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Accueil du site > Actualités > Politique > Interview de Sabine Herold

Interview de Sabine Herold

Après celle d’Aurélien Véron, voici l’interview de Sabine Herold, candidate à la présidence du parti Alternative libérale. Retour sur son parcours, sur ses idées des réformes libérales, et sur les enjeux de ce changement de direction d’AL.

Peux-tu nous dire quelques mots sur ton parcours (personnel, professionnel, politique) ?

Je suis née à Reims. Mes parents sont professeurs au collège et en IUT. Je suis montée à Paris, après le Lycée, pour poursuivre mes études à Sciences Po, puis à HEC. Je travaille aujourd’hui dans le financement de petites entreprises en forte croissance : je les aide à convaincre des fonds d’investissement de leur apporter les capitaux nécessaires à leur développement. J’ai le sentiment, ainsi, de me rendre utile : accompagner des porteurs de projet, souvent géniaux, est une expérience formidable. Et, je crois, utile pour tous : toutes les grandes idées doivent, à un moment donné, rencontrer l’argent de la confiance. C’est un métier qui me réjouit profondément.

En parallèle à ce parcours universitaire puis professionnel, j’ai très tôt commencé à militer, éclairée par quelques lectures fondamentales : Hayek était la première d’entre elle, pour une société de liberté. D’abord dans l’association Liberté chérie, puis dans Alternative libérale. Mon premier rôle dans Liberté chérie a été de développer notre réseau international. J’ai participé, lors d’un passage à Hong Kong, à plusieurs manifestations contre la tentative de mainmise de Pékin sur la loi fondamentale, la constitution plutôt libérale de la ville de Hong Kong. Ça m’a valu une photo dans la presse locale et, heureusement, pas plus de complications que cela ! En rentrant à Paris, j’ai contribué au développement de nos réseaux outre-Atlantique, avec les think tanks : les alliés que j’ai trouvés pour soutenir notre cause en France à l’époque sont toujours nos partenaires. C’est grâce à eux que j’ai pu connaître, il y a quelques mois, Muhamad Yunus, le génial promoteur du microcrédit, patron de la Grameen Bank. Un modèle inspirant...

Liberté chérie a connu un tournant militant en 2003, que j’ai retracé dans l’ouvrage “Liberté, Liberté chérie” paru en 2003 aux éditions Les Belles Lettres. Nous sommes devenus une association d’agit prop, après deux premières années d’existence, et une de nos premières actions, la grande manifestation de 2003 pour les réformes, contre les blocages, en pleine grève contre la réforme des retraites, a rassemblé 80 000 personnes place de la Concorde. Je suis devenue, à cette occasion, une porte-parole de notre mouvement.

Nous avons poursuivi l’action les années qui suivirent, et qui débouchèrent assez naturellement sur la création d’un parti politique libéral : Alternative libérale. Avec une volonté, sortir des clichés et restaurer la parole libérale dans toutes ses dimensions : lutte contre l’arbitraire, pour la réforme des institutions, pour la libre circulation et la liberté d’expression, au moins autant que pour la libéralisation de notre économie, la fin des statuts, la baisse des charges.

Dans AL, je suis connue pour mon rôle de porte-parole, mais j’ai contribué à l’organisation de ce parti : lors de sa constitution, j’ai rencontré des centaines de militants libéraux, à Paris, groupe par groupe, pour les convaincre de rejoindre le nouveau parti. J’ai contribué à la rédaction de notre livre programme, dont je suis co-auteur (Le Manifeste des alter-libéraux, Michalon, 2007). Puis j’ai été candidate dans le 16e, où j’ai réalisé le meilleur score parisien d’AL. Un score qui n’est, j’en suis certaine, qu’un modeste début !

Après toutes ces années de débat, d’organisation, d’action, je pense pouvoir assurer la direction de ce jeune parti et lui donner toute la force et la visibilité dont il a besoin pour faire entrer ses premiers députés au Parlement européen, puis à l’Assemblée nationale, respectivement en 2009 et 2012.

Pascal Salin définit dans son livre Libéralisme, un libéralisme humaniste et un libéralisme pragmatique (ou utilitariste, qui met une dose de libéralisme quand ça l’arrange, et maintient la contrainte étatique quand ça l’arrange), pour montrer que seul le libéralisme humaniste est cohérent, dans un souci de ne plus utiliser la contrainte comme moyen d’échange. Quelle est ta position sur ce point ?

On aurait tort d’opposer libéralisme et humanisme. Toute notre philosophie politique repose sur la conviction que la personne est par défaut responsable, consciente de ses actes, capable d’assumer ses choix. En conséquence de quoi nous pensons que plus la société tend à collectiviser les décisions, à retirer aux individus leur responsabilité naturelle, plus elle se déshumanise : les comportements de chacun deviennent irrationnels, insensés, et finalement contre-productifs pour l’épanouissement de l’individu.

Les conservateurs de droite disent, au fond, la même chose que les conservateurs de gauche. Ils disent : les pauvres, les exclus, les plus démunis, doivent être « pris en charge » par la société. Ils confondent le coup de main naturel d’une société à ceux qui n’ont pas de chance, n’ont pas trouvé leur voie, avec une société qui serait a priori prévue pour nier à des catégories entières le sens des responsabilités, au nom de la bonne « morale » et de l’entraide. Immanquablement, ils proposent de « jeter » de l’argent sur les problèmes sociaux, économiques, comme si cela pouvait les résoudre. Ils refusent de voir que la solution se trouve en chacun et qu’il convient d’aider en cas de crise, mais pas de nier la responsabilité qui fait qu’un homme reste un homme.

Là où le système devient vicié, c’est quand il légitime son autorité, donc la contrainte, sur la morale et la nécessité d’aider. C’est le sens du « modèle social » qui en réalité est devenu une machine à détruire de l’emploi et des richesses de notre pays. On maintient des pans entiers de la population en deçà du seuil de pauvreté en refusant de réviser le fondement économique de ce modèle, sous prétexte de solidarité.

Cette fausse solidarité fait le lit de l’Etat collectiviste tout puissant, renforce le pouvoir de ceux qui décident et imposent leur loi. En réalité, on travaille avec ce modèle social à la perpétuation du système de pouvoir Français, cette nomenklatura de la Ve République, dont Mitterrand, Chirac, Sarkozy sont tous des héritiers : leur seule différence de fond est leur rivalité personnelle dans la lutte pour le pouvoir, pas leur programme politique.

Oui, Pascal Salin a raison de rappeler qu’on n’est pas libéral parce que le libéralisme est « efficace », mais d’abord parce qu’il est fondé sur un idéal de justice, d’égalité des droits et des devoirs. Et que la justice, à moyen et long terme, est aussi la meilleure garante de l’efficacité.

En revanche, je me garderai de résumer le libéralisme à un économisme. Le libéralisme est un ensemble de valeurs culturelles, sociales, qui trouvent une partie de leur transcription dans la réflexion sur le fonctionnement du marché. En revanche, résumer le libéralisme au fonctionnement économique du marché serait une grave erreur : le combat juridique et institutionnel est largement prioritaire - l’économie libérale en découle, mais ne le présuppose pas.

N’y a-t-il pas un paradoxe à vouloir être élu quand on est libéral ? Puisque le libéralisme dénonce dans une large mesure la contrainte étatique, et l’intrusion des pouvoirs publics dans les affaires privées...

Au contraire, les libéraux devraient être les premiers à jouer le jeu de la démocratie ! Ils ont largement contribué à l’inventer. Nous sommes les véritables héritiers des valeurs des lumières : contre l’arbitraire, pour les droits de la minorité, pour l’habeas corpus, pour la liberté d’expression, qui sont des combats d’une modernité étonnante, malheureusement, quand on considère la façon dont notre président traite les institutions de contrôle de ce pays (le Conseil constitutionnel notamment), la lutte absurde menée contre les immigrés en France, les limites toujours plus nombreuses posées à la liberté d’expression par quelques fous de Dieu, parfois relayées par des politiques communautaristes au mauvais sens du terme.

Dès lors, il faut défendre nos valeurs : comme Frédéric Bastiat, grand libéral du XIXe siècle, utilisons les élections comme autant de tribunes pour partager nos analyses avec l’opinion et recueillir un soutien toujours plus large.

Beaucoup de grandes démocraties ont des partis libéraux forts et installés de longue date, défiant autant les conservateurs de droite que de gauche. Donnons à la France un parti libéral !

Le contexte français, avec un Etat très fort et très présent, semble très défavorable aux libéraux : si on cumule le nombre de fonctionnaires, au nombre de ceux qui récupèrent de l’argent de la redistribution étatique, cela fait tout de même beaucoup de potentiels opposants à des réformes vraiment libérales. Comment comptez-vous convaincre les Français de voter pour vous ?

Bien évidemment, le problème de la France est la complexité du changement. Comment expliquer à votre épouse, à votre mari, quand vous êtes un fonctionnaire chargé de famille, que vous avez décidé de « quitter » la fonction publique et sa sacro-sainte sécurité de l’emploi, même si l’Etat, votre employeur, vous traite mal, vous paye mal, ne vous offre aucune perspective de carrière, ne vous encourage jamais (ce qui est le cas, l’Etat est un employeur épouvantable) ?

En outre, les fonctionnaires ont le sentiment d’être des cibles. Ils n’ont pas l’intention de se laisser traîner dans la boue. Comment ne pas comprendre ces mécanismes humains, moi qui suis issue d’une famille où presque tous sont fonctionnaires ?

Notre stratégie est de proposer la négociation : racheter les avantages acquis aux fonctionnaires en place est la seule solution raisonnable, sur la base du volontariat, pour sortir du statut de la fonction publique. Ce statut, ces grilles de salaires rigides, ces règles d’un autre âge, ne correspond plus à rien. Le Portugal et l’Italie, qui disposaient d’un système analogue, ont voté sa suppression. Plus de statuts pour les nouveaux entrants dans la fonction publique, bien entendu : nous proposons sa suppression. Une telle réforme prendra peut-être dix années, mais elle est fondamentale.

Mais il ne faut pas oublier que la fonction publique, ce n’est pas seulement la fonction publique d’Etat : les collectivités locales agissent aujourd’hui de façon irresponsable en recrutant à tour de bras, dans des emplois souvent peu intéressants, mal payés et peu formateurs, voire précaires ! 500 000 fonctionnaires en plus en dix années : le service public s’est-il, de façon générale, drastiquement amélioré pour autant ? 1 actif sur 4 fonctionnaires, ça ne peut plus durer.

De façon générale, nous appliquons à notre méthode de réforme des modèles sociaux français la même logique que celle que nous désirons pour nos semblables : le libre choix et l’opt out/opt in. Toutes les réformes doivent être progressives, négociées : France Telecom est pour nous un cas d’école. Le monopole est tombé et les Français ont eu le choix. Ils ont préféré pour beaucoup quitter France Telecom. En revanche, cela n’a pas été le cas pour l’électricité, parce que l’offre privée n’était pas satisfaisante (pour l’heure) et les Français l’ont perçu.

Nous sommes responsables : rendons les Français responsables face aux évolutions de notre société ! Ne le leur imposons pas, mais rendons-les partenaires des réformes.

Peut-être allez vous trouver mon attachement à l’esprit des Lumières un peu naïf, mais j’ai confiance que des réformes nécessaires, installées par une méthode raisonnable et progressive, auront gain de cause largement dans l’opinion publique.

Je suis d’accord avec les fondements philosophiques du libéralisme. Une seule question me turlupine : le libéralisme défend un droit strict à la propriété privée (propriété de soi, propriété du fruit de son travail, etc.). Un enfant battu et détruit par sa famille doit-il être considéré comme nécessitant une protection particulière, à ce titre ? Qui est responsable d’un enfant de 6 ans ? Qui organisera son “sauvetage”, le cas échéant ?

Le responsable d’un enfant de 6 ans, ce sont ses parents. Et je considère que la famille, entendue au sens large : personne ou groupe de personne ayant la charge d’un enfant, est le cocon de toutes les libertés. Je n’ai pas une vision forcément arrêtée de ce qu’est une famille (une mère célibataire peut être une famille) : en revanche, je sais que la famille, c’est ce qu’il faut souhaiter à tout individu au début de sa vie. C’est pendant cette période de la vie où les enfants sont sous la tutelle des adultes et acquièrent les repères nécessaires à leur évolution, à leur compréhension du monde. C’est là qu’ils reçoivent les valeurs qui leur permettront, plus tard, d’agir en adultes responsables.

Je suis complètement opposée aux utopies totalitaires où la famille est présentée comme le creuset bourgeois de la haine de classe. La famille, au contraire, émancipe l’individu, à condition bien entendu qu’elle respecte elle aussi en son sein, et vis-à-vis des enfants à sa charge, des règles imprescriptibles : assistance médicale, respect de l’intégrité de l’enfant, etc.

Mais être responsable d’autrui, quand on est parent, ne signifie évidemment pas avoir tous les droits sur autrui : cela tombe sous le sens. Un enfant a évidemment des droits comme le respect de son intégrité physique et morale. La justice et les services sociaux ont évidemment un rôle essentiel à jouer pour les faire respecter.

Une société libérale autorise toute forme d’association libre entre personnes. Une société libérale permet donc la mise en place d’Ecole Coranique. Penses-tu que ce soit une faiblesse du libéralisme, que de permettre l’établissement de ceux qui - éventuellement - prônent l’inverse ?

Il y a deux niveaux dans votre question : la liberté de conscience (les écoles), et la question du « doit-on laisser parler et s’établir tout le monde ».

A la seconde question, je répondrai que les bonnes et les mauvaises idées doivent circuler librement. Ne faisons pas l’erreur de laisser vivre les démons en les oubliant dans les caves de la société : combattons-les au grand air avec des arguments solides, électeur après électeur. Et nous gagnerons, soyez-en sûr. Pourquoi : parce que les bonnes idées finissent par l’emporter sur les mauvaises dans le cadre d’un combat « à la loyale ». Les monstres ont toujours triomphé dans les périodes sombres de l’Histoire, où le débat était manipulé, biaisé, incomplet. 

A la première question, je répondrai que chaque culte a le droit le plus naturel de construire des bâtiments pour rassembler ses fidèles et pratiquer. Je suis une grande supportrice de la liberté de conscience. Il en va de même pour les écoles confessionnelles. Mais comme dans le cas cité à la précédente question, l’Etat doit avoir un rôle de contrôle, en particulier en ce qui concerne les programmes scolaires (il n’est pas acceptable que des jeunes filles soient exclues des cours de sport ou de biologie par exemple).

Quelles sont, pour toi, les champs d’action légitimes de l’Etat ?

L’Etat a quelques champs d’action où son rôle est absolument essentiel, fondateur pour notre société.

Par ordre de priorité, je dirai que la justice est probablement l’activité régalienne la plus stratégique. Elle garantit la confiance, l’Etat de droit, la protection de nos libertés. Le traitement de la justice en France, mal payée, négligée, est un scandale permanent en France.

En second, la sécurité : l’Etat a le devoir de garantir notre sécurité, sous la houlette de la justice. Une société sans sécurité n’existe pas : c’est un Etat de barbarie. Là encore, l’Etat échoue plutôt à assumer cette mission fondatrice.

En troisième lieu, l’Etat a pour moi la mission d’être le filet de sécurité de toutes et de tous. Cela ne saurait être confondu avec cette fausse solidarité organisée par lui via le truchement de soi-disant “organismes sociaux”, en réalité une autre façon de prélever charges et impôts. Je pense plutôt à ce dernier filet qui fait que, quand la charité privée a échoué à prendre en charge une personne, un malade, une situation, la collectivité est toujours là pour la remettre debout. Il me semble qu’une société qui ne donnerait pas cette mission-là à son Etat serait inhumaine. La dignité de la personne doit être garantie.

Enfin, et de manière plus générale, l’Etat doit avoir davantage un rôle de garant des règles, de contrôleur, et moins d’acteur. L’Etat doit avoir pour rôle de contrôler (ou faire contrôler) que les avions qui volent sur notre territoire sont dans un état de sécurité nécessaire, pas de faire lui-même voler des avions : tout le monde trouve cela aujourd’hui normal. Cela doit être la même chose dans de très nombreux autres domaines comme la santé, les transports ou encore l’éducation (il faut simplifier l’ouverture d’établissements scolaires privés, autonomes dans leur fonctionnement et leurs méthodes, mais contrôler leurs résultats).

Peux-tu nous éclairer sur les remous internes au sein d’Alternative libérale en ce moment ? Quels sont les enjeux ?

Alternative libérale existe depuis un peu plus d’une année. Nous y travaillons depuis deux années presque désormais. Le Parti s’est largement fait connaît et dispose désormais d’une certaine notoriété. Dans le contexte politique actuel, nous marquons des points et recevons des soutiens chaque jour plus nombreux, en raison de l’abandon des réformes par le gouvernement sortant.

Cette croissance et cette belle marque suscitent un vrai débat, de fond, sur nos orientations. En octobre dernier, une liste « consensuelle » a été choisie pour diriger le mouvement. Cela n’a pas duré, évidemment. Deux projets sont en lice : celui d’Aurélien Veron consiste à positionner AL à droite, “au centre droit”, dit-il pudiquement, ce qui revient au même. Il pense que nous devons revenir dans le giron de feue Démocratie libérale, en « soutien critique » du gouvernement, à la recherche d’alliances avec tous les partis de la droite. Evidemment, il fait preuve de prudence en s’exprimant et agit avec pudeur, pour convaincre. Mais ses quelques mois de direction ne laissent que peu de doutes sur ses intentions : discussions systématiques avec le Nouveau Centre, parti inféodée à Sarkozy, et alliance surprise sans prévenir le bureau sortant, refonte de notre programme (plusieurs questions “sociales” le dérangent), refonte de notre site pour une com’ plus « bleu horizon ». Il a d’ailleurs réussi l’exploit de s’aliéner tous les anciens dirigeants du bureau, qu’il avait pourtant choisis au début de son mandat.

Mon projet est tout à fait différent. Je souhaite qu’AL reste un parti libre, contre tous les conservateurs, de droite et de gauche. Nous sommes une troisième voie de la vie politique française.

Il s’agit de marteler cette indépendance et de refuser d’aller à la course aux alliances précoces qui tueraient dans l’œuf ce que nous avons fait de ce mouvement : un mouvement libéral ouvert à tous, prêt à discuter sur la base de son programme, mais pas un parti croupion satellite de l’UMP.

Tu te présentes aux élections municipales dans le 16e arrondissement de Paris. Ton programme est accessible sur ton blog, je ne reviens pas dessus. Si tu n’arrives pas au second tour, penses-tu soutenir le candidat le plus “libéral” dans ceux restant, ou bien te retirer purement et simplement des débats du second tour ?

Je ne serai pas candidate aux élections municipales à Paris, car j’estime qu’une telle candidature n’aurait eu de sens que dans le cadre d’un « pack » de listes AL sur Paris, au moins 3 ou 4, avec un programme fédérateur pour notre ville. Programme qui aurait été, en l’occurrence, la défense d’un Paris déréglementé, ouvert 24 h/24, où on circule, consomme, agit librement. Et non plus ce Paris forteresse, ville musée, qui ne ressemble pas à Madrid, Berlin, Londres ou New York, dans le sens où les deux choses qu’on y fait le mieux sont visiter et dormir. Il faut laisser vivre cette grande ville !

Plus prosaïquement, si je suis élue présidente d’AL, mais aussi bien comme candidate, je crois que je serai extrêmement prudente avec toutes les déclarations de soutien à d’autres partis : l’expérience passée a montré combien ce type de déclarations pouvait être périlleux. Et je crois que, à ce stade de notre développement, ce qui prime n’est pas d’être élus, mais de nous rassembler et de renforcer notre identité. Nous discuterons soutiens et alliances le jour où nous serons assez forts pour que les autres intègrent notre programme, plutôt que de simplement “placer des gens”. Avant, il ne sert à rien de s’exciter sur ces questions, il faut plutôt préférer “labourer” et nous faire connaître de nos électeurs.

Un grand merci à Sabine Herold d’avoir pris le temps de répondre à ces questions.


