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Accueil du site > Actualités > Politique > Israël-Palestine, le dernier rêve d’Abraham

Israël-Palestine, le dernier rêve d’Abraham

Dans un petit village au Sud de Jérusalem, sous une tente, le patriarche de la tribu se meurt. Abraham est entouré de ses deux fils, nés de ses épouses, Sarah et Hajar. L’une était juive et l’autre, égyptienne. Abraham, dans un dernier souffle, veut qu’ils se réconcilient. Depuis des années, une vieille rancœur les divise. Ismaël est l’aîné, et, à ce titre, prétend devoir hériter prioritairement de son père. Il a quatorze ans de plus que son demi-frère. Isaac est le fils de la première épouse, juive. En tant que tel, il estime être le seul à pouvoir diriger la tribu. Abraham leur lègue deux pays. Israël, la terre promise par Dieu, sera celui d’Isaac. Ismaël règnera sur tous les autres territoires, à l’Est d’Israël, pour y faire paître ses troupeaux. Les frères réconciliés enterrent donc leur père auprès de sa femme Sarah, dans le caveau qu’il avait acquis en Palestine, dans le petit village d’Hébron. Ensuite, chacun repart vers son destin. Ils donnent naissance à deux peuples frères. Les Juifs et les Arabes sont nés. 3830 ans plus tard, la dispute continue.

Tout le monde n’est pas obligé de croire en Dieu. Trois peuples ont réinterprété à leur façon cette histoire commune. Les juifs, les chrétiens et les musulmans se sont disputés pendant des siècles pour déterminer lequel d’entre eux détenait « La Vérité ». Ces combats ont fait des millions de morts, depuis le martyr des premiers chrétiens jusqu’à la Shoah, en passant par les croisades. Aujourd’hui encore, le conflit israélo-palestinien entraîne d’interminables tueries. Intifada, attentats-suicides, représailles, assassinats... Les morts succèdent aux morts, sans fin. Certains prennent ce prétexte pour mener des guerres saintes, d’autres refusent d’admettre la présence de différents peuples sur une même terre. Mais quand tout cela finira-t-il ? Afin de tenter de trouver des solutions, reposons d’abord quelques bases historiques.

L’opposition « raciale » entre juifs et Arabes

Tous deux sont des peuples sémitiques. Leurs langues sont toutes deux issues d’une même racine. Celle-ci a donné naissance à diverses branches, dont les langues mésopotamiennes (Irak actuel) à l’Est, et les langues phéniciennes à l’Ouest (araméen, arabe, hébreu, syriaque, maltais...).

Il faut concevoir que toute cette région a été envahie, dominée, dépecée, découpée durant des millénaires par les différents empires régionaux. Au fil de cette histoire perturbée, les villes sont devenues des Etats. Chaque Etat a développé son propre système et sa langue s’est distinguée des autres, au même titre que le latin a donné l’italien, l’espagnol, le français ou le roumain. Il est donc totalement absurde de vouloir opposer une « race juive » à une « race arabe ». Cette région, de la Syrie à l’Arabie, en passant par Israël, la Palestine et la Jordanie, est le berceau de l’humanité dans ce qu’elle a de plus noble. L’invention des sciences, de l’écriture et des lois. Loi divine pour les uns, droit séculier pour les autres, ces textes constituent les bases de l’ensemble de nos civilisations.

La présence juive en Palestine

Deux thèses s’opposent, qui ont des sources relativement récentes. La Palestine est, dans la Bible, le pays des Philistins. Celui-ci recouvrait approximativement l’actuelle bande de Gaza. Ce sont les Romains qui ont étendu ce terme à l’ensemble des territoires situés entre la Méditerranée et le Jourdain. Elle incluait également la Syrie. Chez les Grecs, on l’appelait la "Syrie juive« , avant de l’appeler »Syrie Palestine".

Les Juifs se sont révoltés contre l’occupant romain durant un siècle, afin de préserver leur religion. Ce mouvement aboutit à leur dispersion en 135 après J.-C.

L’exode est devenu le ferment de l’identité juive à travers le temps. Mais un foyer juif a persisté en Palestine, jusqu’à nos jours. La christianisation byzantine a transformé la Palestine en Terre Sainte dès le IVe siècle. Ce sont des moines chrétiens qui ont converti les peuples bédouins de la péninsule durant les deux siècles suivants.

Ce mouvement s’est converti en islamisation au VIIe siècle, finissant de convertir la majorité de la population. A la fin des croisades, et sous l’Empire ottoman, la région devient définitivement multiculturelle. Juifs, chrétiens et Arabes cohabitent pacifiquement pendant des siècles dans tous les territoires sous contrôle turc, d’Istanbul au Caire, sous domination musulmane.

Au XIXe siècle, le territoire de la Palestine est peu occupé (environ 50 habitants au km²), par une population très majoritairement arabe (chrétienne et musulmane). Environ 25 000 Juifs y vivent encore. Les grands pogroms russes, en 1880, provoquent les premières immigrations juives vers la Palestine. Grâce à l’appui financier des grandes fortunes juives internationales, les premiers colons peuvent acheter des terres cultivables. Ils fondent Tel-Aviv, qui était un kibboutz, puis un ensemble de villages sur les côtes.

La Palestine est toujours sous l’autorité de l’Empire ottoman, qui voit l’immigration juive comme une aubaine du point de vue financier et technique. Les Juifs apportent des compétences utiles, permettant la modernisation rapide du pays.

Après la guerre de 1914-1918, les souverains hachémites, chérifs de la Mecque et descendants directs du prophète (et donc d’Ismaël), créent le royaume de Jordanie, sous contrôle anglais. Ils sont favorables à l’arrivée massive d’immigrants juifs. Ils accordent un territoire correspondant à l’actuel Etat d’Israël, incluant la Cisjordanie. En contrepartie, Fayçal de Jordanie doit devenir roi de d’Arabie (le Hedjaz), de Syrie et d’Irak. Malheureusement, les Hachémites sont chassés d’Arabie par les Saoudiens en 1932 et d’Irak par un coup d’Etat en 1958.

La population juive en Palestine a continuellement augmenté, de 1918 à 1948.

Cette venue régulière, pendant trente ans, d’immigrants juifs, s’est faite généralement dans l’indifférence. Quelques crises ont éclaté sporadiquement au cours des années 1920, cherchant à limiter la vente de terres aux colons juifs. Celles-ci ont amené les Juifs à créer une milice clandestine, la Haganah, qui leur a fourni une organisation de défense solide.

De 1935 à 1939, une Jihad est lancée par le cheikh Izz al-Din al-Qassam, qui désire créer un état islamiste en Palestine. Le début de révolte est mené par un très petit groupe d’hommes (environ huit cents) et s’achève par la mort du prédicateur. Celle-ci est suivie par une grève générale, durant six mois. Les Palestiniens revendiquent le droit de créer une assemblée législative, ce que les Anglais leur refusent.

La Haganah ayant collaboré avec les Britanniques pour lutter contre l’insurrection palestinienne, les Juifs obtiennent un traitement plus favorable. Ceci n’empêche pas les Anglais de réprimer durement les mouvements indépendantistes juifs, comme l’Irgoun et le groupe Stern.

En 1937, un premier plan de partition est négocié entre Juifs et Arabes, qui aurait accordé 85% du territoire au souverain jordanien, laissant 15% pour la création d’Israël. Celui-ci échoue finalement, ne contentant personne.

