Asselineau et vous, vivez de vieilles chimères ; L’avenir est à l’Europe fédérale, sur des bases qui seront tôt ou tard renégociées. Un mot pour finir : la sortie de la France vaudrait effondrement de l’Union, et donc grandes difficultés pour l’Allemagne. Aussi psychorigide qu’elle donne l’impression de l’être, Merkel sait cela et ne serait pas opposer d’opposer un « Nein » ferme et définitif à des avancées de nature à éviter l’implosion.


    • Tall 10 septembre 2014 09:24

      Il n’y a pas d’identité « tribale » européenne ... conséquence : une véritable solidarité basée sur l’empathie n’y existe pas.


      Or, cette solidarité est indispensable en cas de crise ...et c’est ce que la situation actuelle montre de manière criante. Les électeurs de Merckel s’en contrefoutent de la misère-crasse dans laquelle est tombée le peuple grec.

      Par contre, quand il a fallu reprendre la RDA pour refonder le grand Reich, ça a été direct : 1 mark = 1 RDA ... ce qui leur a coûté bonbon, mais ils n’ont pas hésité une seconde.

      L’UE actuelle, ce ne sont que d’éternels marchandages où chacun soigne sa pomme d’abord, avec les lobbies qui manoeuvrent entre tout le monde pour tirer les marrons du feu.
      L’UE actuelle est une aubaine formidable pour le big business et une cata pour les peuples.

      Alors pour changer cette merde, il faut des partis capables de l’exploser, et le FN français est le n°1 pour ça.

    • Fergus Fergus 10 septembre 2014 13:25

      Bonjour, Tall.

      « Il n’y a pas d’identité « tribale » européenne ... conséquence : une véritable solidarité basée sur l’empathie n’y existe pas. »

      Le même constat pouvait être fait pour la Confédération Helvétique, avec ses cultures germanique, française, italienne et même romanche. Et pourtant la Suisse existe, malgré les disparités culturelles, des langues différentes qui sont très loin d’être totalement partagées, et une richesse qui diffère fortement d’un canton à l’autre. A elle seule, la Suisse démontre aux yeux du monde que l’Union Européenne est possible.


    • Tall 10 septembre 2014 13:46

      Non... regarde une carte en relief de la Suisse, et tu sais ce qui les unit ....... depuis 1291 déjà.

      C’est le club des montagnards.

      Et quand bien même, si on veut une UE ( pas impossible dans x générations ) la politique sociale et fiscale doivent y être uniformisées en même temps que la libre circulation économique, sinon, c’est la cata pour les peuples, car les systèmes de sécu sont tous mis en concurrence interne, et en perdant l’arme de leur propre monnaie ( dévaluation ) en zone euro ... et donc du coup : tout le social est trié vers le bas par voie concurrentielle. ...la « compétitivité » comme ils disent.

      Et tu sais ça, non ?

      Alors pourquoi tu défends encore ces larbins pourris jusqu’à la moelle du PS qui soutiennent tout ça ... ?

      Moi, je crois que tu es juste sujet à de vieux réflexes pavloviens .. un peu comme moi, quand je viens encore perdre mon temps sur avox ... smiley

      Mais bon, j’en suis conscient, et rien n’est éternel chez moi


    • taktak 8 septembre 2014 10:40

      Nouvel constitution écrite par un comité d’expert et des gens tirés au sort ? c’est sur que l’ordre établi va pas être chamboulé.

      Plus sérieusement deux remarques :
      - A quoi sert de parler de 6e république sans parler de projet politique ? Entre les lignes, Fergus vous semblez contester le déficit démocratique, l’absence de prise en compte de la souveraineté populaire. Mais ce n’est pas parceque serait lancé le chantier d’une 6e république que c’est cela qui en sortirait par magie,.. Vous même n’êtes pas pret à défendre votre projet, carte sur table dans cette article quelle force pousserait donc en avant votre projet ?
      - A quoi sert de parler de 6e Rep et entre les lignes de retour à la souveraineté populaire si on reste dans l’UE et dans l’Euro, qui sont les deux institutions qui en même temps concentrent tous le pouvoir réel et en même temps échappe par construction et définition au controle du peuple souverain ?
      Puisque vous parlez de référendum, je me dois de rappeler l’expérience de 2005 : les français ont voté NON, le parti maastrichien unique et l’UE leur ont imposé de force, à eux mais aussi aux irlandais, aux néerlandais... le traité de Lisbonne. Sans compter ceux qui n’ont pas été consulter.

      l’urgence politique, face à la crise économique et politique c’est de changer le système. C’est de sortir de l’UE de l’euro et de l’OTAN qui emprisonne le peuple, c’est d’abandonner ce système capitaliste qui n’est qu’une dictature de la finance et du patronat sur les travailleurs et qui détruit notre planète.
      C’est bien ce à quoi invite le PRCF : sortir de l’UE, sortir de l’Euro, sortir de l’OTAN et du capitalisme. Tous ensemble faire un front du Peuple pour défendre et étendre les progrès sociaux et démocratique du Conseil national de la résistance.


      • Fergus Fergus 8 septembre 2014 11:07

        Bonjour, Taktak.

        Une constitution n’a rien à voir avec un projet politique. Comme toute constitution, celle d’une VI e République doit pouvoir permettre des alternances et par conséquent des projets politiques différents, voire totalement opposés. Si tel n’était pas le cas, cette constitution serait évidemment de nature dictatoriale !

        Ecrire d’autre part que dans ce texte je conteste le déficit démocratique, les bras m’en tombent ! Je vous invite à relire l’article, et notamment ce qui est écrit sur le « référendum d’initiative citoyenne ».

        Pour ce qui est des suites du référendum de 2005, le reniement du vote des Français n’a pas été le fait de l’UE, mais de Sarkozy et de sa majorité qui ont cédé aux pressions. Rien ne les y obligeait, si ce n’est leur allégeance au Conseil européen et à la Commission en exercice à ce moment.

        Pour ce qui est de la sortie de l’UE, j’y suis opposé à titre personnel. En revanche, je suis d’accords avec vous sur la sortie de l’OTAN. J’observe toutefois que elle-ci n’est proposée par aucun parti de gouvernement. C’est pourquoi je voterai sans aucun doute en 2017 pour un parti de la gauche de progrès, autrement dit non PS, comme je l’ai toujours fait. 


      • alinea alinea 8 septembre 2014 18:07

        La sortie de l’OTAN est proposée par le PG ; et la sortie de l’UE comme probable si d’aventure des bâtons se mettaient dans les roues de notre politique !!


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 septembre 2014 20:34

        Fergus,
        Vous prenez tous les problèmes à l’envers.
        C’est parce que nous sommes dans l’ UE que nous sommes dans l’ OTAN.
        C’est l’ OTAN qui décide de la politique étrangère et de défense des pays européens, c’est l’article 42.


        C’est parce que nous sommes dans l’ UE qu’il n’y a plus de démocratie.
        La ratification du Traité de Lisbonne par Sarkozy, avec le soutien du PS, est une forfaiture, et une violation de la Constitution française sur la souveraineté et le respect du vote des citoyens.

        C’est parce que nous sommes dans l’euro que l’économie française est plombée.
        « Euro et compétitivité ».

      • jmdest62 jmdest62 8 septembre 2014 11:01

        @ Fergus

        « .... j’ai décidé de mettre en place un Comité chargé de rédiger un projet de Constitution en vue de l’instauration d’une VIe République..... »
        je me suis arrêté là : Cette phrase montre que vous n’avez décidément RIEN compris.

        Une nouvelle constitution DOIT être rédigée par une « constituante » formée par le peuple et non par un comité ( de soi-disant experts => toujours les mêmes ) désigné par un président en mal de points dans les sondages.

        Il est plus que probable que si François « with teeth » Hollande demande aux français si ils souhaitent une nouvelle constitution la réponse sera « OUI » et cette réponse sera immédiatement récupérée par ses communicants comme un succès personnel ......petite tambouille indigeste juste destinée à redorer son blason avant 2017

        @+


        • Fergus Fergus 8 septembre 2014 11:17

          Bonjour, Jmedest62.

          Vous m’avez mal lu : en indiquant « des citoyens tirés au sort », c’est bien évidemment en faisant appel au peuple et non à des personnes soumises au pouvoir politique que je faisais allusion. Quant aux experts « non partisans » (en l’occurrence des constitutionnalistes), ils sont indispensables pour éviter les écueils juridiques qui pourraient rendre caduques certaines dispositions. Ce Comité pourrait être mis en place au terme d’une campagne de collecte citoyenne des attentes du Peuple et la désignation de représentants dans chaque région de France.

          Resterait à valider le projet après un débat national. Deux voies possibles : le Congrès ou un Référendum constituant comme en 1958.

          A aucun moment, je n’ai évoqué un référendum sur « le principe » d’une nouvelle constitution.


        • jmdest62 jmdest62 8 septembre 2014 11:46

          « ...en l’occurrence des constitutionnalistes... »

          Le seul rôle des « constitutionnalistes. » est de veiller à ce que les lois promulguées soient conformes à la constitution écrite par la constituante et approuvée par le peuple ...point barre.
          La constitution est la matrice initiale de toutes les lois.

          Expliquez moi comment « ..des écueils juridiques pourraient rendre caduques certaines dispositions.. »  prises par la volonté du peuple.

          De plus , pour mener ses travaux , rien n’empêche la « constituante » de s’informer et de consulter qui elle souhaite

          @+


        • jmdest62 jmdest62 8 septembre 2014 11:56

          @ fergus

          en fait , votre intro explicite clairement votre (arrière-) pensée....il faut sauver le soldat françois « with teeth » Hollande

          ".....
          Il dispose pourtant d’une possibilité de sauver son mandat, et cela même sans retournement de la conjoncture socioéconomique dans les deux années à venir..."

          @+


        • Fergus Fergus 8 septembre 2014 12:07

          @ Jmedest62.

          Je ne comprends pas ce qu’est, au moment où nous échangeons, une « Constituante » dans votre esprit, même si j’ai beaucoup écouté et lu Mélenchon (pour qui j’ai voté en 2012). Nous ne sommes pas en 1789, et tant qu’une révolte populaire majeure ou une crise de régime de grande magnitude n’a pas jeté à terre le pouvoir en place, on est dans le fantasme, pas dans la réalité.

          Pour ce qui est des écueils juridiques d’une constitution, il peut y avoir par exemple la non-conformité de certains articles avec les Traités internationaux. D’autre part, la rédaction d’une constitution ne relève pas d’un exercice d’écriture accessible à tous : cela nécessite d’avoir une vision juridique aussi claire que possible, et prospective, afin que les différents alinéas de chaque article ne soient pas incompatibles avec le futur travail législatif.

          Enfin, lorsque je parle de « constitutionnalistes », je ne fais pas allusion aux membres du Conseil constitutionnel, mais bien de juristes ayant une connaissance approfondie de la constitution, voire des dispositions constitutionnelles existant dans les pays voisins.


        • jmdest62 jmdest62 8 septembre 2014 16:37

          @ fergus

          désolé mais je persiste , une « nouvelle constitution » initiée et contrôlée de quelques manière que ce soit par le <pouvoir> (députés , sénateurs , experts , partis etc) en place ne pourra être qu’un fac-simile du système existant..
          Un exemple !  : le non-cumul des mandats , simple à décider et à mettre en place NON ! et pourtant les sénateurs font de la résistance .
          Le plus symbolique à mes yeux  : <Rebs Amen> qui cumule Maire , Sénateur, président de communauté d’agglomération et j’en passe (voir le lien) ....soit c’est un surhomme soit il néglige ses mandats .

          "....Pour ce qui est des écueils juridiques d’une constitution, il peut y avoir par exemple la non-conformité de certains articles avec les Traités internationaux....
          désolé (une nouvelle fois !) mais ce sont les traités qui devront se mettre éventuellement en conformité ou être dénoncés.

          @+


        • Fergus Fergus 8 septembre 2014 16:57

          Bonjour, Jmedest62.

          Vous avez raison concernant les élus. Mais précisément, ce n’est pas à eux que j’ai pensé pour mettre sur pied une nouvelle constitution, mais après élaboration d’un projet cohérent en grande partie dû aux travaux de citoyens tirés au sort, il appartiendrait sans doute au peuple de se prononcer par voie référendaire sur le texte de cette nouvelle constitution, comme cela a été le cas en 1958.

          Sur les traités internationaux, je ne suis pas juriste, mais je pense que vous avez tort : le texte d’un traité engage le pays qui l’a ratifié tant que ce traité n’a pas été abrogé par les signataires ou remplacé par un autre traité annulant le premier. Et cela vaut même si la constitution évolue dans l’un ou plusieurs des états ayant procédé à la ratification.


        • jmdest62 jmdest62 8 septembre 2014 19:02

          « ....élaboration d’un projet cohérent en grande partie dû aux travaux de citoyens tirés au sort.... »
          vous reprenez une idée défendue par Etienne Chouard , idée que je partage ...
          Si François « with teeth » Hollande engage le pays dans cette voie Alors OK il aura fait oeuvre utile pour son pays mais comme l’a dit Mélenchon ..une fois la nouvelle constitution mise en place , il démissionne et prend sa retraite.
          Malheureusement , je pense que François « with teeth » Hollande n’a pas « Les épaules » et qu’une « révolution violente » est plus probable que le scenario ci dessus.

          Pour les traités internationaux ..Ce point ne doit pas « influencer » l’écriture d’une constitution et .je maintiens qu’il faudra dénoncer les traités qui seraient en contradiction avec la nouvelle constitution.
          La plupart des traités comportent des « portes de sortie » Exemple : Le « traité de l’atlantique Nord » ratifié par la France en 1948 ......«  En septembre 1965, de Gaulle annonce lors d’une conférence de presse le retrait du commandement intégré de l’Otan au plus tard pour 1969. C’est chose faite en mars 1966,.... » pour ne pas risquer d’être embarqué dans un conflit USA-URSS ..mais n’est pas De Gaulle qui veut.....

          @+


        • Fergus Fergus 8 septembre 2014 20:24

          @ Jmdest62.

          Je crois, moi aussi, que « Hollande n’a pas les épaules ».

          De là à souhaiter une « révolution violente », il y a un pas que je ne franchis pas. Et pour cause, la plupart des révolutions débouchent sur des régimes encore pires que ceux qui ont été renversés. C’est pourquoi, à une « révolution violente », je préférerais des manifestations de masse et une grève générale. Malheureusement, les Français, de plus en plus démoralisés, deviennent trop fatalistes pour cela, une tendance liée à l’absence de perspectives alternatives à leurs yeux. Bref, la sortie de l’ornière n’est sans doute pas pour demain.

          Pour ce qui est des traités, le fait est qu’il existe des clauses de sortie.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 septembre 2014 20:46

          Fergus
          Il ne reste que des ruines de la Constitution de 58.
          « Où est passée la République française ? »


          La Constitution à laquelle sont soumis désormais tous les pays de l’ UE, c’est le Traité de Lisbonne.
          Et le droit européen est supérieur au droit des Etats.« Primauté du droit européen »
          Exemple : « La cour de Justice européenne vient de mettre fin au monopole de la sécurité sociale ».
          C’est ce qui va permettre de la privatiser.

          Si vous voulez une autre Constitution, il faut sortir de l’ UE et retrouver la souveraineté. 

        • D1eyed D1eyed 8 septembre 2014 22:10

          @ Fergus
          En fait , votre intro explicite clairement votre (arrière-) pensée....il faut sauver le soldat françois « with teeth » Hollande...
          Pas de réponse...

          Je vous cite (Moi Fergus, j’ai voté pour Mélenchon en 2012)
          Au premier tour Fergus au premier tour 

          et Hollande au 2ème.


        • Fergus Fergus 8 septembre 2014 22:34

          Bonsoir, Dleyed.

          Vous faites erreur, je ne veux en aucune façon « sauver le soldat Hollande ». S’il doit se sauver, il ne le devra qu’à un hypothétique retournement de conjoncture.

          Ce qui m’intéresse, c’est que soient mises en place des modernisations constitutionnelles en rapport avec les attentes du plus grand nombre d’entre nous. Si cela peut permettre à Hollande de ne pas sortir complètement essoré de son mandat, tant mieux pour lui, mais ce n’est pas ma préoccupation.

          Quant à mon vote Hollande de 2e tour, il était avant tout destiné à barrer la route d’un 2e mandat à Sarkozy. Et si c’était à refaire, il va de soi que je le referais.


        • Fergus Fergus 8 septembre 2014 22:37

          @ Fifi.

          Encore une fois, NON, il n’est pas nécessaire de sortir de l’UE pour la faire évoluer. Qu’un rapport de forces différent s’installe parmi ses membres et les clauses du Traité de Lisbonne seront assouplies voire mises en sommeil le temps que soit rédigé et validé un autre texte. Cela, c’est l’évidence même, et l’histoire fourmille de cas où les traités devenus inapplicables sont ainsi tombés en désuétude puis remplacés.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 septembre 2014 07:55

          Fergus,
          Vous croyez encore au Père Noël ?
          Avec tout l’argent que rapporte aux banques les intérêts de la dette, et la toute puissance des multinationales, vous croyez qu’ils vont se tirer une balle dans le pied ?

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