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Accueil du site > Actualités > Politique > Hommage à Dominique Baudis, homme d’État

Hommage à Dominique Baudis, homme d’État

Un homme d’État est un homme qui veut avant tout agir selon l’intérêt général. Dominique Baudis, bien que jamais ministre, promis à une belle destinée nationale, aura été un homme d’État dans sa ville de Toulouse et dans sa région Midi-Pyrénées. Un homme localement d’État.

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C’est avec une grande émotion que l’annonce de la disparition de Dominique Baudis a été accueillie ce jeudi 10 avril 2014 en fin de matinée. La lutte contre la maladie implacable, des opérations, une dernière hospitalisation depuis quelques jours au Val-de-Grâce, à Paris. Le premier Défenseur des droits est mort quatre jours avant son 67e anniversaire.

Même émotion unanimement ressentie dans toute la classe politique, parmi ses amis de l’ex-UDF, évidemment, comme François Bayrou, Philippe Douste-Blazy, Jean-Luc Moudenc (actuel député-maire de Toulouse), Pierre Méhaignerie, François Sauvadet, Gérard Longuet (qui fut son camarade de promo à Science Po), mais aussi le Président François Hollande (au Mexique), le Premier Ministre Manuel Valls, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, le président de l’UMP Jean-François Copé, l’ancien président du CSA Hervé Bourges, l’actuel président de l’Institut du monde arabe (et ancien ministre) Jack Lang, le journaliste Patrick Poivre d’Arvor, et tant d’autres.

Même émotion, et même sentiment d’inachevé dans un destin politique en pointillé que lors de la brutale disparition de Philippe Séguin il y a quatre ans, le 7 janvier 2010. Comme ce dernier, Dominique Baudis recevra les honneurs de la République aux Invalides au début de la semaine prochaine.

Assez discret depuis plusieurs années, Dominique Baudis était avant tout un homme des médias, et l’hommage si intense qui lui est rendu doit sans doute une part au fait qu’il a fait partie du sérail, grand reporter puis présentateur du journal de 20 heures.

Je me souviens aussi de ses présentations de la séance des questions au gouvernement du mercredi après-midi, pendant deux heures, au cours desquelles, contrairement à ses successeurs présentateurs, on pouvait sentir une réelle passion et un réel respect car il ne se permettait jamais parler au-dessus d’un discours. Lorsqu’un parlementaire parlait dans l’hémicycle, il se taisait, par respect pour les parlementaires et les téléspectateurs (aujourd’hui, un présentateur se croit obligé de commenter ce que dit le parlementaire, comme si le téléspectateur n’était pas capable de comprendre tout seul).

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Parce qu’il était un centriste engagé, c’est-à-dire, avant tout, un démocrate européen engagé, j’ai eu l’occasion de le rencontrer à de nombreuses reprises à la fin des années 1980 et dans les années 1990. Il faisait partie, au sein du mouvement centriste, des "3 B", la nouvelle génération : Baudis, Bayrou, Bosson. Troisième génération de la formation initiée par Jean Lecanuet et André Diligent et reprise ensuite par Pierre Méhaignerie, Bernard Stasi et Jacques Barrot.

Il a pris la succession de son père Pierre Baudis à la mairie de Toulouse. Il a été élu en mars 1983 avec d’autres jeunes maires (Annecy, Grenoble, etc.) et cette "bande" de jeunes élus de l’opposition, véritables espoirs d’une nouvelle génération, passés par les élections européennes en juin 1984 puis par le Palais-Bourbon en mars 1986, a été révoltée de l’échec présidentiel de mai 1988. Le diagnostic, c’était qu’il fallait un renouvellement complet de la classe politique.

Cela a abouti à la démarche des Douze rénovateurs au printemps 1989, avec notamment Dominique Baudis, Michel Noir (député-maire de Lyon), Philippe Séguin, François Bayrou et François Fillon. À la télévision, un soir, Dominique Baudis a eu l’audace (unique dans sa carrière) de demander à l’ancien Président de la République Valéry Giscard d’Estaing, alors président de l’UDF et en piste pour diriger une liste aux européennes quelques semaines plus tard, de se retirer, de prendre sa retraite et de laisser la nouvelle génération occuper le terrain.

