Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > L’avenir de la Gauche, ou la nécessité de sa refondation (...)

L’avenir de la Gauche, ou la nécessité de sa refondation (2)

Pour se relever et espérer atteindre les plus hautes fonctions en France, la Gauche Française doit refonder ses structures. Mais elle doit, aussi, changer profondément ses idéologies.

La Gauche du 21ème siècle reste à inventer !

Comme je l’ai expliqué dans mon précédent article, si la Gauche veut reprendre le devant de la scène, elle devra refonder ses structures politiques. A savoir la nécessaire disparition du PS actuel pour entamer la constitution de deux Partis ou Rassemblements de gauche.
 
Le premier serait constitué autour de l’identité "sociale et libérale" que j’appelle "Gauche d’accompagnement du Libéralisme". La seconde serait la "Gauche anti-libérale" que j’appelle "Gauche de transformation".
 
Mais, pour parfaire sa refondation, la Gauche doit revoir son ou ses idéologies.
 
La Gauche d’accompagnement ne peut plus se satisfaire de la sociale-démocratie à Papa. En effet, la situation du Monde du 21 ème siècle n’est plus du tout la même que celle du milieu du 20ème siècle. Il faut revoir la copie idéologique.
 
La Gauche de transformation ne peut plus se contenter de dénoncer le Capitalisme et le Libéralisme en attendant le "Grand soir" pour proposer un autre modèle productiviste et une autre forme d’aliénation. Il serait peut-être temps d’avoir d’autres références que celles écrites au 19ème siècle par un certain Karl Marx... Par exemple par l’émergence d’un système écologiste, autogestionnaire et "alter-productiviste"...
 
Ce que je viens de dire révèle, certainement, une des raisons pour lesquelles les "couches populaires" ne votent plus aussi massivement pour la Gauche. Outre le fait que les structures politiques ne correspondent plus à notre époque et que cela conduit, entre autres, à des querelles partisanes et des démonstrations de force au sein même des partis ; je pense que les électeurs ne croient plus crédibles les idéologies de la Gauche pour les problèmes de la vie quotidienne que beaucoup rencontrent actuellement.
 
On m’a posé une question récemment par rapport à ce sujet. Une personne à qui j’expliquais cette situation m’a répondu de la façon suivante : "Avec ce que vous dites, la Gauche est dépassée, alors ?"
 
Ma réponse est la suivante "Oui, mais il y a encore moyen que cela change. C’est une question de volonté politique."
 
Tout d’abord, Il faudra, pour une certaine partie de la Gauche, reconnaitre que le Libéralisme n’est pas l’ennemi du citoyen, ni du travailleur, ni du consommateur. Cela doit être un atout, à parti du moment où l’Etat et les Institutions en fixe certaines limites. Je le dis, je suis pour le "Libéralisme de quartier". C’est à dire qu’il faut encourager l’initiative, l’esprit d’entreprendre et la récompense du mérite et de l’effort. La Gauche doit s’approprier ces expressions et dire que l’on préfère le développement des PME et des entreprises familiales qui font vivre la majorité du tissu économique Français au développement des grandes sociétés qui font du profit en délocalisant et en pillant massivement les ressources naturelles.
 
Donc, libéralisme : oui. Mais à taille humaine.
L’Etat doit fixer des limites : oui, mais elle ne doit pas brider non plus l’activité. Elle doit l’encourager tout en permettant à chacun de vivre décemment. Ce sont des mesures sociales qui le permettront. C’est une forme de "flexi-sécurité" à la mode scandinave qu’il convient d’étudier. Mais on doit considérer que la société entière s’est mondialisée.
 
Cela signifie, alors, que la Gauche doit reconnaitre l’utilité et l’importance de la construction Européenne. Elle doit arrêter, une bonne fois pour toutes, d’avoir un programme pour la France, et un autre complétement différent pour l’Europe. Ce que je dis est parfaitement illustré par le programme du PS français et celui du PSE. C’est crucial si l’on veut être crédible.
 
L’Europe est la bonne échelle pour transformer les défauts du libéralisme et de la Mondialisation. L’Europe doit protéger. Cela ne doit plus être un tabou. Oui, il faut un protectionnisme Européen. Il faudra être amené à produire plus Européen et se protéger à un certain niveau de la production chinoise notamment. Oui, il faut, donc, une Europe Politique, sociale mais écologique aussi.
 
L’Europe est la bonne dimension institutionnelle pour mettre en place un autre mode de développement. En effet, l’Europe doit mettre en place un système qui permette que la Croissance ne soit pas la seule mesure du développement de notre civilisation. A l’heure où nous entrons dans une crise écologique sans précédent, il est nécessaire de concevoir un système de production basé sur une rentabilité en fonction de l’empreinte écologique. La recherche de la croissance ne doit plus se faire sans la recherche de la diminution de notre empreinte écologique. L’Europe est le bon échelon pour encourager la recherche sur la nécessité de trouver d’autres ressouces naturelles et sur l’arrêt de la destruction de notre planète.
 
Si cela s’avère possible, alors, il faudrait, peut-être, réflechir sur la possibilité de décréter une "décroissance économique légale", c’est à dire une décroissance faible et étudiée, afin de ne pas mettre en danger la poulation et la santé économique et financière de l’europe.
 
Pour que cela fonctionne, il faut que l’Europe se dote de vraies institutions. C’est un autre tabou de la Gauche d’accompagnement. Pour changer durablement notre système économique, il faut admettre la nécessité de la création d’une vraie Europe Fédérale. Tous les partis de gauche en Europe qui défendent ce système enregistrent un fort électorat.
 
Pour résumer, si l’on veut que le Citoyen soit, de nouveau, attiré par la Gauche, il faut qu’elle change son idéologie. La Gauche d’accompagnement doit accepter le Libéralisme politique (décentralisation, confiance envers l’Individu), le libéralisme économique "de quartier", la transformation de la mondialisation par l’écologie, l’Europe comme base de lancement d’un nouveau mode de développement basée sur une croissance en fonction de la "rentabilité écologique", voire la mise en place d’un système "de décroissance légale", en cas de poussée sévère de la crise écologique.
 
Tout ceci nécessite l’abandon des références anciennes sur le marxisme ou sur la sociale-démocratie à la Française. Le progressisme doit toujours être la clé de voute de la pensée de Gauche mais adaptée à la réalité du monde et des problèmes contemporains.
 
Ce sont quelques pistes de réflexions qui, je l’espère, alimentera un peu plus le débat sur l’avenir de la Gauche en France.

Moyenne des avis sur cet article :  3.22/5   (9 votes)




Réagissez à l'article

14 réactions à cet article    


  • jeanclaude 3 juillet 2009 13:46

    J’adhère assez à vos suggestions. Pour sa traduction institutionnelle, avec deux partis de gauche, cela clarifierait la situation, et du même coup le débat interne et le débat à destination et avec les citoyens-électeurs.

    La question est de savoir si une telle dissolution-refondation bicéphale peut se faire de manière contractuelle. C’est aux militants du parti de le dire.

    Une telle feuille de route est-elle compatible avec les intérêts infra nationaux des élus socialistes, les régions, les départements et les communes ? J’en doute. Il faudrait que l’intérêt général et l’avenir du pays passent avant la gestion du capital électoral.

    Enfin la capacité des gauches à couper les cheveux en 4, ou du moins, à surutiliser la dialectique est telle que j’ai peur que vous trouviez encore des clivages forts à l’intérieur du parti du libéralisme d’accompagnement ; sur la question européenne, sur la spécificité du modèle français, qui rendront peu crédible une coopération étroite, sincère, durable, constructive au niveau européen.


    • 3.14 3.14 3 juillet 2009 14:14

      "L’Europe est la bonne échelle pour transformer les défauts du libéralisme et de la Mondialisation. L’Europe doit protéger. Cela ne doit plus être un tabou. Oui, il faut un protectionnisme Européen. Il faudra être amené à produire plus Européen et se protéger à un certain niveau de la production chinoise notamment« 

      J’aimerais que vous m’expliquiez comment ce protectionisme européen va marcher...parce qu’imaginons que nous imposions des droits de douane aux frontières de l’UE, mais que nous laissions les frontières internes ouvertes comme actuellement, les industries européennes s’installeraient toutes dans les pays où les revenus sont les plus faibles (à l’Est donc) et le peuple français n’en tirera aucun bénéfice. A quoi bon pouvoir rivaliser avec l’industrie chinoise si aucun emploi en France n’est créer ?
      A moins de partager la position stupide des Verts qui pensent qu’il faut débarrasser notre pays des quelques usines encore »polluantes« et »obsolètes« qui fonctionnent encore. »Polluantes« , alors que le transport des biens rajoute un coût environnemental important et »obsolètes", comme si nous n’avions plus besoin de voitures, d’appareils électroménager, de machines-outil, de vêtements, etc...

      Bref, la meilleure solution tant pour le travailleur français (et de tous les autres pays) que pour l’environnement est de revenir à un protectionisme national, tel qu’il a toujours existé avant le mondialisme et le libre-échangisme.
      J’aimerais que la Gauche défende cette idée, ou qu’elle prouve qu’elle est mauvaise, malheureusement, à part l’arguement du point Godwin (protectionisme = nationalisme = Seconde Guerre Mondiale, ce qui est un son-sens historique absolu), je n’entends pas grand-chose d’autre comme argumentation.


      • LE CHAT LE CHAT 3 juillet 2009 15:53

        si la gauche ressemble à Morice , y’a vraiment besoin d’un ravelement de façade !


        • Matéo34 Matéo34 3 juillet 2009 16:55

          Bonjour,

          J’aime pas du tout l’article : si on veut tout remettre en cause car cela vient du passé, il faut aussi parler de l’idée républicaine vieille de plus de deux siècles, les droit de l’homme aussi...

          La partition des gauches ? Aussi vieille que notre République ! Et c’est pas près de s’arreter.

          Le cliché la gauche responsable et la gauche du grand soir est largement émoussé : La sécurité sociale, le CNRS, le droit du travail, les goupes industriels qui ont permis de développer la France et que nous ayons le niveau de vie actuel vient de la gauche révolutionnaire... Et je vous parle pas de ce qui se fait actuellement en amérique du sud, en Inde, etc.

          La gauche qui soutient l’Europe fédérale et libérale a beaucoup de voix ? Euh, sauf erreur de ma part, elle a pris un gadin monumental aux dernières européennes partout en Europe vu que les gens ont préféré l’originale à la copie ! Pour ce qui est du programme du PSE comme plus social : voici la réponse de Jacques Sapir : http://rougemontp.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2009/06/13/Apres-le-7-juin-%3A-cest-sur-Jacques-Sapir-ne-partira-pas-en-vacances-avec-le-PSE

          Bref, j’aime pas...

          Bonne journée.

          Matéo 34


          • savouret 3 juillet 2009 17:07

            article interessant, qui développe des idées pertinentes sur ce que pourrait etre la refondation de la gauche.malheureusement, le parti de gauche qui demeure majeur, malgré son affaiblissement ne me semble pas pret à entreprendre les mutations que vous préconisez.la condition nécessaire au renouvellement du ps, qui a a priori vocation à devenir le parti de la gauche d ’accompagnement implique il me semble l ’emergence d ’un ou d ’une véritable leader, qui serait apte à transcender les divisions internes qui gangrénent ce parti.en dépit de ses qualités, martine aubry n ’a pas la faculte à exercer ce role et je crains que si les choses n ’evoluent pas rapidement dans les mois à venir, la reconquéte du pouvoir s ’avère problématique .


            • Solidarités et Libertés 3 juillet 2009 17:08

              Matéo 34,

              Je suis content que vous ayez commenté cet article.

              D’abord, je ne dis pas que le programme du PSE est plus social que celui du PS frrançais. Je dis qu’il est contradictoire et que je ne vois pas comment on peut nous faire croire que le PS actuel est crédible pour les Electeurs...


              En effet, la République, comme la Nation sont des vieilles idées. Mais à un moment, ne faut-il pas penser que ces notions-là sont des notions en perpetuelle évolution. La Nation de 1917 en France et celle d’aujourd’hui n’est plus la même. Seuls la plupart des politiques ne s’en sont pas encore rendus compte. Voila pourquoi la crise des banlieues est si forte aujourd’hui et voila pourquoi la Construction Européenne parait si éloignée pour les Français vu comment la France a su s’adapter à l’Europe et à su s’ouvrir au Monde. Je ne parle pas textes écrits par ceux qui nous promettent le « grand soir ».

              La Sécurité Sociale, le CNRS et le droit du travail (ce n’est pas tout...) sont des mesures exemplaires réalisées à la fin de la seconde guerre Mondiale par le gouvernement provisoire notamment du CNR (dirigé un temps par le Général de Gaulle) réunissant une très grande coalition politique autour de lui.

              A aucun moment, je dis qu’il faille privatiser ou se passer de ces services publics. La santé, l’éducation, la recherche et la protection sociale ne doivent pas devenir des biens marchands. Mais nous devons les rendre efficaces pour les réalités actuelles.

              Bonne journée à vous aussi.


              • Matéo34 Matéo34 6 juillet 2009 12:09

                @ l’auteur.

                Bonjour,

                Pour ce qui est du PSE et PS, il semble dans votre propos que les deux programmes se complètes, c’est ambigu... C’est ce qu’a dit la direction du PS, il faut donc conclure que les deux sont aussi social l’un que l’autre.

                Après sur les vieiles notion : tout peut être discuté : Je veux bien que la Nation soit un vieux concept mais c’est avec ce concept que l’on peut réfléchir : est-ce que c’est une communauté de destin bassé sur l’histoire, la culture, etc... ou une communauté de valeurs ? L’égalité, c’est la télorance ou c’est plus que la tolérance ?

                Pour ce qui est du capitalisme : je veux bien que vous préconisiez son acceptation sauf que pour maintenir certaines libertés, il faut remettre en cause le capitalisme. la question n’est pas d’accepté ou non l’échange mais qui définit et organise l’échange... Là où est le débat.

                Bonne journée.

                Matéo 34


              • Julius Julius 3 juillet 2009 18:20

                Le problème de la gauche française est claire : Il n’ya pas assez de place entre la social-démocratie de Sarkozy et de néo-bolchevisme de Melanchon / Bensancenot et comp.


                • bernard29 bernard29 3 juillet 2009 18:45

                  le problème est de savoir pourquoi on veut deux gauches, parce qu’il vaut mieux n’y en avoir qu’une si on veut prendre le pouvoir.

                  Et encore même avec une seul gauche, c’est pas gagné , il me semble non ??


                  • tvargentine.com lerma 3 juillet 2009 19:20

                    L’avenir de la gauche (morte en avril 2002 générée par la politique de bobos suivi par Jospin à partir de 2000) passe par la mort du PS afin d’avoir une regénération compléte
                    d’un parti renouveler de ses cadres et de ses dirigeants

                    Cela passe par une severe défaite aux régionales car en écartant « les socialistes » de la gestion courante ont écarte les « HUCHON » DRAY" et compagnie qui n’ont aucunes idées socialistes mais dont l’argent est le seul objectif

                    Remerçions la justice de faire son travail,mais le PS devrait les exclure du parti car si c’est ça le PS aujourd’hui,autant voter UMP ou VERT


                    www.tvargentine.com




                    • moebius2 3 juillet 2009 21:45

                      oui c’est ça changeons de slip


                      • moebius2 3 juillet 2009 21:53

                        oui autant votez Ump et va te faire foutre


                        • mojo mojo 3 juillet 2009 22:23

                          Tout un artice pour répéter à l’envie qu’il est temps que le PS se débarrasse définitivement de quelques dinosaures marxistes (appellés pudiquement « gauche de transformation » ou « gauche anti libérale ») ; sans doute un peu trop voyants pour susciter l’enthousiame d’un certain électorat peu politisé (comprendre : centriste).

                          Contrairement à ce que l’auteur ose affirmer, les propositions du PS :

                          - acceptent sans ambiguïtés le principe de la « décentralisation »
                          - ne sont en rien contradictoires avec la notion de « confiance dans l’individu »
                          - ne rejettent en rien le « libéralisme à échelle humaine », encore moins les entrepreneurs
                          - intègrent pleinement la dimension « écologique »
                          - prônent une transformation de la gouvernance économique (maîtrise du dumping fiscal et social) à l’échelle « Européenne »

                          Dire que ce n’est pas ce que présente le PS, relève donc de la désinformation.

                          Ce procédé quelque peu douteux, vient sans doute d’un dilettante qui ne veut surtout pas être assimilé a ce qui ressemble de près ou de loin à de « l’anti-captaliste primaire ». Mais son problème, c’est qu’il ne s’est pas rendu compte qu’il n’en existe pas au PS.

                          Je me demande même pourquoi l’auteur (à peine discret sur ses intentions), ne nous dit pas carrément qu’il espère bien que l’électrochoc de ses rèves, sera provoqué par une homme providentiel nommé Bayrou ; vu ici comme potentiel successeur d’un François Mitterrand (qui était issu du même moule politique que le Béarnais).

                          Vous l’avez compris, cette propension à désigner les bon et les mauvais socialistes sur la base de critères aussi peu fiables que cette prétendue séparation entre 2 idéologies sois disant contreproductives : tout cela m’agace prodigieusement.

                          Plutôt que de se complaire dans des propos allusifs, que l’auteur nous dise explicitement :

                          - sur quels écrits (faits ou déclarations) il base son raisonnement
                          - qui représente sa fameuse « gauche de transformation » et sa fameuse « gauche d’accompagnement ».
                          - ce qui doit séparer le PS du Modem (ou ce qui le doit pas)
                          - comment sortir du « yakafokon »


                          • eric 4 juillet 2009 08:29

                            Il me semble que vous faites la même erreur que la plus part des gens de gauche.

                            Vous ne comprenez pas ce qu’elle est en réalité. Une sorte de religion gnostique manichéenne produite et gérée par une classe sociale pour justifier son existence.

                            Vous écrivez en effet avec comme préalable l’idée qu’il existerait une chose qui s’appellerait la gauche. Elle aurait vocation à occuper les plus hautes responsabilités parce qu’elle serait intrinsèquement bonne. Pour pour cela, il faudrait et il suffirait qu’elle change son discours.

                            On abandonne un peu de marxisme, on révise la sociale démocratie, on segmente entre les réalistes et les aigris agressifs, et tout devrait aller mieux. Pourquoi pas.

                            Donc on abandonne la plus part de ses idées historiques, on repackage le discours, on renonce à une large part de l’identité de gauche, mais vous apellez toujours cela la gauche.

                            On passe du productivisme à l’alterproductivisme. de la croissance la décroissance.
                            De la dénonciation prioritaire de la cultrure ’petite bourgeoise« à l’encensement de l’entrepreneur schumpéterien. De l’internationalisme prolétarien à la protection contre les pauvres ;

                            A nouveau pourquoi pas.

                            Mais cela sous entend qu’il existerait, en dehors de toute idée politique, une entité intrinsèquement »bonne« et justifiée, qui s’appellerait »la gauche« et ensuite,peu importe ses idées concrètes du moment qu’elle reste »la gauche« . Peu importe qu’elle puisse dire une chose et son contraire, renier toute ses traditions  ???

                            Quand ce que vous proposez ressemble étrangement au programme de Poujade, on se dit que vous pourriez appeler votre gauche droite et que cela ne changerait pas grand chose non plus.

                            Donc la gauche serait une image du bien en lutte contre le mal et peu importe les moyens ou les idées si ils parviennent à la mettre au pouvoir ou elle pourra mettre le bien en oeuvre, quel qu’il soit à ce moment là.

                            La réalité est beaucoup plus marxiste que cela. La »gauche« c’est le discours idéologique changeant d’une classe sociale, celle de la fonction publique au sens large, c’est à dire tous ceux qui dépendent essentiellement de la dépense et de l’intervention publique au sens large, pour justifier son rôle social et ses statuts et avantages.

                            La seule constante entre votre discours, celui de la gauche de transformation, de la gauche d’accompagnement, de la gauche historique et de la gauche à venir, c’est que des spécialistes rémunérés sur fond publics doivent mettre en oeuvre des politiques définies par eux dans l’intérêts des citoyens qui ne comprennent pas toujours » leurs vrais intérêts« .

                            Pour »refonder la gauche« , il ne suffira pas de »se remettre un peu « à l’écoute de la société » pour essayer de lui répéter ce que l’on croit qu’elle a « envie » ou qu’elle est « capable » d’entendre.

                            Il faut que la gauche s’interroge sur ce qu’elle est, ce que sont ses intérêts, ceux des autres groupes sociaux et quel type de compromis est possible. Surotut il faudrait qu’elle se débarasse de ce qui est le plus archaïque dans son idéologie et que vous illustrez à merveille, l’idée qu’elle serait intrinsèquement bonne et en cela, différente de la commune humanité.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès