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Accueil du site > Actualités > Politique > L’avenir est sombre pour le Front national

L’avenir est sombre pour le Front national

L’avenir est sombre pour le Front national. Son candidat a réalisé une performance médiocre lors de l’élection présidentielle : 10,44% des suffrages et une quatrième place qui sonne comme une lourde défaite après sa qualification pour le second tour, cinq ans auparavant. Quant aux élections législatives qui se profilent, l’espérance de bien figurer paraît des plus réduites. Les sondages, qui ne sont pas une bible, accordent quelque 5% des intentions de vote au parti de Jean-Marie Le Pen. En tout état de cause, la gueule de bois risque d’être sévère au soir du 17 juin, date du second tour des élections législatives.

Pour expliquer la mauvaise passe qu’il traverse, Jean-Marie Le Pen a mis en avant, ce matin, les circonstances. En 2002, a-t-il expliqué en substance, deux candidats fatigués lui faisaient face. En 2007, la scène politique redessinée était plus défavorable à l’expression de ses idées. D’où le choix des mots pour qualifier le résultat du 22 avril. Il s’agirait d’une contre-performance, d’un aléa en quelque sorte, et non d’une défaite.
Cette présentation ne doit rien au hasard. Elle lui permet de maintenir intacte sa volonté de continuer à diriger le Front national. Jean-Marie Le Pen l’a dit clairement, ce matin, au micro de RTL : il entend bien faire renouveler les cadres de son parti son mandat de président du Front national. Puisque ce sont les circonstances qui expliquent la mauvaise performance, la responsabilité personnelle du dirigeant ne saurait être invoquée. Donc, aucune raison de ne pas reconduire une équipe qui, si elle n’a pas gagné, n’a pas perdu non plus.

On peut trouver au raisonnement sa logique. On peut aussi en pressentir les conséquences. Faute d’une analyse sérieuse de l’échec, et donc faute d’en tirer des conséquences, ce qui guette, ce n’est pas le renouveau et le retour de la santé, mais plutôt le dépérissement, voire le déclin. Le Figaro d’hier fait dire à Nicolas Sarkozy, d’une phrase entre guillemets, que selon lui, je cite, "la destruction du FN est un phénomène durable." Après avoir écouté Jean-Marie Le Pen ce matin, on peut se demander s’il n’y a pas quelque chose de juste dans le propos prêté au président de la République.

Un autre parti s’enfonce dans une crise qui pourrait lui coûter très cher au soir des élections législatives. Il s’agit du Parti socialiste.
François Hollande a annoncé hier qu’il ne solliciterait pas le renouvellement de son mandat de premier secrétaire. La nouvelle n’en est pas forcément une puisqu’il avait déjà dit, voilà plusieurs mois, son souhait de passer la main après dix années consacrées à cette fonction. Malgré tout, la réaffirmation de sa décision en pleine campagne législative résonne étrangement.

Ce matin, François Hollande ressemble à ces généraux qui abandonnent leurs troupes en pleine campagne. Alors même que tous les dirigeants socialistes s’évertuent à dire que rien d’autre ne doit compter que l’actuelle campagne électorale, voilà le patron du Parti socialiste qui rappelle à chacun qu’il faudra lui trouver un successeur.
Cette répétition de sa position ne pouvait-elle pas attendre trois semaines ? Puisque la chose était connue, pourquoi donc la redire ? Sans doute faut-il comprendre que François Hollande a dépassé la zone du supportable, que le fardeau de guider ce Parti socialiste en perdition lui pèse trop et qu’il est maintenant pressé de s’en défaire, fût-ce symboliquement. Entendez-moi bien, répète-t-il, je ne suis plus votre chef, je ne suis plus responsable de ce qui arrive, et ceci encore : ce qui vous attend est au-dessus de mes forces, je vous abandonne.

De manière involontaire, encore qu’il soit permis de s’interroger, le meeting organisé hier à Bordeaux par le Parti socialiste a symbolisé ce désarroi collectif. Cette réunion publique devait être la première des trois grands rendez-vous que le Parti socialiste entend donner à ses électeurs. Or, il n’y avait hier soir sur la scène que ce premier secrétaire déjà démissionnaire, accablé par le poids de sa charge et pressé désormais de s’en défaire. Ni Dominique Strauss-Kahn, ni Laurent Fabius, n’étaient là. Prévenus trop tard, ont-ils dit. Peut-être, mais quand même, on croit rêver.

Mais entre toutes, c’est l’absence de Ségolène Royal qui était et demeure remarquable. Voilà quelques jours qu’elle est revenue d’un repos mérité. Depuis, silence radio. Elle ne parle pas, ne se montre pas, ne participe pas à une campagne dans laquelle elle n’est même pas candidate. Ce désinvestissement personnel donne le vertige. Face à une UMP surpuissante, déployée jusqu’au dernier de ses militants depuis plusieurs semaines, le grand Parti socialiste qui devrait être le pivot et le pilier de la prochaine opposition donne le spectacle d’une machinerie usée, vieillie, fatiguée, et en plus, privée de chef.

Si rien ne se redresse dans ce camp-là, les chiffres risquent d’être cruels le soir du second tour des élections législatives. Face au vide, l’UMP pourrait bien pousser les feux jusqu’à dépasser les 400 députés, ce qui représente aujourd’hui le haut de la fourchette dans plusieurs sondages. Le PS, lui, pourrait bien passer sous la barre des 100 et ajouter à la défaite de la présidentielle, la bérézina des législatives, ce qui ne l’aiderait sûrement pas dans la tâche immense et complexe de la reconstruction qui l’attend.


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80 réactions à cet article    


  • machinchose 24 mai 2007 12:15

    Alors Jean-Michel ! la presse est libre et les journalistes ne sont soumis à aucune pression ?


    • machinchose 24 mai 2007 12:17

      je demande parce que c’est ce que vous expliquiez pendant la campagne.

      depuis les rédactions protestent, se battent, sont soumises... mais vous on ne vous entend plus trop nous expliquer que nous sommes tous paranos... et Solly à TF1 ?, ahhhh !! vraiment Jean-Michel dans cette campagne je vous ai perdu. (et vous m’avz perdu comme auditeur et lecteur) Pourtant vous n’êtes pas le pire, et n’êtes pas loin d’être parmi les meilleurs mais il vous aura manqué cette honnêté là.


    • machinchose 24 mai 2007 12:20

      un peu de matière pour votre esprit critique : http://www.claude-sarkozy.com/le_cabinet/


    • Philippe D 24 mai 2007 15:46

      @ machinchose

      2 fois que je vois ce lien que vous postez sur le site du cabinet d’avocats Claude/Sarkozy.

      Vous voulez dire quoi ?

      Comprends pas, ni ce que vous sous-entendez, ni le lien avec le sujet de l’article. Pourriez-vous expliquer un peu la raison du courroux, de l’indignation ?


    • machinchose 24 mai 2007 16:19

      ça me parait pourtant limpide. Le président touche t il toujours les dividende de sa participation. Pourquoi ne juge t il pas déontologiquement évident de retirer son nom du cabinet. Si vous êtes juge, justiciable ou autre confronté à un papier du cabinet Nicolas Sarkozy... ça ne vous donne pas le sentiment que toute la puissance de la république est contre vous (potentiellement)...

      ce qui m’attriste c’est que cette base éthique ou déontologique ne touche même plus.

      Mme Lepage en parlait bien sur culture il y a quelque jours. Quand elle a été ministre elle a simplement retirer son nom des papiers de son cabinet. Elle était devenu ministre plus avocate simplement. Elle ne voulait pas qu’il y ai confusion.


    • Philippe D 24 mai 2007 18:11

      J’imagine que cela ne tardera pas, vous êtes juste un peu trop pressé.


