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Accueil du site > Actualités > Politique > « Jamais sans mon département » : le ridicule ne tue pas

« Jamais sans mon département » : le ridicule ne tue pas

Le gouvernement planifie, depuis 2005, la suppression du numéro de département sur les plaques d’immatriculation. Tout le monde est au courant, et cette modification anecdotique était censée se dérouler sans anicroche. C’était sans compter sur l’esprit de clocher revanchard d’irréductibles députés.

Le collectif « Jamais sans mon département » n’en démord pas : non, non et renon, il ne veut pas que les numéros de département disparaissent des plaques d’immatriculation de nos chères automobiles. Ce jeudi, il a même présenté à l’Assemblée un nouveau modèle de plaque, qui inclut, comme avant, le numéro du département, bien en évidence à droite.

Alors, pourquoi ? Qu’est-ce qui dans ce projet, selon ces lumineux parlementaires, justifie une telle montée au créneau ? C’est une partie de notre histoire qui disparaît, disent les uns ; nous perdons un système que nous avons hérité de la Révolution. C’est une partie de notre identité, disent les autres : notre département, c’est un peu nous. Mais en fait, rien de vraiment concret, rien de clair, sinon une vague idée de « c’était mieux avant ». Car finalement, qui se soucie vraiment de son numéro de département ? Les seuls souvenirs qu’en ont la plupart des Français, ce sont des heures douloureuses à tenter d’apprendre leur nom, leur situation géographique, leur chef-lieu et leur numéro (qui, soit dit en passant, a toujours été attribué par ordre alphabétique, qui constitue la négation identitaire par excellence). Et c’est cette indication impersonnelle, ce numéro, en fait ce code, que ces députés et sénateurs voudraient à tout prix conserver sur le morceau de métal que l’on fixe sur sa voiture.

Un sondage de l’Ifop que le collectif, un brin naïf, publie sur son site même, indique que « 71 % des Français se déclarent opposés au projet du gouvernement de supprimer les plaques d’immatriculation par département au profit d’une plaque unique à vie ». Parmi les raisons invoquées, on peut notamment citer celles-ci :

- 38 % jugent la mention du département « utile pour identifier et reconnaître les autres et organiser des jeux avec les enfants » ;

- 33 % semblent attachés au numéro « pour le symbole ».

Si la deuxième catégorie paraît simplement « bêtement » réactionnaire, la première est absolument ahurissante de volonté ségrégationniste. Non, Monsieur, mes enfants ne joueront pas avec des enfants d’un autre département, moi-même je suis du 72 et il n’est pas question que j’adresse la parole à un 53. De deux choses l’une, soit les gens ne se rendent pas compte de ce qu’ils racontent aux sondeurs, soit, s’ils le pensent vraiment, la disparition des plaques sera une bénédiction pour tout le monde.

Je précise, enfin, que la mesure prévoit que le numéro de département pourra être conservé sur les plaques, en plus petit et assorti du logo régional, sur la base du volontariat. Libre à chacun ensuite de conserver ou pas son petit symbole identitaire. Ce contre quoi s’élève le collectif, c’est donc bien la création d’une liberté, si dérisoire soit-elle, qu’actuellement nous n’avons pas : voyager sur les routes de France sans que tout le monde puisse voir d’où l’on vient. Je ne parle pas au passage des discriminations stupides dont sont victimes les immatriculés parisiens à Marseille ou vice versa, les honnêtes gens du 93 qui vont passer leur week-end à la campagne, et de tous les comportements identitaires stupides que la France peut compter, naturellement démultipliés par la conduite d’une voiture.

Bref, le combat contre la disparition du numéro de département semble être une résistance face à pas grand-chose qui repose sur une idéologie vide avec des relents réacs un brin ridicules.

En revanche, il n’est pas difficile de trouver d’autres raisons pour être contre. Celle-là sont beaucoup moins avouables.

1) Tout d’abord, le numéro d’immatriculation est la partie la plus visible du département, et la seule qui apparaisse dans la vie de tous les jours. Qui aujourd’hui est au courant du nom du président de son Conseil général ? Qui connaît ses compétences, et qui est capable, sans se renseigner, de démêler l’imbroglio des actions régionales et départementales ? Peu de monde. Le département, on ne semble finalement se rendre compte qu’il existe que quand son numéro disparaît de la voiture. Etrange. De ce fait, la suppression du numéro des plaques apparaît, à tort ou à raison (sûrement à raison) comme la première étape du processus de disparition de l’échelon administratif départemental. Alors, il n’est pas question ici de faire un point sur les avantages et inconvénients de la mesure, mais ce qui est certain c’est qu’elle entraînera une diminution mathématique du nombre d’élus. Et donc, ces élus ne sont pas contents.

2) Une majorité de Français, disent les sondages, est contre la disparition des plaques. Peu importe que, même parmi ceux qui ont répondu qu’ils étaient contre, il y en ait beaucoup qui s’en fichent peu ou prou. Peu importe aussi que leur opinion repose sur de très mauvaises raisons. Le fait est qu’ils sont contre, un point c’est tout. Alors, c’est bon de pouvoir prendre à bras-le-corps un problème aussi épineux et primordial pour se faire bien voir. Dans un monde où le pouvoir économique dirige tout, où le seul moyen pour un député de faire changer les choses est de faire une grève de la faim, il est presque jouissif de pouvoir enfin s’attaquer à un problème à la mesure de son pouvoir : ridicule. Pas de moyen de peser sur la répression en Chine, sur la guerre en Ossétie ou la famine en Afrique ? Ce n’est pas grave, nous pouvons aussi agir à notre échelle et au moins empêcher que le numéro de département disparaisse des plaques d’immatriculation. Après tout, cette mesure a été lancée pour des raisons économiques, donc mauvaises, les gens sont donc contre et si ça se trouve, là au moins, on peut peser dans la balance et devenir populaire : profitons-en.

Je me demande comment j’arriverai à vivre demain, sans mon beau « 59 » inscrit en lettres de feu sur ma vieille guimbarde. Et si les odieux m’empêchaient même de mettre mon petit beffroi sur ma plaque d’immatriculation ? Je me vois déjà en train de crier en Ch’ti sur les aires d’autoroute pour tenter de trouver des amis.

Heureusement, le ridicule ne tue pas. Certains parlementaires nous le prouvent tous les jours.


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97 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 11 août 2008 12:16

    @ La Courgette

    "Je me demande comment j’arriverai à vivre demain, sans mon beau « 59 » inscrit en lettres de feu sur ma vieille guimbarde."

    Et moi, je n’en dors pas de devenir un anonyme sur les routes ...
    Rendez-moi mon "62" ! Non, mais !...
    Sinon, j’achéterai l’autocollant : "Bienvenue chez les Ch’tis" ! smiley
    Mais le succès vat-t-il durer ?
    Dany Boon, fais quelque chose !


    • Rage Rage 11 août 2008 12:34

      Le plus fort à tout cela étant :

      Ceux-là même qui joue leur "numéro sur la plaque" sont les premiers à vous dire qu’il faut voir au niveau Européen, vivre avec les autres etc...

      Quel autre objectif que celui de "paroisse" que défendre bec et ongle ce numéro de département qui risque de faire plus chier à l’usage qu’autre chose (rouler avec une bagnole "13" racheté d’occasion quand on est dans le 59... super utile) ?


    • Vieux Sachem 12 août 2008 10:27

      à ANTITALL
      S"il fallait élire un Président parmi les vieillards, il y en a de plus sympathique et de plus convivial que votre Breton usé par les propos infâmants:pourquoi pas Charles Aznavour ?


    • décurion 11 août 2008 12:25

      @ l’ auteur,
      vous écrivez :
      "  38% jugent la mention du département «  utile pour identifier et reconnaître les autres et organiser des jeux avec les enfants  »  ;
      Si la deuxième catégorie paraît simplement «  bêtement  » réactionnaire, la première est absolument ahurissante de volonté ségrégationniste. Non Monsieur, mes enfants ne joueront pas avec des enfants d’un autre département, moi-même je suis du 72 et il n’est pas question que j’adresse la parole à un 53. De deux choses l’une, soit les gens ne se rendent pas compte de ce qu’ils racontent aux sondeurs, soit, s’ils le pensent vraiment, la disparition des plaques sera une bénédiction pour tout le monde."
      Je vous informe d’une troisième possibilité, qui est que vous vous emballez, comme un canasson, sans prendre le temps de comprendre ce que vous lisez.
      Il est évident, que les jeux dont il est question, se déroulent entre passagers d’un même véhicule, pendant les trajets, et ont pour objet de "tuer le temps".
      Pour y voir de la ségrégation, il faut vraiment le vouloir.


      • Valou 11 août 2008 13:48

        Je suis heureux de ne pas être le seul à avoir remarqué cela, l’auteur n’a sans-doute jamais compté les voitures originaires du même département que lui étant jeune...


      • Fergus fergus 11 août 2008 17:30

        Je confirme que le jeu des plaques est très pratiqué dans les familles nombreuses et que, comme l’a indiqué Décurion, il se pratique entre passagers d’une même voiture. Il n’a donc rien de critiquable.


      • Fergus fergus 11 août 2008 17:38

        Au risque d’être pris pour un beauf par La Courgette, je reconnais m’être parfois adressé à des gens rencontrés en des lieux isolés de montagne en me servant de leur appartenance à un département révélé par le numéro de plaque pour entrer plus facilement en contact. C’était également vrai avec les plaques italiennes (identification de la province) avant qu’elles ne changent, comme ça l’est toujours avec les plaques allemandes (identification du Kreis) ou suisses (identification du canton).

        Cela dit, je ne me battrai pas pour conserver le numéro de département tant cette question est de peu d’intérêt. Il n’en est pas moins vrai que c’est avant tout cette partie du numéro que l’on retient en premier lieu et que ce renseignement peut se révéler très utile en cas de crime ou de délit grave.


      • décurion 12 août 2008 00:27

        Je ne suis pas Mathusalem, mais j’ai quand même un peu vécu, et s’il est un fait, fondé, avéré et vérifiable, c’est que les hommes politiques ne font rien pour rien.
        Qu’ils soient réputés inféodés, ou indépendants, ils ont une feuille de routes dont l’itinéraire ne sera peut être pas visible avant que nos arrières petits enfants, aient des cheveux blancs.
        Dans un premier temps, changer de N°, c’est aussi changer la carte grise.
        Personnellement, j’en ais ras le cul des lois, décrets, arrêtés, règlements, casse couilles & bonbons qui m’ordonnent de dépenser plus en gagnant pareil.
        Ce que je sais, c’est qu’on ne fera pas 1 € d’économie en supprimant les départements (si c’est le but visé), et tout au contraire, par un tour de passe passe, comme à l’habitude, il faudra débourser encore.
        Je n’ai rien fait pour naître, blanc, français, masculin, sans handicap, c’est vrai, je l’admet, j’aurais put naître des entrailles d’une Salvadorienne, et être un baron de la drogue, mais je ne suis qu’un citoyen qui s’est bonifié (je l’espère) dans un environnement , qui n’est pas supérieur à la Bretagne, à l’Alsace, mais qui est le mien, et j’y tiens.On peut le supprimer, des plaques, des cartes, mais à la limite, si on me pousse à bout, je dirais, que les lois n’engagent que ceux qui les font, et à la manière d’un ami de la Seyne sur mer, je leurs cague dans l’oeil


      • xa 12 août 2008 10:37

        @fergus

        En complément à votre commentaire.

        Les plaques allemandes comme les plaques françaises, désigne l’Etat d’origine du véhicule. En Allemagne, l’Etat, c’est le Land. Les plaques sont donc naturellement identifiées par "région" puisque chaque région est un Etat dans un Etat fédéral.

        Au niveau allemand, l’abandon du numéro de département s’apparenterait plus à l’abandon de la règle des lettres de début de plaque (qui identifie la commune de résidence du véhicule). On sait, lorsque l’on regarde une plaque allemande, si la voiture vient de Frankfurt (F), Hamburg (HH), Sindeldorf (SDF), ...

        En suisse, idem. Les plaques définissent l’Etat du conducteur. En Suisse, l’Etat, c’est le Canton. La plaque ne change que si l’on change d’Etat, mais l’identifiant fiscal, l’identifiant Lamal (sécu), .... changent aussi. Donc la problématique n’est pas la même. L’identification des plaques suisses, c’est le F, D, GB des plaques européennes.

        Un autre détail sur la suisse : la plaque identifie le conducteur, pas le véhicule. Lorsque vous suivez un suisse, vous savez donc si le conducteur vient du canton de Vaud (Lausanne), du canton de Genève, du canton d’Obwald, .... Lorsque l’on change de conducteur, on doit changer les plaques de la voiture (c’est pour cela que les plaques suisses sont amovibles)


      • LE CHAT LE CHAT 11 août 2008 12:37

        grâce à cette nouvelle mesure , je pourrais mettre mon 62 même si j’habite pour le boulot dans le 13 , c’est pratique non ? smiley

         pour les parlementaires qui sont contre les" réactionnaires "qui veulent le numéros de leur département , pourquoi les circonscriptions ne seraient t’elles également pas réactionnaires et d’un autre âge et ne devrait on pas les supprimer au profit d’une circonscription unique et la proportionelle intégrale. Les députés sensés être élus pour voter des lois valables pour tous les citoyens français et non être les representants de leur petit bout de terroir ! smiley


        • ZEN ZEN 11 août 2008 13:11

          The Cat

           smiley smiley smiley


        • vieuxconCGT vieuxconCGT 11 août 2008 18:25

          A le Chat :
          comment si on enlève le N° de dept pouura -t-on encore s’écrier 
          62... MEFIE-TE ! 

          Seuls les habitants du nord / Pas-de-Calais apprcieront (ou pas la courgette) cette saillie régionale...


        • elric 11 août 2008 12:47

           Qu’il y ai le numéro de département ou non sur les plaques d’immatriculations des voitures,c’est pas ça qui va m’empécher de dormir,en un mot,je m’en tamponne,il y a des choses plus importantes,engagée un débat passionnée sur cela effectivement ça frise le ridicule.Surtout que certains peuvent y voir un avantage à la disparition de la mention du département:lorsque l’on déménage,et qu’on change de département on aura plus besoin de faire changer les plaques ça fera des frais en moins.


          • arthimus427 11 août 2008 12:48

            Dans un monde qui veut uniformiser, tout globaliser, standardiser, il est compréhensible de vouloir rester un monton noir au milieu des moutons gris. Non mais va t’il bientôt falloir cacher que l’on est français pour mieux s’intégrer dans la communauté européenne ?
            Après tout que représente la France pour un citoyen européen moyen. Et vive la plaque européen qui cache que l’on est français.
            Et bientôt le code barre qui cache que l’on utilise des chiffres arabes avec l’alphabet latin.

            Comme cela on sera de nulle part parceque l’on est plus personne !


            • Frédéric Guinot Frédéric Guinot 11 août 2008 12:59

              Très pratique pour les gardes-frontières ces numéros de plaques. Faites vous bien bronzer, et présentez vous à la frontière Suisse de Bardonnex ou de Ferney-Voltaire dans un véhicule immatriculé 69. Vous m’en direz des nouvelles. Refaites l’expérience avec une plaque 01 ou 74, c’est quand même plus cool !

              Plus que jamais, il y a des plaques qui se perdent…

               


              • LE CHAT LE CHAT 11 août 2008 13:12

                C’était comme ça tranquille à la fontière belge avec 59 et 62 , mais tout ce qui était basané , cheveux longs et immat 9-3 avait droit à la totale !


              • K K 11 août 2008 13:13

                Les suisses n’aiment pas 69 ?


              • Marc Bruxman 11 août 2008 14:08

                Ah c’est clair que passer Bardonnex avec une plaque 73 ou 74 c’était une formalité ;) Alors que sinon ils savent être chiants.

                Et c’est pareil pour la douane volante au péage de valencienne. Si vous avez une plaque 93 vous êtes sur qu’ils vont vous les briser en pensant que vous revenez de Maastricht. Avec une plaque plus rurale, dites que vous venez de Bxl et ils ne vous feront pas chier ;)




              • Marc Bruxman 11 août 2008 14:15

                Franchement y’a des trucs plus urgents que ca dans la vie ! Un numéro sur une plaque qu’est ce qu’on s’en fout. Ceux qui veulent leur identité régionale on qu’a foutre un autocollant sur leur caisse. (Téte de maure, drapeau breton ou je ne sais quoi). Ca la loi ne vous l’empéche pas !

                Alors un numéro sur un truc administratif qui a la base ne sert qu’a vous fliquer pour envoyer des PV franchement... Ca ne concerne que les flics.

                Et comme disent certain ca évitera effectivement les discrimination sur le numéro de département, genre la caisse avec marqué 92 qui passe sans problème et celle avec marqué 93 qui se fait systématiquement arrété.


              • Radix Radix 11 août 2008 12:59

                Bonjour

                Je ne vois pas qui cela peut déranger que l’on garde son numéro de département sur sa plaque minéralogique.
                Ce numéro est la dernière chose qui empêche l’anonymat total sur la route.
                Que les députés enfourchent ce cheval de bataille pour de mauvaises raisons je suis d’accord, ils pensent à leurs gamelles.

                Vos arguments pour justifier cette mesure sont plutôt faiblards !

                Radix


                • mikaboom 11 août 2008 13:01

                   Tout d’abord, le numéro d’immatriculation est la partie la plus visible du département, et la seule qui apparaisse dans la vie de tous les jours. Qui aujourd’hui est au courant du nom du président de son Conseil Général  ? 

                  Je peux vous dire qu’en Vendée tout le monde connait le nom du Président du CG.

                  Et je suppose que ce n’est pas le seul exemple.


                  • K K 11 août 2008 13:20

                    C’est le Vicomte Le Jolis ?


                  • cathy30 cathy30 11 août 2008 13:05

                    Comme cela on sera de nulle part parceque l’on est plus personne ! j’aime bien ce que vous dites arthimus

                    Cela nos élus départementaux ont bien compris l’inquiétude des français face à cette mondialisation galopante et ils en usent, c’est vraiment infecte.

                    la décentralisation est un fiasco total, on multiplie les fonctions des élus par trois, je comprends qu’ils ne veulent pas perdrent leurs privilèges, et se servir de la peur des français, c’est vraiment petit.


                    • Internaute Internaute 11 août 2008 13:28

                      Le gouvernement n’a rien plannifié du tout et se contente d’appliquer les directives européennes. Le changement des plaque automobile est inutile. Son seul but est d’éliminer les différences entre les pays européens de façon à créer de force l’homme nouveau. Ce que Lénine n’a pas réusssi avec la terreur, Nos députés vont y arriver avec lenteur. Quand nous n’aurons plus aucun repères familiers et historiques, quand nous porterons les mêmes pantalons chinois que les slovènes ou les espagnols, quand nous paieront avec le même signe monétaire, nous ne serons plus que des employés serviles et des consommateurs modèles. C’est ce que cherchent à faire de nous les députés.

                      La soit-disante fronde des députés est une insulte au peuple. Ce sont ces mêmes députés qui ont voté l’une derrière l’autre les réformes constitutionnelle pour que la France perde sa souveraienté et voté l’une derrière l’autres les traductions en français des directives de Bruxelles.

                      Il faudrait pendre ces députés aux colonnes de l’Asemblée Nationale. Faute de courage pour le faire on peut au moins cesser de voter pour eux.


                      • JL JL 11 août 2008 13:29

                        Cette réforme s’inscrit probablement dans la perspective de la suppression administrative des départements. Pour ma part, je m’interroge : une personne possédant plusieurs voitures disposera-t-elle de plusieurs numéros ? Dans le cas contraire, comment fera-t-on pour savoir qui a commis un excès de vitesse sur l’autoroute si l’on ne sait pas laquelle des voitures appartenant à la même personne (le chef de famille ?) a été flashée ? Et quid des immatriculations des véhicules utilitaires dits "de société" ? Y aura-t-il des dizaines de véhicules portant le même numéro ?

                        Ps. Il n’y a pas que les immatriculations des voitures qui utilisent le n° de département, il y a aussi le n° d’immatriculation SS


                        • Gaétan de nollande 11 août 2008 16:14

                          C’est un numéro à vie par voiture, pas par conducteur.

                          Ensuite la plupart des européens n’ont pas de départements sur leurs plaques, ils s’en foutent royalement.


                        • JL JL 11 août 2008 18:18

                          @ Gaëtan de Nollande : Un numéro par voiture ? Vous êtes sûr. Sauf erreur, j’ai entendu à la radio  : un numéro à vie par conducteur.


                        • JL JL 11 août 2008 18:24

                          Pardon, de mémoire j’ai entendu "un numéro à vie" et j’ai interprété "par conducteur". Cela m’a paru fou. Un numéro par voiture, c’est évidemment beaucopup plus logique.


                        • ZEN ZEN 11 août 2008 19:30

                          @ JL
                          "un numéro à vie par conducteur."
                          Je crois bien que c’est le système belge
                          Qu’on me corrige si je fais erreur
                          L’intérêt, c’est qu’on peut l’amener dans sa tombe ou que l’on peut se faire insinérer avec...-O

                          ps:ce problème me paraît tellement dérisoire (par rapport aux problèmes de l’heure) que j’ai envie d’ en rire


                        • xa 12 août 2008 10:46

                          @JL
                          Vous n’êtes pas fou. Dans l’erreur oui, puisque pour les plaques francaises c’est bien un numéro identifiant le véhicule à vie.

                          Mais le numéro par conducteur existe ... en Suisse. Très pratique, pour les Suisses, qui sont aussi de fervent délateurs. Note : les plaques sont amovibles, donc interchangeables.

                          La plaque identifie le conducteur. En cas d’infraction, on remonte directement au responsable. Les systèmes informatiques sont mêmes conçus pour transférer directement certaines amende à l’Administration Fiscale Cantonale (certaines amendes sont proportionnelles au salaire, et seule l’AFC dispose de ces informations).


                        • Serpico Serpico 11 août 2008 13:32

                          Le gouvernement est logique avec lui-même : on supprime les numéros puis les départements.


                          • samy31500 11 août 2008 13:39

                            "la première est absolument ahurissante de volonté ségrégationniste. Non, Monsieur, mes enfants ne joueront pas avec des enfants d’un autre département, moi-même je suis du 72 et il n’est pas question que j’adresse la parole à un 53"

                            Je crois pas que t’ai vraiment compris des jeux desquels ils parlaient. Tu as pas du aovir une super enfance !


                            • ZEN ZEN 11 août 2008 13:48

                              D’origine vosgienne, tourangeau par mon épouse, ch’timi d’adoption , je revendique la plaque :

                              88/37/62

                              J’ai des droits, non ? smiley


                              • HELIOS HELIOS 11 août 2008 14:49

                                Comme cela a été expliqué dans un article similaire, aucune obligation economique ou administrative et encore moins européenne n’oblige le gouvernement a changer le système de plaques mineralogiques.

                                Une sule obligation toutefois : le nombre de digits limités a 8. Dans ce cadre l’epuisement en region parisienne et proche, mais rien n’empeche une autre solution simple en combinant les caracteres differement.

                                La volonté gouvernementale s’appuie d’abord sur une idée de controle. le gouvernement souhaite que les vehicules aient un numero unique, independant du proprietaire, donc du departement.. ceci ne change rien au niveau de la delinquence, au contraire. Peut être y a-t-il une volonté commerciale d’offrir suimultanement a un "copain" le marché de la fabircation de la plaque physique si la loi supprimait la liberté de son achat.

                                On peut se poser la question également sur la necessité d’une reforme totalement inutile. le gouvernement n’a-t-il pas d’autres chats a fouetter que de s’occuper du format des plaques ? a croire que l’administration est remplie de fonctionnaires qui n’on rien a foutre et qui cherchent a s’occuper... qui je te trouve une reforme, qui je te trouve une taxe !

                                La reforme de l’etat ne passerait-elle pas par une diminution de ce type de travaux, qui pourraient parfaitement etre fait, à la demande, si le besoin s’en fait sentir, et tiens, pour faire plaisir au liberaux de tous crins, ce genre de travaix pourraient etre sous traités...

                                Pour abonder dans des arguments cités plus hauts, je peux vous aider a trouver d’autres raisons pour conserver les departement, dont les codes postaux (pourquoi ne pas supprimer le departement, pour le rendre moins local ?) Toutes ces facilités, installées par des années d’optimisation vont encore une fois etres balayées par de sombres cons !

                                Et ces cons là, qui vous disent qu’il faut imperativement eviter la localisation des automobiles, vous imposent par ailleurs, de l’autre coté de la plaque la ou les lettres du pays !!!!


                                • Gaétan de nollande 11 août 2008 16:19

                                  Vous avez rien compris apparement, il s’agit juste ici d’une simplification administrative, plus besoin d’aller à la préfecture (Et de payer) quand on déménage, plus besoin de repayer une plaque quand on déménage, moins de dépense du coté de la préfecture, enfin bref, ça devrait vous faciliter la vie !

                                  Mais apparement les français, qui ralent tout le temps contre la bureaucratie, ralent aussi quand on leur propose de la simplifier, pas touche à mes formulaires !!!


                                • HELIOS HELIOS 12 août 2008 10:28

                                  Il me semble que c’est vous qui n’avez rien compris.... car le problème ne vient pas du changement de domicile, c’est DEJA gratuit.... il faut juste faire l’effort de passer a la mairie qui se charge de tout. et vous avez un numero "propre" ...

                                  C’est lorsque vous vendez/achetez votre vehicule. celui ci va garder definitivement son immatriculation qui evidement de comporte pas d’identification geographique. mais surtout appartient a l’ancien proprietaire. c’est SA voiture et il la reconnaitra toujours. Vous devrez toujours passer soit a la mairie soit a la prefecture pour changer votre carte grise ne serait-ce que pour actualiser l’adresse. A cela, mais ce sont pour l’instant des procés d’intention, il faudra voir les consequences financières. et je pense qu’il va y en avoir. n’imaginez pas une seconde que c’est pour VOUS faciliter la vie, c’est plutôt pour vous soutirer une participation quelconque supplementaire ou attribuer a un "service" a un système economique quelconque qui n’y a pas encore droit.

                                  Ce système aurait pu etre acceptable si, par exemple, il etait accompagné de la gratuité du transfert (ou d’un montant symbolique) et que la demarche se fasse en ligne depuis internet. Mais compte tenu des fantasmes administratifs liés a l’automobile, ce n’est pas demain qu’on va voir cela.


                                • Bof 11 août 2008 15:08

                                  ... ????? je pensais que dans la simplification administrative on nous enlevait les ministres, les députés, les sénateurs, les conseillers généraux, régionaux remplacés par des prefets , les cantons, les mairies.

                                  L’ on resterait donc avec l’Europe car voté , le président de la République et son staf, un préfet avec sa région , les communautés de communes et pour les villages et quartiers, un comité des fêtes.

                                  Pourquoi conserver des gestionnaires alors que nous avons " égaré " comme nous l’a confirmé notre Justice nos entreprises nationalisées à crédit. Il faudrait cesser de perdre de l’argent, c’est à dire cesser de nous enfoncer encore d’ avantage ...je suis certain que cette organisation serait largement suffisante.


                                  • thomthom 11 août 2008 15:10

                                    Même si certains des arguments avancés par l’auteur sont un peu excessifs, je le soutiens entièrement dans sa démarche.

                                    Cette lutte contre la réforme des immatriculations est vraiment d’arriere garde et d’une stupidité sans nom.

                                    Voici enfin une mesure qui va permettre de simplifier les démarche et contraintes que l’on subit lors d’un démanagement ou de l’achat d’un véhcule d’occasion dans un autre département que le notre. Plus besoin de faire réimmatriculer son véhicule ! Et voila que certains bondissent simplement car il ne sera plus obligatoire de faire figurer son numéro de département sur sa plaque d’immatriculation (conditions nécessaire à cette simplification) !

                                    Attention ! Ca ne sera pas interdit (puisque la loi prévoit bien une place pour ce numéro), mais on propose juste de laisser le choix au propriétaire de la voiture de le faire apparaitre ou pas.

                                    On ne voit vraiment pas en quoi la "sensibilité culturelle locale" serait heurtée... sans compter que si la taille laissée pour ce numéro ne vous suffit pas, rien ne vous interdit d’accoler l’autocollant de votre choix à l’arrière de votre voiture (et le numéro d’immatriculation n’a rien à voir là dedans) !

                                    Sans compter enfin que "l’identité locale" est plus souvent représentée par l’échelle régionnale (qui correspond à de réelles spécificités culturelles) que par l’échelle départementale (qui n’est qu’un découpage purement administratif dont l’intéret est de plus en plus douteux).

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