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Accueil du site > Actualités > Politique > Justice privée, police privée : rêvons un peu

Justice privée, police privée : rêvons un peu

Un spectre hante la société post-moderne : celui d’un Etat qui abandonnerait ses prérogatives régaliennes pour les confier au secteur privé, mieux à même de satisfaire les citoyens. 


Tout le monde s’accorde à reconnaître que justice et police fonctionnent mal en France.

La justice s’illustre par de retentissantes erreurs judiciaires, certaines font la une des journaux, d’autres, bien plus nombreuses, passent inaperçues. Les délais sont extrêmement longs, les cours sont encombrées, les procédures sont lentes, coûteuses. L’inertie étouffe les meilleures volontés. Les affaires sont vite classées, les peines parfois non exécutées.

La police, quant à elle, a des taux d’élucidation très bas (par exemple 10% pour les cambriolages, heureusement davantage pour les meurtres, ma spécialité - seulement littéraire, dois-je ajouter pour vous rassurer !). Comme la justice, on peut l’accuser d’obéir à des impératifs plus politiques qu’orientés vers la satisfaction du citoyen. Le fonctionnaire moyen, et on le comprend, préfèrera ne pas faire d’excès de zèle, n’ayant finalement rien à y gagner. Mieux vaut infliger des amendes aux honnêtes gens et leur grignoter petit à petit leur permis de conduire que de s’aventurer dans les zones de non-droit ou jouer les petits soldats dans certaines banlieues chaudes.

Le citoyen finit par comprendre que ces institutions et organisations chargées de le protéger sont d’abord à leur service, avant d’être au sien. Ainsi il s’en détourne autant qu’il le peut. Hélas, il n’a pas le choix, puisque l’Etat maintient un monopole des plus stricts dans ce domaine.

Il serait temps de considérer que la justice et la police sont des services comme les autres, au service de clients, justiciables ou plaignants, qu’il importe avant tout de satisfaire. D’autres services bien plus essentiels à notre vie, l’alimentation, l’habillement, la pharmacie (etc.) sont privés, et, sauf à vouloir mourir de faim, vivre nu, ou passer sa vie dans les files d’attente, on n’imagine pas que l’Etat les prenne un jour en charge. Comme dans les autres secteurs de la vie économique et sociale, la concurrence a du bon. Mieux, elle est le seul moyen de progresser vers une meilleure satisfaction des besoins.

Certes, la justice et la police ont un coût. Les sociétés d’assurance, par leur prise en charge de l’aléa, sont le mieux à même de pourvoir au coût des procédures de justice ou des enquêtes policières. Elles devraient élargir leur champ d’action pour suivre l’ouverture au privé des services de justice et de police (si elle survient un jour - peut-être dans quelques siècles !).

J’entends les objections de ceux qui craignent de voir de tels services confiés au privé. Ne vont-ils pas favoriser les plus riches ? De façon étonnante, on ne se pose pas la question de savoir si, déjà, les plus riches ne sont pas favorisés. Ne peuvent-ils pas, déjà, se payer les meilleurs avocats et donc avoir de meilleures chances de gagner un procès ? Embaucher des gardes du corps, et donc ne pas craindre de se faire agresser par les voyous, comme le commun des mortels ?

Quant aux juges et policiers privés, croyez-vous qu’ils seraient corruptibles ? Davantage que les juges et policiers publics ? Mais qui, dans la situation actuelle, n’a de compte à rendre à personne, si ce n’est à une hiérarchie bien peu regardante ? Dans quelle société le pouvoir des riches est-il le plus efficace : dans celle du maquis juridique, des passe-droits, des grilles des salaires rigides, de l’absence de motivation, ou dans celle où la responsabilité du juge et du policier serait directement engagée, comme c’est ou ce devrait être le cas pour toute personne qui gagne sa vie en offrant ses services à ses concitoyens ?

Le marché, fondé sur l’échange libre, n’est pas l’expression de la loi du plus fort, c’est un champ de concurrence pacifique par lequel le consommateur vote pour le plus compétent. La loi du plus fort existe quand le monopole de la force existe, et c’est l’Etat qui l’exerce à ce jour. La séparation des pouvoirs est alors illusoire, exécutif et judiciaire étant mêlés de façon inextricable. Les politiciens s’autoamnistient et certains d’entre eux sont protégés par une immunité scandaleuse. L’administration d’Etat devient intouchable. Le Léviathan prétend assurer notre protection, mais qui nous protègera du Léviathan ?

Certes, l’ultra-étatisme actuel ne s’avouera pas facilement vaincu, et mon ultra-libéralisme (le terme exact serait plutôt "anarcho-capitalisme") semble aujourd’hui ultra utopique, même si la littérature libertarienne a déjà étudié la perspective de confier à la société civile l’ensemble des tâches monopolisées par le « monstre froid » que stigmatisait Nietzsche.

J’ai conscience qu’il s’agit là d’une proposition, ou plutôt d’une simple considération, voire d’une extrapolation, qui est iconoclaste, et totalement irréaliste dans la situation actuelle, où la seule privatisation d’un dinosaure tel que GDF provoque des remous à droite et à gauche.

Pourtant, à long terme, il n’y a là rien d’utopique. L’arbitrage privé existe déjà, les polices privées également. Longtemps avant le monopole d’Etat, les tribunaux étaient privés. Les assurances "assistance juridique" existent déjà pour les particuliers. On reconnaîtra sans doute un jour que le marché est la seule organisation capable de procurer cette séparation des pouvoirs ultime qui garantit les droits fondamentaux de la personne. En attendant, on peut rêver, en espérant que le cauchemar sécuritaire ne vienne pas nous réveiller brutalement.


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68 réactions à cet article    


  • (---.---.230.116) 28 septembre 2006 13:04

    Le but d’une société privée est de se faire un maximum de fric, non de servir l’interet d’une nation ou des citoyens. C’est un des pouvoir régalien de l’état d’assurer la sécurité et la justice sinon, il ny a pls d’état. Voudriez vos que vos impôts finance une société de policiers chinois ou pakistanais ? on pourrait aussi délocaliser nos tribunaux en grande bretagne ou en allemagne ou même aux états unis, pour des raison de coups de fonctionnenement....


    • Jesrad (---.---.105.16) 28 septembre 2006 15:46

      Et pourquoi pas, après tout ?


    • Romain Baudry (---.---.30.32) 28 septembre 2006 13:12

      Certes, il est déjà arrivé que des fonctions normalement régaliennes soient déléguées (dans une certaine mesure) au secteur privé. Mais cette délégation ne signifie en aucun cas une mise en concurrence. A quoi ressemblerait une justice et une police livrées à la concurrence ? Est-ce que les gens auraient la possibilité de choisir sur une carte le tribunal auquel il compte adresser telle ou telle plainte ? On voit d’ici les services privatisés de justice faire de la réclame en assurant qu’ils jugent plus rapidement et infligent des peines plus sévères que le concurrent ! Et qu’est-ce que se passera lorsque deux services privatisés de police entreront en conflit sur le terrain ? Qui est-ce qui les départagera ? Leur hiérachies (concurrentes) ? Les tribunaux (concurrents) ?

      Une délégation au secteur privé de ces services serait possible (même si, personnellement, je ne la juge aucunement souhaitable). Mais ce serait toujours l’Etat qui choisirait à qui il délègue ces fonctions. L’idée d’ouvrir à la concurrence les domaines de la police et de la justice comme on a ouvert le marché du téléphone est une absurdité.


      • Jesrad (---.---.105.16) 28 septembre 2006 15:55

        David Friedman a déjà répondu à toutes vos questions, et bien plus, dans « Vers une société sans état » (édition Les Belles Lettres).


      • Jesrad (---.---.105.16) 28 septembre 2006 16:52

        Et si votre coeur penche plus à gauche, comme le mien, vous pouvez lire « l’éthique de la liberté » de Murray Rothbard, qui répond aux mêmes questions.


      • (---.---.37.71) 28 septembre 2006 17:59

        « A quoi ressemblerait une justice et une police livrées à la concurrence ? »

        Au chasseur de primes des USA.

        Le premier qui ramenent mort ou vif le coupable/suspect touche la réconpemse. C’est un tres bon systéme, trés efficace.


      • Jesrad (---.---.105.16) 28 septembre 2006 18:11

        Les chasseurs de primes ne capturent que des condamnés en fuite, pas des suspects, dans un système complètement privé (puisque l’habeas corpus s’applique). Ils peuvent à la rigueur servir de complément à la Police, mais certainement pas s’y substituer entièrement.


      • space_cowboy (---.---.99.60) 28 septembre 2006 13:32

        Alors là on bat des records !

        Et puis on pourrait privatiser l’armée ! UNe bande mercenaire hutu, c’est classe !

        On pourrait privatiser aussi les conseils municipaux ! Classe aussi, confier à des entreprises la gestion des collectivités locales !

        Mieux mieux, le gaz et l’eau ! Ah c’est déjà en partie fait ! Reste l’air ambiant non ?

        « Mouloud ? avez-vous les moyens de payer votre procès après vous être acquitté du montant de votre arrestation ? Non ? Pas grave, vous irez creuser des tranchées pendant dix ans pour notre filiale de Réseau routier ! »


        • Jesrad (---.---.105.16) 28 septembre 2006 16:30

          Il n’y a qu’un état pour faire payer des présumés innocents avant même qu’ils soient condamnés, le cas échéant... Ne mélangez pas tout, SVP.


        • Grimbert Grimbert 28 septembre 2006 13:45

          Mouloud aura les moyens de se payer une assurance juridique (quelques dizaines d’euros par ans), et, soutenu par une association d’entraide, par son assureur, et par le conseiller juridique fourni par son assureur, il n’aura rien à craindre.

          Aujourd’hui, Mouloud est tout juste bon pour le délit de faciès, et s’il a déconné un peu, défendu par un avocat commis d’office, il sera condamné à une peine sévère.

          Comme dans beaucoup d’autres domaines, l’Etat est le problème, et le marché est une solution.


          • space_cowboy (---.---.99.60) 28 septembre 2006 14:07

            J’en reste bouche bée...

            Je connais des libéraux qui sont pour moins d’état mais pas suicidaire jusqu’à l’anihiler... vous êtes complètement idiot, je pensais à une blague mais je vois qu’il n’en est rien !


          • Antoine Diederick (---.---.252.58) 28 septembre 2006 14:16

            Mouloud peut déjà s’il le veut prendre une assistance juridique, s’il le veut, je crois que vous ne pouvez pas opposer ’fonctions régaliennes’ et ’les fonctions marché’

            J’emploie cette formule pour faire universitaire (style reflexion sciences-po) pour faire court.


          • ZEN zen 28 septembre 2006 16:22

            « l’Etat est le problème, et le marché est une solution »

            Inutile de répéter la vulgate de Friedman et des « Chicago boys »...on la connait par coeur.


          • Daniel Milan (---.---.168.203) 28 septembre 2006 17:39

            Je vois que mon long commentaire à votre post a été supprimé... Une illustration du titre de votre sujet ? Parlez-nous de l’innocence policière et judiciaire !


          • (---.---.17.229) 28 septembre 2006 17:41

            daniel Milan smiley smiley smiley smiley smiley smiley


          • Daniel Milan (---.---.168.203) 28 septembre 2006 17:44

             smiley smiley smiley : avec mon doigt en prime !


          • Marsupilami (---.---.92.116) 28 septembre 2006 13:50

            Si cet article est une provoc, elle est réussie. Si ça n’en est pas une, c’est vraiment très con, le degré zéro de la politique et de la citoyenneté. Y a qu’à voir comment se conduisent les mercenaires des armées privées des USA en Iraq.


            • Antoine Diederick (---.---.252.58) 28 septembre 2006 14:13

              J’abonde ds ton sens Marsu, curieux article, j’attendais mieux sous le chapeau d’appel :

              « Un spectre hante la société post-moderne : celui d’un Etat qui abandonnerait ses prérogatives régaliennes pour les confier au secteur privé, mieux à même de satisfaire les citoyens. »

              Il y aurait un VRAI DEBAT à initier sur les fonctions régaliennes d’un Etat (les modifier ou les renforcer ?) et ce faisant élargir ce débat au futur destin de l’EUROPE.


            • Jesrad (---.---.105.16) 28 septembre 2006 16:34

              Merci Marsu, pour avoir au moins tenté d’apporter un premier argument à la discussion, qui est en jusque-là exempte, mais on ne peut pas comparer des oranges et des bananes. Une société militaire privée embauchée par un gouvernement, ce n’est pas du tout la même chose qu’un ensemble de sociétés privées fournissant un service diversifié à des citoyens.


            • Marsupilami (---.---.92.116) 28 septembre 2006 16:53

              De la police privée aux milices privées il n’y a qu’un pas. Il y a donc bien un rapport avec les mercenaires supplétifs de l’armée US qui ne sont pas soumis aux lois de la guerre selon la convention de Genève. D’ailleurs, ils font flipper le gouvernement suisse.


            • Jesrad (---.---.105.16) 28 septembre 2006 18:19

              Je ne vois toujours pas le rapport entre une groupe armé privé envoyé comme envahisseur par un gouvernement étranger dans un pays qui n’a pas la capacité de se défendre, et des histoires de milices privées. Pour savoir ce qu’il en est des droits en l’absence presque totale d’état, on peut consulter « The not so wild, wild west » de Hill et Anderson.


            • Marsupilami (---.---.92.116) 28 septembre 2006 18:34

              @ Jesrad

              Le rapport est pourtant simple : si l’Etat privatise totalement la police et la justice, qui les contrôlera ? Très rapidement plus personne, évidemment. Ce sera le règne de l’arbitraire, de la compétition effrenée entre sociétés de police et de justice pour conquérir des parts de marché au mépris de toute règle républicaine et démocratique. C’est exactement ce qui se passe avec les armées privées.


            • Jesrad (---.---.105.16) 28 septembre 2006 19:11

              A quoi servent la Police et les Tribunaux ? A faire respecter la Loi. Quelle Loi ? Celle que leurs clients veulent qu’ils fassent appliquer. Pour gagner des parts de marché, ils doivent donc faire appliquer la Loi de manière efficace.

              Quelle Loi ? Il y a deux visions du Droit anarcho-capitaliste : l’une est purement utilitariste (économiste, David Friedman), l’autre est jusnaturaliste (Droit Naturel, Murray Rothbard). Pour les premiers, le droit est produit sur le marché. On choisit un modèle de Loi comme on choisit un régime d’assurance-vie ou un abonnement de TV privée, qu’on fait appliquer par un assureur contre le crime qui reconnaît cette Loi. Dans la seconde, les Droits sont fixes (en plus d’être absolus, façon Droits de l’Homme et du Citoyen, ce sont les mêmes pour tous), et les règles sont simples, et on les fait appliquer par quiconque est en mesure de le faire. Y a énormément plus à dire sur le sujet, je ne peux que t’inviter à soit carrément lire les deux livres dont j’ai donné les titres, plus haut, soit au moins consulter l’article Wikipédia sur le sujet.


            • Marsupilami (---.---.92.116) 28 septembre 2006 19:37

              @ Jesrad

              Je sais, j’ai lu. Pas la peine de se demander quelle genre de loi serait élue par l’ultralibéral libertarien anarcho-capitaliste psychiatrisé qui a écrit cet article.


            • Reversi (---.---.64.135) 28 septembre 2006 14:20

              le reversi vous connaissez ? si tout les pions noirs sont encerclés par les blancs ils deviennent blancs ,fatalement le basculement d’un systeme à un autre est en fait une subtitution !


              • faxtronic (---.---.127.82) 28 septembre 2006 14:26

                Allez c’ est une juste une provocation. Il en faut de temps en temps pour reveiller l’eau qui dort. Evidemment que grimbert ne pense pas ce qu’il ecrit, sinon il est bon pour la camisole de force smiley .


                • ZEN zen 28 septembre 2006 14:43

                  « En attendant, on peut rêver, en espérant que le cauchemar sécuritaire ne vienne pas nous réveiller brutalement. »

                  Le « cauchemard », c’est vous..Voir le site des « libertariens » sur WIkipedia:c’est trés drôle...

                  Notez qu’aux USA, une partie des services de l’armée est privée, certaines prisons aussi...même l’hôte de la Maison Blanche, privatisé par les grands goupes pétroliers,l’industrie d’armement, etc...


                • Antoine Diederick (---.---.252.58) 28 septembre 2006 14:42

                  GDF fait partie d’un débat plus large que la question faut il privatiser ou pas...je crois que pour aborder les thèmes de votre article, il faut légèrement dissocier les considérations que vous y mêlez.

                  Par contre, j’ai envie de poser la question autrement :« Que faut-il privatiser des services de l’Etat et qui pourrait l’être ds un souci de succès sans que l’Etat et les citoyens soient lésés ? »

                  C’est vrai, l’Etat détient la « coercition légitime » mais celle-ci ne lui est pas dévolue sans contrôle et en démocrate je ne puis croire qu’elle sert parfaitement aux hommes politiques à construire de noirs desseins comme ds une mafia.

                  D’autant que la privatisation peut engendrer aussi des débordements de la légitimité....

                  Stop, le sujet est vaste....


                  • (---.---.159.247) 28 septembre 2006 14:46

                    « Comme dans les autres secteurs de la vie économique et sociale, la concurrence a du bon. Mieux, elle est le seul moyen de progresser vers une meilleure satisfaction des besoins. »

                    On le constate effectivement aux US par ex avec les coupures d’electricité ou en Angleterre, avec les accidents de trains. Et en France, tout va mieux pour l’eau et les télécoms depuis les privatisations, on est fou de joie de payer bien plus ! Et on sera bien content de payer plus cher aussi le gaz et l’électricité. J’espère qu’on aura droit aux coupures comme aux US ! Je propose aussi que l’etat arrête d’embêter les compagnies aériennes avec les controles des avions, laissons faire la concurrence ! Les morts n’ont qu’à porter plainte dans des tribunaux privés si jamais un aivon tombe en panne en plain vol !

                    « Privé + Concurrence = meilleure satisfaction » c’est une loi universelle et éternelle.


                    • gigi432 (---.---.101.8) 28 septembre 2006 15:31

                      la justice et la police en france ne marche plus.

                      Je connais personnellement quelqu’un qui est menacé de mort, qui ne peut pas rentrer à son domicile (je dois l’heberger) mais la police ne fait rien (prise dépôt de plainte et basta) : on lui répond « nous ne sommes pas assez nombreux, on ne peut pas vous raccompagnez » ou « mettez leur un gros coup de bombe lacrimo dans la gueule ».

                      En gros, tant que vous n’êtes pas mort ou gravement blessé, on ne peut pas intervenir. Voilà pourquoi la loi de l’omerta règne de plus en plus, dans les cités de banlieue et ailleurs.

                      la gauche et la droite (UMPS) ont le pouvoir de réaliser vos pires cauchemars. smiley smiley smiley

                      où est passé le pays de mon enfance où l’on vivait paisiblement, en sécurité ?

                      la france coule à pic.


                      • (---.---.52.177) 28 septembre 2006 16:25

                        c’est pas dans le projet de sarko et de la droite libérale en général ? Déjà qu’on songe sérieusement à confier le milieu pénitentiaire au privé (financé par des fonds de pensions américains) et que les projets en cours (GDF, SNCM...) visent à brader les biens de l’état à vil prix pour les amis richement dotés, si possibles ex-camarades de l’ENA....la France est en démentellement depuis que les chirac et cie en ont pris les manettes, et c’est pas le nain de neuilly qui va inverser le mouvement, au contraire, en plus, il a été prendre ses ordres dernièrement à washingon, histoire de rassurer les investisseurs étrangers qui lorgnent sur nos richesses...on va finir comme les argentins, sur la paille avec les yeux pour pleurer et tous ces salopards iront vivre dans leurs palaces sécurisés, leurs ghettos de luxe réservés aux riches loin des foules affamées et en colère


                        • Jesrad (---.---.105.16) 28 septembre 2006 16:49

                          Posez-vous la question : qui est vraiment propriétaire de la France ? Celui qui a payé, encore et encore, et travaillé longuement, en bon citoyen, pour la construire ; ou celui qui a le pouvoir de la vendre au rabais par petits bouts, et de gaspiller l’argent de la vente dans son intérêt (par exemple, sous forme de campagne électorale) ?

                          Vous avez raison de dénoncer ces abus, et je suis bien de votre avis sur les riches exploiteurs du sommet de l’état. Mais les appeler « libéraux » ? Ils ne respectent même pas le droit de propriété de chacun d’entre nous sur les richesses communes de la nation. Non, ce ne sont que des voleurs.


                        • (---.---.74.206) 28 septembre 2006 17:08

                          les industries Machin ou la banque Truc étant déjà au service du « coupable », je ne pense pas ce que la privatisation de ces institutions pourrait changer pour le CRIF en dehors du fait d’avoir des commissariats et des tribunaux sponsorisées par La justice et la police smiley


                          • Gnole (---.---.192.187) 28 septembre 2006 17:15

                            Je reste complètement circonspect quand à cet article. Provoc ? Certainement... Mais provoc mal construite, car elle n’ouvre aucun débat, l’idée même de mise en concurrence de services comme la justice ou la police (pas de leur délégation au privé) étant des plus stupide qu’elle ne mérite même pas la discussion.

                            Enfin, histoire de moi aussi provoquer un peu, l’ouverture à la concurrence de services publiques n’a jamais dans aucun pays fait baissé le cout pour le consommateur, que ce soit l’électricité, le transport par train ou autre chose, ça s’est TOUJOURSfait sur le dos du consommateur final.


                            • christophe93 18 août 2007 22:11

                              Justice publique mais police privée : voilà la solution. En effet, les obligations prévues par le code de procédure pénale peuvent parfaitement être appliqués à des agents privées (voir les gardes particuliers article 29 du CPP). L’avantage pour le citoyen (client) est qu’il a vis à vis d’une structure de droit privé la possibilité de saisir la justice lorsque cette dernière n’à pas pas fait son boulot correctement (dans le cadre d’une police privée celà pourrait être le non respect du CPP = obligation au policier d’apporter des éléments graves, précis et concordants dans leurs procédures par exemple offrant ainsi une meilleur garantie de justice entre demandeur/défenseur). Il est important de préciser que le droit contractuel sera applicable à ce type de relation (police privée/clients). Pour informations, dans le cadre d’une action judiciaire pour non respect de clauses contractuelles (non respect du CPP par exemple), il incombera à la police privée de démontrer et de prouver qu’elle a respecté ses obligations... alors qu’avec une police d’état (droit public) c’est au citoyen de prouver que la police à mal fait son travail (et comme l’article 11 du CPP dispose que l’enquête est secrète) vous pouvez vous mettre le doigt dans le c... pour prouver les fautes ou inerties de la police d’état.


                            • George (---.---.138.200) 28 septembre 2006 17:17

                              Ouarf !! Hé sort de là le troll.... smiley Voilà un appel à commentaires (qui a dit idées ?) qui iront sûrement alimenter un certain blog :-°


                              • Daniel Milan (---.---.168.203) 28 septembre 2006 17:35

                                Qu’en pensez-vous commissaire Grimberg ?


                                • fishlord (---.---.98.26) 28 septembre 2006 17:47

                                  Ah, l’utopie du marché ! Le veau d’Or !

                                  La concurrence ! (Qui disparaît irréversiblement plus la société est libérale et dérégulée par ailleurs)

                                  Comme c’est merveilleux !

                                  Alons voyons, monsieur, il faut réfléchir un peu à votre proposition.

                                  Vous parlez de domaines comme l’habillement, l’alimentation ou la pharmacie.

                                  Le domaine de la confection est agonisant, en France, grâce à la concurrence, par ailleurs monétairement déloyale, de la Chine. Grâce au sacrifice consenti de ce domaine, nous payons à peine un peu moins cher les produits, et des milliers d’emplois ont été perdus. ce serait bien de faire le bilan, je suis pas sûr qu’on s’y retrouve.

                                  Vous voyez, le grand problème de la doxa libérale du XXIe siècle (et sa réussite médiatique !) c’est d’avoir scindé d’un côté le consommateur - et de l’autre le travailleur = coût de production trop élevé. Or, si la croissante est agonisante - et pour longtemps - c’est bien parce que ce raisonnement est absurde : C’est bien parce que des gens ont un salaire correct, qu’ils peuvent « consommer ». Consommateur et travailleur doivent être traités à égalité. L’absurde société Kafkaïenne de vos rêves avec d’un côté ceux qui produisent pour de l’autre ceux qui consomment sans réciprocité n’a jamais produit de civilisation durable. Mais se raisonnement réussit à tenir, justement, tant que l’état est là pour soutenir la consommation : on peut brader nos industries, perdre des emplois, mais les gens continuer à pouvoir consommer toujours un peu, de moins en moins. L’effet retard finit par nous rattraper.

                                  La pharmacie, en France, c’est bien un domaine ou le secteur privé profite honteusement des largesses accordées par le public et de la lobbyisation des médecins. Voilà bien un exemple ou le privé en refourgant des tonnes de médicaments aux français est bien content de ne pas payer derrière l’assurance maladie. C’est grâce à ce « pompage » du secteur privé de l’argent public, que nos entreprises de pharmacie triomphent dans le monde.

                                  Quand à l’alimentation...hmmm. La montée en flèche de l’obésité est la parfaite traduction de la montée en puissance du privé sur ce domaine. On fait globalement manger aux gens plus de graisses et de sucres, faciles à synthétiser, alors que de bons fruits et légumes ne peuvent être produits en masse.

                                  Ces trois domaines-là, illustrent-ils le bon fonctionnement du secteur privé, selon vous ?

                                  Ne croyez-vous pas que l’on a besoin d’un équilibre, entre services publics et enterprises privées , Ne serait-ce pas plus sage de réfléchir à cela, au lieu d’aggraver les dérives actuelles ?

                                  Et puis, ô mon Dieu, mais d’où est-ce que vous tenez que l’on rend des comptes dans le privé, plus que dans le public ? Vous ne les voyez pas, ces entreprises qui ne respectent plus la loi parce qu’elles savent très bien avoir affaire à un système judiciaire en sous-capacité, lent, corrompu et obsolète ?

                                  Comment pourraient-elles rendre des comptes, et à qui, quand une justice privée, déciderait de l’interprétation des lois en fonction des intérêts du moment et de la localisation géographique ? Comment rendre des comptes sans règles communes et fonctionnement commun ? et à qui ?

                                  S’il vous plaît, cela n’a aucun sens, ce que vous dites.

                                  Regardez un peu les dizaines de milliers de mercenaires en Irak : arée privée, sécurité privée : Ils assurent la sécurité de qui ? du peuple Irakien ? Non, ils sont là pour faire tourner le business de la sécurité, qui a l’avantage incroyable de n’apporter la sécurité à strictement personne.

                                  C’est un des plus colossaux gâchis d’argent de cette planète et de ce siècle, qui, plus il se libéralise et se dérèglemente, plus il sombre dans un gaspillage faramineux d’argent et de moyens pour arriver à rien.

                                  Fishlord


                                  • Jesrad (---.---.105.16) 28 septembre 2006 18:59

                                    Quel amalgame maladroit ! Quel ramassis de préjugés mêlés d’absurdités ! Et vous y croyez sérieusement ?

                                    Le domaine de la confection est agonisant, en France, grâce à la concurrence, par ailleurs monétairement déloyale, de la Chine. Grâce au sacrifice consenti de ce domaine, nous payons à peine un peu moins cher les produits, et des milliers d’emplois ont été perdus.
                                    Les quotas d’importation imposés en France ont tué plein de petites entreprises du secteurs, parce qu’ils ne pouvaient plus se faire livrer : la faute à l’état et au protectionnisme. Vous passez allégrement à côté des milliers d’emplois créés en Chine, mais ça, on s’en fout, pas vrai ? Que des chinois puissent se tirer des rizières misérables pour aller bosser en ville et envoyer leurs gamins à l’école, on s’en fiche, on veut garder nos usines fraôançaises et payer nos vêtements plus chers...

                                    C’est bien parce que des gens ont un salaire correct, qu’ils peuvent « consommer ».
                                    Et qui le leur vole, leur salaire ? Encore l’état et ses impôts qui engloutissent en moyenne la moitié environ du pouvoir d’achat des Français.

                                    La pharmacie, en France, c’est bien un domaine ou le secteur privé profite honteusement des largesses accordées par le public et de la lobbyisation des médecins. Voilà bien un exemple ou le privé en refourgant des tonnes de médicaments aux français est bien content de ne pas payer derrière l’assurance maladie. C’est grâce à ce « pompage » du secteur privé de l’argent public, que nos entreprises de pharmacie triomphent dans le monde.
                                    Et qui fixe les prix ? Les quotas ? Le nombre de médecins ? Le montant de leurs indemnités et honoraires ? La durée d’application des brevets sur les médicaments ? Délivre les autorisations de vente ? Encore l’état !

                                    La montée en flèche de l’obésité est la parfaite traduction de la montée en puissance du privé sur ce domaine. On fait globalement manger aux gens plus de graisses et de sucres, faciles à synthétiser, alors que de bons fruits et légumes ne peuvent être produits en masse.
                                    Là, c’est vraiment n’importe quoi. Le libéralisme rend obèse ! J’aurai tout entendu ! Demandez-vous plutôt pourquoi les « bons fruits et légumes » sont si chers en France : c’est parce qu’on protège nos chers (très chers) agriculteurs à coup de protectionnisme et de subventions à l’export, comme ça les paysans du tiers-monde ne peuvent pas vendre chez nous leurs bons fruits et légumes à eux, et ils crèvent, pendant que Chirac va défendre la PAC qui les étouffe à Bruxelles.

                                    Vous ne les voyez pas, ces entreprises qui ne respectent plus la loi parce qu’elles savent très bien avoir affaire à un système judiciaire en sous-capacité, lent, corrompu et obsolète ?
                                    La faute à qui, si la justice française est embourbée et manque d’air ? Qui est sensé faire respecter la loi pour tous mais s’en fiche comme d’une guigne ? Qui lui met des bâtons dans les pattes en l’encombrant de procédures compliquées, de piles de décrets et d’arrêtés à faire respecter ? Encore l’état !

                                    C’est un des plus colossaux gâchis d’argent de cette planète et de ce siècle, qui, plus il se libéralise et se dérèglemente, plus il sombre dans un gaspillage faramineux d’argent et de moyens pour arriver à rien.
                                    En France, sûrement, on crève de cet état. Dans le reste du monde, par contre, la pauvreté régresse, la faim recule, des pays qui étaient jusque là du « tiers-monde » nous ont rattrapé et menacent de passer devant.


                                  • (---.---.159.247) 29 septembre 2006 13:41

                                    « Et qui le leur vole, leur salaire ? Encore l’état et ses impôts qui engloutissent en moyenne la moitié environ du pouvoir d’achat des Français. »

                                    pense à : l’école qui t’a éduqué les routes et rues que tu empreintes l’hopital qui te soigne les pompiers qui te sauvent etc etc Voilà où vont, théoriquement, les impots que l’état « engloutit ». C’est une forme de solidarité, d’entraide quoi. Voudrais tu vivre sous la loi de la jungle (la loi du plus fort, chacun pour soi) ?

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