    • machinchose 24 mai 2007 21:28

      heu... ça fait 5 ans qu’il est ministre... il est pas rapide le joggeur


    • 25 mai 2007 00:57

      Il y a le cabinet Sarkosy (dans lequel il n’est qu’actionnaire) et Le business caché de Me DSK dans lequel lui et toute sa famille sont très largement impliqués ... smiley

      Je suis sûr qu’en fouillant un peu ont va trouver un petit business caché pour Bayrou ... smiley


    • Gilles 25 mai 2007 09:36

      Je suis allé voir le lien du cabinet d’avocat. Sarkozy y est mentionné comme actionnaire mais il n’apparait dans aucun des domaines de compétence.

      Il n’exerce plus depuis 2002, et même avant je crois bien que son action était des plus limité (vu sa collec de mandats électoraux depuis les années 80)

      Ce cabinet crée en 1987, 4 ans aprés son élection de maire, n’avait à mon avis que pour but d’associer son nom, trés connu à Neuilly, au cabinet de ses amis ; ça fait de la bonne pub et on encaisse les forts dividendes en laissant la gestion et les plaidoiries aux autres. Rien que de trés normal sommes toute quant on a des réseaux d’en profiter.

      Mais aprés, faire de l’argent sans bosser.....n’est ce pas ce qu’il stigmatisait pendant sa campagne ? pourquoi ne déclare t-il pas ce qu’il gagne grace au cabinet, son nombre de parts (il est censé être obligé par la loi, mais il refuse et personne ne vient le harceler)


    • spartacus1 26 mai 2007 20:47

      IP:xxx.x37.138.115) a écrit : Il y a le cabinet Sarkosy (dans lequel il n’est qu’actionnaire) et Le business caché de Me DSK dans lequel lui et toute sa famille sont très largement impliqués

      Parce que pour vous, les turpitudes des uns excuses les turpitudes des autres ? Quel magnifique exemple immoralité !


    • Christoff_M 27 mai 2007 08:13

      Il serait temps que les gens arrêtent d’être niais, il y a un seul parti au pouvoir l’UMPS ; ces gens sortent des mêmes écoles, font partie des mêmes cercles d’influences « le siècle » par exemple ; ils sont tous a la tete de biens ou d’agences immobilières (tapez leurs noms sur société.com) !!

      Qui peut encore croire qu’il y a une droite et une gauche en France dans ces milieux ou il y a un max d’avocats d’affaires et de gérants !! c’est aussi con que de croire à la pub sur les différences entre les lessives en 2007 smiley .


    • 24 mai 2007 12:42

      Les rats quittent le navire, la « gauche de combat » se fait « gauche de coups bas », entre ceux qui n’attendent que leur parti s’enfonce pour mieux le ramasser comme un fruit mur ,en fait bien flétri, ceux pour qui l’absence pèse bien plus que le reste, ceux enfin qui préfèrent lâcher le volant pour ne pas être accusé de l’avoir tourné trop fort... Le P.S. n’est pas une formule 1 , mais plutôt une simca qui aurait bien besoin de passer au garage...L’attitude globale est affligeante pour des personnes sensées représentées tout de même 47% des électeurs français. A moins qu’il ne soit trop tard, quel gâchis ! Comment vouloir rassembler si on est même pas capables de feindre de s’entendre, de cesser les querelles intestines pour un but ô combien plus important...


      • 24 mai 2007 13:10

        L’avenir est au sombre de toutes manières. Et l’on ne trouve plus d’éclaireurs pour s’y risquer.


        • Tanphi 24 mai 2007 13:12

          Je trouve toujours gênant de trouver sur Agoravox des articles de journalistes professionnels qui sont de simples copier-coller de leurs propres blogs.

          Il y a fort à parier que ce n’est même pas M. Aphatie en personne qui met en ligne ses articles sur Agoravox...

          Je ressens ce procédé comme une irruption malvenue des médias de masse (M. Aphatie a déjà une large audience dans les médias traditionnels) dans un média citoyen.


          • Voltaire 24 mai 2007 13:20

            Je partage votre avis. Ces textes ne sont jamais originaux, et leur auteur ne prend jamais la peine de participer à la discussion, même succintement, ce qui est quand même l’objectif de ce site.

            J’encourage la rédaction à ne pas accepter ce type d’articles : les journalistes professionnels sont les bienvenus, pourvus qu’ils acceptent un minimum de débattre et postent des articles originaux.


          • machinchose 24 mai 2007 13:42

            nous sommes d’accord. surtout quand, par ailleurs, les dits professionnels font des leçons de choses hautaines et dédaigneuses à leurs auditeurs citoyens qui osent leur poser quelques gentilles questions un poil dérangeantes. (par exemple sur la déontologie, le corporatisme etc.)


          • Thomas 24 mai 2007 13:48

            La co-existence de journalistes professionnels et amateurs sur AV me semble une bonne chose. D’une part, cela ajoute à la crédibilité d’AV, d’autre part l’idée de faire collaborer les meilleurs de différentes origines est dans l’air du temps.

            En plus, on pourrait espérer que ces professionnels profitent d’AV pour s’exprimer avec moins de retenue que celle que leur impose leur employeur/actionnaire. Dans ces conditions, je trouverais dommage qu’AV leur ferme la porte.

            Concernant JMA en particulier, il n’est ni le seul à répliquer ses articles depuis son blog perso, ni le seul à ne pas participer au débat (combien d’articles ne reçoivent aucun commentaire de leur auteur ?) Et l’idée qu’AV réalise une sélection des meilleurs articles des blogs que je ne suis pas m’intéresse tout à fait.


          • Gilles 25 mai 2007 09:40

            En plus il ne se relie même pas :

            « il entend bien faire renouveler les cadres de son parti son mandat de président du Front national. »

            Il y a des coquilles n’est ce pas ? Pour un journaliste, ça fait crasse !

            Et franchment, je trouve cet article ennuyant, inintéressant, écrit à la va vite, n’apportant rien que ce qu’on a déjà lu 10 fois ailleurs ! De la pub pour son nom....alors que des milliers de simple bloggeurs écrivent des articles bien plus pertinents


          • 24 mai 2007 13:15

            La liste des laminés du scrutin présidentiel est longue :

            Voynet, Buffet, Bové, Besancenot : terminé, le PS complètement décati et en décomposition avancée.

            A l’inverse de Lepen, ils ont bénéficié d’une excellente couverture médiatique. Il a pourtant fait prés de 3 fois de voix que l’ensemble des troskistes/verts réunis.

            C’est une vraie révolution. Sarkozy est beaucoup plus fort que nous l’avions imaginé. Les Français en redemandent.


            • Thomas 24 mai 2007 13:52

              Ce qui est sûr, c’est que 2007 aura bouleversé le paysage politique français :
              - FN laminé par Sarkozy
              - gauche de la gauche et écolos laminés par le vote utile (et accessoirement quelques écolos qui commencent à se dire que l’écologie n’a pas de couleur politique)
              - PS en proie à de grosses dissensions internes
              - UDF sortie du giron UMP mais à l’avenir encore incertain

              Alors, quelle opposition pour les 5 prochaines années ?


            • 24 mai 2007 21:36

              le lcr a quand meme fait 5% au premier tours ^^ je ne serai pas étonné qu’au législative ils arrivent a un résultat correct ?


            • 24 mai 2007 21:36

              le lcr a quand meme fait 5% au premier tours ^^ je ne serai pas étonné qu’au législative ils arrivent a un résultat correct ?


            • tvargentine.com 24 mai 2007 14:02

              Vous déclarez en qualité de journaliste "Mais entre toutes, c’est l’absence de Ségolène Royal qui était et demeure remarquable. Voilà quelques jours qu’elle est revenue d’un repos mérité.

              Mais Madame ROYAL se prétend socialiste et elle passe ses vacances ches son ami BEN ALI,grand représentant des libertés.

              Avez vous demandez en qualité de journalistes si elle avait passé de bonnes vacances chez BEN ALI !

              Reconnaissons que Nicolas Sarkozy à su canibaliser le Front National par des messages subliminaux,qui à su reprendre les idées trop souvent laissées aux Front National que sont le drapeau,l’identité nationale,l’intégration,l’immigration...et qui sont les symboles d’un pays,d’une nation ; la France.

              Reconnaissons que Nicolas Sarkozy à su aller aux contacts des citoyens pour discuter de leurs problèmes et apporter des solutions.

              L’absence totale d’idées du projet de Ségolène ROYAL,qui nous a été imposée comme un produit de marketing et « vendu » par des militants à 10 euros la carte n’a fait qu’accentuer le déphasage déjà grandissant entre les électeurs de gauche et les dirigeants du PS.

              Nous aurions du choisir un(e) candidat(e) sur des élections primaires comme en Italie afin d’avoir une véritable légitimité de rassemblement

              Aujourd’hui au lieu de démissionner après cette echec historique,les mêmes responsables du PS vont remettre ça aux législatives avec le risque d’avoir une majorité écrasante UMP et d’avoir une disparition du groupe PS à l’assemblée nationale ?

              Qui peut cautionner la direction sans tête de l’actuelle direction du PS ?

              Autant voter Becencenot ou Bové ou aller à la plage,car si ils ne veuillent pas changer,nous les obligeront à partir

              L’occasion est ouverte de nous faire plaisir à une alliance de BOVE-BECENCENOT qui,nous pouvons en etre certain ,aura plus de sympathie populaire que les fossoyeurs ex-troskites et techno des loosers du PS.

              Oui,si il ne change pas avant les législatives,nous n’irons pas voté pour eux pour cautionner leur petit pouvoir personnel

              Une page de l’histoire de France se tourne


              • 24 mai 2007 14:24

                @ lerma

                « pillage »

                Nicolas Sarkozy a réussi une performance qu’avait réalisé François Mitterrand en son temps. Il s’est débarassé d’un parti figurant à son extrème en reprenant en partie ses idées et en lui aspirant ensuite sa clientèle.

                Mitterrand, dès le congrès d’Epinay, s’était fabriqué une image d’homme de gauche presque marxiste (le discours sur la "rupture avec le capitalisme) et a ensuite petit à petit vidé le Parti Communiste, au départ allié incontournable puis partenaire en situation de dépendance.

                Pour finir, une partie de l’électorat ouvrier du PCF, laminé par la désindustrialisation, le chômage s’est tourné vers le discours simple et populiste du Front National.

                Aujourd’hui, c’est au tour du Front National de se faire cannibaliser par la nouvelle UMP et de commencer sa disparition programmée du paysage politique français..

                Dans les années qui viendront, sauf circonstances exceptionnelles, les petits partis auront de plus en plus de mal à survivre..

                Si le processus d’entrée de la France dans une économie ultra-libérale se poursuit (c’est ce que veut Nicolas Sarkozy mais le PS n’y est pas opposé non plus) le paysage politique français tendra alors vers le bipartisme..

                Faut-il s’en désoler ou s’en réjouir ?

                Pour ma part, je m’en désole..

                gAZi bORAt


              • Thomas 24 mai 2007 14:58

                Dans ces conditions, le MoDem est-il un parti qui a la chance de pouvoir aspirer des voix à gauche et à droite ou un petit parti qui se fera aspirer des deux côtés à la fois ? Faites vos jeux, rien ne va plus !


              • 25 mai 2007 01:06

                Ce qui serait déjà pas mal, au moins dans un premier temps, c’est que Bayrou arrivent déjà à rassenbler les centristes de gauche et de droite. Parce que pour le moment, à défaut de « pouvoir aspirer des voix à droite et à gauche », Bayrou a quand même réussi à diviser l’UDF en 2 partis (MODEM et PSLE) ... smiley


              • CAMBRONNE 24 mai 2007 14:08

                BONJOUR MONSIEUR APHATIE

                Content de vous revoir sur ce site car je préfère lire un journaliste sérieux qui a pignon sur rue que n’importe quel énergumène à l’abri de son pseudo et sans responsabilité vis à vis de ses lecteurs .

                Sur ce votre analyse du FN et du PS est excellente .

                Ségolène Royal a selon moi une tactique très simple à utiliser : Attendre les législatives , ne pas se mouiller dans cette catastrophe et se préparer dés maintenant a 2012 aprés avoir viré son compagnon .

                C’est ce qu’elle fera et cela c’est clair sauf si un empécheur de bétifier en rond apparait . DSK peut être ...

                Ne prenez pas mal ce que vous disent des Voltaires , Machinchose ou la Taverne qui se prennent pour des journaliste et sont jaloux .

                Revenez souvent , merci pour vos fines analyses .

                vive la république quand même .


                • 24 mai 2007 14:21

                  Bravo, Monsieur Cxxxxxxe

                  http://www.bulgroz.com


                • patrick 24 mai 2007 16:39

                  Cher Cambronne,

                  Je voulais ecrire la meme chose donc je me limiterai à vous approuver.

                  Un peu de professionnalisme ne fait pas de mal au ecrivaillons veleitaire atteint du symdrome nobrilique auglmenté de l’application de Principe de Peter !

                  cordialement

                  patrick


                • 24 mai 2007 18:06

                  « Content de vous revoir sur ce site car je préfère lire un journaliste sérieux qui a pignon sur rue que n’importe quel énergumène à l’abri de son pseudo et sans responsabilité vis à vis de ses lecteurs. »

                  Ben voyons, énergumènes, dites-vous... Au fait, qu’est-ce que ça fait de taper sur les autres sous couvert d’anonymat total (même pas l’ombre d’un pseudo...)


                • Emile Red 25 mai 2007 11:45

                  Je me demande toujours ce que des Bulgroz ou des Patrick font sur ce site à lire des « écrivaillons » qui les insupportent.

                  Nous attendons avec force leur prose et la démonstration de leur supériorité plumitive, en attendant ils restent sous-écrivaillons puisque ne publiant rien d’autre que commentaires aigris, vindicatifs et tendancieux.

                  Ils peuvent aller faire bronzer leur carcasse à la lumière de grands écrivain de la trempe à Zeimour et lire quotidiennement le Figaro de préférence à se diluer sur Avox en interventions niveau égouts ignominieux.


                • 24 mai 2007 14:13

                  L’avenir du FN est peut être-sombre mais celui de ses idées est « prometteur ». On ne prétend pas guérir d’une maladie en cassant le thermomètre.


                  • 24 mai 2007 14:29

                    Le FN a vécu. Certaines de ses idées fondatrices sont dorénavant comprises et admises.

                    Il est donc normal que ce mouvement s’éteigne doucement. Il a été relayé.


                    • Antonio R. 24 mai 2007 15:13

                      L’avenir du FN post LePen est sombre depuis longtemps. Qu’on ne s’y trompe pas : le front national, c’est JM Le Pen.

                      La facilité avec laquelle la droite a recyclé les thèmes du FN démontre bien qu’une grande partie de l’electorat est de toute façon sensible au nationalisme, au discours sécuritaire et à la stigmatisation de tranches de population extrèmements minoritaires ( au choix les anarchistes, les polygames, les profiteurs du système). La valeur ajoutée du Front National a toujours été le charisme de son leader. Comme l’UMP de Chirac, qui profite aujourd’hui de l’aura du président et des quelques rares nouvelles têtes de la droite, Rachida Dati en tête. Le PCF a connu une crise de leadership à la fin de règne de G Marchais, qui l’a conduit a sa quasi disparition. Le FN semble s’engager sur la même voie.

                      Concernant le PS, une berezina aux législatives est sans doute la meilleur chose qui pourrait lui arriver, tant ce parti a besoin de se reconstruire. Ce serait une magnifique occasion de mettre à la retraite bon nombres de députés non reconduits, de se débarasser des personnages emcombrants ( Fabius, Emmanuelli, Hollande, Georges « Fresh »), et de définir clairement un nouveau leadership et une nouvelle distribution des rôles. L’avenir de la gauche passe par ce courage politique et collectif.


                      • Thomas 24 mai 2007 15:20

                        A voir le nombre d’électeurs FN qui ont accepté sans état d’âme de voter UMP, à voir les sondages qui font état d’un très bon accueil de la nomination de Rachida Dati, même dans l’électorat FN, on démontre que ces électeurs n’étaient pas les racistes primaires que l’on décrivait complaisamment mais juste des gens attachés à la fermeté sur la justice et l’immigration. Le FN ne gardera qu’un socle dur de racistes primaires, sans doute moins de 5%.

                        La seule chose qui pourrait ressusciter le FN, c’est si NS décevait sur les thèmes immigration et sécurité. C’est peu probable.


                      • 24 mai 2007 21:44

                        Loin le pays de la France accueillante ? je me demande bien ce que doivent penser les pays voisins ? Je me rappel de l’époque de berlusconienne... me semble en tant qu’originaire de l’Italie avoir déjà vu tout ça ... quel dommage pour la France et combien d’année seront perdu ? Espérons que dans 5 ans les choix seront différents qu’en Italie... en effet le pays et dans un tel immobilisme :’( :’(


                      • Reinette 24 mai 2007 15:14

                        Une question reste en suspens : le chassé-croisé d’images médiatiques et d’images « privées » diffusées sur le Net, est-il d’usage libre ?

                        Et si oui, pour combien de temps ?

                        CONNIVENCES, DÉPENDANCE à la pub, formatage et autocensure des journalistes, mainmise de Lagardère et autres Dassault...

                        Il est dorénavant admis que les médias sont une unité centrale de production dans la « fabrique du consentement ».

                        Et si, fin mars, ils se font l’écho du démenti d’Eurostat à propos des mensonges de l’État français sur les chiffres du chômage, c’est qu’il n’y a rien à craindre. L’info « parle » à la masse des working poors, marché potentiel composé d’individus isolés. (La déconstruction massivement diffusée des mensonges américains sur l’Irak a-t-elle soulevé une indignation suffisante pour contraindre au retrait des troupes d’invasion ?)

                        La révélation de la vérité est un autre moment du marché de l’info, distribuant un produit « éthique » similaire à ceux que l’on trouve sur les gondoles de la grande distribution. Carrefour défend bien les droits de l’homme !

                        La VERITE et le MENSONGE sont avalés et digérés à la même vitesse que la rotation infinie des marchandises.

                        Mars-avril 2007. Alors que la kermesse électorale bat son plein, des grèves éclatent un peu partout en France. QUI fait ses gros titres avec ces salariés qui n’attendent visiblement rien de bon des prochaines élections ?

                        Personne.

                        Cette MARCHANDISE-INFO n’est pas très sexy. Les mouvements d’ouvriers appartiennent au passé. Ne sont-ils pas tous devenus des preneurs d’otages, composants folkloriques du paysage français ? Seule la grève - pas les grévistes - du Port autonome de Marseille aura eu les faveurs, calomniatrices bien sûr, de la presse nationale. Dépendance pétrolière oblige !

                        Les médias sont, comme toute entreprise commerciale, engagés dans un processus de concurrence qui les contraint, parfois, à oublier les « conseils de discrétion » donnés par les autorités.

                        (Pour mémoire, en mai 68, l’État avait accusé Europe n°1 de favoriser l’extension des émeutes en rendant compte en direct de leur développement. C’est ici qu’est une des failles, dangereuse et prometteuse, dans l’appareil de production médiatique.)

                        Le surgissement d’un événement inattendu et spectaculaire fait craindre aux rédactions la perte d’une part de marché où la dérégulation incite à la surenchère. Comment éviter qu’une nouvelle, aussi menaçante soit-elle pour l’ordre social, ne vous échappe au profit de la concurrence alors que votre autocensure l’aura tue ?

                        Dès le début des affrontements de la gare du Nord, FRANCE-INFO, dont l’audience s’effrite depuis 2 ans, a exposé flash après flash l’évolution de la situation. Toute la presse s’est ensuite ruée dans la brèche.

                        Chaque jour, loin des caméras, des centaines de pierres sont lancées sur les forces de police. Que la présence des médias donne l’occasion à des révoltés de rendre publique leur colère fait partie de la logique contemporaine. Quel autre moyen y a-t-il d’être largement entendu ? Les salariés qui menacent de faire sauter leur usine lors d’une délocalisation l’ont compris, eux aussi.

                        Début mars 2007. Copenhague connaît plusieurs jours d’émeutes suite à l’assaut de la police contre un centre culturel autogéré. Occupants, manifestants et émeutiers se sont coordonnés par téléphone portable, SMS et Internet. L’addiction à cette marchandise, complétée par les rapports virtuels qu’engendre Internet, se voit ici retournée contre leur destination initiale, la consommation solitaire. Gare du Nord, il n’aura fallu que deux petites heures pour rameuter du monde et rallumer l’embrouille.

                        C’est aussi grâce à ces moyens techniques, outre la soif de scoop en temps réel des médias, que l’incendie a pu se propager dans tout le pays en novembre 2005.

                        En attendant la « réappropriation populaire des médias »...


                        • Reinette 24 mai 2007 15:46

                          A QUOI SERVENT LES JOURNALISTES ?

                          Après le lancement par TF1 de l’émission « J’ai une question à vous poser », qui court-circuite les journalistes politiques, les petits soldats des médias tentent de justifier leur existence.

                          Pour Jean-Michel APHATIE, ces questions directement posées aux candidats par un panel de « citoyens », lui pose un grave problème : en l’absence des journalistes politiques :

                          « le candidat ne risque pas d’être pris ou corrigé » (Paris Normandie 12/02/2007).

                          C’EST ENTENDU : face à un professionnel de la trempe de J.M.APHATIE, JAMAIS un homme politique ne proférerait une inexactitude sans être IMMEDIATEMENT interpellé, repris et corrigé.

                          - L’hypersensibilité de Nicolas SARKOZY ne sera pas mise à trop rude épreuve. Sur les dizaines de journalistes qui se relaieront, UN SEUL, sur FRANCE 3, osera en sa présence une allusion au duplex.

                          Il est vrai que les journalistes n’ont pas l’esprit partisan : avec la même constance ils épargneront Ségolène Royal et François Hollande toute question relative à leur tricherie fiscale.

                          Sarcosette ne peut que partager la satisfaction de Sarkozy quand il déclarait chez Denisot :

                          « Journaliste, c’est un beau métier. »


                        • LE CHAT 24 mai 2007 15:16

                          bientôt Marine à l’Ump ou au MPF après la disparition de notre neuneuil national ?


                          • 24 mai 2007 15:17

                            Félécitations pour cet article aussi intéressant que vide ! On y apprend une belle leçon de politique politicienne : Pas une idée qui fasse améliorer la « polis » !!

                            Je vous remercie pour cette « analyse politique » mais je sais aussi que vous êtes capable de mettre du contenu dans vos refexions..

                            PS : le copier collé arf

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