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Accueil du site > Actualités > Politique > Ils pensaient à quoi les députés socialistes ?

Ils pensaient à quoi les députés socialistes ?

Les députés ont adopté par 295 voix contre 23 le projet de loi réformant le marché du travail qui traduit l’accord conclu le 11 janvier dernier entre les organisations patronales et les confédérations syndicales à l’exception de la CGT.

Il y a eu 503 votants et 318 suffrages exprimés.

Les groupes UMP et Nouveau Centre (NC) ont voté pour. Le groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) s’est abstenu. Le groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) a voté contre.


Le texte instaure notamment une possibilité de rupture de contrat d’un commun accord entre un employeur et son salarié, qui ouvrira droit aux allocations chômage. Cette rupture conventionnelle ne pourra intervenir qu’après un ou plusieurs entretiens au cours desquels le salarié et l’employeur pourront se faire assister, précise le texte.

Le projet de loi crée aussi un contrat pour la réalisation d’un objet défini de 18 à 36 mois réservé aux cadres et aux ingénieurs. Le recours à ce contrat, expérimenté pendant cinq ans, sera subordonné à la conclusion préalable d’un accord de branche étendu ou, à défaut, d’un accord d’entreprise.

Le texte rallonge par ailleurs les périodes d’essai pour les salariés. Elles seront désormais plafonnées à deux mois pour les ouvriers, trois mois pour les agents de maîtrise et les techniciens et quatre mois pour les cadres. Les stages de fin d’études seront inclus dans la période d’essai.

Le projet de loi réduit aussi de trois à un an la durée d’ancienneté requise pour bénéficier de l’indemnisation conventionnelle de la maladie et de deux à un an celle requise pour prétendre aux indemnités de licenciement.

Le sujet devait sembler "léger" au groupe socialiste, radical et citoyen pour qu’il se soit abstenu !!! En apprenant cela, il est évident que des millions de salariés vont se poser la même question : Pourquoi s’être abstenu ?

Le texte n’allait-il pas assez loin dans la flexibilité ou bien nos amis socialistes avaient-ils la tête ailleurs ? En tout cas, le doute est permis.

On est toutefois en droit de se demander quelles sont les différences entre la vision de l’actuelle majorité et celle des socialistes qui seraient actuellement au pouvoir en termes de contrat de travail.

A une époque où les politiques de tous bords ne cessent de clamer qu’il faut des techniciens et des ingénieurs afin d’innover, on va leur proposer des CDD pouvant aller jusqu’à 3 ans !!! On supprime le CNE mais on va dans le pire des cas demander aux cadres (il faudra bien un jour se pencher sur le "fameux" statut cadre) de faire 8 mois de période d’essai !!!

Enfin pour tous, la séparabilité revendiquée et obtenue par le MEDEF. Chacun sait bien qu’il suffira de faire pression sur un salarié pour qu’il accepte une rupture de "commun accord". Que se passera-t-il ensuite : arrivée aux ASSEDIC et... deux propositions que le salarié ne pourra pas refuser. En fin de compte une "élégante" façon de se séparer d’un salarié et de le reclasser dans les secteurs les plus mal payés et les plus pénibles.

Dernière chose : la flexisécurité conçue par les Danois est financée par environ 5 à 6% du budget de la nation. En France ? Plus d’argent dans les caisses !!!

Clairement, nous venons de changer d’époque. L’idée d’origine des 35 h était de "partager le travail". Depuis ce vote, nous sommes entrés dans l’ère du : "partager le chômage".

COLUCHE ne savait pas lorsqu’il lança cette phrase :

"Je remercie les enfoirés de gauche qui nous ont fait croire que c’était la droite qui ne savait pas gérer et que c’est pour ça qu’on était dans la merde... Je remercie les enfoirés de droite qui nous ont fait croire que c’était à cause de ce qu’avait fait la gauche qu’on ne s’en sortait plus... Je remercie les enfoirés de patrons qui nous ont fait croire que c’était à cause de l’Etat qu’on n’arrivait pas à s’en sortir... Et je remercie les syndicalistes qui nous ont fait croire que c’était la faute aux patrons..."

... à quel point il était visionnaire.

Crédits et copyright image

FAUJOUR


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39 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 30 avril 2008 11:51

    En 1984,ils ont inventé le mot de "flexibilité" et à l’époque le syndicat CFDT n’arrêtait pas de négocié avec le CNPF (ex MEDEF)

    Aujourd’hui,nous savons que la CFDT à 250 milions d’euros dans ses caisses et de toutes évidences,ça rapporte de signer des accords pourris !

    D’ailleurs,dans l’informatique,syntec est signé par la CFDT,c’est vous dire la "référence" de la corruption de ce syndicat

    Quand au PS,nous voyons dès Jean Paul Huchon cumulant des postes dans des conseils d’administration et "subventionner" les salaires de sa famille avec l’argent du contribuable ,nous avons un état réel du PS et de sa décomposition

     

     


    • nick 30 avril 2008 12:09

      et qu’est ce que ty connais toi en informatique...


    • ZEN ZEN 30 avril 2008 12:24

      Pour une fois, Lerma je ne suis pas loin de partager ton indignation concernant les pratiques de la CFDT, depuis le "recentrage" (?) de E. Maire...

      Continue, tu progresses...


    • LE CHAT LE CHAT 30 avril 2008 12:16

      sachez bien qu’à de rares broutilles , si le PS revient un jour au pouvoir , jamais il ne reviendra sur la pluspart des reformes pronées par Bruxelles qu’il n’a pas eu le courage de mener à terme lui même !


      • melanie 30 avril 2008 22:42

        @ chat

         

        Pronées par l’OCDE !!! :

        Sachant que flexibilité et volonté de réduire le chômage dans une société au nombre insuffisant d’emploi sont très intimmement liés - jeux des chaises musicales-

        www.monde-diplomatique.fr/2006/12/CORDONNIER/14220


      • T.REX T.REX 30 avril 2008 12:34

         

        Merci à l’auteur,

        Je suis content que quelqu’un souligne ce manque de conviction des socialistets à la Chambre, ils ont fait de même pour le mini traité de Sarko qui remplaçait le projet de constitution Européenne. A quoi sert une force d’opposition qui ne s’oppose pas ?

        Si il sont pour qu’ils le disent ! Ce manque de prise de responsabilité est digne de politiciens mais pas d’hommes de convictions.

        Ils participent à notre mise à mal sans se mouiller mais en applaudissant des deux nageoires !

        Comme qui ne dit mot consent, l’histoire les rappellera à son bon souvenir.

        On n’est pas prêt de les revoir à la tête d’un mouvement "populaire". 

        Adieu, je vous envoie sur les Roses 


        • tvargentine.com lerma 30 avril 2008 12:48

          Durant des années ou les "socialistes" ont dirigé le pays,ils n’ont jamais voulu faire de réforme de l’administration,car trop attaché à défendre des interets corporatistes et nous en voyons le conséquence

          Permettez moi aussi le droit d’inventaire concernant les emplois industrielles qui ont disparu avec les industries et la connaissance

          Regardez dans quel état se trouve la société ALCATEL aujourd’hui ,alors qu’en 1981,filiale de CGE elle représentait des centaines de milliers d’emplois

          Triste inventaire que Jospin n’a pas voulu faire et c’est dommage

          Toute cette "deuxième gauche" qui se disait visionnaire et qui ont substitué la solidarité nationale par la compassion et les restos du coeur

          Il est là le passif

          Nicolas Sarkozy,qu’elles que soient nos idées,faites des réformes dans le bon sens mais il lui faudra du temps avant qu’elles obtiennent des résultats

          Que de temps perdus,que de richesse perdue dans ce pays et que de misère et de dette nous aurons laissé les "socialistes"

           

           


          • ZEN ZEN 30 avril 2008 13:20

            "Nicolas Sarkozy,qu’elles que soient nos idées,faites des réformes dans le bon sens..."

            Là, tu me déçois...

            Je moinsse !


          • Voltaire Voltaire 30 avril 2008 13:31

            Dans l’ensemble, ce projet de loi, issu d’un accord assez large trouvé par les partenaires sociaux, va dans le bon sens.

            Comme l’auteur l’indique, ma principale réserve touche à ce projet de contrat de 18 à 36 mois proposé pour les cadres et ingénieurs (conçu pour des missions d’informaticiens très largement). A mon avis, très peu de cadres confirmés accepteront ce type de contrat, d’autant que le marché demeure très porteur pour ces postes, et qu’il y a pénurie dans certaines régions. Au pire, ce type de contrat sera utilisé en première embauche, pour des premiers emplois de jeunes ingénieurs. Je pense que ce contrat sera faiblement utilisé et n’aura guère d’effet.

            Contrairement à l’auteur, je suis en revanche très positif sur l’accord trouvé sur la possibilité de rupturede contrat d’un commmun accord. L’auteur pointe, avec raison, les risques d’abus qui pourraient avoir lieu au sein de grandes entreprises. Mais il n’a pas réalisé que le principal attrait de ce contrat est pour les PME, qui hésitent souvent à embaucher par peur de ne pas pouvoir rompre un contrat en cas de difficulté ; or, ces PME sont soumises à des aléas économiques bien plus importants que les grandes entreprises, et cette nouvelle option devrait avoir un effet positif sur l’embauche. En ce qui concerne les grandes entreprises, si l’on constate que les filets de sécurité établis ne sont pas suffisant et que des abus se multiplient, il faudra alors revoir ce type de contrat pour ces entreprises, mais n’oublions pas que la très grande majorité des gens travaillent dans des PME (hors administration bien sûr...).

            Quant aux périodes d’essai, elles ont été légèrement rallongées mais demeurent raisonables.

            Dans l’ensemble, le vote des députés socialistes me semble donc cohérent et justifié, une fois n’est pas coutume aurais-je tendance à dire !


            • melanie 30 avril 2008 14:37

              @ voltaire

               

              Très mal choisi votre pseudo ...

              C’est une fausse barbe du MEDEF que de prétendre que les PMI PME n’embauchaient pas par difficulté à licencier.

              Une PME embauche si elle a besoin économiquement d’embaucher, si elle possède un carnet de commande ou prévoit une augmentation de CA si elle embauche un salarié en plus... !!

              Embaucher si financièrement c’est sans objet au pretexte de pouvoir s’en débarasser est idiot : Les CDD et l’Intérim sont fait pour ça.

              Le taux réel de résorbstion du chômage en sera témoin, : On embauchera plus et on licenciera d’autant ...C’est ça la Flexibilité à l’Anglaise qui laisse les salariés en situation alternative d’emploi et de non emploi ...c’est la définition même de la précarité ...

              Les socialistes comme pour les OGM ou les autres débats de société s’abstiennent : Joli sens de la contestation et joli sens de l’opposition.Contre pouvoir et idées alternatives = Zéro .


            • Voltaire Voltaire 30 avril 2008 14:48

              @melanie

              Tout d’abord, je vous suggère de respecter votre interlocuteur en évitant les qualificatifs déplacés, cela rendra le dialogue plus constructif.

              Je vous recommande, si vous n’êtes pas chef d’entreprise, de discuter avec quelques responsables de PME, afin d’afiner votre jugement. Pour une PME, une embauche est un investissement lourd, et un licenciement une procédure complexe. Répondre à de la demande par de l’emploi temporaire ou intérimaire ne signifie pas la même chose qu’investir sur un employé sur le long terme : les employés en CDI sont bien sûr souvent plus efficaces, plus motivés, et formés au métier et au fonctionnement de la PME. Pour autant, savoir qu’en cas de crise durable une solution amiable préservant à la fois la pérénité de l’entreprise et les droits des salariés est possible est un élément supplémentaire de surreté pour décider une PME à embaucher.

              Comme toute mesure de ce type, seule le temps démontrera son utilité : le CNE par exemple, n’avait pas convaincu les entreprises, ce qui mef ait douter de ce contrat de 18-36 mois ; mais la séparation amiable me semble une mesure beaucoup plus utile. Rendez-vous dans deux ans pour un bilan ?


            • melanie 30 avril 2008 15:41

              @ Voltaire

               

              J’ai eu deux compagnons chefs d’entreprise qui avaient crée leur boite -TPE et PME - et je suis extrêmement à l’écoute des arguments controverses des miens.

              Vous maniez des arguments paradoxaux ; AInsi embaucher en CDI "pour du long terme" dites vous est lié contractuellement au fait de pouvoir le licencier rapidemment et sans beaucoup de garanties de retrouver un emploi dans un marché en constriction - et ce n’est que le début : La DARES ayant prévu à hauteur des années 2015 deux types de salariés : Les ingénieurs et les services à la personne, puisque la desindustrialisation va s’amplifier - .

              Vous parlez de licenciemment à l’amiable : La notion de subordination du salarié au patron est donc un fantasme pour vous...

              Pour n’avoir été que salariée, je peux vous citer les termes d’un recruteur moins langue de bois que ses congénères" Quand on veut licencier, il y a toujours matière" ...Et , en l’occurence, qui prend la descision ???

              Garanties pour les salariés : Je vous attends là dessus : Allocations limitées dans la durée- pression ANPE-ASSEDIC-, marché de l’emploi plombé, formations hypothétiques et sans moyens pour les financer :

              BREF :Contrat vite signé-Vite déchiré comme en parlait Christophe Barbier , journaliste politique de l’EXPRESS- pas de gauche que je sache ...- sur c’est dans l’air.


            • Voltaire Voltaire 30 avril 2008 15:55

              Il me semble que vous mélangez pas mal de choses.

              - je ne suis bien évidemment pas favorable aux mesures nouvelles sur les conditions de versemment d’allocation chômage, mais ce n’est pas l’objet de l’article.

              - Votre recruteur n’appartenait certainement pas à une PME... Pour une grande entrprise, le licenciement ne pose pas de problème, mais il en va differemment dans une PME.

              - comme je l’ai indiqué, je ne mésestime pas le risque de pression de la part de l’employeur, mais celui-ci est assez réduit : la menace se résume à un licenciement pour faute grave (très difficile à justifier) ou à une placardisation, possible en grande entreprise mais pas dans une PME. Le plusprobable est que le salarié négociera avec son employeur des conditions acceptables de départ, dans un climat plus serein que en cas de licenciement économique. Sans exclure le risque d’abus, je pense que vous êtes exagérément pessimiste. Qu’en disent vos amis chefs d’entreprise ?

              De façon plus générale, il faut renouveller la politique de l’emploi en France, en inversant la logique actuelle : plutôt que de mettre des barrières à l’entrée, il faut réduire les tracas administratifs sur les procédures, mais dans le même temps renforcer les contrôles en accroissant le nombre et l’action des inspecteurs du travail. Nous sommes actuellement dans un système hypocrite, où la règle est souvent trop rigide, et donc contournée, sans que cela soit ensuite sanctionné. Bien entendu, tout assouplissement doit être accompagné d’un renforcement du contrôle a posteriori. Je ne proen donc pas un système sans contrôles, mais bien un système plus souple et mieux contrôlé.


            • melanie 30 avril 2008 16:12

              @ Voltaire

               

              Vous avez raison sur au moins un point ; Le recruteur était celui d’une grande entreprise qui peut se payer avocats aux prudhomme, primes de licenciemment, versemment éventuel de participation...

              Cela dit, en l’état, la loi votée ne favorise que les entreprises et les contrôles sont abscents comme sont abscents ceux sur les versement indus aux entreprises pour embauches non effectuées.

              Rien n’est dans les fats prévu pour sécuriser le parcours des salariés : La "flexi-sécurité " à la française est une escroquerie pour les salariés : Au Danemark- modèle transcendant s’il en est-, les salariés touchent 90 % de leur salaire potentiellent pendant 4 ans - le temps de chercher de l’emploi la tête haute et de se revendre de façon équitable et non de courber l’échine comme en France-, un suivi et une formation pour reclassser les privés d’emploi est mis en place et non un flicage systématisé.

              On ne peut pas parler de cette loi en ocultant les risques pour les salariés et en ne parlant que des avantages supposés pour les entreprises.


            • T.REX T.REX 30 avril 2008 16:25

              Mon cher Voltaire vous n’avez pas dû bien lire,

              Vous dîtes : "Dans l’ensemble, le vote des députés socialistes me semble donc cohérent et justifié"

              Comment pouvez vous trouver cohérent et justifié le fait de s’abstenir ?

              Sans doute voulez-vous dire "qu’ils n’ont pas d’opinion sur la question", car c’est à mon sens le seul cas d’abstention justifiable. 

              Alors c’est qu’ils deviennent de plus en plus Cons errants ! 

               


            • xa 30 avril 2008 16:44

              ouh là, remettons les choses à leur place.

              Au danemark,

              - on peut être au chomage pendant 4 ans.

              - le taux de 90 % concerne les revenus inférieurs à 30000 euros bruts annuels environ, pas tout le monde, et n’est garanti que la première année (voir la suite). Ce taux descend à 50% pour un salaire de 50000 euros. On rappellera aussi qu’au Danemark, les charges ne sont pas réparties comme en France, ce qui fait qu’un brut de 30000 euros ne laisse pas autant de Net qu’en France.

              - pendant la première année, le chomeur recoit des offres en rapport avec ses qualifications et son lieu de vie, au delà il peut recevoir des offres convenables (soit proche de son lieu de vie, soit proche de sa qualification éventuellement après formation, mais pas nécessairement les deux).

              - au bout d’un an, on passe en activation, c’est à dire qu’on doit se former, se reconvertir, il doit accepter des contrats aidés sous peine de voire son allocation réduite de moitié. Ces emplois aidés n’ouvrent pas droit au chomage.

              - après 2 refus de contrat convenables, le chomeur perd ses droits.

               

              Ne vous limitez pas à la facade du système danois. La flexisécurité, c’est un encadrement pendant 1 an pour retrouver un emploi similaire (selon la définition de similaire du ministère). Mais au delà d’un an, l’encadrement "se durcit". Certes, on vous forme, mais vous avez alors des contraintes en terme d’acceptabilité d’emploi que certains refusent en France (dont la pénalité en cas de refus de 2 emplois convenables). Tout n’est pas si rose que certains semblent le croire.

              Dernière chose, les systèmes danois et suédois reposent sur une fiscalité plus forte sur les individus que sur les entreprises, c’est à dire une répartition de la solidarité plus axée sur les impots et les charges sociales, que sur les charges patronales. Prendre un tel système, c’est aussi accepter de voir les charges transférées des entreprises vers les individus.


            • melanie 30 avril 2008 17:13

              @xa

              En grande partie exact : D’où la difficulté aussi à importer un modèle "clé en main" d’un pays à l’autre.

               

              Et puis le Danemark, c’est la taille de la région Rhône Alpes et des citoyens protestans assez "disciplinés".

              travail-chomage.site.voila.fr/danois/dk_merite.htm

              Aucun modèle n’est idéal et les tricheries sur les insuffisances sont partout.

              Ici comme ailleurs, la mutation se fera dans la douleur.

               

               

               


            • melanie 30 avril 2008 22:49

              oui

               

              C’est bien pratique d’avoir les coudées franches ; on passe en force sur tout.

              A quoi sert le socialisme ???


            • LE CHAT LE CHAT 30 avril 2008 14:40

              @CALMOS

              salut mon cousin , y’a des chances que ça grimpe !

               


            • Bof 30 avril 2008 14:48

              Oh OUI...mais en continuant le raisonnement de Coluche, je me demande comment on va faire pour manger demain ?

               A quoi servent tous ces organismes et organisations de gestion puisqu’il n’y a plus rien à gérer ???sinon qu’à aggrandir le trou que sont nos dettes.

              Monsieur Hollande a eu le courage de nous annoncer que la France est : " un pays sans le sous" et personne -personne n’a contredit cette courageuse déclaration. Il est évoqué le fait de partager le travail mais qui en veut ? Le cout du déplacement pour s’y rendre est bien dissuasif et les pistes cyclabes sont bien absentes.Tant que l’on rémunérera la quantité de terciaires et " quaternaires" à de tels niveaux honteux et inutiles, cela va continuer .


              • Sébastien Sébastien 30 avril 2008 15:34

                Les socialistes se disaient que la droite etait en train de faire le sale mais necessaire boulot. Celui qu’ils n’ont pas le courage de faire. Sinon ils auraient vote contre.

                Pourquoi focaliser sur les grandes entreprises francaises alors que les PME sont les premiers employeurs en France. Il y a 2 649 500 PME de moins de 500 salaries qui emploient 89% des salaries. Si on creuse, les entreprises de 1 a 9 salaries emploient 25% des salaries en France.

                Alors quand on demande a une entreprise de 4 salaries d’en embaucher 1 de plus, ca fait une augmentation de 25% de sa masse salariale. C’est enorme. Et le message de l’etat au patron etait jusqu’a present simple : fais gaffe mon gars parce que si t’embauche, c’est pratiquement pour la vie !! Vous n’etonnez que des petites entreprises n’embauchent pas dans ces conditions.

                Je ne vois pas ce qu’il y a de mal dans la flexibilite. Et contrairement a ce que l’on pense, la flexibilite est tres positive pour le salarie. Les entreprises embauchent plus, il y a donc plus d’offres, la demande baisse et le rapport de force s’equilibre pour le salarie qui peut negocier des meilleures conditions.

                On ne parle que du salaire mais dans beaucoup de pays les salaries peuvent negocier ces avantages en natures tres importants, une voiture par exemple.


                • melanie 30 avril 2008 15:56

                  @ Sébastien

                   

                  ça parait tellement cohérent et ça l’est pour une partie à savoir l’investissement que represente l’embauche d’un salarié pour une TPE.

                  Mais rien de mecanique comme un rouage qui se met en branle tout seul , pour embaucher ,il faut avoir un besoin économique de le faire, dans une économie qui trouve tout naturellement ses clients : Or tu oublies une chose ; :

                  Les salariés sont AUSSSI des consommateurs et si tu augmentes la précarité des uns , tu diminues d’autant leur confiance à consommer et donc à générer des besoins et les entreprises sans besoins à satisfaire n’ont pas de carnets de commandes et donc aucune raison d’embaucher.

                  Au contraire, la seule manière de relancer l’économie et la consommation est de redonner confiance aux consommateurs-salariés et donc de sécuriser les salariés ;...Et ce que tu oublies- car tu es peut-être étudiant ou en CDI- c’est que la flexibilité est le terme utilisé par les entreprises et les économistes pour désigner la précarité de l’emploi terme utilisé par les salariés et les sociologues ...Les patrons y voient en effet leur intérêt, le MEDEF reprend et l’UMP emboite le pas ...

                  Depuis Ernest Antoine Seillère, c’est la même chanson.

                   

                  C’est d’autant plus bête que pendant que l’Europe fragilise ses salariés - partager le chômage- la Chine et les Chinois demandent plus de syndicalisme, de sécurité de l’emploi et de respect des salariés ...


                • Sébastien Sébastien 30 avril 2008 16:17

                  Melanie, entre la precarite et pas de travail, je choisis la precarite. C’est un choix personnel et je ne vous demande pas de partager mon opinion.

                  Je suis en CDI effectivement mais dans un pays ou la flexibilite est la norme. On peut me virer en 2 semaines. Et contrairement a ce que vous pensez, mon entreprise ne me licenciera pas comme ca. Ils ont investi sur moi des mon embauche. Formation, voyages entre autres... Alors pourquoi me virer du jour au lendemain pour recommencer avec un autre ? Et si demain la boite commence a se casser la gueule, je comprendrai parfaitement que l’on me vire. Le contraire m’etonnerait d’ailleurs.

                  Deuxieme point, puisque la ou j’habite la flexibilite est la regle, je sais que je n’aurai pas de mal a retrouver du travail car des entreprises qui embauchent, il y en a beaucoup. Ce qui veut dire que je ne me fais pas un bas de laine sous l’oreiller en cas de coup dur. Ce qui veut dire aussi que j’ai un salaire correct puisque mon employeur sait que je peux aussi partir du jour au lendemain.

                  Et si je ne retrouve pas de travail pendant un moment, j’irai preparer des hamburgers chez Mc Do. Il y a une honte a cela ? Je ne vais quand meme pas compter sur ceux qui se levent le matin pour assurer mes journees...


                • T.REX T.REX 30 avril 2008 16:41

                  C’est quoi ce pays cocagne ?

                  Ce que l’on peut constater, c’est que vous vous mêlez de ce qui ne vous regarde apparemment pas !

                  Car vous soutenez des idées pour la France, alors que vous bossez ailleurs avec d’autres règles, un autre environnement, ce qui ne vous permet pas d’avoir une vision réaliste de notre situation particulière vis à vis de l’emploi. Vous faites des comparaisons classiques : Regardez en Angleterre, ça marche...pourquoi pas chez nous ?

                  Justement parce que chez nous c’est très différent.

                  A une certaine époque tout le monde donnait le Japon comme exemple à suivre, mais les français sont heureusement incapablels de se conduire comme les japonais.

                  Mais ce temps est révolu...plus personne n’a l’idée saugrenue de vanter les méthodes de production Japonaise...Elles ne font plus recette. 


                • LE CHAT LE CHAT 30 avril 2008 16:47

                  @ T REX

                   c’est le colocataire de Lerma en Argentine !


                • melanie 30 avril 2008 16:51

                  @ Sebastien

                   

                  Je comprends mieux : CDI, cadre en Grande Bretagne et choyé par son entreprise :

                  A l’évidence, c’est un langage bien huilé, de privilégié dans un pays qui compte un nombre phénoménal de citoyens endettés et pauvres ...

                  www.amazon.fr/royaume-enchant%C3%A9-Tony-Blair/dp/2213628297

                   

                  On ne prêche jamais que pour sa paroisse...


                • T.REX T.REX 30 avril 2008 16:56

                  mélanie ? Comment a tu deviné que c’était en Grande Bretagne ?

                  Je croyais que c’était au Tibet !


                • T.REX T.REX 30 avril 2008 16:57

                   

                  Et Demain West il est co-locataire d’Hilary CLINTON aux USA !

                  Tous des privilégiés, les hommes du Président ! 


                • Sébastien Sébastien 30 avril 2008 16:59

                  Je connais bien la France et contrairement a vous j’ai une vraie experience de ce qui se passe ailleurs et pas une vision etriquee au travers des sites web que je frequente et qui refletent mes opinions.

                  Et T Rex, entre nous, pour quelqu’un qui n’aime pas que l’on se mele de ce qui le regarde pas, je constate a vos commentaires que vous donnez pas mal de lecons au monde entier...


                • melanie 30 avril 2008 17:29

                  @Sebastien

                   

                  Je vous conseille- après votre expérience en Grande-Bretagne- de revenir en France vers l’age de ...40 ans et vous verrez comment dans ce pays que vous connaissez si bien ,on accueuiile les quadra cadres d’ailleurs ou d’ici.

                  Car si la France possède l’un des meilleurs taux de compétitivité horaire du Monde, c’est aussi qu’elle fait travailler un panel très étroit de salariés : Entre 30 et 45 ans .

                  Allez voir, vous qui connaissez tant de choses sur notre pays, un site édifiant " Cadremploi" et son blog et vous constaterez en réel, ce qui est fait des jeunes cadres "dynamiques" comme vous et qui explique qu’avec un taux d’imposition dérisoire , vous ayez choisi l’expatriation, par intérêt sonnant et trébuchant.

                  Quand on a aussi choisi de s’expatrier pour "raisons fiscales" , on ne donne pas de leçons à un pays qu’on a quitté car à travail égal on gagne plus en étant , en tant que cadre, dans une position privilégiée, à l’étranger , ce qui n’est pas le cas de la majorité des français .

                  Dans ce cas de figure, la décence réclame de faire "profil bas" et de se taire.

                   


                • Sébastien Sébastien 30 avril 2008 18:41

                  Melanie vous etes ridicule. Vous fantasmez sur ma vie alors que vous ne me connaissez pas. Attaquez-vous a mes arguments au lieu de vous attaquer a moi. Il y a des gens qui disent la meme chose et qui habitent en France.


                • melanie 30 avril 2008 19:12

                  @ Sebastien

                   

                  N’avez-vous pas lu ??

                  Je m’attaque à vos arguments qui sont de principe, par principe et certes, certains en France professent la même chose que vous, reste à connaitre leurs statuts,leurs peurs, leurs croyances et bien souvent l’assimilation d’un "prêt à penser" sous forme de slogans et de formules toutes faites mal métabolisées et jamais analysées à l’épreuve des faits.

                  Si votre modèle est à ce point Anglo-saxon, pourquoi éludez-vous les dommages collatéraux à savoir un endettement massif des citoyens britanniques, un taux de travailleurs pauvres sans égal, liés à des contrats très précaires,des services publiques de misère, permettent à une frange privilégiée seule de bénéficier pleinement des services de santé et d’une éducation de qualité ???

                  Un bilan est un bilan exhaustif et non l’utilisation partiale à des fins idéologiques .


                • Sébastien Sébastien 1er mai 2008 06:43

                  Vous avez quoi comme idee en stock ? Proteger encore plus le salarie au detriment des entreprises ? Interdire le licenciement ?

                  Rien dans les mesures citees dans l’article ne me choque. Et la France ne sera jamais le royaume uni, ne criez pas au loup...


                • la fee viviane 30 avril 2008 15:40

                  Très bon article, même si je suis d’accord avec Voltaire concernant les ingénieurs et cadres supérieurs. mais il est vrai que l’on se demande oû est la gauche et surtout les 206 députés PS que nous avons elus !!

                  Quant aux réformes, oui,elles sont nécessaires mais il y a un sacré tri à faire !! On a assez décrié les 100 propositions de Villepinte portées par Ségolène Royal et encore, il y avait du travail à faire car ils s’agissait de propositions, et tout n’était pas mauvais, loin s’en faut. Le capitalisme libéral à l’Européenne n’est pas le grand satan des USA, mais il faut veiller et faire que l’Europe soit sociale, si non elle ne sera pas !! J’ai tout de même confiance en l’esprit du temps européen, les gens sont de mieux en mieux informés quoi qu’on en dise et savent faire la part des choses, les dernières elections ont eu un succès sans précedent au niveau du pourcentage de votants et dans mon village de 2200 habitants, après un petit battage en boite aux lettres en plusieurs langues, les personnes de l’E.U pouvant voter aux municipales et faire partie des listes sont venues s’inscrire en masse, 189 !! La liste élue comporte une personne allemande et une personne belge comme adjoint au maire. et notre association de soutien à la liste comporte 240 adhérents de tous bords qui se retrouvent régulièrement pour des pique nique ou auberge espagnole fort instructive et bénéfique pour la communauté. Il faut croire en l’humanité, elle est capable du pire au niveau de la personne c’est vrai, mais lorsqu’on fait des politiques participatives qui n’excluent personne ce n’est que le meilleur qui sort : une petite anecdote pour illustrer mon propos : petit rappel du film légendaire "la femme du boulanger" de marcel pagnol. la première scène se passe sur la place du village oû le nouveau boulanger s’est installé. Un homme traverse la place et croise un autre homme qui vient de sortir de la boulangerie sans lui parler ni le saluer. Le boulanger ose : et bien, vous êtes pas aimable dans ce sillage, vous n’avez pas saluer votre concitoyen, pourquoi ? L’homme qui est manisfestement un chasseur venant prendre du pain pour le déjeuner dit : lui, je ne lui parle pas, je suis fâché à mort avec lui ! Le boulanger surpris rétorque : et pourquoi lui en voulez vous à ce point ? Le chasseur répond : je n’en sais rien, c’est mon père qui ne parlait déjà pas à son père et mon grand-père aussi !! Edifiant non ?

                   


                  • HASSELMANN 30 avril 2008 22:48

                    Bel article et veille salutaire.

                    Pour bien connaître l’auetur je conçois que le reveil soit douloureux.Ils pensaient a rien, pour différentes raisons.Une partie n’avait pas travaillé le dossier, une autre repue de mandats cumulés ne savait plus quel électeur défendre, enfin et surtout la majeure partie ne connaissait pas les situations désormais crées.

                    On parle de période d’essai a rallonge, on parle de licenciement accepté, on parle de probation au quotidien pour les cadres et techniciens.Autant de mots et hypothéses inconnues dans la fonction publique et para publique d’ou est issue cette large majorité de parlementaires....socialistes.

                    pourquoi croyez vous que LIBR’ACTEURS(www.libracteur.fr) plaide pour un sttaut de l’élu et du candidat, pour un non cumul de certains manadts.C’est pour avoir une démocratie vraiment représentative de la rélaité du pays, qui ne passe pas par des fonctionnaires élus mais par des cadres techniciens , ouvriers du secteur privé.

                    Notre crédo BRIGUER UN MANDAT POUR UN PROJET et UNE CONVICTION et non avoir pour seul PROJET D’OBTENIR OU DE CONSERVER UN MANDAT !!


                    • frédéric lyon 1er mai 2008 05:03

                      80% du personnel politique, 90% des députés socialistes, sont des fonctionnaires !

                      Voilà qui s’appelle : Confisquer la République !

                      De quoi vivent les fonctionnaires ? Ils vivent des impôts !

                      Comme ils votent aussi l’impôt, en tant que député, on peut dire qu’ils sont à la fois au four et au moulin. Il ne faut plus s’étonner que les impôts ne cessent d’augmenter.

                      Voilà qui s’appelle : Détourner les fonds publics !

                      Ou bien, mettre un pays en coupe réglée ! 

                      Les prélèvements obligatoires, que nos fonctionnaires votent en tant que député et qu’ils dépensent en tant que fonctionnaire, représentent plus de la moitié de la richesse produite !

                      Cette nouvelle caste mandarinale est allé beaucoup plus loin dans l’accaparement, que toutes celles qui l’ont précédé au pouvoir en France :

                      Même notre Aristocratie d’Ancien Régime n’a jamais osé aller aussi loin dans le pillage, malgré toutes leurs tailles et toutes leurs gabelles.


                      • melanie 1er mai 2008 11:42

                        @fréderic Lyon

                        Un exellent livre est sorti concernant le potentat des profiteurs qu’est le Sénat , c’est pire encore que votre constat :

                        www.amazon.fr/Aux-frais-princesse-privil%C3%A9gi%C3%A9s-R%C3%A9publique/dp/2709627825


                      • T.REX T.REX 2 mai 2008 09:07

                        au LYON,

                        Des fonctionnaires il en faut bien pour réglementer la Jungle économique !

                        De plus, il y en a autant de Droite que de Gauche, ce n’est pas un equestion de Politique, mais de réalisme, on ne peut pas travailler simultanément dans une Entreprise et pour les Institutions. Il faut choisir. 


                      • tvargentine.com lerma 3 mai 2008 19:38

                        Voila donc le résultat de la gestion du PS par Mr Hollande qui aura tué toutes idées dans ce ex-grand parti politique en devenant aujourd’hui ce que fut le parti socialiste sous Guy MOLLET

                        Un discours gauchisant et une politique de droite encore plus à droite que celle que pourrait mener un gouvernement de droite

                        D’ailleurs,constatons qu’avec la "candidature" plutot marketing et imposée de son ex-femme c’est vraiment un main mise sur un parti et qui plomb toute évolution dans le débat des idées

                        Sans parler que dans les régions les "barons" du PS gérent les budgets à coup d’augmentation de taxes sur l’eau,l’électricité......une vrai folie qui pénalise le pouvoir d’achat des français

                         

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