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Accueil du site > Actualités > Politique > l’écologie selon Jean Marc Ayrault

l’écologie selon Jean Marc Ayrault

12 milliards viennent d’être validés pour, d’après le premier ministre, « investir dans la transition écologique  » espérant vraisemblablement s’accorder les faveurs du petit monde des défenseurs de l’environnement, sauf que la plupart des choix envisagés sont tout, sauf écologiques.

Les écologistes qui soutiennent le gouvernement ont déjà avalé pas mal de couleuvres, ils frôlent l’indigestion, et la mise à l’écart de Delphine Batho commençait à provoquer quelques grognes au sein de la mouvance écologique du gouvernement, alors il fallait bien que le premier ministre donne quelques preuves de son attachement à la défense de l’environnement.

La centrale nucléaire de Fessenheim qu’Hollande avait promis de fermer dès son élection voit sa fermeture de plus en plus compromise devant les pressions des lobbys pro nucléaires, et les amicales pressions de quelques ministres, Montebourg en tête. lien

Les gaz de schistes, en principe abandonnés, semblent prêts à faire un retour au devant de la scène, puisque Montebourg, toujours lui, se propose de créer une compagnie publique pour exploiter les gaz de schiste affirmant sans preuve vouloir exploiter cette énergie sans provoquer de pollution (lien)…et la filière photovoltaïque française est quasi au point mort, alors qu’en Europe elle est en pleine expansion. lien

A y regarder de plus près, comme le dit Donald Hebert dans les colonnes de l’Obs, ces fameux investissements d’avenir ressemblent plus à un « tour de passe-passe », car si la somme totale de ce programme est bien de l’ordre des 12 milliards, il ne reste en fin de compte que 2,3 milliards consacrés à la « transition écologique  »… lien

D’ailleurs, si l’on veut bien se souvenir de l’engagement obstiné du premier ministre à défendre l’implantation d’un aéroport international inutile à Notre Dame des Landes, on ne peut pas être surpris de la vision « écologique » d’Ayrault.

Ce qu’il appelle la « transition écologique » est en effet très éloigné de la définition habituellement utilisée, laquelle consiste principalement à remplacer des énergies polluantes et fossiles par des énergies propres et renouvelables, en concevant un partage citoyen et économiquement viable de l’énergie.

Or, pour le premier ministre, la mise en place dans son programme des compteurs appelés à tort intelligents, Linky, (lien) est un acte écologique, alors que ces compteurs représentent, d’après de nombreux rapports convergents, un vrai danger pour la santé, puisqu’ils dégagent une importante pollution électro-magnétique. lien

Ce choix discutable n’est pas une nouveauté, puisque dès le début de l’année, Ayrault avait martelé son intention d’installer ces compteurs à problème. lien

Bien sur, dans le discours officiel, le premier ministre évoque « des investissements d’avenir  », consacrés à la « transition écologique  », mais on en est bien loin. lien

Dans les autres choix concernés par ce programme qui se veut ambitieux, il est amusant de noter que, malgré les recommandations du rapport Duron, le premier ministre n’abandonne pas pour autant un certain nombre de « grands projets  », puisqu’il ne provisionne pas moins de 28 milliards pour ceux-ci.

Or, le rapport Duron à recalé la quasi-totalité de ces projets d’infrastructures inutiles et pharaonique, dont le Lyon-Turin.

Il est donc paradoxal de noter qu’Ayrault envisage d’investir une partie des capitaux pour « désengorger » les gares de Lyon…impliquant fatalement des investissements du coté de Satolas, gare justement concernée par le projet Lyon Turin.

Ce n’est donc pas une surprise de constater que le débat lancé en région Rhône Alpes par un conseiller régional écologiste, Noël Communod, s’est finalement transformé en une vaste opération de communication pour promouvoir contre toute attente le Lyon Turin.

Loin du débat voulu, les opposants n’ont eu que le droit de poser des questions écrites, alors que les promoteurs du projet se taillaient la part du lion, tenant meeting oralement sans que la possibilité d’intervenir soit offerte aux opposants.

D’ailleurs, la vice présidente aux transports, Eliane Giraud a confirmé d'entrée sa conception du débat proposé en déclarant : « évidemment, il ne s’agit pas de se déclarer pour ou contre ce projet, puisque notre collectivité s’est toujours prononcée en sa faveur, dès le départ … ».

Comme le dit fort justement Noël Communod : « la région a entrainé les collectivités vers des engagements qu’elles ne pourront pas tenir (1,250 milliards d’euros, dont 900 millions pour notre collectivité) », rappelant que Lyon-Turin, c’est « 30 fois Notre Dame des Landes  ». lien

Il n’est pas inutile de rappeler que les 2 principaux promoteurs du projet s’appellent Louis Besson, ancien ministre des transports du gouvernement Mitterrand, l’incontournable élu de Chambéry et des environs, et Jean-Jack Queyranne, patron de la région Rhône-Alpes, tous deux étant bien sur socialistes.

Pas étonnant dès lors que les 37 élus EELV (Europe écologie, les Verts) de la Région Rhône Alpes aient quitté la réunion, lors de cette cession pour protester contre ce qu’ils appellent « une promotion publicitaire  ». lien

Alors aujourd’hui, Ayrault peut bien affirmer que face aux 245 milliards d’euros de projets non financés, imposés par « l’équipe précédente », il veut « définir un projet ambitieux, réaliste et cohérent », la réalité écologique du premier ministre socialiste semble assez éloignée de ce que devrait être une authentique défense de l’environnement.

Le faux débat qui vient de s’organiser en région Rhône-Alpes ne viendra que confirmer la volonté de quelques élus de continuer le gâchis financier provoqué par ce projet scandaleux…à moins que finalement, le gouvernement ne désavoue ce projet pharaonique, ce qui est loin d'être gagné.

D’ailleurs Jean Marc Ayrault, jamais à l’abri d’une contradiction, tout en faisant siennes les analyses de la commission « mobilité 21 » qui a retoqué les grands projets ferroviaires inutiles, a quand même engagé le gouvernement dans un projet de loi autorisant la réalisation du Lyon-Turin. lien

Comme dit mon vieil ami africain : «  le présomptueux devient raisin sec avant d’avoir été raisin mûr  ».

L’image illustrant l’article provient de « tuxboard.com »

Merci aux internautes de leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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38 réactions à cet article    


  • gaijin gaijin 12 juillet 2013 10:28

    « dites nous ce que vous voulez entendre et on vous le dira ........ »
    l’écologie en politique ça se résume a ça


    • olivier cabanel olivier cabanel 12 juillet 2013 11:45

      gaijin

      on peut même élargir ce principe à toute la politique, de quel bord soit-elle...non ?
      référence aux promesses Hollandaises, et aux promesses d’avant...
       smiley

    • gaijin gaijin 12 juillet 2013 11:48

      oui bien sur : « je suis l’ennemi de la finance » etc
      mais je crois que l’écologie tient quand même le pompon
      ( tous gouvernements confondus )


    • alinea Alinea 12 juillet 2013 10:48

      Pour accroître le PIB, il faut polluer et dépolluer, fabriquer plein de déchets les les recycler, rendre les gens malades et (faire semblant de) les soigner,... c’est peut-être d’abord cette logique qu’il faut démolir .
      Mais il y a des destructions irréparables ; tout ce qui est béton et assimilé, voies rapides qui coupent les territoires comme des frontières infranchissables ( je parle des bestioles, bien sûr), zones marchandes,etc. ( je n’oublie pas le nucléaire, malheureusement !!)
      Le gouvernement, et quel qu’il soit, ne pense que « fric » et se fout comme d’une guigne de quoique ce soit d’autre. Il n’y a pas trente-six solutions : il faut virer tous ces malfrats !


      • Akerios 12 juillet 2013 11:06

         

        Ah oui je suis avec toi pour l’application de ce vaste programme !


      • olivier cabanel olivier cabanel 12 juillet 2013 11:46

        Alinea

        je partage.
        il faudra trouver un balais assez grand...
         smiley

      • gaijin gaijin 12 juillet 2013 11:50

        et avec un long manche ......


      • alinea Alinea 12 juillet 2013 16:20

        On pourra en avoir plusieurs !!


      • Akerios 12 juillet 2013 11:07

        Merci olivier cabanel pour cet article.


        • olivier cabanel olivier cabanel 12 juillet 2013 11:46

          merci Akerios

          c’est sympa...
           smiley

        • cevennevive cevennevive 12 juillet 2013 12:16

          Bonjour Olivier, bonjour à tous,


          Déplorable façon de traiter l’écologie, ce mouvement qui m’avait « transportée » en 1979, lorsque, documentaliste dans un lycée de la Sarthe, j’avais reçu tous les documents à mettre à la disposition des élèves pour promouvoir cette nouvelle façon de vivre et de préserver le vivant...

          J’y croyais. Je lisais « la gueule ouverte », j’avais placardé de vastes affiches dans les salles de repos, dans les halls...

          Mais la politique est venue. L’amour de l’argent, du profit. Et l’écologie a été à son tour polluée comme l’est maintenant tout ce qui nous entoure.

          Triste, infiniment triste...

          Je crois que nous ne pouvons agir qu’individuellement pour notre entourage immédiat, et surtout ne pas faire confiance à ces incapables, que seule l’argent et la gloire attirent.

          Et je me dis : qu’ils crèvent « la gueule ouverte », comme les poissons des rivières, des fleuves et des lacs pollués.

          Olivier, je ne crois plus à « l’écologie ». C’est devenu un slogan politique, juste un slogan, un truc que l’on répète comme dans la publicité.

          Cordialement.

          • Berkano Othala 12 juillet 2013 12:53

            Bonjour Mr Cabanel .

            Pour moi l’écologie est une attitude individuelle ,ou qui concerne un petit groupe de gens éclairés. Je fais mes semences avec kokopelli, mes détergents sont bio, je recycle consciencieusement et je ramasse avec tristesse tous les jours à lyon des déchets recyclables que les gens jettent sur la voie publique , cependant j’ ai toujours honnis les écologistes politiques, voici un lien éclairant
            http://hors-sol.herbesfolles.org/2011/12/09/sortie-du-livre-lenfer-vert-enquete-sur-lecolo-technocratie-lilloise/

            Cordialement


            • olivier cabanel olivier cabanel 12 juillet 2013 13:16

              Othala

              vaste débat...le terrain politique abandonné, c’est aussi la politique de la chaise vide.
              ceci dit, j’ai une autre idée de la politique, pas du système qui nous est proposé aujourd’hui.
              le vote par hasard, par exemple, dont l’idée matrice est que celui « qui est élu » n’a que le pouvoir de mettre en pratique les volontés du plus grand nombre, 
              et non pas, comme c’est le cas aujourd’hui, de se faire élire sur des propositions, puis de faire ce qu’il a envie de faire...
              il s’agit donc de défendre la démocratie réelle, directe.
              qu’en pensez vous ?

            • gogoRat gogoRat 12 juillet 2013 14:51

              Please, affinons un peu l’idée :
              ’ le vote ... dont l’idée matrice est que celui « qui est élu » n’a que le pouvoir de mettre en pratique les volontés du plus grand nombre, ’


               Il me semble que le vrai intérêt honnête de la technique du scrutin est un rien plus subtil :
              ( on notera au passage que notre constitution parle d’un arbitrage par le Président de la République plutôt que d’un blanc-seing pour penser à la place de ses sujets ... )
               le théorème du jury de Condorcet ... et l’intuition de JJ Rousseau se rejoignent :
                dans son « Contrat social », on lit :
               "Si, quand le peuple suffisamment informé délibère, les citoyens n’avaient aucune communication entre eux, du grand nombre de petites différences résulterait toujours la volonté générale, et la délibération serait toujours bonne. Mais quand il se fait des brigues, des associations partielles aux dépens de la grande, la volonté de chacune de ces associations devient générale par rapport à ses membres, et particulière par rapport à l’État : on peut dire alors qu’il n’y a plus autant de votants que d’hommes, mais seulement autant que d’associations. Les différences deviennent moins nombreuses et donnent un résultat moins général. Enfin quand une de ces associations est si grande qu’elle l’emporte sur toutes les autres, vous n’avez plus pour résultat une somme de petites différences, mais une différence unique ; alors il n’y a plus de volonté générale, et l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier.
              "

               L’intérêt du théorème du jury de Condorcet est de faire ’émerger’ par le scrutin une réponse d’autant plus juste et appropriée ... que le nombre de votants est grand. Mais pour ce faire il ne faut pas oublier les prérequis indispensables : 
              - que les votants ne se concertent pas entre eux pour décider de leur choix personnel
              - et que la question votée soit claire, sans ambiguité, bien comprise et bien délimitée !

               Pourquoi alors voter pour des individus plutôt que pour des options particulières isolées ?
               ( instinct grégaire ? manque d’autonomie de pensée ? ...)
               On devrait imaginer des cahiers de doléances&propositions dont chaque point serait soumis au vote de tous ... 

              Et qu’on ne me dise pas que ce n’est pas possible ( surtout avec les facilités informatiques dont on dispose aujourd’hui ! ...)


            • gogoRat gogoRat 12 juillet 2013 15:22

              à propos du théorème du lury de Condorcet :


              Ne croyez pas pour autant que j’en oublie l’écologie ...

            • olivier cabanel olivier cabanel 12 juillet 2013 15:43

              GogoRat

              il est vrai que la constitution parle d’un arbitrage par le Président de la République...le problème constaté est que ce choix semble être passé aux oubliettes...
              il conviendrait donc d’ajouter a la constitution la possibilité d’une instance pour désavouer tout élu qui « n’en ferait qu’à sa tête ».
              d’ou l’intéret d’un vote par hasard, qui minoriserait les pouvoirs d’un président, lequel serait réduit au rang d’éxécuteur des volontés du peuple.
              il est donc temps de voir naitre une nouvelle république, réellement démocratique.
              merci de votre commentaire.
               smiley

            • bernard29 bernard29 12 juillet 2013 18:09

              le vote par hasard ??? qu’est-ce que c’est ??

              « le vote par hasard, par exemple, dont l’idée matrice est que celui « qui est élu » n’a que le pouvoir de mettre en pratique les volontés du plus grand nombre » . 

              - comment vous déterminez les volontés du plus grand nombre ??? la volonté majoritaire ??

              - par le référendum ? sur toutes les questions de la société ? (ce que vous appelez la démocratie directe.). bonjour les débats. !! vous êtes pour ou contre un référendum sur le territoire interrégional concerné par Notre Dame des Landes ?

              - Pourquoi voter ou même voter au hasard, pour des gens « chargés de mettre en pratique .. » Les fonctionnaires ne sont- ils pas suffisants, dans ce cas là ?


            • olivier cabanel olivier cabanel 12 juillet 2013 18:17

              bernard

              je vous propose de découvrir les réponses à vos nombreuses questions dans cet article déjà ancien
              espérant que vous y trouverez matière à réflexion ?

            • bernard29 bernard29 12 juillet 2013 18:22

              même sur Notre Dame des Landes. vous êtes pour un référendum ou pas ?

              Que serait pour vous dans ce cas là, « la volonté du plus grand nombre » ?

              ce sont des questions d’actualité et de l’actualité de Ayrault par exemple .

               


            • bernard29 bernard29 12 juillet 2013 18:33

              eh bien j’ai vu , mais je l’avais lu déjà à l’époque. C’est donc le tirage au sort. et vous admettez même que « qui n’est peut-être rendu possible que par la sélection des seuls volontaires, parmi les personnes sollicitées pour accomplir cette mission (environ 2 sur 3 des tirés au sort refusent ce mandat) ».

              sollicitées par qui ? un pouvoir divinatoire ??

              ça ne fait rien, mais admettez quand même que « vote au hasard » pour dire « tirage au sort », c’est pas très franc du collier .

               


            • olivier cabanel olivier cabanel 12 juillet 2013 18:36

              bernard

              la question du référendum est délicate.
              il faut être sur que les questions posées sont claires, pas manipulatoires, comme celà arrive souvent, 
              perso, je pense qu’il faut d’abord une expertise indépendante : les opposants, et les favorables, choisissant ensemble ces experts, avec la garantie de l’impossibilité d’un conflit d’intéret
              aujourd’hui les débats publics sont souvent de grosses farces dont l’issue est connue d’avance.
              si l’on prend l’exemple du lyon turin, c’est ce que nous avons obtenu
              hélas les décideurs n’en ont pas tenu compte.
              ce projet n’est pas rentable (3000 voyageurs jour alors qu’il en faudrait dix fois plus)
              pour le fret, pareil, la voie actuelle n’est utilisée qu’à 17% de ses capacités.
              pas besoin de chercher plus loin, 
              et pourtant, les partisans du projet n’en ont cure...
              à désespérer !
               smiley
              je pense que pour NDDL, c’est du pareil au même.

            • olivier cabanel olivier cabanel 12 juillet 2013 18:55

              bernard

              « pas très franc du collier » ?
              ça me parait pourtant très clair !
              l’idée principale du « vote par hasard », ou « tirage au sort » est de minimiser l’importance de l’élu, qui ne doit être en principe que l’exécuteur des décisions du peuple...et non pas une fois élu n’en faire qu’à sa tête.


            • SergeL SergeL 12 juillet 2013 13:12

              Le gaz de schiste vendu 4$, coûte 8$ à produire : génial

              http://www.youtube.com/watch?v=WCpu1zniI_s
              à partir de 3’30

              du « bullshit »total !

              « ce n’est pas un secret, tout le monde le sait »

              « la manip pour tous »



              Montebourg a la conviction « qu’on arriverait avec la technologie dans très peu de temps au gaz de schiste écologique, où il n’y a pas de pollution »  : une montebourde !


              • olivier cabanel olivier cabanel 12 juillet 2013 13:17

                en effet, Serge, Montebourg n’est que dans le flou...voire l’imposture.


              • ZenZoe ZenZoe 12 juillet 2013 15:50

                Une chose est absolument certaine pour moi. En France, l’écologie, l’une des plus importantes causes actuelles, a été démolie par les partis écolos depuis 30 ans, laminée par des militants querelleurs, défigurée par les ambitions de leurs chefs divers et successifs, ridiculisée par leurs lâchetés, leurs postures hypocrites, assommée par leurs revirements électoraux.
                On se rappelle Mme Duflot en 2011, refilant le bébé de la présidentielle à la pauvre Eva Joly pour mieux préparer son entrée en catimini dans un ministère, n’importe quel ministère pourvu qu’elle ait l’ivresse. Belle trahison !
                La décence leur commandait de sortir du gouvernement après le limogeage de leur chef D. Bathot. Mais pas du tout, ils sont mieux chauffés là-haut.
                Et je ne parle même pas de la distance qu’ils ont mise entre eux et le reste du monde, leur façon de vouloir faire la morale sans arrêt aux gens, cette manière de leur dire « nous on a raison et toi tu payes ».
                L’écologie entre les mains des écolos, c’est un vrai gâchis ! Et s’ils se sentent humiliés, c’est bien fait pour eux.

                N’hésitons plus, interdisons les partis écolos, la cause cruciale de l’environnement serait bien mieux servie, et on pourrait verser les fonds économisés à des associations de protection efficaces et intègres.


                • olivier cabanel olivier cabanel 12 juillet 2013 15:55

                  ZenZoe

                  un peu excessif peut-être ?
                  s’il est vrai que les tribuns écolos n’ont pas brillé jusqu’à aujourd’hui...dans les rangs des autres partis ce n’est pas mieux.
                  il suffit de constater les guégerres dans les rangs de l’ump (fillon, sarko, coppé) du fn (megret, and co), au centre (borloo, bayrou) etc
                  interdisons les partis, ce sera encore plus radical
                   smiley

                • ZenZoe ZenZoe 12 juillet 2013 16:23

                  Oui, bien sûr, excessif. je plaisantais - quoique !
                  Alors que l’environnement devrait être l’affaire de tout le monde, les écolos se sont débrouillés pour qu’il devienne au fil des années un truc de bobo qui donne de l’urticaire aux gens. J’ai même l’impression que tout ce qui marche le mieux (l’avancée lente mais sûre des cosmétiques et de la nourriture bio par exemple) l’est parce que les écolos ne s’en occupent pas, un comble ! Inversement, ce qui bloque, ce sont les sujets dont ils s’occupent.

                  Oui, d’ailleurs, interdire tous les partis, assez d’accord là. Pensez à tous les bénéfices ! Des économies monstres, moins de corruption, moins de pollution sonore et visuelle dans les medias, un pays mieux gouverné sans doute, oui vraiment, bonne idée que vous avez là Olivier !


                • cevennevive cevennevive 12 juillet 2013 16:49

                  Zenzoe bonjour,


                  Je souscris entièrement.

                  L’argent donné à des candidats écologistes pour qu’ils viennent faire les beaux inutilement, serait bien mieux employé dans les municipalités où l’on pourrait agir efficacement.

                  C’est une chose importante à laquelle je pense : il vaudrait mieux, dans une liste municipale, un candidat écologiste pour chaque village, chaque ville au sein de l’équipe (comme il y a un préposé aux travaux, aux cimetières, aux loisirs, etc).

                  Ce conseiller municipal oeuvrerait pour le bien des administrés de la commune, en étant confronté aux problèmes et solutions de sa commune, de son environnement, de son air, de ses sources et rivières.

                  Ces conseillers écologistes pourraient se retrouver en réunion dans les SIVOM ou communautés de commune, afin de confronter leurs vues. Là, les actions sur l’environnement seraient ponctuelles, dans un espace géographique réduit, et bien plus visibles par tous.

                  Quant à Europe Ecologie les Verts, ou tout mouvement politique, je n’y crois plus. C’est seulement une lutte d’influence pour le pouvoir, l’argent, la gloriole, et surtout la « castagne ».





                • ZenZoe ZenZoe 12 juillet 2013 17:03

                  Bonjour cennevive,
                  Ah, merci, les grands esprits se rencontrent alors smiley
                  Pour ce qui est des écolos au sein des collectivités, il me semble que c’est déjà le cas, ou tout au moins dans de nombreuses municipalités, Conseils Généraux et Régionaux, SIVOMS, et même les CCI. Il y a souvent un « chargé d’environnement » dans les locaux. Et ça marche. Le tri sélectif, le recyclage, les déchetteries, la promotion des technologies propres, la vente de composteurs, toutes sortes d’initiatives locales, c’est leur affaire et les choses avancent tout doucement. Et les écolos n’en parlent jamais, pas sûr qu’ils savent que ça existe même, tant ils sont obnubilés par les éoliennes et tutti quanti.


                • alinea Alinea 12 juillet 2013 17:59

                  oui, les écolos, même EELV, ont quasi boudé la présidentielle ! ils ont fort à faire au niveau local, et s’y tiennent et avancent ! La naïveté ou l’ambition, ou les deux, d’être au gouvernement fait perdre beaucoup de termps ; pourtant, c’est un fiasco depuis Voynet ; ils auraient dû en tirer leçon. Mais peut-être bien que leur sauveur-assassin de la dernière n’y est pas étranger !


                • cevennevive cevennevive 12 juillet 2013 18:13

                  Oui zenzoe, cela existe, et marche très bien au niveau régional et municipal.


                  Je parle de déléguer entièrement le pouvoir à ces comités de l’environnement sans être « chapeauté » par un ministre qui ne sait rien, qui ne comprend rien, et qui ne peut rien la plupart du temps. Et surtout, SURTOUT, détacher l’écologie d’un quelconque parti politique. La protection de l’environnement doit être un bien commun, un désir commun et n’est ni de droite ni de gauche.

                  Les lois sur les bassins de l’eau par exemple ne seraient pas mauvaises en soi, mais trop générales et non adaptées à chaque petite région.

                  La fameuse taxe carbone dont on parle beaucoup ne serait pas mauvaise en soi, mais pas du tout adaptée à bien des cas, à bien des villages ou contrées éloignées. Elle sera « pondue » par des énarques vivant dans les grandes agglomérations énergivores.

                • olivier cabanel olivier cabanel 12 juillet 2013 18:23

                  cevennevive

                  permettez moi de m’inviter dans vos échanges ?
                  je ne suis pas sur que les taxes soient une bonne réponse.
                  certains, chez les écolos entre autres, font la promotion d’une taxe sur les poids lourds, qui les inciteraient à utiliser le rail, et déserter la route...
                  cette idée est le type même de la bonne mauvaise idée.
                  il faut surtout rendre le fret ferroviaire plus performant qu’il n’est aujourd’hui.
                  actuellement, les transporteurs ne le considèrent pas fiable
                  trop lent, trop cher, des wagons qui se perdent...
                  des lors les transporteurs routiers préfèreront rester sur la route, et payer la taxe
                  et ils répercuteront cette taxe sur leurs clients, et en fin de compte, c’est le consommateur, c’est a dire vous et moi, qui payera...pénalisant un peu plus le pouvoir d’achat.


                • cevennevive cevennevive 12 juillet 2013 19:09

                  D’accord avec vous Olivier, c’est pourquoi je disais que la taxe carbone n’était pas adaptée pour bien des cas.


                  Elle ne serait une (bien pauvre) solution que si elle s’appliquait sur la gabegie, le gaspillage sans nécessité vitale ou sociale.

                  Et le transport ferroviaire est une nécessité vitale et sociale. Le gaspillage, en ce qui concerne le transport, c’est de faire rouler des norias de camions pour des marchandises qui pourraient très bien être chargées dans des wagons.

                  Il vaudrait mieux, en effet, développer les transports ferroviaires.

                  Mais dans les campagnes reculées où il n’y a ni car, ni train, ni gare, appliquer une taxe carbone sur les transports par route serait d’une injustice flagrante et très mal acceptée.

                  Bonne soirée.



                • alinea Alinea 12 juillet 2013 19:22

                  Je dois avoir un vieux fond d’autorité dictatoriale ! L’histoire des taxes, on sait qui les paye ! ça me révulse ; en revanche, un bon coup d’autorité, là : plus de camions sur les routes d’ici dix ans, tous sur la rail ! Là oui. De temps en temps il faut arrêter de vouloir ménager le loup, la chèvre et le chou : il faut trancher ! « Ils » finiront par s’adapter, et par oublier !! Avant d’inventer les effets pervers qui nous feront tout recommencer.


                • olivier cabanel olivier cabanel 12 juillet 2013 22:05

                  cevenevive

                  heureux de voir que nous arrivons aux mêmes conclusions
                   smiley

                • olivier cabanel olivier cabanel 12 juillet 2013 22:06

                  Alinea

                  en phase avec cette analyse
                   smiley

                • eric 13 juillet 2013 07:39

                  Les EELV, c’est, sociologiquement, une partie de l’aile gauche du PS qui s’est « externalisée » et a franchit le pas idéologique au bord duquel hésite encore le reste de la gauche.
                  Elle a définitivement renonce au peuple pour lui préférer les petits oiseaux et les herbettes, moins réticents a accepter qu’une avant garde les représente.
                  Problème, dans ces conditions, comme le disait Coluche, pour que soit élu un président vert, il faudrait « donner le droit de vote aux arbres ». Et encore.
                  Du coup, ils font commerce de leur petite base électorale, de temps en temps renforcée par les votes contestataires.
                  Cela marche. Ayrault est en train de tenter de re acheter les voix qu’ils a déjà paye en postes de parlementaires et en ministères. Comme il n’a plus d’argent (il a fallu payer la journée de carence, les exonérations des journalistes, les « petites mains avenir » pour faire les sale boulot a la place des titulaires de la fonction publique, les, 60 000 profs inutiles (cour des Comptes)), Il en est réduit a mettre une étiquette écolo sur les rares projets d’investissements issus de la relance sarkozy qu’il n’a pas sacrifie au train de vie de son cœur de cible.
                  C’est la cerise écolo. Comme le réaménagement de la voir expresse a Paris. C’est symbolique, c’est enveloppe dans de la com., c’est moche, c’est cheap et pourtant couteux. Le top ? Des docks en acier qui flottent avec quelques iris maladifs et qu’on nous présente comme les jardins de Sémiramis....
                  L’avenir de la vraie écologie est a droite.
                  Parce que la droite c’est l’humain d’abord, et que l’humain normal est motive par des intérêts au moins autant que par des idéologies.
                  Un socialiste archaïque préférera toujours un investissement genre industrie lourde même si on lui démontre que c’est inutile voir nuisible. Un aéroport si il croit que cela rapportera de la taxe, des emplois, du prestige dans sa circonscription ou le sentiment d’exister par ce qu’il dépense de l’argent public.
                  Un libéral sera plus sensible a l’utilité, a la rentabilité réelle du projet. A l’impact en terme d’impôts pour ses administres.
                  Ainsi, comme le démontre Armand Laferre dans son livre, Bush a diminue les gazes a effet de serre plus vite par l’incitation aux USA que l’Europe par la réglementation.

                  Dans mon village, l’instit socialiste a été remplace par l’instit ecolo. Le précédent expliquait aux enfants des petits commerçant que leurs parents étaient méchants parce qu’ils étaient des voleurs : « ils vendent plus cher qu’ils n’achètent »....Désormais, l’écolo, sans renier cet héritage, rajoute qu’en plus le bilan carbone de leur épicerie est désastreux....et qu’il lui faut des crédits et des postes. Rien n’a vraiment change.
                  Pendant ce temps, le boucher est passe au bio, parce qu’il aime ce qu’il fait et fait attention a ce qu’il mange. mais il envisage de laisser tomber la boucherie parce qu’il en marre de passer la plus grande partie de son temps a faire de la paperasserie administrative absurde pour pouvoir continuer a faire son métier.
                  Les faibles progrès relatifs de l’écologie dans notre pays, s’expliquent essentiellement par son instrumentalisation par des gauches en mal de justification morale et pour lesquelles elle n’est qu’un prétexte. Du reste, on les entends plus s’indigner sur Batho et les 2,5 milliards que sur les 400 millions d’aumone aux pauvres du pouvoir hollandiste.


                  • olivier cabanel olivier cabanel 13 juillet 2013 11:20

                    eric

                    alors ça c’est de l’analyse !
                    vous devriez donner des conférences
                    sur qu’elles auraient beaucoup de succès
                    surtout quand le public est amateur d’humour, même involontaire.
                     smiley

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