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L’abondance des candidats ne nuit pas à l’esprit de compétition

D’une série d’articles sur les ’soutiers’ du système universitaire français

A l’université, deux voies se suivent en parallèle, comme les deux escaliers d’un immeuble haussmannien. La première voie ressemble à l’escalier principal, bien éclairé, fait de marches en pierre striées d’un tapis aux teintes chaudes. Des baguettes aux bouts de cuivre étincelant tendent le tissu et répondent aux motifs de même couleur incrustés dans la rampe en acier. Un ascenseur intérieur et grillagé occupe la cage d’escalier, pour les pressés, les paresseux, ou pour les plus âgés. On atteint en revanche la deuxième voie par un couloir dérobé dont le sol poussiéreux laisse deviner un entretien irrégulier. Les domestiques et les livreurs empruntaient cet escalier de service. Les habitants des combles présentent désormais un profil moins homogène, souvent sans rapport avec leurs voisins des étages inférieurs. Tous cohabitent dans une égale ignorance.

A l’université, Catherine Rollot (Le Monde) a mené son enquête pour mettre la lumière dans l’escalier sombre, celui des personnels enseignants sans statuts, simple vacataires utilisés ici ou là, sans considération ni salaire décent. Les conclusions de l’article ne révolutionnent pas la connaissance, évidemment. On (re)découvre que les personnels protégés par un statut ne se préoccupent pas du sort des petites mains du système universitaire. Catherine Rollot ne veut pas s’égarer en courant après deux lièvres ; elle tait donc la difficulté extrême d’un fonctionnaire enseignant - chercheur pour parvenir à une mention très honorable en thèse de doctorat, pour obtenir la qualification - condition sine qua non pour devenir maître de conférence - ou encore pour accéder au grade de professeur d’université. L’accès à l’escalier principal se paie par des années de travail acharné, dans une atmosphère d’intense compétition. Certes, les agrégés et/ou normaliens arrivent parfois avec le code d’entrée. Un bon réseau de relations vaut mieux qu’un bon dossier, et facilite grandement certaines promotions. Mais Catherine Rollot veut ici évoquer les soutiers de l’université.

La journaliste s’empare des chiffres murmurés par le ministère : il n’existe en fait aucune statistique officielle. En 2007 - 2008, un quart des personnels enseignants appartenait à la catégorie des non permanents : 23.000 pour un effectif total de 80.000, en laissant de côté la filière médecine. Que connaît-on de ces soutiers ? « A côté des professeurs associés ou invités, le gros des troupes est constitué de moniteurs et d’attachés temporaires d’enseignement et de recherche (ATER), souvent des doctorants en fin de thèse. » Plutôt que de recourir aux deux appellations absconses de moniteurs et d’attachés temporaires je préfère une expression plus simple à comprendre. Il s’agit d’étudiants en deuxième (mastères) ou troisième cycle qui poursuivent leur cursus. Je pars du principe que la majorité entreprennent de s’engager dans la voie universitaire en pleine connaissance de cause. Ils prennent l’escalier de service, mais en connaissent parfaitement les aléas : ni statut ni salaire fixe. Pourquoi s’acharnent-ils à monter les étages, une fois gravies les premières marches ?

Catherine Rollot a rencontré plusieurs de ces soutiers. Si l’un gagne un peu plus du salaire minimum contre huit cents heures de cours [1], une autre a manifestement décidé de redescendre l’escalier de service et de quitter l’immeuble. « Après trois ans de monitorat, elle postule comme chargée de cours, le temps de finir sa thèse de sociologie dans une université du sud de la France. Pour éviter de payer les charges sociales, l’établissement lui demande de justifier d’un autre emploi. Une incitation ouverte aux combines. Elle se débrouille et arrive à vivoter entre petits boulots et cours à la fac. Une fois sa thèse en poche, elle postule comme maître de conférence. Las, dans sa spécialité, les places sont rares : une petite quinzaine pour toute la France. ’Si vous n’avez pas les bons réseaux, ce n’est même pas la peine car les procédures de recrutement sont pipées’, estime-t-elle.  »

Or dans l’escalier principal - je continue de filer la métaphore - chacun joue des coudes pour accéder aux étages. Le lien entre les deux escaliers, a été oublié par la journaliste du Monde. Les universitaires patentés doivent en effet prouver leurs mérites pour bénéficier de promotions, en particulier en publiant régulièrement. Mais ils doivent au moins autant encadrer des étudiants pour justifier l’existence de leur spécialité, le fonctionnement de leur unité de recherche, laboratoire ou discipline. Si les étudiants viennent en effet à manquer, la justification tombe. Si un directeur de thèse se retrouve sans thésards, un maître sans disciples n’étant plus tout à fait un maître, il perd des revenus complémentaires et l’opportunité de mettre en valeur ses travaux. Le système ne peut fonctionner sans ce besoin vital d’étudiants. Il est tellement compétitif et tendu vers son effort de survie qu’il aspire au-delà des convaincus, graines d’universitaires ou de chercheurs. Se font enrôler des étudiants qui n’ont pas d’idées claires sur leur avenir professionnel, des anxieux à l’approche de l’arrivée à l’âge adulte préférant malgré tout le cocon inconfortable de l’université.

La société française (occidentale ?) apparaît là dans une de ses multiples contradictions. Qui n’a jamais entendu - je ne dis pas proféré - des reproches sur l’enseignement trop académique, sur l’université éloignée du monde de l’entreprise (alors même que l’attrait pour les concours de la fonction publique reste puissant). On reproche aux enseignants leurs cours théoriques, à l’université de fabriquer des inadaptés. Et pourtant, chacun se félicite de la réussite éventuelle de ses enfants dans l’enseignement supérieur, non sans raisons [Déviations obligatoires]. Bien sûr, les lycéens se renseignent sur ce qu’ils feront après le baccalauréat, et les parents tentent d’éviter les escaliers sans issues. Il ne faut pas sous-estimer ces deux derniers points. En première ou en deuxième années, les effectifs fluctuent d’une inscription à l’autre, au gré des événements (grèves) ou des modes. Quoi qu’il en soit, l’université est à l’opposé du cliché, tout entière obsédée par les étudiants. Entendons-nous bien sur le terme, ici quasi dénué de sens pédagogique. Les étudiants chevronnés sont les domestiques et les livreurs empruntant l’escalier de service. Sans eux, l’immeuble fruit d’une extraordinaire adaptation se fige.

Le dossier central de La Croix s’intéresse au cas spécifique des facultés de médecine. Tout y est magnifiquement plus clair, avec un numerus clausus aux effets déjà connus [Vieux apothicaires et mesures cosmétiques  ; Vieux médecins et vieillissement] . Celui-ci a doublé en dix ans : 3.700 places en 1998 pour 7.400 cette année. A Tours, le grand amphithéâtre peut acceuillir la moitié de la promotion de première année. Le doyen a donc décidé une rotation entre un cours filmé et une vidéo du cours. Pierre Bienvault a trouvé d’autres responsables imaginatifs, qui ne manquent cependant pas de verser des larmes de crocodile sur l’enfer vécu par les jeunes étudiants.

Le journaliste rappelle à ce sujet les brimades des redoublants en première année. A Clermont-Ferrand, une société de gardiennage assure la surveillance des salles de cours, apprend-on... A Grenoble, le doyen distribue des cours sous la forme de DVD. Je ne cache mon regret de voir ainsi vantée la négation de tout effort pédagogique. La compétition est impitoyable, puisque les quatre cinquièmes des étudiants restent sur le carreau. Réussir au concours de fin de première année revient à apprendre presque par coeur des centaines de pages de cours : que récompense t-on vraiment ? Au ministère, les services de Valérie Pécresse planche sur des projets de refonte des filières dites de santé (médecine, dentiste, sages-femmes et pharmacie) et de réorientation des recalés. Dans le dossier de La Croix, le président de la Conférence des doyens ergote sur une sélection avant le bac : pourquoi pas à la fin du certificat d’études ?! Pierre Bienvault décrit également dans un article complémentaire la place prise par les classes préparatoires privées, mais sans préciser qui y donne des cours. Pourquoi se bouscule t-on en médecine et non pas en lettres classiques ? A cette question, je réponds que les niveaux de revenu à la sortie ne sont pas les mêmes. On comprendra que je ne reconnais aucune vertu au concours d’entrée à la fin de la première année. Il a garanti une rente de situation aux professions libérales concernées !

Au fond, et à l’exception de la filière santé en devenir, l’université ressemble à un miroir aux alouettes. Et alors ? Je ne comprends pas ce qu’un échec a de définitivement traumatisant. Ou pour être plus exact, je ne vois pas que les recalés de l’enseignement supérieur ratent davantage leur vie professionnelle que ceux qui ne s’y sont pas risqué. Vouloir supprimer l’échec à l’université n’a pas de sens, sauf à transformer une institution en distributeur de feuilles de papier tamponné.

Deux réflexions me viennent pour finir. Les fils et filles de famille - expression désuète souvent remplacée par l’adjectif favorisé - ceux dont les parents assurent la survie financière bénéficient d’un avantage écrasant sur les autres. Ils peuvent rester étudiant pendant des années. Ils l’emportent mais est-ce par leurs seuls mérites ? Ils symbolisent l’auto-reproduction des élites. Que les enfants favorisés deviennent soutiers suscite en revanche l’indignation ?! Je garde la mienne pour des causes plus émouvantes. Au plan géographique enfin, les familles résidant dans les grandes agglomérations dotées d’établissements du supérieur ont un atout dont ne disposent pas celles n’y résidant pas. Le prix du logement - au minimum - pèse sur le budget des secondes, décourageant les étudiants issus de milieux modestes. Le dégoût est double : inégalité sociale et géographique cachée (?) par les slogans d’égalité pour tous... En tout cas l’abondance des candidats ne nuit pas à l’esprit de compétition.

PS./ Geographedumonde sur les malheurs de l’université : Que les masques tombent.

  • « A 36 ans, William Charton a longtemps fait partie de cette armée de l’ombre. [...] Avant d’en arriver là, il a multiplié, pendant six ans, les contrats à durée déterminée (CDD) dans des centres universitaires qui dispensent des formations en langue et culture française pour les étudiants étrangers. Les enseignants FLE (français langue étrangère), à l’inverse de leurs collègues des autres disciplines, n’ont pas à passer un concours spécifique. Un diplôme universitaire leur suffit pour enseigner. Sans statut, leur parcours professionnel est souvent chaotique, rythmé par les besoins de l’université. ’J’ai commencé comme faux vacataire, payé à l’heure’, explique William Charton. Puis il obtient un premier CDD ; d’autres suivront. Pour boucler ses fins de mois, en plus de ses 400 heures de cours par an, il cumule les heures complémentaires dans plusieurs universités. ’Parfois jusqu’à 800 heures’, dit-il. Salaire moyen : 1 500 euros net. Il y a deux ans, il a obtenu un CDI à l’université Nancy-II. ’Le salaire est le même, pour un peu moins d’heures et plus de sécurité.’ [...] Mais beaucoup de ses collègues ont décroché. ’Il y en a un qui est devenu coiffeur, un autre qui est parti à l’étranger, je suis l’un des seuls à avoir tenu le coup pendant si longtemps.’ »

Incrustation : corne d’abondance / détail d’une statue à Reims.


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2 réactions à cet article    


  • Paul Muad Dib 10 octobre 2009 18:33

    compétition = guerres.......
    oui ou oui... ?


    • jbk38 11 octobre 2009 13:04

      Je suis étudiant en Médecine, en 4ème année. Votre réflexion concernant l’auto reproduction des élites est visible, mais il reste encore des étudiants qui ne sont pas dans le cadre que vous décrivez, heureusement… inutile de vous préciser qu’effectivement les motivations ne sont sans doutes pas les mêmes pour tout le monde. Anyway.

      Mon message trouve son inspiration sur les commentaires que vous faites à propos de l’enseignement à Grenoble.

      ” A Grenoble, le doyen distribue des cours sous la forme de DVD. Je ne cache mon regret de voir ainsi vantée la négation de tout effort pédagogique. ”

      Cela fait désormais 4 ans qu’en tant que représentant étudiant je participe avec quelques collègues à des groupes de travail, des réunions de mises au point hebdomadaires sur un projet dont vous soupçonnez sans doute l’étendue. J’ai réussit mon concours l’année précédant la mise en place de ce système. J’ai tout d’abord fortement lutté parce que je ne disposais pas de toutes les informations sur le projet tel qu’il était prévu… et que la fac se refusait à toute communication officielle ce qui a mené à toutes les rumeurs …
      Les médias ont fait des gorges chaudes sur la distribution de ces supports DVD en occultant complètement des aspects bien plus essentiels de la réforme mise en place en septembre 2006 que cet enregistrement des cours sur format DVD. En effet, et vous en parlez dans votre article, un des soucis majeurs est cette double existence de la fac et des organismes privés et onéreux soit disant essentiels. Tout ça pour réussir. Tout ça parce qu’un concours et une sélection existent.

      Le concours… lié au numerus clausus. Une des particularités des études médicales est que ce cursus est bi-appartenant, entre Ministère de l’Enseignement Supérieur ET le Ministère de la Santé. Et le numerus clausus est une contrainte imposée par le second et non le premier ! Croyez moi, les effets pervers de cette première année sont liés à l’existence de ce concours.

      La sélection, peu importe le moyen ce n’est pas le but de mon message là maintenant, est importante à conserver car on ne peut pas former tout le monde. Les études ne sont pas uniquement universitaires mais hospitalo-universitaires ; les terrains de stage en CHU sont saturés actuellement et on n’arrive déjà pas à former l’intégralité des étudiants ayant réussi leur concours de façon correcte, même en mettant à contribution les hôpitaux de périphérie qui restent à proximité encore de la fac pour permettre aux étudiants de suivre leurs cours après les stages. Donc lorsqu’en 2007 les différents candidats, de tout bord politique, parlaient d’ouverture massive du NC c’était de la démagogie pure et dure : nous avons déjà dépassé la capacité de formation des étudiants en Médecine dans la forme actuelle des études.

      Alors pourquoi nous répète-t-on sans cesse qu’il manque des médecins ? … parce que le NC (institué en 1971 par Simon Veil) n’a cessé de diminuer jusqu’en 1994 puis a stagné et a ré-augmenté dans les années 2000. Pour arriver à doubler en 2009 les niveaux les plus bas atteints). Il faut 9 ans pour former un médecin au minimum : les premiers concernés par ces augmentations commencent à sortir sur le marché du travail.
      On a donc doublé le nombre d’étudiants en Médecine sans pour autant changer les capacités de formations (les CHU n’ayant pas été vraiment agrandis, ni les universités).

      Sélection impitoyable … gâchis humain… ces mots sont sans cesse répétés. Certes, et c’est bien un des principaux points de la réforme délicate actuellement menée par V. Pécresse de façon un peu débonnaire. Les notions de réorientations et de bagage utile y trouvent leur place, ce qui contraste étrangement avec la présence toujours d’un concours (émanant d’un autre ministère je vous le rappelle). Le programme de la première année, qui plus est dans le contexte de mise en commun avec le cursus Pharmacie pour cette première année, a été revu pour permettre ceci, dès l’issue du premier semestre.
      Cependant, de façon générale à l’Université française, qu’en est-il du passage entre M1 et M2 ? que penser de cette sélection là, à ce point précis des études ? …

      “Pierre Bienvault décrit également dans un article complémentaire la place prise par les classes préparatoires privées, mais sans préciser qui y donne des cours. ”

      La fac de Médecine de Grenoble s’est donné les moyen de permettre à TOUT étudiant d’avoir cet entraînement suffisant, d’avoir ce tutorat que certains payent plusieurs milliers d’euros. Un tutorat préparé par des troisièmes années (comme vous le soulignez), comme dans les organismes privés. Sauf qu’à la fac, les enseignants corrigent ces questions et préparent les tuteurs, puis sont présents les soirs de tutorats dans les salles. Le temps nécessaire est énorme, et je peux vous assurer que les debriefing qui suivent ne sont pas tendres lorsqu’un enseignant manque à ces obligations. Les tuteurs sont rémunérés, et également avec des obligations de qualité d’enseignement.
      Ce tutorat est fréquenté par la quasi totalité des étudiants de première année et nos statistiques sur plusieurs années permettent de voir une corrélation significative entre classement du concours et classement du tutorat pour les 300 premiers. Les enseignants pour la plupart s’engagent à piocher ou s’inspirer des questions pertinentes dans ces tutorats pour constituer leur épreuve de concours. Les données concernant la réussite des étudiants ont permis de mettre en une évidence une augmentation du taux de réussite des étudiants dont les parents sont issus des CSP les plus basses.
      Malgré cela, les prépas à but lucratif continuent de vivre de leur petit commerce car ce sont elles qui iront présenter les études de Médecine à leur avantage dans les lycées en première ligne, disposant de moyens de communications bien plus importants que ceux de la fac. Les arguments déployés pour convaincre les parents sont parfois ridicules et tiennent souvent de l’arnaque vu que leurs enseignants sont soit des étudiants d’années supérieures livrés à eux-mêmes soit des pseudo profs diplômés et agrégés (ce qui ne sert à rien étant donné que ce ne sont pas ces enseignants qui prépareront le sujet du concours). On se rend compte au cours de l’année que nombre d’étudiants regrettent d’y être inscrits découvrant la réalité du système et surtout devant l’impossibilité de pouvoir suivre tout en parallèle : il leur faut faire un choix douloureux (la pression des parents avec). Par ailleurs, les redoublants inscrits lors de leur année primante ne se réinscrivent pas la seconde année.

      Concernant le DVD, sachez que malgré l’aspect brutal que cela peut représenter de prime abord, de grandes avancées ont pu être faites grâce à ce support : les enseignants ont du TOUS réviser leurs diapositives ou les créer pour ceux qui utilisaient encore des transparents. Tous les étudiants disposent d’un même support, donc placés sur un même niveau du point de vue des l’information transmise. Parce que c’est bien le contenu du DVD qui fait foi pour le concours.

      Le rôle des enseignants ne s’arrête pas à l’enregistrement du DVD (qui est repris chaque année pour corrections / ajouts / suppressions) mais également ils préparent, suivant les questions des groupes d’étudiants, des séances interactives en groupes pour chacun des cycles. Il pourra en profiter pour réinsister sur les points essentiels de son cours, apporter un complément d’explications, corriger des épreuves de l’année précédente…
      Si on récapitule, par semaine, l’étudiant étudie deux cours, il pose des questions par internet pour les cours étudiés la semaine précédente, il assiste à deux fois deux heures de séances avec l’enseignant (groupes de 150) et participe à deux soirées (2h à chaque fois) de tutorat (groupes de 30). Pour l’enseignant, il réalise deux matinées pour les séances de questions - réponses (qu’il doit préparer selon les questions posées via internet par les groupes en question), il reçoit les questions de tutorat des troisièmes années qu’il doit corriger puis expliquer en présentiel avec les troisièmes années en question puis passer en soirée dans les salles de tutorat…

      L’évaluation des enseignements est un de nos chevaux de bataille. Mise en place initialement sous forme papier, actuellement elle est faite de façon informatisée : l’étudiant doit remplir le questionnaire concernant le cycle d’une discipline (un cycle correspondant en gros à 6h de cours enregistrés) pour pouvoir accéder à ses résultats de tutorat. Des données chiffrées sont donc rapidement disponibles et transmises à qui de droit.
      Aussi, chaque sous groupe (8) dispose de 3 délégués qui participent à des réunions régulières de debriefing, avec la direction pédagogique de la fac, les enseignants, les services administratifs et les représentants des tuteurs. Tout ça pour faire remonter les points positifs et négatifs de chaque cours en vue de modifications pour l’année suivante ou de mises au point pour l’année en cours. Ces délégués, tout comme leurs ainés (dont je fais parti) qui rencontrent la direction hebdomadairement, bénéficient d’une grande écoute et tout leur est soumis pour approbation ou pour avis.

      Tout ceci n’existait pas avant la mise en place de cette réforme en 2006, même si depuis longtemps est ancré la participation des représentants étudiants aux projets menée par l’UFR de Médecine.

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