Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Il faut réhabiliter l’impôt sur le revenu !

Il faut réhabiliter l’impôt sur le revenu !

L’étude du système fiscal d’un pays, la part des impôts directs par rapport aux impôts indirects, taxes parafiscales ou autres redevances permet de se rendre compte des priorités dégagées par l’Etat en vue de réduire les inégalités sociales.

En France, la bonne vieille technique de l’augmentation des impôts indirects, utilisée depuis de très nombreuses années pour compenser les baisses successives de l’impôt sur le revenu, a fait de notre pays l’un des plus inégalitaires d’Europe.

C’est pourquoi, la défense et même le développement de l’impôt sur le revenu devraient être une priorité au même titre que la défense de l’emploi, des droits sociaux et des libertés publiques…

Les imprimés de déclaration fiscale montrent la répartition des différents types d’impôt et les montants collectés au profit de l’Etat. Dans le cadre du budget 2008, sur près de 300 milliards d’euros de recettes, 135 le sont au titre de la TVA, l’impôt sur le revenu participant seulement à hauteur de 60,5 milliards, l’impôt sur les sociétés à hauteur de près de 54 milliards, la TIPP à hauteur de 16,5 milliards et enfin près de 34 milliards sont référencés aux rubriques « autres recettes fiscales ».
 

La France, pays le plus inégalitaire des démocraties occidentales

La TVA rapporte donc 2 fois plus que l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP). Si l’on ajoute à cette TVA la TIPP, plus de la moitié des recettes fiscales proviennent d’impôts touchant uniquement les consommateurs. Or, cela est profondément injuste dans la mesure où le consommateur est taxé par rapport à sa consommation et non par rapport à son revenu.

La charge de ces impôts indirects devient ainsi moins lourde au fur et à mesure que le contribuable est plus aisé. Et cela se comprend aisément : s’il est plus riche, il a de grandes possibilités d’épargne et ne subit ainsi que partiellement les impôts de consommation qui frappent ses dépenses.

Quant aux impôts locaux, impôts indirects quasiment identiques pour tous, ils représentent une part de plus en plus importante du total des impôts payés par les Français : 12 milliards € pour la taxe d’habitation (particuliers), 15 milliards € pour la taxe foncière (particuliers et entreprises) et 22 milliards € pour la taxe professionnelle payée par les seules entreprises.

Avec la décentralisation et les transferts de compétences de l’Etat vers les collectivités locales, l’augmentation des impôts locaux se fait tous les jours un peu plus forte. Et il n’est pas rare aujourd’hui, pour un salarié, de « sortir » un mois de salaire pour payer la taxe d’habitation et pour celui qui est propriétaire, un autre mois pour la taxe foncière !

Il existe donc bien une singularité française par rapport aux autres pays de l’OCDE qui parviennent un peu mieux à réduire les inégalités. Ainsi selon une étude de l’organisation internationale, en 2003, la part de l’IRPP en pourcentage des recettes fiscales était de 53% au Danemark, 32% en Belgique, Suède et Finlande, 29% au Royaume-Uni, 27% en Irlande, 25% en Italie et Norvège, 24% en Allemagne et Autriche. Le Danemark s’honore en dépassant le seuil de 50% des recettes de l’Etat, acquises par le seul IRPP.

Pour sa part la France, avec environ 17% du total des recettes fiscales, se trouve en 21ème position sur les 29 pays de l’OCDE référencés et se situe non loin de l’Espagne, des Pays-Bas et du Japon.

De plus, l’IRPP est appliqué en France de la manière la plus inique, la majeure partie étant payée par les salariés, qui ne sont pas, dans leur ensemble, les plus avantagés. Il est acquitté en outre que par une courte majorité des contribuables, ce qui est complètement atypique au sein de l’ensemble des pays de l’OCDE où une large majorité des contribuables s’acquitte de cet impôt.

Quand on sait que Pierre Mendès France préconisait déjà en 1974 de diminuer la part des impôts indirects dans les ressources globales de l’Etat pour mieux lutter contre les injustices sociales, on mesure tout le chemin qui reste à parcourir pour faire un jour une réforme fiscale digne de ce nom.

Car si la majorité UMP-Nouveau Centre reste réfractaire à toute refonte globale de la fiscalité en faveur des salariés, la gauche, lorsqu’elle gère les affaires publiques, baisse elle aussi l’IRPP, tel le dernier ministre socialiste des finances du gouvernement Jospin, Laurent Fabius qui avait même prédit à l’époque que cette baisse d’impôts favoriserait la victoire de la gauche aux prochaines élections...

Seul, l’impôt sur le revenu peut réduire les inégalités

L’IRPP est bien un impôt plus équitable qu’un impôt indirect car le taux d’imposition varie en fonction de la progression de la base d’imposition, c’est-à-dire le revenu. Et contrairement à l’idée libérale communément répandue, ce n’est pas en réduisant les finances publiques que l’on arrivera à réduire les inégalités.

Les moyens financiers de l’Etat n’ont de sens que parce qu’ils permettent de favoriser des actions dans de multiples domaines, en particulier ceux qui intéressent l’ensemble des citoyens les plus démunis.

Afin de remettre cet impôt au premier plan et stopper la montée des impôts indirects qui laisse de plus en plus « sur le carreau » plusieurs millions de citoyens, il conviendrait bien sûr de revenir sur la politique de défiscalisation menée par Nicolas Sarkozy en faveur des couches les plus privilégiés :

- diminution du nombre de tranches de l’impôt

- création de 70 nouvelles niches fiscales

- quasi-suppression de toute imposition pour 95% des successions qui ont coûté environ 80 milliards € aux finances publiques, soit deux fois le montant du déficit de l’Etat et encore beaucoup plus par rapport au « déficit » de la Sécurité sociale.

L’objectif du bouclier fiscal était de limiter à 50 % l’impôt qui pèse sur les revenus mais il faudrait prendre en compte tous les revenus. Or ce n’est pas le cas. D’une part, les niches fiscales, bien que plafonnées, permettent de réduire les revenus auxquels s’applique le bouclier fiscal. D’autre part, ces revenus n’intègrent pas la valeur des prestations dont bénéficient les contribuables, notamment sous la forme de services publics (par exemple, les allocations familiales qui continuent d’être attribuées à toutes les familles et ce sans aucune condition de ressources...)

Et une véritable réforme de la fiscalité devrait s’articuler autour d’une série de mesures simples mais significatives :

- Création d’un grand impôt universel et progressif sur le revenu et sa fusion avec l’actuelle CSG afin de financer toutes les dépenses à caractère universel et notamment les dépenses de protection sociale. Son paiement concernerait l’ensemble des citoyens sans exception. Ainsi la polémique permanente entre Français qui paient ou non l’IRPP cesserait car la CGG serait prélevée sur l’ensemble des revenus, les plus élevés comme les plus modestes.

- Prise en compte du revenu pour le calcul de la taxe d’habitation ou de l’impôt foncier et leur intégration au nouvel impôt universel.

- Réduction du nombre de niches fiscales qui pèsent 73 milliards € (contre 50 milliards en 2003) et l’institution d’un plafonnement global. Le montant de ces fameuses niches fiscales, selon la commission des finances de l’Assemblée Nationale, est évalué à 73 milliards € ! Il n’est pas inutile de rappeler que cela oblige l’Etat à se priver de 27 % de recettes fiscales potentielles, que cela équivaut à 10 ans du budget du Ministère de la Justice et qu’avec 73 milliards € on règle une bonne fois pour toute les intérêts de la dette publique qui se monte à 50 milliards €.

- Remaniement de la fiscalité du patrimoine qui doit être plus progressive et mieux contrôlée, plus apte à empêcher l’accumulation héréditaire du pouvoir économique et du pouvoir politique qui en découle. Ce qui exige qu’on tienne compte, dans les tarifs, non seulement de la fortune laissée par le décédé mais aussi de celle des héritiers. Depuis que les abattements sur les donations et successions ont été portés de 50 000 à 150 0000 €, par enfant, l’essentiel des droits de succession a disparu de fait pour ceux qui auraient eu à payer des droits dans l’avenir. Avant même cette mesure, plus de 90% des descendants en ligne directe ne payaient pas de droits de succession. Sous prétexte de permettre la transmission d’un capital « constitué au cours d’une vie de travail », c’est le patrimoine des plus riches qui est préservé !

- Baisse de la TVA sur les produits de première nécessité

- Meilleure organisation de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale qui pourrait rapporter ainsi à l’Etat chaque année plusieurs dizaines de milliards € de recettes supplémentaires.

La mise en œuvre de toutes ces mesures permettrait d’aller vers une société plus juste et de mettre un terme à l’augmentation régulière des impôts indirects, sous toutes ses formes.

L’article 14 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 nous rappelle que chaque citoyen doit participer à la mutualisation des moyens financiers de l’Etat en vue de la réalisation d’actions communes. L’IRPP est ainsi un de ces actes simples qui mesurent le degré d’appartenance de chaque citoyen à la République, plus que tout hymne national entonné dans un stade ou tout drapeau tricolore déployé dans une salle à manger...

 

Photo Flickr-cc : money par lecanu mickael (http://www.flickr.com/photos/lecanu/)


Moyenne des avis sur cet article :  4.2/5   (30 votes)




Réagissez à l'article

56 réactions à cet article    


  • frédéric lyon 16 avril 2009 12:45

    Notre impayable auteur n’a pas compris que l’impôt indirect était pratiquement indolore et qu’il constituait le seul moyen de prélever plus de la moitié de la richesse produite par les agents économiques.

    Si l’Etat voulait prélever plus de 50% de la production de richesse sous forme d’impôts directs, il aurait à faire face à une fuite générale des contribuables, qui l’acculerait vite à la ruine.

    Il n’a donc pas d’autre solution.

    Le problème des Etats d’aujourd’hui est pourtant facile à comprendre : Il est impossible de justifier l’énormité des prélèvements qu’il effectue, comment justifier le prélèvement de plus de la moitié de la richesse nationale ?

    Par quel service rendu ?

    Donc il n’a pas d’autre choix que de prélever le maximum de ce qu’il lui faut pour vivre en matraquant un maximum sur les impôts indirects, en espérant que les consommateurs continueront de roupiller sur leurs deux oreilles.

    Et, malgré tout celà, il est toujours en déficit !!!!!


    • karg se 16 avril 2009 13:05

      Tien le commentaire m’a paru profondément crétin dès la première ligne, mais j’ai vu qui en était l’illustre auteur, Frederic Lyon, le posteur mongoloïde. Non Mr Crétin, les impôts indirectes ne sont pas indolore, ils sont juste psychologiquement moins visible. A la fin du mois, 19.6% de TVA et autre TIPP, ça fait bien plus mal que les reste de l’IR.

      L’auteur à 10 000 fois raison de dénoncer cette situation ridicule et contre productive. On est le pays au monde où la collecte des impôts est la plus couteuse.


    • titi 16 avril 2009 15:36

      « ça fait bien plus mal que les reste de l’IR »
      Vous dites celà parce que vous ne payez pas l’IR


    • foufouille foufouille 16 avril 2009 18:34

      @ titi
      soit tu es tres riche, soit tu sait pas gerer ton budget


    • Albert Ricchi Albert Ricchi 16 avril 2009 22:41

      @ Frédéric

       

      Vous semblez confondre deux notions pourtant différentes :

       

      - le problème du prélèvement de 50% ou plus concernant l’IRPP qui est un problème qu’on peut discuter effectivement mais qui est somme toute marginal sur le plan financier, étant plus moral qu’économique par les temps de crise qui courent actuellement.

       

      - avec le problème le plus important de très loin qui est celui des 17%  d’impôts directs seulement et des 83% d’impôts indirects dans le budget de l’Etat, faisant de la France un pays à part dans le monde occidental par sa très grande injustice fiscale.

       

      Et votre impayable commentaire fait l’impasse non seulement sur ce dernier point mais également sur les dizaines de milliards d’euros de niches fiscales ou d’exonération quasi-complète des droits de succession !

       

      Même aux Etats-Unis, pays capitaliste par excellence, on ne raisonne pas comme vous, c’est dire…

       

      A + sur Agora

       

      Albert


    • Le péripate Le péripate 16 avril 2009 13:11

      Exactement, Lyon. On peut aussi ajouter que l’impôt sert, en principe, à financer l’Etat, en fonction de services rendus, qui se doivent d’être réels. Et non de réduire les inégalités, de favoriser la survie de la poularde à tête noire ou n’importe quelle autre lubie, qui sont du ressort de la société.

      A quand le financement sur des bases volontaires des services rendus par les agences étatiques ?

      Nous en sommes à un point où la société est devenue la propriété de l’état, sans contre-partie.


      • foufouille foufouille 16 avril 2009 18:38

        plutot d’accord peripate
        suf que ..... le service est rendu pour les ploutocrates, haut fonctionnaire ET leurs amis prives
        qui construits autoroute, rond points ....... ?


      • Papybom Papybom 16 avril 2009 13:13

        Le 13 janvier 2009, j’avais proposé un article. Certes incomplet, mais exprimant mon opinons sur votre sujet. Il passa à la trappe, mais je l’ai gardé en archives.

        Je veux payer des impôts !

        Ne vous imaginez pas qu’il me reste des effluves du réveillon, non, je veux payer des impôts.

        J’emprunte des routes ; j’ai profité jusqu’à l’âge de 14 ans de l’enseignement public ; le pays à besoin d’une défende. …..Le but des impôts est de procurer des revenus au gouvernement qui est lui, au service du peuple Français. Donc, je veux contribuer.

        Bien sûr il y a un mais. Connaissez-vous le Code des Impôts  ? L’édition 2008, c’est 2974 de pages, ensuite le livre des procédures fiscales (partie législative, partie réglementaire-Décrets en conseil d’Etat et enfin les parties Arrêtées.)

        Sans oublier l’avocat fiscaliste qui évolue dans le domaine de la législation fiscale. Son rôle est d’aider le client à appliquer au mieux les règles du droit fiscal afin d’optimiser sa situation en toute légalité. Le but étant, bien entendu, de payer le moins d’impôt possible.

        Ne parlons pas des niches fiscales, je vais mordre !

        J’aimerais que la fiscalité devienne lisible et juste. Que chacun soit assujetti à l’impôt, du RMIste au patron d’entreprise en fonction de ses ressources. Je connais les ressources du véritable RMI, je propose 5 à 10 euros par an pour l’intégrer dans la vie publique.

        Pour l’impôt sur la fortune, je suis partisan d’une imposition sur le patrimoine, sans aucune niche défiscalisée, à 1 pour 1000 sur le patrimoine au dessus de 750 000euros.

        J’aimerais que les lobbyistes soit interdit au Parlement et au Gouvernement.

        Ce n’est qu’un coup de Gueule, mais si seulement le gouvernement pouvait gérer sont budget en bon père de famille, que la France serait douce et agréable, pour nos enfants.

        Je n’ai pas la science infuse, mais je souhaite qu’un jour, un homme politique vienne remettre un peu d’ordre dans le système, qu’il vienne servir la France et, non pas se servir de la France.


        • JL JL 16 avril 2009 13:47

          « Si y’en a qu’ça les démange d’augmenter les impôts... » ; (Nicolas Sarkozy)

          « La » rupture« , c’est quoi ? Le démantèlement des acquis sociaux, le fait que les riches paient moins d’impôts, qu’on privatise de façon rampante l’université, qu’on donne les coudées franches aux affairistes. Cette façon de déguiser une soumission au capitalisme mondialisé en révolution nationale relève en soi du »pétainisme« , au sens formel. » « De quoi Sarkozy est-il le nom ? », Alain Badiou

          « L’idée fondamentale à la base de la sécurité sociale est que nous nous préoccupons de savoir si la veuve handicapée de l’autre côté de la ville a de quoi manger. Et ce genre d’idée doit être extirpée de la tête des gens. Si les gens sont attachés à la solidarité, le secours mutuel, l’entraide, etc., c’est dangereux parce que ça pourrait les conduire à s’intéresser à d’autres choses. Comme par exemple, et c’est bien connu, que le marché ne propose pas beaucoup de choix, qui sont aujourd’hui des choix cruciaux. Ainsi par exemple, le marché vous permet aujourd’hui de choisir entre plusieurs marques de voiture. Mais un marché ne vous permet pas de décider » je ne veux pas de voiture, je veux un système de transport public « . Ce n’est tout simplement pas un choix disponible sur le marché. Et la même chose est vraie sur un large éventail de sujets importants sur le plan social, comme aider la veuve handicapée là-bas de l’autre côté de la ville. C’est ce que les communautés décident, ce dont la démocratie s’occupe, ce qui fait l’objet de la sécurité sociale et du secours mutuel, et construire des institutions par le peuple pour le peuple. Et cela menace directement le système de domination et le droit de contrôle, c’est pourquoi le système de sécurité sociale est constamment attaqué même si les justifications avancées ne méritent pas qu’on s’y arrête. … bientôt ce sera le 15 avril, et des gens dans votre quartier vont acquitter leur impôt sur le revenu. La façon dont ils vont considérer ce geste, et la façon dont ils ont été dressés à le faire est qu’il existe une sorte de puissance extraterrestre, disons de Mars, qui vole l’argent que nous avons difficilement gagné et le donne au gouvernement. Bon d’accord, ce serait vrai dans un État totalitaire, mais dans une démocratie vous devriez voir les choses tout à fait différemment. Vous devriez vous dire » super, on est le 15 avril, nous allons tous contribuer à réaliser les projets que nous avons tous ensemble initiés pour le bénéfice de tous « . Mais cette idée est encore plus effrayante que celle de sécurité sociale. Cela signifie que nous aurions une véritable démocratie, et aucun centre où le pouvoir est concentré entre quelques mains ne voudra jamais que cela se réalise, pour des raisons parfaitement évidentes. Donc oui des efforts sont fournis, et des efforts plutôt couronnés de succès pour que les gens voient le gouvernement comme un ennemi, et non comme le représentant d’une collectivité qui agit pour des buts communs décidés en commun, ce qui devrait arriver en démocratie. » (Entrevue de la Wikinews anglophone avec Noam Chomsky)


          • Le péripate Le péripate 16 avril 2009 14:14

            C’est drôle, parce que les chemins de fer, exemple par excellence d’un transport public, sont le fruit d’initiatives privées, en Angleterre, en France, comme aux USA. 


            Il y en a un peu marre des mensonges des étato-collectivistes.

          • Le péripate Le péripate 16 avril 2009 19:14

            Oui, sauf que la « privatisation » anglaise s’est faite avec des contraintes de « service public » qui rendaient l’affaire impossible à gérer. Raté, Léon, essayez autre chose. Quant à l’argument de la standardisation, c’est encore une autre foutaise. Les exemples sont légions de standards consacrés par l’usage, ou des accords. Encore raté, caramba !(note les trains ne roulent pas du même côté en France et en Alsace, formidable la capacité d’imposer un standard de l’état... je ne sais pas pourquoi je discute encore avec un ignorant pareil...pfffff)


          • Le péripate Le péripate 16 avril 2009 19:18

            Mais, au delà de ces tentatives léonesques et puériles de faire diversion, ce texte de Chomsky est une véritable ânerie. C’est ce qui méritait d’être dit.


          • oncle archibald 16 avril 2009 14:05

            @ l’auteur : Je partage tout à fait votre avis et je trouve scandaleux que les plus démunis paient un impôt impôt quand il vont acheter un morceau de pain ou une boite de nouilles.


            Les commentateurs habituels, Mr Lyon, Mr Le Péripate, hurlent au loup parce qu’ils ne veulent pas d’une société « fraternelle »... Or la fraternité est un des fondamentaux de notre république, depuis 1789 et je ne vois aucune raison de renoncer à cette belle valeur, garante d’une paix sociale plus que tous les Monsieur Immigration, Monsieur agriculteurs, conciliateurs de quartier, et j’en passe.

            Il faut faire masse de tous les revenus, quelles que soient leur provenance, y compris quand il s’agit de prestations sociales, et appliquer à ces revenus un impôt par tranche progressif sans aucune limitation... Il faudrait être fier de payer beaucoup d’impôt direct dans ces conditions, et aussi ressentir que l’on est favorisé lorsqu’on dispose de beaucoup plus que ce qui est nécessaire, et aussi ressentir que l’on est « mécène » un peu forcé mais mécène quand même du bon fonctionnement d’une société harmonieuse. Un mecene, pas une victime.

            • Le péripate Le péripate 16 avril 2009 14:20

              Une société fraternelle ne se décrète pas dans les couloirs des ministères et des banques centrales.

              Par ailleurs, il est remarquable de constater les échecs récurrents de la pseudo fraternité étatiste qui ne peut se passer de l’initiative privée pour secourir ceux qui sont dans le besoin. Le Secours Catholique ou les Restos du Coeur font bien plus et bien mieux que des états qui prélèvent pourtant plus de la moitié de la richesse nationale.
              Alors, vos bons sentiments qui justifient l’incurie et la prévarication, vous savez maintenant où vous pouvez les ranger.

            • ZEN ZEN 16 avril 2009 16:59

              Péripate doit être à l’Armée du Salut, non ?...


            • oncle archibald 16 avril 2009 18:38

              @ Péripate : « Une société fraternelle ne se décrète pas dans les couloirs des ministères et des banques centrales.. Le Secours Catholique ou les Restos du Coeur font bien plus et bien mieux que des états qui prélèvent pourtant plus de la moitié de la richesse nationale »

              Au XIX eme siècle il y avait aussi des employeurs qui faisaient soigner leurs employés malades et qui leur donnaient les moyens de vivre après la cessation d’activité (logement gratuit, accès à un jardin potager, etc ..) ... et bien je préfère quand même qu’il y ait des cotisations sociales et que ce soit l’état qui gère les aléas de la vie ou la perte de revenus à la cessation d’activité ... c’est tout simplement plus juste, et en plus le « bénéficiaire » de ces « largesses » n’a de merci à donner à personne.. question de dignité que vous appellerez de l’orgueil mal placé sans doute


            • Le péripate Le péripate 16 avril 2009 19:23

              Mais oui, c’est celaaaa. Que l’état prélève 100% de la richesse, et il y aura encore plus de pauvres. Je ne sais pas qui est nauséabond, les puants profiteurs agrippés à leurs « avantages acquis » tout en laissant crever les gens dans la rue, ou ceux qui appellent à un minimum de raison. Enfoirés.


            • ZEN ZEN 16 avril 2009 19:27

              @ Chanteclerc
              Merci ! Je connaissais
              A recommander sans réserve à Péripate...


            • Le péripate Le péripate 16 avril 2009 19:28

              La vérité, c’est que vous êtes tellement dans l’embarras pour argumenter que vous pratiquez insinuations et diffamations. Dégueulasse, et très con.


            • ZEN ZEN 16 avril 2009 19:31

              « Dégueulasse, et très con. »

              Je suis trés convaincu par ces arguments imparables
              Merci !


            • masuyer masuyer 16 avril 2009 19:44

              Péripate,

              Le Secours Catholique ou les Restos du Coeur font bien plus et bien mieux que des états qui prélèvent pourtant plus de la moitié de la richesse nationale.

              Et cela sans subvention de l’Etat ? smiley

              Au fait il en disait quoi le fondateur des Restos du Coeur ? smiley


            • William7 17 avril 2009 03:36

              En parfait anarcho-capitaliste moderne et hype, vous voulez donc le retour de la charité du 19 ème siècle.


            • frédéric lyon 16 avril 2009 16:08

              Prenons un exemple : L’Education.

              En France, l’Education est un service public, vous pouvez aller vérifier à Villetaneuse.

              C’est parait-il gratuit, mais c’est le Tiers Monde : bâtiments dégradés, profs en vacances, étudiants en grêve. Il n’y a pas de sélection, tous les cancres ont le droit de se prétendre étudiant, mais le diplôme ne vaut pas un clou et conduit tout droit au chomage.

              Aux USA, l’Education est privée, vous pouvez aller à Harvard ou à Dartmouth pour le vérifier.

              C’est pas gratuit, mais les universités sont si riches, grâce au mécénat privé, qu’elles offrent les études, le vivre et le couvert, ainsi que le logement, aux étudiants qu’elles ont sélectionné sur leurs résultats scolaires en « blind need », c’est à dire sans même leur demander s’ils pouvaient payer leurs études.

              S’ils sont reçus et qu’ils n’ont pas les moyens l’Université les prendra en charge de A à Z ! 

              La sélection est rude, mais les bâtiments sont impeccables, l’équipement est du dernier cri et il y a un million de volumes dans la bibliothèque de l’université. Par ailleurs les profs sont Prix Nobel et les étudiants ne font jamais grêve.

              Et vous ne trouverez aucun ancien élève d’un établissement universitaire américain capable d’écrire le tissu d’âneries que nous avons l’honneur de commenter ici.


              • JL JL 16 avril 2009 16:31

                Aux Zétazunis il y a 80 millions de pauvres, qui ne bénéficient d’aucune aide. Malgré cela, si toute la population mondiale vivait comme eux il faudrait 8 planètes. Et l’on ne sait pas où l’on mettrait les déchets.


              • foufouille foufouille 16 avril 2009 18:45

                @ lyon
                sauf le netudiant a plein de fric ou fait parti du bon syndicat


              • Marianne Marianne 16 avril 2009 19:20

                Ah oui, j’oubliais les riches possèdent aussi des universités, avec des étudiants qui ne font jamais grève ! Le rêve !!!!!!!!!!!!


              • Le péripate Le péripate 16 avril 2009 19:30

                Et allez ! Un mensonge sur les pauvres au USA, et une apologie de l’Université en grève, comme si s’était sa mission, de former des rebellocrates. Ils sont fous à lier.


              • masuyer masuyer 16 avril 2009 19:36

                une apologie de l’Université en grève, comme si s’était sa mission, de former des rebellocrates.

                La voix du Parti de l’Ordre, Péripate ? smiley

                Pour remettre les grèvistes au boulot, ils préconisent quoi les libertariens, le recours à des CRS privatisés ? smiley smiley


              • ronchonaire 16 avril 2009 20:39

                Parti de l’ordre ? Vous plaisantez masuyer ? Les étudiants en grève en ce moment n’ont rien de subversifs, ils manifestent au contraire pour qu’on ne touche à rien et pour que, si possible, on leur file leurs diplômes sans qu’ils n’aient à passer d’examens. Si jeunes et déjà conservateurs et malhonnêtes...finalement, peut-être que le PS va finir par gagner une élection avant la fin de ce siècle ; en tout cas, les futurs électeurs sont là. Au passage, j’espère que vous ne comptiez pas sur eux pour faire la révolution parce c’est mal barré.


              • masuyer masuyer 16 avril 2009 20:47

                Ronchonnaire,

                il est vrai que dans la situation de Révolution Nationale que nous vivons depuis 2007, ces étudiants sont d’infâmes réactionnaires. smiley


              • ZEN ZEN 17 avril 2009 08:28

                @Péripate
                Oui,tu as raison, il faut faire confiance aux élites US
                C’est un journaliste du NY Times qui nous y invite :

                -Ces imbéciles qui gouvernent les Etats-Unis par Chris HEDGES :
                "...Nos élites – ceux du Congrès, ceux de Wall Street et ceux qu’on nous prépare dans nos universités et écoles de commerce prestigieuses – n’ont pas les capacités pour réparer cette pagaille financière. En réalité, ils vont l’aggraver. A cause de l’éducation qu’ils ont reçue, ils n’ont aucune conception du « bien commun ». Ce sont des bureaucrates médiocres, timorés, sans imagination qui ont été formés à la gestion de systèmes. En guise de solutions, ils ne peuvent concevoir que des petites retouches qui feront plaisir aux milieux d’affaires. Ils ne pensent qu’en termes de chiffres, de profits et de promotions personnelles. Ils sont capables de refuser des soins médicaux aux malades pour augmenter les bénéfices d’une compagnie, tout comme ils sont capables de faire appel à l’argent des contribuables pour fourguer des systèmes d’armement couteux à quelques dictatures sanglantes. Les conséquences sur le plan humain ne figurent jamais dans leurs bilans. Le système démocratique, pensent-ils, est un effet collatéral du libéralisme économique. Et ils servent docilement le marché...."


              • ZEN ZEN 17 avril 2009 08:31

                @ Péripate
                Quant aux pauvres, c’est vrai, ça n’existe pas aux USA
                Seules les mauvaises langues osent le prétendre...

                Des Américains s’inquiètent : il y a des risques sérieux de faillite économique aggravée, des signes évidents de régression sociale accélérée ,des risques de réactions ultra-droitières et de régressions des libertés. [Déjà, les plus riches se mettent à contester l’impôt]
                Chris Hedges fait partie de ceux-là
                Puisse l’avenir lui donner tort !...

                La résistance ou le servage, il va falloir choisir. par Chris HEDGES :


              • Internaute Internaute 16 avril 2009 18:08

                Je commençais à être d’accord avec l’article jusqu’à ce que j’arrive au dérapage idéologique où l’auteur s’insurge contre l’accumulation de capital dans les familles. Dés lors, sa vision de l’impôt n’a rien de social ni d’économique mais sert uniquement à satisfaire des valeurs stupides comme l’égalité pardessus tout. Soyons tous égaux dans la misère mes frères.

                Personnellement je suis pour l’enrichissement des familles et la récompense à ceux qui se bougent le cul et tirent la société vers le haut, c’est à dire les chefs d’entreprise (je ne parle pas des fonctionnaires qui parasitent le CAC40). Il faut un impôt sur le revenu progressif et qui monte trés haut (85% par exemple) mais que le principe de base soit qu’on favorise l’enrichissement des familles. En contrepartie on doit supprimer tous les impôts sur le capital dont l’origine est uniquement l’envie et la satisfaction de punir autrui pour avoir mieux réussi dans la vie que soi.

                Il faut supprimer l’ISF, l’impôt sur les sociétés et reporter les charges patronales sur le salarié, bien entendu à salaire net égal. Il faut mettre les versement de bénéfice aux actionnaires du même côté comptable que le versement des intérêts aux banquiers. Il faut privilégier l’épargne de façon à ce qu’elle serve à financer l’économie au lieu que ce soit le crédit qui la finance. C’est un vaste programme de salut public qui nécessite d’abord de changer de mentalité et d’oublier cet état d’esprit de mendiant jaloux qui date de la révolution française.

                L’impôt doit être visible partout où il est prévelé. C’est la seule façon pour que le public finisse par se dégoûter de ces députés qui ne font que les augmenter sans contrepartie et nous endetter.


                • Marianne Marianne 16 avril 2009 18:29

                  Merci pour ce texte Albert Ricchi.

                  Il faudrait également en écrire un sur l’ISF payé par 1,7% de nos compatriotes, ils ne sont pas nombreux les riches... par définition, mais ils sont très riches.

                  Ils possèdent des châteaux, des yachts, des oeuvres d’art, des bijoux, des sociétés côtées en bourse, des usines - d’armement entre autres -, de la main d’oeuvre sous-payée dans les quatre coins du monde, des journaux, des télévisions, des agences de pub, des sites web, des pétroliers, des sociétés qui vendent de l’eau à prix d’or, des cliniques, des sociétés de transport, des chaînes de supermarché, des portefeuilles d’actions bien remplis, des immeubles de cent étages, des firmes pharmaceutiques, des jets privés, des coffres forts dans les paradis fiscaux ...

                  ...et ils en veulent toujours plus, ils n’en ont jamais assez !

                  On pourrait donc leur en prendre davantage sans pour autant les mettre sur la paille...

                  Vous les entendez déjà pousser leur cris d’orfraies ?

                  « Au voleur ! Au voleur ! A l’assassin ! Au meurtrier ! Justice, juste ciel ! Je suis perdu, je suis assassiné, on m’a coupé la gorge, on m’a dérobé mon argent. Qui peut-ce être ? Qu’est-il devenu ? Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? Où ne pas courir ? N’est-il point là ? N’est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête. Rends-moi mon argent, coquin… (il se prend lui-même le bras.) Ah ! C’est moi. Mon esprit est troublé, et j’ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais. Hélas ! Mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami ! On m’a privé de toi ; et puisque tu m’ es enlevé, j’ ai perdu mon support, ma consolation, ma joie ; tout est fini pour moi, et je n’ ai plus que faire au monde : sans toi, il m’est impossible de vivre. C’en est fait, je n’en puis plus ; je me meurs, je suis mort, je suis enterré. N’ y a-t-il personne qui veuille me ressusciter, en me rendant mon cher argent, ou en m’apprenant qui l’a pris ? Euh ? Que dites-vous ? Ce n’est personne. Il faut, qui que ce soit qui ait fait le coup, qu’avec beaucoup de soin on ait épié l’heure ; et l’on a choisi justement le temps que je parlois à mon traître de fils. Sortons. Je veux aller querir la justice, et faire donner la question à toute la maison : à servantes, à valets, à fils, à fille, et à moi aussi. Que de gens assemblés ! Je ne jette mes regards sur personne qui ne me donne des soupçons, et tout me semble mon voleur. Eh ! De quoi est-ce qu’on parle là ? De celui qui m’a dérobé ? Quel bruit fait-on là-haut ? Est-ce mon voleur qui y est ? De grâce, si l’on sait des nouvelles de mon voleur, je supplie que l’on m’en dise. N’est-il point caché là parmi vous ? Ils me regardent tous, et se mettent à rire. Vous verrez qu’ils ont part sans doute au vol que l’on m’a fait. Allons vite, des commissaires, des archers, des prévôts, des juges, des gênes, des potences et des bourreaux. Je veux faire pendre tout le monde ; et si je ne retrouve mon argent, je me pendrai moi-même après. »


                  • foufouille foufouille 16 avril 2009 18:53

                    @ auteur
                    pas d’accord sur

                    les successions. chaque devrait avoir le droit d’heriter d’une habitation. sauf oeuvre d’art ou bijoux datant de moins de 50a achete hors de prix

                    la TVA doit etre supprime et les prix baisse en equivalent

                    si je paye l’IR, je veut aussi faire un credit immo ou entreprise sans conditions de sante ou d’age

                    on peut rever


                    • frédéric lyon 16 avril 2009 19:01

                      En France la révolte contre l’impôt est toujours silencieuse, ce n’est pas le cas dans bien d’autres pays où le résultat d’une élection peut se jouer sur le programme fiscal des candidats.

                      On ne sait pas si on verra ça un jour en France, mais ce qu’on sait, en revanche, c’est que le contribuable français est le plus grand fraudeur.

                      Sauf le contribuable salarié, bien sûr, qui a la malchance d’avoir ses revenus déclarés par un tiers qui n’a pas d’intérêt à sous-estimer ses charges de salaires.

                      C’est sans doute pourquoi les idéologies étatistes ne se rencontrent plus qu’en France, ainsi que dans certains pays exotiques comme la Corée du Nord : Si tout le monde était salarié par l’Etat, le boulot d’inspecteur du fisc serait plus simple !

                      On pourrait alors instaurer le prélèvement à la source, l’Etat ne verserait plus que le salaire net d’impôts et se servirait donc en premier. Il pourrait même cacher le montant réel de son prélèvement. Le rêve ! 

                      C’est con que le Mur de Berlin soit tombé.


                      • frédéric lyon 16 avril 2009 19:16

                        Mais si le salarié ne peut pas frauder sur son impôt direct, car son revenu est déclaré par son employeur, en revanche il ne se gêne pas pour frauder sur l’impôt indirect.

                        Voilà pourquoi il y a tant d’artisans qui travaillent au black : Tous leurs clients sont d’accord pour frauder la TVA.

                        Demandez à Marianne et à Foufouille, ils savent comment faire. N’est-ce pas normal que les pauvres fraudent ?


                        • Marianne Marianne 16 avril 2009 19:24

                          Ca y est, v’là ti pas qui nous dénonce au fisc !


                        • foufouille foufouille 16 avril 2009 19:54

                          @ lyon
                          je sait des tas de choses
                          normal avec une grosse tete

                          pour ton netat, il sert a engraisser certain bourgeois, pas tous
                          et des bureaucrate prive ET public
                          aucun interet a engraisser des porcs qui me meprise et me filque
                          le service rendu doit etre pour tout le monde


                        • savouret 16 avril 2009 19:27

                          je suis tout a fait d accord avec l’idée exprimée par le titre.En effet l ’impot sur le revenu est un moyen primordial de redistribuer les richesses et s’inscrit donc dans une logique de justice sociale.malheureuseument la doctrine libérale selon laquelle une fiscalité élevée est un obstacle à la compétitivité économique s ’est imposée dans de nombreux pays occidentaux et notamment en france .

                          ainsi la grande majorité des électeurs, y compris parmi les partisans de la gauche modérée ont une perception défavorable de l’impot sur le revenu .ceci traduit bien une crise de la solidarité nationale et une défaite idéologique de la gauche dans ce domaine, et on peut déplorer que par démagogie le parti socialiste se refuse a proposer une hausse des impots directs, dans la mesure ou il craint que ceci lui soit néfaste sur le plan électoral.

                          je pense que la gauche devrait se livrer à un véritable exercice de pédagogie afin d ’expliquer en quoi les impots directs doivent etre réhabilités pour perpétuer des services publics de qualité ,qui doivent profiter à l’ensemble de la population, et dans quelle mesure une hausse des impots sur le revenu est impérative afin de contribuer à une solidarité nationale indispensable pour restaurer une cohésion sociale défaillante

                          si les responsables de la gauche modérée faisaient preuve du courage nécessaire pour légitimer les impots directs et plus largement l ’effort nécessaire de solidarité nationale,ils pourraient espérer combattre la politique économique et sociale du gouvernement et s ’affirmer réellement comme une alternative crédible dans l ’exercice du pouvoir.

                          toutefois, un autre obstacle doit etre surmonté afin de réhabiliter l’impot sur le revenu.il s ’agit du renforcement croissant de l’individualisme inhérent aux sociétes d ’inspiration libérale dans lesquelles nous évoluons.la diffusion de cet individualisme dans sa facette négative, c’est à dire l’indifference à autrui ne peut que délégitimer les aspirations à la solidarité nationale .en effet, celle ci ne peut etre concevable que si l’individu se sent pleinement membre d ’une collectivité et a la sentiment que son avenir est lié a celui des autres composantes de la sociéte.or l ’exacerbation de l’individualisme ne peut qu’aller a l’encontre de cette possibilité.

                          cependant la crise actuelle qui est tant dramatisée par les médias pourrait peut etre(est ce mon cote utopiste) ? s ’averer salutaire si elle permettait de repenser notre rapport a la sociéte de consommation qui est un des fondements de la crise de la solidarité et si elle contribuait à la resurgence de l ’ideal d ’un monde plus juste .

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès