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Accueil du site > Actualités > Politique > L’école obligatoire

L’école obligatoire

L'école est obligatoire ! Vous avez sans doute souvent entendu cette phrase. Et si vous avez rétorqué que c'est l'instruction qui est obligatoire et non l'école, vous avez raison. L'article L 131-1 du code de l'éducation stipule : "L’instruction est obligatoire pour les enfants des deux sexes, français et étrangers, entre six ans et seize ans."

Raison ? Plus pour longtemps. Bientôt, lorsqu'on vous dira que l'instruction est obligatoire, vous pourrez rétorquer que c'est la scolarité qui l'est et non l'instruction. Et vous pourrez ajouter : A partir de 3 ans !

En effet, une proposition de loi qui sera examinée mercredi 25 mai 2011 à 10h suggère de remplacer l'article 131-1 sus-cité par : "La scolarité est obligatoire pour les enfants des deux sexes, français et étrangers, entre trois ans et seize ans".

De son côté, le sénat propose également de remplacer « 6 ans » par « 3 ans » tout en prônant une entrée dans le système dès 2 ans. Il semble qu'il commette la confusion classique entre scolarité et instruction car il écrit : "Dans l'état actuel du droit, la scolarisation des enfants est obligatoire à partir de six ans, en vertu de l'article L. 131-1 du code de l'éducation." Ce qui est, on l'a vu, faux. Sans doute est-ce pour cela qu'il omet de proposer le remplacement du terme 'instruction' par 'scolarisation' ou 'scolarité'.

Que l'instruction ne soit plus obligatoire est dans l'intérêt de l'Éducation Nationale. Nombre de parents pourraient en effet légitimement l'accuser de ne pas satisfaire l'impératif d'instruction avec leurs enfants. Par contre ils ne pourront pas lui reprocher de ne pas satisfaire celui de scolarisation. On ne sait pas instruire ? Convenons que notre mission est fondamentalement d'accueillir les enfants entre nos murs !

Cette loi proposée à l'Assemblée Nationale remettrait en cause le choix de milliers de familles ayant décidé d'instruire elles-mêmes leurs enfants.

Elle s'opposerait à :

- L'article 26.3 Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948 :

« Les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants ».

- L'article n° 2 du Protocole additionnel à la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales tel qu'amendé par le Protocole n° 11 :

"Nul ne peut se voir refuser le droit à l'instruction. L'État, dans l'exercice des fonctions qu'il assumera dans le domaine de l'éducation et de l'enseignement, respectera le droit des parents d'assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques."

- L'article L131-2 du code le l'éducation dont l'abrogation n'a pas été spécifiée dans le projet de loi et qui stipule que "L’instruction obligatoire peut être donnée soit dans les établissements ou écoles publics ou privés, soit dans les familles par les parents, ou l’un d’entre eux, ou toute personne de leur choix". Alors ? Le terme 'Scolarité' pourrait-il n'être qu'une imprécision lexicale ? C'est difficilement crédible car il y a une volonté évidente de remplacer 'instruction' par 'scolarité' dans un texte de loi préexistant. Nous allons donc vers une contradiction entre les articles L 131-1 et L 131-2. Soit le terme 'instruction' est conservé, soit il devient nécessaire d'abroger l'article L. 131-2. Quoi qu'il en soit, le remplacement de 'six' par 'trois', n'est pas une imprécision.

Manifestement, la dérive totalitaire de la France continue. La liberté d'enseignement est bafouée et la volonté de contrôler les enfants de plus en plus tôt manifeste. Quels peuvent être les mobiles de ce projet de loi liberticide ?

A-t-on peur que ne finissent par être connus les meilleurs résultats affichés par les enfants instruits en famille en terme de connaissances, de socialisation ou d'image de soi ?

Veut-on stopper la fuite des cerveaux vers l'instruction en famille, constituant autant de désaveux d'une Éducation Nationale à la dérive ?

Cherche-t-on à faire éclater un peu plus la cellule familiale ? Après la promotion du féminisme, du travail féminin, de l'homosexualité, de l'individualisme, du bonheur à travers le consumérisme et les distractions futiles, des méthodes pédagogiques vouées à l'échec, voici venue l'heure de la réduction de plus en plus importante du rôle des parents dans la vie de l'enfant . Les parents sont-ils devenus les ennemis de l'enfant, tout comme la chasse aux terroristes avait fait de votre voisin un ennemi potentiel ? L'adage "Diviser pour mieux régner" semble faire florès parmi les 'dirigeants'.

Veut-on contrôler et manipuler encore plus les esprits en les embrigadant dès 3 ans ? Que ce soit ou non le but, ce serait de toutes façons le résultat.

A-t-on à ce point peur des individus qui ne sortiraient pas du moule normatif de l'Éducation Nationale ?

Si vous désirez exprimer à votre député votre opinion sur ces questions, la liste est ici.


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33 réactions à cet article    


  • Giordano Bruno 24 mai 2011 12:50

    Cette proposition de loi se trouve sur le site de l’Assemblée Nationale à cette adresse.


    • Giordano Bruno 25 mai 2011 23:05

      La réunion a été filmée et enregistrée. Elle est visible à l’adresse suivante :

      http://www.assemblee-nationale.tv/chaines.html?dossier=Commissions

      Choisir la vidéo du 25 mai 2011 : Commission des affaires culturelles.


    • Giordano Bruno 26 mai 2011 00:59

      Le représentant de l’UMP, Jacques Grosperrin a déclaré que son groupe votera contre la proposition de loi.

      Martine Martinel, ayant visiblement été interpelée par une ou des personnes pratiquant l’instruction en famille a demandé au rapporteur Yves Durand de répondre sur la possibilité d’instruire sans scolariser. Qu’elle en soit remerciée. Yves Durand n’a pas répondu.

      Les interventions montrent qu’un bon nombre des intervenants sont favorables à la scolarité dès 2 ans.

      Beaucoup ont un tic de langage et répètent ad nauseam l’expression « décrochage scolaire ». Quelle peut bien être l’intérêt stratégique de cette expression ? Ont-ils tant de difficultés avec la langue française ?

      Quelque chose m’a mis mal à l’aise en regardant ce ’débat’. J’ai eu le sentiment de voir des individus prenant des responsabilités trop grandes pour eux. Ils parlent de choses qui les dépassent. Ils n’ont pas la carrure, l’intelligence, les connaissances pour légiférer sur ces questions lourdes de conséquences pour la vie de nombreux parents et enfants. C’est une ambiance désinvolte de café du commerce avec son absence de références scientifiques sérieuses et son lot d’idées reçues et de paralogismes. Cette absence de rigueur serait-elle le résultat de leur scolarité ? C’est un peu comme si je voyais des enfants en bas âge s’amuser avec une arme à feu chargée.

      Affaire à suivre...


    • Giordano Bruno 15 juin 2011 13:55

      La proposition de loi a été rejetée :

      199 voix pour
      273 voix contre

      Sera-t-elle remise au goût du jour lorsque la gauche sera majoritaire à l’Assemblée Nationale ?


    • Surya Surya 24 mai 2011 14:35

      Bonjour Giordano Bruno,

      En effet, il n’est pas anodin de remplacer un mot par un autre, ni un chiffre par un autre. Ca n’a jamais été facile de scolariser les enfants à la maison en France, mais jusqu’à présent c’était faisable sous condition de le déclarer au rectorat et de « subir » une inspection chaque année.
      Par contre, ce que j’aimerais savoir, c’est quelles conséquences pourraient avoir un mauvais rapport d’inspection sur l’avenir de l’enfant scolarisé à domicile ? Peut-on en l’état actuel de la législation obliger les parents à le remettre dans le circuit scolaire officiel ? Quand on sait que les rapports peuvent être radicalement différents en fonction de la personnalité de l’inspecteur, et que l’on a entendu parler des rapports parfois fantaisistes de certains inspecteurs(trices) de l’Education Nationale, qui sont capables d’y faire des remarques incendiaires pour une petite faute d’orthographe dans les notes personnelles de l’enseignant, ou qui n’hésitent pas à aller jusqu’à lui reprocher sa tenue vestimentaire (je connais quelqu’un à qui cela est arrivé, et elle n’est pas le genre à aller enseigner avec une tenue trop courte ou négligée) alors on peut en effet s’inquiéter. Il est tout à fait normal qu’un enfant scolarisé à la maison soit vu de temps en temps par un inspecteur, mais avec ce changement de terme dans cette proposition de loi, cela peut changer bien des choses, et retirer bien des libertés. C’est désolant.
      Il est donc clair, comme vous le dites, que ce changement de terme rendra ambigue une éventuelle discussion future entre un parent désirant scolariser son enfant à la maison, et un représentant officiel qui souhaiterait lui mettre des bâtons dans les roues, pour une raison obscure qui n’appartiendrait qu’à lui. L’instruction obligatoire, c’était parfait, alors pourquoi changer, en effet, si le but n’est pas de resserrer la vis et enfermer les gens dans des boîtes de plus en plus petites ?

      Si la scolarité devient obligatoire dès trois ans, voire deux ans (une totale hérésie en l’état actuel desconditions d’accueil, déplorables ne serait ce que du fait de la surcharge d’effectif, mais passons...) alors il faudrait connaître le nombre d’enfants de deux à trois ans qui n’intègreront pas la maternelle, et prévoir comment les accueillir à la rentrée suivante. Ouverture de classes supplémentaires ? Ca m’étonnerait, la mode est plutôt à la fermeture ces derniers temps. Surcharge supplémentaire dans les classes ? Ca me semble nettement plus probable... Encore une idée géniale de nouvelle loi qui va faire des ravages supplémentaires dans la qualité de l’enseignement, et risquer, si l’interprêtation du texte est faite un peu trop au pied de la lettre par un officiel un peu trop zélé, de restreindre la liberté actuellement accordée aux familles de déscolariser leurs gamins, pour toutes sortes de raisons, y compris le cas d’enfants qui ne parviennent pas à entrer dans le moule de l’école et à s’adapter, et il y en a.

      Sinon à part ça, en plus de plaindre les gamins qui se font broyer par ce système, je plainds de plus en plus les enseignants, leurs conditions de travail se dégradent chaque année davantage, et en plus ils ne sont évidemment jamais consultés lorsqu’il s’agit de pondre une nouvelle loi, un nouveau programme, de nouvelles directives. Pourquoi les consulter ? pensent peut être les décideurs. Ils risqueraient d’émettre des objections (liées à leur expérience du terrain et leur parfaite connaissance des gamins et de leurs rythmes scolaires, mais ça, c’est secondaire...) 
      Les enseignants n’ont aucune liberté dans leur pédagogie, aucune voix au chapitre pour l’élaboration des programmes. Ils sont considérés comme de bons petits robots bien dociles, à qui l’on demande juste d’exécuter les ordres. Vraiment je les plainds.


      • Giordano Bruno 24 mai 2011 21:19

        Surya, nous sommes d’accord. Les différents échos qui remontent des parents pratiquant l’instruction en famille donnent l’impression d’une grande part d’arbitraire et d’une hostilité vis-à-vis de cette forme d’enseignement.


        Des enfants, parce qu’ils n’ont pas telle ou telle aptitude peuvent être contraints de retrouver le chemin de l’école et leurs parents menacés et vilipendés, alors que de nombreux autres enfants souffrent des mêmes lacunes dans le système scolaire sans que ne soient prises de mesures coercitives à l’égard des personnes responsables . C’est une illustration de plus du 2 poids/2 mesures.


        Vous parlez à juste titre de la dure condition des enseignants. Ils sont souvent pris entre deux feux : d’un côté les injonctions de l’Éducation Nationale, de l’autre ce que leur dicte leur conscience. Certain quittent l’enseignement. D’autres, comme moi, se sentant attirés par la profession, décident de passer leur chemin, de ne pas franchir la porte de l’IUFM, sachant par avance qu’ils ne pourront accomplir correctement une mission qu’ils ont en haute estime.


        Détail révélateur : on trouve une sur-représentation des enseignants en activité ou démissionnaires parmi les parents pratiquant l’instruction en famille.


      • Paolini Paolini 24 mai 2011 19:44

        mais ils se prennent pour qui ces pourris qui prétendent nous interdire d’instruire nos enfants !?

        C’est vraiment des ......... je ne sais pas , j’essaie de rester correct.

        Pourquoi ils font cela ? pour toutes les raisons que vous citez.

        Mais là ils commencent vraiment à bien faire.Ils nous prennent vraiment pour des billes. 

        Merci pour l’info, pour les liens et pour l’article. je vais voir ce que je peux faire..... smiley


        • Giordano Bruno 24 mai 2011 21:33

          Ce n’est pas un reliquat de conscience morale qui peut contenir les outrances d’un pouvoir autoritaire mais un soulèvement résolu de ceux dont les droits fondamentaux sont injustement spoliés.


        • Raymond SAMUEL paconform 24 mai 2011 21:46

          Bonsoir,

          SCANDALEUX !
          Plus encore que l’atteinte à la liberté en général, ainsi qu’au rôle/responsabilité des parents, c’est à l’intérêt de l’enfant qu’on s’en prend, sans aucun égard pour ses besoins fondamentaux.
          L’école n’est pas conçue pour PROTEGER, AIMER, RESPECTER les enfants. Elle est maltraitante particulièrement pendant les six à sept premières années de la vie pour de multiples raisons, la première étant l’obligation de troubler le sommeil par le réveil à heure fixe pour respecter les horaires imposés.
          Le projet est donc de retirer aux parents la possibilité de protéger leurs enfants.
          Je pense qu’il faut se regrouper pour répliquer de façon organisée à cette attaque de l’enfance. Je propose notamment l’association "LES ENFANTS D’ABORD (voir sur internet) dont je suis membre.
          NB : Les tenants de la scolarisation à outrance se justifieront en disant que certains enfants sont moins mal à l’école qu’à la maison. Je répond que ce problème social n’est pas à prendre en charge par l’école. C’est à des services sociaux au fait de ces situations de sauver ces enfants. Et c’est à l’Etat, sous la pression et avec l’aide des citoyens, de faire en sorte que les conditions d’existance s’infléchissent dans le bon sens, cessent de se dégrader (les conditions matérielles ne sont pas forcément les plus importantes).


          • Laratapinhata 25 mai 2011 02:56

            Tout à fait d’accord.

            Rappels et suspicion :

            Le PS avait dragué les enseignants en tentant d’allonger la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans, ce qui était complètement irréaliste, vu les problèmes que posent déjà les ados récalcitrants de moins de 16 ans, alors maintenant il essaye la maternelle obligatoire...

            NB : L’école obligatoire en Allemagne a été instaurée par le régime nazi, en 1939.


          • Vilain petit canard Vilain petit canard 25 mai 2011 11:26

            Votre allusion aux nazis, c’est nul. Ils ont aussi construit plein d’autoroutes, et on ne pas suspecter les autoroutes de formater les esprits.


          • Laratapinhata 25 mai 2011 14:31

            Formater les enfants et construire des autoroutes  ? même programme ? peut-être....bien.


          • Anti 25 août 2011 15:43

            Bonjour, je crois qu’il faut aller plus loin que de compter seulement sur une association, dont je suis membre (et je sais qu’il existe encore deux autres associations qui défendent l’instruction à domicile), mais le problème c’est que les responsables de ces associations ne peuvent quasi rien face aux décisions socio-médico-juridiques toujours dans ’l’interêt de l’enfant’ bien sûr...Et évidemment ce sont ces ’spécialistes’ qui définissent l’intérêt de l’enfant...Lequel ? D’être scolarisé (non, ne riez pas, c’est bien comme cela qu’ils voient les choses)...Puisque selon ces ’experts’, la scolarisation est la voie royale vers la socialisation...et que l’instruction à la maison peut être sectaire (bien que le rapport de la la Miviludes de 2008 prouve le contraire)...et si on prend en compte (?) l’avis des psychologues scolaires, pour eux, vouloir instruire chez soi est pathologique, puisque les parents qui veulent faire ainsi ne respecteraient pas la ’personnalité’ de l’enfant...En résumé, tous ces acteurs sociaux (y compris les juges pour enfants !) tendent à imposer par la contrainte (menace de retrait des enfants) la scolarisation dès qu’elle est ’légale’ (?)... Je reste donc membre d’une association Les Enfants d’Abord, mais je suis obligé de scolariser mes deux enfants... Et même de les laisser dans des établissements de soin psychiatriques puisque la scolarisation forcée ne leur suffit pas, il faut encore que nos enfants soient ’éduqués’ à s’adapter à l’école...C’est du grand-guignol, bien sûr, et j’ai en face de moi des interlocuteurs qui ne suivent que leur idée : scolarisation par tous les moyens....Et je sais que mon cas n’est pas unique... Leur seul but est la scolarisation plus que l’instruction, puisqu’ils disent : ’l’essentiel est que les enfants soient à l’école’ . A qui faire appel ? A la Ligue des droits de l’Homme...s’ils peuvent faire quelquechose...On verra bien... L’instruction en famille ne deviendra possible que quand le contrôle de la mairie -souvent par ceux de l’EN- , inutile, sera supprimé (pourquoi vouloir savoir pourquoi des parents veulent instruire en famille ? Ou alors : demander pourquoi on veut scolariser !)...et que les inspecteurs de l’EN soient formés pour contrôler l’instruction en famille sans référence au système scolaire...En attendant le jour où l’école sera déclarée illégale car non conforme à la liberté individuelle... En attendant, je regrette cette obligation scolaire non écrite dans la loi mais quotidiennement imposée...Merci de m’avoir lu.


          • gaijin gaijin 25 mai 2011 11:01

            " Les parents sont-ils devenus les ennemis de l’enfant, tout comme la chasse aux terroristes avait fait de votre voisin un ennemi potentiel ?« 
            bien sur .
            tout comme on veut légiférer sur les moyens d’éducations (interdiction de la fessée etc )
            face a l’échec grandissant des politiques publiques : éducation, santé, sécurité, emploi ......
            la seule proposition est de faire toujours plus de politique publique .......
            c’est au final la seule chose que l’état soit capable de faire : produire toujours plus de lois et plus d’état ...........
            si on laisse ces dérives se produire on en arrivera a enlever les enfants a leurs parents a la naissance pour les faire éduquer par des professionnels diplômés et certifiés qui pourront donner la »bonne" éducation
            (tout ça dans l’ intérêt de l’enfant bien entendu )
            big brother veille sur vous


              • Raymond SAMUEL paconform 25 mai 2011 13:57

                Gaijin,
                Voulez-vous ne pas retirer à l’Etat tous ses rôles, comme celui de protecteur des plus faibles.

                Et qui est plus faible qu’un enfant en bute à une idéologie de « plus fort » !
                Si l’Etat ne légifère même pas pour attester qu’il n’est pas normal de frapper un enfant, surtout si l’on est un parent, c’est une autorisation à les frapper qu’il délivre, puisque la loi interdit de frapper les adultes et les animaux.


                • gaijin gaijin 25 mai 2011 17:26

                  paconform
                  on a déjà eut pas mal de débats a ce sujet
                  il y a une différence entre une gifle ou une fessée mérités expliqués et comprits et des violences a enfant
                  je ne souhaite pas en reparler ici ( on peut se retrouver sur un article dédié a ça si vous voulez )
                  la question que je voulais souligner est : jusqu’où laissons nous l’état légiférer sous prétexte de l’intérêt de l’enfant ( ou de notre intérêt ou de celui de la société ) ?
                  a quand un menu unique fixé au jour le jour pour tout le monde par des nutritionnistes ?
                  ça serait pourtant un plus qui épargnerait plus de vies que les radars .....
                  ça vous paraît démesuré et ridicule ?
                  un proverbe chinois dit : quand on marche sur du givre la glace n’est pas loin
                  s’il vous plait ne regardez pas le doigt


                • stan30 25 mai 2011 17:10

                  bonjour,
                  je viens de vivre un divorce suite à la non scolarité de mes enfants. Mon ex compagne souhaité faire l’école à la maison à nos enfants et elle instruisait son plus grand.En ayant vu les dérives j’ai pris peur. Je m’explique.
                  Je ne suis pas contre la liberté d’instruire l’enfant à la maison mais comment pouvons nous juger l’intérêt personnel du parent ou celui de l’enfant ?
                  Pendant que la mère était occupée le plus grand passait son temps sur l’ordinateur.....
                  et l’idéologie, pour moi l’école républicaine que j’ai suivi ma permis de penser par moi-même et de ne pas tout accepter de mon gouvernement, on appelle ça la démocratie.
                  Mais que pouvons nous dire d’une personne unique qui enseigne son enfant sans loi lui imposant la laïcité et ni les droits républicains ... l’enfant est il libre de penser par lui même ou influencer par les idéaux de ses parents.(contrôle de l’éducation nationale sont pas toujours fait 50% des enfants instruis à la maison ne sont pas contrôlés)
                  Je pense aussi que ce changement de texte est un peu lourd car certaine personne instruise leur enfant correctement à la maison mais attention aux dérives... (contre culture, anti société et autre)
                  comme l’école aussi peut dériver .
                  C’est aux parents de vérifier que l’enfant sera instruit dans les lois républicaines et qu’il pourra évoluer dans sa vie future.
                  Et pour les personnes qui disent tout haut tout fort que l’école c’est l’enfer, j’ai mon petit garçon qui est super content d’aller à l’école et qui voit la différence entre lui et son grand frére (copains activités et autre)
                  et pour avoir assister à des reunions de non sco je peux certifier que certain parents ne scolarisent pas leur enfants par rapport à leurs idéaux mais pas ceux des enfants... donc liberté dictature... a vous de juger 


                  • Giordano Bruno 25 mai 2011 18:02

                    L’instruction en famille n’implique pas que la qualité sera au rendez-vous. Cela n’implique pas le contraire non plus. Il me semble raisonnable d’effectuer des contrôles. Ce que devraient être ces contrôles est matière à débat. Exigence de moyens ? Exigence de résultats ? Lesquels ? Au nom de quoi ?

                    Mais surtout, il serait tout aussi légitime que la pression faite sur les familles s’exerce aussi sur ceux qui ont en charge les enfants dans le système scolaire. La maltraitance à l’école est très répandue (voir les travaux d’Eric Debarbieux), venant souvent de violences d’autres enfants. Et les résultats sont loin d’être toujours au rendez-vous. Beaucoup d’enfants en sortent sans lire correctement. C’est inadmissible. Et lorsque je vois les manuels scolaires, je trouve les objectifs visés vraiment très bas. J’attends autre chose de l’éducation de mes enfants.

                    Certains enfants peuvent s’épanouir à l’école. Heureusement, et tant mieux pour eux. D’autres sont brisés par l’école, qu’ils soient trop faibles, trop forts, trop gentils avec leurs pairs... Il n’y a pas de raison que 100% de la population aient les mêmes besoins éducatifs.


                  • stan30 25 mai 2011 18:23

                    donc nous sommes d’accord qu’il appartient aux parents d’accompagner leur enfant dans leur éducation mais de ne pas les influencer sur leur mode de pensée.

                    Après nous ne pourrons pas toute notre vie protéger nos enfants des dangers de la sociétés..
                    l’homme vit en société donc il est obligé dans subir le bon comme le mauvais ou sinon tu pars en Lozère élever des chèvres ce qui est respectable quand tu ne profites pas du social...
                    donc pour moi l’école c’est bien .. mais il est clair qu’il faut changer le mode d’instruction qui devient un peu obsolète pour les petits et faire attention aux dérives de la non sco car certaine personne ne déclare même pas leur enfants à l’académie ce qui devient grave

                    • aspic aspic 25 mai 2011 22:05

                      euh...

                      je vis en Lozère ET mes enfants ont eu l’école à la maison...
                      Y-a-t-il un lien ?
                      (je n’ai pas de chèvres)
                       smiley


                    • gaijin gaijin 26 mai 2011 09:51

                      stan
                      "donc nous sommes d’accord qu’il appartient aux parents d’accompagner leur enfant dans leur éducation mais de ne pas les influencer sur leur mode de pensée."
                      ne pas les influencer ? vous faites ça comment ? il y a forcément influence dès qu’il y a éducation il y a influence c’est inévitable
                      l’école aussi influence et pas toujours en bien !


                    • Giordano Bruno 25 mai 2011 19:17

                      Il est écrit sur cette page :

                      La conclusion d’une de ces études était que les facteurs environnementaux suivants ne semblent pas avoir d’influence sur les résultats des non scolarisés aux tests de connaissances standardisés : revenus modestes de la famille, niveau modeste d’instruction des parents, absence de formation spécialisée des parents (ie. ayant la qualité d’instit ou de prof)


                    • stan30 25 mai 2011 19:26

                      mais comme je l’ai dis il y a que 50% des enfants qui sont suivis par l’éducation nationale

                      et de plus il y a plusieurs types de non sco 
                      des enfants qui suivent les cours du cned 
                      ou les enfants qui suivent les cours des parents 
                      bref et de plus les test ne prennent pas en compte le niveau scolaire mais l’évolution de l’enfant...

                    • Laratapinhata 25 mai 2011 19:27

                      Attention : en milieu scolaire ordinaire, ce sont effectivement les enfants issus des milieux « favorisés » (euphémisme pour dire aisés ou riches) qui ont les meilleurs résultats,... parce que l’école actuelle est une entreprise de reproduction des « élites »...

                      Des parents modestes, qui instruisent eux-même leurs enfants, le font aussi pour les soustraire à une institution devenue effroyablement inégalitaire... et si leurs enfants ont de bons, voire de meilleurs résultats que les enfants ordinairement scolarisés, on peut penser raisonnablement que l’engagement éducatif des parents y est pour beaucoup...
                      Priver un enfant de cette possibilité = être instruit à la maison, est une atteinte grave à son intérêt personnel.


                    • Anti 25 août 2011 16:00

                      Bonjour, il serait temps d’arrêter de croire et de faire croire que les enfants instruits à domicile seraient des enfants de riches ou d’enseignants...oui...il y en a...mais pas tous, et même si cela était la majorité, cela ne prouverait qu’une chose : même les enseignants préfèrent instruire à domicile... En réalité, tous les milieux sociaux sont représentés...et c’est cela qui gêne les autorités publiques : elles sont comme jalouses qu’un citoyen non enseignant puisse réussir à enseigner...alors elles s’arrangent pour comparer à l’école qui sert de référence (pendant qu’on y est !) et si c’est pas aussi bien qu’à l’école, l’enfant devra y retourner...Et comme l’inspecteur fait quasi ce qu’il veut...Ils oublient que vérifier l’instruction donnée à un enfant n’est pas comme une épreuve de permis de conduire : ce n’est pas parce que l’enfant ne sait pas lire à sept ans, qu’il est ’en retard’, et qu’il n’est pas obligé d’avoir les mêmes connaissances que les scolarisés ! Pourtant de nombreux inspecteurs trouvent à redire sur les résultats qu’ils veulent voir lors des contrôles... Au passage, supprimer les établissements scolaires c’est des économies : dans la construction, dans les assurances, dans les transports...Le personnel enseignant n’a qu’à se recycler...Ils enseigneront dans d’autres domaines , à d’autres personnes...On voit pas pourquoi le sort de quelques milliers d’enseignants et annexes devrait passer avant celui de millions de citoyens honnêtes ! Car il arrivera un temps où, comme cela est arrivé après Charlemagne, l’école disparaîtra !!


                    • stan30 25 mai 2011 18:39

                      mais meilleurs résultats = milieux favorisés donc instruction je pense avant et grosses études non ??

                      on parle pas des gens qui n’ont pas le niveau bac...
                      et venant de l’immigration je suis bien content d’avoir un bon boulot à l’heure actuelle grâce à mes parents et l’école
                      et on en parle pas aussi des dérives sectaire de la non sco 
                      je l’ai dis il y a du bien et du mal comme partout

                      • stan30 25 mai 2011 19:34

                        on est d’accord sur ce point mais dire que l’éducation nationale est pourrie, je trouve ça abusé...

                        il y a des cas et j’en suis la preuve que l’on peut sortir du milieu ouvrier ou autre grâce à l’éducation nationale
                        et il est facil de tout critiquer sur le gouvernement ou autre
                        il est du devoir de chacun de faire son devoir de citoyen et de ne pas toujours compter sur la social
                        donc il y a la non sco qui est faite pour l’enfant 
                        et la non sco qui est faite par rapport aux idées des parents, là je suis pas d’accord comme pour la religion ou autre
                        donc attention aux dérives

                        • aspic aspic 25 mai 2011 22:28

                          @Stan,

                          le grand problème en France est l’attitude des parents qui trouvent que c’est à l’état d’instruire leurs enfants. Beaucoup n’arrivent plus à prendre des initiatives.
                          Je constate quand meme, en tant qu’immigré que l’état des collèges en France est souvent dramatique.
                          Mes enfants ont passé plusieurs années par le CNED, qui est considérée par certains parents qui veulent faire l’école à la maison comme « très difficile », mais ce niveau est en règle général plus faible que le niveau en Belgique, mais plus élevé que le niveau au collège ou en lycée.
                          Mon fils ainée à fait avec grand plaisir le CNED de 12 à 18 ans, a fait le BAC comme candidat libre, à passé la première année de médecine sans suivre des cours privés, se trouve en
                          5 e année de médecine actuellement sans jamais doubler ou d’avoir eu des ratrapages .
                          Le second et le troisième ont choisi de faire 2 années au lycée.
                          Le second est en 3e année d’ingénieur et a eu mention très bien au BAC.
                          Ils ne parlaient pas la langue francaise en arrivant ici...
                          Et puis non, nous ne sommes pas des riches...

                          La proposition de loi est une horreur à mes yeux , car certains enfants ne sont pas prêt à trois ans pour être scolarisé, cela crée des problèmes.
                          Il y aurait beaucoup à argumenter des deux cotés mais il faut laisser les parents éduquer leurs enfants et avoir le choix. Je n’ai pas d’objection à des contôles, un suivie, pour éviter la non instruction, car en effet, des dérives sont possibles.
                          Mais que penser du fait que tant de jeunes sortent du système officiel ne sachant pratiquement pas lire ni écrire ?


                        • stan30 26 mai 2011 10:48

                          non aucun juste je disais que les personnes qui se disent décroissante et qui vivent du social, sont incohérantes pour ma part après quelqu’un qui vit en marge du système et qui se débrouille par ces propres moyens...chapeau
                          c tout g rien contre la campagne j’en vient
                          un bouseux comme on pourrait dire


                          • stan30 26 mai 2011 10:51

                            mais oui il y a forcément de l’influence mais l’école à un certain niveau apprend au jeune à réfléchir par lui même à créer ses questions et c réponses... juste pas sûre que se soit le cas dans toutes les familles mais je me répète je suis pas contre la non sco mais il y a des dérives et ce n’est pas bon 50% de contrôle sur l’ensemble....


                            • stan30 26 mai 2011 10:59

                              je n’est rien à redire au sujet des parents on est bien d’accord que le mal être à l’heure actuelle des jeunes vient du manque d’investissement des parents dans leur éducation...
                              mais pas l’école, il y a du bon et du mauvais partout
                              si je vois mon enfant qui arrive en 6ième et ne sait pas lire je me pose des questions et agis en conséquence donc tout n’est pas de la faute des enseignenants loin de là j’ai eu des profs qui m’ont donné l’envi d’apprendre et évoluer.
                              moi dans mon cas de non sco, il n’y a pas de cours du cned, l’enfant est livré à lui même sur son ordinateur ce qui m’a choqué
                              De plus la mère avait un discours incohérent et plus tourné vers son intérêt de ne pas se lever le matin.. antisocial décroissant mais vie en ville et vit des allocs..
                              et je ne suis pas d’accord avec la loi mais je serais plustôt pour un renfort des contrôlles sur l’éducation et qu’elle soit en accord avec les principes de notre république qui est quand même un modèle je pense pour beaucoup de pays..


                              • Anti 25 août 2011 16:13

                                Bonjour, il est hilarant de lire que l’école n’est pour rien responsable de l’éducation des enfants, et que ce sont les parents, alors que la plupart des enfants sont obligés d’aller à l’école de 8h du mat à 18 h (une dizaine d’heures par jour) et ce pendant une dizaine d’années...Comment après cela l’école prétend qu’elle n’a aucune responsabilité ? Ensuite pourquoi vouloir imposer un modèle social du genre :lever à telle heure et coucher à telle heure ? Et que veut dire qu’un enfant est livré à lui-même ? Vous êtes encore trop influencé par le modèle scolaire , trop scoloformaté, vous êtes comme incapable de concevoir que l’on peut apprendre sans être enseigné, et que contrairement à ce qu’ils disent, mieux vaut une instruction bancale que pas d’instruction car remplacée par la scolarisation (comme j’ai répondu par ailleurs, ils ne veulent que la présence de l’enfant à l’école, se fichant de son éducation !)...C’est pour cela que des enfants ne savent ni lire ni écrire après quatre ans de primaire !

                                Une autre remarque :aucun enseignant ne peut contraindre un enfant à apprendre s’il ne veut pas ! Ou alors il va s’y briser les dents...

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Giordano Bruno


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