Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Jusqu’à ce que mort s’en suive

Jusqu’à ce que mort s’en suive

Rien de tel que de poser un faux problème pour obtenir de mauvaises réponses !

 
Ne sentez-vous pas comme un vent mauvais de panique qui souffle rageusement sur les braises de notre ignorance ? N’avez-vous pas comme un sentiment de déjà vu, comme un effet de rémanence rétinienne, comme l’impression tenace d’être tombé dans une faille spatiotemporelle ? D’un seul coup, d’un seul, un peu comme en octobre 2008, on découvre qu’il y a le feu au lac et que les pompiers ont été virés depuis longtemps. On nous refait le coup du tam-tam dans la volière, on nous refait le coup de la crise, énÔrme, imminente, indépassable. Bien sûr, cette fois, ce ne sont pas les bas de laine qui sont visés, tant ils ont été proprement essorés lors de la dernière campagne triomphale de stratégie du choc qu’a été le braquage international opéré par les bankdits sur les caisses des nations, non, cette fois, ce qu’ils veulent, ce ne sont ni nos revenus, ni nos économies, ce qu’ils veulent, c’est notre droit élémentaire à ne pas crever sous le joug, c’est notre droit élémentaire à goûter quelque repos après une vie de travail éreintante, voire stressante ou invalidante, ce qu’ils veulent, c’est le fric qu’on n’a pas encore touché, ce qu’ils veulent, c’est nous ôter le pain de nos bouches édentées depuis la dernière "réforme" du système de santé.

Ce n’est même plus un braquage de classe international, ce sont juste de petites frappes en réunion qui ont décidé de détrousser les petits vieux à la sortie de la Caisse d’Épargne. Et ils sont tellement gloutons, qu’ils n’attendent même plus qu’on soit vieux.
Pathétique.
Monstrueux.
Révoltant.

 

Les caisses sont vides !

 
Si celle-là, on ne nous l’a pas encore faite vingt fois, c’est qu’on ne nous l’a jamais faite. Et vas-y qu’on nous balance des chiffres faramineux à la truelle, des gouffres abyssaux, propres à donner le vertige aux gagne-petit qui peinent à boucler leur budget de crève-la-dalle dès le deuxième jour du mois. Tu n’as plus rien ? Tu es à sec ? Ce n’est pas grave, on pourra toujours te prendre le fric que tu n’as pas encore gagné. Parce que la retraite, ce n’est rien moins que cela : du salaire ! Différé, certes, dans le temps, mais du salaire. Du salaire que ton patron sort chaque mois de TON revenu de crevard. Il ne faut jamais perdre de vue que si tu es un crevard, c’est aussi et surtout parce que ton patron, lui, il a tout intérêt à te laisser sur le plancher gluant du précariat, dans la mesure où lui, il ne met pas au pot commun. Exonérations de charges, qu’ils appellent ça. Confiscation de salaire, détournement de ressources sociales, je dirais. Regarde attentivement ta feuille de paie qui ne rembourse pas tout le mal et tout le temps que tu donnes, regarde-la bien, surtout les petites lignes cryptiques qui détaillent les cotisations diverses et variées qui sont retirées du salaire de la peur en échange d’une promesse à venir : le pacte social qui fait qu’en échange de cette part de ton labeur, tu as le droit à la santé, à l’assurance chômage, à la solidarité nationale, à ne pas vieillir dans la douleur et la misère. Regarde bien ces petites lignes et compare les deux colonnes : ce que tu rétrocèdes et ce que ton patron donne. Regarde bien et médite sur tout ce qu’on ne cesse de te seriner sur les déficits des comptes sociaux, c’est-à-dire sur le pillage des ressources communes des travailleurs. La vérité, mon gros naïf qui doit apprendre à fermer ses esgourdes aux cris stridents des experts pickpockets, la vérité, c’est que le déficit des comptes sociaux est organisé depuis des années par les empilements invraisemblables d’exonérations de la part patronale sur les salaires, soit quelque chose de l’ordre de 42 milliards d’euros en 2009 de niches sociales.

Tout ce fric, mon grand, il est resté dans les poches de ton patron qui était censé investir et embaucher avec et qui s’est offert un 4x4 ou des vacances aux Antilles. Tout ce fric, c’est maintenant à toi d’en assumer la disparition, en étant toujours moins bien soigné, moins bien payé, moins bien protégé. Et bientôt, tout ce fric qui manque, il te faudra le rembourser avec ton sang et tes larmes, quand tu devras traîner au turbin ton corps tordu par les douleurs que l’âge finit toujours par te donner.
Parce que c’est toujours la même histoire, toujours la même opération qui consiste à prendre le pognon des peuples et à les exhorter ensuite à se serrer toujours plus la ceinture pour rembourser la dette des autres !
 

L’éternel problème de la répartition des richesses


En gros, la stratégie du choc appliquée aux retraites consiste à rester le museau dans des approximations comptables alarmistes en ne proposant qu’une seule solution : l’allongement de la vie active, c’est à dire le recul de l’âge auquel un travailleur peut prétendre à se reposer. L’argument massue pour justifier l’injustifiable, c’est de s’appuyer sur les chiffres, encore eux, de l’allongement de l’espérance de vie, avec une logique qui peut avoir l’air imparable au premier abord : puisqu’on vit plus vieux, il est normal de travailler plus longtemps.
Et fin du débat.

Sauf que, bien sûr, c’est tout sauf un argument valable, parce que, comme d’habitude, il s’agit de réduire l’immense agencement de la réalité à quelques petits faits qui arrangent bien les fossoyeurs du système social.

Il n’est même pas nécessaire de démonter patiemment l’argumentaire purement comptable et hypothétique qui sert de fondation à tout ce branlant édifice de spoliation sociale, Jean-Luc Mélenchon pourvoit fort bien à cette tâche ingrate en démontant l’alarmisme de petits boutiquiers perdus dans de vaines spéculations. Il suffit de regarder le corps social dans le blanc des yeux pour comprendre que le vrai débat est ailleurs.

Nous vivons plus vieux ?

 
Enfin, ça dépend qui et comment. Par exemple, on ne vit pas autant de temps dans le Pas de Calais et le Gers. Même chose entre les cadres et les ouvriers. Les hommes et les femmes. Ceux qui ont la chance de passer à travers les mailles du cancer et les autres. Bref, même si la ligne d’arrivée fait mine de reculer, il y en a déjà pas mal d’entre nous qui n’y arriverons pas. Et parmi ceux qui feront de vieux os, nombreux sont ceux qui n’en profiteront pas vraiment, comme en témoigne la hausse croissante des dépenses de dépendance.

Ensuite, pourquoi vivons-nous plus vieux ?
Déjà, parce qu’on meurt moins étant jeunes. Entre les guerres, les accidents, les maladies, les jeunes mourraient pas mal à certaines époques que nous ne souhaitons pas revivre et du coup, ils plombaient pas mal la fameuse espérance de vie. En moyenne, on vivait moins longtemps, mais en moyenne seulement. Les vieux vivaient souvent aussi vieux qu’aujourd’hui.

Ensuite, nous sommes plus nombreux à avoir la chance de devenir vieux... parce que nous sommes mieux soignés et que nous arrêtons de nous user la santé plus tôt. Hé oui, à partir de la grosse cinquantaine bosser use nettement plus que quand on est jeune et en bonne santé. On peut même dire qu’en terme d’usure, de stress, de fatigue, passé un certain âge, chaque année de boulot tend à compter double ou triple. Il y a de fortes chances que l’espérance de vie a augmenté parce qu’on a abaissé l’âge légal du départ à la retraite. Nous faire faire le chemin inverse est une escroquerie intellectuelle criante.

La retraite, c’est bien, surtout quand on peut en profiter. Quand on est encore capable de bouger, de faire des choses, d’avoir des envies. S’il faut attendre d’être trop usé et ne s’arrêter qu’à l’antichambre de la mort, quel intérêt de se faire chier à payer toute sa vie pour une agonie de merde, je vous le demande ?

Confiscation salariale massive


En fait cette pseudo réforme ne s’occupe guère de la réalité vécue quotidiennement par des millions d’entre nous. Elle fait l’impasse, sur les conditions de travail, sur le sens du travail, sur la répartition des revenus, sur la dégradation salariale qui nourrit la dégradation des comptes sociaux. Elle n’a en fait qu’un seul et unique objectif : réduire encore et toujours le montant des pensions perçues.

Politiquement, il serait suicidaire d’avouer que la précédente réduction du montant des retraites n’a pas suffi à nourrir les appétits de la finance. Ha bon, vous n’aviez rien remarqué ? Pour le coup, ce sont des mathématiques élémentaires, pas de vaines spéculations.

Les retraites, c’est du salaire différé. C’est donc une part de ce que vous gagnez aujourd’hui qui est injectée dans une caisse qui, en échange de ce financement, s’engage à vous reverser un revenu quand les vieux jours seront arrivés.
Ce revenu est calculé en fonction du montant des sommes prélevées et du temps de prélèvement. Ce système marche très bien dans une société de plein emploi où les salaires suivent une gentille courbe ascendante. Ce même système marche nettement moins bien dans une société caractérisée par le chômage de masse, le précariat et la compression de la masse salariale.

La clé de la spoliation est le temps de cotisation. Dans une réalité où les gens doivent se former longtemps (études longues), peinent à accrocher le premier emploi, connaissent de faibles progressions de salaire et des décrochages de carrière (chômage de masse) et sont considérés comme des boulets en entreprise à partir de 40 ans, il devient extrêmement difficile de cotiser la durée fixée pour une pension à taux plein. Et du même coup, chaque allongement de la durée de cotisation revient mathématiquement à une baisse du montant de la pension finale.

Au total, en quinze ans, le taux de remplacement (niveau de la retraite par rapport à son salaire) a baissé de 10 points.
Olivier Bonnet, Retraites : le chemin de la reconquête.


Et bien sûr, le problème des retraites reste une urgence, puisque la potion n’est pas calibrée pour soigner le mal !

Dix points dans ta face ridée de pruneau, ce n’est pas rien, quand même ! C’est même, strictement, la part de richesse passée du travail au capital ces 30 dernières années. Ce sont ces milliards d’euros disparus de l’assiette salariale pour aller goinfrer l’ogre financier, lequel, jamais repu, en demande toujours plus et finit toujours par nous présenter le tour de vis suivant comme l’ultime solution pour sauver les meubles, alors qu’il ne s’agit que d’une saignée de plus, une de celles qui affaiblit le malade et assure la rente du médecin-profiteur.

Ces milliards prétendument absents des caisses que tu alimentes pourtant de ton temps, de ton talent, de ta santé, de ta vie, ces milliards, il va bien falloir un jour aller les chercher et les rendre à tous ceux à qui ils appartiennent de droit !

 Retraites // 


Moyenne des avis sur cet article :  4.75/5   (64 votes)




Réagissez à l'article

54 réactions à cet article    


  • mariefrancoise 17 avril 2010 09:25

    17/04/2010

    Je voulais rajouter qu’il est très vrai, très pertinent et très bien écris votre article..

    marie-francoise


    • ploutopia ploutopia 19 avril 2010 00:58

      Il y a lieu en effet de se poser les bonnes questions. On a tous un petit capitaliste en soi. Nous sommes tous un peu bankster sur les bords. Le jet de pierre est vieux comme le monde. Il est temps maintenant de regarder à l’intérieur. C’est probablement ce que Marie-Françoise essayait de faire comprendre aux révoltés de tous bords. Le côté catastrophique de la situation ne doit pas nous ôter le sens du raisonnement, le bon sens. Les banquiers ne sont pas méchants. Les agences de notations ne sont pas méchantes. Les Chinois ne sont pas méchants. Il y a juste un logique qui surplombe le tout et que nous ne parvenons pas à transcender. Pourquoi ? Voilà la bonne question. Un certain Christian ARNSPERGER postule que s’il est si difficile d’en sortir c’est que les causes profondes ne sont pas économiques mais existentielles : peur de mourir, peur de manquer, peur de souffrir, peur de ne pas être reconnu, etc.


    • dupont dupont 17 avril 2010 10:50

      Quelle envolée ! Quelle diatribe ! C’est du Vallès, du Zola, en moins bien toutefois, mais faut bien commencer par quelque chose.
      Certes quelle vie pitoyable, quelle misère dans nos rues, la France ou l’image du tiers-monde... Et puis ces pauvres retraités, spoliés, dévalisés par des ogres cupides, même s’ils sont un peu propriétaires et vivent confortables avec leurs petite retraite qui du fait qu’ils n’ont plus de charges, leur permet dans leur grande majorité de remplir les cars de voyages organisés et s’ils ont eu la chance d’être fonctionnaires, les paquebots qui sillonnent les mers.
      Ah, vous n’étiez pas au courant qu’en dehors des riches, il n’y avait pas que des pauvres ?
      Mince, je casse votre effet, désolé .
      Parlons chiffres maintenant : 8 millions de personnes dites pauvres ? Certes c’est beaucoup et il faut s’en occuper. Mais d’un autre côté 90% qui ne le seraient pas, c’est encourageant et ça mérite d’être dit car dans votre prose apocalyptique, vous avez oublié de le souligner.
      Et puis, un dernier chiffre : Un homme qui vivra 75 ans aura passé moins de 10% de son temps de vie au travail ? Ce qui lui laisse 90% pour dormir, se reposer, étudier, parler, lire, se distraire, dire du mal de son voisin, écrire n’importe quoi...


      • Blé 17 avril 2010 13:22

        @ Dupont,

        Tous les retraités ne sont pas d’anciens fonctionnaires, et parmi ceux-ci, il y en a qui ont eu un travail rude, pénible, usant : infirmières, agents d’entretiens territoriaux, enseignants, agents d’EDF, et beaucoup d’autres certainement.
        D’autre part avez-vous eu l’occasion de voir une radio de colonne vertébrale d’un homme de 40 ans bien portant par ailleurs) qui a commencé la maçonnerie à 16 ans ? D’ un agent de production qui a travaillé 25 ans sur une chaîne ? Les articulations des femmes de qui travaillent aux caisses des grandes surfaces ?
        Il y a quelques millions de retraité-e-s en France qui ne partent pas en voyage parce qu’ ils n’en ont pas les moyens et n’ont plus la santé dès leur 62 ans.

        Vous confondez pauvreté et misère.
        Dans les années 50 et 60, il y avait beaucoup de pauvres et de pauvreté en france mais ce n’était pas la misère comme cela est depuis une dizaine d’années pour les couches sociales défavorisées. Vous n’avez surement pas besoin d’aller au restau du coeur, à la soupe populaire, chez « médecins du monde » pour vous faire soigner,vous ne vivez pas sans eau ni électricité, et j’en passe.


      • dupont dupont 17 avril 2010 14:16

        Le sudiste,

        « Je vais vous aider, vous n’avez pas l’air de savoir faire grand-chose.
        Prenez votre calculette et tapotez avec vos petits doigts boudinés l’opération suivante :
        65/8. Cela donne 12,3 % et non 10.
        C’est un détail ? Faut voir… Pour le moment ce détail que vous négligez d’un revers de manche ne représente »que« 1,5 millions de personnes supplémentaires. »

        Inutile de prendre ce ton supérieur et méprisant pour contester des chiffres qui ne vont pas dans votre sens. Quand on est dans des grosses masses et que les chiffres sont issus d’estimations, un arrondi à 2.3% près n’a rien de véritablement choquant, sauf pour les gens comme vous.
        Vous me rappelez ces pinailleurs, qui après avoir avancé des chiffres calculés à la louche présentaient leur résultat avec trois zéros après la virgule.
        Alors pour vous qui avez l’air de savoir faire beaucoup de choses avec des doigts fins et longs, allez vous assurer que ces 8 millions sont exacts ainsi que les 65 millions estimés.
        Vous faites dans le petit, mais rassurez-vous, ça vous va très bien.


      • dupont dupont 17 avril 2010 14:21

        Le sudiste,

        Autre chose avant de donner des leçons, essayez de les comprendre.
        65/8 n’ont jamais fait 12.3%. Si l’on s’en tient à la table des 8, cela donne un peu plus de 8, car 8*8=64.
        Dès que vous en serez à la table des 9, prévenez moi, on essaiera de parler.


      • dupont dupont 17 avril 2010 17:09

        Trop fort le sudiste,
        Je vous mets le nez dans votre erreur en soulignant qu’un simple contrôle de cohérence aurait dû vous révéler que vous écriviez n’importe quoi, et vous me le reprochez !
        La mauvaise foi ne vous étouffe pas. Heureusement que ce laps de temps salutaire vous a permis de réviser votre CM2 commes vous dites.
        La calculette, c’est pour les automatismes, même les singes y arrivent.
        La tête, c’est pour le raisonnement, là vous avez des difficultés, visibles bien que vous fassiez tout pour les dissimuler en jouant les fats.

        Lamentable.


      • sisyphe sisyphe 17 avril 2010 17:49

        Inutile de prendre ce ton supérieur et méprisant pour contester des chiffres qui ne vont pas dans votre sens. Quand on est dans des grosses masses et que les chiffres sont issus d’estimations, un arrondi à 2.3% près n’a rien de véritablement choquant, sauf pour les gens comme vous.

        Ben voyons ; le brave dupont élimine 1,5 million de personnes, comme ça, d’une opération, comptable, puisqu« ’on est dans les grosses masses » : c’est dans la gueule quevous auriez besoin de la prendre, la grosse masse, pour être aussi cynique, méprisant, et minable.
        L’« arrondi » ne vous choque pas, n’est-ce pas ? On va vous envoyer chez vous tous les gens au dessous du seuil de pauvreté que cet « arrondi » supprime ; vous avez de la place dans votre salon , pauvre minable ?


      • dupont dupont 17 avril 2010 18:09

        Ah Sysiphe,
        Si une fois en haut le rocher que vous poussez depuis l’éternité pouvait vous rouler dessus, le monde perdrait peu de chose, une légende peut-être.
        Vous les avez compté les pauvres ?
        Vous, me semblez être un pauvre type, imprégné de propagande et doté de courte vue.
        C’est quoi un pauvre, celui qui est à 60% du salaire moyen ? A 61% on est plus riche ?
        Si vous êtes encore capable de raison, un petit cas :

        Un paysan retraité touche 700 E/mois. Il vit dans la maison de ses aïeux, avec un minimum mais il a toujours vécu comme ça, quelques poules, un verger, un jardin, les noix et les châtaignes en automne, Les champignons, la chasse et la pêche pour se distraire.

        Un salarié en ville, 1050E par mois (50% de +que notre paysan). 400Emois de loyer, crédit voiture (indispensable pour se rendre au travail) 100E, assurances 60E, impôts locaux 30E, Electricité 40E, frais déplacement 50E, Mutuelle 50E, bouffe 200E.

        L’un est pauvre, l’autre non. Vous arrivez à suivre, avec ou sans masse pour bien vous le faire entrer dans la tête ?


      • Dudule 17 avril 2010 18:12

        C’est pas 65/8 qu’il faut calculer, Dugland, c’est 8/65 = 0,123 = 12,3%.

        65x0,123 = 8
         
        8 représente bien 12,5% de 65.

        Comme 10 représente 10% de 100 : 10/100 = 0,1 = 10%
        100/10 fait aussi 10, mais on s’en fout, ce n’est pas un pourcentage... c’est pas le problème, c’est pas comme ça que ça marche.


      • dupont dupont 17 avril 2010 18:26

        Encore un bas du front, c’est un nid ici.
        Voir ma réponse plus haut (pour ça faut lever la tête).

        Faut espérer qu’ils ne se reproduisent pas ces gens là...


      • Dudule 17 avril 2010 18:45

         smiley

        C’est un gag, c’est pas possible, il le fait exprès !


      • Halman Halman 17 avril 2010 19:09

        Dupont, c’est facile de mélanger toutes les générations en disant les retraités.

        Les retraités d’il y a 20 ans, oui ont pour certains les moyens de se payer des voyages.

        Mais les futurs retraités que sont les travailleurs actuel oui vont crever épuisés par le boulot avec des retraites de misère.


      • dupont dupont 17 avril 2010 19:14

        Alors là !
        Vous êtes monolobe sudiste, et entêté en plus !
        Alors je décompose car vraiment avec votre ami dudule vous faites la paire !

        Vous me dites de diviser 65 par 8 pour expliquer 12.30.
        Je vous réponds que 65/8 cela fait un peu plus de 8 (et non 12.30) et qu’un simple contrôle de cohérence vous aurait permis de voir que votre 65/8 était une erreur.
        Et vous continuez en vous enfonçant un peu plus avec votre ami dudule.
        Les huîtres formeront bientôt le corps de nos nouveaux savants comparativement au QI de sudiste et dudule qui ont quand même des difficultés de comprenotte.
        Allez, on continue pour voir jusqu’où vous pouvez aller...


      • dupont dupont 17 avril 2010 19:19

        Mais vous avez raison, le problème des futures retraites est un problème MAJEUR, j’en suis conscient.
        Je me bats simplement contre les gens qui disent n’importe quoi et qui en niant certaines réalités font croire que la solution est dans la poche des autres.
        Le problème est bien plus complexe que cela et ce n’est pas avec un tract de la CGT ou un slogan du NPA qu’on le règlera.


      • dupont dupont 17 avril 2010 19:49

        Bonne nuit Sudiste et reconnaître son erreur c’est un grand pas vers la réflexion.


      • 5A3N5D 17 avril 2010 20:24

        @ Dupont,

        « Bonne nuit Sudiste et reconnaître son erreur c’est un grand pas vers la réflexion. »

        Eh bien, vous en êtes loin de cette fameuse « réflexion » ! Car au risque de vous déplaîre, c’est bien vous qui êtes dans l’erreur, et vous refusez de l’admettre ! Vous êtes infoutu de calculer, au choix :
        un produit en croix ;
        une proportionnalité,
        et pour les « anciens », une règle de trois.

        J’essaie de vous expliquer. Sur 65 millions de français, il y aurait 8 millions de pauvres. Si nous étions cent millions, combien y aurait-il de millions de pauvres ? Car c’est bien un pourcentage qu’on veut calculer ! (« pour cent »)
        Règle de trois : 8 millions, c’est pour 65 millions. Pour un million de français, il y aurait 65 fois moins de pauvres, soit 8 divisés par 65 =0,123 million de pauvres. Pour 100 millions, il y en aurait 100 X 0,123 = 12,3.
        12,3 millions de pauvres pour cent millions d’habitants.
        Je récapitule, avant de capituler :
        (8 : 65) X 100 = 12,3 %


      • wesson wesson 17 avril 2010 20:43

        Bonsoir le sudiste, bonsoir 5a3n5d

        vous devriez laisser tomber avec Dupont, ne perdez pas votre temps à essayer de le convaincre.

        Depuis les régionales, nous avons vu débarquer sur Agoravox toute une flopée de petits nouveaux, tant contributeurs que rédacteurs, qui semblent tous sorti du même moule ultralibéral genre contrepoints.org.

        Ils s’expriment tous de la même manières, avec les mêmes mots et partagent le même cynisme impeccable. et ils nous pondent des articles tous pareils, parfaitement formatés et ont tous la même idée du paradis sur terre : 30% de ROE (Return On Equity) pour l’instant, demain ça sera plus !

        Je pense qu’il s’agit d’une opération de phagocytage d’Agoravox pour le rendre chiant comme les pages saumon du Figaro !

        Mais bon, il n’y a rien à en tirer de ces mecs là, ils nieraient jusqu’à l’évidence !


      • fwed fwed 18 avril 2010 01:43

        Maintenant on passe à la leçon suivante : la partie par million


      • lemouton lemouton 18 avril 2010 09:11

        Bravo bien dit... N’oubliez pas que les trolls existent smiley

        D’ailleurs, à qui profite le troll ?? smiley

        ne vous épuisez pas à répondre à n’importe qui..


      • dupont dupont 18 avril 2010 09:23

        5A3N....,

        Pour vous le calcul élémentaire, ça va. Par contre pour la compréhension de texte vous avez des difficultés.
        Essayez de relire ce que j’ai écrit (en substance que 65/8 font 8,.. -et non pas 12.3 jamais contestés). Les vendeurs de propagande ont de beaux jours devant eux avec des gens comme vous.


      • lemouton lemouton 18 avril 2010 09:24

        @ wesson —> (je n’avais pas précisé à qui je m’adressais smiley)


      • herbe herbe 17 avril 2010 13:04

        Eh oui il faut bien appeler un chat , un chat.
        Et l’exploitation ( Pwofitasyon aux Antilles : http://fr.wikipedia.org/wiki/Liyannaj_Kont_Pwofitasyon) est là criante devant nos yeux ....

        Au fait si vous avez un peu de cerveau disponible vous ne regretterez pas le visionnage de cette vidéo en plus pourvue d’humour :

        http://tvbruits.org/spip.php?article981

        A lire aussi en complément :
        http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/LEPAGE/17113


        • zelectron zelectron 17 avril 2010 13:09

          @Monolecte
          "Ces milliards prétendument absents des caisses que tu alimentes pourtant de ton temps, de ton talent, de ta santé, de ta vie, ces milliards, il va bien falloir un jour aller les chercher et les rendre à tous ceux à qui ils appartiennent de droit !"

          et comment faire pour les retirer des gaspillages, des fanfreluches, des frais de gestion
          (surtout salariaux directoriaux+ véhicules+logements+bâtiments+voyages+frais de bouche...)
          de ces organismes plétoriques de retraite (+ de 400 !) et autres pertes colossales en placements hasardeux (terme équivalent en langage financier = de bons pères de famille) ?


          • Radix Radix 17 avril 2010 13:20

            Bonjour Monolecte

            Fait pas attention aux « Dupont rabat joie » qui infestent le forum depuis quelques temps, ils sont jaloux de tous ce qu’ils n’ont pas fait et préfèrent garder la tête dans le sable en attendant de se retrouver face à une réalité déplaisante.

            Actuellement on assiste à une offensive en règle contre les retraites en France pour essayer de nous fourguer le système anglo-saxon des retraites par capitalisation qui a fait ses preuves avec Enron et pendant la crise des subprimes n’est ce pas ?

            Le système français a été délibérément mis en faillite à coup d’exonération de charges pour soi-disant protéger l’emploi, vu le résultat le remboursement s’impose !

            Radix


            • Jean Lasson 18 avril 2010 01:30

              « J’en connais pas mal qui sont »petits patrons« . [...]  »Les patrons« , c’est donc un peu vite dit. C’est comme parler des  »salariés" : ça part de quelques centaines d’euros à plusieurs dizaines de millier d’euros par mois. C’est pas les mêmes."

              C’est simple : il ne faut pas parler des patrons, mais plutôt des capitalistes. Il n’y a que deux catégories économiques fondamentalement distinctes : ceux qui vivent (principalement) de leur travail et ceux qui vivent de leur capital, de leurs rentes. Les travailleurs et les capitalistes. Les prolétaires et les bourgeois*.

              Les patrons que vous décrivez (je le suis depuis 15 ans) sont des travailleurs comme les autres. Leur petit capital est investi dans leur entreprise. Leur maison est souvent hypothéquée. En cas de faillite, ils auront tout perdu, même leur maison. Et ils n’auront droit à rien, même pas le chômage. Ceux-là ne sont évidemment pas visés par l’auteur !

              Les banques et autres boîtes du CAC-40, du Dow Jones ou du Nasdaq sont visées. Et, personnellement, j’y ajouterais toute la noria de collaborateurs (aux deux sens du mot) : cadres dirigeants, conseillers de toute sorte, politiques laquais, traîtres à leurs électeurs, médiacrates courtisans, traîtres à leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs, etc. Tous prolétaires, mais trahissant leur classe pour quelques miettes. Quant aux patrons de grosses PME, moins pauvres, s’ils fantasment encore une solidarité d’intérêts avec ceux des multinationales, c’est qu’ils n’ont toujours rien compris au film (et c’est inquiétant pour leur compétence réelle à diriger leur boîte).

              Nos ennemis sont moins de 2 %. Honte à nous si nous les laissons gagner ! Il faut faire la Saint-Barthélémy de la Rente.

              * Je sais bien que la réalité est plus complexe : de nombreux travailleurs comptent aussi sur une part de rente. D’une façon ou d’une autre, Ils doivent y renoncer, car au train où vont les choses, les pilleurs vont aussi les dépouiller de ce qui leur reste encore après plus de trente ans de laminage.


            • FRIDA FRIDA 17 avril 2010 13:54

              Très bon article.


              • Pyrathome pyralene 17 avril 2010 14:15

                Excellent article , Monolecte


                • rastapopulo rastapopulo 17 avril 2010 14:31

                  Et alors ? Les banques nous pompent bien notre fric pour rien.


                • finael finael 17 avril 2010 14:44

                  Merci pour cette mise au point joliment tournée.

                  Eh oui, la retraite, nous cotisons pour depuis des années, des dizaines d’années et des pourcentages qui n’ont cessé d’augmenter pour la part salariale et de diminuer pour la part patronale.

                  Sur mes derniers contrats j’ai pu constater que les cotisations patronales (18%) étaient moins élevées que les cotisations salariales (22,5%). Et comme j’ai pu jeter un oeil aux comptes de l’entreprise j’ai pu voir que grâce aux différentes aides je revenais à 420 Euros mensuels pour un SMIC ... et un travail d’ingénieur.

                  On peut complêter sur cette propagande alarmiste en remarquant qu’on nous fait une prévision à 30 ans ! Comme si en 1980 on avait été capable de prévoir le monde d’aujourd’hui !

                  On « oublie » que si ce sont les « baby-boomers » qui partent aujourd’hui à la retraite, dans une génération ce seront les « classes creuses » et que le nombre de cotisants par rapport au nombre de retraités sera approximativement le même qu’aujourd’hui.

                  On « oublie » que parallèlement le PIB qui était de 750 milliards il y a 40 ans avec une ponction de 5%, restait 712 milliards, aujourd’hui il est de 1580 milliard avec une ponction de 12,8% reste plus de 1300 milliards et que même d’après « leurs » projections, si la ponction en 2040 (sur un PIB d’environ 3000 milliards) devait être de 20% il resterait quand même 2400 milliards - le tout en euros constants, où est la catastrophe annoncée ??


                  • Croa Croa 17 avril 2010 23:38

                    Bof, quelle «  part patronale » ?

                    Toute cotisation est prélevée sur le travail du salarié. Même vu coté patron les deux cotisations (pourquoi deux sinon créer de l’embrouille ?) sont bien incluses uniquement dans le coût salarial. C’est donc le salarié seul qui cotise avec son travail.

                    Le jour où il y aura un prélèvement sur le bénéfice brut de l’entreprise nous pourrons parler de part patronale... Ce n’est pas demain la veille ! smiley

                    à part ce détail (qui n’en est pas un),
                     smiley j’approuve les remarques de Finael  smiley


                  • finael finael 18 avril 2010 11:05

                    Bien sûr.

                    Pour ce qui est des « parts » patronales et salariales, que ce soit pour la retraite ou pour les autres cotisations, cela revient au même.

                    Mais qui s’en rend compte ?


                  • cmoy patou 17 avril 2010 16:45

                    @ Monolecte,
                    Il est des écritures salutaires qui ne sont pas divines mais bien humaines. Ce sont ces mots que l’on jette sur une page pour se soulager de ces maux que l’on porte en soi et dont en souffre.Félicitations pour votre belle plume.

                     
                     J’ai souvent l’impression, la sensation d’être un funambule et quand, sous mes pieds, je vois le vide infini de ma vie et que le vertige me prend, j’hésite entre résister et garder mon équilibre et me laisser aller à tomber, plonger dans ce vide. Question sans réponse comme tant d’autres question que j’ai et qui sont sans réponse.
                     Les dirigeants, politiques, économiques…, ont souvent la grosse tête. Une grosseur inversement proportionnelle à l’intelligence que ladite tête, en définitive, ne contient pas et, en même temps, directement proportionnelle au cynisme, à l’hypocrisie, à l’immoralité, à la malhonnêteté, à l’égoïsme, à l’absence de mémoire, à la félonie… de ces mêmes dirigeants. Et dans les deux cas, la proportion est… exponentielle ! Une catégorie à ne pas oublier la retraite des élus locaux : qui finalement
                     n’est ni plus ni moins que la double peine pour le contribuable !

                    http://life-in-the-dead.over-blog.com/article-elus-locaux-48425969.html


                    • frédéric lyon 17 avril 2010 23:54

                      Rappelons que la « part salariale » est une pure fiction, ou un abus de langage.


                      La « part salariale », comme la « part patronale », sortent des caisses de l’entreprise et constituent une charge d’exploitation qui vient s’imputer intégralement sur les bénéfices.

                      Lorsqu’il calcule ses charges de personnel, l’entrepreneur additionne naturellement les salaires, les « charges salariales » et les « charges patronales ». 

                      • finael finael 18 avril 2010 11:12

                        Exact, mais le mot de « charge » est aussi un abus de langage : Il s’agit d’un salaire différé !

                        Alors si le salaire « amputant » les bénéfices est une calamité pour ces derniers, autant supprimer les salaires !

                        Pour rappel le coût du travail en France est l’un des moins élévé d’Europe car si les « charges » sont plutôt supérieures, elles s’appliquent à des salaires moins élevés en moyenne.

                        Au fait ! Quand les 25 millions de salariés n’auront plus de salaire, elle servira à quoi votre entreprise et à partir de quoi fera-t-elle des bénéfices ?


                      • oj 18 avril 2010 03:18

                        difficile de faire la part des choses.

                        je crois qu’il n’y a pas de verité mais des points de vue, des approches différentes.

                        je ne suis pas dans les chiffres mais il me semble tout de meme qu’un pays comme la France connait une montée démographique des inactifs et des charges de santé entre autres.

                        Considérant que le fonctionnement financier du monde est en train de sombrer et que naturellement l’economie va se rapprocher de la réalité et donc valoriser les biens réellement echangeables et faire perdre de la valeur a l’activité tertiaire on peut se passer de chiffres pour faire une évaluation des tendances (déjà amorcées) :

                        - plus d’inactifs proportionnellement donc charges de santé et retraite en hausse.
                        - moins de création de richesse (fuite des savoir-faire et productions / délocalisations)
                        - pratiquement pas de ressources naturelles.
                        - internationnalisation des grandes entreprises rentables.
                        - augmentation des prix des ressources générales qui se rarefient ( bientot 7 milliards d’habitants )
                        - tendance naturelle a baisser les revenus du travail par nivellement mondial.

                        je pense que pour tenter d’etre honnete et lucide et SANS CHIFFRE , il va falloir reconsidérer en effet, toutes nos regles de depenses et de rentrées n’en déplaise a beaucoup.

                        le paysan n’a pas besoin de chiffres pour voir quand la terre est arride


                        • Deneb Deneb 18 avril 2010 06:23

                          @ l’auteure :


                          on s’use plus en travaillant vieux ? A mon sens, le problème est ailleurs.

                          Si on a de la chance de s’éclater dans ce que l’on fait pour vivre, on ne compte pas sur la retraite. Ce qu’il faudrait, c’est à chacun le boulot qui lui va vraiment, qu’il ne fera pas avec peine et les efforts surhumains quotidiens pour ne pas laisser tout tomber. Aujourd’hui les machines arrivent à remplacer l’humain pour des tâches les plus pénibles. Gageons que la tendance se poursuive et que le boulot qui restera à l’humain sera celui que la machine ne peut accomplir : un boulot humain, celui du choix, de la sélection, de l’intuition. Un boulot motivant où l’on n’a pas peur de s’investir à fond avec toute la passion dont on est capable.

                          Le principal obstacle à ça est la religion, qui dit qu’il faille souffrir dans ce monde pour gagner le paradis au-delà. Ca fait que la seule oeuvre que l’on valorise est celle née d’un laborieux effort. La spontanéité et la passion ne sont guère appréciés chez les bigots, qui vont jusqu’à rendre pénible la vie d’autrui « pour son bien », évidemment. Les plus grandes avancés de l’humanité sont d’abord les fruits de la passion, de l’imagination et de l’ingéniosité, l’effort est secondaire et, quand c’est bien fait, masqué par la spontanéité.

                          Donnez à chacun un boulot qu’il fera avec plaisir et vous avez résolu le problème des retraites.

                          • xbrossard 19 avril 2010 11:07

                            @Deneb

                            on recherche des éboueurs et des pilotes de motocrotte, ça te dirais ?


                          • foufouille foufouille 19 avril 2010 11:35

                            eboueur ca doit etre pris d’assaut !


                          • ravachol 18 avril 2010 08:24

                            Nous vivons plus vieux ?Ca reste a voir !
                            J’ai entendu des toubibs dignes de foi expliquer qu’actuellement nous avions des personnes tres agees car elles sont nees dans le premier quart du siecle dernier,qu’elles n’ont pas
                            ete empoisonnees dans leur jeunesse par Monsanto and co.
                            La tendance actuelle serait plutot des services de cancerologie pleins comme des oeufs,
                            et le plus inquietant selon ces memes medecins,se sont les services de pediatrie.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès