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 Accueil du site > Actualités > Politique > Il serait pour qui, l’or de « la règle d’or » ?

Il serait pour qui, l’or de « la règle d’or » ?

Qui ne souhaiterait adhérer à une "règle d'or" ? Pourtant, sous ce terme rassurant et séducteur se dissimule une stratégie noire, une attaque contre la souveraineté du peuple, défendue justement par notre Constitution. La ficelle est cependant un peu grosse. Les peuples d’Europe s’appauvrissent, les systèmes sociaux sont attaqués de toute part sous le prétexte d’empêcher la faillite des États, alors que c’est justement la destruction de nos systèmes de redistribution qui, en réduisant la consommation et les recettes fiscales, va précipiter cette faillite. Les preuves de cet échec, c’est l’état de la Grèce, utilisée probablement comme test pour voir ce qu’il advenait d’un pays attaqué par la finance via les agences de notation. Et l'on voudrait inscrire dans le marbre une politique qui a prouvé son inefficacité ?

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Cet échec était prévisible. En effet, quand un particulier ou une entreprise est en difficulté pour rembourser ses dettes, on étale ses remboursements, ou on lui fait un cadeau gracieux, ou on admet une pause dans le remboursement destinée à lui permettre de “se refaire”. Prétendre qu’une bonne solution c’est d’augmenter son taux de remboursement (en guise de punition ?) ou de gérer son budget à sa place en l’obligeant à opérer des coupes drastiques dans ce qui est à la base de son fonctionnement c’est une manœuvre d’une grossièreté patente. Le fait que le FMI ait pratiqué ce hold-up sur les pays pauvres depuis des décennies ne donne pas pour autant à ces mesures une efficacité économique réelle.

A part que… la véritable question est : une efficacité pour qui ? Des pays obligés de se lancer dans la monoculture pour bénéficier de l’aide du FMI ont été conduits, par là-même, à devenir plus dépendants du commerce international. Si le résultat évident est un bénéfice assuré aux grandes entreprises et à la haute finance, celui-ci s’accompagne d’une fragilisation accrue des populations et même des États. C’est cela, l’efficacité économique ?

Est-ce cela que l’on veut pour l’Europe ? Des pays dont les lois seraient commandées par la finance et au bénéfice de celle-ci ?

De qui se moque-t-on ?

D’ailleurs, de quel point de vue parle-t-on quand on justifie ses choix au nom du pragmatisme économique ?

Certes, les politiques pudiquement nommées “d’ajustement” savent depuis longtemps avancer à petits pas pour faire accepter aux peuples des mesures qui leur sont défavorables. Certes, ces peuples, l’œil rivé sur la télévision, l’oreillette dans le conduit auditif et les doigts sur la console, branchés, donc, sur la modernité, n’y ont vu que du feu.

Oui, mais la pauvreté, cela se vit, au quotidien. Cela se mange en produits discount ou en resto du coeur, cela s’habite en cohabitation forcée, voire en foyer d’urgence, cela se travaille en chômage des jeunes et des seniors.

On nous a déjà vendu les délocalisations “Il faut être mobile”, “On ne peut pas échapper à la mondialisation”, réduisant notre tissu industriel à peau de chagrin et menant beaucoup de personnes au chômage et à la pauvreté ; on nous a vendu la suppression des fonctionnaires, ceux-ci étant présentés, non comme les garants d’un accès de tous aux services indispensables à une vie correcte, mais comme des ogres qui s’engraissaient, sur nos deniers, à ne rien faire (les “investisseurs” étant présentés, eux, comme de généreux donateurs nous permettant de bénéficier du progrès, et qu’il fallait dorloter au cas où ils iraient proposer leurs merveilleux prêts ailleurs). Ces économies, à qui ont-elles profité ?

On ne change pas une équipe qui gagne : nous avalons tout, pourquoi ne pas nous faire signer notre propre arrêt de mort ? Nos représentants ont bien donné en 1973 aux banques privées le monopole de la création monétaire sans que nous nous en inquiétions beaucoup… Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ! 

Qu’est-ce que cette prétendue “efficacité économique” qui appauvrit les pauvres, enrichit les riches, casse notre système social, diminue la souveraineté du peuple, et nous conduit à la faillite ?

Si la néo-libéralisation du monde était efficace économiquement, globalement, cela se saurait : le chômage diminuerait, les entreprises se développeraient, l’ascenseur social marcherait bien, etc. Or, plus nos pays se serrent la ceinture (en tout cas, les pauvres et les classes moyennes) plus les finances de l’ État vont mal et plus le système économique s’enfonce dans la récession. C’est bizarre, non ? Les pays qui ont gardé un projet social sont, en Europe, ceux qui se défendent le mieux. Alors ?

Alors, ce prétendu “pragmatisme économique”, cette soi-disant nécessité de se serrer la ceinture en cassant nos services publics, c’est simplement le faux-nez de l’avancée du pouvoir absolu de la finance sur le peuple.

L’or, dont il est question dans la “règle d’or” c’est l’or de l’usure, celui des financiers qui veulent avoir la haute main sur le peuple et détruire la démocratie.
Nombreux sont ceux qui ont accepté, et même voulu l’Europe, parce qu’ils pensaient que c’était une façon d’empêcher à jamais le retour des guerres qui ont ensanglanté l’histoire de nos peuples. Ils n’ont pas vu que c’étaient les banquiers qui la voulaient, cette Europe, pour l’utiliser à leur profit, et empêcher les principes démocratiques de défendre les droits des travailleurs, ni que l’euro allait nous limiter dans notre capacité à gérer nos relations économiques. Ils n’ont pas vu la guerre économique en cours( en tout cas certains, car nombreux sont ceux qui ont voté “non” au TCE à cause de la notion qui devait être inscrite dans la constitution, là aussi, de la “concurrence libre et non faussée”) et que mettre en place une Europe gouvernée par un “Conseil” non élu cela ouvrait la porte à ceux qui ont déjà la pouvoir.

Vous imaginez, si les pays émergents exigeaient les trente-cinq heures ou les indemnisations pour accident du travail ? Si des démocraties réellement socialistes, c’est-à-dire sans totalitarisme, se multipliaient ?

Le problème c’est que la mondialisation économique s’accompagne du déplacement touristique des populations et de la multiplication des échanges entre les peuples : on ne peut pas délocaliser et fermer ses frontières, faire du commerce en ligne, et contrôler Internet. Le modèle social européen est un modèle qui pourrait facilement s’exporter. Il a d’ailleurs plutôt bonne réputation sur les autres continents...

Il convient donc de prouver qu’il ne marche pas, et donc, de le casser, par tous les moyens. Y compris en utilisant une règle d’or, qui, sous son joli nom, sonne comme une déclaration par les gouvernements eux-mêmes qu’ils ne seraient pas capables de gérer les comptes publics…

S’ils n’en sont pas capables, eux, ce n’est pas très compliqué : qu’on les remplace.

Ramener un budget à l’équilibre ? Beau programme : commençons donc par prendre l’argent où il est, empêcher les fuites de capitaux, faire payer les entreprises qui ne paient pas leurs charges, réfléchir à nos investissements d’État (qui a décidé d’un grand emprunt, à propos ?), favoriser l’emploi et les échanges locaux, redonner le pouvoir de prêt aux banques d’État, séparer banques de dépôts et d’investissements, taxer à égalité les revenus du travail et de la finance, etc.

Et, pour cela, faisons entendre notre voix, par tous les moyens pacifiques à notre portée, dont, en premier lieu, notre bulletin de vote.

Article publié aussi sur Mediapart.fr



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Les réactions les plus appréciées

Réactions à cet article

  • Par JL (---.---.---.93) 9 septembre 2011 11:37
    JL

    OK pour la règle d’or,

    à une condition : on augmente ad libitum, la progressivité des impôts sur les revenus les plus élevés jusqu’à arriver à l’équilibre.

    • Par lagabe (---.---.---.174) 9 septembre 2011 18:28

       quand on lit le dernier rapport , il y aurait 150 milliards de niches fiscales , soit 7, 5 % du PIB
      - est il normal que les grosses sociétés du cac paie 9 % d’impôts alors qu’une PME en paiera 30
       - les exonérations de charges pour la sécurité sociale non compensées
      - un système de santé inégalitaire , qui par rapport à d’autres pays coutent 3 % du pib de +

      si tu fais la somme de tous ses lignes, on devrait être plutôt en excédent

    • Par OuVaton (---.---.---.248) 9 septembre 2011 19:10
      OuVaton

      Excellent titre et bonne question... L’or pour les riches, ça suffit !

  • Par Ariane Walter (---.---.---.169) 9 septembre 2011 12:20
    Ariane Walter

    Superbe article, Liliane.
    Merci et bravo.

    vous avez bien posé la question fondamentale.

  • Par Jason (---.---.---.150) 9 septembre 2011 12:24
    Jason

    Je suis entièrement d’accord avec vous.

    Cependant un petit hic concernant le : Que faire. ? Jetez un coup d’oeil en bas de votre article. Vous y verrez une belle petite pub : « Comment devenir trader ». Amusant, non ?

    Avox va sans doute faire disparaître mon post. C’est trop gênant pour les affaires !

  • Par le journal de personne (---.---.---.188) 9 septembre 2011 12:50
    le journal de personne

    J’ai fin...

    Non... ne me dites pas que votre argent travaille, ce sont les hommes qui travaillent, qui suent et qui saignent pour que la planche à billets fonctionne.
    Ne me dites pas que ce sont les hommes qui font travailler l’argent...
    dites-moi que ce sont des hommes qui font travailler d’autres hommes et leur volent le fruit de leur travail...
    On nous vole notre force de travail... la seule chose qui vaille !

    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/09/jai-fin/

  • Par sparte (---.---.---.237) 9 septembre 2011 13:07
    sparte

    Oui cette règle d’or n’a pas de sens ... en fait il faudrait que le budget national et celui des URSSaf deviennent plutôt excédentaires afin de pouvoir rembourser la dette dite publique.

    Oui les maîtres du monde envisagent de doter les pays européens d’une supervision de Bruxelles , par leurs hommes choisis par leurs institutions privées ( BILDERBERG, CFR ... ) et ceci avant que l’Europe se soit doté d’une structure politique et démocratique. Actuellement le parlement n’a aucun pouvoir et il ne se réunit que 3 jours par mois ... la plupart du temps les bancs sont vides.

    De cette situation NOS hommes politiques sont responsables depuis DE GAULLE. Ce n’était pas le projet de JEAN MONNET et ROBERT SCHUMANN puisqu’ils envisageaient une Europe confédérale ou bien fédérale , et avec une armée ...

    On est loin du compte, alors que nos chefaillons nationalistes rêvent du retour du franc, pourquoi pas de l’AOF ( afrique occidentale française ) 

    M D R !

    Quant aux délocalisations c’est un autre problême : 
    les Allemands n’ont pas délocalisé autant ou alors à proximité : Tchéquie, Slovaquie, Hongrie ... pour nombre d’industriels français ce fut la condition de la survie : délocaliser ou bien être mis en dépôt de bilan par les URSSaf ...

    Les URSSaf auront été le serial killer des emplois en France ... et pourtant beaucoup - du moins ici - en redemandent ! Certains considèrent même que notre « système social  » serait un trésor !

    Là c’est à en pleurer

    • Par LilianeBaie (---.---.---.128) 9 septembre 2011 13:40

      Merci pour votre commentaire.
      Par rapport à la responsabilité de l’URSSAF, ne pensez-vous pas que celle-ci est l’instrument d’une politique, plutôt que la responsable du chômage et des délocalisations ? Alors, bien sûr que la façon dont on applique les directives est variable, mais cela me semble important de ne pas ignorer les plans d’ensemble à chercher sous les déclarations lénifiantes et mensongères. Autant ne pas prendre les soldats pour les responsables de la guerre...

    • Par sparte (---.---.---.237) 9 septembre 2011 14:36
      sparte

      Par LilianeBaie (xxx.xxx.xxx.128)  septembre 13:40
      Merci pour votre commentaire.Par rapport à la responsabilité de l’URSSAF, ne pensez-vous pas que celle-ci est l’instrument d’une politique, plutôt que la responsable du chômage et des délocalisations ?
      ______________
      La question est complexe et elle remonte à 1945 :

      A la « libération » les communistes ont avec Thorez de retour de Moscou , obtenu du gouvernement la NATIONALISATION du système de santé et des retraites ( en partie )
      Ce fut un hold up et je vous invite à lire ladite loi : il s’agit bien d’un système soviétoïde avec ses contrôleurs politiques :

      par exemple les conseils d’administrations sont à majorité issus du collège des employés alors qu’on croit que la gestion est paritaire ; Par ailleurs Thorez ayant obtenu que seuls quelques syndicats puissent avoir le droit d’exister en France : on appelle cela les « syndicats historiques » =) tous les organismes sociaux sans exceptions ( il y a des milliers de caisses , sous caisses et autres organismes affiliés ) sont présidés par des chefs syndicalistes : la CGT , la CFTC , etc lesquels embauchent leurs kopins !

      Ce fut le casse du siècle et cela le reste

      Et la route ouverte à la gabeji façon URSS tant dans la gestion et l’iniquité des cotisations que dans la gestion des hôpitaux ; pour cela que j’écris : URSSaf. C’est grâce à cela que les gouvernements achètent la « paix sociale »

      Evidemment il y aura un collapsus à la fin ; déjà le trou est camouflé par 130 MDS EUR de CSG RDS et taxes affectées aux URSSAF. Le trou est au bas mot de 150 à 170 milliards pour 2011 ! ! ! Donc supérieur au déficit du gouvernement ( 95 MDS ) Cela dépasse l’entendement

      pour en savoir plus : allez sur les blogs de GEORGES LANE, LAURE ALLIBERT, etc.
      où aussi écouter : http://lumiere101.com/tag/s%C3%A9cu... ;

      bonne écoute ...

    • Par lagabe (---.---.---.174) 9 septembre 2011 18:48

      c’est des exonérations de charges accorder pour caresser certains électeurs par exemple agriculteur , pêcheur , par le politique et non compenser qui creusent le déficit

  • Par Claude Simon (---.---.---.60) 9 septembre 2011 16:59
    Claude Simon

    « c’est simplement le faux-nez de l’avancée du pouvoir absolu de la finance sur le peuple »

    Voilà pourquoi le peuple doit investir non plus la Bastille, mais la BCE, Wall Street ou la BRI.
  • Par Claude Simon (---.---.---.60) 9 septembre 2011 17:11
    Claude Simon

    L’état immortel assume les projets économiques non rentables, là où la pérennité du projet privé dépend justement de sa rentabilité. Si son endettement lui fait peur, douterait-il de son immortalité, sous l’idéologie anarcho-capitaliste par exemple ?


    Une règle en or déjà bien connue de nos banquiers centraux est de créer plus de dettes que de monnaie. Pourquoi en constitutionnaliser une qui en serait le collatéral paradoxal, hormis pressurer encore plus un citoyen malheureux de voir ses dirigeants le faire souffrir pour leurs bien-êtres seuls ?


  • Par JM (---.---.---.45) 9 septembre 2011 18:55

    La règle d’or. Nouveauté sortie du cerveau prolifique de Monsieur Sarkozy ?


    Pourquoi s’embêter avec une nouvelle loi, alors...qu’elle existe déjà. Cela s’appelle le « Pacte de stabilité et de croissance » que nos chers dirigeants avaient eux-mêmes voté et adopté en 1997.
    Mais notre cher Sarkozy avait tout mis en oeuvre pour s’en affranchir...afin de pouvoir faire de la dette. Et maintenant, c’est lui encore qui nous ressort une loi, qu’il a lui meme fustigé, le tout à la sauce nouvelle "Règle d’Or’. Mais de qui se moque-t-on. Un incompétent notoire qui n’était pas capable de maintenir son budget à 3% de déficit maximum par an, et une dette à 60% du PIB. ???
    • Par efarista (---.---.---.183) 9 septembre 2011 20:26
      efarista

      Ben oui !!! on pourrait quasiment croire qu’il ne nous veut pas du bien ! smiley heu... non j’ai mal écrit.... on peut être sûre qu’il ne nous veut pas de bien du tout , on n’est vraiment pas ces potes...autant faire une croix sur le restau avec lui quand il se sera fait dégagé.

  • Par BA (---.---.---.142) 9 septembre 2011 23:30
    La BCE se déchire sur la stratégie pour sauver l’euro.

    Le feu gagne la caserne de pompiers. La Banque centrale européenne (BCE), qui lutte depuis dix-huit mois pour éteindre l’incendie ravageant les pays endettés de la zone euro, se déchire maintenant au grand jour. Le chef économiste de l’institution, Jürgen Stark, a démissionné vendredi avec fracas de son poste… trois ans avant la fin de son mandat ! 

    Officiellement pour des raisons personnelles, cette démission marque le spectaculaire désaccord de l’économiste avec la stratégie de la BCE, dont il est un membre influent du directoire. Après le départ retentissant d’Axel Weber en mai dernier, Jürgen Stark est le deuxième Allemand de poids à claquer la porte de la banque basée à Francfort. La réaction des marchés a été à la mesure du choc : l’euro a chuté, atteignant un plus bas depuis février à 1,3650 dollar et les obligations d’État italiennes se sont envolées à 5,37 %.

    Cette dernière réaction n’est pas anodine : c’est probablement la décision de voler au secours de l’Italie et l’Espagne, prise le 8 août dernier en pleine tempête financière, qui a achevé de diviser le conseil de la BCE. Jürgen Stark était notoirement opposé à cette action, rejoint en cela par le patron de la Bundesbank, Jens Weidmann, ou encore le Néerlandais Klaas Knot.

    « Depuis mai 2010, les Allemands sont contre le rachat de dette souveraine par la BCE », rappelle Bruno Cavalier, économiste chez Oddo Securities. Cette décision de politique non conventionnelle consiste pour la banque centrale à acheter sur le marché des obligations d’État, afin de soutenir leur cours et permettre aux pays attaqués de continuer à emprunter. Mais ce faisant, la BCE rompt avec deux dogmes intangibles aux yeux de l’orthodoxie allemande : elle donne l’impression de cautionner les dérives budgétaires des États et surtout, en monétisant la dette, elle rajoute des liquidités sur le marché, prenant le risque de générer des tensions inflationnistes, alors même que son unique mandat consiste à lutter contre l’inflation.

    Conscient des reproches qui lui sont faits, le président de la BCE s’était vivement emporté jeudi : « Nous avons assuré la stabilité des prix de manière impeccable - impeccable ! - et j’aimerais bien entendre des félicitations pour une institution qui a apporté pendant treize ans la stabilité des prix à l’Allemagne », a martelé Jean-Claude Trichet. Un éclat de voix inhabituel qui a peut-être précipité le départ de Jürgen Stark.

    Au-delà des querelles internes à la BCE, cette démission est un signe supplémentaire du désarroi des Européens face à la crise de la dette. « L’histoire s’accélère, mais l’Europe n’a toujours pas résolu la question principale : comment couper la contamination qui vient de Grèce et qui gangrène tous les autres pays ? », résume Bruno Cavalier.

    Au plan politique, les tensions s’accroissent. Lundi, le président de la Commission, José Manuel Barroso, se rendra à Berlin pour rencontrer la chancelière Angela Merkel. Il s’agit officiellement d’un « échange de points de vue privés ». Mais, selon un sondage de la chaîne de télévision ZDF, trois Allemands sur quatre sont aujourd’hui opposés à un élargissement du plan de sauvetage pour les pays surendettés de la zone euro.

    Or ils ne sont pas les seuls. Après les Pays-Bas, qui évoquaient ouvertement jeudi la sortie de la Grèce de l’euro, les Finlandais dénonçaient vendredi le manque de discipline budgétaire dans l’Union. Le premier ministre finlandais, Jyrki Katainen, estime que ses concitoyens sont « troublés par l’injustice provenant du fait que tout le monde dans l’union monétaire n’applique pas les règles du jeu acceptées ». Et le parti des Vrais Finlandais, qui talonne désormais la Coalition nationale pro-européenne, veut aussi qu’Athènes sorte de la zone euro, estimant que ce sont les autres membres de l’Union, aux finances plus saines, qui vont payer les pots cassés. Helsinki a « crevé de faim pour sortir de la crise sans aide », d’où son ressentiment résume un politologue. Mais la Grèce est aussi un obstacle pour l’Irlande, qui s’inquiète par ricochet de ne plus pouvoir revenir sur les marchés à cause d’Athènes.

  • Par zany (---.---.---.98) 10 septembre 2011 01:14

    La règle d’or je suis fondamentalement contre, car cela vas raboter dans tous les sens, les recettes vont toutes partir chez les banques.

    Vous êtes à la tête d’un état, ils est endetté à mort et vous couper l’intraveineuse ?
    Comment avec des caisses vide relance-on une économie, car l’emploi réelle est la clef, là sa vas pressuré jusqu’à plus soif, des taxes aux frontière pour protéger le marché intérieur, les grande entreprise ne pouvant plus vendre en France serons OBLIGER de délocaliser dans notre pays rétablissant le cercle vertueux, emplois= recettes pour l’état.

    Sauver l’euro ? C’est fini, la BCE en est a racler les fond de tirroir et faire tourné la planche à billet, la chute du prix de l’euro indique que la masse monétaire à augmenté, inflation, en temps normale les salaires augmente, là non ils diminue, le terme est stagflation, en gros c’est le peuple qui paye dans des proportions jamais atteinte dans une crise, allez rassurer-vous c’est que le début.

    La solution, faire l’état unifié d’Europe qui est prévu pour 2015, un état tous neuf sans dette sur les décombres de pays d’Europe, contrait et forcé, l’empire de la dette.

    Je vous laisse imaginé ce qu’il pourrais se passé dans ce cas de figure...

    Les us augmente leurs présence militaire en Europe, des forces spécial ont un QG permanent, les loi sécuritaire, eurogengfor, les annexes du traité de Lisbonne.

    Céti pas ça aurais un sens tous ça ?
    Bienvenue en enfer, la démocrature se transforme en vrai dictature, car elle en as tous les attributs désormais.

    Et prenez garde en cas de révolution les ricain sont passé maître pour les récupérer à leurs propre avantage (voir 68)

    "La désobéissance civile peut être considérée comme une garantie non juridictionnelle des libertés publiques, garantie exercée par les gouvernés eux-mêmes. Elle n’est pas explicitement reconnue juridiquement dans la hiérarchie des normes françaises. Toutefois l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen dispose que :

    « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. »

    La constitution « montagnarde » de 1793 ira même jusqu’à mettre en place dans ses article 33, 34 et 35 un véritable droit à l’insurrection : Article 35

    « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »"

    C’est pour bientôt la fête ^^ haut les cœurs !

  • Par le Candide des alpages (---.---.---.135) 10 septembre 2011 08:19
    le Candide des alpages

    Très bon article
    Mais la conclusion me pause un problème

    " Et, pour cela, faisons entendre notre voix, par tous les moyens pacifiques à notre portée, dont, en premier lieu, notre bulletin de vote . "

    Je pense que c’est justement le système de démocratie représentative qui n’est plus viable
    Les relations entre les politiques et la finance sont devenues trop étroites

    Quand aux moyens pacifiques à notre portée .....quels sont ils face à la violence de ces gouvernements qui bombardent sans vergogne au nom des droits de l’homme

    • Par HELIOS (---.---.---.152) 10 septembre 2011 09:35
      HELIOS

      Bonjour à tous et a vous Candide des alpages... votre pseudo me rappelle un temps où il y avait des brebis dans les alpages... notament dans le journal Pilote, vous voyez, je signe au fer rouge mon age.

      J’hesitais à intervenir dans ce fil car pour etre peremptoire et sûr de son point de vue fait plutôt preuve de la presomption.

      je tiens pourtant a vous dire ce que je ressens et qu’il me semblerai positif d’appliquer, surtout dans des commentaires sur des sites d’opinion.

      Dans notre contexte actuel, où, quelle que soit la bonne raison, nos citoyens sont confrontés a une perte de pouvoir sur leur avenir, je pense qu’il n’est pas bon de melanger les genres et surtout s’eparpiller en considerations peripheriques. Je sais, la peripherie est quelquefois si proche qu’elle en est interieure. Toutefois, quand il y a le feu, on sauve les meubles avant de penser a autre chose. Pour moi donc « sauver les meubles, c’est d’abord sauver notre souveraineté en tant que français et notre état de droit.

      Ce qui me mermet de vous dire que je pense sincerement, hors question humanitaire, que avant de se preoccuper des guerre en Lybie ou de quelques palestiniens que ce soit, bien qu’on ne les oublie pas, il est urgent de remettre de l’ordre chez nous et de reprendre en main notre destin et notre pouvoir.

      Regagnons notre dignité qui nous est confisquée au fil des accrocs sur nos libertés, concentrons nous a chasser de nos esprits tous les mesnsonges et les constructions intellectuelles que nous avalons au quotidien et profitons en, l’echeance approche, pour chasser egalement toutes ces cliques MAFIEUSES qui nous gouvernent... ensuite nous nous preoocuperons, si cela est encore necassaire, des guerres et pressions exterieures que nous menons contre les autres peuples, en notre nom et sans notre accord.

      Bon samedi de courses a tous.
       
      (voir la definition dans le dictionnaire de »mafieux")

    • Par LilianeBaie (---.---.---.128) 10 septembre 2011 11:00

      @Candide des alpages et Helios
      A propos de l’importance du vote, je persiste et signe.
      Il est de bon ton, parfois, de fustiger la démocratie, et de dénigrer le vote, selon l’idée que les candidats qui nous conviendraient ne pourraient pas être élus, ou que tous les candidats sont pareils.
      Cela aboutit au fait qu’une importante proportion d’électeurs, et en particulier des opposants au pouvoir en place, ne votent pas.
      Ce n’est pas la moindre des réussites de la propagande du pouvoir, que de parvenir à cette abstention du côté de l’opposition. Le plus piquant, ou amer, de l’affaire, étant que ce sont le plus souvent les opposants eux-mêmes qui se convainquent les uns les autres de l’inanité de leur vote.
      C’est pourquoi je me permets d’intervenir ici sur cette question, même si c’est hors-sujet.
      Pourquoi le gouvernement a-t-il pu ratifier le traité de Lisbonne alors que le peuple avait dit « non » au TCE ? Parce que nos représentants ne nous ont pas défendus, et n’ont pas défendu du coup la démocratie. Il est donc essentiel de bien choisir nos représentants.
      Or, la propagande médiatique sait fort bien mettre en avant certains candidats, ou certaines élections, plutôt que d’autres. Les élections sénatoriales ont lieu bientôt, et il est question d’un basculement possible à gauche de cette vénérable assemblée, dans un grand silence médiatique. Quand aux législatives qui suivent la présidentielle, motus et bouche cousue...
      Parmi les éléments influençant le vote, une mention spéciale pour la notion de « vote utile » : on est arrivé à convaincre les électeurs qu’il vaut mieux voter pour un candidat qu’il ne souhaite pas, au détriment de son choix réel, parce que ce serait le seul capable d’en éliminer un autre dont il ne veut absolument pas. Et cela d’après des sondages dont on sait depuis longtemps qu’ils ne sont pas fiables (cf le destin de Nicolas Hulot) voire, partiaux. Mais qui, pourtant, déterminent les choix des électeurs. N’est-ce pas un énorme paradoxe que, même aux primaires des partis politiques, on parvienne à ce beau résultat ?
      Alors, bien sûr, le vote n’est pas tout, et nous sommes bien placés, en France, pour savoir ce que peut faire un peuple bafoué et à bout...
      Mais commençons par le commencement et utilisons tous les ressorts démocratiques pour nous faire entendre.
      Par exemple, cet « Appel européen contre la dictature financière » que l’on trouve facilement, et qui a été initié par des lecteurs de Mediapart (disponible dans la partie en accés libre du journal).
       

    • Par lagabe (---.---.---.248) 10 septembre 2011 14:54

      trés bonne série le génie des alpages de F’murr
      http://www.google.fr/imgres?imgurl=...

    • Par mahatma (---.---.---.88) 11 septembre 2011 10:51
      mahatma

      Bonjour,

      n’avons-nous pas dépassé le stade du moyen pacifique et démocratique ?
      Ne devrait-on pas chercher du côté des procédures existantes pour prouver la trahison répétée à outrance des citoyens ou de toutes les nombreuses promesses de 2007 ?

      De plus, mourant, infecté d’un virus puissant, le système financier, pour lequel notre gouvernement contre toute logique « sanitaire », ne cesse de faire du bouche à bouche,
      pour le ranimer, attendra t-il les élections de 2012 ? L’état Français sera un zombie bien avant les élections, vu l’allure ou l’infection se développe.
      Forcer la main irresponsable du gouvernement, en allant dans la rue, pour se faire « entendre » et tenter au plus tôt, de réduire la casse vaut mieux, que de le faire quand l’état sera totalement infecté, en faillite.
      Une autre chose qui peut être « utile », c’est au delà des pièce de théatres comiques qui se jouent chaque jour dans les médias, concernant les informations concernant l’actualité de la crise etdes finances de la France et du monde, se préparer au chaos, psychologiquement, émotionnellement, peut s’avérer bénéfique, n’est-il pas mieux de se faire une idée du pire que d’y confronté subitement sans préparation mentale ?
      envisager le pire, comme se demander quelle vie avec un système financier écroulé ? ou un état en faillite, ou un monde d’états à terre ?
      Cela est arrivé en argentine, cela est décris dans ce reportage : l’argent chute de l’argentine
      Cela dit, bien sûr, je préfèrerais qu’il n’y ait aucun chaos.

    • Par HELIOS (---.---.---.152) 11 septembre 2011 11:44
      HELIOS

      A Lilianebaie et bien sur tous les autres...

      le cas precis de la democratie representative est typique de l’individualisation du choix , dans une offre politique disponible, qui se trouve ensuite collectivisé..

      De fait cela sous entend que l’offre politique recouvre au moins les choix et les objectifs qu’une communauté ou un peuple envisage, accepte et mettrent en oeuvre.

      Or, je pense, sans en avoir la preuve bien entendu, que l’offre politique actuelle ne correpond plus a ce qu’attendent une majorité de français comme destinée.

      En clair, ce n’est pas l’UMP, ni le PS, ni les autres petits partis qui repondent aux aspirations des français. Alors, bien sur les uns et les autres ont tous des points positifs et des points negatifs, ce qui nous oblige, a tous choisir entre des solutions qui ne nous conviennent pas.... et qui font ressortir l’option du « vote utile » qui n’est en fait qu’une tactique de desespoir. Et comme on le sait, le desespoir n’est pas une aide au bon choix.

      Toutefois, et je me garde bien de donner quelques leçon que ce soit, a qui que ce soit, il me semble que pour sortir de l’impasse dans laquelle nous nous sommes engagée... ainsi que d’autre pays, il faut un traitement de choc.
       
      Ce n’est pas un probleme franco-français de democratie auquel nous sommes confronté, mais une convergeance de multiples forces qui en elles mêmes ne sont pas purement negatives, mais les unes commes les autres, confrontées aux synergies positives et negatives qu’elles entrainent, nous conduisent a une sorte de faillite de l’humain.....
      a titre d’exemple, manger du sucre est necessaire, mais l’exces de sucre entraine un diabete qui devient mortel.

      Donc ce traitement de choc que j’appelle de mes voeux (je ne parle pas de violence) ne peut passer qu’en exprimant, et par tous les moyens dans la societé, notre desaccord et surtout en reprenant la maitrise de ces forces pour en casser les synergies malsaines.

      Puisque ce ne sont pas, dans l’offre politique actuelle, les poids lourds politiques englués dans leurs contraintes et leurs contradictions, representés par des meneurs corrompus moralement et quelquefois aussi réellement... il faut imperativement aller vers l’offre politique « limite » qui est la seule a pouvoir inflechir l’orientation deletere de notre societe. C’est donc en orientant les tendances qu’offrent ces partis « limites » qu’on va pouvoir reajuster notre systeme et revenir dans la communauté de destin que nous souhaitons.

      Cela passera, bien sur par de profondes reformes qui seront evidement difficiles et probalement contre-productives, mais c’est le prix a payer pour revenir sur le bon chemin, comme par exemple, revenir a des elections proportionnelles qui risquent d’eliminer justement les « petits » partis qui nous sauveraient.

      Bon dimanche a tous

  • Par JL (---.---.---.93) 10 septembre 2011 08:34
    JL

    Vous avez aimé cet article ? Vous aimerez cette vidéo : deux minutes 02 de bonheur.

  • Par Jason (---.---.---.146) 10 septembre 2011 09:48
    Jason

    Si cette nouvelle règle n’est pas mieux respectée que celle de Maastricht (rappelez-vous, les fameux 3%), on pourra dire que LA REGLE DORT

  • Par Jason (---.---.---.146) 10 septembre 2011 10:02
    Jason

    @ Par le journal de personne

    Contrairement à ce que vous pouvez penser, il n’y a pas que le travail qui crée de la richesse. Le débat sur ce sujet était très enflammé du temps de Marx.

    Un économiste de l’époque donnait l’exemple suivant : Si j’achète une barrique de bon Bordeaux pour, mettons 1.000€ et que je la revends l’année suivante 1.200€, j’empoche une plus-value mais je n’ai fourni aucun travail. Certains m’accuseront de m’enrichir en spéculant. Mais je pourrai répondre que c’est la demande qui fait grimper les prix, et que j’aurai pu aussi bien perdre de l’argent si les prix avaient baissé.

    En réalité, donc la richesse ne vient pas que du travail. Par contre, ce qu’il faut bien prendre en compte,c’est que le capital est très mobile, mais que le travail ne l’est pas, ou très peu. Et que dans les conflits capital-travail, c’est le capital qui gagne toujours.

    Et personne n’a de solution (ou veut en avoir) pour changer cela.

    • Par zany (---.---.---.98) 10 septembre 2011 10:43

      Plutôt d’accord sur l’exemple, mais pour moi ce n’est pas de la créations de richesse, cela enrichie uniquement un homme, par contre crée transformé redistribue le capital travail aux employer qui eux même aurons les moyen d’acheter une barrique de bon (bordeaux, ont vas dire du vin argentin) et par là même augmenter la rentabilité du vendeur de barrique.

      voici ma définition de l’économie responsable

      Le colbertisme est la variante française de la théorie économique du mercantilisme dont les principales caractéristiques sont :

      • la thésaurisation des richesses (or, argent ...) ;
      • le protectionnisme du marché intérieur ;
      • l’octroi de subventions à l’exportation ;
      • la mise en place de commandes publiques ;
      • un développement extrêmement contrôlé des colonies entièrement dépendantes de la métropole.

      Colbert transforme la logique mercantiliste d’accumulation de métaux précieux en une organisation méticuleuse de l’État qui sera un vecteur de puissance et de grandeur pour le pays et son monarque.

      Les soutiens apportés à l’industrie française (dont les fameuses manufactures) par l’Etat ne sont pas conçus pour durer éternellement : l’objectif est que les entreprises acquièrent un savoir-faire et une taille suffisante (qui entraîne des économies d’échelle) qui leur permettront de devenir compétitives face aux principales concurrentes de l’époque, anglaises et hollandaises.

      certes c’est vieux, mais ça marche et dans tous les pays, sont but attirer les richesses dans le pays, car là la balance commercial envoie les capitaux partout sauf en France !

      a cette époque c’étais le roi, qui donnais cette ordre d’importance dans les priorités

      Dieu, France, Peuple

      là c’est

      Le marché, l’europe, les us, les entreprises, france, peuple

      Il y a plus d’intermédiaire, donc c’est moins cohérent, là ou le bas blesse c’est que le roi n’avais pas de compte a rendre au marché et gardais ses prérogatives par la force si nécessaire, des exemples ?

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicola...

      et le meilleur pour la fin

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_...

      En faite les templiers avais acquis une immense fortune en terre sainte et avais prêter avec intérêts aux états(ce qui étais interdit par l’église) acquérant un pouvoir immense sur ceux-ci, l’église sous l’impulsion du roi de France, envoya des missives dans toute l’europe et à une date convenu arrêta tous les templiers pour hérésie (c’est le roman).

      C’est la victoire de « dieu » sur le capitale déjà à l’époque, l’église sentais sont pouvoir diminué et par là même les royaumes d’Europe.

      Et certain pense que l’histoire c’est nul ^^

  • Par dom y loulou (---.---.---.170) 10 septembre 2011 14:22
    dom y loulou

    je n’aime pas beaucoup l’autosatisfaction ni l’embellissement de grossières erreurs


    cela ne nous aide pas du tout

    Voyez

    On ne se débarrasse pas aussi aisément des tireurs de ficelles en arrière plan, de ce groupe Bilderberg parfaitement non-élus et auto-proclamés empereurs sur l’occident, lors d’élections, il n’y en a pas en ce qui les concerne et vous élisez en permanence leurs pions qui sont là pour encaisser les coups et les donner

    quand ils furent les financiers de la shoa...

    il fallait rendre l’europe autonome, indépendante de wall street et des banquiers de Londres et ce fut presque accompli, toute l’europe était attablée autour du projet et il fallait accepter des compromis pour faire avancer le bouchon encore plus loin

    las, ce fut un champ de ruine ces glorieux NON à l’évolution citoyenne

    et aucun Jesus n’a manqué qui aurait pu claquer des doigts pour que cela se passe MALGRE la vindicte lancée contre lui

    le nombre a préféré un jugement permanent sur l’aom... sur dix putains d’années

    le nombre aura préféré peinde le diable sur la muraille comme le proposait le système actuel des médias si rigolos qui assassinent en pensée et qui font des appels à la haine en-dehors de la loi civile sans que personne ne songe à les inquiéter

    et donc on y est resté dans ce système rothschild qui, par la baronne Ashcroft tient aujourd’hui l’europe dans son gant d’acier et assombrit l’horizon de ses robocops 

    et le système pourtant ne fait jamais QUE peindre des diables sur la muraille... 

    tous les jours on nous étale les anti-héros médiatiques type Brevnik TELLEMENT INTERESSANTS pour l’agenda de terreur qui maintient les chèvres dans leur enclos

    reste ? le système en marbre sans rien de civil ni de social gravé dedans 

    que des atrocités otanesques et des médias qui mènent leurs golems, hommes d’argile, à l’agenda de dépopulation, sublîme vision d’avenir vraiment....

    wonderfull


  • Par Hélène V (---.---.---.44) 10 septembre 2011 14:35

    D’après la Constitution révisée en 2008

    article5 le Président de la République veille sur le respect de la Constitution et il est le garant de l’Indépendance Nationale
     article3 La souveraineté nationale appartient au Peuple qui l’exerce par ses représentants et par voie de référendum. « AUCUNE SECTION DU PEUPLE NI AUCUN INDIVIDU NE PEUT S’EN ATTRIBUER L’EXERCICE »

    l’article 34 a été modifié en 2008 de la façon suivante :
    Les lois de programmation déterminent les objectifs de l’Etat.
    Les orientations pluriannuelles des finances publiques sont définies par des lois de programmation.Elles s’inscrivent dans l’ OBJECTIF D’ EQUILIBRE DES COMPTES DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES.

    Commentaire : Je ne vois pas la nécessité de modifier la Constitution , l’équilibre des comptes y figure, la Règle d’Or ne ferait que constitutionnaliser notre nature imprévoyante et l’obligation
    qui nous avons d’y remédier.Graver dans le marbre une mauvaise habitude et un diktat venu d’ailleurs est-ce constitutionnel ? Jospin s’est exprimé à ce sujet et je lui donne raison.
    Le devoir d’un gouvernant c’est de servir l’intérêt général, le devoir du financier est de faire prospérer une sphère privée ce qui peut engendrer des rapports de force et des abus de pouvoir qu’il vaudrait mieux anticiper et prévenir quand on se lance à corps perdu dans un endettement inconsidéré. Jusqu’à nouvel ordre l ’Etat est toujours souverain espérons le,
    alors à 27 Etats souverains on devrait pouvoir faire bouger les choses dans l’intérêt général et ramener un secteur privé à la raison.

  • Par zvince (---.---.---.150) 10 septembre 2011 18:15

    La règle d’or, c’est la même chose que quand un joueur invétéré, ayant dépensé tout ce qu’il avait, et plus encore, finit par se faire interdire (volontairement) l’entrée dans les casinos, parce qu’il n’arrive pas à s’en empêcher tout seul, par la volonté.

    C’est un constat d’échec et un aveu d’impuissance, de manque de volonté.

    En ce qui concerne la loi de 1973, connaissez-vous la raison qui a été avancée à l’époque pour la justifier ?
    A partir du moment où l’état devrait emprunter à des banques privées, et qu’il serait donc obligé de rembourser, et de payer des intérêts, (au lieu de faire marcher la planche à billets), il deviendrait moins dépensier. Normal, quand on doit rembourser, on fait attention.
    Pour montrer l’efficacité du concept, ceux qui ont mis cette loi en place, ont commencé immédiatement, non pas à réduire les dépenses de l’état, mais à creuser la dette. Logique ...

    Pour finir avec la règle d’or : il y a une règle d’or (ou très similaire) dans la constitution allemande depuis des décennies. Ce qui ne l’a pas empêchée de s’endetter à plus de 80% de son PIB ...

    • Par sparte (---.---.---.214) 11 septembre 2011 10:55
      sparte

      A partir du moment où l’état devrait emprunter à des banques privées, et qu’il serait donc obligé de rembourser, et de payer des intérêts, (au lieu de faire marcher la planche à billets), il deviendrait moins dépensier. Normal, quand on doit rembourser, on fait attention.
      _______________
      pas « tout à fait »cela :

      en effet les hommes-de-l’état ne savent QUE dépenser, c’est le plus facile pour être réélu ( par le grand nombre : la populace )

      ce système fut copié du système américain : en effet le Trésor américain emprunte à la F E D qui est privée ( pas le même système que la B C E que les M D M ont voulu dépendante du dollar pour pouvoir faire surévaluer l’EUR et donc avantager leur commerce )

      la loi de 73 fut un préalable pour mettre en place l’euro : il fallait déshabituer les ministres des finances de faire appel à leurs Banques nationales.

      Les Allemands - malins - ont gardé leurs billet et leurs pièces ;

      nous nos ponctionnaires de Bercy les ont brulé et fondu ... on a gardé que les agents des B D F qui font des cocottes en papier jusqu’à la retraite ( dorée bien sur )

  • Par bigglop (---.---.---.143) 10 septembre 2011 19:15
    bigglop

    Merci Liliane pour cet article,
    Il est patent que la Grèce est un laboratoire de la déconstruction des états européens, car elle est de facto placée sous tutelle du FMI, de la BCE, du FESF et des marchés financiers.
    Papandréou, Président de l’Internationale Socialiste, n’est qu’un exécutant servile qui favorise le pillage de son pays tout en donnant une apparence de démocratie.
    Nous sommes tous entrés dans une reconfiguration de la construction européenne conduisant à la création d’une autorité supranationale non élue, cooptée qui intègrera un futur Grand Marché Transatlantique.

    http://www.mecanopolis.org/?p=24040... ;

    http://www.voltairenet.org/Le-futur...

      

    En ce moment, le sujet le plus important est la discussion devant l’Assemblée Nationale portant sur l’extension des prérogatives du FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière), à savoir :
    - intervention du Fonds pour la recapitalisation des banques européennes avec dans les « tuyaux » la « faillite » de la Société Générale pour octobre, novembre, pour la France.
    - intervention accrue du Fonds pour la gestion future (plutôt immédiate) des dettes publiques des états européens via le MES et la Banque-Mes, par achats sur le marché secondaire garantis par une solidarité inconditionnelle et sans limite des états. Donc une dette perpétuelle.
    Si ce projet est adopté, la "règle d’or" deviendra un accessoire coercitif d’une dictature supranationale européenne.

    Débattre des conditions d’un Steagall-Act et d’un futur Bretton-Woods, aujourd’hui, n’est qu’une position intellectuellement satisfaisante pour être poli.
    J’ai rencontré ce soir des amis qui sont au PS (l’épouse de l’un est conseillère municipale, responsable de la Communauté Urbaine), bien qu’il m’aient promis de faire remonter cette information, ils me paraissaient déjà déçus de la tournure des primaires du PS et du projet politique.
    J’ai fait un commentaire sur un article AVOX portant sur une gouvernance supranationale européenne contrôlée par les marchés financiers et les banques mondiales.
    Accessoirement, la Société Générale fait partie des 17 banques qui font l’objet d’une plainte pénale aux Etats-Unis, faisant suite à la crise des subprimes de 2008.
    Ci-après, des liens utiles :

    http://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl3713.asp#P357_23371

    http://www.agoravox.fr/actualites/e...

    http://www.mecanopolis.org/?p=23579


    Depuis peu, une nouvelle musique, toute douce, nous est serinée par les merdias et les politiques : pour gérer et résoudre la crise, il faut une plus forte intégration financière européenne.

    . Oh la jolie arnaque qui se prépare !!!!!

    Vous souvenez-vous des propos de M. Aubry : « Il faut une autre Europe », termes ambigus, mais de quoi parle-t-elle ?

    Le Parti Socialiste et ses dirigeants ont eu une position constante pour la Construction Européenne : ils ont soutenus tous les accords et traités européens, Maastricht, Amsterdam, Nice, et cerise le TCE consacrant l’économie de marché capitalistique (libéralisme), une concurrence soi-disant libre et non faussée. Lors du vote en Congrès, il ont bien pris soin qu’il y ait suffisamment de députés et de sénateurs pour que le quorum soit atteint et annuler le précédent vote référendaire citoyen

    Martine Aubry et PS persévèrent dans la forfaiture en demandant comme Sarkozy, Van Rompuy (1), Trichet, Juncker et d’autres grands européens une plus grande intégration financière européenne.

    Ceci implique un contrôle direct par l’Eurogroupe et la BCE, le FSEF et la banque MES (2) de la construction et du financement des budgets des Etats Européens par eux-mêmes, ceci conduisant à la perte de la souveraineté nationale des états

    L’objectif est de mettre en place une régionalisation européenne supranationale, déjà prévue dans les différents traités, voir l’ouvrage de Pierre Hillard :Minorités et Régionalisme dans l’Europe Fédérale des Régions.(3)

    Aujourd’hui, il s’agit de la reconfiguration (4) de la construction européenne financiarisée

    à travers le FESF, le MES et structures financières européennes travailleront directement avec le FMI, La Banque Mondiale, les banques mondiales privées, les « hedges funds » (Goldman-Sachs et ses Hommes d’influence (5) (6) et avec le Dollar.

    Donc, on continue comme avant à bien « engraisser » la spéculation  sans régulation des marchés financiers : interdiction de la titrisation des créances, des ventes à découvert....

     sans un nouveau Bretton-Woods dans le sens keynésien sur une valeur de réserve non nationale.

     sans un nouveau Glass-Steagall Act : distinction en Banques de dépôt et d’affaires et compagnies d’assurance.

    Enfin, pour financiariser et globaliser toutes les activités économiques privées et publiques, il faut standardiser les comportements sociaux, donc un nouveau modèle social. Le meilleur moyen d’y parvenir est la stratégie du choc, du chaos qui, après le 11/09/2011, permit au gouvernement US d’imposer aux citoyens des lois liberticides, les Patriot Acts I et II, (7).

    Les différents plans d’austérité, de rigueur sont inutiles car ils ne s’attaquent qu’aux effets et non pas aux causes tout en permettant à la spéculation de s’enrichir en permanence.

    Ces plans sont pervers :

     vente des activités régaliennes de l’Etat et de ses participations = licenciements, baisses des salaires

     économies budgétaires : licenciements, baisse des recettes fiscales et sociales.

    Et les conséquences que vous connaisse z : hausse du chômage, de la pauvreté, de la précarité, perte des garanties sociales (droit du travail, médecine du travail, sécurité sociale...)

    Le piège est que ces plans provoquent une récession (France et Allemagne avec un taux de croissance de 0%) entraînant une diminution des recettes fiscales impliquant de s’endetter davantage sachant que l’on aura remboursé que des intérêts de la dette existante.

    Pour en sortir, n’écoutez pas les sirènes et leur paralysante musique et lisez (8)

    (1)http://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-plan-secret-du-President-du-Conseil-Herman-van-Rompuy-2564.html

    (2)http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/le-fesf-l-ue-et-la-banque-mes-le-97421

    http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/le-mecanisme-europeen-de-stabilite-97496

    (3)http://www.youtube.com/watch?v=m1jdXMb8H_4

    (4)http://www.mecanopolis.org/?p=24040

    (5)http://www.agoravox.tv/actualites/economie/article/comment-la-banque-goldman-sachs-30069

    ’6)http://www.mecanopolis.org/?p=23579

    (7)http://www.mecanopolis.org/?p=23638

    (8)http://www.mecanopolis.org/?p=23638

    • Par sparte (---.---.---.214) 11 septembre 2011 11:06
      sparte

      La dame des 35 h est la fifille du gars auquel ont doit beaucoup pour ce massacre de l’Europe

      Leur idéologie mondialiste rejoint celle des M D M, d’où la position de ce P S qui n’a plus rien de socialiste ( sinon par ses projets fiscaux )

      quand donc les zélecteurs de gauche s’en rendront ils compte ?

       P S : l’ enseignement, l’ hôpital , l’électricité, l’automobile, etc ne sont pas des activités régaliennes d’un Etat, en France il y a eu hold up gaulo-communiste  : n’en sont sortis que les activités concurrencées : automobile, gaz , transports aériens

      ce qui est resté croulera ou bien a croulé : santé, enseignement, électricité ( tout atome = CRIME D’ ETAT ) et ne tient que par la coercition et le fait que certains paient pour d’autres ( santé, retraite surtout )

      L’armée la police la justice le sont des activités régaliennes

       

    • Par JL (---.---.---.93) 11 septembre 2011 11:42
      JL

      sparte,

      Les zélecteurs de gauche comme vous dites n’ont pas le choix !

      En revanche, j’invite les zélecteurs de droite à voir la poutre qu’ils ont dans les yeux avant de critiquer la paille qu’ils voient dans ceux d’en face : qui peut croire aujourd’hui, que le poujadisme sauvera la France ?

  • Par HELIOS (---.---.---.152) 11 septembre 2011 17:42
    HELIOS

    IL Y A UNE SOLUTION POUR RECUPERER NOTRE AUTONOMIE SANS QUITTER L’EURO.

    Désolé, je n’ai pas le temps d’ecrire un article ni detailler plus. Il y a derriere cette solution un long travail encore inachevé....

    Donc toute chose egale par ailleurs, la premiere mesure est evidement la séparation des banques de dépot et les autres types de banques, y compris celles qui ne font que du credit. Ceci est un prealable permettant d’une part les calculs necessaires au fonctionnement de la solution en ensuite le contrôle effectif de son fonctionnement au quotidien.

    L’idée de base est de crer une monnaie interieure sans sortir de la monnaie europeenne.
    La mise en place d’un controle des change selectifs est alors necessaire pour separer l’usage de la monnaie par les particuliers (avec un seuil maximum admissible) et celui des personnes morales, banques, entreprises.. et l’etat lui-même.
     
    Cette solution, simple, consiste a creer et mettre en place un indice economique basé sur quelques parametres pertinents dont le detail et le poids sont a ajuster apres faisabilité et simulation. Cela demande egalement une mise a jour de certaines lois et reglements pour assurer la stabilité temporelles des clefs qui determineront cet indice.

    Appellons le par exemple IEI comme Indice Economique Interieur.

    Cet IEI est chargé AU QUOTIDIEN, 365 jours par an (avec une variante mensuelle), de donner la mesure de l’ecart de l’economie de notre pays (croissance, inflation) d’avec notre monnaie de référence : l’Euro. 

    Pour le français normal, utiliser l’Euro ne pose aucun probleme, il utilisera ses billets en Europe et partout dans le monde comme aujourd’hui, avec une toute petite limitation que l’on peut accepter, comme celle qui existe aujourd’hui (10 000 euros/mois... c’est un controle des changes sans change !).
    Pour les français qui « operent » hors de France avec des montants superieurs, comme pour les entreprises et les banques l’achat et la vente d’euros sera soumise a ce coefficient IEI, venant donc corriger les variations de notre « etat economique ».

    L’indice peut etre inferieur ou superieur a zero avec naturellement la possibilité d’etre nul c’est a dire que notre monnaie interieure soit strictement egale a l’Euro.

    Une mesure de cette nature, parfaitement realisable, permettrai a la France et a d’autres pays d’utiliser vis a vis du marché interieur europeen les ajustements economiques necessaires que le fait d’avoir une monnaie commune avait interdit.
    Cet IEI permet aussi a l’etat, si le parametre politique est acceptable, d’inflechir dans un sens ou dans l’autre la parité interieure rendant les negociations a Bruxelles plus ferme.... Cet indice ne necessite pas que d’autres pays utilise le même procedé.

    ... tout ça avec un verrouillage drastique, qui doit etre l’interdiction, à l’interieur du pays, l’usage de couts (prix de ventes) ou de revenus (loyers, salaires) indexés sur cet indice.

    désolé, c’est un peu bref, mais quand on cherche des solutions, on fini par en trouver.
    reste a les evaluer, a les valider et a les mettre en place... mais là c’est une volonté politique, ce n’est plus de la technique.

    PS ... cet indice existe sou une forme voisine dans le monde.

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