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Accueil du site > Actualités > Politique > Jospin ne désire pas d’avenir

Jospin ne désire pas d’avenir

Le premier ministre qui voulut être roi a feint le come back, avant de rapidement capituler, hier, « faute de pouvoir rassembler ». Une défausse de plus pour cet ancien favori des sondages, qui n’apportera pas son soutien à Ségolène.

On ne remontera pas au Paléolithique pour trouver trace d’un « Lionel président » écrit sur des pancartes de militant. D’un « Jospin président » écrit sur des autocollants vert pomme. Il y a une dizaine d’années de cela, ce chevelu ancien trotskyste représentait pour beaucoup l’avenir du Parti socialiste. Président, oui, pourquoi pas ? D’abord premier ministre, et pas des pires, le député de Cintegabelle, lorsqu’il se présenta à la dernière élection présidentielle, partait dans un fauteuil, sûr de ses sondages, confiant dans son bilan, à l’aise dans sa tête et avec en face de lui un Chirac qu’on connaissait pas très doué dans les courses à obstacles. Mais rien ne fonctionna comme prévu, et en dépit des sondages, en dépit de la conviction des militants, en dépit de la certitude affichée par beaucoup, en dépit d’une victoire promise, Jospin se ramassa comme une feuille en automne, et se retrouva du même coup banni de toute lutte idéologique. Banni... par lui-même. Le soir du premier tour perdu, Jospin se pointa avec la mine d’un facteur en grève pour annoncer qu’il se retirait (déjà) de la « vie politique ». Une première fois, sans attendre le lynchage annoncé, et sans doute de peur de prendre des coups, et de rendre des comptes, Jospin choisissait de faire son paquetage, de s’éloigner des siens et des questions, et de s’expatrier à l’ïle de Ré, loin du brouhaha, loin des fureurs, loin des aigreurs. Une fuite.

Une fuite qu’il tenta il y a quelques semaines de cela de justifier, en prétendant avoir pris « sur ses épaules » tout le poids de l’échec socialiste, pour permettre du coup à ce parti, débarrassé, allégé de cette culpabilité-là, de remonter la pente, de se rebâtir, et de gagner à nouveau. Ce qui fut fait, aux législatives. Mais pas grâce à Jospin. C’est un peu facile, un peu fort de café, quand même, de prendre ses jambes à son cou, d’assister en simple spectateur à la réussite des siens, et puis après de se ramener, la gueule enfarinée, le sourire aux lèvres mais la larme pas loin quand même pour faire plus sincère, et d’affirmer que c’est un peu grâce à lui si, aujourd’hui, le PS peut se prétendre grand outsider de l’élection à venir. Jospin se casse, oublie les siens, et revient ensuite parmi eux en leur demandant de se souvenir de ce qu’il a fait pour eux. De son « sacrifice ». En fait de sacrifice, son départ n’a jamais été qu’une débandade, que l’abandon par son capitaine du navire qui venait de percuter l’iceberg. Ce n’est que cela. Qu’il ose affirmer que ce n’était pas le cas, c’est de bonne guerre, mais de mauvaise foi.

Et hier encore, Jospin a fui. Certain de se faire ramasser, il a préféré jeter l’éponge, soi-disant pour « ne pas diviser le parti ». Fausse raison, encore une fois. Si Jospin refuse d’aller au combat, c’est parce qu’il le devine compliqué, presque perdu d’avance (le contraire de sa dernière bataille) et ne se sent en aucune façon les épaules de supporter ni de digérer le cas échéant un nouvel échec, qui serait celui de trop pour cet homme peut-être honnête mais assez fragile. Ses pleurnichardes explications au dernier congrès du PS ont dévoilé cette fragilité, absolument incompatible avec l’exercice du pouvoir. Jospin est trop dans l’affectif, trop dans le personnel, trop dans un rapport « intime » avec les militants socialistes. Il transforme le rapport chef de parti/militant en rapport analysé/analysants. Il confond explication et confession, oublie la nature même de son « métier » : convaincre plutôt que justifier.

Alors son retrait de la course à l’investiture est une bonne nouvelle pour le PS, un candidat de moins, c’est toujours ça de pris, une moins bonne nouvelle pour Jack Lang, parce que si Jospin ne roule plus pour lui, et ne roulera pas pour Royal, il est presque acquis qu’il décide de rouler pour Strauss-Kahn, un atout de moins pour Jack et Laurent. C’est peut-être cela la vraie bonne nouvelle à gauche : en s’écartant sur le bord de la route, Jospin a peut-être lourdement compromis l’avenir des candidatures Fabius/Lang, privilégiant Strauss-Kahn, le plus à même de tenir la dragée haute à la dame du Poitou.

Pour Lionel Jospin, ce nouveau retrait, cette nouvelle retraite pourrait-on dire, n’est qu’un bide de plus dans le parcours politique d’un homme qui, depuis qu’il n’est plus premier ministre, défend ses « bilans » comme d’autres les déposent.

Un Jospin perdu, grillé, en miettes, dont la « vision politique » illuminera l’île de Ré. Son Elysée à lui.


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48 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 29 septembre 2006 14:32

    Le candidat du « si c’est utile » ne parvenait pas à décoller dans les sondages. Ses anciens partisans, tous candidats ou presque, se refusaient au désistement en sa faveur. Enfin, fait récent décisif : Ségolène Royal annonçait lors de sa visite au Sénégal qu’elle irait jusqu’au bout de sa candidature. Alors, l’homme que l’on sait responsable et soucieux de ne pas renouveler la défaite de 2002, a fait le choix de se retirer. Le voilà maintenant prêt à repartir pour l’île de Ré pour une retraite définitive et d’ailleurs méritée.

    Mais si les sondages pour Jospin peinaient à décoller, on peut en dire autant du débat de fond de la campagne pour les Présidentielles. Nous n’avons eu droit jusqu’à présent qu’à des mises en scène médiatiques de Royal et Sarkozy. Les grands sujets ne sont traités que de manière opportuniste -délinquance juvénile, immigration, carte scolaire...- et toujours avec un retentissement savamment préparé à coups de petites phrases provocantes et sans lendemains.

    On sait que ce n’est pas le style de Lionel Jospin. Cet homme d’expérience du pouvoir, ancien Premier ministre pendant cinq ans (exploit de durée valant d’être souligné), auteur d’un livre référence « Le monde comme je le vois », peut-il jouer encore un rôle dans cette campagne ? Sans aucun doute ! Ne serait-ce qu’en venant rehausser le niveau, forcer au débat.

    Le 30 août dernier, Monsieur Jospin écrivait son premier message sur son blog bien tardif : « À la veille d’échéances majeures pour notre pays, ma conviction est que la responsabilité des hommes et des femmes politiques est de se prononcer sur les grands problèmes de la France et du monde, d’en exposer clairement les enjeux, de dire : voici mes idées, voici nos idées, je souhaite qu’elles aillent à votre rencontre et que nous puissions les partager. En effet, il faut, à partir de positions aussi claires et articulées que possible, permettre aux citoyens de juger pleinement au moment des élections. C’est l’essence de la démocratie politique. »

    Alors ! Et si l’homme de Ré nous donnait le « la » d’un véritable débat ?


    • Voltaire (---.---.192.14) 29 septembre 2006 14:57

      Le problème de Lionel Jospin, c’est son ego... Cette grosse tête que l’on acquiert à l’ENA et qui, sauf exception, ne se dégonfle jamais. Responsable politique, cela signifie parfois mettre les mains dans le cambouis, aller à contre courant de l’opinion, prendre des risques... (je sais, ce n’est pas trop le portrait de la favorite des sondages du PS non plus...mais ce n’est pas le sujet).

      Pour l’avoir oublié, et avoir attendu le bec ouvert que le fromage lui tombe du ciel, Lionel Jospin s’est pris une nouvelle gamelle.

      Espérons que ce sera la dernière, et qu’il saura plutôt faire profiter la France ou, mieux, l’Europe, d’un peu de ses compétences, qui sont réelles, de façon désintéressée, comme savent le faire certains anciens dirigeants hors de nos frontières...


      • ohlala (---.---.124.230) 29 septembre 2006 15:47

        D’accord avec cette conclusion.

        C’est quand même d’un orgueil inouï que de revenir mine de rien, tourner autour du pot au moment où on ressert la soupe. Même si l’orgueil est nécessaire à qui veut être le Chef.

        Il y a 5 ans que Jospin est cuit et il est le seul à ne pas le savoir. J’ai le sentiment qu’il ne mesure pas à quel point voter Chirac pour sauver la maison nous est resté en travers de la gorge. On est passé à autre chose depuis. Pas Lui. Voilà ce qui s’appelle être vieux.

        C’est pathétique ces hommes politiques qui ne savent rien faire d’autre.


      • Gargamel (---.---.80.230) 29 septembre 2006 14:58

        Que penser d’un homme qui s’érige en général se sacrifiant pour tenter de sauver ses troupes alors qu’il n’a fait que céder à un mouvement d’humeur irraisonné ? Qu’il n’ait pas réussi à décoller dans les sondages n’est pas le motif de son retrait, il faut chercher ailleurs.

        En effet Jospin en se tenant en retrait de la vie politique est tel un ermite prêchant dans le désert - idéologique et intellectuel - qu’est aujourd’hui son monde politique.

        Disparus les amis qu’il a guidé, écouté, protégé pendant son mandat de premier ministre !

        Oubliées les avancées sociales, politiques - ou promises en tant que telles - qu’il su imposer !

        Bouleversé le monde médiatique, économique et politique qu’il a quitté !

        Tout simplement il est devenu un anachronisme vivant, une chose qui n’a plus sa place, un rappel d’une époque aujourd’hui révolue, d’une grandeur passée...


        • Nicolas (---.---.235.241) 29 septembre 2006 15:04

          Très bon titre !


          • remy (---.---.166.116) 30 septembre 2006 11:03

            je suis attristé pour Jospin, car je crois que depuis longtemps c’est encore un des dernier hommes propre et honnête dans la jungle des politique de toute sorte, dont l’interet des elections est uniquement d’en tiré un benefice personnel, dommage pour Monsieur Jospin qui comme beaucouq de gens propre et honnête restera un eternel incompris


          • Thucydide (---.---.101.8) 29 septembre 2006 16:00

            Bon article, hélas, et plaisamment écrit. Hélas, puisque même si on ne partage pas ses opinions, c’est une nouvelle fois un des rares hommes politiques à peu près honnêtes intellectuellement qui se prend une gamelle alors que les opportunistes sans foi ni loi grenouillent de plus belle dans le marigot. Mais c’est vrai que c’est gonflé de faire passer cette nouvelle gamelle comme un acte d’abnégation. Une « sainte gamelle », en quelque sorte.


            • duong (---.---.123.107) 29 septembre 2006 16:07

              Article condensé de notre époque : dérision, focalisation sur les egos ... mûr pour écrire pour les Guignols ou pour la nouvelle génération politique qui prend le pouvoir au PS.

              Heureux de ne pas avoir pris ma carte au PS en mai.

              La démocratie à l’américaine et les Guignols pour emblème, très peu pour moi.


              • Toaster (---.---.64.135) 29 septembre 2006 16:22

                jospain blanc ou jospain noir ? il a tranché : il reste avec sa mie !  smiley


                • olivier (---.---.229.136) 29 septembre 2006 16:41

                  Pourquoi constamment s’archarner sur lui ? en 2002, l’extreme gauche l’a tellement cabossé qu’elle l’a fait perdre. Forcement l’extreme gauche dira qu’elle n’y ai pour rien. Parfois il faut balayer devant sa porte quand meme.

                  Moi je lui dit simplement merci alors que je ne suis pas socialiste (parce qu’ils ne sont pas capables de se mettre en accord avecs leur belles paroles)

                  merci parce que c’est plus facile d’agir que de parler et lui jusqu’a preuve du contraire il a agit.

                  merci parce qu’en 2002 avant la presidentielle il aurait pu quitter son poste pour preparer l’election. Il est reste en poste quitte a prendre des coups.


                  • alex (---.---.181.156) 29 septembre 2006 16:49

                    Excellent titre. J’ai suivi l’entretien radio de Lionel Jospin sur RTL et j’ai été frappé par sa déception de ne pas avoir vécu un large rassemblement autour de sa candidature virtuelle. Plus que des conclusions sur le caractère de l’homme politique, je pense que ce que nous vivons ici n’est qu’une première étape dans l’émergence de nouvelles manières de faire de la politique et d’agir dans la Cité.

                    Jospin semble peu intéressé par la notion de démocratie participative et m’a semblé manifester un certain paternalisme vis-à-vis des citoyens qui auraient selon lui besoin d’être guidés... Implicitement, pour les citoyens sont tout juste bons pour voter et pour ensuite suivre un homme « providentiel »...

                    Le livre de Joel de Rosnay « La révolte du Pronétariat » montre bien comment la structure du pouvoir et les influences évoluent justement parce qu’il devient possible de donner la parole à chaque citoyen. La décision de Jospin est un événement naturel dans un contexte comme celui qu’analyse très justement Joel de Rosnay. De même que l’émergence de Ségolène Royal qui a su utiliser le web pour innonder le système par la base et mettre les éléphants dans des eaux trop profondes pour eux... Ce qui se passe est fascinant.

                    J’ai par ailleurs écrit un billet à propos de la décision de Jospin sur mon blog politique. Si ça vous intéresse voici l’URL : http://alexpapa.blogs.com/polis/2006/09/pouvoir_dappare.html


                    • duong (---.---.123.107) 29 septembre 2006 17:03

                      La démocratie participative oui ; le culte de la personnalité, la censure et le refus du débat, non. Et c’est ça qui se passe au PS.

                      La démocratie participative existe au niveau local depuis belle lurette et dépend de la bonne volonté des dirigeants locaux.

                      Au niveau national qu’est-ce que c’est ? Vous ne trouverez rien là-dessus sur « Désirs d’avenir », il faudra vous rendre là pour en savoir plus : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=13581

                      On n’est pas en train de basculer dans la démocratie participative, le sacre du « pronétariat », ça serait trop beau, mais dans la démocratie à l’américaine et le culte de l’émotion, c’est très différent.


                    • alex (---.---.181.156) 29 septembre 2006 18:03

                      Ne croyez-vous pas que le processus même de Désirs d’Avenir est de la démocratie participative ? Pourquoi faudrait-il parler de cette manière d’impliquer le citoyen, y compris au niveau national, alors qu’en réalité elle est le fondement même de DdA ?

                      Je suis aussi ennuyé que vous par l’américanisation de la politique et je considère que des initiatives comme DdA et Agoravox vont précisément dans l’autre sens puisqu’elles permettent de travailler à un autre niveau et d’échanger comme nous le faisons ici.

                      En fin de compte, ne pensez-vous pas que l’émotion et l’imaginaire doivent également faire partie du processus politique ? D’un point de vue psychologique l’humain n’est pas un robot rationnel et cartésien ; sa part d’émotion, d’imagination, de rêve et d’irrationnel fait aussi partie de son « fonctionnement ». Finalement, n’est-ce pas plutôt contre la superficialité de la politique « Voici » ou « Gala » que nous devrions réagir ? Contre les passions et l’exploitation des peurs aussi... Or, que penser de l’exploitation de l’image du plombier polonais voici un peu plus d’un an comme argument politique ?


                    • duong (---.---.123.107) 29 septembre 2006 18:35

                      Désirs d’avenir c’est 1000 commentaires qui sont laissés par sujet (bien plus si on compte les censurés), et une « synthèse » (qui n’est pas rédigée par Ségolène Royal elle-même, qui écrit « ce que j’ai retenu des débats » ... elle n’a écrit que 2 conclusions pour l’instant sur une dizaine de débats lancés et moins qui ont eu une synthèse).

                      Sur ces 1000 commentaires, demandez à 10 personnes d’écrire « ce qu’ils ont retenu des débats » : vous lirez 10 textes totalement différents, qui seront avant tout le reflet de leurs auteurs.

                      Des blogs de débats citoyens, il en existe beaucoup (j’interviens sur débat2007 par exemple). Et puis est-ce si différent des prises de contact sur les marchés, dans les permanences parlementaires, des débats dans les sections, les conseils de quartier, les « universités d’été », les syndicats, Attac et j’en passe...

