Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Homme providentiel : la France de 2007 a-t-elle besoin d’un capitaine (...)

Homme providentiel : la France de 2007 a-t-elle besoin d’un capitaine ou d’une prophétesse ?

Les observateurs étrangers qui se penchent pour étude ou par curiosité sur la vie politique française sont souvent surpris par le fait que celle-ci ne peut s’empêcher de faire continuellement référence à l’histoire et à la mythologie politique. Pas de grands discours sans citations de grands hommes (Jaurès pour le discours d’investiture de Nicolas Sarkozy, même si cela peut paraître antinomique). Pas de grands gestes politiques, sans référence aux actions d’un illustre prédécesseur (la muraille de Chine pour Ségolène Royal, comme Mitterrand avant l’élection de 1981).

Parmi les mythes politiques les plus forts, il en est un, le mythe de l’homme providentiel, qui reprend du service à chaque élection présidentielle avec plus ou moins de vigueur. Quoi de plus naturel pour un candidat, dans un scrutin aussi personnalisé, que de vouloir parler à l’inconscient collectif français en tentant d’incarner au mieux ce mythe ? En 2007, il est intéressant de constater que les deux principaux candidats souhaitent se détacher de toute référence à ce mythe et déclarent qu’ils ne croient pas en sa pertinence. Ségolène Royal l’a déclaré le 20 janvier dernier lors d’une interview avec Claire Chazal. Nicolas Sarkozy après l’avoir affirmé en 1995 (archive INA retrouvée par Marianne2007) ne semble plus tout à fait prêt à le rappeler.

Le retour du mythe de l’homme providentiel

Pourtant, le mythe de l’homme providentiel, du guide, du chef, du sauveur semble bien de retour. Il est partout dans la communication, dans les discours, dans les actes, sur les sites Internet des candidats. Diffus, il est difficile à cerner et peut prendre plusieurs formes.

Pour mieux le définir, il est possible de s’inspirer de la typologie de Raoul Girardet (Mythes et mythologies politiques, Seuil, 1986), qui en vaut bien une autre et qui a le mérite d’être claire. Schématiquement il existe, selon cet auteur, quatre grands modèles d’homme providentiel. Ces modèles peuvent se combiner pour mieux s’incarner :

  • Le modèle Cincinnatus : le vieil homme illustre, en retraite paisible, qui est rappelé à la tête d’un peuple dans la tourmente. Les exemples sont connus : Doumergue (1934), Pétain (1940), de Gaulle (1958).
  • Le modèle Alexandre : le jeune capitaine téméraire et avide de gloire. On voit tout de suite Bonaparte (1795).
  • Le modèle Solon : le législateur ou le sage refondateur qui s’appuie sur de grands principes et de grandes références universelles. Les illustrations pourraient être Pétain (et son « ordre nouveau » de 1941), de Gaulle (et la Ve République de 1958)
  • Le modèle Moïse : le prophète qui guide et incarne son peuple, notamment par le Verbe.

Le capitaine Sarkozy et la prophétesse Royal

Jouons un peu en essayant les différentes combinaisons qui s’adaptent le mieux aux différents candidats de l’élection présidentielle 2007. Pour les deux candidats en tête des sondages, c’est presque trop simple.

Sarkozy est bien entendu le jeune capitaine toujours dans l’action et avide d’un destin glorieux. Sur le site Sarkozy.fr, on en retrouve des éléments dans sa biographie, dans ses valeurs, dans l’omniprésence de ses portraits sur toutes les pages du site et dans ses différents discours.

Royal prendrait plutôt la figure d’une prophétesse qui souhaite incarner son peuple pour mieux le guider. L’internaute ne s’attend-il pas à ce qu’une voix transcendante perce à travers les nuages du bandeau haut du site désirs d’avenir ? La couleur blanche des habits de la candidate ne l’entoure-t-elle pas d’une aura particulière ? Les débats participatifs en ligne ne sont-ils pas le signe d’une écoute de la parole d’un peuple qu’elle portera tout au long de la campagne ?

L’exercice devient plus difficile pour Bayrou, Le Pen, Hulot et les autres... Peut-être parce que ces candidats font moins de références explicites ou implicites à ce mythe dans le cadre de leur campagne (et encore, ça se discute, nous vous laissons essayer) ?

Dans son exploration de ce mythe, Raoul Girardet précise : « A quelque modèle qu’il se réfère (...) l’homme providentiel apparaît toujours comme un combattant (...). Qu’il restaure l’ordre établi ou qu’il le bouleverse, qu’il organise ou qu’il annonce celui qui vient, c’est toujours, d’autre part, sur une ligne de rupture des temps que se situe son personnage. » Rupture, voilà bien un concept remis au goût du jour.

L’homme providentiel n’est que le héros d’un contexte

Si les deux principaux candidats semblent jouer la carte de l’homme providentiel dans leur communication (notamment dans leur posture ou dans l’image qu’ils veulent donner d’eux-mêmes), cela n’est pas sans risque majeur. En effet, l’utilisation efficace de ce mythe, pour parler à l’inconscient collectif français, nécessite que le modèle de posture que le candidat a choisi soit en adéquation parfaite avec les attentes et le contexte général de la société. Pour devenir le héros d’un peuple, il est nécessaire que le peuple perçoive en vous les qualités adaptées à sa situation et à ses attentes.

La communication des candidats devra donc à la fois jouer sur la perception que la société se fait d’elle-même (état des lieux), sur les modèles de société qui s’offrent à elle (les solutions potentielles) et sur le candidat le mieux à même de les porter (le projet et son incarnation).

En 2007, la France (telle qu’elle se perçoit elle-même) a-t-elle besoin d’un capitaine, ou d’une prophétesse ?


Moyenne des avis sur cet article :  3.68/5   (73 votes)




Réagissez à l'article

45 réactions à cet article    


  • non666 (---.---.155.99) 26 janvier 2007 10:33

    Ils sont bien obligé de joué sur ce registre : ils ont renoncé a toute ideologie.

    La gauche definie depuis 80 ans sur la lutte des classes, la lutte contre le capitalisme, la foi dans les lendemains qui chantent et le sens de l’Histoire, semble avoir tourné la page sans prendre la precaution d’en avoir informé ses electeurs... Qui etaient ses candidats a la candidature au PS ? Dsk le liberal socialiste, Royal la Blairiste et Fabius en representant de l’aile gauche du Parti. Rien que la, il y a deja de quoi se marrer.

    La Droite renonce elle a sa pluralité en revendiquant desormais le parti unique. Qui fera l’arbitrage des decisions entre nationalistes/souverainistes/gaullistes, chretiens democrates et liberaux, les 3 familles traditionnelles des droites ? On refuse de compter les courants, on est bien sagement assis derriere le chef, seul autorisé a trancher...on se croirait presque au FN

    Du coup, que reste t’il sinon le mythe du chef, du sauveur, la vente d’image ? Rien... entre celle qui n’a pas encore d’idées et celui qui vend tout et son contraire le lendemain, le combat se fait sur les temps d’antennes, de la simple pub.


    • Petit 26 janvier 2007 11:09

      IL n’ont pas renncés aux idéologies, mais ils ne les mettent plus en avant, de peur de facher plus que de plaire.


    • dégueuloir (---.---.83.237) 29 janvier 2007 00:56

      Nicolas Sarkozy a été ministre du budget, porte-parole du gouvernement et de la communication en même temps. La découpe se fait comme ceci :

      Mars 1993 - janvier 1995, Ministre du budget, Porte-parole du gouvernement, puis chargé, à titre provisoire, d’exercer les fonctions du ministre de la communication (gouvernement Balladur).

      Janvier - mai 1995, Ministre du budget, chargé d’exercer les fonctions du ministre de la communication (gouvernement Balladur)

      Le budget : « Mon premier jouet... »

      L’ex-ministre de l’Intérieur doit en effet une bonne part de sa place en politique à son passage au ministère du Budget, dans le gouvernement d’Edouard Balladur, de 1993 à 1995. A l’époque placé sous la férule - légère - d’Edmond Alphandéry, ministre centriste de l’Economie, il avait laissé un souvenir plus que mitigé. Quand Nicolas Sarkozy prit les rênes du ministère du Budget en avril 1993, il n’avait « pas la moindre idée de la manière dont fonctionnait Bercy, ni même de ce qu’était le budget de l’Etat », confie un de ses proches de l’époque. Mais ce poste de grand argentier de l’Etat, le jeune maire de Neuilly le voulait plus que tout autre : le Budget, c’est la meilleure école pour qui veut se bâtir une stature nationale. C’est là qu’on apprivoise les arcanes de l’Etat. Mais, très vite, les mauvaises nouvelles s’accumulent et le verdict est sans appel : la France connaît sa pire récession depuis la Libération. La croissance, estimée quelques mois plus tôt à 2,5 % du PIB, est en fait sévèrement négative (- 1,3 %), le déficit public (48 milliards d’euros) est deux fois supérieur à celui attendu et la dette s’envole à 375 milliards...

      Toujours les mêmes recettes : « D’abord on dit que l’on va faire plaisir à tout le monde... »

      Nicolas Sarkozy se lance alors dans une politique mixte, de l’offre et de la demande, pour redonner du souffle à l’appareil productif tout en soutenant la consommation, totalement asphyxiée. Une politique de la demande De l’allégement des charges sur les bas salaires des entreprises à la suppression de décalage de remboursement de la TVA, en passant par une réforme fiscale, le relèvement de la contribution sociale généralisée (CSG) et la « balladurette » (prime de mise à la casse des véhicules anciens) ou d’une prime de rentrée scolaire pour les familles dans le besoin, tout le monde y trouve peu ou prou son compte. A l’été 1994, Nicolas Sarkozy semble avoir gagné son pari. La confiance revient, la croissance flirte de nouveau avec les 2 %, le chômage se stabilise à 11,2 % de la population active et le déficit budgétaire est en recul de 4 milliards d’euros. « Les voies du redressement sont tracées et les Français n’ont aucune raison d’être inquiets pour l’avenir », affirme le ministre du Budget, sûr de lui, en plein mois d’août.

      Résultat : en 1995, le déficit budgétaire avait augmenté de 500 millions d’euros, la Sécurité sociale avait replongé dans le rouge, et la dette publique, augmenté d’un tiers, à près de 500 milliards d’euros. Soit une aggravation en valeur, inégalée depuis, de 32 % en deux ans.

      Toujours les mêmes effets : « J’m’en fous, quelqu’un d’autre nettoiera derrière moi ... »

      A son départ, le budget de l’Etat affichait le plus fort déficit de la Vème République. Héritant du bébé, en 1995, Alain Juppé avait jugé le bilan « calamiteux ». Et avait dû corriger le tir par une médecine de cheval en augmentant les prélèvements obligatoires de 17 milliards d’euros. L’erreur de Nicolas Sarkozy est d’avoir financé sa politique pendant deux ans par de l’endettement, et de ne pas avoir commencé à tailler dans les dépenses, comme il s’y était engagé. Les 16 milliards d’euros de recettes de privatisations ont servi à payer les dépenses courantes et non, comme c’était la règle, à résorber la dette. Toujours la même attitude : « Je déteste ceux qui me contredisent car j’ai toujours raison ... »

      Alain Juppé est depuis toujours l’ennemi juré de Nicolas Sarkozy alors qu’il est aussi, ou plutôt puisqu’il est aussi, le chouchou de Jacques Chirac.

      Sarkozy préfère voir l’autre côté des choses : « Lorsque j’étais ministre du Budget, se souvenait-il en janvier, nous avons allégé l’impôt sur le revenu de 19 milliards de francs en 1994. ». Nicolas Sarkozy, dont le frère Guillaume est vice-président du Medef, pourrait se révéler plus proche des demandes patronales que Francis Mer, lui-même ex-grand industriel.

      Bravo Monsieur Sarkozy. S’endetter pour financer une politique irresponsable, voilà pour un premier poste ministériel, un coup de maître. Vos allègements d’impôts n’ont été que de la poudre aux yeux, une supplique pour de la popularité, mais dans les faits, vous savez très bien que :

      - ce ne sont pas des réformes globales de la fiscalité,

      - il s’agit d’annoncer la baisse du seul impôt sur le revenu, accentuant de ce fait le particularisme fiscal de la France concernant ce prélèvement fiscal,

      - « in fine » la baisse et la réforme profitent plus aux riches qu’aux classes moyennes.

      L’augmentation, à l’instigation de M. Sarkozy, du plafond des frais d’emploi d’un salarié à domicile à 90.000 F à compter des revenus de 1995, ouvre droit à une économie d’impôt maximale de 45.000 F et permet le paradoxe suivant : un contribuable ayant 45.000 F d’impôt à payer sera non imposable alors que sa femme de ménage payée au SMIC paiera, elle, de l’impôt si elle est célibataire et qu’elle n’a aucune réduction d’impôt. Cette mesure a permis à certains contribuables d’échapper au taux marginal à 56,8%.

      Pour couronner le tout, la baisse n’aura pas été de 19 Milliards mais de 14 Milliards. Bah ! ce n’est rien de plus que quelques 5 Milliards.


    • seb (---.---.12.18) 26 janvier 2007 11:05

      un capitaine ou une prophétesse ??? De toutes les façons quand le bateau coule, on s’accroche à qui on peut, non ??

      Faudrait déjà que ces personnes s’entourent de personnes compétentes.

      Dernier exemple Valérie Pécresse hier sur I-TELE :

      quelques échanges sur le contrat unique et le juge Halphen annonce qu’avec le CNE la période d’essai est de deux ans. Il ajoute actuellement pour tout CDD ou CDI la période d’essai est de 6 mois ... AH BON ???

      En contrant le juge Halphen Valérie Pécresse affirme que non la majorité des salariés français ont une période d’essai de 3 MOIS ??? Je m’étrangle moi simple employé et ancien délégué du personnel sans étiquette

      Il faudrait peut être s’informer avant d’annoncer des choses fausses car 1. Tout dépend de la convention et accessoirement de l’accord d’entreprise 2. Pour Un ouvrier ou un employé c’est 1 mois éventuellement renouvelable voire 15 jours, un AM c’est généralement 2 mois ..., les cadres moyens c’est 3 mois..

      On affirme pas 3 mois ou 6 mois sans savoir et surtout on ne mélange pas le modèle anglo-saxon avec le modèle nordique. CAR CE N’EST PAS LA MEME CHOSE dans l’établissement d’un contrat unique smiley


      • hubert (---.---.108.72) 26 janvier 2007 12:09

        On voit beaucoup Valérie Pécresse à la télé en ce moment, et dans tous les styles d’émissions. Elle a d’ailleurs sorti un livre, de façon à être invitée un peu partout sous ce prétexte mais pour faire en réalité la promo de son « capitaine ». Pour ce faire, elle joue de son pouvoir de séduction naturel et peu importe finalement ce qu’elle nous dira sur le fond. l’UMP aurait-il mobilisé ses jolis minois pour palier aux manques d’arguments féminins du candidat Nicolas Sarkozy face à Ségolène Royale ? Cela fait partie du jeu me direz vous, mais il est dommage encore une fois que la recherche d’images destinées à tordre les opinions fragiles domine tout le reste, comme l’explique trés bien cet article.


      • zOoO zO 26 janvier 2007 11:08

        « Royal prendrait plutôt la figure d’une prophétesse qui souhaite incarner son peuple pour mieux le guider. »

        Peut être devrait-elle prendre quelques conseils de « vieux routard » de la politique, pour s’abstenir de répondre à chaud, à toutes les questions pièges des journalistes. Elle multiplie les bourdes, avec sa malheureuse habitude de réagir sur tous les sujets, et surtout ceux qu’elle ne maitrise pas.

        Alors avant de « guider et incarner son peuple, notamment par le Verbe. », il va falloir faire un effort.


        • jako (---.---.21.70) 26 janvier 2007 12:01

          Bonjour, notez que vôtre commentaire va comme un gant à nikola qui présente déja une proposition avant même la fin de la question


        • maxim maxim 26 janvier 2007 11:17

          finalement,je me demande si je ne vais pas choisir Shirley et Dino.....


          • LE CHAT LE CHAT 26 janvier 2007 11:41

            ou un gars , une fille smiley


          • alberto alberto 26 janvier 2007 12:21

            Ou des siamois peut-être ?


          • dégueuloir (---.---.102.193) 26 janvier 2007 22:01

            moi ze prefère les minettes.......lol.....mmmmiiiiaaaaooouuuuu smiley


          • dégueuloir (---.---.86.133) 30 janvier 2007 03:06

            PAS DE QUOI FOUETTER UN CHAT..... smiley


          • (---.---.42.52) 26 janvier 2007 11:57

            Les deux....mon capitaine !!!!!


            • dégueuloir (---.---.83.237) 29 janvier 2007 00:59

              Prostitution : « Cacher ces seins que je ne saurais voir ... »

              En réprimant le racolage passif, la loi de sécurité intérieure, promulguée le 18 mars 2003, affichait deux objectifs : rassurer les riverains en « nettoyant » les rues et sortir les prostituées des griffes des réseaux de proxénètes.

              1er Objectif : nettoyer les rues - Réussi !!!

              À en croire le ministre de l’Intérieur, le nombre de prostitué(e)s visibles, au 13 janvier dernier, aurait baissé partout en France. À Paris, il aurait même chuté de 40 %. Un chiffre que conteste Christophe Caresche, adjoint au maire de Paris : « Prendre pour base un comptage visuel n’est pas sérieux quand on sait que la loi a eu pour effet de déplacer les prostituées vers des lieux moins exposés. »

              2ème Objectif : éliminer les réseaux de proxénètes - Une catastrophe !!

              L’article 18 de la loi de sécurité intérieure punit de 3 750 euros d’amende et de deux mois de prison « le fait, par tout moyen, y compris par une attitude même passive, de procéder publiquement au racolage d’autrui en vue de l’inciter à des relations sexuelles en échange d’une rémunération ». En réalité, son application varie d’un commissariat de police et d’un tribunal à l’autre. « Parfois, le simple fait d’être sur un trottoir suffit », explique Mariana, disculpée lors de son jugement au tribunal de Bobigny. Certains magistrats estiment que ces affaires encombrent inutilement les tribunaux. On a même vu des proxénètes recruter à la sortie des audiences. La loi somme les clandestines de dénoncer passeurs et souteneurs pendant la garde à vue, condition sine qua non pour obtenir une autorisation provisoire de séjour (APS), assortie d’un droit de travail. Pour renforcer l’attrait de la dénonciation, la loi assure aussi protection, hébergement et réinsertion. Mais Micha, prostituée clandestine venue d’Europe de l’Est il y a une dizaine d’années, sortie des griffes du réseau qui l’avait amenée, doute de la cohérence entre théorie et réalité. « Lorsque les prostituées se font arrêter, ce sont les hommes de main qui montrent leurs papiers aux policiers. À aucun moment, ceux-ci ne sont inquiétés. Qui protège-t-on ? », questionne-t-elle.

              La violence et le chantage sont tels au sein des réseaux qu’ils dissuadent quiconque voudrait parler ou fuir. Le trafic ne désarme pas. Au contraire. On assiste depuis quelques mois à une arrivée massive de femmes chinoises, tenues par des triades. Si les réseaux de l’Est se distinguent par leurs moyens de séquestration et de violence inouïe, la plupart des prostituées africaines sont, elles, tenues par des « mammas », anciennes prostituées. Les meilleures gagnent le droit de partir en Europe. Un marabout nous jette un sort pour qu’on ne puisse pas fuir, sinon notre famille risquerait de mourir », raconte Lola, une Nigériane de 21 ans.

              Les menaces financières et psychologiques qui pèsent sur toutes ces femmes dépassent l’entendement. Celles-ci doivent rembourser près de 45 000 euros pour se libérer de leurs dettes de passage (transports, papiers) et d’hébergement, ce qui représente entre trois et cinq ans d’esclavage. « Du coup, les étrangères prises en flagrant délit de racolage mentent et se font expulser, mais elles finissent par revenir, tôt ou tard, ici ou ailleurs, parce qu’elles doivent rembourser les réseaux », explique Annie Barbé, responsable de la délégation bordelaise du Mouvement du Nid.

              Dossier corse : « C’est à la fin de la guerre que l’on compte ls maures ... »

              L’échec le plus patent reste la Corse et la victoire du « non » au référendum, malgré l’arrestation opportune, quelques heures avant le début du vote, d’Yvan Colonna, accusé de l’assassinat du préfet Érignac, en fuite depuis quatre ans. La « collusion » d’une partie de la droite avec les mouvements nationalistes à l’occasion du scrutin n’aura pas suffi à faire plier les Corses. Mais cette « alliance », Nicolas Sarkozy la paie aujourd’hui au prix fort. Les attentats n’ont jamais été aussi nombreux et l’État de droit aussi mal en point dans l’île de Beauté. Projets de loi pour un état pénal et répressif : « Eh ! Le Pen ! regarde ce qu’est l’impunité... »

              rt. 25 - Extension du champ d’application du fichier national automatisé des empreintes génétiques à d’autres catégories de personnes et d’infractions.

              Le FNAEG - Fichier national des empreintes génétiques -, limité à l’origine aux seules infractions sexuelles, puis élargi à certains crimes par la LSQ, est étendu à de nombreux délits de violence contre les personnes ou les biens, ou mettant en danger l’ordre public. Le fichage génétique est également généralisé aux simples suspects et non plus aux seules personnes reconnues coupables. La personne fichée, une fois innocentée, peut demander (au Procureur ou au Juge des libertés) à voir son empreinte génétique effacée de la base de données, mais cette mesure peut lui être contestée.

              art. 29 - Extension du recours aux écoutes téléphoniques pour la recherche des malfaiteurs en fuite.

              art. 32 - Extension des perquisitions sans le consentement de la personne concernée en enquête préliminaire. Cet article modifie le 1er alinéa de l’article 76-1 du CPP (code de Procédure Pénale) en étendant la possibilité actuelle de perquisitionner sans le consentement de la personne concernée, en enquête préliminaire aux infractions caractérisant la criminalité organisée.

              art. 33 - Extension des perquisitions de nuit dans les locaux habités.

              La garde à vue d’une personne majeure peut faire l’objet d’une prolongation supplémentaire de 48 H. La personne gardée à vue, doit être présentée à l’autorité qui statue sur sa prolongation préalablement à cette décision. A titre exceptionnel, la prolongation peut être accordée par décision écrite et motivée sans présentation préalable.

              art. 42 - Toute personne qui a tenté de commettre l’une des infractions prévues aux articles 222.34 à 222.39 du code pénal est exempte de peine si, ayant averti l’autorité administrative ou judiciaire, elle a permis d’éviter la réalisation de l’infraction et d’identifier, le cas échéant, les autres coupables. Immigration : « Les aristocrates hongrois comme mon père ça va, mais pas les autres ... »

              Le 26 Novembre 2003, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, a présenté la 26e modification de l’Ordonnance de 1945 régissant l’entrée et le séjour des étrangers. Un an après, cette politique est déjà un échec. Nicolas Sarkozy, en présentant son projet de loi, prétendait que son texte apporterait des réponses claires sur les flux migratoires et respecterait les droits fondamentaux des immigrés. Le Conseil Constitutionnel a clairement sanctionné des dispositions attentatoires aux libertés et aux droits fondamentaux contenus dans cette loi. Quant aux flux migratoires, le texte n’a apporté aucune nouvelle réponse, si ce n’est le durcissement des conditions d’entrée en France. De fait, la loi Sarkozy n’est qu’un rejeton de plus des lois Pasqua dont la droite prétendait déjà, il y a 10 ans, qu’elles régleraient définitivement le débat sur l’immigration, avec les résultats que l’on connaît. Face à cet échec, ont été récemment proposés des artifices comme la discrimination positive ou le CV anonyme. Même si aucune proposition ne doit être taboue, fore est de constater l’échec de cette politique symbolisée par l’affirmative action aux USA qui en rien n’a permis de résoudre les tensions et les injustices raciales dans ce pays. Immigration : « Sangatte : la délation, pas la fraternité ! Il faut vous le dire comment ? »

              À Calais, en novembre 2002, M. Sarkozy fait fermer le camp de Sangatte et déclare illico que « le problème est réglé ». Grossier effet d’annonce médiatique, la fermeture ne fait que rejeter à la rue des centaines de réfugiés qu’alors la police du Ministre de l’Intérieur pourchasse, traque, brutalise et humilie quotidiennement depuis. Des personnes membres ou pas du Collectif C’sur décident, face à cette situation humainement insupportable, de leur apporter une aide humanitaire en leurs fournissant des repas, des vêtements, des douches et un hébergement pour une ou deux nuits. Alors que ces actions déclarées publiquement se déroulent depuis plusieurs mois, et malgré les menaces sans cesse réitérées de la part de la police du ministre de l’Intérieur, le 22 avril 2003, la police débarque au petit matin chez l’un d’eux, Charles Frammezelle, dit Moustache, pour le placer en garde à vue. Puis il est mis en examen pour « aide à l’entrée ou au séjour irrégulier d’un étranger, en bande organisée » (article 21), un délit puni de 10 ans de prison. À Calais, à Roissy, M. Sarkozy poursuit et veut faire condamner par la Justice ceux qui révèlent l’échec, l’inhumanité et la négation des droits de l’Homme de sa politique.


            • dionysos (---.---.232.178) 26 janvier 2007 12:08

              heureusement, il nous reste d’autres choix possibles... et pourquoi pas Arlette, l’inoxydable. mais dans quelle catégorie la mettre ?


              • Petit 26 janvier 2007 12:31

                disque rayé ?


              • hubert (---.---.111.191) 26 janvier 2007 14:44

                Là, vous êtes iconoclastehttp://agoravox.fr/smileys/clin_d-oeil.png Je suggère à Arlette de passer au CD vite fait.


              • maxim maxim 27 janvier 2007 00:34

                je ne suis pas volontaire pour« mettre » Arlette....


              • Petit 27 janvier 2007 07:43

                Là, vous êtes iconoclastehttp://agoravox.fr/smileys/cli... Je suggère à Arlette de passer au CD vite fait.

                Mais on arrive tout autant à rayer les disques laser, qui sont assez vieux celà dit ;)


              • dégueuloir (---.---.83.237) 29 janvier 2007 00:58

                Mai 2002 - mars 2004, Ministre de l’intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales dans le premier et dans le second gouvernement Raffarin.

                L’intérieur : « L’intérieur, mon second jouet ... »

                Le bilan de M Sarkozy à l’intérieur, c’est la répression sur les braves citoyens, quatre fois « viré » manu militari de quatre points chauds où il se croyait en villégiature, des arabesques auprès des voyous et des gages donnés à la gauche en pagaille. D’un autre côté, Sarkozy est tout de même synonyme de plusieurs bourdes grotesques : L’Interdiction de faire la fête pour les jeunes pauvres. (Une société en arrivant là vaut-elle encore le coup ?) La mise en prison de deux jeunes l’ayant insulté. (Il est grand temps de supprimer ses lois « faits du prince ») Le fait d’affirmer (deux jours après l’affaire « Juppé »), à un jeune lui disant qu’il avait fait 18 mois de prison, « c’est normal tu l’as mérité », ce, sans rien connaître du dossier. (Ca fait froid dans le dos avouez) Ses interventions parfois malvenues dans des domaines sortant totalement de sa compétence, etc.

                Reste que le personnage n’a de cesse de plaire aux extrémistes du MNR et de faire des appels du pied aux électeurs du FN, se posant en digne en successeur de M Pasqua, à tous niveaux. Les réseaux et les trafiquants roumains : « Vous connaissez ma 1ère recette : démagogie et populisme »

                Derrière ces « opérations coup de poing », ces « coups de filet » et ces « prises d’assaut » il y a l’échec retentissant de l’expulsion en grande pompe du bidonville de Choisy-le-Roi en décembre 2002. Nicolas Sarkozy, dès son arrivée au Ministère de l’Intérieur, décide de traiter la « question » à sa façon, c’est-à-dire en expulsant. Le 3 décembre 2002 (le lendemain de la fermeture du centre d’hébergement et d’accueil de la Croix-Rouge de Sangatte) à 6h30 du matin, 300 gendarmes mobiles assistés de 150 policiers débarquent dans le bidonville de Voie des Roses à Choisy pour une expulsion hyper médiatisée. Tous les quotidiens nationaux relatent l’événement, qui doit marquer la fermeté du ministre. Ce dernier, en visite deux mois plus tôt dans la ville (3 octobre 2002) avait alors pris « l’engagement de traiter l’ensemble de la question des campements sauvages de roms dans le Val-de-Marne d’ici à fin novembre » Les réseaux et les trafiquants roumains : « Vous connaissez ma 2ème recette : Bulldozer... »

                Avec quelques jours de retard, le ministre tient sa promesse. Le jour même, 71 personnes sont placées en garde-à-vue pour séjour irrégulier et sont en instance d’expulsion (quatre personnes seront envoyées en Roumanie par un charter franco-espagnol dès le lendemain.) Cependant, dans les deux jours qui suivent, la totalité des gens interpellés sont remis en liberté par le Tribunal de Créteil pour nullité de procédure (remise en liberté confirmée par la Cour d’Appel de Paris le 10 décembre 2002). Le ministre proclame à qui veut l’entendre qu’il expulsera vaille que vaille ces roms de Choisy car « nous savons où ils sont ». En désespoir d’arguments, critiqué par la presse et par des magistrats, Sarkozy décide de s’en prendre au « caractère parfaitement absurde d’une procédure à laquelle personne ne comprend rien ».

                Pour simplifier la « procédure » et éviter une nouvelle expulsion ratée, il n’y a qu’à transformer des sans-papiers en « criminels organisés en réseaux mafieux ». Ce qui n’a pas empêché les préfectures de procéder à de multiples expulsions de terrain...et ce, sans que la presse ne s’en émeuve plus. Une fois passé l’effet de nouveauté... Sans compter toutes celles qui ont eu lieu en catimini. Sur la seule année 2003, un groupe a subi à lui tout seul 16 expulsions sur Saint-Denis et Aubervilliers. Les réseaux et les trafiquants roumains : « Une autre de mes recettes : je veux que cela se sache... »

                Surfant sur la même vague, la presse embraye (en juillet 2002, on recense un nombre impressionnant d’articles incriminant les tziganes dans la presse nationale). Le Monde fait sa « une » sur « L’industrie de la mendicité organisée » et parle de « mafias tziganes qui exploitent les handicapés » en nous assurant que c’est « loin d’être une fiction » . Preuve à l’appui, le journal interviewe Petrica, « unijambiste au service de Balaceanu » qui affirme devoir rapporter 100 euros par jour à son patron. L’expérience et le travail militants aux côtés des tziganes des bidonvilles donnent un tout autre chiffre : le produit de la manche est d’une moyenne de 5 euros par jour. Dès lors, on ne peut que mettre en doute la déontologie des journalistes du Monde, surtout lorsqu’ils rapportent le cas d’une fillette qui aurait ramené 700 euros en un seul jour ! (Si on fait un simple calcul sur 8h de mendicité, on arrive à 1,50 euro par minute !). Quant au Parisien, il gratifie ses lecteurs d’une série de reportages en trois volets sur les mendiants handicapés,

                Voici un de mes livres de chevet : « Gérard Majax : comment réussir un tour spectaculaire... »

                L’ancien Ministre de l’Intérieur a fait adopter deux textes : la loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure ( LOPSI ) du 29 août 2002 et la loi sur la sécurité intérieure ( LSI ) du 18 mars 2003.

                Bilan LOPSI

                Le redéploiement police-gendarmerie réalisé à l’économie n’a pas réellement contribué à renforcer les moyens humains et techniques en particulier en faveur des départements les plus sensibles. Une grande partie des effectifs créés par Nicolas Sarkozy sont toujours chez eux : les lauréats du concours attendent pendant souvent plus d’un an pour pouvoir entrer en école de police, alors que sur le terrain les élus ont besoins de policiers. La capacité opérationnelle des effectifs a même diminué : ce n’est pas la RTT qui explique cette situation comme on veut trop souvent le faire croire, mais les départs en retraite non anticipés par la droite et son choix de la stabilisation du nombre d’adjoints de sécurité à 11 300 contre 14 000 fin 2001. Un retard considérable a aussi été pris en matière d’immobilier et de constructions de commissariats alors que les gels de crédits se sont multipliés : les promesses de la LOPSI n’ont pas été tenues.

                Bilan LSI

                En 2003, les faits constatés au titre de la LSI n’ont ainsi représenté que 0,32% de la délinquance. La petite délinquance marque le pas, mais la baisse observée n’est pas uniforme, ni selon les territoires, ni selon les catégories d’infraction. 70% des infractions ne sont toujours pas élucidés, 70% des victimes demeurent donc insatisfaites. Les taux d’élucidation sont particulièrement bas pour des délits qui empoisonnent pourtant la vie quotidienne des Français comme par exemple les cambriolages pour lesquels en octobre 2004, le taux d’élucidation s’élève seulement à 9,7%. On a préféré mettre en avant les faits où les taux d’élucidation étaient les plus élevés, tel le trafic de drogue. Plus grave encore, la politique de Nicolas Sarkozy n’a pas permis de remédier à la montée continue des violences contre les personnes : +7,3 % en 2003. On constate une permanence préoccupante de la criminalité structurée autour de l’économie souterraine et la violence à l’école est en augmentation : Les signalements ont augmenté de 5% d’avril 2003 à avril 2004. La LSI, c’est aussi l’abandon de toute politique de prévention. S’il est nécessaire d’appliquer de sévères sanctions, l’insécurité est un problème de société global et force est de constater que la seule répression ne débouche pas sur des résultats satisfaisants. Or, on a abandonné la police de proximité, police ancrée dans les quartiers dont les interventions étaient mieux adaptées au contexte local. La police de proximité, tout en étant répressive, permettait aussi de prévenir la délinquance. Nicolas Sarkozy a mis en application une autre vision de la police, en privilégiant notamment la brigade anti-criminalité et les Groupements d’Intervention Rapides, pour des résultats décevants. Même Chirac le dit : « Nous devons maintenant nous attaquer aux racines de l’insécurité, pour la faire reculer dans la durée [...] nous ne pourrons continuer à progresser qu’en passant à la vitesse supérieure »


              • T.B. T.B. 26 janvier 2007 12:54

                « Association et site fondés en 2001, Netpolitique (l’auteur de l’article) a pour objectif d’étudier et de promouvoir les phénomènes politiques et publics sur Internet et par Internet. »

                Bonne idée que de promouvoir Ségozy Sarkolène. Il est vrai qu’on ne parle pas assez de ce couple ... Et puis, ça nous change de la télé. Merci encore. On ne les voyait pas assez. C’est vrai aussi qu’en dehors de Sarko Ségo je ne vois pas ce qu’il pourrait y avoir d’intéressant ...


                • T.B. T.B. 26 janvier 2007 20:38

                  @Netpolitique, l’auteur.

                  La prochaine fois, si vous pouviez promouvoir ce dont on parle sur le net, et pas du tout dans les autres médias, à savoir :
                  - tous les petits candidats,
                  - la démocratie directe et les RIC, ça ne me dérangerait pas du tout. Mais alors pas du tout.


                • docdory docdory 26 janvier 2007 13:38

                  Est-ce pour complaire à l’électorat musulman que Soeur Marie-Ségolène de la Royalitude a noué son écharpe à la façon d’un voile islamique sur la muraille de Chine ? Elle suivrait ainsi l’exemple de Sarkoléon Premier qui , lui , veut faire payer les mosquées par les contribuables avec les impôts locaux !!!

                  Avec ces deux hurluberlus , la France est assez mal partie ....


                  • (---.---.175.247) 29 janvier 2007 11:29

                    Je te suggère d’aller au mois de décembre sur la muraille de Chine en maillot de bain : -10 à -15 C°, un vent à 60 km/h ... Et, en plus, si c’est lors d’une visite officielle, tu auras l’occasion de bien poiroter en plein air.

                    Je pense que l’on peut critiquer des candidats, mais là, c’est vraiment n’importe quoi !


                  • ZeusIrae (---.---.209.130) 26 janvier 2007 13:53

                    Le fait meme qu’on parle d’homme providentiel montre à quel point ce pays est malade.C’est à croire que nous ne sauront jamais faire fonctionner une republique plus de 50 sans un grand homme pour nous sauver.Helas,les DeGaulle ne cours pas les rues,ça n’incite pas à l’optimisme.

                    Une democratie qui fonctionne n’a pas besoin d’homme providentiel.


                    • candidat 007 (---.---.41.75) 26 janvier 2007 15:32

                      Si les deux principaux candidats jouent la carte de « l’homme providentiel », c’est une sacré erreur ; En effet, les citoyens en sont réduits à chercher le moins pire.

                      le casting de notre duo providentiel n’est pas fameux ;

                      Sarko est adepte du coocool, zenzen, milmil... et son pseudo « iznogood » n’est pas du meilleur effet quant à un homme providentiel.

                      Quant à Ségo, elle devrait aussi se mettre à la méthode « Coocool zenzen » du moins sur le front international et quant à ses postures victimaires, ce n’est pas non plus trés glorieux.

                      C’est sans doute aussi pour cela que tous les médias nous rejouent, le coup de à la recherche du « troisième homme » ou femme. hein attention ! il ne s’agit pas d’être machiste en plus.

                      Dans une vraie démocratie les citoyens devraient pouvoir adresser aux candidats potentiels à une fonction, des engagements clairs assis sur les compétences de cette focntion. Mais comme dans notre système, personne n’est responsable de rien, parce que chacun peut faire croire qu’il est responsable tout et qu’il se mêle de tout, on asiste à un grand déballage, à une grande thérapie de groupe sur tous les maux de la société à toutes les échéances électorales. Tout bouge et s’agite pour que rien ne change.

                      Sacré année 2007, avec les législatives qui suivent, à moins que le débat des législatives ne soit mélangé avec la présidentielle ?

                      Qu’est-ce qu’on va pouvoir inventer comme programme pour ces satanés législatives !!! Rien, sauf cette question ; « faut ’il donner une majorité au président que nous venons d’élire ou pas ? »


                      • demos demos 26 janvier 2007 15:53

                        Parce que Bush n’était pas l’homme providentiel pour les étasuniens dans sa guerre contre le terrorisme et l’invasion de l’Irak .. ? L’envoyé de Dieu pour une croisade du bien contre le mal ... Plutôt que d’attribuer le mythe de l’homme providentiel à la France certains médias de masse (surtout étrangers) devraient commencer par cultiver leur mémoire ... et de creuser leur conscience, en admettant qu’ils aient une conscience professionnelle, dans la façon dont ils présentent la société française et sa culture politique à leurs nationnaux ...


                        • (---.---.131.14) 26 janvier 2007 16:53

                          Ni l’un, ni l’autre.

                          Il serait souhaitable pour ce pays que le destin choisisse un prophète d’une autre tendance, qui puisse ensuite briser la toile anesthésiante des réseaux PS et UMP qui annihilent toute possibilité de réel changement.

                          Cessons de nous focaliser sur ces candidats préformatés et concentrons nous tous ensemble à réaliser l’exploit - un sport très français - de remporter la victoire du changement en propulsant un autre candidat sur la plus haute marche de France.


                          • Karl (---.---.36.207) 26 janvier 2007 18:34

                            « Homme providentiel : la France de 2007 a-t-elle besoin d’un capitaine ou d’une prophétesse ? »

                            Question débile ! Pourquoi pas : « Femme providentielle : la France de 2007 a-t-elle besoin d’un Pétain ou d’une Jeanne d’Arc ? »


                            • (---.---.186.181) 26 janvier 2007 19:40

                              La question n’est pas si debile que ça. Sarkozy et Royal ont bien ceci en commun de jouer les jeannes d’arc.

                              Quand ils parlent de « retablir l’espoir », « redonner confiance », ils sont sur un registre spirituel. Ils n’expliquent pas ni pourquoi ils ne l’ont pas fait avant, ni pourquoi ils ont echoué, ni par quel miracle ce qui n’a pas fonctionné avant marcherait demain.

                              Quand les journalistes les designent sous le termes de madone (des sondages) ou de leader « charismatique », ce n’est pas vraiment leurs competences qui sont mis en avant.

                              La perception qu’ils ont imposé dans les medias est bien celle la. On est dans le registre de la foi.


                            • moebius (---.---.100.81) 26 janvier 2007 21:14

                              Oui, si mythe du sauveur il y a en France çà ne peut etre que celui de Jeanne d’Arc. Le général y souscrivait et Lepen aussi... France fille ainée de l’Eglise, vieille droite française ect... Mythe légitimiste en tout cas, Sarkosy c’est autre chose, Bonaparte plutot donc Mythe non légitimiste, le coup de force... Mais la fonction de ces mythes ne serait elle pas de produire un ecran de fumé ? On se dit, Bonaparte ou Jeanne d’arc ça ou autre chose et on en reste sur sa faim car on a au fond l’intuition que ces mythes ne seront pas fondateurs de quoi que ce soit. Un simple changement de génération, il était temps, les autres se font vieux il faut les remplacer par les memes mais en plus jeunes.


                              • moebius (---.---.100.81) 26 janvier 2007 21:18

                                Et aprés, on se demande bien ce que peuvent venir faire ici Jeanne D’Arc ou Bonaparte pouquoi pas Mickey Mousse. Meme un guidon de bicyclette pourrait venir faire l’affaire...


                              • Michel (---.---.90.134) 26 janvier 2007 21:27

                                Et hop, encore un article sarkozy-royal...

                                Faudrait les compter un de ces jours...

                                Pour repondre à la question du titre de l’article : non, la France, pseudo-democratie representative, a besoin des outils de la démocraie directe pour completer la necessaire composante representative.


                                • (---.---.38.189) 26 janvier 2007 21:48

                                  Ségolène, capitaine du prophète Boumédienne :

                                  Houari Boumédienne Président d’Algérie en 1974 devant l’ONU

                                  "Un jour des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour faire irruption dans l’hémisphère nord, et non pas de manière amicale. Ils viendront pour le conquérir, et ils le conquerront en le peuplant avec leurs fils. C’est le ventre de nos femmes qui nous donnera la victoire.”

                                  Ségolène Janvier 2007 à Fort de France :

                                  Le métissage, je le dis ici, est une chance pour la France. Je serai la présidente de la France métissée et qui se reconnaît comme telle", a lancé vendredi Ségolène Royal devant plusieurs centaines de personnes réunies dans le marché couvert de Fort-de-France, en Martinique.


                                  • Forest Ent Forest Ent 26 janvier 2007 23:12

                                    Bon il faut parfois savoir être clair : je me fous totalement de ce que les médias disent de ce que racontent ces deux barils de lessive. Une seule chose est sûre : je ne voterai jamais pour Sarkozy, l’homme de la DADVSI.


                                    • armand armand 26 janvier 2007 23:44

                                      La France a inventé aussi la figure de l’« Homme à Cheval » au moment des gesticulations du général Boulanger, censé le relier aux grandes figures chevaleresques du passé. Manque de chance, le fringant Boulange s’est fait salement blesser par le vieux président du conseil Floquet qu’il avait imprudemment provoqué en duel, puis s’en est allé, piteusement, se suicider sur la tombe de sa maîtresse. Les « capitaines » en France ont rarement la carrure morale de l’emploi. Et quand s’en présente un véritable, comme Chaban-Delmas, on préfère le pataud Pompon qui a passé la guerre à lire ses chers poètes. De même, exécuté Villepin, qui a de la classe, du souffle, et de la culture, et nous voilà avec un pseudo-bretteur même pas capable de demander raison à un publiciste huileux qui lui enlève temporairement sa femme.

                                      En fait, la France craint les vrais capitaines et se donne aux ersatz.


                                        • cambacérès cambacérès 27 janvier 2007 06:54

                                          ATTENTION RISQUE MAJEUR !

                                          Et si on avait ouvert un vaste champ d’expression « avant », pour mieux museler l’opinion « après » à l’heure des réformes inéluctables et impospulaires ?


                                          • moebius (---.---.30.79) 27 janvier 2007 20:54

                                            La police ou la gendarmerie ?

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès