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Accueil du site > Actualités > Politique > Julien Coupat, prisonnier politique

Julien Coupat, prisonnier politique


C’était notre billet du 27 décembre dernier : Liberté pour Julien et Yldune, incarcérés sans aucune preuve. Que s’est-il passé depuis ? Une bonne nouvelle d’abord : Yldune Levy, la compagne de Julien Coupat que l’on voit ci-contre à la Une du Point du 16 janvier, à la sortie de Fleury Mérogis, a enfin été libérée. Mais Julien, lui, reste en prison. Et c’est insupportable.

La cour d’appel a refusé hier une énième demande de mise en liberté. Officiellement pour "empêcher une pression sur les témoins et une concertation frauduleuse entre la personne mise en cause et les coauteurs et complices", selon l’arrêt de la Cour repris par Bakchich.Info. Qui ironise, traitant Coupat d’ "héritier en puissance d’action directe" menaçant, si on le libère, de "faire régner à nouveau la terreur et les retards sur les rames et parmi les usagers des transports en commun". Parce qu’il faut le redire ici : la qualification d’entreprise terroriste est scandaleuse pour ce qui n’est qu’un acte de malveillance n’ayant jamais mis en danger la vie de quiconque. L’arrêt précédent de la cour d’appel, celui du 23 décembre condamnant Coupat à passer Noël en prison, est à cet égard hallucinant : il est qualifié de "profondément ancré dans une logique dévastatrice" et son maintien en détention a pour but de "mettre fin au trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public (…) s’agissant d’une idéologie de destruction cherchant à ébranler les structures de la société par des attaques massives et violentes contre les moyens de communication suscitant une très vive inquiétude dans l’ensemble de la population". Des attaques massives et violentes, deux sabotages de caténaires dont on n’a qui plus est aucune preuve que Coupat ait quoi que ce soit à y voir ?

Le 22 janvier dernier, Médiapart révèle que le seul témoin à charge, "qui a gravement mis en cause sur procès-verbal Julien Coupat – dernier suspect encore incarcéré –, ne serait pas crédible. Cet homme est notamment sous le coup d’une condamnation pour « dénonciation de délits imaginaires ». Mais ça n’ébranle pas la cour d’appel puisqu’elle maintient, encore et couvtoujours, Julien en prison. C’est aujourd’hui son 78e jour de tôle. Un pur scandale. Citons ce qu’en dit le sociologue belge Jean-Claude Paye, auteur de La fin de l’Etat de droit : La lutte antiterroriste, de l’état d’exception à la dictature, dans une tribune publiée par La libre Belgique : "Dorénavant un individu est arrêté comme terroriste, pas à cause d’actes commis, mais parce qu’il est nommé comme tel par la police. Le 11 novembre 2008, dans le cadre de “l’opération Taïga”, 150 policiers ont encerclé Tarnac. Simultanément, des perquisitions étaient menées à Rouen, Paris, Limoges et Metz. L’interpellation de 10 jeunes gens est avant tout un spectacle destiné à créer l’effroi. Leur arrestation serait en rapport avec des actes de sabotage de lignes de la SNCF, qui ont causé, le 8 novembre, le retard de certains TGV sur la ligne Paris-Lille. Les actes malveillants, l’arrachage de plusieurs caténaires, ont été qualifiés de terroristes, alors qu’ils n’ont, à aucun moment, menacé la vie humaine. L’accusation, qui dit disposer de nombreux indices, notamment des écrits et la présence de cinq suspects près de lignes sabotées au moment des faits, reconnaît n’avoir aucune élément matériel de preuve. C’est leur profil qui justifie leur inculpation. Ils ont été arrêtés car “ils tiennent des discours très radicaux et ont des liens avec des groupes étrangers” et nombre d’entre eux “participaient de façon régulière à des manifestations politiques”, par exemple : “aux cortèges contre le fichier Edvige et contre le renforcement des mesures sur l’immigration”. Quant à leur logement, il est désigné comme un “lieu de rassemblement, d’endoctrinement, une base arrière pour les actions violentes”. Bien qu’ils seraient le “noyau dur d’une cellule qui avait pour objet la lutte armée”, la plupart seront rapidement libérées, certains sous condition, d’autres assignés à résidence, mais ils resteront inculpés. (...) Le discours du pouvoir procède à un double déplacement : de simples actes de sabotages, comme il peut, par exemple, y en avoir dans un mouvement social, sont qualifiés de terroristes et ces actes sont nécessairement attribués aux jeunes de Tarnac, bien que la police reconnaît l’absence de tout élément matériel de preuve. (...)

jcpL’absence d’éléments matériels permettant de poursuivre les inculpés n’est pas niée, mais la nécessaire prévalence des faits est renversée au profit de la primauté de l’image construite par le pouvoir. La position de Mme Alliot-Marie, reprise au sein d’un rapport de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur, est particulièrement intéressante : “Ils ont adopté la méthode de la clandestinité, assure la ministre. Ils n’utilisent jamais de téléphones portables et résident dans des endroits où il est très difficile à la police de mener des inquisitions sans se faire repérer. Ils se sont arrangés pour avoir, dans le village de Tarnac, des relations amicales avec les gens qui pouvaient les prévenir de la présence d’étrangers.” Mais la ministre en convient : “Il n’y a pas de trace d’attentats contre des personnes.” Ces déclarations résument bien l’ensemble de l’affaire. Ce qui fait de ces jeunes gens des terroristes, c’est leur mode de vie, le fait qu’ils tentent d’échapper à la machine économique et qu’ils n’adoptent pas un comportement de soumission “proactive” aux procédures de contrôle. Ne pas avoir de téléphone portable devient un indice établissant des intentions terroristes. Rétablir le lien social est également un comportement incriminé (...). Dans les déclarations de Mme Alliot-Marie la référence aux faits, en l’absence de tout indice matériel probant, ne peut être intégrée rationnellement et engendre la phase du délire, une reconstruction du réel avec l’image du terrorisme comme support. Ce processus est également visible dans les rapports de police, dans lesquels s’opère, au niveau du langage, toute une reconstruction fantasmatique de la réalité. Ainsi, comme indice matériel prouvant la culpabilité des inculpés, la police parle “de documents précisant les heures de passage des trains, commune par commune, avec horaire de départ et d’arrivée dans les gares”. Un horaire de la SNCF devient ainsi un document particulièrement inquiétant, dont la possession implique nécessairement la participation à des dégradations contre la compagnie de chemins de fer. (...) L’affaire des “autonomes” de Tarnac n’a pas grand chose à voir avec la vieille notion d’ennemi intérieur et la stigmatisation traditionnelle des opposants politiques. Ici, on ne s’attaque pas à une idéologie déterminée, à une forme de conscience, mais simplement au corps, à des comportements, au refus de s’abandonner à la machine économique. Il ne s’agit donc pas de démanteler une avant garde, mais de montrer que le refus de faire de l’argent, d’éviter les dispositifs de contrôle ou la volonté de refaire du lien social constituent une forme d’infraction, la plus grave qui existe dans notre société, un acte terroriste. Cela concerne tout un chacun et non seulement une sarkomatrakminorité."

Grande manifestation aujourd’hui à Paris contre l’antiterrorisme  : départ à 15 h du RER Luxembourg.

Le site du Comité de soutien aux inculpés du 11 novembre.


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145 réactions à cet article    


  • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 31 janvier 2009 11:55

    Merci à AgoraVox qui publie aujourd’hui mon centième article sur son média.


    • Mouche-zélée 31 janvier 2009 14:02

      Olivier

      Agora Vox sait reconnaitre la qualité certainement ....
      Je suis souvent chez plume de presse avec plaisir, heureux que vous ayez du travail mais malheureux qu’il y ai moins de publications .

      Passer chez plume de presse était devenu un réflexe quoitidien comme le café du matin  smiley


    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 31 janvier 2009 14:07

      Merci beaucoup. Mais je continue, la plupart du temps, à écrire en moyenne 5 jours/7 !


    • Emmanuel Aguéra LeManu 31 janvier 2009 21:07

      Il reste des petits gâteaux ?


    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 1er février 2009 13:14

      Tout dépend de l’heure à laquelle vous passez et de l’affluence de la matinée smiley


    • Radix Radix 31 janvier 2009 12:23

      Bonjour

      Après les "villes Potemkine" on réinvente la "lettre de cachet" !

      Décidemment notre "démocratie" ressemble de plus en plus à l’ancien régime.

      Radix


      • gommette 1er février 2009 14:56

        Et dire qu’il y a des "journalistes" pour pontifier sur "Sokrazy est-il Napoleon le petit ou Bonaparte ?".
        Ils feraient mieux de réviser leur histoire : les lettres de cachet ont pris fin avec Louis XVI...


      • Yena-Marre Yena-Marre 31 janvier 2009 12:43

        Bonjour ,
        Rien à ajouter sinon mon soutien contre l’arbitraire ,courage Julien .


        • Daniel Roux Daniel R 31 janvier 2009 13:01

          Cette affaire est très grave.

          Elle révèle à la fois :

          - La dérive autoritaire de notre république,

          - les collusions entre le pouvoir exécutif et certains magistrats ambitieux,

          - la fragilité de nos liberté individuelles face aux ambitions personnelles de détenteurs de pouvoir,

          - la puissance aveugle de la machine judiciaire capable de broyer n’importe qui,

          - l’impossibilité pour un citoyen lambda de faire appliquer la loi en toute impartialité,

          - l’impunité constante des coupables politiques d’abus de pouvoirs,

          - l’invocation sans mesure et sans contrôle légal du vocable "terroriste" permettant tous les abus et atteintes à la présomption d’innocence.

          Chacun d’entre nous est une victime potentielle.

          Je dois vous quitter, une bande armée défonce ma porte en criant "POLICE !".


          • viking 31 janvier 2009 13:36

            "Excusez-nous pour avoir défoncé la porte. Nous nous sommes trompés d’étage."

            "non chef, nous avons trouvé du sucre sur la table et dans le buffet"

            " comment du sucre ! "

            "oui on peut faire des bombes en mélangeant du sucre avec du nitrate et il y a du salpêtre sur les murs"

            " Pourquoi avez-vous acheté du sucre qu’on les embarque pour tirer ça au clair..."

            En effet, il est plus facile de prévenir que de guérrir d’où la nécéssité d’arrêter les terroristes avant qu’ils ne commettent l’irréparable.


            La destituion de Sarkozy est possible en deux temps.

             


          • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 31 janvier 2009 13:40

            En deux temps ? Lesquels ?


          • hunter hunter 1er février 2009 16:37

            Salut à tous !

            Comme quoi on a pas besoin en France de l’équivalent d’un "Patriot Act" américain, pour arbitrairement embastiller un citoyen.

            Courage à Julien, ce n’est pas facile, mais il faut tenir bon.

            Toutes mes sincères amitiés à sa famille, et surtout à son père, qui essaie tant bien que mal de tirer son fils de ce guépier sarkozyste !

            Bon je vous quitte aussi, j’entends hurler des sirènes, et il y a des bruits intenses dans la cage d’escalier......

             smiley

            H /


          • antireac 31 janvier 2009 13:08

            Prisonnier politique ?

            Si on commet un forfait on devient un prisonnier politique .Bon ben cela fait ,en France en tout cas, plus de 60 000 de prisonniers politiques.

            Problème d’apellation je suppose

            Faut pas s’inquiéter cela s’arrongera Nostradamus vous le dira


            • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 31 janvier 2009 13:23

              Quel forfait ? Il n’y a aucun preuve. Toute l’affaire sent la manipulation et l’acharnement à plein nez. "Cellule invisible", "mouvance anarcho-autonome"... De pures divagations. On le soupçonne d’être parmi les auteurs d’un livre anonyme et il est le présumé chef d’un prétendu groupe censément responsable d’actes de malveillance requalifiés arbitrairement et de façon outrancière en entreprise terroriste. Vous ne trouvez pas que ça fait un peu beaucoup ?


            • viking 31 janvier 2009 13:53

              .
              .
              .
              Antiréac. Encore une manipulation sémantique. Voilà qu’un pauvre type qui se définit comme appartenant à la gauche par son pseudo, se met à défendre les réactionnaires. Antiréac est un Tartuffe.

              L’affaire Coupat est semblable celle de Sacco et Vanzetti coupable seulement d’avoir été des anarchistes. Ils ont été ondamnés à mort et exécutés en 1927 et dont le procès a été reconnu depuis comme avoir été truqué.

               Joan Baez : http://fr.youtube.com/watch?v=6P_JbAtKWUs

               


            • ninou ninou 31 janvier 2009 13:28

              ...le refus de faire de l’argent, d’éviter les dispositifs de contrôle ou la volonté de refaire du lien social constituent une forme d’infraction, la plus grave qui existe dans notre société, un acte terroriste. 

               Voilà, c’est précisément ce que dénoncent Coupat&co (voir la revue Tiqqun) et ce pour quoi ils sont dangereux pour la société !
              Vous imaginez ? Redonner à l’homme le goût de la vraie liberté (et pas celle de choisir entre Mc Truc et Big Machin) ? Trouver le bonheur par soi-même, et non grace à la marchandise ! Ne plus se laisser berner par le monde spectaculaire ! Dénoncer l’esclavage du salariat ! Evidemment que c’est révolutionnaire ! Evidemment que ça fait peur aux gouvernements !
              Coupat n’est pas un dangereux terroriste. C’est un penseur. C’est pire à l’heure actuelle !!


              • Mouche-zélée 31 janvier 2009 14:26

                Olivier

                A ce rythme là bientôt nous pourrons aller accuser la SNCF de prise d’otage lorsque les trains ne nous libérerons pas de l’enfermement des wagons à l’heure exacte .

                Terrorisme là aussi, lorsque la SNCF ne peut assurer son service pour cause de rails fendus et de caténaires défectueux à cause de l’usure .(au minimum, mise en danger de la vie d’autrui)


                - La présomption d’innocence est niée.

                - La charge de la preuve revient à l’accusation.

                - La crédibilité du seul témoint .

                Est-ce que le fait de sanctionner des préfets et des cadres de la police au bon vouloir du Tsar n’est pas un acte de terrorisme ?
                (puisque son autorité repose sur la terreur des fonctionnaires)


                • Emmanuel Aguéra LeManu 31 janvier 2009 21:55

                  J’accuse Sarkozy de terroriser la démocratie, de prise d’otage de son pays et de ses institutions, je l’accuse de conspirationisme et de dégradation de la grandeur de sa fonction comme celle des divers rouages institutionnels de l’état.
                  Je l’accuse de mégalomanie convulsive et de "trouble déficitaire d’attention avec hyperactivité". L’ individu est intelligent et vif et développe avec maestria l’art de l’improvisation déstabilisatrice en franchissant d’emblée 3 ou 4 degrés dans le choquant, noyant ses interlocuteurs et parfois lui-même (provoquant haussements d’épaule rictus) dans un écheveau emmêlé ou le fond le cède au spectaculaire.

                  Mais si à semer du Karcher on récolta la fronde des cités, à enfermer la contestation que gagnera-t-on ?

                  Julien Coupat - je transmets mes soutien et solidarité à son père - est un outil de la terreur gouvernementale, l’épouvantail fabriqué d’un pouvoir aux aboits navigant au jugé et souvent à postériori, au bord d’un gouffre dont personne au juste ne sait ce qu’il nous réserve. Ce pouvoir, monstre tentaculaire mais unicéphale, se fabrique des garde-corps pour se préserver d’une chute aspirante vers cet inconnu et son contingent potentiel de révolte insurrectionnelle... où cette fois les karchers ne suffiront plus.

                  Julien Coupat est un garde-corps fabriqué, il justifiera Gabla au CSA et les mutations autoritaires de préfets, il justifiera les reconduites à la frontière, l’envoi des troupe en Afghanistan et toutes mesures coercitives "justifiables" sous une pression terroriste. La condition de terroriste de Julien Coupat est l’argument de secours contre l’incompétence effarante et inquiétante du gouvernement Sarkozy qui a besoin de maintenir un alibi terroriste pour exister. C’est grave. Pour nous tous et pour Julien dont la sortie serait un constat d’échec pour le gnôme de l’Elysée.

                  Tremble, Peuple, je le veux.


                • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 1er février 2009 13:17

                  Quelle verve, LeManu !


                • pierrot123 31 janvier 2009 15:02

                  Merci, Olivier Bonnet, d’être de ceux qui nous permettent d’ "attendre l’Apocalypse avec élégance"...
                  (Car il ne fait plus guère de doute que nous y allons tout droit...)


                  • TSS 31 janvier 2009 15:03

                    comme deja dit dans plusieurs courriels anterieurs ,un groupe allemand a revendiqué ces "attentats" en

                    represaille d’un train"castor" qui revenait de la Hague avec des dechets traités donc tout le vent

                    gouvernemental n’est que pipeau et ecran de fumée... !!


                    • Le péripate Le péripate 31 janvier 2009 15:09

                       Est-ce qu’une réponse satisfaisante a été donné à la présence du prévenu et de sa compagne à proximité immédiate d’une ligne sabotée, et ce à plusieurs reprises dans la journée ? Tant que cette réponse n’aura pas été faite, l’absence de preuve n’est pas suffisante pour lever une légitime suspicion. 


                      • Mouche-zélée 31 janvier 2009 15:17

                        Le Péripathe

                        Vous parlez de présomption de culpabilité !
                        Dans ce cas dès qu’un délit sera commis, ou une infraction, il sera possible de mettre tout le monde en prison jusqu’à qu’ils arrivent à prouver leur innocence...
                        (de derrière les barreaux c’est difficile...)

                        Balkany a été reconnu coupable et condamné donc c’est d’autant plus grave de le voir premier magistrat d’une ville...
                        Quand je pense que Sarkozy disait que la délinquance était génétique, dans ce cas précis je pourrais y croire ...


                      • Le péripate Le péripate 31 janvier 2009 15:41

                         Je ne suis pas juriste, mais, dans la vie de tous les jours, un mobile, la possibilité d’action, l’absence de raisons valables de se trouver pile poil à l’endroit précis du délit, vous convaincrait aisément que la personne que vous avez en face de vous qui se réfugie derrière l’absence de preuves formelles se fout de votre gueule. 


                      • norbert gabriel norbert gabriel 31 janvier 2009 15:48

                        donc quelqu’un qui passe par hasard près d’un lieu où il y a eu un attentat, ou un crime quelconque va devoir prouver qu’il est innocent. C’est donc la théorie du tous coupables à priori. Donc tout le monde en prison, n’en sortiront que ceux qui ont Sherlock Holmes dans leur camp.... Et bien ça promet des lendemains qui chantent, tout ça... 


                      • Le péripate Le péripate 31 janvier 2009 15:50

                         Tu oublies le mobile. Tout le monde qui passe par hasard n’a pas un mobile.


                      • Mouche-zélée 31 janvier 2009 16:28

                        Le péripathe

                        Je vais être bien emmerdé pour trouver des prétextes plausibles à me promener, voyager, découvrir ....
                        Si je tombe au mauvais endroit au mauvais moment :


                        P-"Hep vous, qu’est-ce que vous faites içi, quel est votre alibi ?"

                        M-"je n’en ai pas monsieur l’agent, je ne savais pas que c’était obligatoire pour se promener dans un pays libre..."

                        P-"Je vois que vous avez un appareil photo, vous faites donc du repérage"

                        M-"Non monsieur l’agent, c’est un loisir..."


                        P-"Un loisir artistique, vous êtes donc un désoeuvré pour le loisir, et de gauche parce que c’est artistique, on apprends ça à l’école de police..."

                        M-"Non monsieur l’agent, je ne vote même pas"


                        P-"Vous ne votez pas, vous êtes donc anarchiste !"

                        M-"non monsieur l’agent, j’ai fait comme Cécilia et Carla, j’ai oublié d’y aller"

                        P-"Vous avez un téléphone portable ? Vous habitez à combien de kilomètres d’içi ?"

                        M-"Non Monsieur l’agent je n’ai pas de portable, je ne sais pas combien de kilomètres j’ai parcouru, j’ai pris ma voiture depuis une heure..."

                        P-"D’accord, mettez les mains dans le dos, vous êtes un terroriste, en plus vous avez parlé de pays libre il y a outrage à agent, vous ne votez pas donc vous êtes anarchiste de gauche (à cause de l’art), vous avez des loisirs alors vous êtes un désoeuvré donc un parasite social, vous avez parcouru plus de 50Km vous avez donc violé les frontières de mes fonctions territoriales, en prison directement, si en plus vous avez un jardin bio vous prendrez perpétuité  !"


                        (Pendant ce temps, Madoff ayant détourné 50 milliards de dollars est tranquillement chez lui à manger des toasts de caviar au saumon sur lit de foie gras...)

                        Içi Londres, la France libre parle aux Français : "L’eau de Vichy est de retour, je répète, l’eau de Vichy est de retour"


                      • Le péripate Le péripate 31 janvier 2009 20:11

                         Je fournis, plus bas, un lien vers le site de Maïtre Eolas, qui a l’air de penser, lui aussi, que la qualification de terrorisme est exagérée. Quoi qu’il en soit, les questions que je pose restent entières : que faisait le prévenu et sa compagne près (très près) de la ligne sabotée ? Maintenant, faites tous les procès d’intention que vous voudrez, chose dont je m’abstiens à propos de cette stupide qualification de "prisonnier politique".


                      • Le péripate Le péripate 31 janvier 2009 20:44

                         L’erreur est humaine, c’est ce qui fait qu’elle est si précieuse... faute de vérité. smiley


                      • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 1er février 2009 13:07

                        @ Shawford : polémiste ? Effectivement, je le suis volontiers à mes heures.


                      • Le péripate Le péripate 1er février 2009 14:36

                         Bla-bla gramsciste. Utiliser les possibilités offertes par une société de liberté pour détruire la liberté. Si c’était ton gosse qui te racontes ces conneries, tu ne le croirais pas une seconde, au vu de ce qui est su.
                        Quant à la colère du "peuple", cette hypostase est bien plus sage que ce que les frustrés en tout genre veulent faire croire.


                      • gommette 1er février 2009 15:13

                        Pauvre peripate-émétique : il ne sait pas que certaines lignes de TGV sont longues, très longues, voire même plus longue que sa réflexion...


                      • Le péripate Le péripate 1er février 2009 16:48

                         J’ai déjà répondu à ça, chafouin. Tu cliques sur "Montrez le texte" smiley 


                      • Le péripate Le péripate 1er février 2009 18:06

                         Tu peux te pisser de rire dessus. (C’est de ton âge ?) . Perso, ça me fait marrer de voir ceux toujours si prompts à réclamer de nouvelles lois et réglementations devenir tout un coup si sourcilleux sur une liberté dont ils se battent les flancs d’habitude. 
                        Il y a bien eu une erreur, c’est d’avoir arrêté cet activiste avant de l’avoir pris sur le fait. 

                        Je rappelle que l’état a pour mission d’assurer la liberté et la sécurité des citoyens.


                      • Le péripate Le péripate 1er février 2009 18:19

                         Ce n’est pas ici que on apprend à respecter les crapules collectivistes. Je rends les coups au tac au tac. Respectes moi si tu veux être respecté.


                      • Le péripate Le péripate 1er février 2009 19:08

                         Nananère.... Chochotte. Parce que tu appelles "discuter" tes commentaires stupides ? Boudes, ça m’en touche une sans faire bouger l’autre. smiley


                      • Le péripate Le péripate 1er février 2009 19:48

                         Alors, voyons voir, puisque tu es adepte du dialogue respectueux, qu’est ce qui est d’extrême droite dans la question : que faisait le prévenu et sa compagne à proximité de la ligne sabotée à 4 heures du matin ? Ca m’intéresse.


                      • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 1er février 2009 19:56

                        @ Péripate : Si Coupat est coupable, ce qui reste à prouver, il n’a de toutes façons menacé la sécurité de personne !


                      • Le péripate Le péripate 1er février 2009 20:14

                         J’imagine que le conducteur de la loco appréciera ce point de vue.

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