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Accueil du site > Actualités > Politique > Il y a bien un échelon en trop : la région !

Il y a bien un échelon en trop : la région !

La commission Balladur vient de publier une série de propositions visant à réformer l’organisation territoriale du pays.

Afin d’en étudier la pertinence, rappelons les quelques principes qui doivent présider à toute réforme de ce type :

- Notamment depuis la deuxième vague de 2004, la décentralisation est devenue incompréhensible pour la plupart des citoyens.
Plus personne ne sait qui fait quoi, entre la commune, l’intercommunalité, le département, la région et l’Etat. Il est donc urgent de redéfinir clairement les compétences de chacun.
En proposant de mettre fin à la compétence générale des départements et des régions, qui aujourd’hui prévaut, au profit d’une liste de tâches clairement identifiées, la commission Balladur va sur ce point plutôt dans le bon sens ;

- La décentralisation est devenue extrêmement coûteuse.
En 2007, les dépenses des collectivités locales représentaient près de 210 milliards d’euros, en progression de 6,5% en un an. Les dépenses somptuaires se sont multipliées ces dernières années, de même que les frais de communication des régions et des départements, engagés dans une concurrence stérile et coûteuse avec les services de l’Etat.
Les rapports de la cour des comptes ont aussi souvent dénoncé les doublons issus du développement de l’intercommunalité (200 000 emplois au moins), sans que jamais personne ne s’en émeuve.
Les gouvernements successifs ont préféré systématiquement montré du doigt et réduire les dépenses de personnel de l’Etat (13 200 professeurs cette année encore) alors que d’importantes sources d’économie, beaucoup moins pénalisantes pour le service public, existent au niveau des collectivités locales.
Sur ce point, la commission Balladur n’avance pas de proposition convaincante. Elle ne semble pas prête à bousculer les baronnies locales, et le clientélisme qui en découle ;

- Le maintien des départements est une bonne chose. Les Français sont attachés à leurs départements, inscrits dans l’histoire du pays depuis la Révolution française. En outre, le département a la taille adéquate pour être cet échelon de proximité, facilement accessible, nécessaire à une bonne administration du pays ;

- En revanche, le redécoupage de 15 régions plus grandes que les 22 actuelles est une mauvaise solution apportée à un vrai problème.
Les régions actuelles sont effectivement trop petites pour être l’échelon stratégique qu’on espérait qu’elles deviennent. La politique de dynamisation économique leur a été largement transférée, sans qu’elles ne produisent de résultats probants à ce niveau, aggravant plutôt les inégalités de développement dans le pays.

S’inscrivant dans un courant de pensée à la mode chez nos "élites", qui sont fascinées par les Länder allemands en oubliant que l’Allemagne est un pays fédéral, la commission Balladur a pris le parti de promouvoir la création de grandes régions, sorte d’"’eurorégions" présumées capables de peser davantage.

Nous pensons qu’il s’agit d’une erreur d’analyse.
Les grandes régions françaises telles qu’elles résultent du projet Balladur perdront définitivement toute fonction de proximité, et ne parleront pas aux citoyens.
Surtout, elles seront de toute façon toujours trop petites pour être l’échelon du développement stratégique, d’une part parce qu’elles ne s’inscrivent pas dans une tradition nationale qui leur permettrait de faire jeu égal avec les Länder, et d’autre part parce que la crise de la mondialisation libérale, la crise du laisser-faire impose qu’il y ait un cap clair pour le pays, et un capitaine. 
En France, ce capitaine ne peut être que l’Etat nation. Seul l’Etat a la légitimité et les moyens suffisants pour être cet échelon stratégique qu’on cherche vainement dans les régions.
Nous serons donc encore plus radicaux que la commission Balladur en ne proposant pas 15 régions plus grandes (pourquoi pas 12, ou 5 d’ailleurs ?...), mais une seule, très grande, la France. Et cette région s’appellerait l’Etat...Ce qui ne signifie pas que l’Etat serait hyper-centralisé à Paris, dans la mesure où l’Etat local, l’Etat dans les territoires, est en mesure via son réseau de sous-préfectures, de préfectures et de directions de prendre des décisions au plus près des citoyens (beaucoup plus près que les "grandes régions" Balladur dans tous les cas).
Vous l’aurez donc compris, s’il y a un échelon de trop, un échelon qui n’est pas en mesure de remplir son rôle, c’est celui de la région. Sa disparition aurait le mérite de redonner un rôle d’impulsion à l’Etat en ce qui concerne les questions stratégiques, et aux départements pour ce qui est des enjeux locaux. Il constituerait aussi un gain financier certain.
Cette réforme ne pourrait cependant se faire qu’à la condition d’avoir le courage de défier les baronnies locales et la résistance de centaines de conseillers régionaux accrochés à leurs sièges ;

- L’autre source d’inquiétude concerne le nouveau mode de scrutin des "conseillers territoriaux", issus de la fusion dans le projet Balladur des conseillers généraux et régionaux.
S’il s’agit de profiter de cette réforme pour supprimer l’une des dernières élections justes, c’est à dire à la proportionnelle (les régionales), le pays aura fait un nouveau pas en arrière antidémocratique phénoménal.
Il ne faudrait pas que le Système UMPS-Modem profite de cette refonte des modes de scrutin pour cadenasser un peu plus encore la représentation politique française.
Au contraire, comme pour les élections législatives, nous réclamons pour les élections locales la proportionnelle intégrale avec prime à la liste arrivée en tête ;

- Le projet de Grand Paris va plutôt dans le bon sens. Il est cependant encore trop flou pour être étudié dans le détail. Tout ce qui permettra à la la capitale de jouer un rôle international digne de son rang et de réduire les inégalités de développement criantes que connait l’Ile de France est une bonne chose ;

- Enfin, le renforcement de l’égalité entre les territoires et les citoyens doit être l’un des objectifs prioritaires de cette réforme.
La suppression des régions irait incontestablement dans ce sens. Les mécanismes de péréquation entre départements, et à l’intérieur des départements, doivent aussi être renforcés (ce qui à terme rendrait inutiles les intercommunalités, qui de plus en plus épousent les frontières des départements, ce qui remet en cause leur pertinence).

Il faut cependant rappeler que la première des péréquations, la première des redistributions, se fait au niveau des individus, via l’impôt et la redistribution sociale.

On pourra mettre en place tous les systèmes de péréquation que l’on veut, même les plus perfectionnés, tant que l’impôt sur le revenu restera aussi injuste, constitué de seulement 4 tranches bloquées à 40%, les inégalités sociales continueront de se développer.
Il est donc urgent de redonner à l’impôt sur le revenu sa vocation de justice sociale en augmentant le nombre de tranches, pour qu’il soit plus progressif, et en rehaussant le taux marginal, à 60% au moins (ce taux est à 67% au Danemark, pays socialement plus juste et économiquement plus efficace que le nôtre).

A vous de débattre !

http://www.levraidebat.com


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27 réactions à cet article    


  • JL JL 27 février 2009 12:42

    Bonne réflexion. Il est à craindre qu’on soit en matière d’organisation territoriale, en retard d’une guerre.

    Ce qui me chiffone dans ce projet c’est qu’on parle d’une quinzaine de régions et seulement d’une huitaine de villes prépondérantes. La future région serait-elle une entité "ni faite ni à faire" ?

    En matière de réformes lourdes dans cette conjoncture internationale incertaine à tous points de vue, il me paraît urgent d’attendre. Seuls des apprentis sorciers peuvent pousser à tout chambouler maintenant pour des intérêts bassements électoralistes.


    • Sébastien Ticavet 27 février 2009 12:51

      La future "grande région Balladur" vise surtout à aligner un peu plus encore la France sur le modèle européen de l’Europe des régions. Cette Europe qui pourrait se passer du seul acteur de poids qu’elle trouve face à elle, l’Etat nation.

      Ne les laissons pas faire.

      http://www.levraidebat.com


      • Yannick J. Yannick J. 27 février 2009 13:28

        mouais...................

        allez dire à un breton ou un basque que sa région n’a plus lieu d’être........

        vous faite un approche pragmatique tout au long de votre article, ce que je salue, mais vous en oubliez totalement une composante non négligeable et je dirais même en certain cas prépondérante : le sentiment identitaire..... ce que visiblement le grand tout mou à zappé dans son rapport.
        mettre la vendée dans la zone bretagne........ c’est un peu vite oublier l’histoire qui les façonne...

        bref c’est un article très sympa mais d’un point de vue purement analythique et surtout pas réel......

        voilà un des problèmes qui caractérise nos politiciens et analystes et autres conseiller de nos jours...
        la totale inadéquation entre les "élites" et la base......

        cordialement a vous.


        • finael finael 27 février 2009 14:37

          Quel breton, quel basque ?

          Je vous conseille un ouvrage que je suis en train de relire : ’L’Atlas des peuples d’Europe Occidentale" de Jean et André Sellier aux éditions "La Découverte".


          - De limites au "pays Basque" ou à la Bretagne, vous aurez bien du mal à en trouver, veut-on parler de la Navarre, du Béarn dans les 7 "provinces historiques" du Pays Basque qui incluent des régions ou le Basque n’est pas parlé, mais le Galicien, le Catalan, l’Occitan, le Castillan. Du "pays Breton" où l’on parle le Breton ou en incluant le pays Gallo (qui comprend Nantes), et que dire de Rennes au parler traditionnel "francique".


          Historiquement la France n’a jamais été composée de régions, les entités ayant duré le plus longtemps sont les diocèses. Il y a eu successivement des "fiefs" comme le Comté de Toulouse, celui de Flandres, des "gouvernements", des "généralités" des "parlements" qui ne coïncidaient pas entre eux, mais de régions ... nenni !


          - Cela n’a rien à voir avec les "Landers" allemands qui sont les restes de nations différentes.


          - La Révolution Française, en créant les 100 départements a cherché à mettre tous les français sur un pied d’égalité, et, ma foi, cela a plutôt bien fonctionné.

          Alors que cherche Balladur ? A recréer des fiefs pour récompenser les grands et loyaux personnages ?


        • Lucie Vivien 27 février 2009 15:55

          Et il n’y a pas que les Bretons et les Basques qui tiennent à leur région !
          Mais il ne s’agit pas seulement d’un attachement sentimental. L’être humain a besoin de se sentir non seulement rattaché à 70 millions de Français mais il a besoin d’être rattaché à un réseau local. Dans notre monde en mutation et en faillite, il faut penser de plus en plus local : "circuits courts" qui économisent des coûts de transport et favorisent la production locale, agricole notamment, au niveau de l’adéquation aussi entre la formation et l’empoi régional et dans bien d’autres domaines.
          Arrêtons de vouloir déraciner les gens de leur région pour les isoler, les affaiblir et mieux les contrôler !


        • Internaute Internaute 27 février 2009 16:02

          « La Révolution Française, en créant les 100 départements a cherché à mettre tous les français sur un pied d’égalité, et, ma foi, cela a plutôt bien fonctionné. »

          Les départements ont été créés par Napoléon 1° et pas par les révolutionnaires. C’est justement Napoléon qui a ramené la paix civile et mis fin au grands massacres perprétrés par les démocrates. Il ne l’a pas fait dans un soucis d’égalité mais uniquement pour instaurer une courroie de transmission directe entre le pouvoir et les administrés. En l’occurence, le préfet de la république est le représentant local de l’Etat.

          D’autre part, le découpage en département et communes reprennait pour la plupart les anciennes paroisses de la monarchie.

          On peut toujours ergoter sans fin à la marge mais le commentaire de Yannick est tout à fait juste.


        • finael finael 27 février 2009 17:41

          @l’internaute

          C’est bien ce que je pense, peu de gens prennent le temps de se renseigner, encore moins de lire avant de parler : 83 départements ont été créé le 26 février 1790 par l’Assemblée Constituante (Bonaparte était alors capitaine d’artillerie) !

          "A l’époque, chaque département possédait son assemblée, constituée de 36 membres élus, ceux-ci désignant à leur tour un président et un directoire exécutif permanent. Les départements étaient divisés en districts, cantons et communes. Il pouvait y avoir jusqu’à neuf districts par département et neuf cantons par district.

          Cette organisation proposée par Jean Cassini visait à homogénéiser le découpage du territoire français tout en conservant une administration locale"
          ...................................................................... ............... dixit Wikipédia

          Il serait bon de se documenter un peu avant d’énoncer des "vérités" tirées de quelque bible.

          De même pour les remarques que je fais concernant les régions : La Bretagne ou le Pays Basque, pris comme exemples d"irrédentisme régionaux", ont connu des existences à la fois irrégulières et aux limites très fluctuantes. Et ce sont les plus médiatisées !

          Mais qu’en est-il de la Guyenne, de la Gascogne (Ah ! Cyrano de Bergerac), du Béarn, de la Saintonge, de la Marche, du Bourbonnais ?

          Vous ne sauriez même pas les situer sur une carte (et je n’ai pris que celles du XVIIIème siècle) !
           
          Et pourriez vous me situer la Gothie ? (non ce n’est pas un canulard, j’y ai vécu).
           


        • Sébastien Ticavet 27 février 2009 13:37

          Je comprends votre argument Yannick, mais ne confondons pas région administrative et région historique, identitaire comme vous dites.

          Je pense que la suppression de la région en tant que réalité administrative serait une décision utile pour le pays. Cela ne signifie pas que les régions historiques disparaitront. Il y aura toujours la Bretagne, l’Alsace, l’Auvergne, etc.

          D’ailleurs, ces régions n’ont pas attendu 1972 et la création des régions pour exister...

          Bien à vous,
          Sébastien.


          • Fergus fergus 27 février 2009 17:49

            Les "régions historiques" auxquelles vous faites allusion sont nos provinces qui sont elles-mêmes calquées sur les Duchés et les Comtés influents de l’histoire de France. Ce sont ces provinces, bien plus que les régions administratives, qui ont forgé l’attachement des Français à leur territoire.

            Personnellement, je pense au contraire qu’il faut maintenir les régions grosso modo dans leur découpage actuel, mais en fusionnant les élections régionales et départementales (feu les cantonales) en un seul scrutin qui élirait des personnes qui seraient tout à la fois appelées à siéger à la Région (réunions plénières et commissions) et à représenter celle-ci dans leur département. 

            Entièrement d’accord avec le dernier paragraphe consacré aux impôts.


          • pragma 27 février 2009 14:23

            Il est probable qu’aucune solution ne sera parfaite, et qu’il se trouvera toujours des arguments pour défendre telle ou telle exception culturelle, économique et politique.

            On peut toutefois être certain que seront les deux pieds sur le frein tous ceux dont les postes, et donc les revenus, risquent d’être mis en cause.
            Au diable les raisonnements liés à l’efficacité de telle ou telle organisation : ce qui intéresse surtout ceux qui parleront, ce sont leurs salaires, leurs indemnités cumulées ou non, leur titre aussi, leur fromage personnel, en somme. Petits et gros avantages qu’ils se sont concoctés ensemble, au mépris du contribuable...
            Il est bien connu que certaines instances régionales ou intercommunales, surajoutées au système précédent, sans en fixer clairement les responsabilités, ne servent à rien. Sauf à coûter !

            Mais, pendant ce temps là, perdurent 36000 communes, exception hilarante, vu de l’étranger...
            36000 maires, censés tout savoir, être responsables au premier degré du nid de poule sur une chaussée.
            Bizarre : on n’en parle pas, dans le rapport de la commission des ancêtres...
            Il est vrai qu’il est des nids bien plus élevés et plus nobles !


            • Krokodilo Krokodilo 27 février 2009 14:33

              Bon article, bonne remarque de Yannick, et bonne réponse de l’auteur ! D’ailleurs, certaines régions actuelles regroupent des zones qui n’avaient historiquement pas la même langue, donc des régions différentes, pourtant administrées ensemble. Mais ça en ferait des chambardements, des postes juteux qui sautent (ou normaux, n’oublions pas le nombreux personnel qui y travaille), et en quoi reconvertir les palais régionaux, qui seraient très convoités ?

              L’Europe des régions, c’est effectivement un affaiblissement des Etats, à tous points de vue, infrastructures, pouvoir, mais aussi langues, alors même que l’Etat est déjà affaibli par ceux qui le dirigent et en vendent les meilleurs morceaux à prix d’ami.


              • Fergus fergus 27 février 2009 17:53

                Oui, Krokodilo, l’Europe des régions fortes est un danger mortifère pour les nations qui la composent, du fait du renforcement des rôles de l’Union en haut et des régions en bas. C’est particulièrement vrai avec les entités à forte culture et disposant de surcroît de solides ressources économiques.


              • Internaute Internaute 27 février 2009 15:53

                Bien d’accord avec l’article. La régionalisation n’a fait que créer des baronnies modernes avec petites cours et petits marquis. L’usager n’y a trouvé aucun avantages mais a dû supporter une hausse apocalyptique des impôts.

                Quelque soit la réforme, il y a un aspect assez grave qui mérite d’être mentionné. On est entrain de mélanger la géographie française, laquelle s’est constituée au Moyen-âge, avec la politique. Ce sont deux choses totalement différentes. Par exemple, le Couenon sépare la Bretagne de la Normandie et la limite entre la Savoie et le Dauphiné traverse le mont Granier. Ce sont des faits inaliénables, qui ont traversé la monarchie, la révolution et deux guerres mondiales et qui bien entendu ne préjugent en rien de la façon dont fonctionne l’administration. Reconnaître et perpétuer la connaissance de notre géographie n’interdit pas de faire une réforme où un préfet toulousain gèrerait aussi la Lorraine. Pour faire moderne je dirai que notre géographie fait partie du patrimoine mondial de l’humanité et ce n’est pas à quelque fonctionnaire du 21° siècle de la modifier d’un trait de plume. On en arrive à ce que la météo par exemple, un organisme bien apolitique, a découpé la carte de France dans les 21 régions fictives au lieu des régions géographiques. Comment allez-vous apprendre à nos enfants où se trouve la Gascogne et la Picardie si on commence à mélanger administration et géographie ?

                Ces réformes à double tranchant sont une occasion de plus de donner un coup de boutoir à ce qui fait la France, à nous couper de notre histoire, de notre mémoire collective afin de préparer la disparition pure et simple de notre pays en tant qu’entité indépendante.
                N’importe qu’elle tribu d’indien de Patagonie a droit au plus grand respect de la part de nos responsables politiques et à l’émerveillement de nos journalistes mais les français n’ont droit qu’au mépris du melting-pot mondialiste que le PS et l’UMP veulent nous imposer.


                • SALOMON2345 27 février 2009 17:24

                  Comparaison n’est pas raison et je suis souvent agacé que "l’ailleurs", par le simple fait que cela s’y passe, soit le parangon sans examen que l’on veut copier et importer, par exemple les lois sur le travail ici, les fiscalités là bas, le prix de la moutarde (je plaisante) par là...bref : ON fait ses courses et ON compare et ensuite ON affirme !
                  Hélas, comme dit plus en haut, les pays ont leur histoire et vouloir faire coincider les hommes avec l’idée et le plan autoritaire et non l’inverse, conduit aux usines à gaz que l’on déplore tant, dessinées en catimini par des "milieux autorisés" !
                  Regrouper des communes : cela fonctionne, modifier les compétences : nécessaire, mais cela revient non pas à augmenter ou diminuer la maison, mais à dire clairement dans quelles pièces se rendre, selon besoin, et non encore bricoler et tout déménager alors que nous traversons un ouragan terrible ! Ce jeu pour oisifs ne me semble pas être de la première urgence et si l’on redistribue - avec un bon flêchage sur des pancartes bien lisibles - les impôts puis les tâches en conséquence le tout avec démocratie et une forte pédagogie cela pourrait convenir au Peuple, seul intéressé dans l’histoire, lequel peut accepter quelques retouches...à la marge car n’oublions pas déjà tout le bordel des gares fermées, de la poste maintenant chez le boucher-charcutier, des casernes disparues, des écoles fermées, des plaques minéralogiques, des toubibs à la plage, bref et je limite la liste : de la France, largement en transit et en bougeotte et pour laquelle il ne faut pas trop en rajouter....me semble t-il !


                  • chmoll chmoll 27 février 2009 17:50

                    c pénible quand mème, vous y voyez encore que du feu

                    dans 3 ans vous aurez compris l’histouère de la comission de ballochard

                    a moins que ? nan j’crois pas, fin peut ètre


                    • Traroth Traroth 27 février 2009 18:30

                      "La décentralisation est devenue extrêmement coûteuse" : Oui, effectivement. Parce qu’à mesure que l’Etat se défausse de ses responsabilités sur les collectivités locales, le budget nécessaire n’est pas transféré. Elles sont donc obligées d’augmenter les impôts locaux, et dans le même temps, l’Etat ne baisse pas les impots d’autant ! Et pourtant, le déficit de l’Etat necesse de croitre. C’est de la magie ! Les politiques sont vraiment forts pour faire disparaitre le fric !


                      • dezanneau 27 février 2009 19:22

                        cantons (3000)
                        départements(100)
                        bassins versants-grandes régions (5-6) datant de 1964. J’en parle de cette réforme territoriale sur mon blog, j’affirme même que nous n’avons pas de ministre de l’environnement, j’entends, qui percute !
                        Et avec ça ma p’tite dame, qu’est-ce que je vous mets ?
                        Balladur l’avait reconnu : "c’est dur !". Et oui quand les rentiers parlent aux rentiers, le bien commun fout le camp...En plus le timing est mauvais, à un an d’une échéance électorale, en pleine crise financière, bravo pour l’anticipation...

                        je rajouterai à part que malgré la crise, la charge de travail de nos parlementaires semble restreinte...ou en tout cas qu’ils ne savent pas bosser, surtout pas pour le pays ! Les ouvriers travaillent bien en 3/8 non ?
                        Eléments de preuve :

                        - un code du travail à plus de 3000 pages...

                        - un code des impôts à plus de 3000 articles...
                        signes d’une mise en coupe règlée du pays, l’opacité étant une carctéristique qu’on retrouve aussi chez les maffieux...
                        Bon weekend à tous !


                        • mike57 27 février 2009 22:39

                          Le plan Balladur propose la disparition de certaines régions, à commencer par la Picardie, allez hop, un nom mentionné dans les cartulaires depuis le XIII siècle qui passe à la trappe, sans doute pour favoriser la création du Picardistan , pas bien éloigné du Frankistan dionysien(le fameux "9-3").

                          Au contraire, il faudrait renforcer les identités de nos régions pour résister à l’uniformisation de nos pays par l’immigration-invasion-islamisation (un danger bien plus grand que le fameux jacobinisme qui l’a finalement plutôt favorisé en imaginant un "français standart de Dunquerque à Perpignan’ comme hier jusqu’à Tamanrasset) : sinon les cht’is de demain seront comme l’ex-cht’is Frank Ribery des ch’tis islamisés et nos choucroûtes ou nos cassoulets passeront à la moulinette halal.

                          S’il touchent à l’Aquitaine par exemple et à Midi-Pyrénées, alors je pense que les boucliers gascons , périgourdins , carcinols ou rouergats se lèvereront très haut, très haut contre une tentative désidentification de tous les français quelle que soit leur région...

                          De région à religion il n’y a pas bien loin, ça tient à quelques lettres, attention à l’émergence de régions "halal".
                          Un région sans nom devient très vite une page blanch facile à remplir...et le pire, avec certains versets coraniques comme hier quand nos rue parisiennes étaient jalonnées de panneaux bilingues en allemand et que le pays était divisé en trois zones.

                          Qui sait aujourd’hui que le Frankistan actuel, la Seine-Saint-Denis , le 9-3 des CPF s’appelait aussi en d’autres temps le Vexin Français ?


                          • Céline Ertalif Céline Ertalif 27 février 2009 23:12

                            Bonsoir,

                            Cet article n’est ni sympathique ni pragmatique. Le problème est de faire de la bonne administration publique au regard de la qualité du service public et de la démocratie. A partir du moment où une autorité publique fonctionne, celle-ci doit défendre un intérêt certes public mais cohérent avec le périmètre qu’elle administre.

                            Aujourd’hui, nous avons des régions qui ne gèrent pas grand chose avec de toutes petites administrations - Je préviens tout de suite parce que beaucoup de polémiqueurs disent souvent n’importe quoi : la plupart des régions de France ont moins de fonctionnaires que le plus petit chef-lieu départemental de leur territoire - des départements qui ont la particularité d’être collés au principal maillage administratif de l’Etat, des communes très disparates de 0 à 2 000 000 d’habitants avec un code général des collectivités territoriales unique, et au moins trois types de communautés territoriales qui cachent un plus grand nombre de systèmes encore. Notre administration territoriale est un capharnaüm qui permet à l’Etat de fouler au pied ses propres principes d’égalité de traitement sur le territoire national, aux élus de se construire des abris et à la technocratie de prospérer. L’égalité de traitement des territoires au travers du réseau des préfectures et des sous-préfectures, quelle pantalonnade ! il ne rien savoir des conditions d’exercice des services de contrôle de légalité qui dire des choses pareilles ! Les services sont premièrement paupérisés, deuxièment asphyxiés par l’inflation réglementaire et troisièment très inégaux en moyens et donc en savoir-faire. Alors la Région, dans cette affaire, c’est bien peu de chose.

                            Je vais déplaire, mais tant pis : cet article est un ramassis d’idées reçues qui ignorent pratiquement totalement les problèmes concrets. Ceux-ci sont pourtant évidents :


                            - 1er exemple : quand vous emmenez votre gosse à l’école maternelle, il y a généralement deux dames dans la classe, l’une est employée de l’Etat, l’autre de la commune, l’une est la maîtresse et l’autre... euh, vous verrez que votre gamin sait qu’elle s’appelle Isabelle ou Valérie et il n’aura pas de mot pour dire sa fonction. Et les parents n’en ont pas toujours plus. Mais on est en train d’apprendre la hiérarchie sociale à votre gosse dans la classe au travers de ce seul non-dit : ça s’est un problème de service public, qui fait quoi, quel est le rôle de qui, qui est le patron et qui gère. Ne cherchez pas trop sur la dernière question : personne ne gère vraiment. Vous confiez votre enfant à une structure pédagogique où personne n’est clairement en charge de la fonction la plus naturelle de responsabilité, la gestion.


                            - 2ème exemple : quand vous allez au boulot le matin, vous prenez votre voiture qui roule sur une route départementale puis sur une route communale, voire communautaire, en fait vous ne savez pas (et moi non plus...), mais vous payez une TIPP à l’Etat, et vous vous garez sur un espace public financé par une collectivité locale avant de prendre un transport en commun urbain déficitaire. Et quand vous repartirez le soir, votre route sera éclairée jusqu’à la limite de la zone urbaine, puis vous aurez nuit noire, jusqu’à retrouver dans votre commune quelques lampions qui ont été mis en place par le syndicat départemental d’électricité qui se finance essentiellement par la taxe d’électricité que vous payez sur votre facture EdF, etc... Tout cela pour dire que lorsque Sarkosy verse 6 milliards à PSA et Renault, vous ne savez pas combien cela va vous coûter aussi sur vos impôts locaux, facture d’électricité incluse.

                            Dénoncer "les baronnies locales" est, à mes yeux, gratuit et sans rapport avec la question centrale de l’administration publique. Le problème est de savoir comment dans une démocratie les citoyens peuvent contrôler l’action de leurs élus, ce qui suppose d’abord que les élus soient en mesure de contrôler leur administration - ce qui, entre nous, est rarement le cas. On parle de baronnies parce que, en fait, on est pas prêt à accepter que les élus locaux soient sous le contrôle exclusif des électeurs, ils sont de fait encore largement sous celui des administrations d’Etat encore aujourd’hui. Les "administrés" eux-mêmes n’ont de cesse d’en appeler au Préfet ou au Tribunal Administratif comme à des supérieurs hiérarchiques vis-à-vis de l’élu local quand ils ne sont pas d’accord : alors, c’est à l’électeur de sanctionner ou non ? Le genre de question élémentaire qui semble comme un trou noir quand on a lu cet article.


                            • JL JL 1er mars 2009 12:41

                              @ Céline ertalif, votre billet d’humeur est intéressant, mais un peu brouillon. On aimerait un peu plus de clarté en la matière. J’écoutais hier E. Balladur : il évoquait des droits acquis pour 500 000 élus. J’espère que tous ces élus ne considèrent pas leurs mandats vcomme des droits acquis ? Par ailleurs, 500 000, c’est pas un pau beaucoup ?

                              Je sais, je suis le premier à défendre les emplois publics. Mais je pose la question : le nombre des élus ne n’est-il pas un peu pléthorique, d’autant qu’apparemment, leurs marges de décision relèvent davantage du favoritisme (pour Dupont ou Durand) que de l’intérêt public ?


                            • Céline Ertalif Céline Ertalif 1er mars 2009 20:22

                              500 000 élus, le chiffre est exact mais c’est une illusion d’optique parce que 30 000 communes ont moins de 1500 habitants et sont démunis de tout réels moyens administratifs derrière eux, donc plus de 400 000 élus n’ont en fait pratiquement aucun pouvoir. En réalité, 30 à 40 000 élus en tout et pour tout détiennent tous les pouvoirs politiques dans ce pays. La pléthore dissimule effectivement un peu la réalité, parce que les limites entre le bénévolat, notamment des élus municipaux, l’indemnisation souvent insuffisante mais parfois généreuse, et les professionnels qui ont besoin de mandats pour vivre, sont floues. Et les postes de ressources des élus sont parfois dissimulés (présidence des syndicats, des centres de gestion, des organismes HLM, etc).

                              Quant à la question du favoritisme, je pense qu’il faut être nuancé. Il y a de vrais débats d’intérêt public dans les communes et les communautés de communes ou d’agglomération, en réalité souvent bien plus qu’au Parlement, en tous cas pour les parlementaires provinciaux qui n’ont accès ni à la haute fonction publique ni aux médias. Le complexité du système favorise le système notabiliaire où l’élu a essentiellement une fonction d’intermédiation entre l’administration et le citoyen. Après cela, la culture des citoyens n’est pas partout la même sur le territoire national. On rencontre de simples conseillers généraux qui considèrent que les électeurs sont leurs électeurs, et que tout accès au Conseil Général en dehors de leur médiation est un crime de lèse-conseiller général qui provoquera une hostilité virulente. Ces élus se comportent en propriétaires d’une charge et ont une conception monopolistique de la relation entre l’institution publique et le citoyen qui est, en quelque sorte, affermé. C’est évidement plus facile à jouer avec une population rurale âgée qu’avec une population jeune, urbaine et diplômée.

                              Mais c’est vrai que cet article m’a agacée. Il a l’air sérieux, la chanson est creuse.


                            • Rage Rage 1er mars 2009 20:49

                              Bonsoir,

                              C’est faux : l’échelon, ou plus exactement LES échelons de trop sont les départements politiques (les français sont attachés à leur géographie, pas à leurs élus cantonaux qu’ils ne connaissent pas) ET une grande partie des 36000 communes qui pourraient/devraient être fusionnées sur les bases des communautés de communes pour le rural, communauté d’agglo pour l’urbain, le tout avec des scrutins adaptés à la population couverte.

                              Je ne peux pas dire mieux : je travaille en Région, je travaille avec d’autres collectivités, des partenaires multiples : tout ce que dit C.Ertalif est une REALITE : c’est ce qui se passe.

                              Le morcellement administratif, génère complexité, surcoûts à tous les étages et surtout une grande disparité de gestion... le tout avec un affaiblissement réel des échelons locaux au profit de l’Etat qui conserve tout de même l’essentiel du contrôle via la DGF/DGD et autres dotations de compensations.

                              Il y aurait un bouquin à écrire tant le système est à bout de souffle, mais raté, ce ne sont pas les régions ou leur taille le vrai problème de fond.


                            • seb110 28 février 2009 08:14

                              Cessons de prendre des décisions centralisées à Paris, des décisions monolithiques plaquées à toutes les régions et les départements. Jouons pleinement la décentralisation et la liberté des citoyens de départements ou régions à décider d’eux même :

                              laissons le soin aux citoyens de chaque département de se prononcer pour ou contre la fusion de leur département avec la région, ou la fusion de leur région avec une région voisine.

                              Cela conduirait à une géométrie ad hoc adaptée aux souhaits des citoyens.

                              http://fr.issuepedia.org/Suppression_des_d&eacute ;partements


                              • chmoll chmoll 1er mars 2009 11:59

                                ballochard après vas fignoler son bazard, encore fignoler son bazard, après ça vous allez vous dire ,merde !!

                                ct pour les elecs de 2012

                                vous allez vouère s’ke vous allez vouère


                                • L'enfoiré L’enfoiré 1er mars 2009 17:14

                                  @l auteur,

                                   Divide ut impere... diviser pour regner. C est toujours ainsi. L Europe des regions n en est qu une forme.
                                   A qui profite cette division ? Simple, on met plus de personnes aux commandes et ce sont les citoyens qui payent.
                                   Aujourd hui l Europe devra faire bloc ou disparaitre de l echiquier.
                                   Nous sommes a l epoque du retour du protectionnisme. Alors, si on regardait un peu plus a celui des frontieres de ce continent...
                                   Reflexions d un enfoire s entend.
                                   En Belgique on connait bien ce probleme de droit du sol et bien communautaire.
                                    En France vous en avez aussi Corse, Bretagne, Basques...
                                   Langues d oc et d oil.
                                  A vous les studios.... smiley


                                  • Radix Radix 1er mars 2009 19:27

                                    Bonjour

                                    En effet il y a un écheleon en trop depuis la création de l’Europe, c’est d’ailleurs la raison du disfonctionnement de cette Europe.

                                    Soit on supprime l’Europe soit on supprime l’échelon superflu !

                                    Cet échelon c’est l’état !

                                    Radix


                                    • L'enfoiré L’enfoiré 3 mars 2009 20:27

                                      Radix,

                                       Si c’était l’état, vous vous rendez compte du bordel que cela ferait en Europe.
                                       A 27, on ne parvient pas à se mettre d’accord, alors si on était le double ou le triple.
                                       J’ai dit plus haut, cela ferait encore plus de dirigeants à payer. Nous en avons un maximum par tête d’habitants.
                                       A réfléchir avant de penser que c’est la porte du paradis.
                                       La Flandre voulait aller avec son propre drapeau aux JO. Voilà que récemment, elle se paye un bureau de représentation dans un immeuble de prestige de New York. Faut pas rêver, c’est pas gratuit, ces conneries communautaires. 
                                      http://www.nouvelle-europe.eu/index.php?option=com_content&task=view&id=275&Itemid=64

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