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Accueil du site > Actualités > Politique > L’étranger : un ami qui vous veut du bien

L’étranger : un ami qui vous veut du bien

Pour sortir du débat passionnel que proposent les politiques de tout bord, il convient de s’interroger sur le rôle essentiel que tient l’immigration dans l’équilibre des populations au sein des états. La démographie, avec ses courbes, ses taux, et ses ratios, est le seul outil qui infléchisse réellement les orientations politiques. Des pans entiers de l’économie comme l’emploi et les retraites en dépendent directement…Selon un rapport de l’ONU rendu en 2001, sur la base de projections démographiques, L’Europe devra accueillir 100 millions de migrants d’ici à 2050…

Voyez dès lors comme l’instrumentalisation à visée électorale forme un écran de fumée derrière lequel la réalité semble bien plus élémentaire.

La demi exception française

 La France parmi ses voisins fait figure d’exception puisque sa situation démographique est beaucoup moins instable. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle n’accueille que 5.5 millions de migrants (dont 3.5 millions n’ont pas la nationalité française)…Ils représentent 8% de la population.

 

Répartition des immigrés par pays de naissance (2008) en % effectifs
Afrique 42,5 2 271 231
Algérie 13,4 713 334
Maroc 12,3 653 826
Tunisie 4,4 234 669
Autres pays d' Afrique 12,5 669 401
Europe 38,0 2 032 030
dont Europe des 27 33,9 1 808 425
Espagne 4,8 257 315
Italie 5,9 317 360
Portugal 10,9 580 598
Royaume-Uni 2,8 147 954
dont autres pays de l'UE 27 9,5 505 296
dont autres pays d'Europe 4,2 223 605
Asie 14,2 756 846
Turquie 4,5 238 862
Cambodge, Laos, Vietnam 3,0 162 684
Autres pays d'Asie 6,7 355 301
Amérique, Océanie 5,3 282 181
Total 100 5 342 288

Source Wikipédia

 

JPEGEnsuite la France, depuis les années 1950, accueille des immigrés de façon permanente contrairement aux autres pays d’Europe, qui eux, ont le plus souvent émigré. Aussi aujourd’hui, 23% de français, soit 13.5 millions, sont d’origine étrangère. Quatre millions d’entre eux, nouveaux arrivants, souvent stigmatisés dans le débat les mêlant aux problèmes d’intégration, sont originaires du Maghreb, de la Turquie et de l’Afrique subsaharienne, les autres, immigrés de plus longue date et venant du Portugal, de l’Italie et de l’Espagne sont parfaitement intégrés à la société française.

 Et puis, le chiffre dont on ne parle pas tant il est contradicteur, porte sur le solde migratoire. Il est officiellement de 75 000 immigrés par année puisque l’opération consiste à soustraire au nombre d’entrants (de 170 000), le nombre de sortants (je vous laisse faire le calcul). Le solde migratoire, en France, étant de l’ordre de 1,6‰, est l’un des plus faibles d’Europe.

 Certes comparer les chiffres des uns et des autres ne nous informe en rien sur le besoin des pays en migrants. Ce besoin est déterminé par le ratio actifs/inactifs. Aujourd’hui, il plafonne à 2.1 et selon des projections de scénario tendanciel, il n’y aurait plus que 1.5 actif pour 1 inactif de 60 ans ou plus, en 2060…Or, pour inverser cette tendance, on peut compter sur un accroissement de la fécondité ; mais les bénéfices sur le ratio ne serait effectif que 20 ans plus tard…L’autre levier, consisterait non pas à accueillir davantage d’étrangers mais à en laisser partir moins. Selon un rapport du CES, afin de garantir le nombre d’actifs nécessaire sur le marché du travail, la France devrait retenir 10 000 migrants de plus chaque année jusque 2060…

Bien que ces prévisions soient contestées, notamment par le fait que l’espérance de vie qui est de 81 ans aujourd’hui, n’évoluerait guère plus et que finalement par voie de conséquence, le nombre d’inactifs serait revu à la baisse, le vieillissement de notre population reste une tendance inéluctable.

Toutes ces données ont conduit François Hérau, Directeur de l’INED, a affirmé qu’en France, « il n’y a pas d’intrusion massive mais une infusion durable »… Aussi du point de vue de l’analyste, on comprend mal la politique actuelle qui consiste à « combattre » l’immigration.

 

 D’un point de vue qualitatif

 Pour parler intelligemment de l’immigration, il est indispensable de prendre en compte le bilan démographique. Or ce n’est que le premier mouvement d’une valse à deux temps car accueillir les étrangers n’a rien d’un geste humanitaire ; il s’agit plutôt de corriger une situation déficitaire. Le gros avantage de l’immigration est qu’elle est susceptible de garnir immédiatement le rang des actifs sauf si évidemment celle-ci pose un problème d’intégration

Or sur les 214 millions de migrants dans le monde, 70 millions sont nés dans un pays du sud et vivent dans un pays du Nord. Le défaut de perspective les pousse, bien souvent malgré eux, à quitter leur terre natale. Par le biais du regroupement familial pour la plupart d’entre eux, ils débarquent la tête pleine d’un espoir que les médias, de plus en plus omniprésent, leur ont fait miroiter. Pour d’autres, c’est l’exil pour faits de guerre ou de persécutions politiques…Dans tous les cas, l’histoire n’est pas rose et tous ces migrants faisant ce voyage vers le nord, en laissant derrière eux leur culture et leur famille, ne le font pas par plaisir. 97 % des humains vivent dans leur pays natal…Ces immigrés font donc partis de ces 3 % qui ont le courage de croire qu’ailleurs, un avenir est envisageable…

 

L’intégration culturelle

 La France est un état laïque et la religion est une liberté personnelle. Or si pour la première génération de migrants, cette spécificité française souvent en bute avec la nostalgie de l’origine, semble difficile à intégrer, la deuxième génération, française de surcroît (droit du sol) n’éprouve pas de difficultés à apprécier ces valeurs qu’elle est même prête à défendre avec l’ensemble de la société…Ce faux problème n’est donc qu’un leurre car nous savons que le temps d’une génération, tout au plus deux générations, comme ça a été le cas pour les italiens, les espagnols, et les portugais avant, suffisent pour assimiler la culture, les droits et les devoirs français. L’identité nationale n’a jamais été menacée et même aujourd’hui, la communauté de « culture musulmane » est pour la deuxième génération du moins plus laïque qu’on ne l’imagine. Les récentes révoltes apparues dans les cités en 2005 ne furent que l’expression d’un profond sentiment d’exclusion.

 

L’intégration par l’emploi

C’est là peut être « le nœud de la guerre » car avec ses 5 millions de chômeurs, la France se retrouve devant ce paradoxe structurel. D’un côté, elle a besoin de gonfler le rang des actifs pour pérenniser son système social et de l’autre, elle n’a pas d’emplois à proposer. Or les immigrés qui viennent de très loin avec cette certitude que dans un pays riche, au moins, ils trouveront un travail, n’ont souvent pas de qualifications et se retrouvent devant les guichets de l’ANPE.

Du coup, l’immigration est une charge pour l’état puisque selon un rapport publié en 2010 par Jean Paul Gourévitch, l’état aurait déboursé 30.4 milliards d’euros si on prend en compte les apports et les dépenses qui lui sont liés.

Ceci dit, ne nous trompons pas de cible, une société qui aurait plus d’inactifs que d’actifs serait obligée dans l’urgence d’ouvrir les vannes et les problèmes d’intégration seraient bien différents de ce qu’ils sont aujourd’hui…Répétons le, en matière d’immigration, la France a fait le choix de la constance et c’est à tout point de vue l’approche la plus constructive…


L’immigration subie

Voilà un terme électoraliste par excellence…Car cela revient à dire que l’on accueille des étrangers mais qu’ils ne sont pas les bienvenus. C’est le comble de l’inhospitalité !

 

 L’immigration choisie

 L’immigration choisie est effectivement la politique efficace à moindre coût par excellence, compte tenu des attentes françaises sur l’immigration. Il y a en France des emplois vacants que des immigrés diplômés pourraient occupés immédiatement à leur arrivée sur le territoire. Cependant et c’est là que pèchent les positions radicalistes de Nicolas Sarkozy, on ne peut pas balayer d’un revers de main, l’autre catégorie d’immigrés plus défavorisée…D’un point de vue éthique, cela ne ressemble pas aux valeurs françaises que nous présentons comme un modèle…

D’un point de vue historique, il serait ingrat d’oublier que c’est cette même catégorie qui jadis, pour citer Gérard Noiriel, a construit 90% des autoroutes, une machine sur sept, et un logement sur deux…

Mais surtout, on ne doit pas perdre de vue qu’aujourd’hui, de grandes entreprises françaises comme Total ou Areva créent eux même les conditions de cette immigration en faisant comme si la mauvaise redistribution de l’argent qu’elles génèrent, dans ces pays à fort taux d’émigration, ne les concernait pas…

Et finalement, cette politique de l’immigration choisie finirait d’appauvrir les pays qui ont le plus besoin de compétences…L’exode des cerveaux a cette connotation un peu malhonnête qui consiste à voler les compétences sans avoir eu à supporter les coûts liés à la formation.

 

 L’immigration illégale

 On estime entre 300 000 et 400 000 le nombre d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire français. Beaucoup d’entres eux travaillent, scolarisent leurs enfants, et même paient des impôts. Ils sont pour la plupart rentrés régulièrement sur le territoire et déposent souvent un dossier auprès des préfectures dans le but de régulariser leur situation.

Chaque année, 30 000 immigrés en situation irrégulière sont enfermés dans un centre de rétention administrative dans l’attente d’une expulsion. Une reconduite à la frontière coûte à l’état 20 000 euros. Six cent millions d’euros, c’est le coût que devraient supporter annuellement l’état si il reconduisait toutes ces personnes à la frontière.

 

  La France comme tous les pays d’Europe est en déclin démographique. Pour remédier à ce manque, à court terme, son seul recours est d’accueillir des immigrés. Aussi, au préalable, afin de garantir la réussite de leur intégration, elle doit créer de l’emploi, c’est le nœud actuel de la crise européenne. Mais en cette période de récession, il ne faut surtout pas croire qu’en se lestant d’un nombre important d’immigrés, la montgolfière va reprendre de l’altitude. Demain la crise sera passée, et la France qui depuis 1950 a toujours accueilli les étrangers avec constance, a acquis une expérience qualitative de l’intégration. Les problèmes de ces vingt dernières années sont à mettre en corrélation avec le chômage…Si elle peut résoudre ce dernier point, elle ne regrettera pas son choix politique en matière d’immigration.

 

 « Nos filles et nos fils feront l’amour ensemble et l’Europe de Demain… » Brassens


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10 réactions à cet article    


  • gordon71 gordon71 10 mars 2012 11:25

    bravo quelle démonstration et surtout quelle nouveauté dans les arguments quelle fraîcheur, on en est tout retourné on en reste sans voix


    il ne vous reste chère Victoria, qu’un petit détail à régler mais avec votre force de persuasion il ne s’agira que d’une pécadille, 

    convaincre les 25 % d’électeurs potentiels de Marine de la pertinence de vos arguments et du charme discret du vivre ensemble 

    d’ailleurs ce sera facile, ce sont surement vos voisins, vous habitez une banlieue arc en ciel et multiculturelle, celà se sent dans votre « vécu »




    • Robert GIL ROBERT GIL 10 mars 2012 11:40

      voici un texte sur l’immigration que j’ai reçu dans ma boite mail, a lire et a faire circuler....

      http://2ccr.unblog.fr/2012/03/09/immigration-y-en-a-marre/


      • ottomatic 10 mars 2012 11:50

        Quel courage de nous sortir le discours dominant !

        Un grand merci ou pas...

        • Soi Même 10 mars 2012 15:34

          Merci de prendre l’autre versant de se sujet.
          J’ai envie de dire aux embouchés charité bien ordonner commence par soit même.
          La riche d’un pays ce révèle par sa diversité.
          La seul question qui ne taraude, avons nous encore les moyens de les accueillir dignement ?


          • Ptetmai 10 mars 2012 16:58

            J’ai failli me laisser prendre, puis je vous ai relu.


            Il y a pas mal d’incohérence dans vos « généreux » propos. Qu’en penserait la petite vieille qui vit d’une pension de reconversion et du restau du coeur où elle va en se cachant. 

            Mais j’ai pas très bien compris. C’est pour payer les retraites qu’il faut accueillir les étrangers ?

            Pour assurer quels emplois ? Agent de sécurité derrière les caisses des super-marchés payé au SMIC ?. Ouvrier du bâtiment sous-payé ? Présenteur de poubelles derrière le camion sous-payé ? Distributeur de pub sous payé ? Caissière sous-payée ? Quel autre emploi , très respectable soi, mais plus valorisant ? Femme de ménage ou gardien la nuit peut-être ?

            "Si ce salaire ne vous convient pas, y’a dix « Noirs » qui font la queue"

            Il est vrai que mon médecin traitant, mon nouvel urologue et son prédécesseur, le chirurgien qui a réparé ma jambe, même mon kinési sont « étrangers ».

            Il faut savoir aller plus loin que les tabous. Notre politique d’immigration est insensée depuis au moins les accords d’Evian de 1962.


            La France est surpeuplée, et donc surpolluée. Matériellement, pas par les étrangers en tant que tels, mais qui contribuent aussi à la surpollution matérielle. 

            On continue ou on amaigrit le dangereux score du FN ?

            Payons les retraites avec la récupération maximale de l’argent que des patrons et des actionnaires n’ont pas « gagné » en exploitant aussi des étrangers .... et ex-étrangers.

            Merci pour les chiffres. 300 à 400 000, dites-vous : ça fait une belle différence ! Adultes ? Enfants

            NB. La prochaine fois, pensez à mettre des majuscules aux gentilés. Même si vous n’avez pas fait vos études dans des classes surchargées d’enfants d’étrangers, on n’a peut-être pas eu le temps de vous apprendre ce mot et cette règle d’orthographe ? 

            Non, je ne suis pas FN, ni UMP, ni même centriste. Et ni extrême-gauchiste évidemment. Simplement je n’appelle pas racisme du réalisme. ;


            • easy easy 10 mars 2012 17:54

              En lisant « L’étranger : un ami qui vous veut du bien » j’ai cru qu’on allait parler directement ce que dit un tel titre. 

              Car l’immigrant nous veut bien du bien.

              En tous cas, il immigre parce qu’il espère un mieux et parce qu’il imagine qu’ici il pourra vivre ce mieux. Il croit que la situation est meilleure ici que chez lui.
              Il a un a priori positif sur l’endroit où il se rend, au prix de sa vie parfois .
              Et il n’a aucune envie que ce mieux disparaisse à son arrivée ou après.
              Une détérioration de la situation en France serait pour tous les immigrants une catastrophe invalidant leurs sacrifices, ruinant leurs ultimes espoirs.

              Pour autant, chacun d’eux se doute bien que s’il se dirige vers un pays composé de souchiens et qu’il l’apprécie ainsi, il contribuera, par sa seule présence et quoi qu’il fasse, à altérer ce souchisme. Chaque immigrant sait qu’il modifie la donne dans un sens qui ne lui plaît pas mais il considère que la goutte qu’il représente n’aura qu’une incidence modificatrice minime.

              C’est la somme de ces immigrants dotés de cet état d’esprit qui finit par modifier significativement la donne de départ puis la réputation.


              Dans les tous premiers temps d’une vague immigratoire, les premiers arrivants se font invisibles pour ne surtout pas perturber les paramètres originels du pays d’accueil. Ils n’ont même pas lidée de réclamer des plats spéciaux et s’arrangent de tout.
              Mais au fur et à mesure qu’ils constatent des rejets ou qu’en raison de leur nombre élevé le pays d’accueil commence à prendre des mesures particulières, ils ont le réflexe de se protéger en fabriquant ce dont ils ne voulaient pas au départ, une communauté active prenant parfois forme de ghettoïsation.

              Et il est fréquent dans l’Histoire qu’une fois un ghetto formé, ses immigrants y vivent un idéal. Ils se retrouvent entre boudeurs de l’état d’où ils sont partis et se chamaillent donc peu politiquement. Ils ont tous le même amour pour le pays d’accueil, ils ont tous subi les mêmes rejets et ils s’arrangent pour vivre entre eux en profitant ainsi de la grande structure étatique qu’ils aiment tout en se protégeant des coups de griffes des xénophobes ou xénosaturés.

              De plus les barrières linguistiques favorisent toujours les communautarismes.

              Si jusqu’en 1970 nos immigrants avaient majoritairement instruits au nom de Ferry jusqu’à se croire des descendants de Gaulois, s’ils étaient nombreux à mieux connaître Montesquieu que des Parisiens, plus ça va plus les nouveaux immigrants sont des gens qui n’ont pas connu notre école coloniale et qui ne parlent donc pas le français. Les Chinois venant de Chine ne représentent qu’une très petite part des immigrants mais ils ne comprennent pas notre langue. Même les nouveaux immigrants de l’ex Indochine sont quasiment non francophones, contrairement à leurs parents et grands-parents.



              Les hasards de l’Histoire font qu’il arrive que plusieurs communautés immigrantes originellement ennemies se retrouvent en face à face dans le pays d’accueil qui se voit importer involontairement un affrontement qui ne le concernait pas et qui finit par l’impliquer.

              Il est impossible de recevoir deux communautés ennemies séculaires sans les voir chacune renforcer son communautarisme et sa radicalisation.


              Alors que la France n’est pas pour grand chose dans la création d’Israël, dès cet état formé, il y a eu une friction inédite entre Juifs et Palestiniens, friction étendue aux Arabes musulmans voire Chrétiens et c’était pile à ce moment là que la France s’est mise à inviter les Arabes nord Africains à venir côtoyer ici la diaspora juive qui s’y trouvait depuis plus longtemps.
              Ca ne pouvait pas plus mal tomber.




              Il y a indiscutablement un amour des immigrants pour le pays qu’ils intègrent, mais les hasards de l’Histoire rendent parfois cet amour jaloux et un basculement paradoxal à la haine peut en survenir.

              Une famille adopte un premier enfant qui met du temps à de faire une place à la mesure de ses ambitions affectives. Arrive un second enfant qui désire être autant considéré que le premier. Il suffit d’un rien d’étincelle pour que l’affrontement survienne et que la famille se retrouve cul par dessus tête.
              On observe également ça dans les familles recomposées et même au sein d’une fratrie.


              Toutefois, il s’agit là de principes généraux.
              Il faut considérer que s’y ajoutent toujours l’intelligence des parties qui sait éviter que d’une rixe, on en vienne à une guerre. C’est grâce à cette pondération que nous pouvons observer qu’il n’y a quasiment pas de bataille rangée entre nos communautés ennemies, quasiment pas d’attentats autres que des vandalismes de tombes, alors que techniquement des mises à feu seraient possibles.


              France, samedi 10 mars 2012, des centaines de milliers de Juifs partiellement sionistes, des centaines de milliers d’Arables musulmans partiellement antisionistes vivent côte à côte. Pas une seule bagarre de signalée. Dix jours, cent jours, sans un seul affrontement au sang. Deux ou trois injures, cinq ou six tombes renversées, quelques tags rageurs, rien de plus.
              Il suffit d’une poignée d’Anders Breivik ou de Youssouf Fofana pour faire ça.

              Nos immigrants, dans leur immense majorité, sont des gens courageux qui préfèrent clairement la paix afin de pouvoir profiter et contribuer à conserver la France qu’ils ont aimée au point de consentir à tout quitter pour elle.


              L’immigré ne peut que bénir les gens vers qui il émigre et s’il maudit quelqu’un c’est ceux qui l’ont obligé à cet exil à hauts risques. Il nous arrive toujours humilié et il a sa dignité à reconstruire. Il se sent très souvent porteur d’une responsabilité nationale et apprécie les discours qui transcendent les cas individuels.


              • Massaliote 10 mars 2012 17:55

                Immigration : une retraite garantie pour les étrangers n’ayant jamais travaillé en France

                Bienfaisante contribution de la diversité à la société française . 

                L’auteur sait-elle que nombre de français touchent une retraite inférieure ?


                • ottomatic 10 mars 2012 17:58

                  Que de biais dans cet article...


                  L’étranger qui arrive chez nous, le fait pour quitter la misère de son pays d’origine, misère savamment orchestré par les oligarchies bien de chez nous.
                  Cette même oligarchie utilise l’étranger comme facteur pour faire baisser le niveau de vie des pays riches. L’immigration est exactement la même chose que le libre échange : ce qu’on ne peut pas produire a bas couts dans des pays pauvres, et bien c’est l’étranger qui le produit à moindre cout sur place.
                  L’immigration est un deal perdant/perdant pour absolument tout le monde sauf les ultrariches.
                  Et ne parlons pas de la destruction des cultures...
                  Regardez le résultat de l’immigration dans les cités : des pauvres cons qui vous chient dessus en vous traitant de sale « céfran » alors qu’ils seraient très mal accueilli dans leurs pays d’origine bien souvent fantasmé...
                  Résultat : ils ne sont ni français ni de leur pays d’origine, mais ils écoutent du rap en buvant du coca en contemplant leurs paires de nikes... vaste programme...

                  • non667 10 mars 2012 22:38

                    à victoria
                    un article de pub pour une marque de vaseline  : «  »L’étranger "
                     : un ami qui vous veut du bien.
                     smiley smiley smiley


                    • victoria victoria 11 mars 2012 12:34

                      Le titre est accrocheur. Il mériterait d’être changé...Dans le genre « immigration : le salut démographique » 

                      De plus la conclusion contient une erreur importante ( mea culpa) : En Europe, la démographie est vieillissante et non pas déclinante...
                      Pour le reste, le papier est un article privilégiant les faits. Pour assurer un nombre nécessaire d’actifs sur le marché du travail, les pays d’Europe n’ont que deux solutions : soit ils accueillent les immigrés ou soit ils expatrient les inactifs...On comprendra à présent pourquoi tous les pays d’Europe accueillent des étrangers...
                      Pour finir, Il n’ y a pas meilleur facteur d’intégration que l’emploi... D’où aujourd’hui, nos problèmes d’intégration...
                      Voici une synthèse de l’article... Il n’ y a vraiment pas de quoi s’emballer...


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