Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Jacques Marseille, libéral… et révolutionnaire ?

Jacques Marseille, libéral… et révolutionnaire ?

Il vient de disparaître à soixante-quatre ans. Connu pour ses positions tranchées, Jacques Marseille était à la fois observateur et force de proposition. Radical, il n’hésitait pas à révolutionner les perspectives économiques et sociales. Pour preuve, l’allocation universelle à 750 euros par mois pour tout le monde inconditionnellement.

Marseille à Paris. Ce n’est pas midi à quatorze heures pourtant.
Ni un match de foot OM-PSG.
 
C’est juste que l’historien de l’économie était parisien... L’un des promoteurs qui a le mieux argumenté l’allocation universelle pour tous les Français. « Une voie libérale vers le communisme, en somme ! » reconnaissait-il.
 
Libéral
 
Il avait de zélés adversaires. Peut-être étaient-ce ses anciens camarades du parti communiste ? On lui contestait son militantisme anti-syndicats, son intransigeance face aux abus de l’État, son souhait d’un monde qui encouragerait un peu plus l’initiative privée.
 
Les plus médisants pointaient même sur sa supposée avarice que rien de tangent n’a pu confirmer. Sur ses émoluments de professeur d’histoire économique et sociale à la Sorbonne (la chaire de Marc Bloch) dont les cent vingt-huit heures annuelles de cours (penser quand même aux heures pour les préparer) lui donnaient quelques créneaux horaires pour rédiger des bouquins, et aller dans les médias, des chroniques au "Point", à "L’Expansion", aux "Échos", des prestations sur Europe 1 et sur France 5 ("C dans l’air") entre autres, des activités qui pouvaient apporter un peu de beurre à ses épinards et une visibilité accrue de ses réflexions.
 
Inféodé au pouvoir ?
 
Bon, c’est vrai que Jacques Marseille n’avait jamais caché ses idées, qu’il professait moins d’État et mieux d’État. Mais de là à dire qu’il était inféodé au pouvoir en place, c’est se tromper sur ce qu’on pourrait appeler des intellectuels qui réfléchissent à voix haute. Leur ego est bien trop grand pour se résoudre à avaler sans raison des couleuvres de la pensée. Leurs réflexions les placent dans le rôle (enviable) de l’observateur, pas de l’acteur. Jacques Marseille avait ainsi condamné le simpliste slogan de campagne de Nicolas Sarkozy « Travailler plus pour gagner plus » qu’il assimilait à « un slogan datant manifestement du siècle dernier » et préférait le slogan : « vivre mieux » (quel que soit le travailler : plus, moins, autant) assez similaire à celui des défenseurs de la décroissance.
 
Dysfonctionnements
 
Jacques Marseille était surtout connu pour avoir pointé du doigt le fameux "Mal français" d’Alain Peyrefitte comme d’autres, comme Nicolas Bavarez ou Éric Le Boucher.
 
Pour Jacques Marseille, l’élection de 2007 était l’un des huit rendez-vous cruciaux de l’histoire de France : « après le choix de l’État contre les féodalités, celui de la tolérance religieuse contre le fanatisme, de l’ordre contre les privilèges, des institutions stables contre le désordre (Napoléon), le choix du marché contre le paupérisme (Napoléon III), celui de la résistance contre l’accommodement (De Gaulle), du grand large contre la nostalgie coloniale (encore De Gaulle), et le choix du courage contre l’égoïsme ». Là, on pourrait dire qu’il avait un peu exagéré.
 
L’un de ses derniers bouquins, paru avant l’élection présidentielle, précisait clairement son contenu avec son titre : "Les 100 chiffres pour ne pas voter nul en 2007".
 
L’objectif était de faire un état des lieux de la situation économique et sociale du pays qui pouvait un peu étonner. Certes, il y a eu des évolutions depuis trois ans, mais Jacques Marseille donnait quelques critères intéressants.
 
Par exemple, au lieu de parler du nombre de demandeurs d’emploi par nombre d’actifs, il vaudrait mieux calculer le rapport du nombre de demandeurs d’emploi sur le nombre des actifs tributaires de la conjoncture, à savoir les travailleurs du privé, en éliminant les sept millions de fonctionnaires ou assimilés (dont il était en tant qu’universitaire) qui, eux, n’ont pas à craindre de perdre leur emploi (même s’il peut y avoir d’autres problèmes). Et par conséquent, ce taux monterait non pas à 10% mais à plus de 20% ! Ceux qui, soumis au secteur marchand, recherchent un travail. Les 20% datent de 2007, nul doute que la crise aura fait exploser ce taux.
 
Jacques Marseille pestait aussi contre la fierté de d’affirmer que la France a une productivité horaire élevée : c’est vrai, mais par rapport aux autres pays, il y a beaucoup moins de gens qui travaillent en France, notamment entre 55-64 ans, seulement un tiers au lieu de la moitié ou des deux tiers dans d’autres pays européens.
 
Promoteur de l’allocation universelle
 
Jacques Marseille était cependant partisan d’une mesure radicale et révolutionnaire : l’allocation universelle. Verser 750 euros par mois à tous les Français âgés de plus de 18 ans et la moitié de la naissance à 18 ans. Les allocations familiales, c’est nettement moins que 375 euros : 120 euros par enfant par mois au-delà du deuxième enfant. Les bourses pour lycéens ou étudiants, c’est 400 euros, soit nettement moins que les 750 euros par mois. Cette prestation coûterait 510 milliards d’euros. Elle permettrait pour un couple de smicards de recevoir chaque mois pas 2000 euros nets mais 3500 euros net par mois.
 
Elle serait financée par la suppression de toutes les prestations sociales, y compris le système des retraites par répartition qui aurait, en 2050, 10 cotisants pour 8 retraités (en 1980, 4 cotisants pour 1 retraité et en 1945, 15 cotisants pour 1 retraité). Ce système se transformerait alors en système par capitalisation PLUS cette allocation universelle qui avantagerait les moins aisés et encouragerait à travailler (malgré le droit à ce revenu inconditionnel).
 
Seules, les prestations d’assurance maladie resteraient maintenues (de l’ordre de 160 milliards d’euros), ce qui augmenterait globalement de seulement 16% les dépenses de protection sociale, hausse qui pourrait être compensée par les économies réalisées par l’État dans la suppression de tous les dispositifs sociaux.
 
Bref, l’instauration d’une telle allocation ne coûterait pas plus cher. Sa démonstration développée dans un de ses livres paraît être assez convaincante.
 
Il est sûr que cette idée devrait être remise à jour, notamment pour la rendre compatible avec le financement de la dépendance (prochain dossier après les retraites) et sécuriser une retraite par capitalisation des risques que la crise financière a fait apparaître au grand jour.
 
Contre les idées simplistes
 
Jacques Marseille était contre les solutions simplistes consistant à prendre aux riches l’argent et le redistribuer aux pauvres.
 
Avec une petite démonstration mathématique assez facile à saisir : les 40 patrons du CAC 40 gagnent à eux seuls 200 millions d’euros par an (enfin, en 2007, sûrement plus aujourd’hui… Henri Proglio ferait "pâle figure" dans ce petit cercle). Si l’on voulait les redistribuer aux plus pauvres (en 2007, près de 4 millions de personnes sont en dessous du seuil de pauvreté), alors chaque "pauvre" n’aurait annuellement que… cinquante euros supplémentaires. Pas de quoi résoudre les choses. Alors que l’allocation universelle, elle, est un dispositif innovant qui accroîtrait notablement les plus bas revenus.
 
Dernier combat
 
Enfin, jusqu’à ce jeudi 4 mars 2010 matin, Jacques Marseille était également contre le cancer, pas seulement ce « cancer qui ronge le pseudo-modèle social français » (incohérences des interactions entre l’État et le secteur marchand) mais également le vrai, celui qui mine et abat même les hommes de soixante-quatre ans au sommet de leur art.
 
 
 
Sylvain Rakotoarison (5 mars 2010)
 
 
Pour aller plus loin :
 
 
 
 
 
 
 
 

Documents joints à cet article

Jacques Marseille, libéral… et révolutionnaire ?

Moyenne des avis sur cet article :  3.03/5   (61 votes)




Réagissez à l'article

118 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 5 mars 2010 10:03

    Jacques Marseille était bien conscient du fait que l’instauration de l’Allocation Universelle, en tant que mesure d’urgence immédiate de solidarité et de justice sociales, ne pouvait être qu’une étape transitoire puisqu’elle ne pouvait être financée, en l’état, que par des prélèvements fiscaux et parafiscaux sur l’économie.

    En conséquence, l’Allocation Universelle devrait, à terme, être remplacée par le Dividende Universel dont le financement serait autonome car résultant d’un puissant effort d’épargne investie dans l’économie de marché et gérée solidairement par la collectivité des citoyens.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 mars 2010 16:03
      @ JPL : 

      Une bonne idée bien mal ficelée... On ne reglera pas cette question ici, n’est-ce pas ?


      http://nouvellesociete.wordpress.com/2005/02/07/t11-le-revenu-garanti/


      Pierre JC Allard

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 5 mars 2010 17:43

      Pierre JC Allard (xxx.xxx.xxx.25) 5 mars 16:03 


      « Une bonne idée bien mal ficelée... »

      Pouvez-vous développer vos arguments ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 6 mars 2010 13:00

      Le lien est là pour ça. Je refére à un texte où je présente la notion de revenu/travail garanti comme la clef de voute d’une reforme du travail. Les autres textes de cette section de mon site la mette en contexte. Difficile de développer davantage mes arguments que dans ces 42 textes qui sont l’équivalent d’un petit bouquin et sur lesquels je serais heureux d’avoir vos commentaires. 


      Mon jugement sur l’allocation mensuelle que proposait Marseille est bien lapidaire.... parce qu’il traduit exactement ma pensée : Il m’apparait bien réducteur de présenter le revenu garanti comme simplement une forme d’assistanat type « crédit social » remplaçant les autres formes d’assistanat. Réducteur au point d’en être nuisible. Je dirais ... une bonne idée mal ficelée.
      PJCA

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 6 mars 2010 15:51

      Pierre JC Allard (xxx.xxx.xxx.24) 6 mars 13:00 

      « Le lien est là pour ça ».
      J’ai lu le texte en question.

      "Je refére à un texte où je présente la notion de revenu/travail garanti comme la clef de voute d’une reforme du travail« .
      Vous en restez au niveau du principe.

       »Les autres textes de cette section de mon site la mette en contexte. Difficile de développer davantage mes arguments que dans ces 42 textes qui sont l’équivalent d’un petit bouquin et sur lesquels je serais heureux d’avoir vos commentaires« .
      Parmi ces 42 textes, quel est celui traitant des modalités de financement de »votre" Revenu Garanti ? Car, sans financement, l’idée ne peut que rester en l’état.

      "Mon jugement sur l’allocation mensuelle que proposait Marseille est bien lapidaire.... parce qu’il traduit exactement ma pensée : Il m’apparait bien réducteur de présenter le revenu garanti comme simplement une forme d’assistanat type « crédit social » remplaçant les autres formes d’assistanat. Réducteur au point d’en être nuisible. Je dirais ... une bonne idée mal ficelée« .

      Pour le financement de »son« Allocation Universelle, Jacques Marseille entendait regrouper tous les financements déjà existants pour le paiement des actuelles »prestations sociales« , au sens le plus large, dont la source provenait de prélèvements fiscaux et parafiscaux sur l’économie.

      D’où, à terme, la nécessité de remplacer l’Allocation Universelle par le Dividende Universel fruit d’un effort d’épargne soutenu pour constituer des capitaux autonomes, indépendants de tous prélèvements fiscaux ou parafiscaux sur l’économie, gérés solidairement par une représentation démocratiquement élue ( »politiques exclus) de la collectivité nationale qui investirait ces capitaux dans l’économie de marché afin d’en générer ledit Dividende Universel.


    • LE CHAT LE CHAT 5 mars 2010 10:39

      yves Calvi a eu un petit mot pour lui hier soir , il va nous manquer dans C dans l’air , tant il etait caricaturalement représentatif de la pensée ultralibérale !


      • Fergus Fergus 5 mars 2010 10:56

        La mort prématurée d’un homme est toujours un drame pour ses proches et suscite chez les autres une compassion très naturelle. Celle d’un économiste comme Jacques Marseille, converti aux pires excès du libéralisme, ne tirera en revanche ni larmes ni regrets dans les classes populaires victimes de ces excès. Jacques Marseille avait certes quelque peu infléchi ses certitudes libérales depuis 2008, mais il laissera l’image d’un homme ayant trahi ses convictions d’origine !


        • Gabriel Gabriel 5 mars 2010 10:57

          Je doute que ce genre d’expert capable de dire demain pourquoi ce qu’il a dit hier n’est pas arrivé aujourd’hui nous manque. J’espère pour lui que l’endroit où il est maintenant est plus social et altruisme que les idées qu’il défendait.


          • le naif le naif 5 mars 2010 11:04

            J’ai toujours adoré les libéraux fonctionnaires, jamais compris qu’on puisse laisser enseigner des gens qui vouent une telle haine à l’état dans nos universités.


            • Augustule pipo 5 mars 2010 17:25

              @ le naif

              "jamais compris qu’on puisse laisser enseigner des gens qui vouent une telle haine à l’état dans nos universités"

              Tu trouveras précisément la réponse dans le livre La Stratégie du Choc de Naomi Klein.
              Le film vient de sortir également.


            • ASINUS 5 mars 2010 11:19

              professeur émerite payé 7500 e par mois pour 8 heure de cours
              et donnant la leçons au « petit fonctionnaire » ou autre je l ai vus tancer une mere de famille emargeant a 1750 e a la poste et la traitant de nantie ,
               la mort de l homme ne concerne que son cercle proche ,
              la mort de l economistre liberal me fais lui souhaiter « un monde meilleur déregulé »


              • ASINUS 5 mars 2010 13:02

                le choquant n etait pasle montant de son salaire cher pascal vincent mais sa provenance eu egard au discour qu il professait
                 pour etre un insignifiant ouvrier a 1800e je sais encore ce qu est « la rigueur morale » 


              • drlapiano 5 mars 2010 11:21

                « Représentant caricatural de la pensée ultralibérale »« ... LE CHAT, lui, sait combien c’est mal !
                 »Un pourri de moins« ... »foufouille" s’élève de plus en plus !

                Ce sont les représentants (il payent là pour tous les autres) caricaturaux de la purulence utra-facho (je vais te contraindre à faire ce que tu n’as pas envie de faire, mais que je veux que tu fasse) , néo-pétainiste ( ce capitalisme mondialisé qui ruine nos petites industries, notre agriculture familiale et qui détruit la terre que nous ont léguée nos ancêtres) qui dégouline en permanence sur Agoravox.

                A la longue, c’est vraiment a vomir ... et à force de se congratuler les uns les autres dans leur petits marigot ça ruine tout échange, tout partage ...

                Mais de l’échange et du partage ils n’en veulent pas ... puisque c’est l’essence même du capitalisme honni !


                • foufouille foufouille 5 mars 2010 11:53

                  quel partage ?
                  vendre les autoroute paye par les francais a tes potes ?


                • Ronald Thatcher xavier Orvaf 5 mars 2010 11:22

                  Comme dans un corps malade (l’ultralibéralisme), les cellules les plus faibles (d’esprit) meurrent.
                  A qui le tour !


                  • drlapiano 5 mars 2010 11:27

                    Oui, le temps d’écrire ma réaction, la liste s’est alongée de
                    ASINUS (le bien nommé) ; le naif (tout en nuance), tominarus45, FERGUS... enfin finalement tous rejoignent la cohorte des ultra-facho, néo-pétainistes pleins de bonne conscience et bardé de leur certitude inébranlables d’amis du peuple.

                    Quand je disais que ça dégoulinait !


                    • le naif le naif 5 mars 2010 11:42

                      @ drlapiano

                      Bonjour,

                      Hier, je me suis fais traiter de négationniste, aujourd’hui par vos soins d’ultra-facho, néo-pétainistes... Je ne désespère pas de me faire traiter de nazi avant la fin de la soirée......

                      Le moins que l’on puisse dire, c’est que vous au moins ne faites pas dans la nuance.

                      Salutations


                    • ASINUS 5 mars 2010 13:11

                      C e que je conteste a votre
                      Economiste n est pas d avoir tenu un discour liberal mais D OU ? il le tenait qu un createur d entreprise « il en reste » un capitaine d industrie « s il en reste » un professant liberal me tienne
                      ce discour je ne lui contesterais pas la legitimité a le tenir mais ce fonctionnaire des hautes spheres accapareur typique de l ascenseur social pour lui et les siens « j entend ses pareils »
                       je persiste à dire qu il professait ce type d idées en toute illegitimité morale ce qu aucun des chiens couchant de la presse n a jamais oser lui objecter.
                      Asinus : ne varietur


                    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 5 mars 2010 11:46

                      Condamner des millions de gens au chômage et à la pauvreté, mais avec un air compatissant, voilà toute la dignité de la bonne conscience anti-libérale.

                      Marseille était une des très rares voix à sortir des sentiers battus de la pensée unique, et a proposer de vrais solutions généreuses.


                      • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 5 mars 2010 16:01

                        En quoi dénoncer le fonctionnement opaque des syndicats qui ne défendent pas les intérêts des travailleurs, mais leur seul propre intérêt, en quoi, donc, est-ce un manque de générosité ?

                        En quoi proposer une allocation universelle, est-ce un manque de générosité ?

                        En quoi proposer des solutions pour vaincre le chômage, est-ce un manque de générosité ?


                      • morice morice 5 mars 2010 11:51

                        même topo que sur l’autre papier qui lui est consacré : ce gars a fait un mal terrible à la société en ventant les mérites d« un capitalisme forcené.


                         »Jacques Marseille était contre les solutions simplistes consistant à prendre aux riches l’argent et le redistribuer aux pauvres.
                         "
                        il ne s’est jamais posé la question de pourquoi et de quel droit certains, plus riches, imposaient leurs vues aux plus pauvres : c’était bien un libéral, dans le sens on a le droit d’exploiter d’autres. Ce n’est pas un DROIT.

                        • morice morice 5 mars 2010 11:52

                          «   »Les 100 chiffres pour ne pas voter nul en 2007" ?


                          les gens ont voté nul.

                          • morice morice 5 mars 2010 11:54

                            « au sommet de leur art »


                            exploiter les autres, un domaine artistique ? Et puis encore quoi Sylvain ? Le neo-conisme ne vous suffit plus ???

                            • jps jps 5 mars 2010 12:07

                              le 5 février 2008 dans l’émission « Cdansl’air » jacques Marseille avait menti de manière éhontée. Il affirmait que l’inflation était de 14 % en 1982. Pour un économiste .... normal, il écrivait au Figaro. La réalité est la suivante : L’inflation en France

                              1979 11.0 %

                              1980 13.5 %

                              1981 13.4 %

                              1982 11.8 %

                              1983 9.6 %

                              (source le monde, Bilan le monde 2000)


                              • Marc Bruxman 5 mars 2010 12:09

                                +1

                                Un minimum de respect après un décés ne fait pas de mal. On est pas obligé de dire que le monsieur était un saint homme mais au pire, et bien on se tait.

                                Sinon effectivement on en dit long sur soi même...


                              • foufouille foufouille 5 mars 2010 12:20

                                reaction de cureton
                                un liberal aucun respect ni honneur

                                relit tes post bruxman
                                quand c’est les pauvres y s’ont qu’a se demerder


                              • goldorak 5 mars 2010 12:38

                                reaction de cureton
                                un liberal aucun respect ni honneur

                                Réaction habituelle et pavlovienne d’un minable étouffé par la jalousie sociale et la haine de tout ce qui gagne plus que ses 500 € d’allocations mensuelles... Pauvre type !
                                Un seul Jacques Marseille valait plus que 10 000 Foufouille. RIP


                              • foufouille foufouille 5 mars 2010 13:12

                                @ goldo
                                pas 500 mais plus.........
                                pour toi 5k ?

                                quand on est on est mort
                                faut rien dire sur staline ou hitler ?


                              • foufouille foufouille 5 mars 2010 13:26

                                « Un seul Jacques Marseille valait plus que 10 000 Foufouille. RIP »

                                typique de la race superieure


                              • foufouille foufouille 5 mars 2010 13:43

                                pourquoi le lendemain ?
                                liberte ?


                              • ASINUS 5 mars 2010 13:44

                                a pascal vincent pour le respect referez vous a mes premiers posts sur le sujet
                                pour le reste vous m excuserez de ne pas encenser un aparatchik universitaire
                                abondant dans le sens de la terreur economique imposée à comme vous le faites si bien remarquer le« vulgum pecum » que nous sommes nous ici en bas ,demandant certes pas les memes émoluments que vos augustes personnes
                                 mais plus justement le droit d etre compter a la meme aune.
                                Asinus:ne varietur


                              • ASINUS 5 mars 2010 13:56

                                @bruxman
                                sans aller dans certaines comparaisons déplacées , rien n interdit de faire un commentaire sur l economiste , si je convient que la mort de l homme ne concerne ses proches , vous me permettrez de me sentir concernés par la mort d un professeur d economie payé par l etat et mes impots prechants le moin d etat et le moin d impots restreignant dans son esprit la part devolue au " poids , freins , et handicap que comme ouvrier je representais pour une economie liberale idéale s autoregulant en m’eliminant
                                ou me rendant encore plus esclave.


                              • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 6 mars 2010 02:29

                                « Je rappelle à tous que cet homme vient de mourir »

                                Ca ne nous avait pas échappé, rassurez-vous. Nous le mettrons donc en terre avec son très cher néolibéralisme. Sous nos applaudissements, et ceux du peuple Grec.


                              • Collongues 7 mars 2010 11:09

                                Arrêtez un peu ce pathos !!! Lui ne crachait pas sur les pauvres et les exclus, seuls responsables de leur sort, d’après ses opinions ultra-libérales ?...
                                Fonctionnaire lui-même, et ne perdant pas une occasion de prôner l’entreprise privée, l’initiative individuelle, et tout le toutim, l’avons-nous vu abandonner sa sinécure pour devenir un « entrepreneur » ???
                                Je ne le pleurerai pas.


                              • rocla (haddock) rocla (haddock) 5 mars 2010 12:09

                                Souvenez vous que dans toutes les cultures, toutes les religions, que l’on soit athé ou non, on n’insulte pas un homme les jours qui suivent sa mort. C’est une base de la vie en société, et c’estv une preuve sinon de respect, sinon de d’honneur.

                                Sauf pour Morice ......


                                • hunter hunter 5 mars 2010 12:12

                                  @ Pascal M Vincent

                                  Par curiosité, pourriez-vous expliquer ce qu’est ce CCTP que vous dirigez, je n’ai rien trouvé lors de mes recherches.

                                  Merci

                                  H /


                                  • FYI FYI 5 mars 2010 12:31

                                    « Jacques était un excellent prof, que j’appreciais beaucoup, très ouvert et courageux.
                                    Il manque déjà. »
                                    Et j’imagine que M. Calvi est un excellent journaliste smiley


                                  • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 6 mars 2010 02:46

                                    @ Hunter

                                    Le CCTP c’est la Commission de Contrôle du Travailler Plus. Un cellule de l’Elysée chargée d’inciter les salariés à travailler plus pour pas un rond. Ils agissent de concert avec la CCGP, Commission de Contrôle du Gagner Plus, qui doit s’assurer que le MEDEF et les banquiers gagnent plus, avec l’argent volé sur notre dos.

                                    Les deux cellules sont placées sous l’autorité de la CCBF, Commission de Contrôle du Bouclier Fiscal, chargée de répartir le butin entre les complices du Fouquet’s.

                                     smiley


                                  • FYI FYI 5 mars 2010 12:25

                                    Il serait intéressant que des « pauvres » au sens de l’auteur puissent le rencontrer. L’auteur n’a aucune légitimité de parler en leur nom, c’est indécent ...

                                    Pourquoi ne pas demander à un Marquis nous faire un rapport sur la pauvreté en France !!! c’est de la désinformation.


                                    • hunter hunter 5 mars 2010 12:26

                                      Et vous vous faîtes une crise de parano ?

                                      Je ne vois pas ce qu’il y a de mal à demander poliment à quelqu’un de définir ce qu’il dirige !
                                      Quand je ne sais pas , je cherche à m’informer, à comprendre, et surtout...je déteste les acronymes !

                                      Ok, alors visiblement, ce que vous faîtes ne doit pas être passionnant vue votre réaction de pitbul pas nourri depuis 8 jours !

                                      Certes ça n’a pas de rapports avec l’article, mais c’était juste une question !

                                      Allez forget it ! Après tout rien à foutre de votre titre ronflant et de votre acronyme à la mort moi l’noeud !

                                      Get lost

                                      H /

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès