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Accueil du site > Actualités > Politique > Indignés contre la corruption

Indignés contre la corruption

Le mouvement "Occupons Wall-Street" prend de l'ampleur : "Nous sommes les 99% qui ne tolèreront plus longtemps la cupidité et la corruption du 1% restant", peut-on lire sur leur site.

Ils rejoignent en cela le mouvement des Indignés espagnols qui avaient mis en tête de leurs revendications l'élimination des privilèges de la classe politique et l'imprescriptibilité des délits de corruption

Ces mouvements témoignent d'une forte sensibilité des citoyens à la corruption, qui s'est déjà manifesté dans bien d'autres circonstances. 

Dans les contextes politiques les plus difficiles, les peuples ont su réagir. Le Brésil a destitué pour corruption le président Collor de Mello, le Pérou a poursuivi et condamné le président Fujimori, le Costa Rica le président Miguel Angel Rodriguez, la Thaïlande le président Thaksin Shinawatra. Trois présidents ont été poursuivis pour corruption en Corée du Sud, dont deux ont été condamnés. Une partie des fonds Marcos (Philippines), Abacha (Nigéria), Salinas (Mexique) ont été récupérés. La corruption a été un facteur important de mobilisation contre les présidents Ben Ali et Moubarak en Egypte, jusqu'à leur chute. 

Et l'activisme anti-corruption se développe. En Inde, Anna Hazare a entamé cet été une grève de la faim afin que le gouvernement promulgue des lois anti-corruption efficaces. Il a suscité un mouvement de masse qui s'est achevé par une triomphe en août dernier. 

En septembre, des marches contre la corruption ont eu lieu au Brésil, contraignant quatre ministres soupçonnés de corruption à démissionner. Ces marches avaient le soutien de la Confédération nationale des évêques du Brésil, de l’Ordre des avocats du Brésil et de l’Association brésilienne de presse (ABI), trois entités qui avaient montré leur engagement civique dans la lutte contre la dictature militaire (1964-1985). 

L'Europe aussi est concernée. En 2009, d'importantes manifestations de rue avaient été organisées à Valence, en Espagne, pour protester contre la corruption du gouvernement de la Communauté autonome. Celui-ci a démissionné en juillet 2011.

La protestation peut aussi prendre d'autres aspects. En Italie, cela faisait 16 ans que le quorum n'avait pas été atteint pour organiser un référendum. En juin dernier, ce fut le cas et environ 90% des Italiens ont rejeté la loi "d'empêchement légitime" permettant au président du conseil de refuser de se présenter en justice. Ils ont également rejeté l'ouverture au privé de la gestion et de la distribution de l'eau. 

De même, les citoyens islandais ont refusé en 2010, par référendum, de payer le prix des fautes d'une banque, qui, après avoir proposé des rémunérations considérables des fonds prêtés, avait fait faillite. 

En France, l'association CCFD-Terre solidaire, relaxée le 30 septembre dans la plainte en diffamation déposée par un dictateur africain corrompu, observe une montée en puissance de la mobilisation citoyenne : 450000 personnes se sont jointes sur Internet à la campagne : "Stop paradis fiscaux". 

D'autres associations prennent les armes du droit face à l'inaction d'un parquet aux ordres du pouvoir en place. Sherpa et Transparence International ont ainsi permis des enquêtes sur les "biens mal acquis" de dirigeants africains manifestement corrompus. Les premières saisies, encore très modestes, viennent d'avoir lieu. 

Dans le procès de Jacques Chirac, le parquet s'est ridiculisé en demandant la relaxe de tous les prévenus. Cette attitude a donné à l'association Anticor, qui avait demandé à se constituer partie civile, un succès d'estime qui s'est confirmé par un record d'adhésions. 

Pierre Lascoumes, universitaire connu pour ses travaux sur la lutte contre la corruption considère qu'on ne peut désormais s'en remettre à la seule représentation parlementaire. Il appelle à constituer des Etats généraux de la probité publique, et à organiser une délibération publique par étapes, sur le modèles de conférences de citoyens. Il en espère un consensus sur des mesures à prendre et un nouveau rapport de forces pour contraindre le législateur. 

Des liens internationaux se construisent sur le plan européen, à partir notamment du réseau FLARE. Libera, membre du réseau pour l'Italie, a obtenu l'adoption d'une loi pour restituer à la société civile les biens mafieux saisis (autrefois mis aux enchères, ils étaient vendus à des prête-noms). 

Ce mouvement est embryonnaire à l'échelle mondiale, où l'Alliance des ONG contre la corruption doit encore s'appuyer sur l'ONU. Cependant, ces initiatives donnent toute leur importance à l'universalisme des droits de l'homme pour lutter contre les abus. 

En effet, comme le rappelle l'introduction de la Déclaration des droits de l'homme de 1789, le mépris des droits de l'homme est la cause de la corruption des gouvernements. Face à ce mépris, l'article II de la Déclaration rappelle que la résistance à l'oppression demeure un droit naturel et imprescriptible. Tout pouvoir ne vit que de ceux qui s'y résignent. L'esprit de corruption tire sa force de la résignation, de l'indifférence, de la soumission... Mais il arrive que le pouvoir se délite par ses abus et que le peuple se refuse à l'oligarchie corrompue.

 

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La Trahison
(Isabelle Cochereau, peintre)

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29 réactions à cet article    


  • Kalki Kalki 8 octobre 2011 11:05

    Le parti ou la personne qui parlera de travail au lieu de parler de répartition, n’aura pas nos voix !
    plus personne ne travaille, le travail ca ne se chie pas, le travail continu de disparaitre dans un processus naturel ( meme pas besoin de délocalisation )
    , nous ne voulons pas de vos pseudo travail imaginaires

    Votez PIRATE

    Vous ne serez pas déçus : INTERNET, NOURRITURE, ÉNERGIE ET TRANSPORT POUR TOUS, PAR TOUS

    Ne demandez plus l’impossible, nous allons le créer pour TOUS

    Votez pirates :

    9% pour le Parti Pirate à Berlin ! Et si la politique pouvait vraiment être réformée ? Adieu l’UMPS : retour d’un meilleur niveau de vie !

    Nourriture libre et énergie libre .... ca vous dit quelque chose, vous devez vous recentrer

    50 euro de matériel pour produire votre nouriture , ca serait un bon slogan politique

    Pour des habitants totalement autonomes, il ne manque plus que a) de l’énergie renouvelable , et b) des fertilisants et engrais, biologiques, ou produit à partir d’un écosystème … les algues par exemple pour obtenir l’équivalent pétro chimique naturel. c) Soit de la conscience, et de la conscience politique : pas de la décroissance, mais du partage inconditionnel de la sur abondance ! le pouvoir d’achat conditionne la prospérité réelle d) des échanges d’informations sur un réseau respectant à jamais la neutralité du net e) Une mobilité ‘verte’ garantie, f) De la justice, et une intégrité des données / entités / individus

    Ce n’est pas tant, ou pas seulement les moyens de productions qu’il faut se réapproprier, mais bien plus le droit au dividende sur les ressources – qui surabondent  : et donc ni une taxe, ni un pouvoir d’achat basée sur le travail. Espérons que vous comprenez comment fonctionne l’économie basée sur les ressources : prenons l’exemple du pétrole ou son prix est arbitraire, sa quantité en stock truqué … « pour des raisons politiques et économiques », il n’y a pas que le pétrole … l’énergie est abondante. Second exemple : le travail qui disparait car il y a sur abondance de force de travail – y compris machine – dans tous les secteurs est il un problème ? … Est ce que cela empêche le partage pourtant nécessaire ? L’effet de comprendre l’économie de l’abondance, et de l’infinité des ressources, et le passage psychologique vers celle ci permet une « ‘explosion’ de croissance économique » … ou sinon tout du moins une vie bien remplie, pour tous.

    Les hackers / citoyennistes doivent donc prendre le pouvoir politique, suivant eux mêmes les règles des pirates : partage – celui qui a besoin assouvi son besoin, la communauté et le bien commun avant tout, et le chef n’a pas plus que deux fois la part de celle d’un autre. A l’abordage !!!


    • zelectron zelectron 8 octobre 2011 12:14

      A L’ASSAUT DE LA BOURSE DE PARIS !


      • Kalki Kalki 8 octobre 2011 12:22

        Allah est grand !!!

        Le capitalisme encore plus !!!

        L’abondance encore plus !!!


      • Tall 8 octobre 2011 15:29

        Je me demande si ça ne pourrait pas prendre de l’ampleur ce mouvement à Wall street. Car la cause est très légitime et en plein dans l’air du temps.


        • yapadaxan 8 octobre 2011 15:49

          La question n’est pas la : « corruption ».

          Mais le capitalisme lui-même.

          Il n’y a pas à s’insurger des abus du système, mais du système. A quoi ou à qui devons-nous les notes des agences de notation, des dividendes d’actionnaires, de profits réalisés sur l’exploitation sociale ? Aux abus ? A la corruption ? Ou au système lui-même ?

          Article mensonger et dangereux. Il fait semblant de se révolter, mais c’est tout. Si tu es exploité, ce n’est pas à cause de la corruption mais de la loi et de l’observance de la loi.


          Non de la... « corruption »...


          • Imhotep Imhotep 8 octobre 2011 17:55

            Ceci est évidemment une erreur d’analse. Ce n’est pas un système particulier c’est tout simplement quel que soit le système le pouvoir, les privilèges, la cupidité et l’amoralité.

            La lutte cotre la corruption est primordiale et trans-systme.

          • LE CHAT LE CHAT 8 octobre 2011 18:02

            il est temps d’interdire l’exercice de mandats à tout élu pris la main dans la boite à biscuits !
            il y en a beaucoup trop qui de procédures d’appel en pourvois en cassation continuent à s’incruster et à poursuivre leur prédation sur les deniers publics !
            les inculpés d’Outreau ont été présumés coupables de suite , mais quand il s’agit d’élus , même pourris jusquà la moelle , ils se retranchent ad vitam eternam derrière la présomption d’innoncence , c’est scandaleux !


            • Katia Cheloul 12 octobre 2011 13:42

              @ LE CHAT,


              Il est vrai que les politiques se retranchent souvent derrière ces droits, mais s’il n’y ont plus accès, qu’adviendrait-t-il du citoyen lamba s’il était amené à subir une procédure judiciaire alors même qu’il est salarié de l’Etat ou d’une entreprise ?

              A mon sens il faudrait intensifier ou même créer de nouveaux organismes de contrôle afin que les politiciens voient leur accès à « la boîte à biscuit :) » réduit à la quantité congrue.


            • Germain de Colandon 8 octobre 2011 18:42

              Il est sûr que nous avons beaucoup à apprendre des autres, notamment des Islandais.

              http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-banquiers-86116411.html


              • BA 8 octobre 2011 21:00
                En Europe, tout le monde est d’accord, maintenant : il faut recapitaliser les banques européennes le plus vite possible.

                Le 6 octobre 2011, Robert J. Shapiro, conseiller du FMI, prévoit un effondrement du système bancaire européen dans les semaines à venir si rien n’est fait.


                Pour les anglophones, voici le site du FMI : on explique la biographie de Robert J. SHAPIRO, conseiller du FMI.

                Robert J. SHAPIRO is the Chairman and co-founder of Sonecon, LLC. He is a Senior Policy Fellow of the Georgetown University Center for Business and Public Policy, Chairman of the U.S. Climate Task Force, Director of the Globalization Initiative at NDN, and Director of the Axson-Johnson Foundation in Sweden. Mr. Shapiro was Under Secretary of Commerce from 1997 to 2001. Prior to that appointment, he was co-founder and Vice President of the Progressive Policy Institute and the Progressive Foundation. He was also a senior economic advisor in the presidential campaigns of Bill Clinton, Al Gore, John Kerry, and Barack Obama. Shapiro holds an M.A. and a Ph.D. from Harvard, an M.Sc. from the London School of Economics and Political Science, and an A.B. from the University of Chicago.



                • LE CHAT LE CHAT 8 octobre 2011 21:55

                  tout le monde est d’accord,

                  de qui parles tu ? Le peuple dans son immense majorité , on lui demande pas son avis !
                  Marcel Gloutard de Villers Cotterets veut certainement pas qu’on lui diminue sa pension pour renflouer les banques ! quand aux grecs , ils font tous les jours preuve de leur désaccord !


                • BA 9 octobre 2011 15:10

                  Tout le monde est d’accord : il faut recapitaliser les banques européennes.


                  Ensuite, ça se complique : qui doit payer les 200 milliards d’euros nécessaires ?

                  Hein ?

                  Qui doit payer les 200 milliards d’euros ?

                  Personne n’est d’accord pour payer.

                  1- Les contribuables européens ne veulent plus payer pour que ces porcs de banquiers continuent à se goinfrer.

                  2- Les actionnaires des banques européennes ne veulent pas payer.

                  3- Les banquiers européens ne veulent pas payer.

                  Alors ?

                  Alors, ce sera comme d’habitude :

                  les CONtribuables vont encore payer pour sauver les banques européennes.

                  Comme d’hab.


                • BA 8 octobre 2011 21:54
                  Samedi 8 octobre 2011 :

                  L’Europe se prépare à recapitaliser ses banques.

                  Les banques européennes pourraient avoir besoin de plus de 100 milliards d’euros d’argent frais pour affronter la crise de la dette souveraine, a estimé samedi l’Irlande, à la veille d’une rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel qui devrait être largement consacrée à la recapitalisation du secteur.

                  Illustration de l’urgence du dossier : Paris et Bruxelles poursuivaient samedi les discussions en vue d’un démantèlement ordonné du groupe franco-belge Dexia, première banque européenne victime de la crise de la dette.

                  L’Allemagne et la France ont jusqu’à présent tenu des discours divergents sur le meilleur moyen de renforcer des banques affaiblies par la dévalorisation de leurs avoirs en dettes souveraines des pays « périphériques » de la zone euro et par les turbulences récentes sur les marchés financiers.

                  Paris préférerait avoir recours au Fonds européen de stabilité financière (FESF) pour recapitaliser ses propres banques, tandis que Berlin insiste pour réserver cet instrument à des actions de dernier ressort, comme le soutien à la Grèce.

                  Le Fonds monétaire international (FMI), de son côté, estime que les besoins de capitaux des banques pourraient atteindre 200 milliards d’euros, l’équivalent de la moitié des ressources du FESF.


                  • révolQé révolté 9 octobre 2011 11:01

                    payer ... ??? terminé... !!!!!
                    Je ne lâcherai plus un copek pour l’état,que ce soit sous forme d’impôts ou d’une quelconque taxe pour renflouer leurs amis les bankster... !!!
                    Je préfère encore un compte vide sur le quel aucune ponction de leur part ne sera possible... !!!

                    VIVA LA RÉVOLUTION... !!!


                    • easy easy 9 octobre 2011 15:49

                      Je suis issu de familles où souvent les femmes ont régné en amazones. Mon point de vue risque d’être donc trop spécial.

                      Comme la corruption relève de l’éthique et que l’éthique tient, selon mon expérience, aux indications de la mère, j’en dirais que basiquement, dans une famille nucléaire, c’est la mère qui propose Tout pour son fils. C’est elle qui lui passe Tout. C’est elle qui l’invite au no-limite.

                      Le Mal ou le Bien n’ont rien à voir ou il est hors-jeu dans ce sentiment en « Tout pour lui » que je trouve naturel que les mères éprouvent pour leurs fils (pour leurs filles dans une moindre mesure, lorsqu’elles n’ont enfanté que de filles)

                      Pour une mère qui a un fils, il est le plus souvent le roi. Et les complexes dont souffrent les garçons qui ne parviennent pas à « tout se permettre » est ressenti par eux face à leur mère, non face à leur père.
                      (On dit et répète que Georges VI aurait bégayé en raison de la sévérité ou de l’autoritarisme de Georges V. Moi, je crois que ce n’est vrai qu’en considération du regard -bien plus silencieux et discret- de sa mère sur lui)

                      Toujours selon mon expérience peut-être trop spéciale pour parler de ce sujet avec objectivité, une personne (un garçon le plus souvent) n’est corrompu qu’en raison du fait naturel du « Tout pour lui » que lui offre sa mère. Et je trouverais paradoxal qu’on condamne une mère pour cette raison alors que c’est cette même raison qui permet à une femme de sacrifier énormément pour enfanter. Je comprends que la Société condamne cette autorisation sans bornes qu’offre la mère mais je répondrais toujours à cette Société que c’est le pendant naturel du sacrifice sublime qu’offre ma mère pour enfanter.

                      Que parfois une mère, même amazone, en vienne tout de même à limiter son fils, ça arrive (ne serait-ce que vis-à-vis de ses autres fils par exemple). Mais la plupart du temps, le sens de l’intégrité ne peut surgir que de l’action interdictrice du père.
                      Et j’estime que lorsqu’un père inculque la probité à ses fils, il doit le faire en disant, en comprenant et en intégrant en toute intelligence le « no-limit » que la mère accorde à ses fils. Je veux dire que le père ne doit pas dénigrer le « no-limit » qu’offre la mère à ses fils. Il doit le contrer sans l’insulter.


                      Alors, quand on se retrouve dans une Société où le Père a subi une énorme défaite sur le plan du colonialisme et du prométhéisme, quand les couples divorcent trop tôt, les fils se retrouvent souvent permis de tout par leur seule mère. Pour peu que les droits sociaux de la femme deviennent de plus en plus éminents, pour peu que de plus en plus de femmes obtiennent la condamnation morale des hommes, pour peu que les pères subissent une défiance globale, qu’ils soient systématiquement accusés et condamnés pour autoritarisme, la corruption des fils devient inéluctable.

                      Dans le contexte actuel, bien que les hommes aient encore très majoritairement le micro, l’autorité du père est amoindrie et les mères offrent alors le « no-limit » tant à leurs fils qu’à leur mari (avant le divorce, car après,de dernier n’a plus droit qu’à l’inverse)

                      Actuellement plus que jamais, la femme fait l’homme, le fils comme le mari. Et je répète encore qu’il est naturel que la femme offre le « no-limit » à ses hommes.

                      Le naturel de la femme serait alors incompatible avec la Société sous sa forme actuelle ?
                      Outchhh, vaste question !

                      Mais en un mot comme en mille, j’irais à dire qu’en effet, la Société actuelle, quoique très transformée depuis la chute du concept colonialiste-raciste, est incompatible avec la nature et la dévolution maternelle de la femme.

                      La situation actuelle, en virage, ne convenant ni aux pères ni aux mères.



                      Vers quoi aller alors ?
                      Outchhh question plus vaste encore !

                      Bin déjà, la réponse viendra d’elle-même.

                      Y répondre par avance c’est jouer, rien de plus.
                      Alors en jouant :
                      Je vois plusieurs options jouables.
                      Une consisterait à lier juridiquement les époux, même divorcés, au devenir éthique de leur progéniture. En gros, on ne jugera jamais l’éthique ou la probité d’une personne sans convoquer ses parents ou éducateurs à la barre et les condamner avec, le cas échéant.

                      Une autre consisterait à interdire les situations de pouvoir. Donc à interdire les sièges permanents, les mandats trop longs et les cumuls.

                      Une autre irait à faire intervenir le hasard dans la distribution des rôles et mandats.

                      La hasard avait occupé une grande place autrefois. En dépit des apparences, le principe du roi héritier du trône de son père, offrait une énorme part au hasard. Ce n’était certes pas par hasard de dévolution qu’un fils aîné devenait roi mais c’était bel et bien par hasard du point de vue de sa personnalité qu’il devenait roi. Un roi laissait certes sa place à son fils de manière inéluctable mais ce dernier pouvait être un crétin ou un agité par le fait du hasard.

                      Il était donc arrivé qu’un garçon peu invité à « Tout t’es permis » voire timide, devienne roi à la suite du décès de son aîné. Par hasard, le peuple se retrouvait gouverné par un type peu porté à la performance à tout prix.
                      Le cas le plus rare ayant été celui de Georges VI car contrairement aux cadets de la reine Médicis, son aîné, devenu duc de Windsor, était toujours en vie. Et ce hasard avait été plutôt heureux pour l’Angleterre.


                      Une autre encore consisterait, en toute conscience que les Pères ne peuvent plus assurer leur rôle originel de limitateur, que l’école insiste fortement sur la probité. Mais à définir alors ce qu’elle doit être de manière précise et par des exemples de cas. 
                      Cette définition n’est pas une mince affaire mais elle doit occuper une place importante.
                       









                      • Abdu Abdu 9 octobre 2011 17:22

                        Les indignés contre la corruption... quelle corruption ?

                        C’est l’injustice fondamentale du système actuel qui est en cause.


                        • Le péripate Le péripate 9 octobre 2011 18:07

                          Lutter contre la corruption ? Ce n’est qu’une question de règle.

                          Aujourd’hui, corrupteur et corrompu sont dans le même bateau et solidaire. La meilleure preuve en est que dans l’immense majorité des cas qui figurent le sommet de l’iceberg ce sont des conjoints délaissés qui balancent les affaires.

                          Dépénalisez la tentative de corruption et corruption pour le corrupteur.

                          Quoi allez-vous dire !

                          Oui, mais regardez les effets de ce simple changement. Aucun pacte ne peut plus lier corrompu et corrupteur. Après tout dans de nombreux cas la corruption est purement défensive, pour se soulager d’un pouvoir trop grand. Comme de glisser un billet à un policier qui vous a verbalisé abusivement. Croyez-vous que le policier risque de l’accepter si le corrupteur ne risquant rien le balance ?


                          • JL JL1 9 octobre 2011 18:19

                            « Comment lutter contre la corruption », aux éditions Bisounours !

                            Sauf erreur, quand le corrupteur n’est pas soumis à notre législation, on est bien dans ce cas de figure, non ?

                            Tout ce que ça ferait, à mon avis, serait de soumettre le corrompu encore sous la domination du corrupteur. Et je ne crois pas que le corrupteur serait assez fou pour tuer la poule aux œufs d’or à la première ’incartade’.

                            Les Bisounours de ce genre, ça me fait penser à Bush qui demandait : « pourquoi les gens ne nous aiment pas, on est gentils ! »

                            C’est facile d’être libéral : quand on a le pouvoir de faire payer ses bévues par les autres. Ainsi l’industrie financière qui a construit une immense pompe à fric qui tient davantage des pyramides de Ponzi que de l’hydraulique, et qui accable les travailleurs sous la trop fameuse dette qu’ils ont fabriquée.

                            Les Chicago boys sont tous au FMI, UE, BCE et autres institutions mondiales !


                          • Tall 9 octobre 2011 18:21

                            Non, il faudrait une loi qui punit le corrupteur et récompense le corrompu qui le dénonce. smiley


                          • Le péripate Le péripate 9 octobre 2011 18:26

                            Ben oui, comme ça le politique peut à la fois prendre le pognon et jeter le pauvre bougre en prison.

                            Tu veux faire de la politique, sans doute.


                          • Tall 9 octobre 2011 18:38

                            C’est vrai que c’est surtout les pauvres qui corrompent les politiques. Et c’est normal, ils ont + de moyens que les riches smiley


                          • Tall 9 octobre 2011 19:01
                            Péripate
                            Ceci dit, je suis dac pour partager « l’invention » du concept avec toi, car je n’avais jamais pensé à cette idée de rompre la solidarité légale du corrupteur et du corrompu. Et c’est une vraie bonne idée, je trouve. Faut juste inverser le sens dans l’application.

                            Car si seul le corrompu est puni, le corrupteur ne le dénoncera pas, vu qu’il y perdrait aussi l’avantage que le corrompu lui a presté. Tandis que dans l’autre sens, le corrompu reste seul gagnant, et le corrupteur seul perdant.

                          • Kalki Kalki 9 octobre 2011 20:20

                            Y en a qui continuent a rationaliser , mais rationaliser quoi

                            10 millions de chômeur, des dizaines de millier de suicide, plus personne ne travaille, et a terme la vie humaine qui ne vaut plus rien

                            ET ON RATIONALISE

                            QUOI ?

                            Elle est importante cette question, de la direction


                          • Le péripate Le péripate 9 octobre 2011 20:40

                            Tall, il y a sur anticorg.org un argumentaire bien plus développé que celui que j’ai présenté. C’est très convaincant. Je n’ai pas le lien direct, mais qui cherche trouve.


                          • Kalki Kalki 9 octobre 2011 20:49

                            ( et george soros et nonymous soutient OWS ... le cynisme et l’hypocrisie c’est drole, mais pas pour tout le monde )


                          • Tall 9 octobre 2011 20:58

                            Péripate

                            Merci pour le lien, car je suis justement en train de préparer un billet là-dessus tellement je trouve l’idée intéressante. A moins que les arguments d’anticorg ne m’en dissuadent.

                            a+

                          • captain beefheart 9 octobre 2011 18:43

                            Tout a l’heure il y avait le philosophe tchecque Slavoj Zizek qui a pris le parole sur Globalrevolution tv dans wallstreet ou environs. Ca s’etend .


                            • vinvin 9 octobre 2011 23:50

                              De toutes façon la corruption est de partout et dans tous les pays du monde au niveau politique.


                              On vise souvent les pays Africains, et autres... concernant la corruption, mais chez nous c’ est pareil, sauf que on le cache un peu plus, (donc moins voyant,) mais cela ne change rien .

                              La démocratie n’ existe pas, ( sauf la démocratie athénienne ) mais ce ne n’ est du tout ce que l’ on pratique actuellement.

                              La république ?... ( Pourquoi lorsque l’ on visite, ou on vit quelque chose d’ extra-ordinaire, on dit c’ est ROYAL, au lieu de dire c’ est RÉPUBLICAIN ?).

                              Posez-vous la question !


                              Méditez là-dessus, pendant que vu l’ heure, je vais boire une bière avec mes somnifères, et je vais rejoindre mon chat dans mon pucier, (mon lit si préférez).



                              VINVIN.

                              • SHERPA 10 octobre 2011 12:59

                                Merci Eric pour ce panorama.

                                La mobilisation contre la corruption est plus que jamais nécessaire, dans le cadre du G20 comme des prochaines présidentielles.
                                Il existe de nombreuses initiatives associatives, dont la campagne stop paradis fiscaux du CCFD, mais aussi des interpellations des candidats à la présidence par TI France, SHERPA en partenariat avec Terra Nova.

                                A soutenir sans modération pour que les sujets tels que corruption, blanchiment, évasion fiscale... ne soient pas écartés du débat public !

                                www.asso-sherpa.org

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