Cette aventure n’a eu aucun lendemain. Les divergences de fond et de stratégie entre Philippe Séguin et Dominique Baudis firent capoter la constitution d’une liste des rénovateurs qui a terminé en liste centriste dirigée par Simone Veil (avec pour numéro deux, un autre nouveau maire, Jean-Louis Borloo), en compétition avec une liste RPR-PR dirigée par …Valéry Giscard d’Estaing et Alain Juppé.

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Dominique Baudis avait cependant obtenu aux élections européennes de juin 1994 ce qu’il n’aurait jamais espéré en juin 1989, l’unité de la majorité d’alors, UDF-RPR, en dirigeant lui-même la liste commune. Ce fut sa seule campagne nationale (à l’époque, la proportionnelle était appliquée à l’échelon national) qui lui permit d’obtenir la première place avec près de 26% des suffrages.

Entre temps, il avait raté l’occasion historique : au congrès du Centre des démocrates sociaux (CDS) en octobre 1991 à Angoulême, il avait finalement renoncé à conquérir à la hussarde la présidence du parti contre l’ancienne garde. Il s’était contenté d’une simple "présidence exécutive" qui n’était qu’un titre parmi d’autres. Il aurait pris la présidence du CDS en 1991, il aurait été forcément en piste pour être le candidat de l’UDF en 1995 après le passage dans un grand ministère. Finalement, l’UDF n’a eu aucun candidat à l’élection présidentielle de 1995 et a dû juste compter les coups entre Jacques Chirac et Édouard Balladur.

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La carrière électorale de Dominique Baudis fut toutefois très brillante, et à ma connaissance, il n’a connu aucun échec électoral personnel : maire de Toulouse de mars 1983 à janvier 2001, conseiller général de mars 1985 à 1990, président du Conseil régional de Midi-Pyrénées de mars 1986 à juin 1988, député européen de juin 1984 à juin 1988, de juin 1994 à octobre 1997 et de juin 2009 à juin 2011, député de Haute-Garonne en mars 1986 (laissant le siège à son père), puis de juin 1988 à mai 1994 et de juin 1997 à janvier 2001. Il avait commencé en se faisant élire conseiller municipal de Boulogne-Billancourt en mars 1971 sur la liste menée par Georges Gorse.

Après avoir négocié un changement de trajectoire en passant du journalisme vers la politique au début des années 1980, Dominique Baudis effectua un autre changement de piste en lâchant la politique pour des fonctions plus administratives ou indépendantes : président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de janvier 2001 à janvier 2007, où il lança la télévision numérique terrestre (TNT), puis, en concurrence sur le poste avec Hervé Bourges (son prédécesseur à la présidence du CSA), il fut nommé président de l’Institut du monde arabe de février 2007 à juin 2011 (Jack Lang lui a ensuite succédé). Il esquissa ensuite un court retour dans la vie politique en dirigeant une liste aux européennes de juin 2009.

Court car le 22 juin 2011, nommé par le Président Nicolas Sarkozy, Dominique Baudis inaugura la toute nouvelle fonction de Défenseur des droits créée par la réforme des institutions du 23 juillet 2008.

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Chaque année dans un rapport, encore le 2 septembre 2013, Dominique Baudis pointait du doigt la rudesse de l’administration française face aux citoyens qu’il essayait de soutenir de son mieux pour éviter des injustices : « Pour des familles qui sont sur le fil, le moindre incident provoque une chute dont elles ne se relèvent pas, ne sachant pas à qui s’adresser. J’ai le souvenir de cette grand-mère qui, du jour au lendemain, a perdu tous ses droits, pension de retraite, couverture sociale… parce qu’une dame, née le même jour qu’elle et qui portait les mêmes nom et prénom, était décédée : l’administration avait confondu les deux identités. Cette femme, seule pour démêler sa situation, sans famille, s’est retrouvée devant un véritable mur. Les plateformes téléphoniques, les services externalisés, les délégations de service public ont rendu l’administration encore plus abstraite, plus inaccessible, plus violente. » ("Journal du Dimanche" du 1er septembre 2013).

Car l’injustice, il avait conscience de ce qu’elle pouvait être. Odieusement calomnié dans l’affaire Patrice Alègre (révélant les rumeurs qui couraient contre lui dans le journal de 20 heures de TF1 le 18 mai 2003), Dominique Baudis a gardé tout le restant de sa vie une réelle blessure que sa mise hors de cause officielle n’a jamais pu refermer. C’est ce qui lui a permis aussi de se mettre à la place des citoyens injustement (mal)traités par l’administration. Espérons que son successeur mettra le même talent au service des citoyens.

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Dominique Baudis (1947-2014) et Philippe Séguin (1943-2010), les deux leaders des Rénovateurs de 1989, l’un centriste, l’autre gaulliste, chacun ancien présidentiable plein d’avenir, chacun avec une carrière nationale en deçà de sa potentialité, chacun tirant les oreilles de l’administration pour l’un (comme Défenseur des droits), de l’État et du gouvernement pour l’autre (comme premier Président de la Cour des Comptes), chacun disparu brutalement, trop brutalement, à 66 ans, sont aujourd’hui encensés par la classe politique, dans un large consensus émotionnel.

J’adresse mes condoléances à la famille et les proches de Dominique Baudis après ce douloureux calvaire contre la maladie.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (10 avril 2014)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Dominique Baudis, bientôt premier Défenseur des Droits (4 juin 2011).
Dominique Baudis, ex-jeune loup de la politique française (15 juin 2011).
La rumeur dans le milieu politique.
Les Rénovateurs (1).
Les Rénovateurs (2).
La famille centriste.
François Bayrou.
Jean-Louis Borloo.

Philippe Séguin.
Bernard Stasi.


 


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36 réactions à cet article    


  • chapoutier 11 avril 2014 08:52

    en 1981 j’avais un collègue de travail , travesti ( transsexuel) de son état, qui connaissait très très bien un certain journaliste alors il est très difficile de prendre pour argent comptant certaines dénégations....


    • chapoutier 11 avril 2014 08:54

      il est facile de comprendre que je peux être plus explicite


    • chapoutier 11 avril 2014 08:56

      j’ai oublié la négation
      il est facile de comprendre que je NE peux PAS être plus explicite


    • bourne 11 avril 2014 10:05

      Et ... Dominique, avait une réputation dans certains milieux. Comme un autre Dominique, célèbre dans le monde entier, lui, désormais. smiley


    • appoline appoline 11 avril 2014 13:07

      Ce type là, était malsain, nous le savons tous, la justice n’a pas fait son boulot, une fois de plus quand il s’agit de dossiers sensibles impliquant de hautes personnalités


    • cathy30 cathy30 11 avril 2014 11:11

      C’est l’hécatombe chez les centristes.


      • Nums Nums 11 avril 2014 11:58

        En plus, il était gentil et apparemment, il aimait bien les p’tits enfants...


        • appoline appoline 11 avril 2014 13:08

          Apparemment il les aimait beaucoup


        • foufouille foufouille 11 avril 2014 12:31

          il est pas mort en travaillant ?


          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 avril 2014 13:14

            Les cracheurs sur tombes sont de sortie ... Beurk ...


            • barrere 11 avril 2014 13:16

              eugene sue


              • marmor 11 avril 2014 13:56

                Chapoutier, j’ai un ami qui a un ami qui lui a dit vous avoir vu dans un backroom d’une boite de nuit bizarre, en charmante compagnie !
                Je connais aussi des trans, des bi, des homos, c’est pas pour autant qu’ils me sodomisent ( ni l’inverse ) !!
                Je bois l’apéro tous les vendredis chez un ami restaurateur, avec un trans prostitué, de plus de 60 ans et malgré qu’on sache qu’il sappelle René, on l’appelle cindy, comme il (elle) le souhaite. Donc je ne suis pas clair ! Ragots de bas étage que tout celà, et en plus, sur la tombe d’un homme respectable et repecté.


                • smilodon smilodon 11 avril 2014 14:30

                  Je ne connais pas beaucoup ce mec. Mais en 1989, quand je me suis marié, il était le maire de cette ville. J’y habitais, et c’est que je m’y suis marié. Dans la « salle des illustres », je me souviens encore. J’avais 32 ans. C’était il y a 25 ans. Ce jour-là, un samedi (on pouvait encore se garer juste devant la « capitole », ce jour-là 22 mariages se célébraient en même temps. 22 !!... Il est grand ce « bâtiment », il y avait de la place pour tout le monde !... Un « adjoint » nous a marié, avec tout ce qu’il faut de « professionnalisme », de gentillesse et d’humanité. Un brave homme que j’ai totalement oublié !.. Mais à la fin de ces 22 mariages, ce Monsieur, est venu dans chaque salle pour féléciter les nouveaux mariés. Il a passé 5 à 10 minutes avec tous !.. Il s’est prêté au « jeu des photos ». Dit 2 ou 3 mots pour chaque couple nouvellement uni !... Il avait un charisme indéfinissable. Une sorte de gentillesse, de sympathie tellement sincère !.... Depuis 25 ans, j’ai encore la photo où je peux me voir à côté de mon ex-femme et de ce maire !... C’était un MONSIEUR, ce Monsieur !...... Un VRAI !... Voilà. Le seul contact que j’aurais eu l’honneur d’avoir avec lui. Et sa mort n’est pas passée inaperçue dans mon coeur !...Il aura fait partie d’un des moments les plus forts de ma vie. Avec gentillesse, discrétion, sympathie. Ce mec était un mec bien. Je pense à lui et à sa famille.... Dommage que je n’ai aucune adresse où leur écrire..... C’était un mec bien. Ca se sentait. Adishatz.


                  • smilodon smilodon 11 avril 2014 14:43

                    @ l’auteur : Pour revenir sur mon mariage, ma mère à encore les photos de l’instant où elle a osé demander une « pose photographique » avec Monsieur BAUDIS !!..Ce à quoi il s’est plié avec le grand sourire qu’on lui connait. Un « selfy » je crois ça s’appelle de nos jours !... Elle n’est pas peu fière de nous montrer cette photo, à chaque « réunion de famille » !.. Ouais, c’était un MONsieur cet homme !... Un vrai, avec du coeur, du savoir-vivre, et même de « l’humanité » !...... On perd un « mec bien » !.. Et il en reste si peu, des comme lui......Adishatz.


                    • mortelune mortelune 12 avril 2014 05:58

                      On s’en fout de ton mariage smilodon. Ce jour là tu étais dans un tel état que même le pire des c... aurait pu être ton ami.


                    • marmor 11 avril 2014 14:58

                      Smilodon,
                      Je suis à Toulouse depuis plus de 40 ans. J’ai eu l’occasion de rencontrer Dominique Baudis officiellement et officieusement. J’ai connu beaucoup de monde dans cette ville, des decideurs, des presidents du tribunal, du tribunal de commerce, de la cci, des avocats, des notaires, les adjoints de la mairie, beaucoup d’employés de la mairie, quasiment tous les inspecteurs de la PJ et de la Brb. J’ai fréquenté TOUS les établissements de nuit de la ville, j’ai même rencontré patrice allegre ( son regard faisait froid dans le dos ! ). Il faut dire que je m’occupais de la concession d’une grande marque de voitures allemandes, et tous ces gens étaient des clients ou souhaitaient le devenir. Je n’ai jamais rien entendu de malsain à propos de Dominique Baudis, et pourtant, il s’en dit des secrets au coin d’un comptoir à trois heures du matin !


                      • barrere 11 avril 2014 17:38

                        alors vous avez peut être une idée sur les femmes retrouvées « suicidées » ? sur les médecins légistes ayant fait les autopsies ? sur le procureur bouraguet ayant pris l’apéro avec alegre ?sur l’incinération presto du juge roche ?.....

                        Si Baudis est hors du coup, ce que je veux bien croire, il savait au moins .....


                      • Altair 11 avril 2014 22:21

                        Effectivement vous avez probablement connu le Dr Bras et le Dr Alengrin, les medecins legistes de l’époque à Toulouse.

                        En 2004, Libé a fait un excellent article sur la « qualité » de leurs conclusions... smiley
                        Cherchez un peu.... smiley


                      • smilodon smilodon 13 avril 2014 13:51

                        @ marmor. 202 avenue Jean Rieux... 6 ans dans cette « caserne » de 420 familles... Au « psig » j’étais.... De fin 1988 à juillet 1994... J’ai adoré cette ville !.. Mon avis ne vaut que çà !... Le simple « avis » d’un « toulousain importé, passager » !.. Pour avoir fait 25 ans dans la gendarmerie, avec 5 affectations totalement différentes, je vous dirais ceci : j’ai adoré ma période à TOULOUSE !... Comme j’ai adoré les 4 autres !... « L’affaire » dont Baudis serait « acteur », je n’y crois absolument pas !.....En 25 ans de gendarmerie, j’aurais appris à me méfier d’une chose : la rumeur !...... Ce que vos voisins pourront colporter sur vous, à une « échelle » moindre !.. C’est pareil !... BAUDIS, je ne le vois vraiment pas dans ce « genre de truc »... Pour vous répondre, et en même temps englober d’autres « réponses » au sujet de ce que j’ai écrit. Baudis, c’est pas ce genre de « type » !.... J’ai toujours un profond respect pour ce « mec » !... Un immense respect. Et qu’on me prouve le contraire !... O TOLOSA !... Quelle belle ville !...Je l’adore toujours.... Adishatz.


                      • smilodon smilodon 13 avril 2014 13:59

                        @ ALTAIR : Le docteur ALENGRIN ??.. Je ne sais pas qui vous êtes, mais effectivement j’ai connu ce « médecin légiste » !... Une femme d’ailleurs !... Vous voulez un « scoop » sur ce toubib ???... J’en ai un !... Mais je ne diffuse pas sur agora !.. Pas tout !.. Le docteur Bras, aussi, je m’en souviens !.. Moins sympa celui-là !.. On semble savoir de quoi on parle, vous et moi !... Mais bon !... Ces « gens » je les respecte, avec leurs qualités et leurs défauts !.... J’suis parti de toulouse en 94... Suite à un usage des armes dans une station service de ST JORRY !.. Qui s’en souvient ??.....Adishatz mon ami.


                      • smilodon smilodon 13 avril 2014 14:10

                        @ BARRERE : Non, hélas, je ne sais rien. Je n’étais qu’un « pauvre gendarme » à l’époque des faits !.. Un pauvre gendarme qui se posait, aussi, plein de questions !.. Comme dans l’histoire des prostituées brûlées vives dans leur appart !.. J’ai rien oublié, rassurez-vous !.. Mais je n’ai pas la réponse !.. Sauf celle-ci : Baudis, franchement, il était trop au-dessus de tout ça pour y être mélé !.... Toute cette « affaire », c’est juste du grand banditisme !... Trop « haut » pour un pauvre « gendarme », trop « bas » pour un député-maire !... Y’aurait encore tant à dire sur cette « période » !... Mais, honnêtement, Baudis, tout comme moi, on avait rien à voir (ou à savoir) sur le « sujet » !.... Franchement. Adishatz.


                      • smilodon smilodon 13 avril 2014 14:23

                        @ BARRERE : Non je n’ai aucune idée sur rien !... Je n’ai été que « contemporain » de tout ceci !.... Je m’en souviens, et même très bien !.. Mais honnêtement, je n’en sais rien !.. Sauf qu’on a voulu mélanger la pègre et les « gens biens » !.. Ca oui, je m’en souviens !... Laissez BAUDIS en dehors de « çà » !....Allègre, c’est le pire des « connards » !... Qu’il végète au fond de sa taule !.. Il en sait de choses, lui !..Mais il ne dira jamais que tout et n’importe quoi !... C’est un « connard » !... Ne mélangez pas D.B avec un pauvre type comme l’autre !... SVP !...Adishatz.


                      • mdan 16 avril 2014 19:03

                        Les deux médecins légistes Danièle Alengrin et Pierre-Marie Bras ont enterré une série de crimes du tueur Patrice Alègre entre 1987 et 1992 sous la fausse appellation de suicides.
                        - les médecins légistes et les gendarmes coupables d’avoir maquillé ces meurtres en morts naturelles n’ont pas été condamnés, bien au contraire
                        - Danièle Alengrin et Pierre-Marie Bras figurent toujours sur la liste des experts de la cour d’appel de Toulouse.
                        - de nombreux dossiers et éléments fournis par les familles de victimes ont disparu


                      • c’est pas grave 11 avril 2014 15:05

                        « Un homme d’État est un homme qui veut avant tout agir selon l’intérêt général. »

                        oxymore parfait , quand on songe à la définition du mot « européiste  »


                        • rocla+ rocla+ 11 avril 2014 17:30

                          Si on a pas pu prouver formellement un quelconque culpabilité 

                          il est super dégueulasse de mettre des crimes sur le dos d’ un 
                          innocent . 



                          • Pyrathome Pyrathome 11 avril 2014 18:50

                            Nul n’échappe à la justice divine.....


                          • Jonas 11 avril 2014 18:07

                            @Sylvain Rakotoarison 

                            Je partage votre hommage pour cet homme de valeur qu’avait été Dominique Baudis, mais vous passez vite sur les calomnies qu’il a subies de la part de l’ancien rédacteur du journal Le Monde , Eddy Plenel qui l’avait jeté en pâture à l’opinion publique sans preuves et uniquement en s’appuyant sur les dires de prostituées et de gens pas très recommandables.

