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Accueil du site > Actualités > Politique > Il n’y a plus rien

Il n’y a plus rien

En équilibre instable au bord du néant, nous gesticulons les derniers sémaphores du désespoir. Tout fout le camp. L'économie s'écroule, l'Europe se désintègre avant d'avoir existé, la radioactivité grimpe, la morale part en quenouilles, les océans charrient des bancs de saloperies , on reconnaît, dans les coins sombres, le bruit des couteaux qu'on affûte, la corruption submerge tout.

Les politicards s'étripent à coup de boules puantes. Normal, qu'auraient-ils d'autre à échanger ? Saint profit, libéralisme....tiens, si on bombardait la Libye ?

Tout le monde est d'accord ? Roule ma poule !

Tiens, deux exemples qui montrent bien que la porte du « Laboratoire de catastrophe générale » cher à Maurice Dantec est restée malencontreusement entr'ouverte :

La Libye justement.

Ça fait plaisir de voir nos parlementaires quasi unanimes, soutenant une noble cause. On continue les bombardements avec nos amis de l'OTAN ! On ne pourra pas dire que le peuple n'a pas été consulté puisque ses représentants ont voté. Oui, vous allez me dire le Traité de Lisbonne...Passons.

Front républicain pour bombarder Tripoli. Socialistes inclus. Même les fââmes ! De droite et de gauche.

Bon, de droite, il ne me viendrait pas à l'idée de penser « cœur » en parlant de Morano, Bachelot, ou NKM. Mais les fââmes de gauche, les mères courage, celles qui ont soutenu avec l'ardeur que l'on sait Nafissatou ou Tristane, elles sont où ? Ségolène, Martine, Élisabeth, Aurélie ?... Coucou ?

Elles étaient combien les « salopes » qui ont signé le manifeste pour l'avortement ? 300, plus ?

Elles sont combien les salopes du PS qui demandent que l'on tue et que l'on tue encore et encore des gosses libyens ? Je leur dédie ce document réalisé par un journaliste qui n'est pas une larve :

http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/bombardement-humanitaire-en-libye-30948

Autre exemple, qui me tient à cœur, l'éducation.

Lorsqu’on va rendre visite à la famille on trouve souvent sur une étagère un pile de "Sélection du Readers’ Digest". Je vous entend ricaner… Mais, quand même, on feuillette et on peut tomber sur des diamants noirs. Ce fut le cas pour ces quelques pages traitant de la crise de l’enseignement. Il date de mai 2002, signé de Bruno Mattéi, professeur de philo à l’IUFM de Lille. C’est ce qui a attiré mon attention, j’ai fréquenté cet établissement en de (rares) occasions. Je ne connais pas Bruno Mattéi qui développe le sujet de manière très "classique" : état navrant des établissements, personnel démoralisé, débats de fond sans cesse reportés, avenir très sombre, l’opposition ne laissant entrevoir aucune politique alternative crédible. Mais la conclusion de cette réflexion a l’éclat de la lame de sabre :

"Le problème que pose l’école et sa crise actuelle n’est pas de nature différente de celui qui est posé par une société en panne d’éthique et d’un projet de civilisation et de démocratie.

Péguy le disait déjà, il y a tout juste un siècle :

"Les crises de l’enseignement sont des crises de civilisation… Quand une société ne peut pas s’enseigner, c’est qu’elle a honte, c’est qu’elle a peur de s’enseigner elle-même ; Une société qui ne s’aime pas.

Et c’est précisément le cas de la société moderne."

Sauf qu’il est peut-être à redouter aujourd’hui que celle-ci n’ait même plus honte",

Nous avons besoin de pensées justes et claires, pas d’enfumages !

Bruno Mattéi et le Reader’Digest renvoient BHL,Val et Fourrest au niveau du Journal de Mickey !

Et on fait quoi maintenant , on pleure ? Non, d'abord on vote. Pour moi ce sera Montebourg ou, s'il ne passe pas, Mélenchon. D'accord c'est pas dans le poche. Après...il faut fourbir nos armes camarades ! Mais on finira par gagner, je le sais parce que j'ai l'espérance chrétienne solidement chevillée aux gènes.

J'ai écrit une nouvelle, jamais éditée bien sûr, qui décrit un New-York d'après guerres civiles multiples, pollution nucléaire, bombes sales. Un New-York où se réunit ,dans la plus noire panique, une assemblée exceptionnelle de l'ONU prétendant faire adopter par référendum une Constitution Mondiale. Cette constitution a été préparée dans le plus grand secret par les pays « émergents », largement majoritaires. On sait seulement qu'elle se définit en trois mots : « ZO KWE ZO ». Ce qui est la devise du Centrafrique signifiant « UN HOMME VAUT UN HOMME ». Et c'est justement l'ambassadeur du Centrafrique, son Excellence Kotakengué qui sera chargé de présenter cette constitution.

Il présente tout d'abord une première résolution, d'ordre métaphysique. Pour faire appliquer la règle de ZO KWE ZO, il faut remettre l'homme au centre du jeu et non pas l'argent ou le pouvoir. Toutes le grandes traditions sont amenées à débattre sans se combattre et la vie prend le caractère absolument sacré qu'elle n'a jamais connu. On a toujours trouvé de bonnes exceptions à « Tu ne tueras pas » Tout meurtre est interdit dans tout conflit national, ethnique, religieux ou familial. On ne peut tuer, même pour se défendre. Ceux qui transgressent seront largués dans le Pacifique sur une île cernée par les requins.

Résolution soumise à référendum.

Voici toute le fin du texte :

« Chers amis, excellences et tout ça…il se fait tard, venons-en de suite à la deuxième résolution. Tant que je me suis exprimé en termes généraux au sujet de notre nouvelle constitution, de l’égale valeur des hommes, je n’ai pas manqué de remarquer votre souriante indifférence : « Un homme VAUT un homme ? Cause toujours, ce que je vaux est inscrit en euros ou en dollars sur mon relevé bancaire . Elle est là, en fait, la vraie valeur des hommes, dans les chiffres de leurs avoirs. Et tout le reste n’est qu’amusement et bavardages pour le petit peuple. Même la noblesse s’achète, n’est-ce pas cher cousin(1)

Eh bien… représentez vous un bien qui vous est cher, disons votre maison. Imaginez la le plus concrètement possible. Représentez vous maintenant une pierre dans le mur de cette maison. Pensez avec force, avec le plus de sincérité possible : « cette pierre est à moi » Imprégnez-vous de cette affirmation. Vous en ressentirez très vite le ridicule absolu.

Rien n’est à personne, jamais. Les atomes de cette pierre remontent à la naissance de l’Univers et mourront peut-être avec lui quand l’ombre de votre souvenir se sera dissout dans le néant depuis des millénaires.

Qu’êtes-vous, vous-mêmes ? Equilibristes sur le fil du présent, entre un passé disparu et un futur aléatoire, vous êtes des systèmes vibratoires en relation avec d’autres systèmes vibratoires.

Il n’y a pas de matière, les particules élémentaires sont des intersections de champs d’ondes. Le réel n’existe pas. La musique est produite par des vibrations sur votre tympan. Vous pleurez en écoutant les « Variations Goldberg », un autre animal n’entendra rien ou une cacophonie épouvantable. La musique n’a pas d’existence en soi, pas plus que les couleurs, les goûts ou la matière ;

Et vous vous prétendez propriétaires ? Mais de quoi ? Etes vous propriétaires de votre propre corps ? Pas une seconde. Il peut vous trahir demain. L’ensemble de vos cellules sera renouvelé au moins trois fois durant une existence moyenne. Etes-vous mis au courant de ces modifications ? Vous demande-t-on votre avis ? Je vais vous lire mon unique citation, elle est du docteur Rollin-Becker. C’est un des pères de l’ostéopathie…

Il farfouille dans sa poche revolver, en sort un papier gros comme un ticket de métro, mais, à l’heure qu’il est, il pourrait sortir une mappemonde de son oreille droite, personne ne broncherait. Tétanisés…

Raclements de gorge…

-Je cite : « …Hum ! … Les cellules n’appartiennent pas à l’individu, elles sont simplement influencées par lui, elles appartiennent à l’univers.

Si stupide que soit l’individu, elles demeurent hautement intelligentes ».

Ah ! Ah ! J’aime bien la deuxième phrase, elle me fait toujours rigoler !

Apparemment, il est le seul, l’angoisse la plus noire se lit sur des tronches qui sentent venir la suite.

-Donc, chers tous, la propriété est l’invention la plus ridicule, la plus navrante produite par l’espèce humaine, celle qui nous a catapultés très loin de l’Eden. La colère de Moïse en présence du Veau d’Or était fondée, il en a fracassé les Tables de la Loi, mais la suite me laisse sceptique. La Nouvelle Alliance n'a jamais vu le jour. Dieu ne bafouille pas ! Il ne joue pas avec une céleste photocopieuse.. ;

Nous rendrons possible un Nouveau Contrat en supprimant la propriété, qu’elle soit individuelle ou collective !

Clameur des ventripotents !

-Pour le remplacer par quoi ? Un magnifique champ des possibles, s’ouvre à vous, ô élites de la politique mondiale ! Les perruches ne disposent d’aucun titre de propriété pour habiter leur arbre, pas plus que les lapins de garenne et leurs terriers. Je vous demande d’essayer de faire aussi bien que les perruches et les lapins de garenne ! Si vos cerveaux sont encore en état de fonctionner, il faut les mettre au service de tous. Jamais aucune génération politique n’aura connu de tâche plus exaltante !

Dans un délai de trois mois, un référendum mondial décidera de la suppression du droit de propriété.

Panique générale ! Les excellences déferlent à travers les travées, yeux exorbités, petites bedaines tressautant au rythme de leurs courtes jambes grassouillettes. Les journalistes hurlent dans leurs téléphones, on sait déjà que Wall Street amorce son dernier plongeon…

Le troisième millénaire vient vraiment de commencer ! »

1-Kotakengué, ambassadeur du Centrafrique s'adresse à Giscard, « cousin » de Bokassa, invité en tant que rédacteur du projet de constitution européenne.

On peut toujours rêver ?

Il faut d'abord rêver, le reste suivra...


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29 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 14 juillet 2011 09:59

    Au bord du gouffre ? Oui.
    Le chaos nous attend ? Très probable, pour une période.
    Et pourtant, ce n’est pas « la fin ». C’est seulement l’opportunité de construire autre chose, un nouveau modèle, avec des citoyens responsables qui impulsent des changements de société. Retrouver les valeurs qui sont au coeur de la Déclaration des Droits de l’Homme ou des choix du CNR.

    L’avenir nous appartient et c’est à nous, citoyens libres, de le construire.


    • Furax Furax 14 juillet 2011 11:11

      Bien d’accord avec vous. Mais je crains que, pour préserver les choix du CNR, l’« indignation » soit insuffisante.


    • lambda 14 juillet 2011 10:52

      et si les bombes tombaient sur Wall Street plutôt que sur la Lybie ????? ce serait un début de changement


      • Furax Furax 14 juillet 2011 11:13

        Un bon début de changement. « Une lueur d’espoir » comme dirait M.E. Nabe !


      • Iren-Nao 14 juillet 2011 11:34

        Peter le World Trade Center un certain 9/11 etait une fameuse idee aussi.

        La symbolique vous en aurait elle echappe ?

        Ce fut en effet le detonateur qui fout ce monde de pourri en l’air.

        Iren-Nao


      • papi 14 juillet 2011 16:10

        @ lambda

        Un bon Glass-steagall serait mieux qu’une bombe, puisque non seulement Wall-street sauterait , mais aussi son poste de contrôle qu’est la « city » de Londres ..


      • Furax Furax 15 juillet 2011 12:29

        Papi,
        Je suis un peu largué là...


      • Iren-Nao 14 juillet 2011 11:25

        Je vous aime bien Furax.

        Il est en effet temps de cesser d’etre realiste.

        Iren-Nao


        • Furax Furax 14 juillet 2011 11:48

          C’est sympa Iren-Nao, mais « Péter le World Trade Center » était l’objet du livre de ce foutu rêveur de Marc-Edouard Nabe.


        • Furax Furax 14 juillet 2011 13:59

          Dans un premier temps on NATIONALISE TOUT.
          Le communisme s’est planté avec Staline, on peut lui donner une deuxième chance non ?
          Combien d’échecs dramatiques du capitalisme puis du libéralisme financier ? Quelles conséquences jusqu’à présent ? Toujours plus !


        • papi 14 juillet 2011 16:22

          @ l’auteur

          Pourquoi nationaliser quand on peut simplement contrôler ?? Notre problème comme celui des USA est la parfaite libération du système financier , Wall street traite 4000 milliards de $ /jour
          sans pratiquement aucun contrôle !!
          Remettons donc le système financier au service du peuple, et non le peuple au service des financiers..Une bride sur le cou de ces coquins leur ferait le plus grand bien, un bon débourrage
          avec comme cavalier un état fort rendrait docile ces fougueux dévoreurs de chair fraiche..
          Quand au « grand soir » de vos rêves, il appartient à nos livres d’histoire, rubrique : économies obsolètes..


        • Furax Furax 14 juillet 2011 16:53

          Papi,
          Merci de votre commentaire mais vous décrivez parfaitement l’« économie obsolète » qui nous mène droit dans le mur.
          Je ne crois pas que, pour ces gens là, de simples conseils ou incitations suffisent. D’autant plus que, j’en suis persuadé, il n’y a pas de pilote dans l’avion et que ce capitalisme là se fout de tout, y compris de mettre tous les américains au chômage si ça lui permet de « gonfler »


        • Ariane Walter Ariane Walter 14 juillet 2011 13:40

          Furax, j’ai bcp aimé votre texte quand je l’ai lu en modération.
          Il y a deux étapes à franchir.
          la première : que l’indignation qui nous habite , chaque jour, de plus en plus, en découvrant les malversations de ce monde politique mafieux, se répande de plus en plus et arrive, pendant cette période d’élection à ouvrir les yeux et les consciences.
          ceux , en particulier du pseudo parti « socialiste ».
          mais que fait Montebourg là-dedans ?
          Quelle différence y-a-t-il entre lui et mélenchon pour qu’ils ne s’unissent pas ? Ego ? Politque ?

          La seconde : que des groupes d’action se constituent et s’organisent, les "indignés , sont un début .
          Car la politique avec pour seule action mettre son bulletin dans l’urne, c’est ouvrir la porte à tous les faux-semblants de la démocratie.


          • Furax Furax 14 juillet 2011 14:08

            Merci Ariane,
            Bien sûr, le vote n’est qu’une étape mais c’est l’étape du jour.
            J’irai donc voter Montebourg aux primaires du PS parce j’y crois encore et je crois également que le PS est tout de même le meilleur adversaire de Sarko.
            Si il n’est pas élu, je voterai Mélenchon.
            Ma règle d’or à moi sera : ne jamais voter pour ceux qui ne se sont pas opposés à l’insulte du traité de Lisbonne.
            Pour la suite, simple et sans une goutte de sang :
            GREVE GENERALE ILLIMITEE !


          • LE CHAT LE CHAT 14 juillet 2011 15:02

            patience , 2012 sera la fin du monde , celui des requins de la finance , leur univers est en train de s’écrouler ............. il vont regretter la crise de 2008 qui va paraitre complétement mineure en comparaison avec celle qui les attend !


            • Furax Furax 14 juillet 2011 15:08

              Salut LE CHAT
              Pas sûr qu’il faille attendre aussi longtemps...
              La fin 2011 s’annonce assez rockn’roll !


            • HELIOS HELIOS 14 juillet 2011 16:12

              J’ai bien aimé votre article !!!!


              toutefois, je me permet de vous faire remarquer qu’il y a une severe difference entre une (des) societes humaines et une fourmilière, une termitière ou... un arbre a perroquets.

              La notion de proprieté n’est pas ce que vous croyez, elle est simplement l’expression d’une gestion temporaire de l’interet de la cellule unitaire sociale humaine, celle qui entre en competition immediate avec son environnement.

              Alors, oui, on peut « arranger » non pas la notion de propriete, mais ses dimensions temporelles, spatiales, culturelles etc.... pour qu’elle ne se transforme pas en une arme de predation, mais on ne peut pas la faire disparaitre.

              Les perruches ne disposent d’aucun titre de propriété pour habiter leur arbre...

              oui, c’est vrai, sauf que les oiseaux qui ne s’y posent pas, crevent par terre... les plus faibles ou les moins adaptés, comme vous voulez....


              • Furax Furax 14 juillet 2011 17:14

                HELIOS

                Merci pour votre commentaire.
                J’ai écrit une nouvelle, pas un traité d ’économie (ce dont je suis tout à fait incapable).

                « Alors, oui, on peut »arranger" non pas la notion de propriete, mais ses dimensions temporelles, spatiales, culturelles etc.... pour qu’elle ne se transforme pas en une arme de predation, mais on ne peut pas la faire disparaitre.« 
                J’adhère à 100% !

                Je vous fais toutefois remarquer que l’organisation des sociétés animales n’est pas si catastrophique...
                Par ailleurs, j’ai eu l’occasion de fréquenter deux sociétés humaines ignorant presque totalement, au départ, la notion de propriété ;
                -Les Pygmées : peuple extrêmement »doux« . Les »babingas ignorent totalement non seulement la propriété (ils ne possèdent, en général , que leur caleçon et leur couteau. tout le reste est collectif et leur terrain change constamment d’emplacement), mais aussi la notion de pouvoir. Pas de « chef » mais un aïeul réputé sage, un sorcier et un maître de chasse que l’on consulte si on en a envie.
                -Les Toubous : peuple extrêmement « dur ». Impossible de donner un ordre à un toubou. Le Derdé peut être « consulté ». Ou pas. Solidarité totale entre les membres d’un clan. Le toubou ne possède pas de terre (mais il possède ses chameaux). Au contact de notre « civilisation », il s’adapte très vite et devient un prédateur redoutable.
                Je sais que ces gens, comme les Inuits, ne sont pas de notre monde, celui du climat tempéré, qui autorise le stockage des récoltes, donc leur protection, ce qui signifie armée, chef etc...
                On va pouvoir phosphorer là-dessus !


              • oj 14 juillet 2011 16:59

                inintéressante cette débâcle financière qui inquiète le monde .....

                tentez plutôt la méthode Couet :

                Dites-vous que chaque matin un agriculteur se lève pour faire sa moisson qu’il confie a un transporteur pour l’acheminer vers un silot pour ensuite la vendre sous forme de farine a un boulanger chez lequel vous passez vers midi pour lui acheter une baguette que vous lui payerez parce que vous avez refait recemment la toiture d’une vielle grange qu’il a achetée a un vieux couple de retraités.

                vous multipliez ces exemples, vous les croisez et vous pouvez constater qu’un modele economique existe depuis longtemps dans nos sociétés et que les milliards de la spéculation inscrits dans les bases de données des fichiers bancaires peuvent disparaitre du jour au lendemain ... sans que cela empeche notre agriculteur de se lever le prochain jour et continuer sa moisson.

                Le tout est que la population du pays se léve chaque matin pour oeuvrer au développement des biens fondamentaux au service de la collectivité.

                La population detient les seules richesses réelles et bizarrement elle accepte de se faire entubé par l’artificialité dévoyée des bandits.

                fourbe virtualité qui pollue nos esprits.


                • Furax Furax 14 juillet 2011 17:22

                  Tout à fait d’accord avec vous Oj.
                  Je reviens encore une fois en Afrique. Le paysan qui vit à quelques kilomètres de la capitale cultive son manioc, élève ses poules et ses cochons, va chercher l’eau à son puits et se livre à des échanges avec d’autres villageois. Si, dans la nuit, la capitale disparait dans un grand trou, il ne lui manquera rigoureusement rien.


                • Ruut Ruut 14 juillet 2011 17:36

                  oj, la dépendance qui fait que nous baissions notre culotte est double.
                  1. la loi qui est contre le citoyen et qui l’oblige à la baisser.
                  2. l’Obligation bancaire pour certaines activités.


                  • Montagnais Montagnais 14 juillet 2011 19:01

                    « Toutes les grandes traditions sont amenées à débattre sans se combattre et la vie prend le caractère absolument sacré qu’elle n’a jamais connu »


                    Jamais connu, exact. Jamais.

                    Le communisme, une deuxième chance ?

                    Brasillach, lumineux et visionnaire poète sacrifié, l’a annoncé : le communisme, tout comme le Christianisme, devra se perdre pendant deux siècles avant de l’emporter définitivement.

                    Enfin.. Si y reste du temps.

                    • Furax Furax 14 juillet 2011 19:26

                      On a l’éternité...
                      Merci pour votre passage.


                    • slipenL’air 14 juillet 2011 20:38

                      bon article

                      un petit soucis (à mon idée)
                      je ne pense pas que le vote, quel qu’il soit apportera un changement radical.
                      s’il y a des élections (oups)

                       quelques liens
                      La Tempête financière prend de l’ampleur, l’Or bat un nouveau record historique

                      L’agence Moody’s met les Etats-Unis sous surveillance

                      Impasse sur la dette américaine : « Ça suffit ! », s’énerve Obama

                      La situation économique mondial Pierre Jonanovic (new) (à voir)

                      Si rien qu’ avec ça, ce n’est pas totalement le bazars 
                      je veux bien être changé en nain de jardin smiley

                      On vie une époque hautement historique

                      a+ furax (et il a de quoi)


                      • Furax Furax 14 juillet 2011 20:42

                        Tout à fait de votre avis. La fin 2011 ne sera pas triste. Vous ne risquez rien côté nain de jardin§


                      • slipenL’air 14 juillet 2011 20:40

                        A oui j’oubliai la vanne de mon pote

                        la réalité s’effondre
                        le changement ou la mort. ?????????. smiley


                        • Furax Furax 14 juillet 2011 22:17

                          Ca devait être une sacrée bonne vanne !


                        • zadig 15 juillet 2011 04:51

                          Bonjour Furax,

                          Merci pour cet article passionné.
                          Pour l’avenir je me sens bien incapable de faire des prévisions à court terme.
                          Je suis devenu serein depuis que j’ai compris que la septième
                          extinction est en route.
                          Ce ne sera pas brutal,
                           mais les uns après les autres les fondements de notre civilisation tomberont.
                          A l’époque des dinosaures déjà de minuscules bestioles se cachaient.
                          Ces bestioles, en fait des mammifères de la taille d’une souris
                          était en place pour assurer la succession.
                          Et bien pour nous c’est la même chose.
                          Sous nos pieds des supercolonies se mettent en place.
                          Sans le savoir, elles attendent !

                          Un jour, je parlerais davantage de ce monde fascinant.

                          Cordialement

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