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Accueil du site > Actualités > Politique > L’Etat de droit est mort ! Vive la mégalomanie présidentielle (...)

L’Etat de droit est mort ! Vive la mégalomanie présidentielle !

Quand partis et candidats prennent le peuple pour un ramassis d’innocents il en résulte un triomphe pour l’abstention. Apparemment une immense majorité du corps électoral ne fait pas confiance à la classe politique et doute de l’intégrité et de la compétence des hommes ou femmes qui la composent. Sans doute cette majorité a-t-elle de bonnes raisons.

De gauche ou de droite, le théâtre électoral est un enfumage de première bourre. Il nous fait prendre des vessies pour des lanternes et, double viol, sodomise notre constitution et notre souveraineté. Quelle atteinte inqualifiable à nos droits et aux principes de la démocratie ! Ce rapport sado-maso entre la classe politique et le corps électoral doit plaire aux électeurs qui adorent se faire biaiser ! Ce n’est pas le cas de tous.

Litanie particulière aux politiciens et partis en lice pour la présidentielle : la plate-forme, le programme ou le projet politique, fondement du discours électoral. Sans un vrai programme ou projet de gouvernement, entend-on et lit-on dans les médias, le concurrent n’a aucune chance. Les critiques, afférentes aux promesses, affluent de tous bords : « Avec quel financement ? Ces propos sont utopiques ! Cette propagande est démagogique ! ». Autant de sentences hypocrites émanant de sergents recruteurs, faussement convaincus de leurs palabres, qui tiennent en haleine : les thèmes de campagne. Il ne s’agit plus de présenter un homme pour convaincre ou informer de ses qualités ou compétences. Tout le monde s’en fout ! La presse est incompétente ou complice.
 
Ainsi les pires hypothèses courent par vaux et monts, un Juppé condamné pour prise illégale d’intérêts, ou encore un Strauss-Kahn favorisant une secrétaire dont il jouit des faveurs confondant carrière et gâteries, ou bien un Villepin qui a pris de petits arrangements avec le sortant, etc.., etc… devient présidentiable. En somme des individus à la probité plus ou moins suspecte ou aux compétences douteuses qui ont échoué dans leurs fonctions au service de l’Etat deviendraient aptes à rouler des mécaniques par la grâce du suffrage universel diplômant tous pouvoirs. Résultat : un pays qui s’enfonce dans la dette, perd son pouvoir d’achat, abandonne ses conquêtes sociales et ses vieux, s’éloigne de la laïcité et redécouvre le racisme et la haine. Triste bilan de 4 années de mégalomanie présidentielle qui en suivaient 12 d’incorruptible Chirac –Hariri, 14 d’un tonton chafouin et 7 d’un Giscard fugueur. 
 
Il est grand temps que la loi soit respectée et le bon sens remette la situation en ordre en balayant cette confusion qui jonche le débat politique au détriment du citoyen. Quel intérêt pour ceux qui briguent un mandat présidentiel de disposer d’un projet politique de gouvernement ? A lire la Constitution : Aucun ! Que les medias se le disent une fois pour toutes et cessent de jouer aux experts en comparant le projet des uns et des autres et que les sondeurs cessent de demander quel candidat propose le programme politique le plus avenant aux électeurs. 
 
Celui qui prétend à ses concitoyens avoir pour ambition de défendre telle cause ou telle autre ou représenter tel ou tel autre intérêt se trompe d’élection et ment. Le contrôle de la politique de la nation concerne les législatives desquelles naîtra le futur gouvernement.
Un tel bourrage de crâne use de l’ignorance civique et la conforte. Il constitue une atteinte à la confiance publique et gruge l’électeur, une infraction selon l’article 441-1 du code pénal : « Constitue un faux toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à causer un préjudice et accomplie par quelque moyen que ce soit, dans un écrit ou tout autre support d'expression de la pensée qui a pour objet ou qui peut avoir pour effet d'établir la preuve d'un droit.. » En l’occurrence le préjudice est une atteinte aux droits de l’homme et du citoyen en l’article seizième de la déclaration de 1789 et à l’alinéa 5 de l’article 89 de la Constitution., en un mot une tentative transformée par l’élu de s’opposer à l’application de la Constitution en gouvernant au lieu d’arbitrer.
Une telle propagande enseigne que le suffrage universel concentre légitimement pouvoirs (notamment exécutif) et souveraineté nationale dans les mains du président de la République. Ceci est en contradiction avec l’article 3 de la constitution et son titre II qui définit les limites du mandat présidentiel. En supplément l’application de ces faux droits modifie la forme républicaine du Gouvernement lequel est le seul habilité à déterminer et conduire la politique de la nation.
 
Le mandat confié au Président de la République par le suffrage universel est défini dans ses grandes lignes à l’article 5 de celle-ci :
« Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités.  »
Le Président n’est nullement légitimé à gouverner ou à déterminer et conduire la politique.
 
Bien au contraire, cette mission est du ressort exclusif du Gouvernement qui, s’il s’écarte de la volonté populaire représentée par l’Assemblée nationale, peut se voir contraint de démissionner par celle-ci :
«  Article 20 de la Constitution :
Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il dispose de l’administration et de la force armée.
Il est responsable devant le Parlement dans les conditions et suivant les procédures prévues aux articles 49 et 50. »
 
Si l’article 8 dispose :
« Le Président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement.
Sur la proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement
et met fin à leurs fonctions. »
Ceci ne signifie pas qu’il désigne un Premier Ministre de son choix, mais lui en confère le titre afin que celui-ci forme un cabinet dont le Président a également mission de nommer les membres et non de les choisir. L’acte présidentiel est purement protocolaire. Comme l’ont montré les périodes dites de cohabitation, le Premier Ministre est issu d’une majorité ou coalition parlementaire dont il doit justifier de la confiance et bénéficier du soutien législatif pour diriger l’Etat et conduire la politique.
 
C’est pour cette raison que le Président détient du peuple, en application de l’article 12 de la Constitution, le pouvoir de dissoudre l’Assemblée nationale afin de pouvoir mettre fin, si le suffrage législatif qui s’ensuit confirme cette dissolution par une représentation différente, aux dérives d’une politique irresponsable soutenue par une Assemblée dont les élus ont majoritairement trompé la confiance des citoyens. En fait, pour éviter ce à quoi la France est livrée depuis 4 ans en raison de la configuration Sarkozy-UMP-Fillon. Ceci est, en raison de la personnalité des leaders de cette formation, la caricature de l’excès d’abus d’ignorance et de confiance qui rend la démocratie impuissante au démantèlement de la République laïque, démocratique et sociale ainsi qu’au musellement du peuple au profit d’une poignée de privilégiés.
 
Il ne serait ni républicain ni démocratique de confier tous les pouvoirs à un seul homme qui les exercerait, à son gré, sans le moindre contrôle pendant cinq ans et, comble, en toute immunité pour les actes non accomplis ès qualité. A ce sujet les articles 3 de la Constitution et 16 de la déclaration des droits de l’homme de 1789, partie intégrante de la Constitution, sur laquelle le Président a le devoir de veiller, lui rappellent les principes de la démocratie.
 Article III de la Constitution :
« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. »
Article XVI de la déclaration de 1789  :
« Toute société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée ni la séparation des Pouvoirs déterminée n’a point de Constitution. »
 
En supplément, comment un élu, dont la mission est de veiller au respect de la Constitution, méconnaîtrait-il l’alinéa 5 de son article 89 :
« La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision. » ?
Ce verrouillage constitutionnel empêche quiconque de modifier la Constitution de la 5ème République quant aux principes du titre III qui régissent le mode dont le Gouvernement est organisé dans sa hiérarchie, sa mission et ses responsabilités. 
 
L’article 89 interdit donc tout exercice du pouvoir exécutif à quiconque n’a pas été proposé par le Premier Ministre et nommé par le Président, à plus forte raison au Président lui-même qui ne saurait être juge et partie sans outrepasser son mandat. Un mandat qui lui confère l’irresponsabilité, prévue à l’article 67, pour les actes accomplis en cette qualité, une qualité qu’il perd ipso facto dès qu’il exerce ou influence le pouvoir exécutif en déterminant et conduisant la politique de la nation. En bonne logique, à quoi la question de confiance servirait-elle si elle ne pouvait sanctionner l’auteur de la politique rejetée par les représentants du peuple ? Pourquoi le peuple devrait-il subir une politique malfaisante et destructrice pendant une période présidentielle ? L’institution parlementaire est-elle devenue une façade amputée de la moitié de son pouvoir ? Prive-t-on le peuple de sa souveraineté ?
 
Ce n’est pas parce que tous les présidents de la 5ème République ont jusqu’ici bafoué outrageusement leur mandat que cela doit continuer. Il est temps, que les électeurs le comprennent, y mettent un terme ou changent de République pour se doter d’une constitution toute neuve, moins républicaine et démocratique que l’actuelle.
 
Dans l’attente il est souhaitable que la république exemplaire du Président en exercice ne reste pas une formule magique et que les candidats à l’élection de 2012 et les partis qui y mettront leur grain de sel en vertu de l’article 4 de la constitution :
«  Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage.  »
aient l’obligeance de mettre en œuvre le devoir que leur impose la dernière phrase du même alinéa : « Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. »
 
Lesquels principes, foulés par les partis et candidats, sont rappelés dans le préambule de la Constitution :
« Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’Homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946. »
 
La propagande consistant à diffuser que le Président est en charge de l’application d’un projet politique et donc de la définition et conduite de la politique de la nation est une affirmation frauduleuse de la part des candidats et des partis politiques. Elle ne respecte nullement les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie, elle ignore la séparation des pouvoirs. Elle constitue une atteinte à la confiance publique selon l’article 441-1 du code pénal :
 
« Constitue un faux toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à causer un préjudice et accomplie par quelque moyen que ce soit, dans un écrit ou tout autre support d'expression de la pensée qui a pour objet ou qui peut avoir pour effet d'établir la preuve d'un droit … » Les partis et candidats qui affirment que le suffrage universel fait du Président de la République le garant et le conducteur d’un projet politique trompent les électeurs. Ils commettent une infraction grave.
 
Et c’est bien de l’établissement du faux droit du Président d’imposer «  une feuille de route » au Gouvernement pour la réalisation d’un programme ou projet politique dont il est question dans une campagne électorale présidentielle s’appuyant sur un tel argument politique. Lequel faux droit, s’il est exercé par le Président, constitue une usurpation de fonctions et un manquement à ses devoirs incompatible avec l’exercice de son mandat.
 
Le président n’a aucun droit particulier, il recoit du suffrage universel un mandat du peuple souverain, dont les limites sont strictes. Il a une mission précise, des devoirs et moyens définis par la Constitution. Il doit s’y conformer ou ne pas accepter la présidence.
 
Le Président doit être laïc et intègre, disposer d’une personnalité probe capable de résister aux tentations partisane. Un chef de parti ne peut à la fois remplir sa mission partisane et représenter l’ensemble du corps électoral sans conflit d’intérêts. C’est un homme serein, libre de toute attache idéologique et ambition politique et non le représentant d’une formation au service de tel ou tel intérêt social ou économique qu’il convient de choisir pour exercer un tel mandat.
 
Hélas ! Issus des majorités parlementaires, les différentes lois organiques, en application de l’article 6 de la constitution, ont modifié, au fil des élections, à l’avantage des partis les conditions du dépôt des candidatures. Ainsi au lieu de 100 présentateurs il en faut aujourd’hui 500 au candidat et les membres du Conseil économique et social qui représentaient les forces productrices de la nation n’ont plus voix au chapitre. Ces changements privilégient les candidats soutenus par les partis au détriment des personnalités individuelles ignorées des élus aptes au parrainage. Ils favorisent, au mépris de la Constitution, la cuisine partisane et le détournement illégal du mandat présidentiel. Il n’est pas évident pour un particulier sans attache partisane de réunir les « signatures » d’autant d’élus qui, pour la plupart, reçoivent, en dépit de la loi qui en fait les représentants du peuple tout entier, les consignes du parti dont ils portent l’étiquette et qui les tient en laisse. En effet, parmi les modifications de l’organisation des candidatures à la présidentielle le nom des présentateurs qui, à l’origine, étaient tenu secret est désormais publié par le Conseil Constitutionnel. Ceci permet au mépris de la démocratie et de l’article 4 de la Constitution, un contrôle absolu des instances partisanes sur les élus qui arborent leur étiquette et ne représentent plus le corps électoral mais le parti auquel ils sont inscrits. Un tel système pervertit le fonctionnement de l’élection et la liberté de parrainage des élus, il est illégal. Il trahit l’esprit de la constitution : « Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.  » En effet, si le suffrage est l’acte par lequel on déclare sa volonté dans une désignation, la présentation d’un candidat peut être assimilée à un suffrage. Que les présentateurs soient connus du Conseil Constitutionnel, garant de la régularité de la procédure électorale, ne change rien, cette institution étant tenue au secret jusqu’à cette modification. 
 
Il reste bien peu de l’héritage gaulliste dont se réclament nombre de candidats. Les prétendus primaires à l’américaine ne consistent qu’à désigner, assez peu démocratiquement, celui ou celle qui bénéficiera du soutien moral et financier du parti. Un soutien financier qui représente en moyenne moins de 20% des dépenses de campagne et oblige l’élu à le représenter comme si le parti détenait une partie du corps électoral et la majorité des suffrages exprimés, alors que l’état participe pour 50% dans les dépenses de campagne et rembourse les 2/3 des dons versés. Il participe ainsi directement et indirectement pour 70% du plafond fixé par la loi c’est à dire 12,8 millions € pour chaque candidat du second tour et plus dans le cas où la CNCCFP (Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques) enfreint la loi comme ce fut le cas en 2007 où ce plafond fut majoré de 18% sans l’approbation du Parlement. 
 
Quand j’entends des François Hollande ou autres candidats à la candidature socialiste vouloir porter le projet politique de leur parti, quand j’apprends que les couacs de l’UMP font l’objet d’intervention et de réunion à l’Elysée et que, selon les statuts de ce parti, le Président de la République en demeure le Président pendant son mandat, je conclus que la Constitution n’a pas sa place au PS ou à l’UMP.
 
Hélas ! Je n’ai pas lu ou entendu que les groupements politiques concurrents aient plus de considération pour la séparation des pouvoirs et le mandat présidentiel, les Dupont Aignan, Mélenchon, Bayrou, Le Pen, Duflot et autres ne lisent pas la bonne Constitution. Ceci en dit long sur les intentions de ces personnes et leur respect du fondement de notre république. Si un tyran est celui qui s’empare illégitimement du pouvoir, ces tyrans en herbe ne sont pas dignes du suffrage républicain tant ils piétinent les valeurs fondamentales de la démocratie. Le Président de la République n’est pas un sauveur providentiel, la démocratie n’est pas une religion et le temps d’un peuple, une nation, un guide est révolu ! Chaque prétendant quand il dépose sa candidature, devrait avec sa déclaration de patrimoine, attester avoir lu la Constitution et accepter de s’y conformer. 
 
Les électeurs français, pour la plupart civiquement incultes, devraient, dans leur propre intérêt et celui de la nation, prendre la peine de lire la Constitution et de s’informer sur les mandats de Président et de député de la République. Ils sauraient alors pourquoi ils votent avant d’écouter le chant de sirènes qui, de Charybde en Scylla, les ballotent vers l’abîme en profitant d’eux. 

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21 réactions à cet article    


  • frugeky 2 avril 2011 09:17

    Ah que ça fait du bien !
    « Les électeurs français, pour la plupart civiquement incultes » devraient pouvoir prendre connaissance de vos propos sur des médias ayant plus de résonance.
    Enfin, Agoravox c’est déjà ça....
    je vais me permettre de l’envoyer à quelques connaissances...
    Merci.


    • Albar Albar 2 avril 2011 09:43

      Quand l’état est en décrépitude, c’est les médiocres qui s’enhardissent. Naboléon 1er doit rire sous cape, en se rendant compte du degré incroyable de sénilité des français ; Menés comme ils sont par la barbichette.


      • Leo Le Sage 4 avril 2011 20:06

        Par Christian Navis (xxx.xxx.xxx.147) 2 avril 13:50 « Il n’y a plus d’état en France ! Nous sommes un pays sous tutelle. Un simulacre de république »

        Vous n’êtes plus en France ?

        Vous dites :
        « Enfin, même les apparences de l’état ont disparu »
        puis après vous dites :
        "Où est l’état quand des professions à qui le droit de grève est interdit (magistrats, flics) arrêtent ostensiblement le travail, et en font un moyen de chantage, sans que personne ne réagisse ?"

        Et l’état devrait faire quoi ?

        Vous reprochez souvent à Sarkozy d’être un espèce de dictateur, et maintenant qu’il ne fait rien vous lui reprochez de ne rien faire...
        Vous êtes maso ou quoi ?

        La Loi est créée pour formaliser la Justice.
        On crée une loi pour essayer d’être au plus juste, cela ne veut pas dire qu’elle est juste (base du droit).
        Ce n’est pas parce qu’une loi existe qu’on va l’appliquer bêtement.
        J’avais donné un exemple sur ce point dans mes interventions passées...

        Et lorsque l’état circule pour te verbaliser, ce n’est pas l’état, c’est un racketeur ?
        Et tes impôts, c’est juste au cas ou tu aurait envie de payer ?

        L’état est tellement présent que tout le monde le reproche à Sarkozy....


      • Robert GIL ROBERT GIL 2 avril 2011 11:47

        Le probleme, c’est que ces gens n’ont aucune notion de bien public ! Fillon a été élu député en 1981, il avait 27ans ! Sarkozy à 22 ans était conseiller municipal puis maire à 28 ans. Alliot Marie a commencé à 26 ans comme conseillère auprès d’un ministre et Estrosi, adjoint de J. Medecin à 28 ans puis député à 32ans. Depuis à part le feutre des bureaux politiques, l’ambiance aseptisée des plateaux télé et les discours à l’assemblée, que connaissent-ils de la vraie vie ? Voir ci-dessous...

        http://2ccr.unblog.fr/2011/02/11/tout-est-a-eux/


        • minusabens 2 avril 2011 12:25

          Le problème c’est que Fillon, Alliot Marie et Estrosi et Sarkozy que vous citez ne sont pas candidats pour l’instant.. Votre renvoi sur l’url ne résout rien et n’apporte aucune solution à la méconnaissance civique de la majorité d’entre nous. Hélas !

          Apparemment votre prétendu problème et explication n’a pas grand-chose à voir avec le sujet traité avec clarté dans cet exposé.

          Vous êtes un cas typique de nous tous, la connaissance vous est innée. Bilan : vous mélangez les genres et ne distinguez pas entre la mainmise sur les droits et ses conséquences et déballez votre savoir sur le début de la carrière politique des membres d’un parti. En supplément vous ignorez, volontairement ou non, que la désinformation et le bourrage de crâne ne sont pas l’exclusivité de l’UMP et de ses associés mais de tous les partis politiques et leurs représentants.

          Votre neutralité semble aussi légère que le vernis de votre analyse. Que connaissez-vous de la vérité, de la vie, de la politique et du droit ? Votre ton sentencieux me laisse penser que nous sommes encore le 1er avril.

           


        • easy easy 2 avril 2011 13:50

          Il vous semble, comme il semble à la majorité des internautes militants, que les tyrans volent le pouvoir.

          C’est assez vrai qu’ils le volent surtout aux autres voleurs. Mais il est également vrai que les gens n’y voient pas trop d’inconvénients.

          Un type qui pend 100 000 personnes pour s’emparer du pouvoir choque moins qu’un type qui fait ses courses à poil. 


          • Ray Volté 2 avril 2011 14:29

            Peut ’ on encore qualifier de citoyens des individus sans discernements, qui suivent comme des moutons les gens mal intentionnés mis en avant par les médias. Nous sommes anesthésiés par la pub électorale. On vote sur la binette du politicien. Plus on la voit plus elle rapporte de voix. La manipulation n’a pas de limites. 

            Le but premier des politiciens actuels c’est de se servir surtout pas de servir la nation. Mes poches d’abord après avoir fait celles des citoyens qui les ont mis au pouvoir. C’est écoeurant de constater leur comportement. Cela commence au bas de l’échelle politique, les maires aux multiples casquettes, conseiller de ci, président de ça. 
            Le réveil citoyen risque d’être brutal.

            Il rexiste des élus honnêtes, ils sont trop rares pour être visibles.

            Avez vous observé une décharge publique, une masse d’ordures eu par ci par là un bel objet qui a atterri par hasard au milieu de la pourriture. Nos assemblées ressemblent à une décharge

            • zelectron zelectron 2 avril 2011 15:51

              La chance que nous avons eu en France, c’est de subir un cortège de vaccins inoculé par la gauche Mitterradienne de bien mieux résister aux Chirasyncrasies et autre Saroleptiques qui nous empoisonnent : plus qu’un an à tenir ...


              • ELCHETORIX 2 avril 2011 21:14

                La seule grève qu’il faille ce sera la grève du vote , pourquoi continuer à voter
                pour l’un(e) ou l’autre pour que rien ne change càd que les pauvres restent pauvre ou si peu et que les autres « se gavent » sur notre dos !
                Tant que le système capitaliste industriel et financier continue ses ravages la situation sera la même sinon pire comme actuellement !
                C’est donc un changement de système économique qu’il faut et une refonte complète de la représentation du citoyen , nous aurions dans ce cas un changement pour par exemple d’orientaton de produire de l’énergie et sortir du nucléaire .
                Oui l’instruction civique et la morale doivent de nouveau être enseignées dans nos écoles comme avant dans les années cinquante ( il y avait même l’instruction relieuse le jeudi pour les pensionnaires au lycée ) !
                RA .


                • ELCHETORIX 2 avril 2011 21:15

                  correction .. instruction religieuse ..
                  RA .


                • gaijin gaijin 2 avril 2011 23:19

                  ABSTENTION


                  • Croa Croa 3 avril 2011 00:08

                    La Vème République a été écrite pour De Gaulle, qui en connaissait les non-dits. Lorsqu’il a douté représenter le peuple il est parti... de lui même !

                    Certes il y est bien écrit que

                    « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
                    Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. »

                    Mais en pratique c’est différent à cause des mécanismes mis en place contraires aux intentions affichés. Cette constitution ne constitue, dans ses premières ligne, que des intentions...

                    Bref le début des promesses  smiley


                    • emmanuel muller emmanuel muller 3 avril 2011 12:36

                      Ouvrons le débat sur la sixième république, que ces abus servent au moins à faire tomber la Vème...

                      ( Petit avis très perso au passage sur les risque d’un tel débat :
                      _ Le risque négatif est que la médiocrité actuelle ne fasse pas avaler des demies bonnes idées empoisonnées, de sacrifier des visions fines sur l’hôtel de l’urgence
                      _ Le risque positif est le potentiel des nouveau vecteurs d’information en encore sous évalué par ceux qui tiennent des manettes comme le prouve le printemps arabe. )


                    • Jowurz 3 avril 2011 19:43

                      Croa

                      décidément votre ramage ne vaut pas votre plumage. Quant sous la conduite de Michel Debré fut créée la Constitution, le Président de la République n’était pas élu au suffrage universel .

                      En revanche deux articles permettaient à celui-ci de mieux arbitrer entre les pouvoirs et d’assurer leur fonctionnement régulier.
                      L’article 12 lui donne pouvoir de dissoudre la Chambre si les députés ne respectent pas le mandat confié par le peuple et sont à la solde des partis.
                       L’article 16 l’autorise, si les conditions sont remplies, à rétablir par les moyens de son choix, l’autorité de l’Etat. 

                      Alors c’est vrai De Gaulle ne supportait pas les partis ! De là à prétendre que la Constitution est un code sur mesure pour le Général est une ineptie cornélienne.

                      L’élection du Président de la République au suffrage universel date de Novembre 1962, 4 ans après l’adoption de la Constitution. Ici encore l’objectif est de mettre les partis à l’écart, La logique de cette révision est de permettre d’élire un homme intègre et indépendant sans affiliation partisane. Ce contre quoi les partis n’ont jamais cessé de lutter.

                      Qui donc peut et ose se réclamer du Gaullisme ne saurait être issu d’une primaire et d’un parti.

                      Votre analyse, cher Corvidé, ne vaut pas un pet de lapin !


                    • kemilein 4 avril 2011 02:54

                      très bon article, une lecture de la constitution s’était imposée a moi.., il y a quelque temps déjà et j’avais eu exactement (idée pour idée près) le même déclic

                      il appartient exclusivement au législatif de formuler la loi.

                      élection des élus représentatif
                      ceci étant dit, l’élection, donc la campagne, donc celui qui mettra le plus de moyen pour « convaincre » (faire de la propagande et de la démagogie de masse en masse) est déjà contraire a la démocratie

                      appel des appelés-représentants représentatif
                      le tirage au sort serait plus « juste » puisque 90% de pauvres aurait toujours plus de chance d’être tiré au sort que les riches

                      démocratie, le pouvoir pour et par le peuple
                      mais encore, c’est faire fit de notre technologie, en effet, la StarAc est limite plus démocratique que notre pays, au moins ceux qui s’y intéresse peuvent eux même voter ! Nous pourrions très bien voter notre propres lois a l’heure d’internet (pad / portable / ordinateur)

                      ceux qui seraient intéressés par un sujet n’auraient qu’a consulter et lire, puis ils voter.
                      a contrario ceux qui ne s’y intéresseront pas, et refuseront d’exercer leur souveraineté-collective-partagée ne pourront s’en prendre qu’a eux même.


                      • Emmanuel Aguéra LeManu 4 avril 2011 09:44

                        C’est cela, oui.
                        Et en avant les tribunaux populaires tant qu’on y est... (en ligne, bien sur).


                      • kemilein 4 avril 2011 18:01

                        la justice ne peut être l’exercice de la vengeance, donc il faut une application détaché « juge ».
                        la démocratie c’est la démocratie
                        « démos » peuple
                        « kratos » (dieu du) pouvoir/puissance

                        si seuls les « meilleur » ont leur mot a dire, c’est l’aristocratie, les plus compétents la méritocratie

                        conclusion, quand on sait pas de quoi on parle... le mieux c’est de la boucler.

                        et oui la démocratie a une exigence d’instruction, d’éducation supérieur a toutes les autres formes d’exercice du pouvoir, puisqu’il faut « apprendre » a des milliers (cités greques) voir des millions (nations actuelles) d’individu a se comporter et comprendre la démocratie.

                        éducation et information sont les deux piliers d’une démocratie.
                        (ne pas confondre république et démocratie)


                      • Emmanuel Aguéra LeManu 4 avril 2011 22:53

                        Vous ne m’avez pas compris apparemment. Démocratie, même si ce mot aujourd’hui a des relents de nostalgie, ne signifie pas pour autant chaos. Vous vous plaigniez de trop d’élus ai-je crû comprendre ; je ne répondais que ce n’était qu’injure faite à ceux qui en manquent.
                        Mais aussi je pensais que votre commentaire était une critique de « trop de bureaucratie » comme on entend en général d’un certain côté de l’hémicycle. Je m’aperçois à votre réaction qu’un soupçon d’élitisme malvenu pourrait le controverser... je me trompe ?
                        Cordialement.


                      • kemilein 5 avril 2011 00:50

                        je ne suis pas anti élite...
                        je pense juste que le politique c’est comme les départements (administratif pas géographique-historique) ca date d’un autre temps.

                        le département c’est parce qu’a l’époque la voiture n’existait pas pour la majorité des gens et un cheval ne va pas a 90km. le politique vient d’un temps ou le téléphone n’existait pas, le télégraphe/télégramme, mais c’est tout.

                        le système institutionnel ne s’est jamais modernisé pour prendre en compte les nouvelles techniques, les nouvelles « coutumes » quotidienne (web, portable, forum, etc), les nouvelles technologies.
                        et j’affirme, que nous pouvons nous passer de représentant en faisant nous même nos propres lois, et en les votant.

                        ceci n’est pas qu’une critique idéologique d’un point de vue personnel, mais un constat dans l’absolu ils sont « inutile », concrètement évidement, puisque le système est tel, que nos institutions sont ainsi faite nous sommes sommés et obligés de choisir (faussement) des/un représentant non représentatif doublé d’une irresponsabilité juridique.


                      • Leo Le Sage 4 avril 2011 19:56

                        @auteur

                        « Quand partis et candidats prennent le peuple pour un ramassis d’innocents il en résulte un triomphe pour l’abstention »

                        Si déjà votre discours commence comme çà je me demande en quoi votre papier est crédible.

                        Tous les partis comme tous les candidats prennent le peuple dans son ensemble pour des enfoirés ?
                        Tous ? allons, allons...
                        C’est comme si vous nous dites que nous sommes tous malhonnêtes car personne ne l’est en définitive...

                        Charmante perspective.

                        Vous savez au moins que le peuple le plus pessimiste est le peuple français ?

                         
                        « Il ne serait ni républicain ni démocratique de confier tous les pouvoirs à un seul homme qui les exercerait »

                        En France, tous les pouvoirs ne sont pas encore entre les mains d’un seul homme...
                        Sinon, la Justice ne ferait pas de manifestations : c’est impossible de faire une manifestation dans de mauvaises conditions. smiley
                        Par contre, les lobbies arrivent à faire pencher la balance un peu plus dans leur sens que dans le sens du grand nombre.
                        Tôt ou tard, si ce n’est déjà fait, Sarkozy tombera dans ce travers...

                        Après tout, il a insisté pour que le débat sur la laïcité ait lieu alors que les débats importants pour le peuple est l’économie, notamment le chômage.

                        Je dis çà, j’ai rien dit... smiley

                         
                        "Les électeurs français, pour la plupart civiquement incultes, devraient, dans leur propre intérêt et celui de la nation, prendre la peine de lire la Constitution et de s’informer sur les mandats de Président et de député de la République« 

                        Même s’il ne le lisent pas ce n’est pas grave.
                        Il faut d’abord demander aux citoyens d’aller voter quoiqu’il arrive.
                        Sinon, ce sont les extrêmes qui dirigent le pays...

                        Et toute personne adulte et responsable aura le réflexe de lire la Constitution...
                        Elle aura même le reflexe de se demander » mais pour qui je vote ?".
                        (Car en fait on se demandera mais pour qui on va voter pourquoi on va voter comment çà marche ?)

                        C’est pour cela que quoi qu’il arrive je vais voter.

                        C’est sans doute pour cela que les sympathisants du FN vont voter.
                        On leur enseigne le reflexe minimum... smiley


                        • Kalevala 5 avril 2011 01:53

                          la meilleur réponse à la mégalomanie présidentielle c’est des coups pieds aux fesses.

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