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Accueil du site > Actualités > Politique > L’écologie est-elle de droite ?

L’écologie est-elle de droite ?

Les écologistes, c’est le moins qu’on puisse dire, ne sont pas aimés par tout le monde. Beaucoup les considèrent avec méfiance, sinon avec répulsion. C’est notamment le cas à gauche, où d’aucuns leur reprochent d’être des bobos bien-pensants, qui négligent la question sociale au profit des pandas, culpabilisent ceux qui n’ont pas les moyens de manger bio et rêvent d’écraser les pauvres avec une bonne petite taxe carbone. Les écolos se disent souvent de gauche, et c’est de préférence vers les partis de gauche qu’ils se tournent pour nouer des alliances électorales. Mais ne sont-ils pas, de par leur idéologie, leur appartenance sociale et leur pratique politique, profondément ancrés à droite ?

Cette question, apparemment simple, contient en fait deux problèmes. Il y a d’abord un problème de fait : est-il exact que les écologistes actuels soient plutôt orientés à droite ? Et puis il y a un problème plus abstrait, plus philosophique : l’écologie est-elle par définition de droite ? On me permettra de traiter d’abord le second problème. Car comment pourrait-on attribuer aux écologistes des étiquettes politiques si on ignore le sens précis des mots « écologie », « gauche » et « droite » ?

Quelques définitions

Tâchons d’abord de définir le premier de ces trois termes. L’écologie politique – à distinguer de l’écologie scientifique – est un courant multiforme qui veut transformer la manière de produire et de consommer au nom de la préservation des écosystèmes. Les écologistes, je viens d’y faire allusion, ne forment pas un mouvement homogène. Leurs motivations ne sont pas forcément les mêmes. Certains ont d’abord des préoccupations humanistes : ils veulent préserver des écosystèmes rendant possible la perpétuation d’une vie humaine saine. D’autres, davantage sensibles à la dimension esthétique du problème, militeront contre l’enlaidissement des paysages. D’autres enfin sont mus par un amour de la nature dans son ensemble, et ne pensent pas qu’il faille privilégier l’espèce humaine par rapport aux autres.

Les écologistes peuvent également différer quant à leurs stratégies. Pour certains, il faut se préparer le plus tôt possible à la décroissance, laquelle finira tôt ou tard par arriver à cause de l’épuisement des ressources naturelles. D’autres, plus modérés, espèrent pouvoir concilier croissance et écologie grâce à une mystérieuse « croissance verte » ou à un paradoxal « développement durable ». En tous les cas, les écologistes s’accordent tous – au moins dans leurs discours – pour dénoncer le gaspillage, la pollution, l’appauvrissement de la biodiversité et la destruction des écosystèmes induits par les excès de la civilisation industrielle.

Qu’en est-il maintenant de la différence entre « gauche » et « droite » ? Il est évidemment difficile de définir ces notions, qui varient considérablement suivant les époques et les sociétés. Il me semble pourtant que ces deux tendances politiques se distinguent sur la question des inégalités. La droite, à une certaine époque, s’appelait le « parti de l’ordre ». Depuis, elle préfère s’attribuer des épithètes plus sympathiques, comme « moderne » ou « populaire » (Union pour un Mouvement Populaire, Partido Popular, etc.), mais le fond idéologique n’a pas changé : il s’agit toujours de préserver l’ordre établi, voire d’accroître le fossé entre les faibles et les puissants. La gauche, au contraire, a toujours promu une réduction ou une disparition de certaines inégalités.

Naturellement, toutes les inégalités ne sont pas de même nature, et c’est pourquoi il y a plusieurs manières d’être de gauche, comme il y a plusieurs manières d’être de droite. On peut combattre les inégalités entre hommes libres et esclaves, entre hommes et femmes, entre blancs et non-blancs, entre hétérosexuels et homosexuels, etc. Mais c’est généralement aux écarts de richesse que l’on pense lorsqu’on emploie les mots de « gauche » et d’« inégalités ». Cet usage semble bien fondé dans une civilisation comme la nôtre, où la puissance de l’argent a fini par dominer toutes les autres. Les inégalités de richesse occupent une place centrale, et c’est d’abord en s’y attaquant qu’on pourra réduire efficacement les autres formes d’inégalités. On sait, par exemple, que les personnes appartenant aux minorités ethniques ou raciales sont souvent, avec les femmes, les premières touchées par la pauvreté et par la précarité. Il est donc dérisoire de s’attaquer aux discriminations dont elles sont victimes sans exiger une nouvelle répartition des richesses et du temps de travail.

L’écologie : une idéologie réactionnaire…

Il est assez facile, au vu de ces définitions, de voir en quoi l’écologie peut apparaître comme une idéologie droitière. Même s’ils ne sont pas systématiquement hostiles aux innovations technologiques, les écologistes estiment que la civilisation industrielle est allée beaucoup trop loin dans la transformation de la nature et des sociétés humaines, et qu’il faudrait revenir en arrière dans de nombreux domaines. De ce point de vue, l’écologie politique a un côté réactionnaire, au sens le plus général du terme. Il n’est donc pas étonnant qu’on trouve parmi les écologistes des gens de droite, voire d’extrême droite, des nostalgiques d’un ordre préindustriel, où la paysannerie constituait la force vive du peuple et où chaque catégorie sociale savait rester à sa place.

On pourra même, dans une perspective marxiste, considérer que l’écologie est nécessairement réactionnaire sur les plans social et politique. Les marxistes, en effet, ont souvent le même optimisme que la droite libérale à l’égard du progrès technique. Pour eux, c’est ce progrès qui rendra possible l’avènement d’une société d’abondance, où les masses ne seront plus contraintes de vendre leur force de travail pour subsister. Toute remise en question du progrès technique, toute condamnation du gaspillage et de la pollution leur paraît donc suspectes. Quant aux écologistes modernistes, ceux qui misent tout sur de nouvelles technologies (énergie solaire, éoliennes, habitations autonomes sur le plan énergétique, etc.), ils n’en sont pas moins dignes de méfiance : ne sont-ils pas les promoteurs d’un « capitalisme vert », c’est-à-dire d’une nouvelle forme d’exploitation ?

Les raisons ne manquent pas, on le voit, de classer l’écologie à droite, voire à l’extrême droite. Pourtant, je suis persuadé qu’il y a un lien logique entre écologie et gauche. Tout écologiste conséquent doit lutter contre les puissances de l’argent – multinationales, banques, spéculateurs, sociétés financières – car même si elles investissent dans un « capitalisme vert », leur recherche d’une accumulation indéfinie de richesses est en contradiction avec la finitude des ressources naturelles. Inversement, tout homme de gauche devrait logiquement être écologiste, car seule une société écologique pourrait être égalitaire. Voyons cela plus précisément.

Les écologistes conséquents sont de gauche

Comme on l’a vu plus haut, il est tout à fait possible d’être à la fois écologiste et nostalgique d’un ordre social inégalitaire. Mais si l’écologie cesse d’être une rêverie pour devenir un facteur de transformation sociale et politique, alors elle doit nécessairement s’attaquer aux inégalités économiques. Car les principaux désastres écologiques sont dus à une minorité de super riches qui, pour accroître encore leurs profits, massacrent les forêts, polluent les mers, les sols et l’air, et poussent les masses à toujours consommer davantage. Un écologiste qui ne s’attaque pas à la puissance des multinationales et au système financier actuel est un naïf ou un hypocrite. Qu’il en ait ou non conscience, c’est un homme de droite. Inversement, un écologiste conséquent, qui s’en prend clairement aux puissances de l’argent, a une action de gauche, même s’il est par ailleurs nostalgique de la société préindustrielle.

On pourrait m’objecter qu’un écologiste peut avoir une stratégie de gauche tout en ayant à plus ou moins long terme des objectifs de droite. Supposons en effet que les puissances de l’argent soient mises au pas grâce à une coalition menée par des écologistes. Cette révolution accoucherait-elle d’une société égalitaire ? Rien n’est moins sûr. Il pourrait bien se faire que des écologistes mettent en place une dictature afin de contraindre les entreprises et les individus à produire et consommer selon des normes très strictes. Il y aurait donc une forte inégalité politique entre la base et le sommet de la société, ce qui n’est pas spécialement conforme aux idéologies de gauche. De plus, on sait par expérience que les inégalités politiques s’accompagnent généralement d’inégalités économiques. On l’a bien vu en Union soviétique, où la Nomenklatura s’accordait à elle-même quelques privilèges non négligeables. Les dirigeants de la dictature verte feraient à coup sûr la même chose. Ils se donneraient le droit de gaspiller, de polluer et de consommer davantage que leurs sujets.

Cependant une telle dictature pourrait-elle subsister longtemps ? C’est peu vraisemblable. D’abord, on voit mal comment des dictateurs pourraient suffisamment contrôler leur soif de richesses et de pouvoir pour garder durablement une ligne politique écologique. Dans leur désir d’accroître leurs ressources matérielles, ils auraient en effet deux possibilités : la guerre ou la croissance économique – deux solutions qui, à court ou à long terme, sont désastreuses sur le plan écologique. D’autre part, les masses finiraient par se révolter, incapables de se serrer la ceinture plus longtemps tandis qu’une poignée de privilégiés vivrait dans le luxe. Les dictateurs seraient finalement contraints de partir, ou d’assouplir le carcan économique et écologique qu’ils auraient imposé au peuple. Ainsi, on en reviendrait peu à peu à une société productiviste et consumériste, hautement pollueuse et gaspilleuse.

À ce sujet, on pourra lire avec profit Comment les riches détruisent la planète d’Hervé Kempf (Seuil). Pour ce journaliste du Monde, il n’y a pas à séparer l’écologie politique du combat pour la justice sociale. S’inspirant de l’économiste et sociologue Thorstein Veblen, Kempf explique que les pays riches et les classes supérieures sont en grande partie responsables du désastre écologique actuel. Leur mode de vie, en effet, sert de modèle au reste du monde. Les pays pauvres copient les pays riches, les classes moyennes copient les classes supérieures et les classes populaires copient les classes moyennes. Or, les plus riches, c’est un fait, consomment énormément de matières premières et d’énergie. Ce n’est pas qu’ils en aient forcément besoin. Seulement, il leur faut montrer au reste du monde, et d’abord à leurs pairs, qu’ils font partie du gratin. C’est ce que Veblen appelait la consommation ostentatoire. Les plus riches font donc une sorte de compétition pour savoir qui aura le plus gros yacht, le jet le plus rapide, etc. Et cette compétition, à une échelle chaque fois plus modeste, se répercute à travers toutes les couches de la société, jusqu’aux jeunes des banlieues qui veulent porter des fringues de marque. Ainsi, les classes supérieures sont les moteurs du consumérisme et du productivisme. Pour rendre acceptable l’idée d’un mode de vie économe et modeste, il faut donc d’abord s’attaquer aux plus riches et réduire considérablement les inégalités économiques. Tant qu’on n’aura pas fait cette révolution-là, l’écologie apparaîtra toujours aux pays pauvres ou aux classes populaires comme un prêchi-prêcha bobo destiné à les maintenir dans la pauvreté.

À la démonstration d’Hervé Kempf, j’ajouterais qu’un plus juste partage des richesses permettrait de concilier un enrichissement des plus pauvres avec un arrêt du productivisme. Aujourd’hui, il est encore très difficile de mettre en question le dogme de la croissance économique. Même à gauche, on admet généralement qu’elle est positive parce qu’elle permet aux classes populaires de s’enrichir. Le problème, c’est que la croissance n’est ni tenable à long terme – à cause de l’épuisement des ressources naturelles – ni efficace sur le plan de la justice sociale. S’il y a eu une diminution des inégalités durant les trente glorieuses, c’est sans doute moins dû à la croissance fabuleuse de cette époque qu’à une forte mobilisation sociale. Les plus riches ont accepté un compromis historique pour éviter une révolution. Depuis, malgré la faiblesse de la croissance, la quantité de richesses produites a considérablement augmenté. Pourtant, même avant la crise de 2008, il y a eu une multiplication de travailleurs pauvres, de SDF, de gens mal nourris. On voit bien ici que la croissance n’est pas le principal facteur de justice sociale. Ce qu’il faut, ce n’est pas plus de croissance, c’est une mobilisation sociale qui impose un juste partage des richesses produites.

En toute logique, les gens de gauche devraient être écologistes

J’ai tenté de démontrer que l’écologie implique logiquement un certain égalitarisme. Il me semble que la réciproque est tout aussi vrai : une gauche conséquente se doit d’être écologiste. Je vois à cela trois raisons. La première, c’est que ce sont les plus pauvres qui souffrent le plus des désastres écologiques. Ce sont eux qui n’ont pas les moyens de manger bio, eux qui manipulent des produits toxiques dans les usines, etc.

Ensuite, il est probable que la pollution et le gaspillage vont accroître les inégalités entre pays, entre classes sociales et entre individus. Face à la pénurie grandissante des ressources naturelles, les plus puissants ne vont certainement pas avoir le réflexe d’organiser un partage plus équitable. Ils vont bien plutôt accaparer ces ressources afin de maintenir leur train de vie extravagant, quitte à accroître encore le fossé qui les sépare des gueux.

Enfin, je pense qu’il est assez logique de la part d’un homme ou d’une femme de gauche de s’intéresser aux générations futures. Ce genre de souci existe sans doute chez des gens de droite, mais il devrait être encore plus présent à gauche. Être de gauche, comme je l’ai dit plus haut, consiste à vouloir réduire ou supprimer les inégalités. Or, s’il est une inégalité particulièrement frappante, c’est celle qui existe entre les adultes et les enfants. Il ne s’agit évidemment pas de la supprimer entièrement. Seulement, nous devons considérer que les enfants sont appelés à devenir nos égaux, et que nous n’avons pas à leur imposer autoritairement un avenir qu’ils ne souhaitent pas. Comme le disait Bakounine : « L’enfant n’appartient ni à l’État ni à sa famille, mais à sa future liberté ».

Pourquoi les écologistes sont-ils de droite ?

Il apparaît donc que l’écologie politique, loin d’être par essence de droite, tend logiquement à l’égalitarisme. Réciproquement, il semble bien qu’une gauche conséquente devrait être écologiste. Mais alors, comment se fait-il qu’il y ait si peu d’écologistes vraiment à gauche et si peu de gens de gauche qui soient vraiment écologistes ? Il y a sans doute plusieurs facteurs expliquant cette situation, mais il en est particulièrement décisif : c’est que nous vivons dans une époque marquée à droite, une époque qui a vu le triomphe des puissances de l’argent et de l’idéologie néolibérale qui justifie leur hégémonie. Si les écologistes (en tout cas les plus médiatiques et les plus influents) sont si peu à gauche, c’est tout simplement parce que le monde politique dans son ensemble a viré à droite. La gauche elle-même n’est plus de gauche. Il fut un temps où l’extrême grauche reprochait à la social-démocratie d’être réformiste et anti-révolutionnaire. Aujourd’hui, la social-démocratie n’est même plus réformiste : elle s’accommode très bien de la montée des inégalités, quand elle n’est pas elle-même à leur origine : en France, c’est sous Mitterrand et Bérégovoy que la dérégulation financière a commencé ; en Allemagne, c’est sous Schröder qu’a été votée la tristement célèbre loi Hartz IV.

Cette dérive droitière pourrait expliquer aussi pourquoi les partis de gauche sont généralement peu écologiques. Pour l’être vraiment, ils devraient s’attaquer aux multinationales et à la finance internationale. Autrement dit, il faudrait que la gauche devienne – comme disait Bourdieu – une « gauche de gauche ». Tant qu’elle n’aura pas décidé de combattre à nouveau les inégalités économiques, il ne lui restera qu’à promouvoir la croissance, censée permettre l’enrichissement des pauvres, ce qui revient à accepter le productivisme avec son cortège de pollutions et de gaspillage.


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29 réactions à cet article    


  • Elson Elson 4 juin 2011 12:04

    Avertissement aux lecteurs écologistes : lisez l’article jusqu’au bout, sinon vous risqueriez de le moinser d’office et à tort !

    Bon article qui pose de judicieuses questions. Une des conclusions que l’on peut en tirer, c’est qu’il est plutôt illusoire d’espérer que l’écologie politique pourra advenir par la voie démocratique...


    • Neosysteme Neosysteme 4 juin 2011 12:05

      Par essence, l’écologie et la droite sont antinomiques...

      On ne peut allier « toujours plus de croissance » et écologie ; pas besoin d’en faire des pages.


      • Jordi Grau J. GRAU 4 juin 2011 12:41

        Il me semble, Neosystème, que le problème est un peu plus complexe que vous ne le dites. Pour vous, droite = recherche d’une croissance effrenée et gauche = désir d’en finir avec cette croissance. Or, cette double équation ne va pas de soi. Je me souviens avoir lu dans le journal La décroissance un dossier consacré à ce sujet. Serge Latouche soutenait que le mouvement des « objecteurs de croissance » était par nature de gauche, mais il se heurtait à un contradicteur dont j’ai oublié le nom. On peut très bien en effet être de droite et hostile à la droite libérale et productiviste. Il y a une vieille droite conservatrice, partisane d’un retour à la terre. C’est elle qui était séduite par le fameux discours de Pétain sur la terre qui, « ne ment pas ».

        Inversement, il y a une certaine gauche qui croit encore dans les bienfaits sociaux de la croissance. Je dois dire qu’elle se fait rare. Même chez les marxistes, il me semble que l’idée d’une croissance indéfinie est de moins en moins prise au sérieux. 


      • Scual 4 juin 2011 12:18

        Le Front de Gauche soutient une vraie écologie, réaliste, matérialiste, progressiste et sociale.

        Les Verts sont à l’écologie ce que le PS est au socialisme... qui se ressemble s’assemble.

        A eux deux ils nous proposent un socialisme privatisé qui pollue propre.

        Alors forcément face à un tel programme, disons que mon enthousiasme est déprimant à cause de ma confiance méfiante... pour rester dans le même ton.


        • Robert GIL ROBERT GIL 4 juin 2011 13:28

          quand on voit qui est chez les verts, l’ecologie comme il l’a concoivent est effectivement de droite, voici qui sont les verts :

          http://2ccr.unblog.fr/2010/12/18/verts-de-quelle-couleur/


          • Georges Yang 4 juin 2011 14:19

            Les écolos sont le plus souvent des malades mentaux et des forcenés, la maladie mentale n’a pas d’orientation politique.
            Cela dit, les premières mesures écolos datent du III ème Reich


            • Redrogers 4 juin 2011 14:31

              C’est censé être du second degré ?


            • jullien 4 juin 2011 14:21

              Traditionnellement on définit de façon simpliste la Gauche comme le parti du mouvement et la Droite comme le parti de la conservation en l’état.
              Par conséquent les écologistes sont à la fois de Gauche et de Droite : ils sont de Droite (conservateurs) quand il s’agit de la nature et de Gauche (chambardeurs) pour le reste.


              • Jordi Grau J. GRAU 4 juin 2011 14:43

                Comme vous l’avez écrit, il est assez simpliste de penser en terme de « mouvement » et de « conservation ». Toute la droite libérale, qui a accompagnée la révolution industrielle et les mondialisations (celle de la fin du XIXème siècle et celle de la fin du XXème siècle), est à bien des égards une droite de mouvement. Malheureusement, les changements provoqués par cette droite ne sont pas tous, loin s’en faut, positifs !


              • amipb amipb 4 juin 2011 15:13

                Wikipédia : "L’écologie est au sens large le domaine de réflexion qui a pour objet l’étude des interactions, et de leurs conséquences, entre un individu (isolé et/ou en groupe social constitué) et le milieu biotique et abiotique qui l’entoure et dont lui-même fait partie ; les conséquences étant celles sur le milieu, mais aussi celles sur l’individu lui-même."

                L’écologie ne peut qu’être de gauche, car elle s’intéresse autant à l’individu qu’à son environnement, là où la droite ne s’intéresse qu’à l’individu... fortuné. C’est un peu caricatural, mais cela me semble le plus proche de la réalité.

                Le problème dans notre monde actuel, c’est que l’égoïsme, le confort et les mauvaises habitudes font qu’une majorité de personnes voit d’un mauvais œil ceux qui pensent globalement plutôt que localement, ceux qui prônent des mesures drastiques et une révolution de notre mode de vie. Il est alors courant d’avoir des réactions comme celle de Georges Yang, plus haut, pour qui la dictature du confort vaut bien mieux que celle du bien-être pour tous, plantes et animaux compris.

                L’autre problème vient du pouvoir et de la volatilité des hommes politiques. Certains pressentent que l’écologie est désormais un élément incontournable pour gérer la vie publique, et n’hésitent pas à s’auto-délcarer verts, alors que jamais dans leur vie ils n’ont pratiqué la moindre once d’écologie. Il y a un fossé énorme entre l’Alliance Ecologiste Indépendante et Europe Ecologie ou le Front de Gauche.

                Sachons garder les yeux ouverts.


                • Gérard Luçon Gerard Lucon 4 juin 2011 16:16

                  superbe photo, on sent toute l’arrogance perdue de cohn bendit, ex-68-ard devenu copain des puissants et ayant besoin de voir naboleon reelu en 2012 pour avoir sa chance de ministrable dans la future equipe d’ouverture

                  et l’autre ... que dire ... sans etre poursuivi la la justice ?


                  • LE CHAT LE CHAT 4 juin 2011 16:27

                    Les communistes ont démontré partout où ils ont eu le pouvoir leur mépris des questions environnementales , à chaque fois c’est la catastrophe écologique !
                    le FN qui veut protéger les espèces locales et lutter contre les espèces invasives , qui aime la ruralité et le localisme en étant contre la mondialisation est bien plus écolo que les ultralibéraux qui veulent détruire la planète pour faire du profit et de la croissance à n’importe quel prix !


                    • Jordi Grau J. GRAU 4 juin 2011 21:23

                      J’espère, le chat, que vous ne pensez pas à des êtres humains quand vous parlez d’« espèces invasives ».... Malheureusement, la persistance de nombreux éléments racistes dans le FN me fait penser que j’ai correctement compris votre message.


                    • LE CHAT LE CHAT 5 juin 2011 15:41

                      @J GRAU

                      ce n’est pas du racisme que de défendre l’identité nationale et le respect des us et coutumes , je ne suis pas de ceux qui prônent le métissage de tous dans un melting pot général d’une société américanisée ! les bobos qui veulent qu’on respecte les peuples indigènes au fin fond de l’Amazonie refuseraient il ce droit aux français ?????
                      Il y a des races humaines comme il y des races de chats , de chiens , de chevaux , de vaches etc etc . quand les agriculteurs veulent protéger l’âne du Poitou ou la patate vitelotte , ils sont des racistes ???


                    • chria chria 5 juin 2011 17:14

                      Ben ouaih t’es raciste, puisque tu considères qu’ils existes des races humaines, et que tu sembles prêt à des faire concours comme au salon de l’agriculture...
                      Arriver à se comparer à des animaux ou des indiens d’amazonie pour défendre son pré carré c’est fort. Mais il va y avoir un problème au FN : Marine a dit qu’elle ne voulait plus de raciste au parti.Je me demande bien qui va y rester alors. Tout ceux que je connais qui vote FN le fond parce qu’ils sont obsédés (un véritable TOC) par la couleur de peau ou certains peuples comme les maghrébins, les roms (et c’est tout).


                    • schwitters schwitters 28 juin 2011 20:12

                      Heh, le chat dans ton génome y’a peut-être un gène de l’ afrique, de l’asie.... mais comptes pas sur moi,

                      il va falloir t’euthanasier tout seul

                    • .jk. 4 juin 2011 18:08

                      L’écologie est conservatrice en tant que conservation des eco-systèmes, est progressiste en tant que contraire à la croissance quantitative que l’oligarchie accapare .

                      non à la sortie du nucléaire comme priorité écologique

                      Il n’est pas question de sous estimer les questions écologiques liées à l’énergie nucléaire .

                      Il est question de hiérarchiser les questions écologiques .

                      Sont des questions écologiques essentielles (liste non exhaustive)

                      - régulation démographique (en France fin des allocations spécifiques au troisième enfant), non recel d’irresponsabilité démographique sous forme d’immigration de masse anti-démocratique (libre circulation entre aires géographiques, résolution de la question des ’sans papiers’, à condition de la liberté des femmes dans ces aires géographiques, moyen de casser la croissance démographique) : la croissance démographique cause des ravages écologiques mais c’est un tabou des mediacrates, liés aux lobbies (faux socialistes, néo-conservateurs) ou faux anti-système (trotskistes, nationalistes, religieux), les oligarques sont associés à la croissance quantitative (dont ils accaparent une partie), sans travailleurs issus de la croissance démographique, le consumérisme d’une minorité est impossible

                      - interdiction du commerce des produits (in)directement issus de la destruction d’espaces naturels (espaces minéraux, océans, cours d’eaux, terres arables, forêts), de biodiversité : exemples, hydrocarbures non conventionnels (sables bitumineux du Canada, destruction de la forêt boréale), viande au soja du Brésil (déforestation de l’Amazonie), huile de palme d’Indonésie (déforestation) ; protectionnisme contraire à l’idéologie ’li-li’ de Cohn-Bendit ; interdiction des destructions ; sanctions internationales

                      - éthique du vivant : interdiction de la vivisection, de l’élevage concentrationnaire (cas de la Bretagne), de la dissémination des OGM

                      - recyclage total (exemples, contrôle des déchets du bâtiment, fin des décharges non spécialisées), aucun rejet (cas de l’agriculture, de l’industrie, des habitations ; les océans sont pollués par les rejets des bateaux, et les montagnes par les déchets d’alpinistes qui disent aimer la nature, que diraient des ’extra-terrestres’ d’exo-planètes d’une espèce qui pollue jusqu’aux cîmes) ; création d’une police écologique

                      - TCE, taxe sur le coût environnemental, TVA bling bling à 30% et 50% (exemple, 50% sur les yachts), mansion tax sur l’immobilier bling bling (taxe d’habitation de 1% de la valeur)

                      - changement climatique, acidification des océans : taxation du kérosène, taxation des carburants agricoles, interdiction du chauffage au fioul, interdiction de l’électricité au fioul

                      Les écologistes médiatiques privilégient la question du nucléaire au détriment de ces questions essentielles : nombre de ces questions ne sont pas abordées alors que la question du nucléaire en France est systématiquement abordée .

                      Les eco-warriors sur le terrain ne cessent d’alerter ces nantis de l’écologie sur ces questions, si ces politiciens ne s’intéressent pas à ces questions, ce n’est pas un hasard, ni même qu’ils les nient .

                      Il est plus simple de présenter aux citoyens le nucléaire en France comme ’la’ menace écologique, et ensuite de se satisfaire d’un accord de sortie du (tout) nucléaire avec le PS, et le tour est joué !

                      Les écologistes authentiques observeront l’imposture de ne traiter aucune question écologique essentielle, les anti-nucléaire de base considéreront un tel accord comme vide avec l’ajout du terme ’tout’ .

                      Un eco-warrior qui essaie d’éviter la destruction des séquoïas en Amérique du Nord, ou des Appalaches par l’extraction du charbon, risque des années de prison comme un terroriste, dans un pays, les USA, où être un eco-warrior contre les criminels qui détruisent l’environnement est criminalisé ; il est d’ailleurs ironique que chez les Verts il y ait des admirateurs d’Obama qui n’a pas mis fin aux lois sécuritaires de Bush, et dont le parti, un parti conservateur, est associé aux premières bombes atomiques .

                      Les arrivistes qui veulent d’un accord avec le PS, un parti du passé qui dernièrement a demandé la diminution de la TIPP, anti-écologique, ne sont intéressés que par le fait d’acquérir une rente de parlementaire et de changer de statut social .

                      La faiblesse du nombre de militants à EELV et du nombre d’inscrits à la primaire atteste de cette situation .

                      Selon la légende, en France il y aurait le tout électrique, le tout nucléaire .

                      S’il y avait le tout électrique, l’aberration écologique de brûler des hydrocarbures à fin de chauffage aurait cessé, ce n’est pas le cas, il y a même des subventions à la consommation de fioul (hydrocarbures en quantité limitée à réserver aux usages spécifiques, chimie, transport aérien), et il y aurait une politique de fin des véhicules à essence .

                      S’il y avait le tout nucléaire, les grands barrages, qui détruisent les vallées, nuisent aux saumons, auraient été détruits, ce n’est pas le cas .

                      Le choix du nucléaire n’a pas été ’démocratique’, or il en est ainsi de tout autre choix énergétique, les Etats îliens menacés par la montée des eaux n’ont jamais donné d’avis sur la surconsommation d’énergies fossiles à l’extérieur, les éoliennes, véritable business, que les locaux sur le Larzac refusent, dégradent le paysage, les habitants n’en veulent pas, mais elles sont installées !

                      Cas de la centrale de Fessenheim : la solution anti-inondation à la suite d’un séisme est de démanteler les barrages en amont .

                      Cas du terrorisme : un acte terroriste sur une centrale nucléaire est moins probable que sur un bâtiment civil, le risque est plus important sur un grand barrage hydroélectrique .

                      Les énergies fossiles et l’hydroélectrique causent plus de morts et de dégâts écologiques que le nucléaire .

                      L’acidification des océans est globale, alors que les risques du nucléaire civil sont locaux .

                      Le nucléaire civil est l’obsession identitaire d’une génération qui a connu l’apparition du nucléaire militaire .

                      La question est : la sortie du (tout) nucléaire, est-ce avec ou sans énergies fossiles, est-ce avec ou sans éoliennes dégradant le paysage, est-ce avec ou sans panneaux solaires sur terres arables, est-ce avec ou sans agrocarburants, est-ce avec ou sans nouveaux barrages hydroélectriques ?

                      Si efficience énergétique, courants marins, parcs éoliens maritimes, panneaux solaires sur constructions, biomasse recyclée, micro-installations hydroélectriques, géothermie non destructrice du sous-sol, ne suffisent pas à la sortie du (tout) nucléaire, alors la sortie du nucléaire est une imposture .

                      Actuellement il n’existe aucun pays sans électricité fossile ou nucléaire .

                      Le cas de l’Allemagne est édifiant : un pays aux voitures les plus polluantes, aux centrales à charbon, qui donne des leçons !

                      La question des émissions de CO2 est une véritable catastrophe pour l’idéologie anti-nucléaire, alors que Fukushima n’est pas une catastrophe pour l’industrie nucléaire française, qui continuera .

                      Inutile de voter à la primaire EELV .

                      Ce sera un échec .

                      Hulot est un green-washer lié aux lobbies (intéressé au business Ushuaïa) au bilan carbone individuel inavouable, ne traite directement aucune question menaçant les intérêts de ces lobbies, a avoué une éventuelle alliance avec son ami Borloo (in vino veritas) .

                      Joly semble ignorer la question essentielle de la loi de 1973 privatisant la monnaie au profit des banksters, alors que c’est le domaine financier où elle est censée être crédible !

                      Lepage, dans un attentisme opportuniste (que EELV se divise), mise tout sur la démagogie anti-nucléaire, c’est très décevant .


                      • Jordi Grau J. GRAU 4 juin 2011 21:39

                        Que la question nucléaire ne soit pas la seule, c’est évident. Qu’elle ne soit pas la principale, c’est possible. Qu’elle puisse occulter des questions essentielles, c’est probable. Mais qu’elle ne soit pas une question essentielle, comme votre message semble le dire, c’est aller un peu loin. Votre diatribe commence dans la nuance (« Il n’est pas question de sous estimer les questions écologiques liées à l’énergie nucléaire . Il est question de hiérarchiser les questions écologiques . ») mais il se termine dans l’outrance : « La question des émissions de CO2 est une véritable catastrophe pour l’idéologie anti-nucléaire, alors que Fukushima n’est pas une catastrophe pour l’industrie nucléaire française, qui continuera . » On a l’impression que vous sous-estimez l’importance de la catastrophe de Fukishima, et surestimez au contraire la capacité de l’industrie nucléaire française à éviter un accident majeur.


                      • .jk. 5 juin 2011 10:17

                        Oui certaines questions sont plus essentielles que d’autres .

                        Une catastrophe nucléaire civile cela reste local, alors que l’acidification des océans c’est global .

                        Or il n’existe encore aucune aire géographique qui a inventé un modèle d’électricité ni fossile ni nucléaire .

                        Ce qui montre que les anti-nucléaire sous-estiment la nocivité des énergies fossiles (ou des grands barrages) .


                      • Jordi Grau J. GRAU 5 juin 2011 10:40

                        J’avoue ne pas avoir assez de connaissances pour savoir si une sortie du nucléaire est possible sans des effets pervers encore plus redoutables que le risque d’une catastrophe nucléaire. Mais je trouve tout de même positif l’action du réseau Sortir du nucléaire parce qu’elle contrebalance l’inertie des autorités. Aucun effort ou presque n’est fait pour promouvoir les énergies renouvelables et de sérieuses économies d’énergie. Faisons d’abord tout ce qui est en notre pouvoir dans ce sens, et après on verra si oui ou non une sortie totale du nucléaire est raisonnable. Cela n’empêche pas de se battre en même temps sur d’autres fronts. Je pense même que tous ces combats sont complémentaires, car faire campagne pour les économies d’énergie, la relocalisation de l’économie et les énergies renouvelables ne peut que contribuer à la réduction de la consommation d’hydrocarbures.


                      • Hermes Hermes 4 juin 2011 23:45

                        Bonjour,


                        si on sortait de la représentation linéaire droite-gauche. Il y a de multiples dimensions en politique, et plusieurs plans tout au moins.

                        Il y a sûrement des écologisytes de droite comme des écologistes de gauche.
                        De la même façon, on a des écologistes progressistes et d’autres contre le progrès technique.
                        Il y a des écologustes misanthropes et des écologistes humanistes ;
                        etc. etc.

                        Bon dimanche.






                        • Jordi Grau J. GRAU 5 juin 2011 10:44

                          Bonjour.

                          Il y a sans doute d’autres dimensions que la dimension « droite-gauche », mais je crois que la question des inégalités (et en particulier des inégalités financières) est à l’heure actuelle centrale. Tant qu’on aura une telle disproportion de puissance entre l’oligarchie et les masses, ou entre les pays riches et les pays pauvres, les combats écologiques ont peu de chances d’aboutir - ou alors de manière très marginale.


                        • vasionensis 5 juin 2011 01:06

                           La question est d’autant plus intéressante qu’effectivement, lorsque la mouvance écologiste est apparue il y a quelques décennies, les oies du Capitole (de gauche, cela va de soi pour la simple raison qu’à l’époque personne, à part les nationalistes, ne se disait de droite) ont couiné que l’écologie était le masque de la Bête immonde, et ont pertinemment invoqué les lois national-socialistes.
                           Reste à définir de façon aussi peu anecdotique que possible, en se détachant même de la référence à l’Assemblée constituante, ce que sont fondamentalement la gauche et la droite.
                           On peut opposer l’homme de gauche, qui pense qu’une idée généreuse ne peut être fausse, à l’homme de droite qui estime qu’une idée fausse ne peut être généreuse, mais je ne crois pas que cela soit ici très pertinent.
                           En revanche, la critique - de gauche, donc - évoquée plus haut récusait l’écologie comme non humaniste, l’humanisme consistant en la substitution de l’homme à Dieu comme source suprême de sens et de valeur. L’interdiction national-socialiste de la vivisection était perçue comme un crime de lèse majesté humaine. Une sommité médicale - dont j’ai oublié le nom - a repris l’argument il y quelques lustres.
                           On pourrait observer que, de façon plus ou moins consciente, on appliquait le masque humaniste au dogme du Progrès, déité vénérée par les matérialistes libéraux comme par les marxistes.
                           Il aura fallu que le capitalisme coiffe le socialisme au poteau dans la course à l’idolâtrie progressiste pour que la gauche reconsidère son jugement quant à l’écologie.
                          Je tends à penser que si les mouvements écologistes se sont si souvent trouvés à gauche, c’est moins pour des raisons philosophiques que parce que la gauche a une culture du militantisme supérieure, et que finalement ce sont en quelque sorte ses militants, orphelins de dogmes déchus, qui se sont emparés de l’écologie.


                          • Jordi Grau J. GRAU 5 juin 2011 10:49

                            Il y a sans doute du vrai dans ce que vous écrivez. Mais au-delà de la question du militantisme, il me semble que les objectifs de l’écologie politique ne peuvent être réalisés que par une mise au pas de la finance et des multinationales (qui ont tout intérêt à continuer leur surexploitation de la nature), et par une réduction drastique des inégalités (à cause du mauvais exemples que donnent les riches en matière de consommation). Il y a donc des raisons OBJECTIVES d’être de gauche quand on est un militant écologiste.


                          • schwitters schwitters 28 juin 2011 19:51

                            Calmos aime les femmes qui fouettent    


                          • JL JL 6 juin 2011 10:28

                            Bonjour,

                            j’arrive un peu tard sur cet article, mais je crois que cette question est essentielle.

                            Si l’on considère que la gauche c’est la préservation du bien commun et la droite la compétition de tous contre tous, alors il paraît évident que l’écologie est de gauche. Ou dit autrement, la droite n’est pas écologique et l’auteur cite à propos le livre d’Hervé Kempf : « Comment les riches détruisent la planète ».

                            Mais d’un autre coté, le malthusianisme ne serait-il pas à sa façon, écologique ? Rappelons que le marxisme n’était pas un modèle d’écologie.

                            Quoi qu’il en soit, les bling bling et les bobos ne sont sûrement pas des écolos !


                            • Jordi Grau J. GRAU 6 juin 2011 15:21

                              Je ne sais pas si vous lirez ce message, vu que mon article est maintenant dans les archives.
                              Je suis globalement d’accord avec vous. Je parle d’ailleurs des marxistes et j’envisage la possibilité d’une dictature écologique (qui, très certainement, comporterait des dimensions malthusiennes). On peut donc être à gauche et hostile à l’écologie, et vice-versa. Mais il me semble qu’un écologiste conséquent doit tout ou tard aboutir à une idéologie de gauche.

                              Le malthusianisme, pour le peu que j’en connais promeut une société très inégalitaire, où la régulation des naissances se fait par la pauvreté. Outre que cette idée est assez fausse (c’est plutôt l’élévation du niveau de vie et d’instruction qui permet la régulation des naissances), il me paraît probable qu’une société inégalitaire, même dirigée par des écologistes, entraîne tôt ou tard des effets anti-écologiques (cf. ce que dit Kempf là-dessus).

                              Quant aux marxistes, ou ce qu’il en reste, je crois que bon nombre d’entre eux ont mis de l’eau dans leur vin, et ont pris conscience de la nécessité d’adapter la doctrine de leur maître aux limitations naturelles du développement économique.


                            • schwitters schwitters 28 juin 2011 19:54

                              Les Chinois sont alors les premiers écologistes ?


                            • schwitters schwitters 28 juin 2011 19:47

                              L’écologie est devenu un thème à la mode, pourtant elle existe d’avant Gorz , avant 1970, comme devenir politique.

                              Ce que vous racontez dans votre article est vrai en partie (pour mon opinion bien sûr) et très triste. Cela donne l’impression que l’écologie ne peut être qu’un outil, soit pour les uns, soit pour les autres.
                              Pour moi, c’est devenu un parti pas plus brinqueballant que les autres.
                              Le PS a une haine/amour des familles vertes car elles sont sur leurs plates-bandes, je suis d’une famille droite, ils aiment leurs jardins mais ils sont assez rationnels pour être indifférents au sort de la planète (au point de vue idéologique évidemment).

                              Je suis d’accord avec l’idée de droitisation, permise par les « difficultés économiques » et savamment dirigée par le pouvoir médiatique (l’Elysée).

                              Mon malaise vient de parler d’entités comme prises dans un jeu de quille, même si c’est la réalité, j’aime garder l’espoir qu’un « homme de Gauche » puisse être autre chose qu’une vipère, qu’un écolo puisse penser autrement qu’à travers quelques marottes et qu’un « homme de Droite »...rien !
                              (j’écoute "Chat noir, chat blanc...je dérape)

                              Cordialement
                              Matthias

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Jordi Grau

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