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86 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 5 mars 2008 10:00

    Un rédacteur objectif qui respecte ses lecteurs ne dit pas "Tu te présentes aux élections municipales dans le 16ème arrondissement de Paris. "

    Généralement le tutoiement est reservé au ami et est-il normal de lire une propagande gratuite pour une candidate qui ne vend que du vent ??????????? sur un site qui se réclame citoyen et lire de toute emprise politique ?

     

     

     


    • LOmiG LOmiG 5 mars 2008 10:13

      salut,

      avant de faire des procès d’intention, il faut se renseigner. Je tutoie tout le monde sur mon blog (sauf ceux qui ne le souhaitent pas). J’ai fait cela avec Aurélien Véron, avec Sabine Herold, ainsi qu’avec Alain Boyer (prof de philo politique à la Sorbonne). Si cela te pose un problème, il suffit de le dire sans sous-entendre je ne sais quelle "propagande". Je te signale par ailleurs que si j’ai pris le temps d’interviewer des membres d’AL, c’est évidemment parce que je me sens proche de leurs idées, sous-représentées en France. Certainement à cause de gens comme toi qui n’y voient que du "vent", sans même lire ce qu’ils peuvent proposer.

      Tu fais sans doute partie de ces moutons pour qui "libéralisme" est un gros mot. Reste comme tu es. Surtout ne doute de rien. N’essayes pas de comprendre ce que tu critiques.


    • Zalka Zalka 5 mars 2008 10:25

      Bel exemple de tolérance : parler de mouton pour tout ceux qui ne partagent pas le "libéralisme" de l’auteur, à savoir en réalité l’ultralibéralisme (ou Libertarianisme minarchiste, si je me base sur les réponses de l’interview).

      Vous vous imaginez probablement très ouvert, Lomig, mais en réalité, vous êtes comme les communistes des années 60 : intégriste d’une forme d’utopie, vous pratiquez le terrorrisme intellectuel envers quiconque ne partage pas vos théories : "mouton" ou bien "manque de culture économique" (rabaissons l’interlocuteur) etc...


    • La Taverne des Poètes 5 mars 2008 10:50

      Pour moi, "libéralisme" n’est pas un gros mot. C’est juste un danger, du moins tel qu’il est présenté ici : exemple : suppression de l’Etat solidaire qui ne ferait qu’assurer ses misions régaliennes par des fonctionnaires sans statut protecteur.

      Pour Lerma, c’est simple, il n’a pas lu l’article sans quoi il serait d’accord car il rejoint ses idées. Lerma ne lit jamais les articles...


    • Narkoléon 5 mars 2008 13:37

      Est-ce quelqu’un qui maitrise la quetsion pouraait m’expliquer le fait suivante que j’ai constaté et qui est troublant !!!

      Comment expliquer que ma boulangère vende du pain et gagne sa vie, alors qu’elle n’est pas fonctionnaire ?

      Je pige pas.


    • Narkoléon 5 mars 2008 13:41

      Lerma, ce que j’aime chez toi c’est que tu suis le cheminement classique du troll :

      1 - Publication d’un article critiqué pour sa médiocrité

      2 - Pollution des espaces de disscussion

      3 - Se prétendre victime de censure

      4 - Sous entendre que les membres ont pactisés avec la direction

      5 - Agresser tout le monde sans distinction dans les forums (Tu en es à ce stade)

      6 - Tentative de destruction du site : hacking, message redondants postés partouts.

      7 - Banissement

      Tout cela parce que l’on t’as vexé à la base....


    • JoëlP JoëlP 5 mars 2008 10:15

      Interview intéressante.

      >>>"En revanche, je me garderai de résumer le libéralisme à un économisme. Le libéralisme est un ensemble de valeurs culturelles, sociales, qui trouvent une partie de leur transcription dans la réflexion sur le fonctionnement du marché."

      On comprend bien l’idée qui est de faire du libéralisme à l’anglo-saxone mais en France le libéralisme n’a pas cette connotation. Le libéralisme ici, c’est la liberté du loup dans la bergerie : Le plus de moutons que tu peux manger, tu manges ! Le plus de stock options, le plus de parachutes dorés, le plus de marge, le plus de réductions fiscales...

      L’humanisme c’est de rendre la vie des hommes plus agréable, ce n’est pas de faire toujours plus de fric. Un exemple, les télécoms : Une offre de plus en plus complexe pour le consommateur, un support technique cher et peu efficace, et le tout de plus en plus couteux, surtout pour les pauvres.


      • ronchonaire 5 mars 2008 10:29

        Au risque de faire un peu "d’économisme", vous oubliez un des rôles fondamentaux de l’Etat, a fortiori pour un libéral : compenser ce que nous appelons dans notre jargon barbare d’économiste les "imperfections de marché". J’en vois deux en particulier qui me semblent cruciales :

         - les "monopoles naturels", c’est-à-dire les industries pour lesquelles les économies d’échelle sont telles qu’il est plus efficace d’en laisser la production à un monopole public ; c’est le cas notamment des industries de réseaux qui nécessitent des investissements en infrastructure considérables. Je précise que je parle bien de la production et non pas de la distribution qui peut (doit ?) être mise en concurrence.

         - les "externalités", qu’elles soient positives ou négatives. Vouloir privatiser l’éducation et la santé, c’est bien joli, sauf que les éventuels opérateurs privés n’ont aucun intérêt à fournir un service de qualité s’ils n’arrivent pas à "internaliser" les externalités que ces secteurs génèrent. Or, le seul moyen pour eux d’y parvenir serait d’augmenter le prix de ces services, avec le risque d’en empêcher l’accès à une bonne partie de la population (sauf à prévoir un système de bourses adéquat).

        Personnellement, en tant que libéral, je serais plutôt partisan de l’éducation et la santé pour tous, au nom de l’équité (à ne pas confondre avec l’égalité) : on donne les mêmes moyens de réussir à tout le monde et on les laisse ensuite se "débrouiller" en laissant libre-cours à la capacité d’innovation et d’adaptation. Ce que vous dénoncez en parlant de fausse solidarité, c’est avant tout le fait que les politiques menées jusqu’à maintenant cherchent à lutter contre les inégalités, pas contre l’inéquité. En d’autres termes, on cherche à combattre le symptôme, pas la maladie elle-même. C’est là tout le problème.


        • Nemo 5 mars 2008 10:33

          Le problème des libéraux en France, c’est que c’est un mouvement d’intellectuels pour des intellectuels. Le parti AL n’ de ce point de vue là aucun avenir.

          L’avenir des partis politiques se construira uniquement sur leur capacité à trouver des solutions concrètes aux problèmes des gens, pas dans la mise en perspective abstraite d’une idéologie quelle qu’elle soit.

           


          • Gazi BORAT 5 mars 2008 10:46

            "Nous sommes une troisième voie de la vie politique française.."

            Troisième voie ?

            Le libéralisme économique pourtant est la voie économique prônée à la fois par Nicolas Sarkozy et aussi par Segolène Royal.

            UMP, PS et MODEM convergent tous trois sur le même modèle de société. Des variantes apparaissent çà et là mais ne sont que pure forme et communication : un soupçon de nationalisme pour l’un, une dose de compassion humaniste pour l’autre.. mais tous s’accordent sur le "nécessaire désengagement" de l’Etat, le "poids écrasant" des structures, etc, etc.. Les termes "nationalisation" et "régulation étatique" ont disparu de leurs lexiques au siècle dernier...

            Le récent projet de l’ex-dignitaire PS Attali, qui a reçu l’onction de Nicolas Sarlozy, est un modèle de discours libéral..

            En quoi ce nouveau parti (qui ne me dérange pas plus que les trois autres) présente-t-il une alternative ?

            gAZi bORAt 


            • tvargentine.com lerma 5 mars 2008 10:49

              Le discours est vide ,vide comme les idées libérales de votre amie

              Vous reconnaissez enfin "c’est évidemment parce que je me sens proche de leurs idées,"

              C’est qu’il s’agit bien d’une feuille de propagande qui n’a rien a faire ici car l’objectivité même d’un journaliste citoyen est d’être indépendant,hors ici,vous marquez bien votre dépendance idéologique à un courant de pensée dont nous il ne semble pas exister de réussite de par le monde

               

               


              • LOmiG LOmiG 5 mars 2008 14:10

                @ Eratosthène :

                merci pour ce commentaire constructif. Je pense que le positionnement idéologique du libéralisme n’est pas à penser en terme de droite/gauche. Fondamentalement, le libéralisme est une philosophie du Droit et de l’égalité devant la LOI. C’est une philosophie qui prône, en gros, la règle : "ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse".

                je précise qu’aucune politique en France depuis très longtemps n’a été "libérale"...puisque tous les politiciens (de droite comme de gauche) pratiquent des politiques interventionnistes, étatistes et collectivistes. Ils se placent dans une démarche intellectuelle consistant à dire que la société DOIT être construite selon un "plan", et que ce serait la seule manière d’amener de la justice. Le libéralisme dénonce cela, au titre que :

                1. c’est incroyablement prétentieux de prétendre savoir comment organiser la vie de millions de personnes
                2. c’est très dangereux de laisser autant de place à l’arbitraire d’une poignée de gens...qui sont forcément à un moment faillible, ou d’un point de vue particulier. Le libéralisme est une barrière contre les totalitarismes

                SI un libéral s’oppose au contrôles d’identité, à mon sens, ce n’est pas pour faire plaisir à la gauche. c’est simplement une preuve de conséquence idéologique : il n’y a aucune raison de contrôler les papiers de quelqu’un qui ne fait rien de mal. Il y a toute les raisons, par contre, de le punir devant la Justice s’il enfreint la loi, et viole le respect de l’intégrité physique des personnes, leur propriété, etc...

                à bientôt !


              • Mjolnir Mjolnir 5 mars 2008 15:35

                LOmiG

                 

                "C’est une philosophie qui prône, en gros, la règle : "ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse"."

                Moi, je ne veux pas que mon patron me sous paye mais pourtant, selon votre "libéralisme" , l’état ne devrait pas fixer de salaire minimum et le patron devrait être libre de me payer ce qu’il souhaite.

                Je ne voudrais pas non plus payer trop cher l’eau, la nourriture, les soins, et tout ce qui est nécessaire pour survivre. Mais selon votre "libéralisme", tout serait privatisable et les prix devraient être complètement libres.

                 

                "c’est très dangereux de laisser autant de place à l’arbitraire d’une poignée de gens...qui sont forcément à un moment faillible, ou d’un point de vue particulier. "

                Tout à fait d’accord avec vous. C’est dangereux de laisser tant de pouvoir à une poignée de personnes qui détiennent les ressources naturelles comme l’eau, l’énergie, les moyens de communications... Il faut donc qu’il y a des biens collectifs, qui appartiennent à tous.

                 

                "Le libéralisme est une barrière contre les totalitarismes"

                Sauf que si tout (soin, éducation, transport...) était privatisé, la "liberté" serait conditionnée par l’argent... Tu n’as pas d’argent ? Tu ne te déplaces pas, tu ne te soignes pas, etc.

                 

                Votre "libéralisme" (je mets des guillemets car je me considère comme libéral et pourtant, mes opinions sont aux antipodes des vôtres) est une utopie, basé non seulement sur une égalité en droit des gens mais aussi en "pouvoir" effectif : comme si on supposait qu’en période de forte chômage par exemple, l’employé aurait autant de pouvoir de pression que l’employeur.

                Comme si on supposait que le client pouvait faire jouer la concurrence alors que rien n’empêche les marchands de se mettre d’accord implicitement pour gonfler les prix.

                Pour un libéralisme total, tel que vous préconisez, il faudrait que les hommes soient égaux en toutes choses, pas seulement en droit, ce qui est impossible.

                 


              • faxtronic faxtronic 5 mars 2008 18:25

                Quue pense Alternative Liberale :

                - des heritages, et donc l’argent appartiend a priori au enfants de qulqu’un, comme cela est.

                - des trusts

                -De la corruption et autre crime economiques ?

                - Des ententes entre grand groupes ?

                Que pensent AL de la concurrence ? Est ce une bonne chose ou un mauvaise chose ? Car apres tout, la concurrence devrait en toute logique diminuer les profits des grosses sociétés, donc la concurrence est anti-capitaliste.

                Que pensent AL du dumping, de la vente a perte ?

                J’ai vu le site de cette conne d’AL. Vraiment a gerber, la seule parade contre la deviance est la morale. Waaarf.

                La loi du lberalisme, c’est la loi de la jungle. Que tu sois né fils de lion ou fils de grenouille... 


              • Gazi BORAT 5 mars 2008 11:04

                "...il y a quelques mois, Muhamad Yunus, le génial promoteur du microcrédit, patron de la Grameen Bank...."

                Le projet de Muhamad Yunus capote en Inde et ailleurs, et le libéralisme économique en est la cause.

                Au départ, seule sa banque proposait des micro-crédit. Une personne n’ayant pas terminé de rembourser son micro-crédit en cours, ne pouvait en souscrire un autre..

                Pourquoi ce fonctionnement restrictif ? Pourquoi ce monopole, si contraire aux dogmes libéraux ?

                D’autres organismes de prêts se sont mis à rentrer sur le marché et se sont mis à proposer des micro-crédits à des personnes déjà "micro-endettées" et qui bientôt se sont retrouvées surendettées à une multitude de micro-banques...

                Et encore, ce type de dérives n’est que l’un des effets pervers d’un système qui, dérégulé, devient totalement inefficace.

                http://www.hcci.gouv.fr/lecture/question/microfinance-microcredit.html#unc

                gAZi bORAt

                 


                • Mjolnir Mjolnir 5 mars 2008 11:05

                  "France Telecom est pour nous un cas d’école. Le monopole est tombé et les Français ont eu le choix."

                  Oui, un cas d’école : prix en augmentation, entente entre concurrents...

                   

                  "En troisième lieu, l’Etat a pour moi la mission d’être le filet de sécurité de toutes et de tous. Cela ne saurait être confondu avec cette fausse solidarité organisée par lui via le truchement de soi-disant “organismes sociaux”, en réalité une autre façon de prélever charges et impôts."

                  Un filet de sécurité qui fonctionnerait sans prélèvement donc sans argent ?

                   

                  "Toute notre philosophie politique repose sur la conviction que la personne est par défaut responsable, consciente de ses actes, capable d’assumer ses choix. En conséquence de quoi nous pensons que plus la société tend à collectiviser les décisions, à retirer aux individus leur responsabilité naturelle, plus elle se déshumanise : les comportements de chacun deviennent irrationnels, insensés, et finalement contre-productifs pour l’épanouissement de l’individu."

                  Mm Herold se contredit : pour reprendre son exemple de devoir de l’Etat qui doit assurer que les avions sont en état de voler, si nous supposons que le propriétaire des avions sont "responsables", nous n’aurions pas besoin de retirer la responsabilité de ce propriétaire en contrôlant ses avions.

                  Supposons aussi que les proprétaires des usines soient "responsables" : inutile donc de contrôler les rejets des usines ni les normes de sécurité.

                   

                  "je dirai que la justice est probablement l’activité régalienne la plus stratégique. Elle garantit la confiance, l’Etat de droit, la protection de nos libertés."

                  Donc... Tout n’est pas permis, il y a des décisions qui doivent être "collectivisées" pour reprendre ses termes.

                   


                  • Eratosthène 5 mars 2008 11:10

                    "vous marquez bien votre dépendance idéologique à un courant de pensée dont nous il ne semble pas exister de réussite de par le monde"

                    Oui, bien sûr, chacun sait qu’aux Etats-Unis tout le monde meurt de faim, tandis que la Corée du Nord, pardon, la République Populaire Démocratique de Corée est un paradis. Vous avez d’autres commentaires comme celui-là ?

                    Merci pour cet article intéressant. Toutefois, alors que Liberté Chérie, qui n’avait pas de vues électorales, pouvait rassembler des gens de divers horizons, AL, par son positionnement politique, son idée de troisième voie (totalement utopique), m’a l’air d’être promise à une fin proche. Le libéralisme est rejeté en France ; de plus, AL a décidé d’axer son programme non pas vers un libéralisme économique (même si évidemment il y a des propositions là dessus) mais un libéralisme dans les moeurs, les valeurs... De ce point de vue là, ils voient l’UMP comme un parti conservateur, ce qui est grotesque, et étatique, ce qui par contre est justifié.

                    En fait, j’ai l’impression qu’AL pour exister veut présenter un programme qui puisse satisfaire la gauche ; c’est ainsi qu’elle défend par exemple la fin des contrôles d’identité. Mais à force de se gauchiser, elle n’a plus les soutiens de la droite,e t la gauche, pour qui le libéralisme est une insulte, n’en veut pas non plus. Bon, vous me direz, il reste le MoDem. Quand on prend le positionnement politique de DL, l’ex Parti républicain, il était bien plus à droite, puisqu’il n’était pas hostile à des accords avec le FN. Et il est clair que DL a fait de plus gros scores électoraux qu’AL.


                    • Zalka Zalka 5 mars 2008 11:33

                      Voilà pourquoi je parlais de terrorrisme intellectuel digne des communistes des années 60 :

                      "Oui, bien sûr, chacun sait qu’aux Etats-Unis tout le monde meurt de faim, tandis que la Corée du Nord, pardon, la République Populaire Démocratique de Corée est un paradis. Vous avez d’autres commentaires comme celui-là ?"

                      Vous mettez en doute les chances de réussites de cette idéologie, vous êtes donc automatiquement classé supporter de Kim Jong Il.

                      Pire, ce commentaire démontre une fois de plus le sectarisme rampant des idéologies utopistes. On assiste en effet au divorce de l’association Liberté Chérie et du parti Alternative Libérale (ils ne sont pourtant pas nombreux) à l’instar de l’extrème gauche française qui réussit l’exploit de compter 3 partis se réclamant tous de Trotsky ou de l’extrème droite (UltraBigot, identitaire, nazillon, régionaliste ultra etc...)

                      En clair, on a à l’origine une idéologie pure, mais au fur et à mesure des tentatives d’applications pratique, on va se déchirer sur la méthode ou les adaptations à la réalité.
                       


                    • Eratosthène 5 mars 2008 11:58

                      Ma réponse était aussi caricaturale que la remarque de Lerma. Expliquer qu’il n’y a absolument aucune réussite avec le libéralisme, je suis désolé, c’est absolument grotesque et cela ne fait que révéler sa totale ignorance. Il suffit de prendre l’Inde, ou même la Chine (plus ou moins libéralisée économiquement) ; la régression des famines est due très clairement à l’arrêt de la collectivisation communiste et au passage à plus de libertés, notamment dans l’agriculture. La croissance est importante, et la population vit bien mieux que sous Mao.

                      Vous prenez également les dragons d’Asie du Sud-Est, ils ne se sont pas développés avec le communisme.


                    • Gazi BORAT 5 mars 2008 12:28

                      @ Erathostene

                      La Chine a échappé à un colonialisme qui la dépeçait grâce à Mao Zedong. Il a réorganisé l’économie chinoise, l’a fait sortir des famines qui étaient un fléau endémique du pays depuis des millénaires... au prix de restrictions drastiques des Droits de l’Homme.

                      Aujourd’hui, elle attaque l’Occident capitaliste avec ses propres armes mais une différence de taille l’en sépare : l’etat reste l’actionnaire principal. Il peut acheter des entreprises étrangères ou s’introduire dans leur actionnariat (et ne s’en prive pas) mais ne se sépare pas des siennes.

                      Aucune contradiction avec la pensée du Grand Timonier : l’une des étoiles du drapeau ne représente-telle pas depuis le début, parmi les autres classes sociales, celle des "capitalistes nationaux" ?

                      Le seul problème est que l’on identifie ici l’idéologie officielle de la République Populaire de Chine avec le communisme alors qu’elle correspond parfaitement au mode de production que décrivit Engels sous le nom de :

                      "despotisme asiatique"

                      La Chine n’est ni capitaliste, ni communiste.. et c’est là toute sa force dans le contexte mondial actuel.

                      gAZi bORAt


                    • Nemo 5 mars 2008 12:56

                      Gazi Machin,

                      Mao Zedong a tué des millions de chinois par la famine, lorsqu’il a décidé qu’il fallait buter tous les moineaux, lors du Grand Bond en Avant. Les oiseaux mourraient par centaines de milliers, les insectes se sont développés dans des quantités phénoménales, et les dégats sur les cultures étaient monstrueux.

                      Et vous osez dire que MAo a fait sortir la Chine de la famine ?

                      C’est un mensonge éhonté, odieux, que seul un cryto coco, qui s’asseoit sur les goulags et autres hopitaux psychiatriques soviétiques est capable de balancer sans honte.

                      Cachez vous


                    • thirqual 5 mars 2008 13:15

                      Non, c’est exact, plus de famines après cette stupidité. A sa décharge (pour la stupidité), il a pas fait exprès, il savait pas qu’il fallait avoir des connaissances pratiques pour décider, dans la grande tradition des puissants de part le monde (beuark).

                      Sans l’intervention du sagouin le plus mortifère du XXème, au XIXème dans le même pays, famines en série (plus massacres, merci les anglais, l’opium c’est trop bien).

                      Tiens, on pourrait voir la même chose avec l’URSS, sauf qu’au début des années 20 on peut pas dire que ce soit entièrement de la faute de Lénine’n’co, les Blancs portent une part de responsabilité. Le XIXème en Russie et pays attenants c’est très loin d’être glorieux.


                    • Zalka Zalka 5 mars 2008 13:16

                      Gazi Borat ne fait que remarquer que les systèmes communistes ou approchant ont profondement change les pays sous leurs jougs : y compris en supprimant certaines formes de famines (pas toutes, votre exemple étant parfaitement réel).

                      Il ne s’agit pas d’encenser Mao, mais de reconnaître ses réussites. Si vous voulez faire le bilan de Mao, vous devrez tout prendre en compte : ses réussites, ses échecs, ses crimes etc...

                      Rassurez vous, à titre personnel, je considère que le bilan de Mao est très largement négatif (je ne vais pas parler à la place de Gazi Borat). Mais je le fait en tenant compte de ce qu’il a réussi à faire progresser. Bien sûr, le bilan étant négatif, je suis tout à fait convaincu qu’il aura fallu autre chose.


                    • Gazi BORAT 5 mars 2008 14:43

                      Je ne conteste absolument pas la catastrophe du "Grand bond en avant" nine fais l’apologie de MaoZedong.

                      Je ne fais que constater qu’au moment où il a pris le pouvoir, le pays était aux mains d’un gouvernement corrompu (celui de Tchang Kai Chek) que même ses alliés américains ont "lâché" en 1946, soutenant curieusement un temps Mao Zedong, avant de revenir sur leur erreur stratégique.

                      Rappelons aussi qu’à la même époque, les USA soutinrent Ho Chi Minh au vietnam contre la France avant de faire machine arrière.

                      Ce que l’on a appelé "communisme" en Chine, était en fait une phase de recentralisation du pays, après une longue période de déclin de l’Empire puis une situation de fait de régionalisme incontrôlé durant la république (la période dite des "Seigneurs de la Guerre, qui administraient leurs fiefs et battaient monnaie en toute autonomie).

                      Les occidentaux en profitèrent pour un début de colonisation du pays, déjà amorcé au moment de la guerre de l’Opium, et qui aboutit au système des "concessions" et à la perte de l’indépendance économique du gouvernement chinois.

                      Fort de son pouvoir absolu, le Part Communiste Chinois tenta une série d’expériences, les unes ratées, d’autres plus réussies mais dont on ne peut nier que, sur le plan économique global, elles ont largement contribué à faire de la Chine le géant économique qu’elle est aujourd’hui.

                      Mao Zedong n’eut, par contre, pas toujours le contrôle absolu du système chinois et il fut un moment question de l’écarter du pouvoir, après la période que vous avez citée et les manoeuvre de ce que l’on appela alors "l’aile droitière" du Parti et dont fit partie Deg Xiaoping.

                      Il ne reprit le pouvoir effectif que grâce à la machiavélique (et sanglante) "Révolution Culturelle" qui faillit, elle, se transformer en un coup d’état militaire qui fut évité grâce au providentiel "accident" d’avion qui élimina Lin Biao.

                      Je n’ai jamais nié (relisez) la nature dictatoriale du régime... mais je ne peux que constater que cette politique de réorganisation porta ses fruits et que, sans elle, la Chine aurait, soit "éclaté", soit serait actuellement dans le même état que l’Afrique aujourd’hui.

                      Le bilan économique est impressionnant, le bilan humain contestable..

                      Mais n’oublions pas non plus que nos vertueuses "démocraties" occidentales donneuses de leçons doivent leur prospérité à une exploitation éhontée de leur prolétariat à l’époque de la révolution industrielle (rappelez vous : le travail des enfants dans les mines anglaises et les filatures du Nord de la France..) et à une exploitation non moins éhontée de leurs colonies...

                      gAZi bORAt


                    • Eratosthène 5 mars 2008 15:00

                      Oui, la vieille parade, on connaît. Dès que les crimes d’un régime communiste sont avérés et connus de tous, on nous explique que pas du tout, ce n’était pas du communisme, c’est Lénine, Staline, Mao, Pol Pot, etc, qui ont dévoyé l’idéal communiste, qu’ils n’avaient rien compris.

                      Prétendre que la croissance de la Chine fut due à Mao est un idiotie sans nom. Entre le Grand Bond en avant et la révolution culturelle, la Chine a été servie. C’est uniquement suite à l’écartement de Mao et à la prise en main des réformateurs que l’héritage maoïste fut abandonné ce qui déboucha sur les succès que l’on connaît, même si hélas, tout n’est pas rose actuellement.


                    • Gazi BORAT 5 mars 2008 15:27

                      @ Erathostène

                      Mao écarté ? De son vivant ?

                      Où avez-vous vu jouer cela ?

                      Mao Zedong, lorsqu’il mourut, "tenait" le pouvoir tout autant que Fidel Castro au moment de son départ en retraite... et le Parti Communiste Chinois dirige toujours le pays et n’a laissé s’installer aucun concurrent..

                      La Chine n’est pas communiste... mais s’inscrit dans une stratégie de long terme que lui permet un régime dictatorial... Interrogez un Chinois, ici en France... Il pourra aisément vous répondre que la Chine devient une grande puissance, que c’est effectivement très dur pour la génération actuelle, mais que les suivantes connaitront le bonheur..

                      Cette attitude, impensable pour uyn cerveau formaté "individualiste-libéral" de conscience du collectif existe en Chine... S’agit-il de communisme ?

                      Je ne le pense pas... N’oubliez pas que les conditions de travail que permet la législation chinoise, le baillonnement des syndicats, la répression de toute contestation, font sûrement rêver bien des businessmen Outre Atlantique..

                      gAZi bORAt


                    • Eratosthène 5 mars 2008 18:49

                      Mao laissa la place vers la fin de sa vie aux réformateurs, qui lancèrent les quatre modernisations. Lui-même mit un peu d’eau sans son vin.

                      Pour les conditions de travail, bien sûr qu’elles sont affreuses, mais elles sont quand même moins mauvaises que sous le régime communiste maoïste, et sont bel et bien dues au régime communiste actuel.


                    • hurlevent 5 mars 2008 21:31

                      "La Chine a échappé à un colonialisme qui la dépeçait grâce à Mao Zedong. Il a réorganisé l’économie chinoise, l’a fait sortir des famines qui étaient un fléau endémique du pays depuis des millénaires... au prix de restrictions drastiques des Droits de l’Homme."

                      C’est un mensonge grossier ! Comment pouvez vous soutenir que Mao a sorti la Chine de la famine ? C’est justement lui qui, lors du grand bon en avant, a provoqué la pire famine de l’histoire de l’humanité. 30 MILLIONS DE MORTS EN 3 ANS. Un record.

                      Je ne comprends pas comment vous pouvez écrire de telles conneries. La haine du libéralisme vous aveugle a un point inimaginable.

                       


                    • Gazi BORAT 7 mars 2008 07:24

                      "La haine du libéralisme vous aveugle .."

                      Par contre, le libéralisme états-unien semble très bien s’accomoder de la nature dictatoriale du Parti Communiste Chinois puisqu’il lui délocalise sa production...

                      Etonnant, non ?

                      Le Liaogaï (goulag chinois) semblait insupportable du temps de l’idéologie collectiviste mais maintenant que les prisonniers politiques et autres y travaillent pour Nike et consorts, tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes...

                      Les "Libéraux" sont de grands hypocrites..

                      gAZi bORAt


                    • Gzorg 5 mars 2008 11:31

                      Pitoyable et enieme tentative de promotion d’une ideologie , destructrice et detructurante....

                      Vous presentez EDF comme une réussite, sauf que vous adressez a des gens qui savent tres bien que l’electricité des particuliers va couter de plus en plus chere puisque l’on a retiré a l’entreprise tout ce qui etait rentable pour ne lui laisser que les charges , vos exemples sont aussi malhonnetes que vos idées !

                       

                      Quand à la dame elle se presente dans le XVI ou elle ne risque pas grand chose il est vrais !

                       

                      Il y a 250 ans on en a chopé quelques dizaine de milliers , ont les a raccourcis de 30 CM, il est temps de retourner au turbin...

                      Histoire de leur montrer que pour nous l’etat fort , capable de nous proteger de la predations de ces "liberaux", est tres exactement ce que la majorité des Français désire !


                      • Zalka Zalka 5 mars 2008 11:39

                        Je suis contre le libertarianisme, mais force est de reconnaître que ses supporters n’ont pas le monopole de l’erreur...

                        Les libertés issus de l’explosion que fut la révolution française, sont une excellentes choses. Néanmoins, la révolution avec son cortège de violences, de destructions et de souffrances n’a rien de souhaitable même si elle fut inéluctable.

                        Je pense également que si les thèses libertariennes étaient adoptés, elles aboutiraient à un totalitarisme de la propriété privée et provoquerait à terme, une explosion comparable à la révolution française. Le côté inéluctable serait encore là, mais la révolution elle même n’est toujours pas souhaitable. C’est d’ailleurs pour cela que je m’oppose au libertarianisme.


                      • Mjolnir Mjolnir 5 mars 2008 11:43

                        Ils ont le droit de proner l’idéologie qu’ils veulent.

                        Ce qui est malhonnête, c’est leur détournement du terme "libéralisme" et leur prétendu monopole de la liberté.


                      • Gazi BORAT 5 mars 2008 11:46

                        @ Zalka

                        Un intéressant point de vue sur le libertarianisme et son lien avec une vision fondamentaliste religieuse..

                        http://www.observatoiredesreligions.fr/spip.php?article21

                        gAZi bORAt

                         


                      • armand armand 5 mars 2008 11:46

                        Au contraire, il y a ’250 ans’ ce sont les libéraux qui ont ’raccourci’ ; comme dans la chanson, ’A l’atelier comme à la terre/ Un roi seul fort protégeait les petits’


                      • anuck 5 mars 2008 11:52

                        Tissus de conneries d’un bout à l’autre de l’article.

                         

                        Visiblement cette jeune femme ne connait pas grand chose de "l’homme", de la nature humaine, de la politique et de la responsabilité en politique.


                        • Narkoléon 5 mars 2008 13:42

                          Personnellement j’irait jusqu’à mettre en doute l’existence de son ame.


                        • kingofshifumi 5 mars 2008 18:29

                          Exactement, anuck, on se demande comment elle fait pour nier à ce point la réalité.


                        • Serge 5 mars 2008 14:01

                          Du pont de vue sociétal je suis ultralibéral car l’état n’a pas à intervenir pour nous marier. Il n’a pas non plus à autoriser ou refuser le mariage homosexuel, on devrait pouvoir se prostituer si on en a envie, se droguer, pratiquer l’euthanasie, tous ces droits fondamentaux ne portent pas préjudice à un tiers.

                          Cependant dans la réalité économique, même si pour les artisans et petits commerçants je souhaiterais moins de taxes, soyons réaliste : en France on a hérité d’un atavisme culturel latino-mafieux qui ne permet pas de laisser les gens libres. On le voit chaque jour aux infos, ils exploitent les autres et ne se disciplinent pas pour redistribuer. Même si les idées libérales sont excitantes sur le papier, on peut espérer un libéralisme sociétal total, mais économiquement on aura au mieux un social libéralisme. 


                          • Zalka Zalka 5 mars 2008 14:21

                            LOmiG a le droit de s’exprimer, comme vous et moi avons le droit de ne pas partager son avis.


                          • ronchonaire 5 mars 2008 14:44

                            Le Furtif,

                            Si on vous suit, il faudrait aussi empêcher la publication des nombreux articles récents à la gloire de Fidel qui, en matière de propagande, vont bien au delà de cet article. Personnellement, je ne suis pas favorable à ce genre d’interdictions, pour deux raisons :

                             - ils ont le droit de s’exprimer, comme vous et moi ;

                             - c’est de ce genre d’articles que naissent les débats. Ne publier que des articles consensuels ne présente pas le moindre intérêt, ni pour le site, ni pour les lecteurs.

                            J’arrêterai de venir sur AgoraVox le jour où il deviendra politiquement correct et où le style sera complètement aseptisé. Au contraire, je continuerai à venir tant qu’il laissera passer des articles nous présentant Fidel comme un demi-Dieu ou AL comme l’avenir de l’humanité, quitte à passer des heures à batailler avec les auteurs. Et je crois que nombre des lecteurs de ce site pensent de même.

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