A l’issue de la guerre, le nombre de Juifs atteint environ 560 000 habitants, soit un tiers de la population totale de la région. La densité de population est passée à 90 habitants au km², principalement sur de nouvelles terres « colonisées » et mises en valeur grâce aux kibboutzim. Ils occupent entre 20% et 30% du territoire.

L’immigration est nettement plus importante après la Deuxième Guerre mondiale et, surtout, après la proclamation d’indépendance après la partition de la Palestine, en 1948.

Ce plan de partition est massivement rejeté par les Arabes, qui lancent une guerre totale contre les Israéliens. Le sort des armes leur est, une nouvelle fois, défavorable, notamment grâce à l’action de la Haganah, devenue l’Irgoun.

Contrairement à une opinion généralement répandue dans les milieux favorables aux nationalistes arabes, Israël n’a pas remporté cette victoire grâce à l’aide occidentale. Isolés et subissant un blocus militaire strict, ils ont réussi en ne comptant que sur leurs propres forces et grâce à une organisation implacable.

La conclusion de la guerre est tragique pour les Palestiniens. La plus grande partie quitte le pays, volontairement ou non. Le maintien de la Cisjordanie et de la bande de Gaza hors de l’Etat d’Israël permet de maintenir la majorité de la population arabe dans un territoire circonscrit. Israël peut désormais se renforcer dans un état « homogène ».

Toutes les guerres suivantes, jusqu’à la guerre du Liban, en 1981, ont été successivement remportées par Israël et ont entraîné son renforcement territorial.

La colonisation a amené 2,8 millions de personnes supplémentaires entre 1948 et nos jours, portant la population juive à 5,3 millions aujourd’hui.

Les Arabes palestiniens vivent majoritairement dans les territoires occupés (ou autonomes), soit 3,7 millions d’habitants. Un grand nombre de Palestiniens vivent également en Jordanie (2,6 millions) et en Israël (1,2 millions). Le reste de la population palestinienne est exilé dans les pays de la région, du Golfe persique ou du continent américain (environ 800 000 habitants). Le problème de la répartition de la population sur ce territoire reste le problème majeur dans ce conflit.

Le droit à la défense d’Israël

Le cycle de violences a été entamé en 1935 et il n’a guère connu de répit depuis. Les peuples environnants ont soutenu, hébergé et parfois combattu la résistance palestinienne. D’autres opérations militaires d’envergure ont été entreprises contre Israël par les pays arabes de la région, qui ont toutes échoué.

Apparemment, seuls les Israéliens sont capables de se battre eux-mêmes. L’invasion du Liban en 1982, au cours de l’opération Paix en Galilée, a marqué le premier faux pas d’Israël, alors que la paix avec l’Egypte était le seul pas tangible vers une pacification de la région. La Guerre des Six Jours (1966) et la Guerre du Kippour (1973) étaient des conflits de protection contre une agression concertée des pays arabes. Le Liban a représenté, par deux fois, une erreur stratégique et une faute politique de la part d’Israël. En dehors de l’aspect militaire, ces actions offensives ont surtout été des erreurs politiques majeures. La prédominance des militaires au sein des gouvernements israéliens - quatre premiers ministres de 1948 à nos jours (Ygal Allon, Yitzhak Rabin, Ehud Barak, Ariel Sharon) - a abouti à un constat d’échec.

L’armée ne peut pas résoudre tous les problèmes de la société israélienne, de même que la force ne représente pas la seule solution à cette situation. Les Accords d’Oslo ont prouvé qu’une solution diplomatique était possible. L’échec des négociations de Taba, entre Ehoud Barak et Yasser Arafat, a malheureusement marqué la fin de ce timide espoir.

Le nombre de victimes palestiniennes, entre octobre 2000 et novembre 2006, s’élève à 29 956 personnes, dont 4388 morts (source Croix-Rouge palestinienne).

Le nombre de victimes israéliennes durant la même période s’élève à 8717 personnes, dont 1084 tuées. Ce nombre a été considérablement réduit grâce à l’efficacité de la prévention des attentats, une attaque sur quatre seulement parvenant à atteindre son but. Si rien n’avait été fait, 35 000 Israéliens auraient été victimes de ces actions, dont 4500 auraient trouvé la mort.

Dans cette guerre fratricide, cette lutte « œil pour œil, dent pour dent » arrive à un échec immense des deux côtés de la « ligne verte ».

Plus de 8000 maisons palestiniennes ont été détruites pour des raisons diverses (construction sans permis, punition contre la participation à des attentats, objectifs militaires...) et 2000 Palestiniens sont détenus par Israël.

Les médias occidentaux s’émeuvent majoritairement de la situation du point de vue palestinien. Ils n’imaginent que très rarement le danger dans lequel vit la population israélienne.

La première Intifada s’est achevée par les Accords d’Oslo, après que 1491 Palestiniens et 522 Israéliens sont morts entre 1987 et 2000, en presque huit années de lutte.

Voilà six ans que dure cette seconde Intifada, et le nombre de victimes est déjà trois fois plus élevé. Combien faut-il encore de morts avant que les protagonistes de cette guerre se mettent autour d’une table ? Faut-il que cette lutte dure cent ans, elle aussi ?

Depuis soixante-dix ans, les Palestiniens ont choisi la voie du terrorisme comme seule solution. Avaient-ils d’autres options ? Malgré tout, on peut critiquer une certaine partie de cette action, qui a entraîné une violence aveugle contre des innocents. Les prises d’otages, les massacres perpétrés durant vingt années par l’OLP, le FPLP et toutes les autres organisations palestiniennes ont affaibli ces mouvements de libération. Finalement, c’est l’Intifada, menée à l’intérieur du pays, qui est parvenue à la création de l’Autorité palestinienne. La deuxième Intifada risque de faire éclater celle-ci. La récupération idéologique de ces insurrections populaires par le Hamas a entraîné une nouvelle radicalisation et ces tensions aboutissent même à une guerre civile larvée entre forces palestiniennes.

Médiation

Deux logiques s’affrontent ici. Israël a le droit de protéger sa population. La Palestine a le droit d’exister au sein de frontières sûres et reconnues.

Les choses sont ce qu’elles sont devenues. L’histoire a ramené sur cette terre un nombre important de juifs qui vivaient autrefois en Europe, en Afrique ou en Orient. Les pogroms, la Shoah, les émeutes raciales et les persécutions dont ils furent l’objet dans les pays arabes après 1947 les ont amenés, en grande partie, à immigrer en Israël. Rappelons que la présence de communautés juives était attestée au Proche-Orient et en Afrique du Nord durant toute l’Antiquité et le Moyen Âge, jusqu’au XXe siècle. Ce mouvement est irréversible et les nationalistes arabopalestiniens mènent une lutte vouée à l’échec en niant cette réalité.

Cette situation est la conséquence logique de l’éveil des nationalismes au XIXe siècle et des colonisations successives. Lorsque les empires ont disparu, aussi bien en Europe qu’au Proche-Orient, après la Première Guerre mondiale, toutes les revendications nationales ont éclaté. Ce mouvement historique de morcellement des Etats est parvenu jusqu’au régionalisme contemporain, niant même l’existence de nations anciennes comme l’Espagne, la France ou l’Italie. La Palestine a-t-elle jamais existé en tant qu’Etat ? Existe-t-elle en tant que nation ? L’ensemble des peuples de cette région, du Nord de la Syrie jusqu’à la Mer Rouge, constituait une forme de nation, partageant énormément de points communs, même s’ils conservaient des particularités propres. Ces différences se sont maintenues tout au long de l’histoire, assurant la continuité de la présence des communautés de Druzes, de Palestiniens, d’Hébreux, d’Alaouites, de Nabatéens, et même des tribus arabes nomades, dans toute la région.

A bien y regarder, ces peuples ont plus de points de ressemblance que de divergence. Et, en premier lieu, la foi en un Dieu unique. Quelles solutions, à présent, pour un avenir pacifique ?

1. La coexistence pacifique.

Imaginons qu’une nouvelle conférence de la paix, ou des accords secrets entre Palestiniens et Israéliens permette une paix durable et la création de deux Etats souverains, aux frontières reconnues et stables. Un seul inconvénient à cette solution : la partition de la Palestine en deux entités sans continuité territoriale. On en reviendra invariablement aux sources du conflit de 1948. Solution de court terme, uniquement.

2. Une zone sous contrôle international.

La communauté internationale, sous la pression de la crise pétrolière et pour lutter contre le terrorisme islamiste, pourrait être amenée à vouloir occuper la région et mettre ces territoires sous tutelle pour maintenir la paix. Cette solution, forcément impopulaire et instable, est improbable, ainsi que peu souhaitable.

3. L’union économique.

On entend régulièrement cette proposition émerger dans le camp des modérés des deux bords. Une union douanière et économique, similaire à l’Union européenne, permettrait de garantir la survie économique de cet ensemble de pays. Pour parvenir à ce but, il faudrait d’abord que les différents partenaires potentiels parviennent à un minimum de stabilité politique et économique. Si Israël est prêt, selon les standards occidentaux, à participer à un projet de ce genre, comment la Syrie, le Liban, la Palestine et la Jordanie pourraient-ils y parvenir sans avoir atteint un niveau minimum de démocratie interne ? Un ensemble viable devrait réunir, à terme, tous les pays de la sous-région, de la Syrie jusqu’au Yémen. La route est encore longue avant d’y parvenir.

4. Le chaos généralisé.

Les tensions actuelles pourraient amener une guerre plus large, régionale ou mondiale. Le démantèlement de l’Irak, la lutte des chiites pour atteindre le pouvoir dans la plupart des pays de la région, les enjeux pétroliers, la faiblesse des royautés et des Emirats arabes, la puissance montante de l’Iran, sont autant de phénomènes inquiétants, chacun étant facteur de risques. Il n’est pas impossible que le conflit actuel entre sunnites et chiites en Irak dégénère et s’étende à toute la région. L’avenir serait alors décidé par les armes.

5. L’effondrement des régimes en place.

Un des principaux obstacles à la paix est le financement constant des mouvements terroristes par les puissances financières de la région. Les régimes saoudiens et iraniens, profitant de la manne pétrolière, entretiennent l’instabilité financière pour des questions idéologiques dangereuses. Le but de quelques dirigeants occidentaux (américains et pro-américains) est de décapiter ces régimes, ou de les affaiblir durablement, pour couper les sources de financement de l’islamisme. Certains théoriciens « faucons » de Washington misent sur un retour des Jordaniens au pouvoir dans leurs anciennes possessions grâce à la théorie des dominos. La chute de Saddam Hussein entraînant une démocratisation des différents régimes, on aurait dû chasser les souverains arabes de leur trône pour les remplacer par le pouvoir jordanien, beaucoup plus pro-occidental.

C’est une hypothèse improbable, tant que les régimes arabes et syriens se maintiennent. Le roi de Jordanie est peut-être, malgré tout, la clé de voûte de toute solution diplomatique.

3800 ans après la disparition d’Abraham, ses fils continuent à se disputer cette terre. Aucun conflit armé ne parviendra à les départager. Aucune victoire militaire définitive n’est possible, sans entraîner un conflit généralisé. La seule solution réside dans l’arrêt de la violence, la négociation et la diplomatie. Le rôle de nos médias est également de donner une image juste et équilibrée du conflit. Nous devons dénoncer les actes injustes commis par Israël, mais aussi les meurtres sanglants des Palestiniens.


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39 réactions à cet article    


  • Briseur d’idoles (---.---.168.59) 22 décembre 2006 12:03

    Le dernier rêve d’Abraham est sans doute notre cauchemar...

    Cessez de tout ramener à « Abraham »...

    Le monde n’a pas commencé avec Abraham !

    L’immonde, certainement ?

    Je ne suis nullement un fils d’Abraham...

    Je descend de l’arbre, peut-être...

    Mais le tout est de ne pas y retourner...

    Or, avec cet « Abraham » biblique, j’ai chaque fois l’impression qu’on voudrait nous forcer à y retourner !

    « Abraham », non, merci !

    On a déjà bien trop donné !


    • hobbit (---.---.173.162) 22 décembre 2006 12:20

      Quelques remarques sur cet article :

      [...] « Trois peuples ont réinterprété à leur façon cette histoire commune. Les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans »

      Les chrétiens et les musulmans ne sont pas des peuples...

      Quant aux juifs ils sont soit un peuple, soit une religion, soit encore une culture. Tout dépend du message qu’ils souhaitent faire passer. C’est très pratique.

      « Nous devons dénoncer les actes injustes commis par Israël, mais aussi les meurtres sanglants des Palestiniens. »

      Il est bien connu que l’Etat d’Israël ne commet pas d’assassinats. Ce ne sont que des bavures.


      • Adama (---.---.187.196) 22 décembre 2006 12:58

        Lien pour mieux comprendre la raison du terme palestine qui dénomme la Judée samarie et les implications politiques qui s’en suivent<<<

        Article de David Belhassen sur résilience tv :

        pour en finir avec le terme palestine


        • Adama (---.---.187.196) 22 décembre 2006 13:00

        • Bill Bill 22 décembre 2006 14:01

          @ Adama

          Le nom Palestine, quoi que vous puissiez en penser est devenu Historque et a toute sa place à présent. Inutile de militer pour qu’on le raye ! Les juifs ont aussi subient d’autres influences, celles des Romains d’un coté et celle des grecs plus tôt, inutile de les renier !

          Bill


        • Adama Adama 22 décembre 2006 15:14

          Bill, lisez l’article de David Belhassen et après nous pourrons discuter. L’histoire du mot « palestine » est significative, et lourde de conséquence pour celui ou celle qui l’utilise. Le débat sur l’influence grecque et Romaine du peuple Juif est intéressant mais ce n’est pas le sujet du moment,(l’influence Juif sur le monde Grecque et Romain est tout aussi passionnant).


        • Bill Bill 22 décembre 2006 15:21

          Cher Adama, vous avez raison à la fois sur le fait que je n’ai pas eu le temps de lire l’article (pardonnez moi, je suis sur mon lieu de travail... !) et également sur les influences des peuples les uns sur les autres, nous pourrions en rajouter d’autres, je pense à l’Egypte par exemple. Cela n’avait rien de péjoratif envers les juifs ! Il me semble juste que le nom Palestine a un certains nombre d’années.

          C’est égal, loin de moi l’idée de vous chercher querelle, je lirai votre article.

          Bien à vous

          Bill


        • Bill Bill 22 décembre 2006 15:24

          Adama s’ilvousplait, pourriez vous m’aider ? Où se trouve le passage dans lequel Alexandre le Grand rencontre le grand-prêtre de Jérusalem qu’il avait je crois vu en songe ? Vous connaissez peut-être mieux que moi, je ne le retrouve plus, après l’avoir lu il y a bien longtemps.

          Merci à vous.

          Bill


        • Briseur d’idoles (---.---.168.59) 22 décembre 2006 13:22

          Pour les négationnistes mégasionistes, les Palestiniens et la Palestine n’existeraient pas !

          Les sionistes auraient, seuls, le droit d’exister...

          Tout le reste de l’humanité, serait composé, en dehors de leurs justes valets, des « négationnistes », des « antisémites » et de « terroristes »...

          C’est-à-dire, de « non-humains » contre lesquels tout serait permis !


          • Bill Bill 22 décembre 2006 13:54

            Votre article est intéressant. A mon avis cette guerre est surtout une guerre de religion avec pour grande dispute le mur du temple et la mosquée sur les fondations.

            Mais j’ai été vraiment surpris de votre texte sur Abraham ! D’où vient il ? Est il de vous ? Répondez moi s’ilvousplait, cela m’intéresse .

            Bien à vous.


            • werbrowsky werbrowsky 23 décembre 2006 04:19

              Je me suis permis de rédiger cette petite introduction sur Abraham à partir des textes bibliques. J’ai croisé les citations dans l’ancien testament avec celles du Coran concernant Ismaël et Abraham. J’ai également repris le nom arabe d’Hajar, au lieu de celui (hébraïque) d’Agar.

              Le caveau des patriarches à Hébron est sensé contenir les dépouilles d’Abraham et de Sarah. N’étant pas croyant moi-même, j’ai intégré a priori la tradition admise par les trois religions. Je suis heureux de savoir que ceci vous a plu. Encore une fois, le but de mes articles n’est pas de prendre parti, mais bien d’essayer de tirer une synthèse la plus équitable possible des différentes informations en notre possession actuellement. Dépassionnons les débats pour réfléchir à l’avenir.


            • Zalka (---.---.141.35) 22 décembre 2006 14:30

              Article juste et non manichéen.

              Toutefois, je le trouve un peu pessimiste pour la solution dite de « contrôle internationale ». Je pense franchement que le contrôle de la région par des casques bleu serait plutot positive.

              Il y a quelque mois, j’ai entendu ce commentaire d’un israëlien : « on a tout essayé avec les arabes. Ils ne comprennent que la force. » Au delà de l’idiotie du propos (qui aurait pu être proférer en sens inverse par un palestinien), je constate qu’après 50ans d’utilisation de la force, aucun des camps n’a compris sa leçon.


              • werbrowsky werbrowsky 23 décembre 2006 04:23

                Effectivement, le contrôle international serait peut-être une solution intermédiaire pour garantir la paix à l’intérieur des territoires palestiniens.

                Deux objections majeures cependant :
                - ce serait nier l’existence et l’indépendance de l’autorité palestinienne, déjà si faible.
                - et qui serait prêt à prendre le risque d’une interposition sur ces territoires ?

                Quand on voit les difficultés rencontrées au Liban par les forces de l’ONU, je crains que cette solution soit bien lointaine, de fait.

                Merci pour votre opinion.


              • victoire (---.---.187.29) 17 janvier 2007 17:34

                le problème n’est pas entre juif et musulman, le véritable problème c’est le sionisme, cette terre de palestine appartient à toute les communautés, ou chacun vie sa religion, la plus part des gens d’israêl viennent d’europe,ce n’est pas leur pays


              • L'Hérétique Anaxagore 22 décembre 2006 15:06

                Très bel article, félicitations ! Hélas le rêve d’Abraham est encore bien loin d’être réalisé. Quant à l’union économique, je vous suis à 100% : cette région pourrait être le poumon financier et technologique du Proche-Orient.


                • werbrowsky werbrowsky 23 décembre 2006 04:26

                  Merci beaucoup pour vos félicitations. Effectivement, je crois que seule l’union économique pourrait réintroduire de la raison dans cette région, vu les innombrables intérêts convergents des différents acteurs : Syrie, Liban, Israël, Palestine et Jordanie ont certainement tous intérêt à ce que la paix revienne rapidement.

                  Tentons de faire passer ce message de paix au lieu de la haine interreligieuse et raciale.


                • ZEN zen 22 décembre 2006 17:31

                  Article stimulant, mais qui veut trop embrasser. Il aurait fallu le faire paraître en plusieurs fois pour éviter trop de survol.

                  Il faudrait remettre en cause le personnage mythique d’Abraham.Deux bonnes études m’y ont aidé :

                  - « L’invention du monothéisme » de Jean Soler

                  - « Naissance de Dieu » de Jean Nottero


                  • ZEN zen 22 décembre 2006 18:37

                    Rectificatif : Jean BOTTERO


                  • werbrowsky werbrowsky 23 décembre 2006 04:32

                    Merci pour votre commentaire positif.

                    Effectivement, j’aurais voulu faire plus court, mais le sujet est si dense que j’avais peur de paraître partial ou incomplet. Et encore, certains commentaires ont souligné le fait que je ne différenciais pas « peuples » et « religions », pourtant ce raccourci n’était que littéraire. Sur un sujet aussi épineux, les réactions peuvent être extrêmement violentes.


                  • Un passant. (---.---.108.194) 22 décembre 2006 18:46

                    Monsieur,

                    Je n’interviens jamais sur les articles des rédacteurs. J’ai parfois été très choqué par certains articles, mais je suis resté spectateur devant mon clavier, sans me manifester. Et aujourd’hui, en découvrant votre article, je suis particulièrement blessé de lire votre article. Votre plume est une arme blanche, mais depuis votre ordinateur, vous ne pouvez voir les victimes se plaindre et s’allonger au sol. Je pourrais dire que vous êtes un criminel des mots et des idées, mais je préfère juste dire s’il vous plaît Monsieur, prenez garde à vos écrits, ils sont dangereux.

                    Dangereux pour vos lecteurs, qui pour la plupart n’ont pas relevé vos graves carences historiques, et votre éventuel parti pris très fâcheux.

                    Votre article est long, et il regorge de contrevérités, je vais en retenir quelques unes. La liste serait bien trop longue.

                    Vous écrivez : « Cette venue régulière, pendant trente ans, d’immigrants juifs, s’est faite généralement dans l’indifférence. Quelques crises ont éclaté sporadiquement au cours des années 1920, cherchant à limiter la vente de terres aux colons juifs. Celles-ci ont amené les Juifs à créer une milice clandestine, la Haganah, qui leur a fourni une organisation de défense solide. »

                    Il est surprenant de lire que l’immigration s’est faite dans l’indifférence. Et de voir que des « révoltes » se transforment en « crise » dans votre texte. Mais plus surprenant encore, la création du groupe terroriste la hagabah résulterait de ces « crises ». Pour votre information, la haganah est un groupe terroriste, comme l’irgoun et le groupe stern. La date que vous évoquez, correpond à la date à laquelle Jaffa a été rayé de la carte par haganah. Un groupe terroriste qui aurait donc assuré une solide défense au projet sioniste. Le Hezbollah ne profite pas d’une telle appelation vous en conviendrez.

                    Vous écrivez : « De 1935 à 1939, une Jihad est lancée par le cheikh Izz al-Din al-Qassam, qui désire créer un état islamiste en Palestine. Le début de révolte est mené par un très petit groupe d’hommes (environ huit cents) et s’achève par la mort du prédicateur. Celle-ci est suivie par une grève générale, durant six mois. Les Palestiniens revendiquent le droit de créer une assemblée législative, ce que les Anglais leur refusent. »

                    Je suis étonné de cette version de l’histoire. Je la lis pour la première fois. Moi qui croyais que le fondateur des brigades al qassam était un résistant contre l’occupation, j’apprend qu’il, selon vos tournures de phrase, que c’était un intégriste désirant créer un état islamiste. C’est partiellement vrai. La vérité c’est qu’il avait déjà résisté contre l’occupation Française, puis qu’il a résisté contre l’occupation sioniste. Il était politiquement contre le colonialisme. C’est dans un but politique qu’il a lutté contre l’armée britanique et les organisations terroristes juives. Il est vrai de dire qu’il a lancé un jihad, mais c’était un outil de lutte, et non un but religieux. Vous parlez d’un prédicateur, ce n’est pas faux, mais dans un combat politique, et non religieux, ca change le sens de l’article. Vous dites aussi que les Palestiniens réclamaient une assemblée, à la mort du « prédicateur ». Je crois surtout que vous oubliez de dire qu’ils réclamaient l’arrêt de la colonisation et la cessation des ventes de terre. Et quant à vos chiffres sur le nombre de morts Palestiniens, vous oubliez ceux qui ont été déporté aux Seychelles. Sont t’ils revenus ?

                    Le groupe stern et l"irgoun ne sont pas des mouvements indépendantistes, mais des groupes terroristes. Je tiens à votre disposition des photos certifiés de femmes enceintes le ventre éventré par ces groupes. Mais à qui bon, il suffit de taper leur nom dans un moteur de recherche pour avoir l’information

                    Vous écrivez : « principalement sur de nouvelles terres »colonisées« et mises en valeur grâce aux kibboutzim »

                    Pour la mise en valeur, j’ai eu un éclat de rire et je vous en remercie. L’image des gentils travailleurs des kibboutz a fait le tour du monde. D’ailleurs sophie Marceau dans un de ses films y montre la vie paisible de ces travailleurs joyeux. Mais cette affiche publicitaire de facade a un revers, la réalité. Ces fameux paysans n’ont rien bâtis, pas plus qu’ils n’ont « mis en valeur » cette terre. Ils se sont installés dans les fermes des paysans Palestiniens. C’est aussi simple que ca. Un peu comme si je reprenais votre article, et qu’en bas de page je le signe de mon propre prénom. Tant que personne ne connait vos articles tout se passe bien, mais si on découvre la supercherie, alors ca se gâte. A cet effet, je me permets de vous coller un texte qui traduit la réalité des kibboutz.

                    AMY GOODMAN : Quand ?

                    NOAM CHOMSKY : En 1953. Dans un kibboutz, un kibboutz de Hashomer Hatza’ir, un kibboutz très à gauche. Haïfa était proche, mais tout est près d’une frontière, tout n’est pas loin de frontières. Je me rappelle sortant la nuit, de garde avec des amis, et voir que certains d’entre eux refusaient de prendre des armes. Nous leur demandions pourquoi vous refusez de prendre des armes avec vous. Ils n’étaient pas alors appelés des terroristes. En fait, le mot hébreu pour terroriste n’était pas encore créé. On les appelaient les envahisseurs, mais il fallait les foutre dehors. Je me rappelle demander à certains de ces types, « pourquoi vous ne portez pas d’armes ? » Et ils m’ont dit, « écoutes, ces gens sont le peuple qui avait l’habitude de vivre ici. De leur point de vue, nous moissonnons leur terre, alors je ne vais pas les tuer. Je veux dire, je ne les veux pas ici ». Des terroristes. Ils ont dû partir, mais...

                    AMY GOODMAN : Vous compreniez qu’ils étaient arabes ?

                    NOAM CHOMSKY : Oh, oui. Chacun savait qui ils étaient. C’étaient les Palestiniens qui vivaient là. Une fois, je travaillais dans un domaine avec, encore, un homme plus âgé du kibboutz, et nous portions des tuyaux d’irrigation ou quelque chose comme cela, et j’ai remarqué un amas des rochers sur une colline, et je lui ai demandé ce que c’était. Il fit en sorte de changer de sujet et ne voulut pas en parler. Mais deux jours plus tard, il me prit à part et me dit : « Écoutes, c’était un village arabe, c’était un village paisible, mais quand il a fallu se battre, nous avons pensé qu’ils ne pouvaient pas rester là, alors nous les avons chassé et nous avons détruit le village ». Et je rappelle que c’était un kibboutz très à gauche... des « colombes », pour le bi-nationalisme. En fait c’étaient des Bubériens, venant la plus part d’Allemagne.

                    Vous écrivez : « Rappelons que la présence de communautés juives était attestée au Proche-Orient et en Afrique du Nord durant toute l’Antiquité et le Moyen Âge, jusqu’au XXe siècle. Ce mouvement est irréversible et les nationalistes arabopalestiniens mènent une lutte vouée à l’échec en niant cette réalité. »

                    A présent, une pointe d’humour et excusez-moi de modifier votre texte :)

                    Rappelons que la présence de communautés musulmane était attestée en Espagne au Moyen Âge, jusqu’au XXe siècle. Ce mouvement est irréversible et les nationalistes Espagnols mènent une lutte vouée à l’échec en niant cette réalité. Par conséquent, il est légitime qu’une partie de l’Espagne devienne Arabe.

                    La légitimité que vous évoquez, reste et restera un vaste débat. Penchez-vous sur les conditions du vote de 1947 et vous serez certainement surpris de voir que l’histoire est si disponible, que nous ne voyons que ce qu’on nous en dit. Pourquoi les Philippines et Haiti sont finalement et subitement revenus sur leur vote ? Quel rôle a joué la firme Firestone sur le Libéria pour obtenir son vote ?

                    Pour conclure. La première moitié de votre article est blessante et surtout, elle ne colle pas tout à fait à l’histoire, selon mon analyse et les textes que j’ai pu lire. Je crois que dans ce conflit, il ne faut pas rechercher les causes dans l’éventuelle différence de peuple, ou dans la religion. Si nous écoutons les « islamistes », ils n’ont qu’une seule revendication, la cessation de l’occupation. Si on écoute les revendications des laics par exemple, ils n’ont qu’une seule revendication, la cessation de l’occupation. Le projet sioniste est méconnu du grand public.

                    Considérons avec un autre regard le projet sioniste, et cessons de voir des mosqués là où on entend un message politique.


                    • Abouzeyd (---.---.24.2) 23 décembre 2006 02:06

                      Merci ! L’article original m’avait choqué, carrément donné envie de vomir, votre contribution m’a calmé. Merci. Rien à ajouter, si ce n’est le témoignage d’un sioniste repenti : http://www.lecourrier.ch/print.php?sid=3140


                    • werbrowsky werbrowsky 23 décembre 2006 05:07

                      Monsieur,

                      Je suis peiné que mon article vous ait déplu, mais c’est bien le droit de chacun d’exprimer son avis sur ce lieu d’échange. En aucun cas je n’ai voulu accréditer la « propagande » liée à cette image largement répandue des gentils kibboutz qui auraient mis en valeur des terres autrefois non-cultivées. La vérité historique, que je cite dans mon article, est que ces terres ont été vendues par les paysans palestiniens aux immigrants juifs. Selon mes sources, que j’ai tenté de recroiser par différentes sources historiques, les Juifs occupaient 7% de la surface cultivable en Palestine en 1935. Ils n’ont pas volé cette terre, que je sache, ni chassé leurs occupants par les armes. Il n’en reste pas moins que la présence juive en Israël a provoqué la création de nouvelles villes côtières et l’accroissement de la surface cultivée de la région. C’est d’ailleurs un effet secondaire automatique de l’accroissement de la population sur un territoire donné. Si cet accroissement se fait par le biais de l’immigration, les effets en sont d’autant plus larges. Je n’accrédite en aucun cas la thèse des pro-colonialistes qui estiment que les colons ont permis la mise en valeur d’un pays vide de population ou dans un état de pauvreté extrême. Il n’en reste pas moins que les premiers colons ont été accueilli favorablement parce qu’ils apportaient de l’argent ainsi que des compétences techniques indéniables.

                      J’ai tenté de rappeler quelques faits méconnus de la plupart des européens concernant les causes du conflit actuel. C’est précisément en citant la première insurrection palestinienne, menée par un très petit groupe d’hommes et réprimée dans le sang par les Britanniques et les groupes terroristes israéliens, que je tente de mettre l’accent sur la durée de cette lutte. Le fait est que la lutte pour l’indépendance de la Palestine a commencé pendant la première guerre mondiale, notamment grâce aux promesses anglaises, jamais réellement respectées par la communauté internationale. Parallèlement, le nationalisme juif a également grandi pour tenter d’obtenir un territoire indépendant. Ces deux nationalismes antagonistes ont été favorisés par les puissances occidentales dans le cadre de la chute des anciens empires ottomans et autrichiens.

                      Quelle que soit l’opinion de chacun, Juif, Chrétien ou Musulman, les faits sont là. Les événements ont eu lieu et on ne peut effacer les faits. Les Israéliens représentent un tiers de la population actuelle (environ) occupant toute la surface de l’ancienne Palestine sous mandat britannique. Il est indigne que les Palestiniens n’aient pas le droit de disposer d’un réel état, sous leur complète autorité. Toutefois, doit-on encore passer par de nouveaux massacres pour parvenir à la paix ? Proposez-moi une solution juste et réaliste qui tienne compte des deux peuples, et je vous écouterai.

                      Maintenant, j’apprécie également l’humour dont vous faites preuve en détournant la fin de cet article sous un angle « pro-arabe », mais j’ignorais que le peuple arabe était originaire d’Andalousie et, qu’à ce titre, ils souhaitaient y revenir pour fonder un état indépendant. Ne confondons pas les faits historiques par des amalgames faciles.

                      Croyez bien que je respecte votre opinion, même si je ne la partage pas.

                      P.S. : je suis heureux que ma modeste contribution vous ait incité à prendre « le clavier » pour vous exprimer. Je regrette souvent que les interventions sur les forums soient limitées à des échanges stériles et insultants, mêlant invective et haine. La longueur des commentaires et leur bonne qualité intellectuelle m’incitent à penser que ce genre de forum est bien plus utile pour échanger des idées.


                    • werbrowsky werbrowsky 23 décembre 2006 05:23

                      Désolé d’avoir donné envie de vomir à Abouzeyd. J’ai bien lu l’article cité en référence et nous sommes bien d’accord sur les conclusions de celui-ci : la thèse de deux états cohabitant en paix est remise en cause fondamentalement par les faits

                      Je cite l’ancien maire de Jérusalem :

                      "Ce que j’ai à dire n’a semble-t-il rien de nouveau, puisqu’au début des années quatre-vingt, j’affirmais déjà que le partage n’était plus une solution viable, que la création de colonies et la confiscation de terres avaient créé une situation irréversible ici, sur le terrain. A l’époque, il n’y avait encore que 20000 colons. Aujourd’hui, ils sont 230000. Il est donc clair que la masse critique que je redoutais alors, qui ne permettrait plus que le statu quo soit modifié, était d’ores et déjà réunie. Ni Oslo, ni le mur de séparation, ni le discours autour d’un Etat palestinien ne peuvent désormais changer le statu quo en quoi que ce soit. En fait, nous vivons déjà dans une réalité binationale, et c’est une donnée permanente. Elle ne saurait être ni ignorée ni niée. Ce que nous devons faire, c’est adapter notre pensée et nos concepts à cette réalité de fait. Nous devons rechercher un nouveau modèle qui corresponde à cette réalité. Et les bonnes questions doivent être posées, même si elles nous donnent l’impression de trahir le sionisme ; même si elles nous donnent l’impression que nous sommes en train d’abandonner le rêve d’établir un Etat-nation juif sur la Terre d’Israël."

                      Comme lui, je pense que seul un état fédéral ou confédéral, contenant différentes provinces juives et arabes, est viable sur le long terme. Les nationalistes israéliens refusent cette solution pour des raisons démographiques. Il reste que l’exemple d’un état multi-confessionnel de la région, le Liban, n’est vraiment pas un modèle de stabilité. La solution intermédiaire serait, au moins, que l’autonomie palestinienne entre enfin dans les faits, et ceci passe par la reconnaissance mutuelle des deux états.

                      Je ne crois pas que vous serez d’accord avec moi, mais j’espère au moins avoir apporté quelques éclaircissements concernant ma position.


                    • Radnor (---.---.130.139) 22 décembre 2006 21:38

                      je savais que je pouvais compter sur vous tous !!!!

                      Encore merci mille fois !!!

                      Je passe une soirée magnifique grâce à l’Orient !!!

                      Tout le monde y va de son commentaire contradictoire : vive le grand débat !!!!

                      j’ai chez moi des « National Geographic » de la période de l’entre deux guerres ... hi hi hi : quelle expression naive et délicieuse : on est TOUJOURS entre deux guerres ... et ce qui y est conté n’est pas significativement différent de ce que raconte l’auteur de l’article.

                      Je tenais à le dire.

                      Pour le reste, je ne pense pas que la situation va évoluer même à moyen terme : ils vont continuer à s’étriper pendant de nombreuses générations parce qu’aucun des deux (?) camps n’est prêt à faire de concessions à l’autre.

                      Ce n’est d’ailleurs pas de la mauvaise volonté de leur part mais c’est dû au fait qu’il s’agit d’une zône géographique spéciale où il y a des lieux symboliques impartageables ( Jérusalem essentiellement ) .

                      Ce conflit perdurera tant que les êtres humains attacheront de l’importance aux religions Israelite et Musulmane.

                      Si ils étaient tous boudhistes ou indouhistes il n’y aurait pas de conflit.

                      Idem s’ils étaient athées.

                      Je ne me prononce pas pour les chrétiens : 400 ans de guéguerre en Irlande ce n’est pas mal non plus dans le genre ... mais bon, il paraît que c’est fini maintenant.

                      Je l’espère pour eux !

                      Par contre, au proche orient il n’y a PAS d’espoir !

                      D’ailleurs, ceux qui l’ont compris se sont barrés aux quatre coins du monde depuis longtemps : pour vivre en paix ... heu , entre deux guerres !


                      • (---.---.169.28) 23 décembre 2006 01:03

                        @ Radnor (IP:xxx.x5.130.139) le 22 décembre 2006 à 21H38,

                        Ton commentaire est génial, je te rejoins totalement.

                        Bravo pour cette lucidité !

                        Quant à l’article, il est bien écrit...sans plus et que l’auteur m’excuse.


                      • werbrowsky werbrowsky 23 décembre 2006 05:27

                        Vous êtes pardonné mon fils, allez en paix...

                        Euh, sérieusement, merci pour le commentaire. Je ne suis pas croyant, personnellement, et c’est en quoi j’ai essayé simplement de remettre les faits à leur place.

                        En 3.000 ans, on s’est déjà massacrés un bon nombre de fois pour faire valoir la suprématie d’une religion sur une autre. Au fait, qui sait quelle a été la première guerre religieuse de l’histoire ?


                      • bb (---.---.134.117) 23 décembre 2006 09:50

                        Bonjour. je souhaite d’excellentes fêtes à ceux qui sont de confession chrétienne, pour ceux qui sont athéees un grand et bon moment de repos ou de vacances et pour toutes les autres confessions mes meilleurs voeux pour ce moment que peut être ils ne fêtent pas et aussi un bon moment de repos et de vacances à cette occasion. BB


                        • Radnor (---.---.175.24) 23 décembre 2006 13:27

                          Cher(e) Adama

                          Je ne voulais pas te froisser : excuse moi !

                          Tout ce que je voulais dire, c’est que Jérusalem et ses environs sont considérés comme étant de la plus haute importance pour les Musulmans ainsi que pour les Juifs.

                          Ce qui n’est évidemment pas le cas des Hindouistes ou des Boudhistes.

                          Voilà.

                          Il ne fallait pas penser que je fesais un exercice de classement éthique des religions.

                          Par ailleurs tout le monde sait tout le « bien » que je pense de l’Islam et de son incompatibilité structurelle avec les droits de l’homme.

                          Donc, si il y a des problèmes en Inde avec l’Islam et en Thailande aussi d’ailleurs, cela n’a rien d’étonnant.

                          En ce qui concerne le proche orient par contre, je ne pense pas qu’ils soient les seuls à incriminer : d’aucuns ont envahi et chassé des gens qui vivaient là depuis des siècles et pour une fois les envahiiseurs n’étaient pas musulmans !!!

                          Ceci dit, il y a eu énormément d’incidents de ce genre en Europe après le seconde guerre mondiale et on n’en est plus à se balancer des missiles ou des kamikazes d’un côté à l’autre de la frontière : imaginez un peu la scène un instant ... des attaques suicides allemandes pour récuperer les Sudètes, la Prusse, l’Alsace, la Lorraine ...

                          La différence de comportement entre les deux régions tient selon moi au fait que les Allemands qui ont été expulsés de chez eux ont été bien accueillis en Allemagne et ont été intégrés aux populations locales tandis qu’au proche orient les réfugiés ont croupi dans des camps sans pouvoir s’intégrer aux populations locales à part en Jordanie.

                          Bref les dirigeants locaux ont voulu pourrir le problème plutôt que de vouloir en atténuer les effets.

                          C’est une région du monde où j’ai l’impression que les dirigeants politiques choisissent systématiquement les options les plus calamiteuses possibles.


                          • werbrowsky werbrowsky 24 décembre 2006 10:29

                            Je pense que le débat a dérivé légèrement.

                            La question centrale était : les Juifs et les Arabes peuvent-ils vivre ensemble et se réconcilier sur un territoire commun ?

                            En lisant l’article de David André Belhassen dont le lien était donné plus haut, j’ai constaté que les sources mêmes du débat sont tronquées. Va-t-on, pendant des siècles encore, discuter de la validité d’un terme (Palestine), de la légitimité de la présence de Juifs en Israël, de l’antériorité de l’hébreu sur l’arabe... ? Toutes ces questions sont très intéressantes et valent d’être étudiées, mais elles ne font qu’éloigner à chaque fois le sujet politique qui était au centre du débat.

                            Je constate, comme vous, que les problèmes de cette région ne commencent pas en 1917 et la déclaration Balfour. L’impérialisme musulman s’est répandu partout dans le monde avec la même force et la même violence. Pour ceux qui s’intéressent à l’histoire de l’Afrique, étudiez la façon dont des petits groupes islamisés ont progressivement infiltré puis envahi les royaumes d’Afrique de l’Ouest.

                            C’est parce que les Musulmans sont persuadés de détenir la « vérité ultime » qu’ils considèrent toutes les autres religions et tous les autres peuples comme plus faibles. En comparaison, la christianisation du Congo s’est faite totalement pacifiquement, par deux moines ayant remonté le fleuve Kongo jusqu’à la capitale du royaume. Je sais que, dès que l’on a dit ça, des dizaines de personnes réagiront en citant mille massacres causés par les Chrétiens au cours des Croisades, ou des Guerres de Religion... jusqu’à la Shoah. Je ne veux pas entrer dans cette polémique.

                            Le présent est le résultat des faits passés. Rien ne peut modifier l’Histoire. Le peuple Juif a le droit de vivre sur un territoire sécurisé, tout comme les Palestiniens.

                            Pour parvenir à la paix, il faut que les Palestiniens s’organisent et se structurent, renoncent à leur volonté « de rejeter les Juifs à la mer ». Ainsi que le démontrait l’article cité plus haut (même si je ne suis pas d’accord avec les notions de « cousinage » telles que les décrit l’auteur), les Palestiniens sont eux-mêmes les descendants de ces « Peuples de la Mer », venus de Crête ou d’ailleurs, et qui semèrent la terreur sur l’Egypte et le pays de Canaan.

                            On ne peut nier les nombreuses similitudes existant, avant l’islamisation, entre tous les peuples du « Croissant fertile ». Même organisation sociale, langues proches, organisation commerciale commune (les bateaux phéniciens ont emmené non seulement les Carthaginois, mais aussi les Juifs et certainement d’autres peuples un peu partout autour de la Méditerranée et dans le nord de l’Afrique. Voir la présence juive au Maroc), modes de vie et croyances similaires... Les points de convergence étaient bien plus nombreux que les divergences.

                            En s’arcboutant sur des questions religieuses ou historiques (mais Abraham est-il un personnage historique ou légendaire ?), on ne fait que perpétuer un conflit terriblement dangereux et suicidaire.

                            Pouvons-nous admettre, tous ensemble, Juifs, Arabes et Chrétiens - trois « peuples » (malgré la contradiction apportée plus haut dans les commentaires) mais pas trois « nations » - le droit de chacun à vivre en paix au sein de sociétés justes, défendant la loi et l’ordre, protégeant les faibles, pour un développement durable de notre monde ?

                            Je sais que l’autorité palestinienne est très loin de pouvoir s’organiser de la sorte. La corruption généralisée depuis la naissance du mouvement de libération de la Palestine, financé par les monarchies du Golf et la Libye, entre autres, a gangrenné ces structures. Aujourd’hui, ce sont les subventions qui infestent nos rapports.

                            Le problème actuel est le résultat d’une contradiction entre le droit international, la religion et la démographie. La Grande-Bretagne a créé les conditions du conflit en effectuant un découpage aberrant de la région, en ne respectant pas ses promesses vis-à-vis du roi de Jordanie, en favorisant l’émergence d’un nationalisme arabe... (relire les « Sept piliers de la sagesse » entre autres). Les ultra-orthodoxes de tout poil (Juifs et Arabes) ont prêché pour la guerre sainte et la conquête absolue de toute la région. La répartition démographique met en danger la survie de l’état d’Israël.

                            Par bien des aspects, la Palestine me fait penser à l’Indochine entre 1945 et 1975. Des attentats quotidiens, des massacres sans nom, une lutte à mort entre deux modèles de société, mais aussi entre des ethnies très proches (Kinh sur les côtes, Muong dans le nord, Hmong dans les montagnes, Edé sur les hauts plateaux...). Evidemment, je ne compare pas les Israéliens aux forces françaises en Indochine. Ce rôle est plutôt celui des Américains empêtrés en Irak, mais, militairement, c’est à peu près la même situation. Israël peut gagner la guerre militairement, mais pas politiquement. Et finalement, un stratège palestinien de la taille d’un Giap pourrait surgir un jour et provoquer le Dien-Bien-Phu fatal.

                            Avant d’en arriver à l’extermination totale de tous les peuples de la région, je souhaiterais qu’on puisse calmer les esprits et échafauder des stratégies pacifiques.


                          • ZEN zen 24 décembre 2006 10:37

                            @Werbrowsky

                            Tout à fait d’accord avec ce passage. On insiste pas assez sur le jeu ambigü qu’a joué la G.B. dans cette région, et notamment à l’égard des communautés juives et du projet sioniste.Une grande part des problèmes d’aujourd’hui vient de là...


                          • ZEN zen 24 décembre 2006 10:39

                            Je voulais faire référence à ce passage :

                            « La Grande-Bretagne a créé les conditions du conflit en effectuant un découpage aberrant de la région, en ne respectant pas ses promesses vis-à-vis du roi de Jordanie, en favorisant l’émergence d’un nationalisme arabe... (relire les »Sept piliers de la sagesse« entre autres). Les ultra-orthodoxes de tout poil (Juifs et Arabes) ont prêché pour la guerre sainte et la conquête absolue de toute la région. La répartition démographique met en danger la survie de l’état d’Israël. »


                          • Radnor (---.---.188.164) 23 décembre 2006 16:01

                            Cher(e) Adama

                            Tu as parfaitement raison en ce qui concerne l’invasion des Musulmans.

                            Mais il faut quand même admettre que c’était il y a très longtemps et qu’on ne peut pas remonter dans le passé lointain pour revendiquer un territoire sinon on est parti pour des guerres sans fin sur toute la terre ...

                            Que dire de la Turquie - ou devrais je dire de la Thrace et de l’Anatolie ? -

                            De l’Afghanistan et du Pakistan à rendre aux Indiens ?

                            De l’afrique du nord à rendre aux Italiens ?

                            Voilà il y a cetainement d’autres exemples et je pense qu’il y a un moment où il faut se calmer un peu.

                            C’est ce qu’on a fait en Europe après la seconde guerre mondiale et ça marche plutôt bien non ?

                            Peut être qu’au Proche Orient ils ne se sont pas encore battus avec assez de véhémence pour se rendre compte du chemin qu’ils ont pris.

                            Il faudra peut être que la région soit plongée dans une guerre totale longue et sanglante où toute une génération sera fauchée par la mitraille pour réfléchir...

                            En Europe, il en a fallu plusieurs pour réfléchir : Guerre de 30 ans , guerres de Louis XIV , guerre de 7 ans, guerres de Napoléon, guerre de 1914 -18 et guerre de 1939 -45 ...

                            Bref il y en a qui ont encore du boulot !!!


                            • JEF88 (---.---.237.242) 23 décembre 2006 18:11

                              « au même titre que le latin a donné l’italien, l’espagnol, le français ou le roumain. »

                              ERREUR !

                              toutes ces langues ont des racines communes, indo-européennes, mais sont différentes.

                              Les romains parlaient un « bas latin » et n’essayaient pas de le transmettre aux pays conquis (ils n’étaient pas assez nombreux et beaucoup de leurs troupes étaient des mercenaires étrangers)

                              Le latin était la langue écrite de la religion et des lois, donc réservée à un petit nombre

                              Ils ont occupé la Gaule 3 siècles et ne disposaient pas de presse radio ou télé. Promenez vous en Alsace (française depuis 350 ans, 1648) on y parle encore dialecte, malgré les médias.

                              C’est l’église française qui a fait la promotion du latin comme langue d’origine

                              Le problème est le même au moyen orient : c’est l’islam qui a fédéré les différents pays en imposant l’arabe langue de Mahomet.


                              • ait salem (---.---.1.34) 23 décembre 2006 20:00

                                titre : terrorisme ou resistance ?

                                bonjour il y a une grande difference entre resistance et terrorisme . quelqu un qui est chassè de son pays doit resister et se defendre.


                                • armand (---.---.101.126) 24 décembre 2006 10:44

                                  Toujours à sens unique : quand l’Islam conquiert une région, celle-ci doit rester islamique jusqu’au jugement dernier. Quand l’Islam perd sa domination, alors tous les coups sont permis.

                                  Il y a toujours eu des juifs en Palestine, et certains Palestiniens musulmans sont venus de la Syrie vers 1900, tout comme les sunnites irakiens qui habitaient l’actuelle Arabie jusqu’au début du XXe siècle avant de migrer en Irak. De plus, les juifs ont oujours nourri, partout dans leur diaspora, un lien avec la terre sainte. La partition,, à défaut d’Etat laïc, était la solution la moins mauvaise. Elle a été refusée par les arabes en 1948.


                                • Radnor (---.---.72.6) 24 décembre 2006 21:04

                                  Oui Adama c’est un problème très complexe

                                  Pour ma part, je pense qu’il est impossible de dire qui a le plus raison.

                                  En conséquence de quoi, chaque camp dira qu’il a raison et combattra l’adversaire au finish.

                                  C’est également ce qui ressort des forums d’Agoravox.

                                  L’avenir est dans la guerre totale ... malgré l’orgie du 22 décembre !!!

                                  Mais bon, ça a toujours été comme ça depuis la nuit des temps.

                                  J’ai d’ailleurs lu un article du National Geographic écrit par cette chère Jane Goodall ( mai 1979 ) où elle fait état de la scission d’un groupe de chimpanzés dont les deux sous groupes finissent par s’entre tuer pour une question de territoire...

                                  Bref la guerre existait déjà à l’état préhumain et ce n’est pas nous qui aurons les ressources pour sortir de ce déterminisme biologique.

                                  La guerre est donc un état naturel de l’homme ... et des grands singes ... et des fourmis ... et des termites ...

                                  Il faut juste un territoire et deux groupes pour que la fête commence !!!


                                  • a.alfarge (---.---.107.73) 25 décembre 2006 14:45

                                    Beaucoup de commentaires autour de cet article. mais n’oublions pas qu’Abraham est né en mésopotamie (l’irak actuelle), et que la signification du mot Abraham veut dire en araméen « père de l’humanité » . je rappelle aussi que Sarah est sortie de cette terre de Mésopotamie, étonnant non.. ? à méditer...


                                    • Vince (---.---.194.249) 13 février 2007 15:38

                                      Que l’on mette tous ceux qui veulent se battre dans la meme piece (juif et arabe), on ferme la piece a clef... et on ne rouvre jamais la porte. Le reste (90% voir plus) n’aura plus qu’a vivre en paix.

                                      Comme avec le probleme de banlieu.... 20 personnes par cité foutent la merde et on pense que c’est la majorité....

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