                            Les médias comme les mafieux se protègent et gardent le silence sur les erreurs de leur confrère de Médiapart. 

                            • Proudhon Proudhon 11 avril 2014 18:49

                              Un politique innocent cela n’existe pas !

                              Ce qui est sûr c’est qu’à présent comme tout un chacun, il devra rendre des comptes là-haut.
                              Et là-haut aucune protection n’est possible, c’est la Justice Vraie et Véritable.


                              • Emmanuel Glais 11 avril 2014 20:41

                                Je n’ai aucun avis sur cet homme, mais il y a des raisons de croire que toute lumière n’a pas été faite sur l’affaire Alègre. Ecoutez ce que disent les enfants du magistrat Roche, qui leur a raconté beaucoup de choses atroces avant de mourir mystérieusement et d’être incinéré à la va-vite... 


                                • Altair 11 avril 2014 22:06

                                  Et surtout on n’oublie pas le site des familles de victimes :

                                  Vous comprendrez vite ce qu’ils pensent de ce « monsieur ».... smiley

                                  • mortelune mortelune 12 avril 2014 05:48

                                    Baudis ? ce n’est pas l’homme qui a été montré du doigt par les enfants Roche pour des « affaires » de pédophilie ?


                                    • mortelune mortelune 12 avril 2014 06:09

                                      La nature ayant horreur du vide, des naïfs iront encore voter pour un mec aussi ’louche’ que Baudis. Ce n’est donc pas Baudis qu’il faut blâmer mais ceux qui usent leurs temps à mettre un papier dans une boite pour qu’un bourgeois nanti qu’ils ne connaissent pas prenne des décisions à leur place avec tout pouvoir de mystification.


                                      • Gugu Gugu 12 avril 2014 08:46

                                        « Un homme d’État est un homme qui veut avant tout agir selon l’intérêt général. »

                                        Quelle bonne blague que de dire que Baudis agissait selon l’intérêt général...
                                        Si effectivement, Baudis a beaucoup fait pour Toulouse, il s’est surtout occupé de la vitrine et des têtes de gondoles, en s’empressant de dissimuler le moins clinquant au fond du magasin ou dans l’arrière boutique...
                                        J’ai grandi dans un quartier populaire de Toulouse, pas une cité, juste un quartier un peu vieux, peuplé de tous types de population : des vieux pauvres, des fonctionnaires qui vivaient bien, des ouvriers, des commerçants, des jeunes qui faisaient hurler leur Trust ou Renaud par leur fenêtres de chambres grandes ouvertes, des gitans, des maghrébins (on disait arabes à l’époque), des blacks, des portugais, des espagnols... les rues étaient assez sales, les trottoirs souvent défoncés, les façades bien défraichies... la ville était bien plus grise que rose, mais la vie elle était beaucoup plus rose qu’aujourd’hui.
                                        Au fil des années 80, un grand coup de balai a été donné dans ces vieux quartiers (ce qui n’a pas fait de mal à l’image de ces dits quartiers), mais ça c’est fait au prix d’un déplacement de population insidieux qui a tué cette mixité de population.
                                        Tout au long de mon enfance et de mon adolescence, j’ai des copains, voisins, qui ont déménagés. Je ne me posait pas de question à l’époque, c’est la vie...
                                        Jeune adulte au début des années 90, j’ai travaillé dans le quartier du Mirail, grande cité s’il en est, 50 000 personnes qui s’entassaient dans des barres d’immeuble à l’époque, plus de 10% de la population de la ville. Et là, j’ai revu la plupart des habitants de mon quartier d’enfance qui avaient dut déménager pour cause d’urbanisme galopant.
                                        A ce moment là, une chose m’a frappé, un petit détail qui m’avait échappé jusqu’alors, parce que j’étais trop jeune pour le comprendre... Le quartier dans lequel j’étais arrivé à 4 ans n’était pas le même que celui que j’ai quitté à 17 ans. Du quartier multiculturel qui m’avait accueilli, où chacun faisait découvrir sa diversité à ses voisins ou camarades de classe, on était passé à un quartier de classe moyenne blanche, totalement uniformisé...
                                        Le hic dans cette politique de la ville, c’est qu’on a vidé le Mirail de ces classes moyennes blanches pour y mettre tous ces « colorés » venants d’autres quartiers de la ville... les organismes qui gèrent les placements en hlm avaient des consignes orales afin de diriger les demandeurs « visiblement issu de l’immigration » vers les cités, et les « visiblement de souche » vers les hlm disséminés dans la ville.
                                        J’ai vu des jeunes qui travaillaient bien à l’école, qui refusaient le ramadan, qui mangeaient du cochon quitter mon quartier. Quand je les ai revu 10/15 ans plus tard, les filles étaient voilées, les garçons oscillaient entre stages et délinquance et/ou imposaient à leur entourage des « valeurs » qu’ils voyaient à la télé grâce à toutes les paraboles satellites qui fleurissaient sur chaque balcon. Le mirail, qui était un quartier extrêmement vivant à la fin des années 70, début 80, est aujourd’hui un quartier « ghetto », un quartier dans lequel les flics ont peur de se balader s’ils ne sont pas en nombre.

                                        Alors, Baudis, un grand homme d’état, honnêtement, je ne sais pas... Au vu des pétaudières que sont devenus les cités toulousaines, je dirait non. Il a été organisé des regroupements culturels qui ont débouché sur une non intégration flagrante d’une partie de la population issue d’immigration. On a sciemment mis sous le tapis ce qu’on ne voulait plus voir, et aujourd’hui, 30 ans après, on ne voit que ça quand on habite Toulouse.


                                        • barrere 12 avril 2014 10:05

                                          enfin ya pas que le mirail.
                                          ça tire à la kalach aux 3 cocus ....


                                        • marmor 12 avril 2014 12:56

                                          Et aux izards, et à empalot, et à la cité Madrid, et à bagatelle, la faourette....


                                          • mdan 16 avril 2014 19:01

                                            Toulouse = Affaire Alègre/Baudis, AZF, Mérah = des dossiers très nébuleux, une justice très spéciale.

                                            Ce qui est sûr (faites des recherches, tout ça est bien documenté)

                                            - Le livre « Face à la calomnie » de Dominique Baudis a été condamné à (au moins) deux reprises pour diffamation
                                            - Dominique Baudis fréquentait régulièrement une prostituée (écoutes judiciaires révélées par VSD)

                                            - Il y a eu 191 meurtres et disparitions irrésolues ou assassinats maquillés en suicide à Toulouse entre 1986 et 1997
                                            - Les deux médecins légistes Danièle Alengrin et Pierre-Marie Bras ont enterré une série de crimes du tueur Patrice Alègre entre 1987 et 1992 sous la fausse appellation de suicides.
                                            - les médecins légistes et les gendarmes coupables d’avoir maquillé ces meurtres en morts naturelles n’ont pas été condamnés, bien au contraire
                                            - Danièle Alengrin et Pierre-Marie Bras figurent toujours sur la liste des experts de la cour d’appel de Toulouse.
                                            - de nombreux dossiers et éléments fournis par les familles de victimes ont disparu
                                            - le gendarme Roussel (adjudant) de la cellule Homicide 31 qui a réussi à faire avancer le dossier en est dessaisi subitement par sa hiérarchie sans raison valable

                                            - Michel Bréard, ancien procureur de la République à Toulouse, aujourd’hui en poste à Bordeaux, a rédigé un rapport (sous la référence 8PG05 à la chancellerie) remis en janvier 2005 dont la publication a été bloquée
                                            - le rapport Bréard met en cause les agissements et les relations d’un magistrat, Marc Bourragué (ancien substitut devenu procureur adjoint à Montauban)
                                            - le rapport Bréard prouve que Marc Bourragué fréquentait Patrice Alègre

                                            - un dossier pénal le mettant en cause a été instruit par ... Marc Bourragué lui-même

                                            - La prostituée Line Galbardi est assassinée après avoir témoigné d’un meurtre à l’inspecteur Lionel Ziegler
                                            - 22 juin 2003 Canal+ annule la diffusion du Vrai Journal consacré à l’affaire Alègre.

                                            - Le 25 mars 2005, le juge d’instruction Thierry Perriquet déclare le non-lieu pour toutes les inculpations de Dominique Baudis, Marc Bourragué
                                            - le substitut du procureur, François Heinisch, à l’origine des poursuites sur le volet mœurs de l’affaire Alègre, a mis en cause le travail de la justice qui n’a pas été « suffisamment poussé », selon lui, en ce qui concerne les notables.

                                            - l’association de victimes « Stop à l’oubli » a de très forts doutes sur D. Baudis

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