Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > L’Europe de De Gaulle à... François Hollande, sur le chemin des (...)

L’Europe de De Gaulle à... François Hollande, sur le chemin des Amériques

Chaque jour qui passe voit l'Europe s'effacer devant l'éléphant américain et grossir la crise Ukrainienne. Le nouveau rideau de fer se lève à l'Est et renvoie toujours plus l'UE dans les bras de l'oncle SAM et son PACS de TAFTA (PTCI ou grand marché transatlantique).

De Gaulle avait bien senti le danger. Hélas la clairvoyance n'a pas été le point fort des présidents qui lui ont succédé.

JPEG

De Gaulle, l’Europe et les Américains…

Indépendance nationale : la France, puissance tierce entre USA et URSS

Dès la Libération, le Général de Gaulle ne voulut pas se ranger dans une politique d’alignement atlantique systématique. Pour lui, la France, entre l'Amérique et la Russie, devait être « un lien et non pas un enjeu ». Il précise dans un message public du 17 novembre 1945 qu'il fallait mener : « une politique française d'équilibre entre deux très grandes puissances, politique que je crois absolument nécessaire pour l'intérêt du pays et même pour celui de la paix. »

Retrait de la structure militaire de l’OTAN

Le 7 mars 1966, Maurice Couve de Murville remit à l'ambassadeur américain Charles Bohlen une lettre manuscrite du général de Gaulle au président Johnson. Il lui annonçait que la France, sans dénoncer le traité instituant l'Alliance atlantique, avait décidé « de recouvrer sur son territoire l'ancien exercice de sa souveraineté, actuellement entamée par la présence permanente d'éléments militaires alliés ou par l'utilisation habituelle qui est faite de son ciel, de cesser sa participation aux commandements intégrés et de ne plus mettre de forces à la disposition de l'OTAN. » États-majors, services et forces de l'OTAN avaient un an pour évacuer leurs 30 bases militaires, leurs 27 000 soldats et leurs 37 000 employés civils.

http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/de-gaulle-et-le-monde/de-gaulle-et-les-etats-unis/analyses/le-general-de-gaulle-et-les-etats-unis.php

On peut rappeler ici que c’est Mitterrand qui accepta de revenir ponctuellement sous bannière et commandement intégré de l’OTAN lors des interventions militaires en ex Yougoslavie ; C’est Sarkozy qui, lance la procédure de réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN mettant fin le 17 mars 2009 à la décision de sortie du Général, 43 ans après, à 10 jours près

Le couple Franco-Allemand, un ménage à trois ?

Le général De Gaulle est à l’origine du Traité de l’Elysée suite à un contact direct avec Adenauer ; Il s’agit de consolider les relations de travail et la gouvernance entre les deux nations du couple Franco-Allemand, architecte de la construction européenne. Il s’agit pour le Général de traduire dans les pratiques des exécutifs une réelle coopération et une coordination interministérielle dans les domaines des Affaires étrangères, de la Défense, de l’Éducation et la Jeunesse.

À la suite de la déclaration commune du président de la République française et du Chancelier de la République fédérale d’Allemagne en date du 22 janvier 1963, sur l’organisation et les principes de la coopération entre les deux États, les dispositions suivantes ont été agréées dans le Traité de l’Elysée .

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_l%27%C3%89lys%C3%A9e

signature du traité de l'Elysée

signature du traité de l'Elysée

Le Bundestag ratifie le Traité mais rappelle dans le Préambule quels sont les buts principaux de l’Allemagne :

PRÉAMBULE À LA LOI PORTANT RATIFICATION DU TRAITÉ FRANCO-ALLEMAND VOTÉ PAR LE BUNDESTAG (Bonn, 15 juin 1963)…

« Manifestant la volonté de diriger l’application de ce traité vers les principaux buts que la République fédérale d’Allemagne poursuit depuis des années en union avec ses autres alliés et qui déterminent sa politique, à savoir :

  • le maintien et le renforcement de l’Alliance des peuples libres et, en particulier, une étroite association entre l’Europe et les États-Unis d’Amérique,
  • l’obtention du droit d’autodétermination pour le peuple allemand et le rétablissement de l’unité allemande
  • la défense commune dans le cadre de l’Alliance de l’Atlantique nord et l’intégration des forces armées des États membres du pacte
  • l’unification de l’Europe selon la voie tracée par la création des Communautés européennes, en y admettant la Grande-Bretagne et les autres États désirant s’y joindre et le renforcement des Communautés existantes
  • l’abaissement des barrières douanières par des négociations entre la Communauté économique européenne, la Grande-Bretagne et les États-Unis d’Amérique, ainsi que d’autres États, dans le cadre du GATT… »

Il s’agit là d’une affirmation très claire de la volonté géopolitique allemande de s’inscrire dans un projet européen atlantiste à l’opposé de la vision gaullienne.

Trois ans plus tard, De Gaulle ne pouvait que constater amèrement que l’Allemagne avait privilégié le lien Atlantique plutôt que le couple Franco-Allemand.

« Ce n'est pas notre fait si les liens préférentiels, contractés en dehors de nous et sans cesse resserrés par Bonn et Washington, ont privé d'inspiration et de substance cet accord franco-allemand. »28/10/66

De Gaulle et l’Impérialisme américain

L’extrait ci-dessous est tiré du tome 2 de l’ouvrage « C’était de Gaulle », d’Alain Peyrefitte, paru en 1997 chez Fayard (Editions de Fallois), page 17, janvier 1963.

« Le grand problème, maintenant que l’affaire d’Algérie est réglée, c’est l’impérialisme américain. Le problème est en nous, parmi nos couches dirigeantes, parmi celles des pays voisins. Il est dans les têtes. »

Après le Conseil, le Général me dit : « Les Européens n'auront pas recouvré leur dignité, tant qu'ils continueront à se ruer à Washington pour y prendre leurs ordres. »

« On a donc vu nombre d'esprits, souvent d'ailleurs valables et sincères, préconiser pour l'Europe, non point une politique indépendante, qu'en vérité ils n'imaginent pas, mais une organisation inapte à en avoir une, rattachée dans ce domaine, comme dans celui de la défense et celui de l'économie, à un système atlantique, c'est-à-dire américain, et subordonnée, par conséquent, à ce que les Etats-Unis appellent leur « leadership » »

« Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant « l'Europe ! », « l'Europe ! », « l'Europe ! » mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien.(décembre 65) ».

Cette méfiance du Général par rapport à nos alliés américains et son irritation envers l’atlantisme excessif-selon lui-d’une partie des élites françaises n’étaient vraiment pas partagées par l’un de ses successeurs, Valery Giscard d’Estaing.

French American Foundation : FAF

Valery Giscard d’Estaing trouvait sans doute que la France n’était pas assez proche du Rêve Américain. Aussi lança-il-en mai 1976 l’idée de la Création de la French-American Foundation, à Washington, en compagnie du Président américain Ford et du Secrétaire d’Etat Kissinger. On se souviendra que cette période a été une période de doute pour le camp occidental : choc pétrolier, guerre du Kippour, interrogation sur le modèle de développement et la croissance avec le Club de Rome, défaite militaire des Américains au Vietnam. C’est en 1973 que se crée d’ailleurs la Commission Trilatérale à l'initiative des principaux dirigeants du groupe Bilderberg et du Council on Foreign Relations, parmi lesquels David Rockefeller, Henry Kissinger et Zbigniew Brzezinski

http://fr.wikipedia.org/wiki/French-American_Foundation

Les textes officiels de la FAF définissent sa mission : « L’objectif de la Fondation franco-américaine est de renforcer la relation franco-américaine considérée comme un élément essentiel du partenariat transatlantique. »

Adoubement des « Young Leaders »

Une des activités de la FAF consistent à sélectionner chaque année une liste de vingt « Young Leaders », dix français et dix américains, pour leur capacité à renforcer le partenariat transatlantique et leur potentialité à jouer des rôles de premier plan dans leurs pays respectifs. Les futurs Young Leaders doivent justifier de leurs qualités et de leurs ambitions lors d’entretiens avec des responsables de la Fondation. Ils doivent donc justifier d’un atlantisme bien marqué. Les milieux ciblés sont la Politique, les Medias, l’Université, l’Economie.

Voilà qui justifie largement le constat du Général de Gaulle rappelé plus haut : .« Le grand problème, maintenant que l’affaire d’Algérie est réglée, c’est l’impérialisme américain. Le problème est en nous, parmi nos couches dirigeantes, parmi celles des pays voisins. Il est dans les têtes. »

young leaders de choc

young leaders de choc

La liste des Young Leaders français recrutés depuis est assez éloquente et explique dans une large mesure la Genèse de ce que l’on appelle communément : « la Pensée Unique ».

  • Young Leaders français recrutés à gauche :

Frédérique Bredin, François Hollande, Anne Lauvergeon, Bruno Le Roux, Arnaud Montebourg, Aquilino Morelle, Pierre Moscovici, Alain Richard, Marisol Touraine, Najat Vallaud-Belkacem, Fleur Pellerin

  • Young Leaders français recrutés à droite :

Nicolas Bazire, Jérôme Chartier, Yves Censi, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, François Léotard, Emmanuelle Mignon, Eric Raoult, Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez, …Nicolas Dupont Aignan

  • Young Leaders dans les médias :

Alexandre Bompard, Hedwige Chevrillon, Jérôme Clément, Annick Cojean, Jean-Marie Colombani, Emmanuel Chain, Matthieu Croissandeau, Louis Dreyfus, David Fontaine, François Dufour, Stéphane Fouks, Bernard Guetta, Sylvie Kauffmann, Yves de Kerdrel, David Kessler, Laurent Joffrin, Philippe Manière, Dominique Nora, Olivier Nora, Christine Ockrent, Denis Olivennes, Pascal Riché, Thierry Pfister, Mathieu Pigasse, …

  • Young Leaders économistes :

Philippe Askenazy, Guy Sorman, …

  • Young Leaders dans la finance : Bertrand Badré, Henri de Castries, Hakim El Karoui, Pierre Mariani, Alain Minc, Mathieu Pigasse, …
  • Young Leaders dans l’université :

Eric Fassin, Jean-Noël Jeanneney, Yves Lichtenberger, …

  • Young Leaders français 2013
  • Julien Aubert, député [UMP] du Vaucluse, Assemblée nationale
    Jérôme Chapuis, rédacteur en chef adjoint, RTL
    Benoît Claveranne, directeur général, AXA Prévoyance et Patrimoine, AXA France
    Matthias Fekl, député [PS] de Lot-et-Garonne, Assemblée nationale [rapporteur de la loi sur le mariage homosexuel, ndlr]
    Caroline Flaissier, Director of Procurement and Portfolio Management, TOTAL Énergie Gaz
    Renaud Guidée, Executive Director, Goldman Sachs
    Vincent Menuet, Head of Contracts and Marketing, Customer Services, Airbus
    Capitaine de frégate Philippe Naudet, commandant le sous-marin nucléaire d’attaque Améthyste
    Estelle Pietrzyk, directrice, Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg
    Silvano Sansoni, Director of Public Sector, IBM France
    Vanessa Scherrer, directrice adjointe, École des affaires internationales, Sciences Po Paris
    Leslie Serrero, Vice-President Operational Marketing, Christian Dior Couture
    Myrto Tripathi, New Builds Reactors, Offer Director, AREVA.
  • Young leaders 2012 :
Des sources de l’UE au Partenariat transatlantique…De Charybde en Scylla

La Trilatérale est une organisation atlantiste trés influente dans les milieux politiques européens

Liste de membres français de la Trilatérale

En lien avec la FAF et l’atlantisme, il est intéressant de noter l’influence de la Trilatérale sur les élites politiques françaises.

Membres français actuels ou passés de la Trilatérale  : VGE, Barre, Delors, Trichet, Guigou, Copé, Adler, Moïsi, Beytout, Patrick Devedjian, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, Pierre Lellouche et François Bayrou font ou ont fait partie de la Trilatérale.

Voici la liste du bureau exécutif actuel de la Trilatérale.

JEAN-CLAUDE TRICHET European Chairman ; VLADIMIR DLOUHY European Deputy Chairman ;

MICHAEL FUCHS European Deputy Chairman ; PETER SI THERLAND European Honorary Chairman ;

JOSEPH S. NYE, JR. North American Chairman ; JIM PRENTICE North American ; Deputy Chairman ;

JAIME SERRA North American Deputy Chairman ; DAVID ROCKEFELLER Founder and Honorary Chairman ;

GEORGES BERTHOIN European Honorary Chairman ; YASUCHIKA HASEGAWA Asia Pacific Chairman ;

HONG SeokHyun Asia Pacific Deputy Chairman ; JUSUF WANANDI Asia Pacific Deputy Chairman ;

MARIO MONTI European Honorary Chairman, PAUL A. VOLCKER North American Honorary Chairman ;

 

Moyenne des avis sur cet article :  4.68/5   (25 votes)




Réagissez à l'article

21 réactions à cet article    


  • mac 23 avril 2014 10:21

    Depuis le départ du général, la plupart de nos élites ne croient plus à la France et n’emploient d’ailleurs presque plus jamais le nom de notre pays, doté pourtant d’une longue histoire qui n’a pas à rougir face à celle des US.

    Même mai 68, à posteriori, peut être analysé comme une certaine récupération des contestations estudiantines pour déstabiliser le régime gaullien.
    D’ailleurs certains leaders de mai 68 ne se sont-ils pas fait une place au soleil au sein de l’UE libérale dont ils défendent le vertus contre vents et marrées, faisant en fait le jeu de notre soumission au USA plutôt que de notre indépendance ?




    • Jelena XCII 23 avril 2014 11:06

      >> c’est Mitterrand qui accepta de revenir ponctuellement sous bannière et commandement intégré de l’OTAN lors des interventions militaires en ex Yougoslavie

      Faux, Mitterrand bien entendu savait que la Croatie c’était un coup des boches et que la Bosnie c’était un coup des amerloques. Il soutenait donc les serbes et face au répugnant BHL il avait déclaré : « Moi vivant, jamais, vous m’entendez bien, jamais la France ne fera la guerre à la Serbie. »

      C’est lorsque Chirac pris le pouvoir que la France se rangea du coté de Washington.


      • redrock redrock 23 avril 2014 12:03

        @/jelena-xcii
        Mitterand s’est rapproché de l’OTAN lors de la crise bosniaque:Gilles Andréani écrit dans la revue Persée en 1998 :
        "Parallèlement, la France tirait de la nouvelle position américaine sur la Bosnie, et de l’évolution de la situation sur le terrain, deux conséquences : la première était qu’il n’y aurait pas d’issue à la crise sans pression militaire sur les Serbes de Bosnie, sous la forme de menace de frappes aériennes de l’OTAN ; c’est à l’instigation de la France qu’en février 1994, l’Alliance lança aux Serbes de Bosnie l’ultimatum d’avoir à retirer leurs armes lourdes de Sarajevo, qui marqua la première implication directe de l’OTAN dans le conflit. La seconde était qu’il fallait reconstituer une position occidentale unie ; celle-ci impliquait d’associer les Américains (et les Russes) à la définition d’une solution politique, et à sa mise en œuvre sur le terrain, grâce à une force de l’OTAN avec participation américaine."
        L’intervention a été faite sous supervision du commandement américain


      • Jelena XCII 23 avril 2014 14:07

        C’est écrit en préface du document dont vient votre copier/coller >> Quelles ont été les raisons du rapprochement amorcé, à partir de 1995, entre Paris et Washington ?

        1995, c’était Chirac qui était au pouvoir.


      • Akerios 23 avril 2014 14:50

        Mitterrand n’ été qu’un opportuniste et un beau parleur............................................................... ..a l’inverse du Général de Gaulle.
        De Gaulle a été spontané et droit .

        Mittérand c’est le truand opportuniste de Pétain...................a 1981 ......................qui a compris que la présidence valait bien quelques mensonges.........................................d’ou son ....."égo grandiose ! d’avoir bluffé tout le monde avec doigté et il faut le dire ..............du brio !!....un artiste....un cador !


      • coinfinger 23 avril 2014 14:05

        Le fond de l’affaire et du reste , peut se résumer simplement . Faut il se résigner à la décadence , notre civilisation suivant en celà celles qui l’ont précédée . Et là il y a une nuance entre De Gaulle et Mitterrand ,
        pour De Gaulle c’est carrément non , pour Mitterand c’est oui à reculons .
        Personnellement je pense que c’est De Gaulle qui a raison parce que notre civilisation contrairement aux antérieures est réellement globale . Donc l’issue doit étre autre non ou ne saura pas , pour paraphraser Malraux . Maintenant faut aussi sortir du gaullisme parce que ceux qui devait le servir ce sont servi de lui .

        Avec Hollande ( ou Sarkhozy) du reste c’est méme plus çà , c’est de l’empressement dans la servilité .


        • claude-michel claude-michel 23 avril 2014 15:23

          De Gaulle était un visionnaire...ses successeurs des carriéristes des lobbyistes a la recherche d’argent..Ils font carrière et se moque bien du peuple...Pour preuve voir ou nous en sommes aujourd’hui.. !


          • Werner Laferier Werner Laferier 23 avril 2014 15:51

            Et la rencontre entre franco et de Gaulle ?
            On en parle pas hein, on fait l’idolâtrie de De Gaulle, mais on oublie ses actions teinté de fascisme.
            Certains français sont fasciné par les despotes, ce qui est inquiétant pour des républicains.
            De Gaulle aurait dit au général Franco« Vous qui avez réussi,ce que je n’ai pu faire... »
            En gros le succès de Franco,c’était la désignation de Juan-Carlos comme futur roi d’Espagne.
            De Gaulle est un monarque absolue voulant le retour d’une descendance d’autocrates, il sollicitait un retour à la monarchie, à l’asservissement !!


            • mac 23 avril 2014 17:12

              @Werner Laferier

              De Gaulle en « grand monarque » à fait 3 référendum en 11 ans et a démissionné lorsqu’il s’est senti désavoué.
              Depuis, en plus de 40 ans, nous avons eu seulement 4 référendum dont le dernier qui a été carrément bafoué et nos hommes politiques s’accrochent au pouvoir avec parfois moins de 15% d’opinion favorable.
              De Gaulle a fait passer la France du 20 ème siècle au 21 ème siècle (la France a été la troisième puissance a envoyer un engin dans l’espace et à l’époque on n’avait aucun complexe à faire vis à vis des allemand voire même des américains dans la haute technologie). Nos hommes politiques actuels sont en train de nous ramener au 19 ième siècle favorisant le retour des patrons à la Zola.
              Alors des « dictateurs » comme de Gaulle, effectivement, une bonne partie de la population française en redemande...
              Au fait, c’est quoi votre drapeau américano-européen ? Du second degré ou de la provocation ?





            • mmbbb 23 avril 2014 20:53

              @Werner Laferier Je suis pas d’accord avec votre propos De Gaulle fut un grand homme d’etat qui a su redresser la France apres la decolonisation ratee et les egarements de la 4 eme republique Il est aussi amusant de constater qu’ a l’epoque la gauche etait anti americaine que l enfer etait a l’ouest, le paradis a l’est Le grand philosophe comme Sarte dont le stabisme divergent nous a fait prendre des vessies pour des lanternes est pitoyable Le grand mou serial niqueur Hollande est le toutou d’Obama De Gaulle en fin politlogue n’aurait jamais couper les ponts avec la Russie et se laisser enfermer par la politique americaine Quant on emploi le mot fascisme a propos de cet homme d’etat il est l’homme du 18 juin qui a redonne l’honneur a la France Apres la guerre les americanis encore eux voulait mettre sous tutelle ( AMGOT ) notre pays Quant aux charlots comme Cahuzac et l’autre qui se fait cirer les pompes a l’elysee il n’y a que les socialistes qui peuvent se permettre ces fantaisies. Quant a la monarchie si nous avions eu une monarchie constituante nous aurions pas perdu tant de vies humaines et de temps mais cela est un autre debat L’angleterre cette monarchie elle ne s’est pas couchee devant l’allemagne notre elite republaicaine s’est vautree 


            • Pyrrhos 24 avril 2014 16:32

              Quel déballage, de Sartre à Cahuzac !!! Et sans rire, ces quoi des « patrons à la Zola » ? J’essaie vraiment de comprendre mais je ne vois pas du tout de quoi il peu s’agir (Zola n’était pas un patron que je sache, c’était un écrivain)...

              Quant aux référundums de de Gaulle, franchement ils ne valaient pas mieux que les plébiscites de Napoléon III. La France gaulliste était un régime autoritaire, c’est un fait (allez dire le contraire aux Algériens jetés dans la Seine en 1961 par le préfet de police... Maurice Papon).

              La France marchait bien, était sur la voie du progrès, peut-être ! Mais c’est dû à la conjoncture économique qui était favorable — puisque tout était à reconstruire, la croissance ne pouvait qu’être à la hausse (aussi grâce au plan Marshal d’ailleurs).


            • mmbbb 27 avril 2014 15:12

              @ Pyrrhos ne me prenez pas pour un idiot ce sont les soss qui furent incapable de gerer cette crise et Mitterand avait couvert deja les premieres exactions sous Guy Mollet Ce que je veux dire et que De Gaulle a ete appele apres une traversee du desert et apres la deconfiture de la 4 eme un regime « autoritaire » etait salutaire. Les gens comme vous ont traine dans la boue ce personnage et la gauche qui a toujours toute les vertus fait aujourd ’hui ce que ce fascite de Gaulle a toujours refuse de faire devenir le vassal des USA Quant avec Cahuzac la gauche demontre sa mediocrite sa decadence c’est ce je veux dire. Nous avons eu Hollande nous le meritons bien


            • foufouille foufouille 27 avril 2014 15:27

              « le retour des patrons à la Zola. » = comme en 1900, 10-12h/jour pour pas grand chose


            • Richard Schneider Richard Schneider 23 avril 2014 16:26

              Excellent article qui remet un peu les idées en place.

              Il faut surtout féliciter l’auteur de signaler la traîtrise de tous ces dirigeants qui se réclament du gaullisme pour « vendre » leur pays à l’impérialisme yankee.
              Il faudrait garder les listes sont inscrites toutes nos élites à la solde des USA, qu’elles soient estampillées de gauche ou de droite !
              Une précision en ce qui concerne Mitterand : il avait beaucoup de défauts, mais lui et Chirac n’étaient vendus à Washington, comme Giscard, Sarkozy et Hollande.

              • Pyrrhos 23 avril 2014 20:55

                C’est un constat que, pour ma part, j’ai fait souvent sur ce site, fort peu de gens ici sont de bonne foi. Agoravox grouille littéralement de militants des ultras, de gens, qui, au XXème siècle, ont fait de leur mieux pour justifier, en toute circonstance, les agissements de l’URSS. Aujourd’hui, ces gens se manifestent de plus en plus parce qu’ils entrevoient l’occasion d’une belle revanche.

                C’est dire que l’opinion que défendent ces gens-là est faite et qu’elle ne date pas d’hier. Rien ne leur fera changer d’avis, parce qu’à force d’applaudir aux exactions soviétiques contre le droit, ils se sont endurcis au point de devenir de vrais monstres qui ont fait du criminel dicton qui veut que « la fin justifie les moyens » la très frêle planche de salut de leur conscience.

                Leur justification — car tout le monde a besoin d’une justification pour dormir la nuit – tient en une alternative digne des plus brillantes subtilités de l’esprit totalitaire, toujours absolutiste dans ses conclusions : « c’est soit l’impérialisme russe, soit l’impérialisme américain ».
                Et eux de broder avec de jolis syntagmes que l’on découvre sous leur plume et que l’on retrouve quelques jours plus tard dans la bouche d’un Lavrov, par exemple celui de « monde multipolaire » souhaité par Poutine. En l’occurrence il s’agit d’une farce puisque ce que souhaite effectivement le Kremlin — autrement dit ce pourquoi ces gens-là œuvrent dans la « blogosphère » et le « cloud » — c’est un monde violemment « unipolaire » où les intérêts du Kremlin se substitueraient au droit international et à la liberté des peuples. Or, la résultante de cette "poussée vers l’ouest et le sud" de Poutine — bien dans la lignée des axes d’expansion souhaités par les tzars d’abord, puis par les dictateurs soviétiques — sera un monde bipolarisé où l’idéologie prendra le pas sur les intérêts élémentaires de chacun. Autrement dit, ce sera le grand retour de la Guerre froide. 

                Pas de « multipolarité » donc, mais une banale bipolarité...

                Un autre exemple de ces coïncidences de vues (constatées après coup) entre les haut gradés de la diplomatie russe et les petits admirateurs du Kremlin qui se manifestent sur les forums, c’est la fameuse « jurisprudence Kosovo », selon laquelle l’érection d’une province en pays indépendant serait possible en toute circonstance. Dans ce cas, pourquoi la Tchétchénie n’aurait-elle pas le droit de faire sécession de la Fédération de Russie ? D’autre part, les exactions commises à l’encontre des Kosovars — et donc la nécessité pour eux de se constituer un Etat — ne font pas l’objet de doute, ont duré plusieurs années et sont très documentées, alors que les persécutions à l’égard des populations russophones, fantasmées par Poutine sont au contraire des plus douteuses. Mais, là encore, il s’agit d’un sophisme grossier qui traduit bien plutôt la mauvaise foi de ceux qui le produisent qu’il ne leur offre un argument valable.

                Ainsi, l’idéologie est déjà au cœur des questions auxquelles les européens — tous les européens, ceux d’Ukraine et de Russie aussi — doivent faire face. Comme toujours, dans les aires totalitaires, les symptômes de la radicalisation du pouvoir sont à chercher dans la langue. A la manière de cette « Lingua Tertii Imperii », le language des officiels russes et de leurs partisans à l’Est comme à l’Ouest se charge de termes violemment connotés comme « fachiste » ou « islamiste ». A les croire, tout mouvement d’opposition au Kremlin et à ses agents est subsumable par l’un, au moins, de ces deux prédicats – voire les deux ! Les moyens mis en œuvre sont toujours ceux d’une guerre de l’image et de la propagande où la désinformation et l’amalgame règnent en maîtres.
                Ainsi, le mythe de la révolution fachiste à Kiev est né lorsque les médias ont diffusé des photographies des contestataires ou, parmi la foule, apparaissaient des individus brandissant des symboles nazi. De là un raccourci de pensée et une généralisation dont les idéologues du Kremlin sont coutumier. Ainsi, à les croire, tout individu qui se dresserait contre la mainmise russe sur son pays serait en réalité affilié à des groupuscules d’extrême droite.
                Ce que de pareilles thèses signifient, ce qu’elles veulent vraiment dire, c’est qu’un tel individu n’aurait pas, en fait, le droit de s’exprimer et devrait être abattu à vue, sans sommation — voire torturé. Ce qui distingue alors les officiels russes et leurs partisans, de leurs opposants en Ukraine (ou ailleurs), c’est ce refus de communiquer et de faire valoir des arguments. De fait, l’invasion de l’Ukraine a-t-elle l’objet d’une consultation préalable ? Y a-t-il eu un acte légal international pour la justifier ? Enfin, les persécutions de populations russophones ont-elles été vérifiées ? Trois fois non. Mais tout cela, on le sait bien...
                Ce fait se constate sur les forums eux-mêmes où pourtant la communication est le maître mot, car c’est un fait que toute thèse formulée par l’un ou l’autre de ces idéologues se fonde sur le facteur (contestation = néo-nazisme/islamisme) comme sur un axiome qui devrait servir de base à tout dialogue. Refuser systématiquement ce postulat apparaît comme la meilleure stratégie pour les combattre.

                Il s’avère alors que les gens qui produisent ce genre de contre-vérité ont tous les caractères d’agents d’influence oeuvrant, de l’intérieur, en faveur d’une puissance étrangère dont on peut imaginer aisément qu’elle les soutient. Sans tomber dans la paranoïa, il est tout de même frappant que les mêmes arguments, formulés dans les mêmes termes (l’expression « monde multipolaire », la "jurisprudence Kosovo, etc...), fassent leur apparition à quelques jours de distance sur Agoravox, puis dans la bouche d’officiels russes. Sauf à croire que M. Lavrov soit un lecteur assidu d’Agoravox, il faut penser qu’il existe un réseau de connivences par laquelle l’information — plutôt la désinformation — transite depuis la tête jusqu’aux rémifications les plus fines. Que les gens qui, sur Agoravox par exemple, relaient ces thèses le fassent en toute bonne foi, c’est ce que, pour ma part, je ne peux croire. Chacun sait qu’il n’y a plus d’utopiste dans l’ultra gauche depuis bien longtemps...

                Encore une fois, que l’on me prouve le contraire, mais ce que je constate (maladroitement et avec l’oeil d’un dilettante), c’est que, sur Agoravox (entre autres), une stratégie cohérente a été mise en place par des gens malintentionnés, qui consiste en la centralisation de l’entreprise de désinformation en vue de la distribution du message idéologique.


                • Werner Laferier Werner Laferier 24 avril 2014 12:25

                  Tout à fait daccord, les cocos sont une plaie pour nos démocraties, le soviétisme affilié à poutine ne s’est pas estompé, méfions nous des propagandistes à la solde du Kremlin qui viennent ici déversé un ilot de propagande anti-occident, anti-démocratie.


                • mmbbb 27 avril 2014 15:28

                  Ok et je vous rejoins J’appartiens a une generation endoctrinee ou il fallait surtout pas toucher a l’icone Jean Paul Sarte J’appartiens a cette generation ou les intellos de gauche pouvaient dire les plus grosses conneries au monde sans aucun remords sans qu’ils accepterent la moindre contreverse sans etre immediatement etre traote de fasciste de reactionnaire


                • redrock redrock 24 avril 2014 00:44

                  @pyrrhos
                  vous pratiquez la théorie du complot paranoïaque du temps de Mc Arthur qui voyait des rouges partout.On ne parle même pas de Poutine dans cet article.
                  Pour vous c’est Poutine contre le reste du Monde ; c’est effectivement très sommaire comme analyse géopolitique ! un peu manichéen tout de même ou unipolaire, voire bipolaire.


                  • Pyrrhos 24 avril 2014 10:01

                    Ah, je vois des rouges partout ? Figurez-vous que je viens à l’instant de répondre à une personne (« fifi brin d’acier ») qui me sort les mêmes arguments que le PC des années 50...

                    Et elle n’est pas la seule.

                    Il ne suffit pas de me traiter de simplet qui ne voit les choses qu’en noir et blanc, il faudrait aussi me montrer en quoi je suis un simplet...
                    A votre plume — ou alors taisez-vous.


                  • Jelena XCII 24 avril 2014 11:29

                    @redrock Pas la peine de lui répondre, cela fait 50 fois que ce simplet poste le même commentaire (voir son historique).


                  • Pyrrhos 24 avril 2014 14:24

                    Justement, qu’il y réponde, ça me permet de soutenir plusieurs discussions en même temps.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès