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Accueil du site > Actualités > Politique > J’en ai rêvé, François Bayrou ne l’a pas fait !

J’en ai rêvé, François Bayrou ne l’a pas fait !

Il y a un an, François Bayrou était au faîte de sa gloire. Candidat aux élections présidentielles, il avait su, d’un capital de confiance de 6 % en 2002, atteindre les 18,55 %. Les sondages évoquaient même la possibilité qu’il soit l’homme du second tour.

Ses 18,55 % étaient un accident de l’Histoire ou une véritable attente de la vie politique française ?

Les Français avaient été séduits par le personnage François Bayrou : homme de lettres, professoral, délaissant les petites phrases assassines pour tenir un langage de « réalité politique ». Il n’hésitait pas à calmer les ardeurs bassement politiciennes : il rappelait, comme un leitmotiv, que les caisses de l’Etat étaient vides, mais envisageait la gestion de la crise dans la solidarité nationale. Il était un des rares à proposer des mesures concrètes applicables dans un laps de temps très court.

La tonalité de sa campagne avait un goût d’orange(ade), sa campagne avait une certaine tenue, voire inspirait d’une certaine idée de la France.

Face à cette approche sociale-démocrate moderne, le bulldozer Sarkozy et l’incertaine voire l’improbable Ségolène l’ont conforté en son rôle de présidentiable. Las de l’apathie chiraquienne et inquiets par le sarkozisme tonitruant, les Français avaient l’espoir d’un monde politique plus apaisé, plus apaisant : un monde où les problèmes quotidiens auraient pris le pas sur les luttes partisanes et le baromètre assourdissant des sondages. Un avenir construit avec le concours de tous les gens de bonne volonté, quelle que soit leur appartenance politique. Créer une espèce de gouvernement de salut public pour redresser la France. Une « bulle politique » où les Mendès-France, Rocard, Delors, DSK, Barre auraient été de la partie.

François Bayrou avait de plus une expérience en politique qui rassurait 18,55 % des Français.

J’étais de ceux-là. Serein et confiant même si certains des supporters de François Bayrou me lassaient par leur enthousiasme béat et leurs contributions de fan-club !

Il y avait une réelle attente des Français notamment des classes moyennes et des bobos. Ces électeurs qui croient en la vie politique, mais qui détestent la vie politicienne et les petites phrases, ceux qui pensent que le savoir-faire est préférable au faire-savoir. Les anti-bling-bling avant l’heure.

De l’art et la manière de retomber à 6 % :

Le second tour des présidentielles a déjà obscurci la lisibilité du personnage François Bayrou, « je dis pour qui je ne voterai pas, je ne dirai pas pour qui je voterai ». Ses courtes fiançailles avec Ségolène Royal ont rendu opaque sa ligne politique : en ne prenant pas position au second tour, ce dandinement a laissé certains de ses partisans au milieu du guet et les premières déceptions sont nées.

Les électeurs comprenaient mal sa démarche, ses élus voyaient leurs légitimes espoirs de carrière, ou de carriérisme pour certains, fondre au soleil.

François Bayrou - homme d’idées - apparaissait comme celui qui était loin des préoccupations électorales de terrain. C’est dans ce climat que les élections législatives ont été menées sans grande conviction, sans parti structuré : de l’improvisation nocive !

Les politiques antithétiques de Bayrou ont mis en place la machine à broyer avec la douce complicité de Nicolas Sarkozy : appels du pied, distribution de maroquins - les fuites des cerveaux ont suivi et François Bayrou devait passer plus de temps à expliquer ces départs que son programme. Après les législatives, le virtuel MoDem était retombé au score historique de l’UDF à savoir 6 %.

Ce score est de fait celui des municipales. La désorganisation du parti, les militants de terrain malmenés, les retournements d’alliances, les coalitions de complaisance (soutenir Darcos !!), la défaite paloise, ont largement contribué au mécompte des électeurs.

François Bayrou est-il encore présidentiable ?

François Bayrou a-t-il un avenir en politique ? En l’état, il est en grand désarroi : pertes des derniers « bédouins », attaques du MoDem pour lui faire expier « ses fautes » et lui capter son financement. La situation est préoccupante.

François Bayrou doit reprendre son rôle d’improbateur et d’agitateur d’idées. Il doit mettre en « location-gérance » le MoDem en mettant en place une équipe dirigeante solide et structurée et retrouver le chemin de la réflexion, de la prospective et il renouera avec son avenir de présidentiable comme en 2007.

J’en ai rêvé de cette sociale-démocratie moderne, François Bayrou ne l’a pas faite, je souhaite qu’il la fasse !!


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21 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 17 avril 2008 10:29

    Voila donc un gourou qui n’a plus rien et qui cherche à exister alors qu’il n’a aucunes idées politiques

    A quand un mariage dans "gala" avec Ségolène Royal ???


    • Vieux Sachem 17 avril 2008 11:57

      @ Lerma

      En tous cas, mo, je ne vous donnerais pas ma fille en mariage : vous êtes trop intelligent pour moi ; c’est vrai que je n’ai pas comme vous les lumières et les fulgurances de Sarkozy.


    • Voltaire Voltaire 17 avril 2008 11:18

      Cet article complète largement celui aussi paru aujourd’hui sur l’avenir du centre.

      Soyons clairs ; François Bayrou a sans doute commis une première erreur entre les deux-tours de l’élection présidentielle. Non pas celle de ne pas voter Nicolas Sarkozy : l’actualité lui a donné raison plus tôt qu’il ne l’espérait. Mais celle de ne pas fixer de conditions à un éventuel accord. Celles-ci lui aurait permis de justifier son vote de non-confiance, ou de rompre rapidement.

      Comme vous l’indiquez parfaitement, sa seconde erreur a été de ne pas organiser son nouveau parti, dont la création se justifiait pleinnement, en une machine à propositions alternatives. Faute de travailler sur le fond des dossiers, il a été cantoné dans un rôle d’opposant, certes crédible mais insuffisant pour émerger comme une amternative. Et c’est, en parti, ce que lui reprochent à juste titre un certain nombre de personnalités ex-UDF. Quand on veut incarner une alternative, il faut s’en donner les moyens. Faute de quoi, ses troupes sont bien entendu plus sensibles aux sirènes du pouvoir, que Nicolas Sarkozy utilise fort à propos.

      La critique sur le flou de ses alliances est aussi légitime, mais la problématique est plus complexe. Pour le MoDem, ces élections de mars 2008 se tenaient au plus mauvais moment. Des candidats peu implantés, avec un temps limité pour faire campagne, lui donnaient une faible marge de manoeuvre. Tiraillé entre les demandes de ses élus ex-UDF, la nécessité de conserver des élus pour rebondir, et le piège des alliances, François Bayrou a tenté la voix médiane, logique mais floue. Il eût sans doute fallu tenter le coup de bluff, refuser toutte alliance avec le PS et avec l’UMP, pour conserver une crédibilité intacte. Mais à quel prix ?

      François Bayrou peut-il rebondir ? Cela ne dépend pas que que de lui, mais il est servi par les circonstances : à droite, le président est affaiblit par la crise, et sa majorité se divise. A gauche, le PS est déchiré, et si la tendance sociale-démocrate est vaincue, le MoDem représentera logiquement un recours pour ses électeurs. Si F. Bayrou parvient à organiser et structurer son mouvement, à faire émerger quelques personalités autour de lui pour crédibiliser son message, et à passer les prochaines élections avec un score décent, il sera de nouveau en position de recours en 2012. Mais pour cela, il doit impérativement travailler sur le fond de son message, et proposer plus que critiquer.


      • Nemo 17 avril 2008 12:40

        Cher Voltaire,

        Cela fait déjà quelques mois que nous ferraillons amicalement sur Agoravox, et je suis heureux de voir enfin une prise de conscience s’opérer chez vous. "François Bayrou a sans doute commis une première erreur entre les deux-tours de l’élection présidentielle [...] celle de ne pas fixer de conditions à un éventuel accord. Celles-ci lui aurait permis de justifier son vote de non-confiance, ou de rompre rapidement."

        Cela fait des mois que je le dis, et c’est le reproche fondamental que je lui fais. S’il avait eu cette attitude responsable, nous aurions à l’heure actuelle un centre fort, qui ne se serait pas divisé entre le Modem et le Nouveau Centre, et avec beaucoup plus de députés que ce que nous avons aujourd’hui.

        Nous pourrions peser avec un poids bien plus déterminant dans le débat institutionnel, sans être obligé de devoir faire le choix entre défendre pied à pied une dose de proprtionnelle ou une règle d’or budgétaire inscrite dans la Constitution.

        Car il ne faut pas se leurrer : ces deux réformes, tout aussi indispensables l’une que l’autre, ne pourront pas être toutes les deux obtenues par une posture ferme de la part des quelques 22 députés du Nouveau Centre. Ils seront obligés de privilégier l’une plutôt que l’autre.

        Avec un centre uni qui aurait négocié un accord de gouvernement clair, sur un ensemble de mesures non négociables à mettre en oeuvre pour continuer à participer au Gouvernement, nous aurions obtenu et l’une et l’autre.

        Mais pour cela, il faut être capable d’ouverture, ne pas se précipiter dans une stratégie aventureuse, en pariant toute la réussite de celle-ci sur une hypothétique césure du PS.

        Le problème du Centre en France aujourd’hui, c’est qu’en dehors de Bayrou, il n’y a pas de personnalité d’envergure nationale. Et que Bayrou n’a pas les qualités pour rassembler - en tout cas ne les a-t-il pas démontrées.

        Je ne crois pas que les hommes changent. Ils évoluent, mais les traits principaux de la personnalité restent. Sarkozy n’a pas changé, Royal non plus, Bayrou encore moins. Espérer un changement de leur part est illusoire.

        Le centre va devoir espérer l’émergence d’un nouveau et vrai leader, mais cela prendra probablement du temps.


      • Relka Wuyilu 17 avril 2008 13:38

        Bonjour

        Encore un article sur notre MoDem pour mieux faire état de son éventuel déchirement interne... Article assez creux en lui-même d’ailleurs, mais ce n’est pas très grave, puisqu’il fait aussi état d’une certaine réalité.

        Mais comme le dit Voltaire, les handicaps rencontrés, ne sont pas uniquement le fait d’une déficience de la personnalité ou de la stratégie de François Bayrou. Il faut mesurer à quel point il était difficile de concilier la structuration de ce nouveau parti, la présentation de candidats partout en France pour les municipales et les législatives, et ce avec une équipe et des moyens les plus réduits et dans un contexte externe globalement hostile. Certes la présidentielle a laissé la place à de nombreux espoirs, dont certains restent en suspend. Mais il ne faut pas oublier que, paradoxalement, si l’élection présidentielle est la plus importante en terme d’impact médiatique, elle est aussi la plus facile à mener, tous les moyens humains et financiers d’un parti étant mis au service d’un seul homme. Une élection législative et, plus encore, municipale, est beaucoup plus complexe à mettre sur pieds. C’est une notion trop souvent négligée dans l’analyse du résultat. Trouver des milliers de candidats, les ancrer localement, imaginer autant de programmes spécifiques aux municipalités, tout en définissant une stratégie nationale, relève de l’exploit pour un parti embryonnaire dont la ligne n’était pas encore véritablement tranchée (ce n’est d’alleuirs toujours pas le cas). Si le score des municipales est une déception, notamment en terme d’élus (particulièrement à Paris), le MoDem est pourtant aujourd’hui installé dans la vie politique et peut enfin commencer à affermir ses structures et sa ligne (et encore plus à la suite de la réunion d’hier invalidant les prétentions des nostalgiques de l’UDF). Il n’est pas trop tard, loin de là. Mais ces excuses que je veux bien lui trouver, ne seront plus de mise au moment des Européennes qui figureront l’échéance la plus importante pour nous. Et de ce point de vue, la relative faiblesse actuelle du discours Européen du MoDem, censé être pourtant l’une de ses raisons d’être, est plus inquiétant et mérite une réflexion aussi rapide que profonde.

        @ Némo

        Vous dites : "Avec un centre uni qui aurait négocié un accord de gouvernement clair, sur un ensemble de mesures non négociables à mettre en oeuvre pour continuer à participer au Gouvernement, nous aurions obtenu et l’une et l’autre."

        Vous faites sans doute preuve de naïveté. La seule vision de l’ouverture qu’à Nicolas Sarkozy est celle de la totale soumission. Et, en dehors de quelques petits soubresauts, les députés du Nouveau Centre, ont beaucoup moins de latitude pour peser sur la ligne gouvernementale et éventuellement la contester que certains députés UMP. Même avec davantage de députés MoDem, Sarkozy n’aurait laissé personne lui dicter sa conduite et encore moins un François Bayrou qu’il considère toujours comme son principal adversaire. Ne donnez pas trop d’importance à la phrase sur le second tour., même si elle fut assez maladroite Si Bayrou n’avait rien dit ou s’il s’était clairement engagé en faveur d’un candidat, il aurait déçu un bien plus grand nombre de ses partisans qui adhéraient fondamentalement à sa posture indépendante. Et dans tous les cas un accord de gouvernement était totalement impossible tant les prises de positions divergeaient dès le début de la campagne entre Bayrou et Sarkozy. Et, pour rejoindre le cadre de la majorité, le grand écart idéologique, aussi soudain que pathétique, demandé aux futurs députés du Nouveau Centre, ainsi que la lettre qu’ils ont signée à cette effet, témoigne de l’absence totale de réelle volonté d’ouverture du Président.

         


      • tvargentine.com lerma 17 avril 2008 11:25

        @Voltaire

        Vous dites "le MoDem représentera logiquement un recours pour ses électeurs"

        Non,car le PS à un trop plein de candidats et n’a pas de stratégie unique sur un projet socialiste unique

        Quand il sera débarassé du cas de Me ROYAL,nous aurons alors au sein du PS,un vrai projet de société correspondant aux attentes des citoyens français aussi bien dans le domaine économique,sociale et sécuritaire

        Le centre n’existe pas car il n’a qu’une seule stratégie pour survivre c’est de passer des accords qui sont des accords de trahisons (a ce jour c’est ce qui s’est passé au MODEM : TRAHISON)

         


        • Relka Wuyilu 17 avril 2008 12:57

          Lerma ?

          Vous espérez maintenant un PS avec un vrai projet de société répondant aux souhaits des Français... Je comprends plus rien ?! Que faites-vous de votre idôlatrie pour Sarko ?

          Bon, je vous embête pas plus

          Bonne journée


        • Yannick J. Yannick J. 17 avril 2008 13:38

          @ Lerma :

          Justemment c’est cela qui fait que le modem, enfin non disons le centre, pourrait être crédible.

          Si une personne centriste ET charismatique mais NOUVELLE pouvait arriver sur le front, alors il est fort à parier que bien des centristes actuellement à gauche ou a droite rejoignent le mouvement tout simplement parce que cette nouvelle donne leur conviendrait mieux.

          il y aurait de fait 3 "poles", qui (et cela serait un vrai plus pour tous), proposeraient une vision différentes, mais une vision avec un projet, un cap etc...

          je suis persuad é que la vie politique française en serait assainnie, et non pas comme beaucoup le disent reviendrait en arrière...

          à titre personnel, je suis sincèremment content d’enfin pouvoir commencer un débat avec vous...

          cordialement à tous.


        • Yann 35 Yann 35 17 avril 2008 13:00

          Les scores électoraux sont retombés parce que le MoDem n’existe pas vraiment encore, complètement étouffé par l’emprise des udéfiens lobbyistes de centre-droit, pourtant minoritaires au sein de l’ex-UDF, mais qui ont su à la fois anesthésier le MoDem en interne et brouiller complètement son positionnement en externe. Comme ça ne vous a pas échappé, Bayrou en est conscient et attend que les choses se clarifient enfin, que nous soyons plus cohérents et unis en interne pour beaucoup plus d’efficacité dans la construction d’un grand projet (ré)novateur, dans la communication de ce projet et du positionnement du MoDem et surtout, enfin, dans les urnes lors des prochaines échéances électorales. Qu’on se le dise, un positionnement démocrate est fondamentalement incompatible avec un positionnement lobbyiste de centre-droit.


          • casp casp 17 avril 2008 13:23

            Son echec est aussi lié a une stratégie de communication desastreuse. Focalise sur l’existence et le besoin d’existence d’un centre ; present et futur.

            La ou toute l’energie du Modem aurais du se tourner vers la création d’une structure réellement originale respectant une forte démocratie interne avec de fort contre pouvoir ; hierarchique quand même pour conserver une forte cohérénce mais avec de puissant garde fou pour eviter les politiciens carriérriste (non cumul, obligation de rotation au poste etc..). Et inventant de nouvelle structure pour permettre de débattre dans les meileurs conditions au sein du Modem (très loin de ce qui fut adopter a villepinte avec des petits cartons levé en l’air.. ou de la facon dont on a pu débattre a seignosse) Le but de cette structure aurait alors été de crée le projet espoir du Modem en prenant pour base celui de M Bayrou.

            Si cela avais été fait la communication du Modem loin des histoire de gauche de droite des histoires de bedouin ; ou de personne abandonnant ; bref loin de ce que tous les adherents Modem se foutent ; c’est a dire des histoire politicienne ; La communication se serait axé sur ce qu’est le projet espoir du Modem pour le monde, issu des débats. Permettant enfin a des millions de francais de voir l’image du Modem emmergé de la brume et comprendre ; que le but que se fixe le Modem n’est rien moins qu’une revolution Mondiale en douceur. Pour remettre a sa place les vrais valeurs liberté égalité fraternité ; avoir une vision plus juste des droits de l’homme ; celle de l’amour et de l’humanité. Pas celle qui sert de propagande pour des intérêt géopolitique. Et remettre le monde sur les rails d’une civilisation moins consommatrice et moins lié a l’argent ; afin de polluer moins et respecter la planète. Le tout en restant dans une logique libéraliste car c’est encore le meilleur systême. Mais en réflechissant aux exceptions nécessaire pour améliorer la situation.

            Et en deuxième point la communication aurait tourné sur la manière originale dont le modem met au point ce projet ; pour donner envie a tout les francais qui rêve de vraiment changer le monde ; mais de l’intérieur ; par l’Europe etc.. de Rejoindre le modem. Voyant que réellement au Modem on fait de lapolitique différement, sans se soucier des carrières.

            La commincation du modem devrasi aussi tout faire pour recadrer les vrais débat important a leur place ; dans une echelle européenne et Mondiale ; pour qu’enfin la France comprenne dans quel monde elle vie et ou les décision se prennent ! Pour que la france comprenne que pour prendre les meilleurs décision elle doit parler d’une voix forte et unis ; car les principaux sujet de discorde ne se trouvent plus entre francais de gauche ou de droite ; mais entre différentes vision du monde entre pays !.

            Le Modem n’est pas mort il lui reste peu de temps pour rebondir ; mais c’est encore faisable la volonté est toujours la et nombre d’adherents on encore de l’espoir et de l’energie a revendre ce qui permet a de nombreuses initative de voir le jour.

            Le vrai test seront les élections européenne ; esperons que d’ici la la communication du Modem est changé. Et qu’enfin les francais vont avoir une vrai image en tête de ce qu’est le Modem.


              • delicemetis 17 avril 2008 14:40

                Je concluerait de la même manière que l’auteur.

                Sauf que je ne sais plus si j’ai envie que ce soit Bayrou qui la fasse...


                • foufouille foufouille 17 avril 2008 17:35

                  moi aussi bayrou m’a decu

                  peu de charisme, peu d’idees

                  j’ai non plus aime son attitude face a juppe

                  Mais le centre, c’est la democratie, donc pour tous et ne leser de trop personne. c’est complique. le probleme est que certains n’ont pas compris que l’um-ps fait juste des belles promesses pour maintenir le pays ds ses problemes. ump promet aux "riches" le ps au fonctionnaires. les autres ........


                  • Imhotep Imhotep 17 avril 2008 17:41

                     Cet article manifeste un magma d’idées reçues contredites par les faits. D’abord le Modem ne fait pas 65 % aux dernières élections mais plus de 16 % là où il avait des listes. 1ère erreur grossière. Première erreur que l’auteur qui se dit proche du Modem véhicule contribuant ainsi à diminuer l’espace de ce parti en confortant un mensonge grossier. 2ème erreur grossière qui reprend les arguments fumeux et juridiquement faux des Arthuis, Mercier et autres démissionnaires en puissance. Il faudrait vous souvenir que d’abord Robien avait prédit qu’il prendrait l’UDF. Où est-il ? Disparu. Il faut se souvenir que Charette avait promis qu’il récupérerait le sigle UDF ? Où en est-il ? dans la fosse de l’oubli. Votre analyse quant aux financements du Modem est parfaitement fausse. Vous ne faites que reprendre les inepties des fuyards et que conforter ici à nouveau ce qu’aucun journaliste n’a été capable de démentir soit qu’ils fussent ignorants en droit soit qu’ils fussent ignorants en information, soit qu’ils le fissent avec volonté de nuire. En effet. Ce que je disais depuis longtemps car c’est un fait juridique : l’UDF est dans le giron du Modem à la sa suite d’un vote démocratique de son conseil national et à une écrasante majorité des plus de 2 000 votants. Ce conseil national était composé tant d’élus que de représentants des militants. De cet état de fait était mis en place un bureau politique qui a pour vocation de préserver les intérêts de l’UDF Ce bureau politique à une nouvelle très large majorité à 19 voix contre 6 a confirmé la voie prise par l’UDF. Ceci contredit tous les mauvais pronostiqueurs qui promettaient la solitude de Bayrou, la fuite continuelle des élus et la perte de financement. Pour mémoire voici la déclaration de F. Bayrou à l’issue du BP d’hier soir .

                     

                    "Il n’y a plus aucune ambiguïté" a déclaré François Bayrou à l’issue de la réunion du bureau directeur de l’UDF mercredi 16 avril. Le vote qui s’y est déroulé a obtenu une majorité très large de 19 voix contre 6. "Par ce vote, nous avons décidé que le Mouvement Démocrate allait continuer à se développer et qu’il n’y aurait pas de retour à l’UDF historique" a déclaré François Bayrou. Le bureau de l’UDF (26 membres au total) a été constitué lors de la fondation du MoDem, en décembre 2007, pour veiller aux intérêts "juridiques, matériels et moraux" de l’UDF pendant une période transitoire de trois ans. Il y avait ces derniers temps une campagne autour de l’idée que le MoDem pourrait voir un certain nombre de ses membres recréer l’UDF, et même on racontait que le MoDem pourrait se voir dépossédé par cette manoeuvre de son siège et de son financement. "Là aussi, nous avons fait voter, et à une majorité plus large encore avons décidé qu’il n’y avait pas de problème de patrimoine et de financement public. "Le financement public ira au Mouvement démocrate" et en ce qui concerne le siège, qui "appartient à l’UDF dont je suis président, il y aura une convention qui va édicter les règles", a-t-il souligné, précisant qu’il y aurait "d’autres réunions" concernant ces questions de patrimoine.


                    • Marianne Marianne 17 avril 2008 18:13

                      Les commentaires sont tout aussi intéressants que l’article lui-même.

                      On sent bien que les choses doivent murir. Nous sommes dans une période troublée, aussi bien mondialement que au niveau national, sur les plans financiers et économiques, sociaux et politiques. Se posent de manière de plus en plus urgentes et aiguës les questions de survie de l’humanité, de gouvernance mondiale, de respect réel de la démocratie, de la prise de conscience et de responsabilité des peuples. Parfois nos conversations politico-politiciennes semblent bien dérisoires au fond face à ces enjeux dont il serait plus utile que nous discutiions et pour lesquels il faut combattre.

                      Les prochains mois vont être décisifs en matière de positionnement des partis et du gouvernement sur ces sujets ainsi que sur les sujets franco-français de sécu, retraites, exclusion et RSA, pouvoir d’achat ... et les lignes de frontière entre les partis vont probablement bouger.
                      Les Français en ont marre des querelles stériles et des combines, marre des fausses promesses, du bling-bling, d’être pris pour des pigeons. Ils vont revenir à du sérieux, à une demande de président honnête, fiable et solide, ferme tout en étant à l’écoute, qui les respecte et surtout qui va les satisfaire sur ces sujets de fond. Et là, franchement, Bayrou a toutes ses chances ...


                      • alcyon 29 avril 2008 09:29

                        Oui, je pense comme Marianne qu’il est temps de concentrer notre réfléxion sur les grandes questions de l’avenir de l’humanité, de l’Europe, l’économie, le social... Mais aussi et principalement de jeter les bases d’une nouvelle Démocratie plus juste, où il n’y aura pas de confusions des pouvoirs,et où le peuple se rappropriera la souveraineté nationale dont il a été dépossédé par les professionnels de la politique dans la continuelle partie de ping-pong droite / gauche. D’où la nécéssité, l’urgence de rassembler à l’aube du 21eime siécle, dans un appel à tous les citoyens qui se reconnaissent dans les valeurs de la République "liberté- égalité- fraternité" pour l’instauration du référendum d’initiative populaire et citoyenne" C’est le moyen de mettre en place une ligne blanche pour faire reculer les lobbys et la corruption qu’elle engendre, mais aussi un devoir de tout citoyen qui refuse d’être spolié de ses droits. C’est dans le cadre d’une nouvelle constitution que l’on reviendra à une vie politique plus saine et démocratiquement plus équilibrée.


                      • vivelecentre 17 avril 2008 19:25

                        Votre article commence par :

                        ""homme de lettres, professoral, délaissant les petites phrases assassines pour tenir un langage de « réalité politique ». Il n’hésitait pas à calmer les ardeurs bassement politiciennes ""

                        c’est quand même un tout petit peu exagéré , l’homme qui a échoué à l’entrée de centrale est aussi auteur de formules plutôt démagogiques que ne renierait pas un Le Pen :

                        Apartheid droit gauche, ligne maginot, "entrer en résistance", holocauste etc

                        Particulièrement déplacé et manque de mesure pour un "fin lettré" et surtout injurieux pour ceux qui en ont eux à en souffrir ! Passons... 

                        Il y a aussi une autre explication a son "succès" (enfin si l’on veut , cela reste une défaite) de 2007., le rejet d’un duel annoncé un an en avance

                        Devant une "nonacceptation" d’une part de l’électorat socialiste" de la candidature Royal, devant la campagne de diabolisation de Sarkozy, il y a eu effectivement un boulevard pour un troisième homme, une solution alternative

                        Mais la candidature de Bayrou si sympathique pouvait ette être pour une part des français n’était pas crédible , parce que Bayrou n’avait pas de majorité crédible !

                        Rappelez vous même comme il m’était en avant l’idée de la grande "coalition" pour essayer de rendre crédible sa candidature !

                        Par contre si Bayrou était resté clairement à droite, centre droit si l’on veut , il aurait pu recomposer une droite liberale sur le terreau de l’empoignade SArko /Villepin

                        Nul doute que beaucoup de Chiraquien et des centristes aurait pu avec Bayrou proposer l’alternative à droite et avoir de véritables chances pour 2007

                        Pour 2012, le problème est aujourd’hui le même , Bayrou ne peut être seul et il lui faut un parti puissant des elus en nombres

                        Cela n’en prend pas le chemin....


                        • vivelecentre 17 avril 2008 20:15

                          Votre article commence par :

                          ""homme de lettres, professoral, délaissant les petites phrases assassines pour tenir un langage de « réalité politique ». Il n’hésitait pas à calmer les ardeurs bassement politiciennes ""

                          c’est quand même un tout petit peu exagéré ..... L’homme qui a échoué à l’entrée de centrale est aussi auteur de formules plutôt démagogiques que ne renierait pas un Le Pen :

                          Apartheid droit gauche, ligne maginot, "entrer en résistance", holocauste etc

                          Particulièrement déplacés et manque de mesure pour un "fin lettré", surtout injurieux pour ceux qui en ont eux à en souffrir ! Passons...

                          Il y a aussi une autre explication à son "succès" (enfin si l’on veut , cela reste une défaite...) de 2007., le rejet d’un duel annoncé un an en avance

                          Devant une "non acceptation" d’une part de l’électorat socialiste" de la candidature Royal, devant la campagne de diabolisation de Sarkozy, il y a eu effectivement un boulevard pour un troisième homme, une solution alternative .

                          Mais la candidature de Bayrou si sympathique pouvait elle être pour une part des français, n’était pas crédible , parce que Bayrou n’avait pas de majorité crédible !

                          Rappelez vous même comme il mettait en avant l’idée de la grande "coalition" pour essayer de rendre crédible sa candidature !

                          Par contre si Bayrou était resté clairement à droite, (centre droit si l’on veut ..), il aurait pu recomposer une droite liberale et sociale sur le terreau de l’empoignade SArko /Villepin

                          Nul doute que beaucoup de Chiraquiens et centristes auraient pu, avec Bayrou, proposer l’alternative à droite et avoir de véritables chances pour 2007

                          Pour 2012, le problème est aujourd’hui le même , Bayrou ne peut être seul et il lui faut un parti puissant, des élus en nombres

                          Cela n’en prend pas vraiment le chemin....


                          • Nicolepoto 17 avril 2008 23:19

                            Bonjour,

                            Article optimiste donc forcément sympathique mais tout de même deux ou trois petites choses génantes.

                            Quand vous parlez des "courtes fiançailles" entre Ségolène Royal et François Bayrou s’agit-il du débat ou de la phrase "je dis pour qui je ne voterais pas" ?

                            Si c’est concernant le débat, le considérer comme une "alliance" est pour le moins étonnant si débattre s’est s’allier il n’y a donc pas de débat possible. De plus Bayrou a toujours dit qu’il voulait débattre avec tout le monde (Nicolas Sarkozy ayant toujours refusé).

                            Si il s’agaissait de la phrase "je dis pour qui je ne voterais pas", c’est pour moi l’acte fondateur du MoDem. Deux possibiltés :

                             1) Si il dit :"je voterai Royal" comment proposer par la suite quoi que ce soit de crédible au 18.55% qui ont voté pour lui (et donc ni Sarkozy ni Royal) et qui ne demande qu’à prospérer. Aucune crétion de nouveau parti possible après une telle annonce.

                             2) Si il dit : "je voterai Sarkozy". L’ ancienne UDF classique reste en place et donc pas d’évènement notable et pas de débat autour du centre, et pas d’article ni de commentaire comme ceux que nous écrivons aujourd’hui.

                            Au fait il y a une 3ème possibilité... Blanc. Passons.

                            Concernat le fait de "retomber" à 6%. Il me semble qu’aux législatives de 2002 (en gros et de tête smiley l’udf fait entre 4.25 et 4.5%. Le modem en 2007 fait environ 8.90%. Il ne retombe donc pas au score de l’udf, il le double. Et ceux dans le contexte que l’on sait.

                            Concernat les municipales, on sait bien que la ou des listes MoDem indépendantes se présentaient le score est nettement supérieur à 6%. Par ailleurs, la ou l’ump et le ps ont fait des accords avec le Modem avant le premier tour, le MoDem a donc participer à leur score et le chiffre est donc impossible à donner (et la je site carrément notre ministre de l’intérieur Michelle Aliot-Marie annonçant les résultats officiels).

                            Et enfin, comment écrire : "la défaite paloise, [a] largement contribué au mécompte des électeurs" alors qu’il n’y a pas eu d’élection depuis ??

                             

                            Merci tout de même pour votre optimisme mais comme vous pouvez le voir je le suis également énormément !

                             

                            Bonne soirée


                            • yquem 17 avril 2008 23:23

                              Vivelecentre, vous êtes un incorrigible rêveur !

                              Le centre libéral et social de vos voeux, c’est comme les fourmis de 18 mètres, çà n’existe pas !

                              D’ailleurs vous le voyez bien, le "centre droit" s’est rassemblé dans cette cabine téléphonique appelé"nouveau centre" ou il y a encore assez de place pour quelques sénateurs attirés par les lucioles de la pétaudière élyséenne !! ( les sénatoriales sont en ligne de mire !!) .Quelques élus , cela ne fait pas une..majorité. Mais pas de militants cela ne fait pas un parti non plus !

                              Le MoDem n’a rien à voir avec ce centre -là qui perpétue la vieille alliance quasi systématique à droite depuis des décennies ! Ce refus est le moteur de la démarche de Bayrou et c’est aussi une des motivations de ceux qui l’ont rejoint !

                              Vous avez raison, me semble-t-il , quand vous dites qu’il lui faut un parti puissant (à Bayrou) : il est à construire,et maintenant que les municipales sont passées, les troupes qui s’étaient manifestées cet été et cet automne vont pouvoir se mettre au travail.

                              D’autant plus que ces élections ont apporté quelques dizaines d’édiles locaux et des milliers de conseillers municipaux....c’est un bon début !

                               

                               

                               

                               


                              • vivelecentre 21 avril 2008 22:31

                                Un autre mystère (pour moi), je ne comprends pas pourquoi Bayrou s’obstine t’il à être encore et pour la troisieme fois candidat en 2012 ?

                                Il se grandirait a viser autre chose et promouvoir l’émergence d’autre personnalité pour 2012 ou 2017 .

                                En effet , le renouvellement est en cours dans les partis politiques , grands et petits les quadras actuels ne tairont pas leurs ambitions.

                                En 2012,

                                -Soit le bilan ou la campagne de Sarkozy lui permettra une réélection

                                -Soit des quadras actuels réussiront a s’imposer

                                -Soit le mandat de Sarkozy se terminera en naufrage et les Français se retourneront vers des personnalités d’expériences , de véritables "recours" pour la France

                                D’ anciens premiers ministres, citons par exemple Fabius ou Staruss Kahn à gauche ou Juppé à droite

                                François Bayrou tout sympathique héraut de la "résistance" à" l’umps," éternel contestataire en première ligne se sera usé sans avoir accepté d’expérience probante aux affaires

                                Quelle credibilité aurait il pour la fonction compte tenu de sa modeste expérience et ses échecs electoraux ou dans la gestion de feu (? ?) l’udf et du centre implosé sur l’hotel de ses ambitions ratés ?

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