                      LEs débats existeront toujours, les conclusions dépendront toujours des personnes, et le seul moyen pour choisir entre ces personnes ou entre ces conclusions sera l’élection ... pour peu qu’on connaisse les conclusions (Ségolène Royal sortira son livre et ses propositions en décembre alors que la primaire PS aura lieu en novembre ... je ne dis pas qu’elle n’a rien dit, loin de là, mais c’était tellement flou ou ambigü qu’une clarification franchement me plairait : espérons qu’elle viendra pendant les débats qui viennent, sinon je ne pourrai pas être convaincu et je voterai blanc à la présidentielle par refus d’une évolution démocratique de ce type « à l’américaine »)


                    • alex (---.---.181.156) 29 septembre 2006 18:47

                      Merci de poursuivre la discussion. Bien sûr qu’il existe d’autres forums et tant mieux. Ce dont je me réjouis c’est de voir une personnalité de la vie politique à l’échelle nationale prendre cette voie. Oui, c’est sans doute imparfait, mais ça a le mérite d’exister et de permettre d’imaginer mieux, plus libre, plus actif, plus productif...

                      Je respecte votre choix d’électeur. Seulement puis-je vous inviter à regarder l’impact du vote blanc sur le résultat final d’une élection ? Les partisans des extrêmes ne votent jamais blanc et je trouve dommage que des citoyens qui réfléchissent et se posent des questions pèsent moins sur le résultat que des têtes brûlées. Il y a beaucoup à faire pour rénover les pratiques de la démocratie, afin qu’elle cesse d’être une partitocratie comme c’est le cas. En ce sens, je trouve toutes les évolutions en marge des partis intéressantes et elles touchent chez moi la fibre de l’associatif, vecteur citoyen d’excellence je crois.


                    • duong (---.---.123.107) 29 septembre 2006 19:02

                      Effectivement j’ai trouvé l’initiative « Désirs d’avenir » plutôt sympathique et bien organisée (sauf les commentaires à l’égard du PS et de ses dirigeants dans la partie « soutiens » : vous n’y trouverez aucune critique de Ségolène mais des autres et même parfois du PS dans son ensemble -de la part de gens qui ont adhéré- ça y va !)

                      mais bon je trouve très douteux de faire l’amalgame avec l’idée « je gouvernerai en prêtant attention aux citoyens, moi » d’autant qu’il parait qu’elle gouverne sa région avec une toute petite équipe et sans laisser s’exprimer ni l’opposition, ni même des gens qui lui sont proches.

                      Sinon je n’ai jamais voté blanc (j’ai toujours voté PS), et vous avez raison ... je vais regarder s’il se trouve un courageux pour demander l’abolition de la fonction présidentielle ou une évolution de ce type. Condition indispensable pour moi pour que les élections, qui restent LE MOMENT DEMOCRATIQUE par excellence, bien plus que les blogs, le moment du choix, puissent permettre un véritable débat et pas des duels d’image.


                    • duong (---.---.123.107) 29 septembre 2006 19:05

                      D’ailleurs, si quelqu’un a un nom de candidat qui propose ça, je m’intéresserai à lui ou elle ?

                      Sinon pour Alex évidemment les associations et toutes les initiatives citoyennes sont des composantes fondamentales d’une citoyenneté moderne.

                      Les partis pourraient l’être aussi ... s’ils ne devenaient pas des partis de purs « supporters ».


                    • T.B. (---.---.21.162) 29 septembre 2006 21:39

                      duong ce que tu écris me fascine depuis le début. Par moment, j’ai l’impression que c’est moi qui parle. Le style est cependant différent.

                      Bref, je me suis fait viré comme un mal-propre par désirsd’avenir. Aucun de mes commentaires n’y a été accepté. Pourtant, je les avais soigné. Syntaxe, style simple, phrasé fluide, tout y était. Sauf que le contenu n’a pas plu. Note : là bas on ne « poste » pas de commentaire on les « soumet »... tout est dit.

                      Moralité : Ségo se prévaut de faire de la dem participative et n’en fait pas. Les autres blogs ne s’en prévalent pas et en font, comme Agoravox. Ne m’y suis pas encore fait censuré ; ici et ailleurs.

                      Désirsd’avenir c’est donc du n’importe quoi. Pour la petite histoire je continue de recevoir des mails automatiques d’adhésion que je n’ai jamais demandé smiley

                      Pour répondre à ta demande, j’ai trouvé, à défaut de vouloir voter blanc moi aussi, un candidat dont on parle peu mais qui sort complétement des sentiers battus. C’est Alain Mourguy. Facile à trouver sur le net, lui et son programme. S’il obtient les 500 tutures (déjà plus de 800 promesses) je voterai pour lui. Il y a aussi un article de lui ici-même. Pas des meilleurs malheureusement mais c’est pas grave. A été interviewé sur DIRECT 8 lundi dernier. Sinon, c’est blanc, en rageant de ne pas voir ce vote considéré comme suffrage exprimé. Vous avez dit démocratie ?


                    • T.B. (---.---.21.162) 29 septembre 2006 23:14

                      Bon, je vais me mettre à vouvoyer tous ceux zé celles à qui je m’adresse. Apparemment c’est le style de la maison. smiley Maison d’ailleurs très bien tenue, je vais m’adapter.


                    • T.B. (---.---.21.162) 29 septembre 2006 23:19

                      Bon, je vais me mettre à vouvoyer tous ceux zé celles à qui je m’adresse. Apparemment c’est le style de la maison. Maison d’ailleurs très bien tenue, je vais m’adapter. smiley

                      Pardon pour le dérangement, c’est ici que je voulais poster mon commentaire.


                    • (---.---.21.162) 29 septembre 2006 23:34

                      Et puis smiley, c’est bien plus loin que je voulais me placer (après la définition très sommaire de la démocratie directe) smiley j’abandonne smiley


                    • (---.---.21.162) 29 septembre 2006 23:38

                      comme jospin mais moa je reviendra smiley


                    • (---.---.21.162) 29 septembre 2006 23:45

                      - je monologue
                      - tu monologues (euh non, ça il faut pas le dire)
                      - il monologue
                      - vous monologuez (et là ça va)


                    • duong (---.---.194.89) 30 septembre 2006 19:39

                      Merci du renseignement pour Alain Mourguy : il y a des choses intéressantes, mais après avoir un peu cherché, je suis plus intéressé par la démarche de Rachid Nekkaz, en espérant qu’il réussisse à obtenir les 500 signatures : http://blog.nekkaz.com/ En tout cas si c’est Royal contre Sarkozy, je serai vraiment tenté soit de voter Bayrou soit de voter pour un « petit », ça ne me fait plus peur que Le Pen arrive au 2e tour, ce qui me fait peur c’est que les candidats des grans partis s’inspirent de sa démagogie.


                    • T.B. (---.---.21.162) 1er octobre 2006 00:09

                      Merci pour le lien vers Rachid Nekkaz. J’ai posté un commentaire (signé Suisse pour les besoins de la cause par moi défendue) pour dire que je n’étais pas d’accord avec son programme et surtout pourquoi je ne l’étais pas.


                    • Senatus populusque (Courouve) Courouve 29 septembre 2006 16:52

                      La photo du nouveau Bazaine est bien choisie.


                      • David972 (---.---.10.24) 29 septembre 2006 17:08

                        En tout cas, Ségolène Royal doit vraiment faire attention. Car, si elle est finalement désignée par le PS (ce qui est probable mais pas totalement sûr), elle devra rassembler le PS et cela s’annonce déjà comme mission impossible...

                        Oui, car Allègre tape vraiment dur sur elle, Jospin a très peu de chance de lui accorder son soutien, je ne vois pas Fabius le faire et peut-être même pas Strauss-Khan... Bref, cela risque de sentir la m... au PS, surtout avec les débats télévisés prévus pour les départager même si il n’y aura pas de confrontation directe... Il y a aussi le fait que cela semble trop calculé et trop faux-cul que des présidents de Fédération tombe un à un dans l’escarcelle de Ségolène Royal... De plus, Ségolène Royal ne se reniera certainement pas sur la carte scolaire et comapgnie. Et même si le PCF et autres appellent à voter PS au second tour, je doute que les électeurs PC,Verts et compagnie est vraiment le moral pour le faire devant les positions de droites défendues par Mme Royal. De plus, le chômage a marqué une pause mais presque tout le monde s’accorde pour dire qu’il devrait continuer sa descente prolongée. Il faut ajouter à cela que le moral des ménages est en hause et devrait continuer à l’être...

                        Il faut ajouter à cela qu’il deviendra de plus en plus difficile à ce chien de Villepin de critiquer ouvertement Sarkozy comme il le fait actuellement car sinon tout l’UMP lui demandera des comptes et Villepin serait alors publiquement contraint de fermer sa grande gueule car Villepin n’a plus de bouche depuis le CPE mais seulement une gueule.

                        Bref, le PS est en train de construire sa défaite et le plus douloureux est qu’il ne s’en rend même pas compte !


                        • Sabreaxel (---.---.57.80) 29 septembre 2006 17:19

                          Le retrait du 21 avril était un geste digne à la mesure du séisme. Ce type de comportement est tellement rare dans notre vie politique qu’il suscite une incompréhension totale qui perdure encore. Quant au retrait d’hier, il n’est critiqué de toute façon que par ceux qui ne souhaitaient pas son maintien...


                          • Let’s Troll (---.---.141.18) 29 septembre 2006 17:43

                            Un capitaine qui quitte son navire à la première voie-d’eau, avant que les rats ne quittent le navire, oui c’est sûrement digne, et si vous pensez que jospin à lancé son navire sur les récifs, ce n’est pas en vivant reclus pendant des années en campagne qu’il s’est amélioré en tant que capitaine de navire... A la première houle venue (grève nationale), Capitaine Jospin retournera se terrer en pleine campagne... Jospin président ??? Il ne fera pas six mois avant de démissioner... par dignité...


                          • duong (---.---.123.107) 29 septembre 2006 18:24

                            Jospin est parti après la défaite, pas avant : il ne faut pas revisiter les événements. Un geste normal dans une démocratie moderne, et même dans la Ve république (Marie-France Garaud dirait qu’un dirigeant doit partir après un référendum perdu). Jospin est le premier-ministre qui a exercé le plus longtemps depuis Raymond Barre. Mais bon je raisonne, alors que je parle d’un événement tellement tragique qu’il a été vécu de façon complètement irrationnelle. D’où tous les cauchemars, les histoires réinventées ... Jospin ne pouvait plus être candidat parce qu’il engendre trop de réactions irrationnelles et malheureusement négatives.


                          • Luc (---.---.35.17) 29 septembre 2006 17:51

                            Le plus triste, c’est que tout cela n’aura servi à rien. Le PS n’a rien appris, les « jeunes socialistes » marchent dans les pas des « éléphants », et moi, à 40 ans, las de tant de manque de considération dont les politiques font preuve à l’égard des électeurs, je m’en vais déchirer ma carte...


                            • Senatus populusque (Courouve) Courouve 29 septembre 2006 22:12

                              Pascal Terrasse, député PS de l’Ardèche, parlant du retour de Lionel Jospin : « C’est la première fois qu’un déserteur passe ses troupes en revue ».


                            • faxtronic (---.---.127.45) 29 septembre 2006 18:07

                              J’etais pour Bayrou, je suis pour Bayrou. Mon frere etait socialiste, il ne l’est plus (cf referendum constitution). Le PS part en couille mes amis, il part en couille.


                              • faxtronic (---.---.127.45) 29 septembre 2006 18:07

                                Pitain, pov’ PS, il ne sert qu’a SARKO


                              • peter pan (---.---.80.161) 29 septembre 2006 18:52

                                Jospin est parvenu à la tête du PS un peu par hasard, à une époque où les candidats ne se bousculaient pas vraiment. On n’avait trouvé à l’époque que deux archaïques, Emmanuelli et Jospin. Deux qui croyaient sans doute que les idées valaient la peine qu’on les défende, et que l’ambition personnelle ne passait pas devant tout le reste. Et puis, par hasard encore, Jospin a remporté les législatives. Un combat perdu d’avance dans lequel il n’a pas hésité à s’engager, pas comme d’autres, très discrets à l’époque. Alors oui, cet ancien gauchiste a gardé ses illusions de jeunesse : on peut gagner en défendant des valeurs. Manque de chance, aujourd’hui, il n’y a pas de débandade ; alors le PS ne manque pas de candidats, pas prêts à se désister car la bataille n’est pas perdue d’avance. Et Jospin n’a sans doute pas le caractère à se battre avec ceux-là. Quant à la démocratie directe, il suffit d’écouter Sarkozi annoncer qu’il s’en remet au jugement des Français après sa sortie sur les juges de Seine Saint-Denis (et les résultats des sondages qui ont suivi) pour apprécier l’usage qui peut en être fait.


                                • T.B. (---.---.21.162) 29 septembre 2006 22:26

                                  peter pan,

                                  ton commentaire est assez intéressant. Cependant tu fais partie de cette immense majorité de français qui ne savent toujours pas ce qu’est la démocratie directe.

                                  Le referendum du 21 avril (le non à la constitution européenne, c’est ce que je veux dire) n’est en aucun cas issu de la démocratie directe.

                                  Les sondages pourraient éventuellement être un complément de démocratie directe. A condition qu’ils ne soient pas élaborés par les grands groupes pour vendre quelqu’un ou quelque chose. Voir forest ent hhtp machin truc super bien expliqué.

                                  La démocratie directe, c’est :

                                  toi, en tant que citoyen lambda, tu n’as pas envie, par exemple, d’avoir une centrale nucléaire sur ta commune en particulier et en France en général.

                                  Tu vas à ta mairie et inscrit ta requête sur un cahier de doléances. Ce cahier est accessible par et pour tous les citoyens dans ta commune, comme à l’échelon national.

                                  Tu as ensuite 1 an pour obtenir 1 million de signatures valides et vérifiés de citoyens qui adhèrent à cette requête.

                                  Si tu les obtiens, cette initiative populaire fait aussitôt l’objet d’un référendum dont le résultat à la majorité + au moins 1 voix, votes blancs considérés comme suffrages exprimés, fera acte, immediatement décisionnel. Deviendra loi avec sécurité juridique.

                                  J’ai fait très court.

                                  En Suisse, le régime est une démocratie semi-directe. Un mix entre notre type de « démocratie » représentative, représentée par des chefs de partis opportunistes et carriéristes ... et la démocratie directe. Le système hélvétique permet de gagner beaucoup de temps, d’économiser beaucoup d’argent et surtout d’avoir un gouvernement réellement en phase avec ses concitoyens.


                                • superclikman (---.---.158.38) 29 septembre 2006 22:02

                                  a la question : Pensez vous que la justice n’est pas juste, assez juste ,juste juste, trop juste, juste avec les riches mais injuste avec les pauvres,laxiste pas laxiste, les juges ne sont’ils pas tous un ramassis de gauchistes trotkistes et que pensez vous de l’etat des toilettes du tribunal de bobigny, j’ai cliqué... mais devinez quoi ? en voyant la tete tuméfié d’un fonctionnaire de police ?


                                  • cloclo (---.---.54.109) 29 septembre 2006 22:39

                                    Superbe article. Plein d’humour et de petites phrases en tacle glissé.

                                    « Jospin se ramassa comme une feuille en automne »

                                    j’adore ! smiley pourtant, c’est cruel.

                                    bravo à l’auteur

                                    ps : même la photo est excellente


                                    • Sam (---.---.63.244) 29 septembre 2006 23:08

                                      Merci M.le Procureur pour cette charge déployée contre Jospin.

                                      Je ne peux pas dire, vraiment, que j’étais jospinolatre mais à lire ce règlement de comptes on a presque envie de taper sur l’épaule du retraité. smiley


                                      • fransoi (---.---.202.124) 29 septembre 2006 23:32

                                        Bon article ; cela change des commentaires sucrés « politiquement correct ». Jospin peut se reconvertit dans la psy ; le 1er client, ce sera lui-même !

                                        Pour l’élection, que ce soit la droite ou la gauche (que ce vieux marketing politique de partis gouvernementaux est puéril !), il faut une femme ou un homme qui pense à la classe moyenne, non fonctionnaire, qui bosse,et ferme sa G... Je me fous de savoir qui sera Pdt de la Rép,S Royal ou Sarkho (auj, je ne vois pas de différence dans les faits, seulement dans des discours inapplicables). Je veux quelqu’un qui n’aura pas la conduite lamentable de Jospin.

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