Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > L’arme secrète de Copé contre la guérilla parlementaire : un (...)

L’arme secrète de Copé contre la guérilla parlementaire : un bêtisier !

Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, a décidé de sortir l’artillerie lourde pour dénoncer l’obstruction parlementaire pratiquée par l’opposition, hier sur le projet de loi sur l’audiovisuel public, demain sur les dérogations au repos dominical : JFC promet en effet la mise en ligne d’un bêtisier pour janvier 2009 !

C’est Le Point du 18 décembre qui révèle le projet de Jean-François Copé : "Le patron du groupe UMP à l’Assemblée n’a pas digéré les "70 heures de discussions" sur la loi audiovisuelle - menace qui plane maintenant sur la loi sur le travail dominical, 4.400 amendements ayant été déposés". C’est pour "dénoncer l’obstruction" de l’opposition que Copé veut réaliser et diffuser au plus grand nombre un vidéo-montage qui illustrera "par l’exemple la bêtise de ce genre de comportement".

Actuellement en "phase de documentation", entre archives de l’INA et vidéos disponibles sur le web, ce travail documentaire, tient-on à préciser dans l’entourage de Copé, "ne devrait pas non plus épargner la majorité, qui ne dédaigne pas l’obstruction lorsqu’elle se trouve... dans l’opposition". "Nous montrerons que c’est aussi bête quand c’est la droite qui le fait que quand c’est la gauche", indique un collaborateur de JFC.

L’éternel retour du même

En avant-première, quelques passages croustillants que l’on devrait retrouver dans le "bêtisier" de Copé, et qui, si la promesse d’équité est tenue, devrait renvoyer droite et gauche dos-à-dos : 

Le 3 juillet 1984, le journal d’Antenne 2 rend compte des obstructions systématiques de l’UDF et du RPR durant les débats parlementaires sur la loi Savary et la loi sur la liberté de la presse. Jacques Toubon, alors membre de l’opposition, affirme sans sourciller : "Nous disons ce que les Français pensent de ces projets qui portent atteinte à leurs libertés... C’est notre devoir de députés de faire obstruction". Réponse du communiste Guy Ducolonne - qui n’est pas sans rappeller celle des députés UMP d’aujourd’hui : "On n’a pas le droit d’empêcher la loi. Cette attitude négative déconsidère l’Assemblée."

Le 15 décembre 1997, le journal d’Antenne 2 nous informe de la "guerilla parlementaire" que pratique la droite, lors du débat sur le projet de loi sur l’immigration, pour lequel des milliers d’amendements sont déposés. Le ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement dénonce "une obstruction systématique". Le socialiste Arnaud Montebourg fait appel à un langage militaire pour dire sa lassitude devant le harcèlement de l’opposition : "La droite a décidé de mener une guérilla parlementaire, en mobilisant plusieurs escouades de combat, une de jour, une de nuit, nous avons du mal, alors nous sommes là, mais tout cela est épuisant".

Le 2 décembre 1998, le 19/20 de FR3 rend compte des discussions mémorables sur la proposition de loi sur le PACS, au cours desquelles Lionel Jospin fera pleurer Christine Boutin. Revenant sur les dix heures de discussions de la nuit précédente, durant laquelle plus de 300 amendements ont été examinés, le Premier ministre socialiste dénonce "l’obstination dans l’obstruction" de l’opposition.

Le 7 septembre 2006, dans le Soir 3, on constate que c’est la gauche qui pratique cette fois-ci l’obstruction, avec 140.000 amendements déposés sur le projet de loi prévoyant la privatisation de GDF pour permettre sa fusion avec Suez : un record sous la Ve République. "Il représente 10 millions de pages s’élevant à 1 000 mètres de haut et pesant près de 50 tonnes, précise La Dépêche. Selon les calculs de Jean-Louis Debré, président de l’Assemblée, la discussion de ces 140 000 amendements nécessiterait 347 jours à condition de siéger 24 heures sur 24…" A l’époque, l’UMP dénonce "l’obstruction inadmissible" de l’opposition (obstruction que le RPR qualifiait de "droit", voire de "devoir" 22 ans plus tôt). De son côté, le PS prétend, par la voix de son premier secrétaire François Hollande, que les amendements sont "le seul moyen d’attirer l’attention de l’opinion publique".

Triste cirque

Jean-François Copé ornera sa vidéo de bien d’autres exemples, en l’actualisant avec les dernières péripéties que connut l’Assemblée la semaine passée. Mercredi 17 décembre, le débat sur les dérogations au repos dominical prit en effet une tournure pour le moins chaotique, houleuse, entre rappels au règlement, sorties intempestives de l’hémicycle, interruption permanente des orateurs... jusqu’à ce que, sur demande de Jean-François Copé, le président de l’Assemblée Bernard Accoyer ne décide de lever la séance.


Commentaire de Richard Mallié, l’auteur de la proposition de loi : "L’opposition se cantonne à de l’obstruction, cette attitude dévalorise l’activité du Parlement". Comme un air de déjà entendu...

Copé juge, de son côté, l’attitude de l’opposition "grotesque", "lamentable", "ridicule", "choquante", "inquiétante", tout en concédant que ces pratiques anciennes n’ont pas été l’apanage de la gauche, loin s’en faut.


Patrice Martin-Lalande, député UMP du Loir-et-Cher, regrette que le PS empêche le déroulement d’un "vrai débat", avec "échanges d’arguments", qu’il "asphyxie" au final en accumulant le nombre d’intervenants. Quant à Benoist Apparu, député UMP de la Marne, il considère qu’on assiste actuellement à une "pure opération interne du Parti socialiste", dont les dirigeants, déconsidérés après le congrés de Reims, veulent dire à leurs militants qu’ils sont de retour dans la bataille contre Nicolas Sarkozy ; mais surtout, cette opération offre "une image absolument désastreuse de la classe politique". Sur ce dernier point, on ne peut pas lui donner tort.


Si, au moins, les amendements proposés en cascade étaient constructifs... mais le plus souvent, il n’en est rien. Ils s’apparentent majoritairement à du pur sabotage parlementaire.

N’oubliez pas les accouveurs...

Prenons l’exemple de la proposition de loi de Richard Mallié visant à définir les dérogations au repos dominical dans les grandes agglomérations, les zones touristiques et les commerces alimentaires. Un nombre considérable d’amendements ont été proposés sur ce texte, parmi lesquels les amendements n° 3239 à 3454, qui étendent l’exception à la possibilité de travailler le dimanche.

Les amendements se réfèrent à l’article L. 3132-20 du code du travail, qui autorise l’exception au "repos simultané, le dimanche, de tous les salariés d’un établissement", si ce repos est préjudiciable au public ou compromettant pour le fonctionnement normal de cet établissement. Ils font aussi appel à l’article L. 3132-22, qui pose le principe d’exceptions à la possibilité de travailler le dimanche : "Les dispositions de l’article L. 3132-20 ne sont pas applicables aux clercs, commis et employés des études et greffes dans les offices ministériels".

Que proposent exactement les amendements n° 3239 à 3454 ? Lisons-en l’exposé :
"A l’article L. 3132-22 du code du travail, après le mot : "applicables", sont insérés les mots : "aux accouveurs, ".
La loi prévoit des exemptions de l’application de l’article L. 3132-20 qui pose le principe d’exceptions à la possibilité de travailler le dimanche. Il convient d’actualiser cette liste.
Les amendements n° 3239 à 3454 (...) étendent l’exception à la possibilité de travailler le dimanche :
aux accouveurs, aux acousticiens, aux actuaires, aux acuponcteurs, aux aérodynamiciens, aux affileurs, aux conseillers parlementaires, aux agronomes, aux ajusteurs, aux alevineurs, aux amareyeurs...
"
Ce sont 215 noms de métiers qui s’enchaînent, et qui correspondent, chacun, à un amendement... qu’il faudra discuter.

Cette liste folle a au moins le mérite d’enrichir notre vocabulaire, car on y apprend pas mal de mots nouveaux, rarement ou jamais entendus : "balafongistes", "bandothécaires", "bardeautiers", "boucholeurs", "coturniculteurs", "cyndiniciens", "damasquineurs", "entringleurs", "étheirologues", "galvanoplastes", "képissiers", "kiwiculteurs", etc.

A la recherche du temps (et de l’argent) perdu

Tout ceci serait comique si ça n’avait un coût. Car la préparation et l’examen de tels amendements, pondus par milliers, mobilisent beaucoup de personnels à l’Assemblée nationale, nécessitent beaucoup de temps de travail, et coûtent beaucoup d’argent. Le nôtre en l’occurence. Rappelons qu’un député reçoit un salaire mensuel (brut) de 6.952,91 euros. Il dispose aussi d’une enveloppe de 8.949 euros pour la rémunération de ses collaborateurs. Si la somme n’est pas totalement utilisée, le député peut récupérer le reste ou le remettre à son groupe politique. Et je passe sur les avantages en nature (accès gratuit au réseau SNCF, aux taxis parisiens, etc.). Bref, lorsque 577 députés et leurs attachés parlementaires sont occupés pendant des semaines à élaborer et discuter ce genre d’amendements absurdes, ce n’est pas un jeu gratuit, et l’addition au bout du compte fait mal au contribuable, qui s’attendrait à ce que le denier public soit moins inutilement employé.

Perte d’argent donc, mais aussi perte de temps. Pour chaque amendement, peuvent en effet intervenir (source : Sénat) :
  • l’un des signataires de l’amendement (5 minutes)
  • le rapporteur de la commission (5 minutes), pour donner l’avis de la commission (sans limitation)
  • le représentant du Gouvernement (sans limitation de temps de parole), pour donner l’avis du gouvernement (sans limitation)
  • un orateur d’opinion contraire (5 minutes).
Je laisse à chacun le soin de faire ses calculs pour voir combien de temps peut durer l’examen des 215 amendements farfelus évoqués ci-dessus, et des 4.400 qui sont envisagés au total pour la loi sur le travail dominical. Autant de temps qui ne sera pas consacré à des débats sérieux, dignes de ce nom.

La stratégie du choc (et du rire)

Faut-il alors encadrer et limiter l’usage de l’amendement ? Si l’on en croit tous les partis lorsqu’ils sont aux affaires, la réponse est oui. Si on les entend lorsqu’ils sont dans l’opposition, certainement pas. Actuellement dans la majorité, Jean-François Copé compte bien profiter de la "pagaille" actuelle (dixit Nicolas Sarkozy) pour restreindre cet usage.

"Le film de Jean-François Copé préparera idéalement le terrain", note Le Point, pour faire "passer un certain nombre de dispositions qui mettraient à mal l’obstruction". L’Assemblée nationale doit en effet mettre en oeuvre d’ici mars prochain, par une loi organique, les modifications apportées à la Constitution l’été dernier. "Nous serions favorables à ce que l’on détermine par avance le temps de débat sur un texte, et même à ce que l’opposition ait le même temps de parole que la majorité", explique-t-on ainsi dans l’entourage de JFC. "La droite comme la gauche pourront évidemment déposer autant d’amendements qu’elles le souhaitent, mais tous seront dans l’obligation de devoir faire le tri sur ce qu’elle tient le plus à défendre", précise-t-on encore.

Paul-Henri du Limbert avertit, dans Le Figaro du 19 décembre, qu’"il est probable que les socialistes vont en faire [de la réforme du travail législatif prévue pour le début 2009] « la mère des batailles », puisqu’ils y voient déjà une « régression sans précédent » des droits du Parlement". Et d’en sourire, en prenant un peu de recul historique : "L’indignation des socialistes prête à sourire si l’on se souvient de leur fureur lorsque, dans les années 1997-2002, l’opposition RPR-UDF amoncelait les amendements sur le projet de loi de réduction du temps de travail ou sur le pacs. Lionel Jospin, alors premier ministre, et Laurent Fabius, alors président de l’Assemblée, jugeaient le spectacle indigne, absurde et révoltant. Autres temps, mêmes mœurs." Ce comportement de girouette constitue indiscutablement l’un des griefs principaux que les Français adressent à leur classe politique, et qui les en dégoûte même parfois.

Les abus nourrissent les abus

Pour revenir à l’abus d’amendements, il peut être la cause de la mise en application du très impopulaire article 49.3 de la Constitution, qui permet au gouvernement d’imposer l’adoption d’un texte par l’Assemblée, immédiatement et sans vote, ce à quoi l’Assemblée ne peut s’opposer qu’en renversant le gouvernement par une motion de censure. On peut même se demander si l’abus d’amendements ne vise pas parfois à forcer le gouvernement (quel qu’il soit) à recourir à ce procédé, pour ensuite prendre le peuple à témoin et le convaincre des tendances anti-démocratiques du gouvernement.

Avec moins d’amendements, la tentation du 49.3 devrait diminuer. Le Figaro note à ce sujet que "la révision constitutionnelle de juillet dernier limite les prérogatives de l’exécutif", qui "s’oblige désormais à n’utiliser qu’une seule fois par session l’article 49-3, cette petite « tyrannie démocratique » que Michel Rocard a utilisée une trentaine de fois entre 1988 et 1991"... mais qui, pourrions-nous ajouter, n’a été utilisée que trois fois depuis dix ans, soit beaucoup moins qu’une fois par session parlementaire. Cela dit, comme le conclut Le Figaro, "moins d’amendements et moins de 49-3, cela paraît un équilibre raisonnable".

"Je m’empresse de rire de tout de peur d’être obligé d’en pleurer"

Alors, faut-il restreindre, oui ou non, l’usage de l’amendement ? Lorsque les politiques, de gauche comme de droite, répondront à cette question, qu’ils n’oublient pas les indignations sélectives des uns et des autres, au fil des décennies, selon qu’ils étaient au pouvoir ou en attente d’y revenir ; qu’ils pensent à ces amendements innombrables qu’ils ont proposés, et qui brillent par leur absurdité, entravent le débat parlementaire et pèsent sur les finances publiques. Les salaires des 577 députés et de leurs collaborateurs s’élèvent, rappelons-le, à près de 10 millions d’euros par mois... Que tous ces chantres du civisme, si prompts à faire la leçon au bon peuple, se souviennent du spectacle lamentable qu’ils donnent si souvent eux-mêmes au sein de l’hémicycle et qui ne témoigne pas d’un grand respect de la collectivité. Toute réponse honnête devra tenir compte de ces paramètres.

En janvier, l’homme qui avait promis d’en finir avec la langue de bois, nous reviendra donc avec un bêtisier, massivement diffusé sur le Net, et dont le but à peine caché sera d’encadrer l’usage de l’amendement. La gauche dénoncera ce qu’elle avait jadis souhaité. La droite se félicitera de voir contrôlée une arme dont elle abusait il y a encore peu. Faites ce que je dis, pas ce que je fais...

En exclusivité, le début du bêtisier de Copé, où celui qui se rêve déjà locataire de l’Elysée en 2017 renoue avec sa promesse - moyennement tenue jusqu’ici - d’arrêter la langue de bois.


(Avec la participation amicale d’Eric Raoult)

Moyenne des avis sur cet article :  4.63/5   (76 votes)




Réagissez à l'article

19 réactions à cet article    


  • Fergus fergus 22 décembre 2008 10:18

    Ce genre d’obstruction parlementaire existera tant qu’existera la possibilité pour un gouvernement de passer un texte par décret ou par vote bloqué. L’existence même de ces artifices peut induire une bataille d’amendements destinée à contraindre le pouvoir en place à squizzer les débats, au risque d’être alors accusé de déni de démocratie.


    • foufouille foufouille 22 décembre 2008 11:07

      JFC devrait aussi faire un betisier sur les connerie et magouilles des ploutocrates
      gaudron qui sait pas comment se desinscrire des assedic
      JFC qui est a 100% sans le demander
      gaymard, sego et leurs sci
      dassault et ses bons chinois
      ................
      tres longue liste
      hier dray le collectionneur


      • Fergus fergus 22 décembre 2008 13:09

        Sans oublier Nicolas Sarkozy himself et les très nébuleuses (et très douteuses) conditions dans lesquelles il a acquis et transformé, à super prix d’ami, son ex-appartement de l’Ile de la Jatte auprès d’un promoteur auquel un certain Sarkozy Nicolas, alors maire de Neuilly, avait cédé le terrain.


      • chmoll chmoll 22 décembre 2008 11:55

        copé, tu gonflrrais pas tes pneus d’bagnole avec une pompe à vélo des fois ?


        • nello 22 décembre 2008 17:30

          il est ammusant pour moi étranger de voir le peu de sérieux des parlementaires ? nous n’avons plus confiance en la France car il n’y a plus de débats corrects ? impossible avec vos socialistes stupides a se rendre totalement ridicules. lors de chaque débat, il n’y a que critiques sur critiques, je suis pour la critique mais a une seule condition : que l’on apporte son projet afin que la critique soit justifiée, mais cela n’arrive jamais et encore moins car aucun journaliste ne pose la question : alors qu’elle est votre proposition ? que feriez-vous ? que changeriez-vous ? etc... d’autre part après 10 minutes de débat, nous fermons la tv, car tout le monde parle en même temps et il n’y a plus rien à comprendre ! amitiés à part cela j’adore la France.  Mon père m’a toujours dit qu’il n’y a rien de plus malhonnête que de couper la parole a une personne qui parle ? qu’en pensez-vous ?


          • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 23 décembre 2008 17:08

            "il est ammusant pour moi étranger de voir le peu de sérieux des parlementaires ?" Et de quel contrée merveilleuse venez vous pour pretendre ne pas vivre sous la coupe de polique ridicule ???
            Du pays de Candy ????


          • Forest Ent Forest Ent 22 décembre 2008 18:07

            Encore un écran de fumée. L’UMP et Copé sont en déphasage complet avec Sarko sur France Télévision et le travail le dimanche, et ce discours tend à essayer de le faire oublier. Que c’est pataud !

            Sarkozy est en train d’exploser l’UMP. D’un autre côté, comme il a aussi explosé le FN avant, qui va prendre l’espace libre ? J’aimerais bien avoir l’avis des sympathisants FN.


            • Fadge Fadge 22 décembre 2008 21:08

              On parle de moi ? LOL

              Ben Coppe, quoi dire
              Oui c’est clair qu’il veux être calife à la place du Calife.
              Seulement je ne vois pas trop comment il pourrais faire.
              Il n’est pas le chef du parti. 
              Il ne peux pas créer son propre parti, parce qu’ils ont tous trop peur pour leur places juteuses d’elus.
              il ne peux pas critiquer trop directement le petit Nicolas.
              Il tape sur Bayrou, ce qui est très dangereux pour l’UMP car si Bayrou n’est plus crédible,
              alors c’est le FN qui reprendra cette place.
              En plus, il est chef des parlementaire UMP, ce qui le place dans une position ou il est obligé de soutenir les caprices du prince, tout en essayant de calmer la contestations des parlementaires de son camp.
              Bref, franchement, je ne comprend pas du tout a quoi il joue, ni qu’elle est vraiment ca marge de manoeuvre.
              Ou alors, essaye t-il de se placer pour 2017 ?? pour prendre la sucession.
              Dans tous les cas, les sympathisants FN ne se feront plus avoir par quelques déclarations de campagne.
              Sarko les a enfumer en fesant sa campagne sur des thematiques FN (immigration, identité nationale, ...) et fait tout ce que les sympathisants déteste (discrimination positive, ouverture a gauche, repentance, communautarisme juif...)
              Bref, les sympathisants FN ne revoterons pas UMP pour longtemps.
              Donc Coppe, franchement je sais pas


            • foufouille foufouille 22 décembre 2008 22:25

              @ fadge
              juste une marionnette au serivice des autres


            • Forest Ent Forest Ent 22 décembre 2008 23:59

              @ Fadge

              Merci de la réponse.

              Donc vous revoterez FN. Mais si JMLP ne se présente pas, quel candidat(e) accepterez-vous ?


            • armand armand 23 décembre 2008 10:34

              Pour exaspérante qu’elle soi, l’obstruction parlementaire est souvent la seule arme qui reste pour contrer une ’majorité automatique’ au service d’un exécutif décidé à faire appliquer de façon ’managériale’ ses décisions.
              http://www.youtube.com/watch?v=XzaokuLNNoo&feature=related

              Quant aux mauvaises manières, sous la 3ème Rép’ c’était autrement plus agité (et amusant). Personne n’a encore traité Copé de ’vil souteneur’ ni ne lui a demandé de passer à la maison ’pour faire peur aux enfants’.


            • armand armand 23 décembre 2008 10:37

              Si Copé veut sortir son bêtisier, alors rien n’égalera la Dati feuilletant "Gala" à l’Assemblée pendant qu’on discute d’une loi qui la concerne...


            • Fadge Fadge 23 décembre 2008 12:21

              En fait je suis pas au FN, seulement sympathisant.
              Mais il est clair que je voterais FN. Que ce soit Marine, ou Gollnish, tout les deux sont extremement competent, franc, n’ont aucunes casserolles, ni connivences avec la finance internationale.
              L’un ou l’autre, c’est pareil pour moi, peut êtr une légère préférence pour Marine pour son humour.
              D’ailleurs au passage, je ne sais pas si vous avez vu les videos des prestations de Gollnish au parlement européen au sujet de l’Irak, c’est edifiant :
              http://www.dailymotion.com/relevance/search/irak%2Bparlement%2Beuropeen/video/x33bio_fn-guerre-en-irak-parlement-europen_news

              Sinon Coppe ment comme il respire, c’est affligeant comment il peux dire exactement le contraire de ce qu’il pense avec conviction.


            • TOTORdu60 23 décembre 2008 11:10

              Celui qui croit qu’un professeur certifié gagne 4000 EUROS PAR MOIS est tout à fait qualifié pour se moquer des autres !!!!
              La véritable raison n’est-elle pas plutôt que les amendements de l’opposition en faisant retarder l’issue du vote permettent aux députés UMP de se rendre compte de l’inanité de leurs propositions de loi ?Je suis sûr que le contact qu’ils vont prendre avec leur électorat de petits commerçants va les rendre encore plus circonspects pour voter l’ouverture des magasins le dimanche.

              Puisque la Grèce revient à la mode, ne faudrait-il pas s’inspirer du principe qui régissait les lois de la démocratie athénienne : pas de nouvelle loi sans abrogation de la loi antérieure sur le même sujet !
              Ne pourrait-on pas s’inspirer aussi de la procédure de l’"antidosis" qui permettait à un citoyen (qui estimait qu’ un riche ne contribuait pas assez à l’effort de la cité ) d’inviter le dit-riche à un échange de biens avec les siens propres. S’il gagnait son procès,il obtenait les biens de son adversaire et payait les impots à sa place. Si l’on se disait ruiné, il fallait en quelque sorte le prouver au lieu d’apitoyer l’opinion publique quand on perd de l’argent pour avoir voulu trop gagner.


              • hgo04 hgo04 25 décembre 2008 10:20

                Il serait tout aussi intéressant d’afficher le montant des dépoenses liés à l’obstruction en cours...

                Combien de plateau repas a couté l’obstruction de tel loi, plateau repas qui aurait été donné aus restos du coeur par exemple...

                Tout en faisant attention que opposition et obstruction ne soient pas mis sur le même plan...

                Et évitez les commentaires du styme et SARKO .... car je dirai et DRAY .....


                • armand armand 25 décembre 2008 10:24

                  Franchement, je préfère un bon pugilat et échange d’invectives à la Chambre que de la voir vide... Ce qui est, hélas, bien trop fréquent.


                  • jamesdu75 jamesdu75 25 décembre 2008 17:48

                    Copé c’est pas le mec qui à vécus dans un 100 m² Parisien payé par l’état alors qu’il avait un appart.
                    Il disait qu’il y avait des travaux chez lui, le soucis c’est que les travaux était finis depuis plusieurs mois.

                    http://tf1.lci.fr/infos/france/2005/0,,3206547,00-canard-accuse-cope-dement-.html


                    Donc Copé le démago comme Chirac qui aime donner l’argent des autres c’est pas nouveau.
                    Lui donner une bonne claque ça serais pas de refus.


                    • vincent p 26 décembre 2008 10:24

                      "J’appelle bien ce qui me plaît de montrer chez les autres, j’appelle mal ce qui ne me plaît pas de montrer dans ma maison " 



                      • furio furio 28 décembre 2008 11:24

                        Pour l’ump cette arme dont il est question c’est une arme d’auto-destruction massive ?

                        En ce qui concerne l’appartement de copé, c’est un abus dont le bénéficiaire aurait dû répondre devant le peuple. Gaymard avait eu, lui, au moins le courage de ses actes ! copé non ! Il est resté en place en ayant été pris la main dans le pot de confiture.

                        Le canard à l’époque situe l’arnaque des appartements de fonction attribués aux riches propriétaires de l’ump dont copé et gaymard qui louaient l’appartement dont ils étaient propriétaires.

                        100 mètres carrés = 1 are
                        100 000 mètres carrés = 1 hectare
                        600 mètres carrés = 1 gaymard
                        1 copé = 0.53 gaymard

                        Source le canard ! début 2005

                        Copé est bien coupable des mêmes malversations que son ami gaymard.
                        On retrouve d’ailleurs les signatures de ces deux gugusses sur la lettre accompagnant la déclaration des impôts où figure cette grande pensée copéenne, je cite car elle restera dans les annales : "Nous prenons devant vous l’engagement d’oeuvrer pour que chaque euro dépensé en votre nom soit un euro réellement utile, au service de notre pays et pour l’avenir de nos enfants".
                        Alors, moi je ne sais ce que vous en pensez, mais si celà ne s’appelle pas du foutage de gueule !!

                        ps : calculez la surface de l’appartement de fonction de l’escroc copé.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Taïké Eilée

Taïké Eilée
Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès