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Accueil du site > Actualités > Politique > Intentions de vote : le mois de janvier en 13 sondages

Intentions de vote : le mois de janvier en 13 sondages


 

Le premier mois de l’année a été riche en enquêtes sur les intentions de vote relatives à l'élection présidentielle. Pas moins de treize sondages sur un mois, soit une moyenne d’environ une enquête tous les deux jours, et encore, sans tenir compte du sondage quotidien Ifop-Paris Match à la méthodologie très discutable…

Sur ces treize enquêtes publiées par l’Ifop, TNS Sofres, Ipsos, LH2, Harris Interractive, OpinionWay, BVA et le CSA, les principaux candidats obtiennent en moyenne les intentions de vote suivantes :

- François Hollande, 29 %
- Nicolas Sarkozy : 24,4 %
- Marine Le Pen : 18 %
- François Bayrou : 13,1 %
- Jean-Luc Mélenchon : 7,6 %
- Eva Joly : 3 %
- Dominique De Villepin : 1,9 %


Quelques enseignements :

François Hollande reste à un niveau très élevé. Avec 29 % des intentions de vote, il arrive systématiquement en tête dans les sondages, laissant Nicolas Sarkozy loin derrière lui, et ce bien qu’il ait perdu quelques points par rapport au mois précédant, alors qu’il était porté par sa victoire aux primaires socialistes. Sauf énorme scandale ou gros incident de parcours avant la fin de la campagne, sa qualification pour le second tour semble définitivement acquise. Si ces intentions de vote se concrétisent dans les urnes, il faudra remonter à 1988 et la candidature de… François Mitterrand pour retrouver un score plus élevé obtenu par un candidat socialiste au premier tour (34%).

Nicolas Sarkozy est à un niveau très faible d’intentions de vote par rapport au score qu’il avait obtenu au premier tour en 2007 (31%). Il est en outre le premier président sortant candidat à sa réelection à ne pas faire la course en tête depuis l’instauration de la Vème République. Bien qu’il soit devenu totalement incapable de capter des voix au-delà des sympathisants traditionnels de la droite de gouvernement, Nicolas Sarkozy a toutefois des qualités certaines pour rassembler son camp, s’assurant un niveau d’intentions de vote suffisant pour prétendre à une qualification au second tour. S’il semble peu vraisemblable qu’il gagne des voix dans les mois à venir, il semble également peu envisageable qu’il n’en perde encore, à moins que l’électorat de la droite, inquiet de ne pas voir son champion en mesure de s’imposer, ne se mette en quête d’un candidat de substitution.

Marine Le Pen se situe à un très haut niveau d’intentions de vote, obtenant une moyenne de 18 %. Ce chiffre, certes impressionnant, n’est toutefois pas suffisant pour lui permettre d’espérer une qualification en vue du second tour, compte-tenu des niveaux élevés auxquels se maintiennent Hollande et Sarkozy. Il cache en outre de fortes disparités d’un institut et d’une enquête à l’autre, avec des chiffres compris entre 16 et 20 %. Marine Le Pen semble toutefois avoir retrouvé l’étiage électoral traditionnel du FN à l’élection présidentielle, et peut espérer faire au moins aussi bien que son père en 2002, qui avait obtenu près de 17 % des voix et une qualification au second à la faveur d’un émiettement des voix inédit qui ne se reproduira vraisemblablement pas. Gardons nous toutefois de spéculer sur les scores que les sondages peuvent attribuer aux Le Pen, père et fille : en 2007, à quelques jours du second tour, certains sondages donnaient Jean-Marie aux alentours de 16 %... Il n’en a finalement obtenu que 10,4.

- Avec 13,1 % d’intentions de vote en moyenne, François Bayrou a enfin décollé. L’évolution de ses scores tout au long du mois a en revanche montré un certain tassement de l’engouement des électeurs en sa faveur, une bonne part d’entre eux exprimant en outre un fort degré d’incertitude quant à la fermeté de leur choix. Il est encore beaucoup trop tôt pour émettre des pronostics à l’égard de M. Bayrou, son électorat étant à l’évidence beaucoup trop volatile. La réorientation de sa stratégie ces derniers jours pourrait notamment indiquer une volonté de se poser en candidat de substitution à droite, le succès de sa candidature n’handicapant visiblement pas celle de François Hollande, comme cela avait au contraire été le cas en 2007 vis-à-vis de Ségolène Royal.

- A 7,6 % d’intentions de vote en moyenne, Jean-Luc Mélenchon progresse lentement mais sûrement. Le candidat du Front de gauche affiche des scores compris entre 6 et 9 %, avec des chiffres nettement plus importants à la fin du mois, le situant en moyenne au dessus de 8 %. On est loin des 3 ou 4 % que certains instituts lui attribuaient en début de campagne. L’électorat mélenchoniste semble en outre être le plus solide, plusieurs enquêtes mettant en valeur la sureté du choix de ces électeurs. Si cette progression se confirme lors des prochaines semaines, Jean-Luc Mélenchon pourrait facilement franchir le seuil symbolique des 10 % et jouer un rôle significatif lors de la prochaine législature.

Eva Joly n’en finit plus de dégringoler dans les intentions de vote. Autrefois donnée largement au-dessus des 5 %, la candidate écologiste n’obtient désormais qu’une moyenne de 3 % d’intentions de vote. Cette piètre performance illustre fort bien le caractère très volatile des électeurs d’EELV, qui semblent avoir littéralement disparu depuis les performances mirobolantes du parti vert aux élections européennes de 2009 et régionales de 2010. Bien qu’aucune enquête ne soit là pour le prouver, il est très probable qu’un grand nombre de ces électeurs se retrouvent aujourd’hui dans les candidatures de François Hollande, François Bayrou et, dans une moindre mesure, Jean-Luc Mélenchon.

- Avec seulement 1,9 % d’intentions de vote en moyenne, Dominique De Villepin a raté son entrée en campagne, qui lui avait permis l’espace de quelque jours d’obtenir 4 % dans plusieurs enquêtes. Son échec à impulser une dynamique sonne le glas de toute tentative de dissidence à droite, Sarkozy polarisant visiblement l’ensemble de l’électorat conservateur sur sa candidature.

Cette élection pourrait bien voir in fine s’affronter un très faible nombre de candidats. Les autres candidatures testées dans les enquêtes obtiennent en effet des moyennes inférieures à 1 %, voire à 0,5 %. Parmi eux, Nicolas Dupont-Aignan est toutefois parvenu à obtenir 1,5 % d’intentions de vote dans le sondage BVA du 21 janvier, une performance qu’il n’a réalisé dans aucune autre enquête. Le candidat de Debout la République semble en outre assez bien placé pour obtenir les 500 parrainages à la validation de sa candidature par le Conseil constitutionnel. Les accents nationalistes de sa campagne pourraient éventuellement faire de l’ombre à Marine Le Pen, voire à François Bayrou qui n’a pas hésité à faire de la surenchère sur le thème du « acheter français » tout au long du mois. Les scores dérisoires dont sont crédités Philippe Poutou et Nathalie Arthaud signent quant à eux la fin des succès électoraux de l’extrême-gauche trotskyste, qui avait cumulé plus de 10 % des voix au premier tour en 2002. Leur manque de notoriété explique en grande partie les difficultés qu’éprouvent leurs militants à récolter les fameuses 500 signatures…

Quant aux autres candidats (Corinne Lepage, Christine Boutin, Frédéric Nihous) leurs candidatures isolées n’intéressant que de très petites portions de l’électorat et peinent à trouver une dynamique porteuse. Ces trois candidats sont néanmoins déjà parvenus à concourir au premier tour en 2002 pour Lepage et Boutin, en 2007 pour Nihous, avec un insuccès certain dans les trois cas. Reste Jean-Pierre Chevènement, qui ne brille guère plus que les autres, et devrait annoncer très prochainement son ralliement à François Hollande ou à Jean-Luc Mélenchon.

Le taux de participation devrait quant à lui être très élevé. Plusieurs enquêtes font état d'un intérêt massif des électeurs pour la campagne, 60, voire 70 % d'entre eux se déclarant intéressés par elle. Les proportions d'électeurs n'exprimant aucune intention de vote restent également faibles, excédant rarement les 20 %, bien que ce chiffre puisse parfois être attribué à une méthodologie particulière de l'institut, qui limite le nombre de non-répondants normaux.

Rendez-vous dans un mois pour observer les évolution de ces intentions de vote au terme d’un mois de février qui promet d’être particulièrement riche en sondages…

Note : Wikipédia répertorie tous ces chiffres en temps réel, avec en référence les enquêtes intégrales, et ce depuis le début de la campagne.
 


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90 réactions à cet article    


  • ARMINIUS ARMINIUS 1er février 2012 10:40

    Les 24 et quelques% de sondés qui reveulent du Sarkozy devraient lire les articles de ce jour d’Imothep et de Fatizo et venir nous décliner leurs arguments... qu’on puisse essayer de les comprendre car pour moi ça dépasse l’entendement !


    • Sherafn1 Sherafn1 1er février 2012 10:45

      Ce sont des mazo qui en redemandent !


    • Hamid PASSYVITE 1er février 2012 12:47

      Encore faudrait il qu’il sache lire,


    • nobody 1er février 2012 13:38

      @ARMINIUS


      Le programme de l’UMP brille par sa platitude (idem pour le PS), pas de quoi rassembler les foules. Par ailleurs les chiffres de l’économie sont mauvais, ce qui n’aide pas le sortant. Enfin, les mesures récemment annoncées sont impopulaires. 

      Les électeurs UMP on ne voit pas sur le net, je surfe un peu partout (sites à grands trafics de droite et de gauche) et je peux vous indiquer qu’ils sont aux abonnés absents. On ne les voit pas non plus autour de soi.





    • colza 1er février 2012 13:46

      @ nobody

      Quel est le pourcentage d’électeurs qui iront voter en ayant lu, au minimum, le programme du candidat pour lequel il vont mettre un bulletin dans l’urne ?
      Je crois que la plupart des électeurs iront voter pour le candidat dont on aura le plus souvent parlé à la télé, d’où les excellents sondages du FN.


    • SamAgora95 SamAgora95 1er février 2012 14:15

      Toute personne (même ultra libérale) qui gagne moins de 5000 euros/mois et inconsciente ou complètement aliénée si elle vote ou revote Sarko.


      Sarko n’est pas un libéral, mais un esclavagiste, la différence et subtile mais il y en a une.

      Le libéraliste est défendable pour les gents qui acceptent de vivre dans un monde ou le plus fort marche sur les plus faibles pour gravir la montagne,ce système produit une société très rentable (pour quelques un) qui ont eu la chance de naître grand, beau, fort, intelligence et dans une famille de rentiers, grand beau et fort c’est pas pour tous, ceux-là représentent 1% de la population, pour les 99% restant c’est travailler dur pour gagner moins.

      Mais Sarko ne se situe même pas à ce niveau, c’est un esclavagiste, dans son système si tu es né pauvre tu le restera a vie, il y a d’un coté les rentiers (de père en fils) de l’autre les esclaves de (père en fils également).

    • papi 1er février 2012 14:39

      @ arminus

      Encore faudrait-il qu’ils soient 24 %, et ça ce n’est pas dit, et si les sondeurs avaient inversé
      les lignes de MLP et sarko ?? peut être pas impossible erreur ou manip va savoir !!


    • maxime 1er février 2012 18:46

      Mais non, ce sont ceux qui ont bénéficié des cadeaux fiscaux et des hochets distribués à n’importe qui...


    • contre-vent 2 février 2012 07:48

      EN 2005 55% DES FRANCAIS ONT DIT NON AU TRAITE DE LISBONNE

      (Alors que Mélenchon appelait à voter OUI)

      Combien sont-ils aujourd-hui à croire en l’Europe et en Sarkozy qui n’a pas respecter ce référendum ?

       


    • lemouton lemouton 4 février 2012 07:26

      à Contre-vent

      EN 2005 55% DES FRANCAIS ONT DIT NON AU TRAITE DE LISBONNE
      —> Non au traité constitutionnel européen, le traité de Lisbonne est une petite crotte validée entre députés

      (Alors que Mélenchon appelait à voter OUI)  smiley
      —> je ne sais pas votre age, je ne connais pas les qualités de votre mémoire, mais renseignez vous avant d’écrire des aneries.. smiley


    • Fergus Fergus 1er février 2012 10:48

      Bonjour, Alan.

      Les données de cet article sont à pondérer par les deux dernières enquêtes parues, l’une de Ifop-Fiducial, l’autre de BVA.

      Deux enquêtes réalisées après les prestations de Hollande au Bourget et face à Juppé, après également l’intervention soviétique de Sarkozy sur... 9 chaînes de télévision.

      Que disent-elle ? Que Hollande est en forte hausse au 1er tour avec respectivement 31 % et 34 % des intentions de vote. Que Sarkozy progresse également, mais nettement moins, et semble consolider son électorat de base.

      Conséquences : Marine Le Pen recule de 1 à 3 points, Bayrou s’érode aux alentours de 12 %. Quant à Mélenchon, il patine à environ 8 ou 9 % alors qu’Eva Joly confirme son enlisement, au point que, vu l’état des finances de EELV, sa participation risque rapidement d’être remise en cause.

      Nous sommes aujourd’hui le 1er février, c’est à dire au moment où va véritablement commencer le processus de cristallisation des intentions de vote. Si Hollande parait, sauf gros accident de parcours, assuré d’être présent au 2e tour, il reste une petite incertitude pour Sarkozy, mais elle semble en voie d’être levée.

      Nous devrions donc avoir un affrontement classique. Qui l’emportrerait dans ce cas ? Impossible de le pronostiquer. Mais Hollande tient la corde avec respectivement 58 et 57 % au 2e tour, en hausse dans les deux cas face à Sarkozy, crédite de 42 et 43 %. Point important : la dynamique qui s’installe est en la faveur de Hollande.

      Affaire à suivre...


      • Alan C. Alan C. 1er février 2012 12:44

        J’ai bien tenu compte du sondage Ifop, en revanche celui de BVA est paru quelques heures après la publication de cet article... Vu qu’il a été rendu public le 1er février, on peut cependant considérer qu’il fait partie des intentions de vote exprimées en février...
        Attention toutefois à ne pas tirer de conclusions hâtives : dans le sondage Ifop, tout le monde stagne sauf Hollande qui monte et Bayrou qui baisse, dans celui de BVA, Hollande, Sarkozy et Mélenchon progressent alors que Le Pen et Bayrou baissent.


      • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 1er février 2012 16:14

        Salut Fergus, bonjour l’auteur.

        Oui. Au moins autant que les moyennes il faut aussi observer les tendances et les dynamiques. Et là, l’avenir de Sarkozy paraît bien sombre.


      • Taverne Taverne 1er février 2012 10:58

        L’UMPS est sur les rails d’une écrasante victoire qui lui permettra une fois de plus d’être très arrogante. Pour Hollande, c’est déjà clair : il se pose comme président déjà élu et ignore le nom du président actuel. Une fois que le Front de gauche l’aura élu triomphalement, il s’en affranchira et décidera avec Martine Aubry de la politique à mener, sans tenir compte des électeurs qui se seront portés en masse sur Bayrou et Le Pen. A ses yeux, ces électeurs sont méprisables et ne méritent même pas d’exister.


        • Taverne Taverne 1er février 2012 11:09

          Voter Mélenchon, c’est voter pour le système. Autant voter Hollande directement.

          Oui, la victoire du PS sera arrogante. Vous verrez s’étaler le bling bling de gauche dans vos télés. Ils ne la joueront pas modeste et le champagne coulera à flots. Ces autres amis des riches, qui ont déjà gouverné et montré leurs limites, seront portés au pouvoir à coups de milliards de propagande (on a vu déjà le grand bluff à la soviétique du Bourget) pour édifier les électeurs au lieu d’essayer de convaincre le citoyen pensant.


          • Fergus Fergus 1er février 2012 11:18

            Bonjour, Paul.

            Je te sens un peu dépité par l’érosion de Bayrou. Mais rassure-toi, rien n’est encore joué.

            Le « bling-bling de gauche », cela tient du procès d’intention, non ? A moins que tu aies des informations...

            Quant au « grand bluff à la soviétique du Bourget », il est conforme à ce que font désormais tous les grands partis dans les principaux pays occidentaux. Et il ne fait aucun doute que Bayrou aurait lui aussi pratiqué ainsi s’il avait disposé de troupes militantes et de moyens financiers. Malheureusement pour lui, il est un homme quasiment seul, et c’est à l’évidence ce qui dissuade de nombreux électeurs de la droite modérée d’aller vers lui.


          • Taverne Taverne 1er février 2012 11:47

            Le « bling-bling de gauche », nous en avons un avant-goût avec toutes ces vedettes richissimes de gauche qui sont des exilés fiscaux, Yannick Noah par exemple. Mais aussi ces présidents de région au train de vie clinquant.

            Ce qui me désole le plus, c’est la remontée en puissance du système UMPS et la tombée en disgrâce de la démocratie citoyenne. Au moins Ségolène Royal avait-elle tenté quelque chose en 2007 avec sa « démocratie participative ». En 2012, c’est terminé, Hollande enterre toute velléité de réveil démocratique. Il fait comme Sarkozy : du show business pour électeurs gogos. Avec des millions de propagande (mais Noah ne verse pas un sou sans doute, c’est vous qui payez...)

            Le pluralisme, le PS s’en fout ! Les revendications légitimes des citoyens de la blogosphère , le PS s’en fout ! La rénovation de la démocratie, la responsabilité des électeurs, le langage de la vérité, le PS s’en fout !

            Hollande s’est rendu compte que le mensonge rapportait plus électoralement pour lui que la vérité.


          • colza 1er février 2012 13:54

            @ taverne

            Voter Hollande, c’est à coup sûr voter pour le système.
            Voter Mélenchon, c’est au moins essayer de glisser un caillou pour essayer de gripper le système. 
            Je voterai, comme beaucoup d’agoravoxiens, pour le Front de Gauche au premier tour, en espérant que nous serons suffisamment nombreux pour être au second.
            En aucun cas, je n’irai voter au deuxième tour si le FdG n’y est pas.
            Je ne tiens pas plus à cautionner la politique de Hollande que celle de Sarko, qui se feront, j’en suis convaincu, au détriment des mêmes.

          • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 1er février 2012 16:24

            A propos du Bourget.

            Il ne faut pas se leurrer. Si Hollande avait organisé son meeting dans un garage à vélos avec du mousseux et des chips, l’UMP en aurait profité pour railler son manque d’ambition et la petitesse de sa carrure présidentielle. J’entends d’ici les mots lâchés par la divine Nadine Morano : « minable », « au dessous de tout », « sans envergure », « affligeant ».


          • Fergus Fergus 1er février 2012 16:39

            Bonjour, Colza.

            On sait ainsi qu’au 2e tour, faute de voter Hollande, vous soutiendrez Sarkozy en lui apportant votre abstention à un vote de gauche.

            Conséquence : vous tournerez le dos aux classes populaires, exposées à un 2e mandat dévastateur de Sarkozy, sans aucun doute beaucoup plus redoutable pour les humbles qu’un mandat de Hollande.


          • modesto modesto 1er février 2012 22:16

            holà, les frontistes agoravoxiens (front de gauche, front national) ! faudra nous expliquer ce que c’est que ce ’système’ qui vous pousse à déclarer n’importe quoi !!! 

            l’autre jour j’ai essayé le second degré suite à un délire collectif comme on n’en trouve qu’ici et prôné l’absention révolutionnaire, comme disaient les stals des années 70. 
            vu les réactions, je pense qu’ici on se la joue complètement à donf !!...
            continuez à dire n’importe quoi, on viendra vous voir le soir de la réélection du gnome...

          • LE CHAT LE CHAT 1er février 2012 11:11

            comme dab , tout sera fait par les officines sondagières pour canaliser les voix vers le bipartisme de façade UMPS ...............


            • epapel epapel 1er février 2012 17:04

              Il faut bien trouver une explication satisfaitante à l’échec.


            • TZABAR 1er février 2012 12:15

              sarko-hollande-bayrou...apparemment une majorité de Français en redemandent...nous sommes en démocratie, il faudra assumer !
              préparons nous donc à revoir notre modèle social à la baisse au profit des banques et autres « investisseurs ».


              • epapel epapel 1er février 2012 17:03

                Vous n’êtes pas en position d’émigrer en Suisse ? C’est trop bête.


              • Imhotep Imhotep 1er février 2012 12:52

                Ce qui est si navrant ce sont des phrases comme celle-ci : voire à François Bayrou qui n’a pas hésité à faire de la surenchère sur le thème du « acheter français » tout au long du mois.

                Il faudrait que l’auteur lise ce qu’a écrit Bayrou au mois d’août où dans son livre son thème principal était produire ne france. C’est invraisemblable de dire que Bayrou reprend un thème pour redresser la situation quand c’est lui qui depuis plus de 5 mois l’a lancé !
                Pour faire des analyses il faut au minimum être au courant de qui dit quoi et quand.

                Quant à celle-là La réorientation de sa stratégie ces derniers jours pourrait notamment indiquer une volonté de se poser en candidat de substitution à droite, c’est l’actualité à côté de laquelle l’auteur est passé. Bayrou n’a cessé de renvoyer dos à dos PS et UMP. Il est d’une clarté d’eau de roche à ce propos. Ce n’est pas parce qu’Hollande le dit ou que l’UMP dit que Bayrou est dans son camp que c’est sa position à lui. Dans toutes ses déclarations il répète que le quinquennat a été calamiteux. Dire le contraire est propager une fausse information.

                • Alan C. Alan C. 1er février 2012 13:08

                  Je n’ai jamais parlé d’alliance entre Bayrou et l’UMP... Mais plusieurs analyses très sérieuses semblent indiquer que les discours du candidat Bayrou penchent de plus en plus à droite. Déjà en 2007, son programme était le plus libéral des trois principaux candidats. Aujourd’hui les mesures drastiques qu’il propose en matière de plan de rigueur l’ancrent clairement à la droite de l’échiquier politique au moins en ce qui concerne les questions économiques. Si Sarkozy continue à stagner dans les semaines qui viennent, une partie de son électorat pourrait très bien l’abandonner et se reporter sur Bayrou. Bien sûr ce ne sont que des hypothèses, mais on voit bien que la candidature socialiste est solide, et que Bayrou ne peut espérer capitaliser sur un effondrement de celle-ci comme en 2007.

                  Toutefois, comme je l’ai également mentionné, les électeurs de Bayrou sont très peu nombreux à être sûrs de leur choix. Il se pourrait bien qu’en fin de compte sa candidature fasse un flop et retombe à un niveau proche de celui en-dessous duquel il stagnait en début de campagne (soit environ 6%).


                • logan 1er février 2012 16:51

                  Je trouve pour ma part lamentable d’en appeler au patriotisme des français. C’est essayer de culpabiliser les gens. Le problème ne vient évidemment pas du manque de patriotisme des français, le chômage a des causes sociales et économiques bien réelles, et il serait bon que Bayrou y réfléchisse car ce n’est vraiment pas sérieux de ne vouloir rien remettre en cause et de ne proposer aucune solution, de croire que tout se règlera par des sentiments ...


                • epapel epapel 1er février 2012 16:54

                  Et vous resterez aigris jusqu’à la fin des temps.


                • arobase 1er février 2012 13:56

                  il y a pire qu’un sondage : c’est emprunter sur le marché, quand on est en faillite, pour les commander.


                  et faire payer les idiots en augmentant la tva par exemple.

                  mais est ce que quelqu’un s’en plaint ? quelqu’un manifeste ? investi la rue, se fait entendre ? nenni !

                  un peuple de zombies uniquement préoccupé par diallo, dsk, un minaret ou un rom.

                  pourquoi qu’il se priverait , le roitelet ?

                  • Pelletier Jean Pelletier Jean 1er février 2012 14:20

                    La leçon, après un examen des tous les sondages sur le mois de janvier, c’est que François Hollande est sur une dynamique de victoire et Nicolas Sarkozy ne fait que conforter sa défaite.

                    Et les récentes révélations sur le coût du train de vie de l’état ne vont pas lui permettre de remonter la pente.

                    Pour tous ceux qui nient toute valeur aux sondages, je rappelle qu’il s’agit d’intention de vote et qu’en les observant sur plusieurs mois ils donnent de précieuses indications à défaut de garantir le résultat d’un vote qui n’apprtient qu’aux français.

                    http://jmpelletier52.over-blog.com/


                    • sdzdz 1er février 2012 14:47

                      Bayrou a tenu des propos parmi les plus violents qui puissent être contre notre pays et sa population lors de la campagne des européennes :

                      -« La France ne peut plus rien faire toute seule. »
                      Or, nos libertés individuelles parmi lesquelles notre capacité propre d’initiative sont un enjeu de civilisation. Leur maintien peut donc se passer de toute forme de pensée politique grabataire...


                      • Taverne Taverne 1er février 2012 15:47

                        Les socialos (inclus le front de gauche, même écurie) sont en train de voler notre projet d’espoir démocratique. Leur imposture me dégoûte. Ils sont avides de pouvoir comme l’adversaire qu’ils dénoncent. Et, au fond, des citoyens ils s’en foutent.

                        Ils font chier, les socialos ! Et s’ils veulent tâter de la "riposte graduée, ils n’ont qu’à continuer dans ce sens...


                        • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 1er février 2012 16:29

                          Salut Taverne.

                          Tu auras l’air malin si, le 6 mai, Bayrou se rallie à Hollande et participe à un gouvernement en compagnie de Montebourg et Mélenchon.

                           smiley


                        • epapel epapel 1er février 2012 16:55

                          Il y a quand même peu de chance que ça arrive.


                        • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 1er février 2012 22:17

                          @ Epapel

                          C’est vrai. Si Hollande était élu il y aurait probablement soit Mélenchon soit Bayrou au gouvernement, mais - sauf surprise - pas les deux. Et vu que Hollande penche - tactiquement - en ce moment à gauche, je me demande ce qu’il adviendrait de Bayrou entre les deux tours. Quel serait son choix ?


                        • Taverne Taverne 1er février 2012 16:03

                          Au bout du programme de gauche, il n’y a pas d’espoir démocratique. Le meeting du Bourget montre la manipulation : slogans raccourcis, images truquées, mise en scène du rassemblement mensonger, masques, impostures !

                          Avec le programme de gauche, aucun printemps démocratique ne se profile à l’horizon. Les citoyens sont en attente d’autre chose. Leur aigreur pourrait remonter très vite en cas de victoire de la fausse alternance.


                          • epapel epapel 1er février 2012 17:01

                            De toute façon après cette élection, Bayrou c’est fini, pour lui suite c’est la retraite, il pourra trinquer avec Léotard.


                          • Taverne Taverne 1er février 2012 16:16

                            Hollande s’entête à ne pas prononcer le nom du président en excerice. Soi-disant pour ne pas faire le lit de l’anti sarkozisme primaire. En réalité, par mépris ! Tout comme il méprise François Bayrou qui, lui pourtant, avait annoncé en 2007 qu’il aurait nommé un socialiste comme premier ministre.

                            Mais comment peut-on faire preuve d’autant de mépris envers autant d’électeurs, de citoyens, d’un même coup ? Je rappelle : Sarkozy : élu avec 54 % des voix, Bayrou près de 19 % en 2007 et déjà entre 12 et 15 % en 2012. Sans parler des électeurs du FN, désigné comme « ennemi » par Mélenchon. Pas « adversaire »’, non « ennemi » : à détruire donc...

                            Comment peut-on faire preuve d’autant de mépris ? Mais bien sûr que je sais la réponse : l’assurance de l’emporter, le dogmatisme, le « je-m’y-vois-déjà », l’arrogance, toujours l’arrogance !


                            • Taverne Taverne 1er février 2012 16:32

                              Et pourquoi vouloir étendre le droit de vote aux étrangers si c’est, de toute façon, pour se fiche du corps électoral dans son ensemble. En long, en large et en travers par de grossières manipulations médiatiques et des promesses intenables ?

                              Avant de songer à étendre le droit de vote aux étrangers, commencez par respecter la Démocratie, messieurs Hollande & Mélenchon !

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