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Accueil du site > Actualités > Politique > L’heure de la fin des idéologies a-t-elle sonné ?

L’heure de la fin des idéologies a-t-elle sonné ?

Comme le montre cette affiche, "sauvons-nous nous mêmes", n'attendons ni le sauveur suprême,, ni l'alliance impossible mais prenons en charge nos affaires.

Nous ne prônons pas la cohésion sociale car qui dit la cohésion sociale, dit l'acceptation de la société telle qu'elle est.

Cette société libérale, c'est à dire capitaliste engendre le chômage et la misère.

Ceux qui proclament la fin des idéologies proclament l'acceptation de cette société de classe, sans avenir pour des millions d'exclus.

Pour beaucoup d'idéologues, il n'y aurait plus de clivages idéologiques et l'écroulement de l'URSS ait sonné le glas du socialisme.
Comme si l'URSS n'avait pas été une caricature de socialisme.
Le libéralisme serait aujourd'hui la seule réponse. Certains le « parfument » d'un peu de social comme si cela pouvait masquer l'odeur nauséabonde de ce système.
Aujourd'hui les « socialistes » au pouvoir ont soutenu et approuvé le traité européen, balayant à la fois deux principes républicains essentiels : la souveraineté du parlement et la Solidarité...
Le premier principe étant rayé puisque l'Union Européenne peut retoquer le budget national et le deuxième étant inapplicable au nom de la concurrence libre et non faussée, mettant à mal les services publics.
An nom de la fin des idéologies, des hommes et des femmes de gauche recherchent des raccourcis, voire de marier l'eau et le feu.
D'un côté les initiateurs laïques de Riposte laïque se sont acoquinés avec les identitaires pour lutter contre les islamistes et de l'autre certains gauchistes avec des islamistes contre le racisme...
C'est la confusion la plus totale et la perte de repères qui risque de désespérer toutes celles et tous ceux qui combattent à la fois la xénophobie et à la fois l'intégrisme sous toutes ses formes.
Je pensais peut être naïvement que ces mariages contre nature pouvaient être circonscrits.... bien mal m'en a pris.
Ce sont maintenant les souverainistes qui remettent le couvert après le festin frelaté offert par Chevenement lors des élections présidentielles de 2002 avec son union des républicains des deux rives. :
le M'PEP, mouvement politique d'éducation populaire, de gauche organise à Aix en Provence
un meeting unitaire qui regroupe entre autres le PRCF, le MPEP et l'UPR avec la présence de personnalités comme François Asselineau pour discuter du sujet :
« Un nouveau Conseil national de la Résistance est-il possible et nécessaire ? »
« François Asselineau 54 ans, est le président fondateur de l’Union Populaire Républicaine (UPR), mouvement politique qu'il a créé en mars 2007 pour convier tous les Français à se rassembler provisoirement, en dehors du clivage droite-gauche, afin de faire sortir au plus vite la France de l’Union européenne, de l'euro et de l'OTAN. »
Monsieur Asselineau est un honnête homme, certes mais un homme de droite, faut -il rappeler son palmarès :
« il a été membre de cabinets ministériels (notamment auprès de Gérard Longuet, ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur, et d’Hervé de Charette, ministre des affaires étrangères) puis directeur de cabinet du président du Conseil général des Hauts de Seine Charles Pasqua de 2000 à 2004 »

Voici que l'on nous refait l'union du peuple de France avec des partis de droite...

Il faudrait au lieu de mystifier le Front Populaire ou la Libération rappeler un certain nombre de réalités historiques :

le Front populaire a été l'alliance de deux partis ouvriers avec le parti radical, le programme s'alignant sur le plus petit dénominateur commun
A la Libération le PCF et la SFIO majoritaires se sont alliés au MRP ce qui a permis aux possédants de maintenir leur domination et aux cléricaux de ne pas voir s'abroger toutes les lois anti laïques. Cela a permis aussi au PCF de dire aux ouvriers qu'il fallait « produire d'abord, revendiquer ensuite »

Je reste persuadé que l'heure de la fin des idéologies n'a pas sonné et que l'on ne peut pas, saut à renoncer à l'essentiel, contracter des alliances contre nature qui relient les « républicains » des deux rives.
Seule une mobilisation du mouvement social contre le traité, contre l'austérité sera à même de créer les conditions pour ouvrir d'autres perspectives...
Nous n'avons que faire des alliances avec des politiciens qui ayant servi loyalement le capital et ne représentant qu'eux mêmes trouveraient du grain à moudre....
Il y a mieux à faire...
C'est aller dans les cités pour se lier à toutes celles et à tous ceux qui subissent de plein fouet les attaques du libéralisme...
C'est beaucoup plus difficile que d'organiser des meetings avec la droite ou le centre souverainiste mais plus intéressant car l'éducation populaire c'est permettre au peuple d'être l'acteur de son devenir.

Jean-François Chalot


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46 réactions à cet article    


  • lulupipistrelle 30 octobre 2012 11:36

    Tout à fait d’accord avec les deux dernières lignes.

    J’ajoute qu’au quotidien, c’est une action individuelle systématique et non concertée, qui sape le mieux l’ordre existant. Et c’est imparable.


  • FERAUD 30 octobre 2012 10:32

    Oui je suis d’accord et c’est curieux ces politiciens qui ont toujours été à droite et qui sur leur fin de vie d’actifs se posent des questions...


    • jef88 jef88 30 octobre 2012 11:27

      - il y a des idéologies de gauche
      - il y a des idéologies de droite

      mais au lieu de toutes ces âneries pourquoi pas un peu de bon sens et jouer gagnant-gagnant en réduisant le pouvoir de la finance et en interdisant le lobbying ?


      • taktak 30 octobre 2012 11:38

        Vous soulevez avec raison que les rapports de production conditionnent une très large partie des rapports politiques. Et on peut vous rejoindre sur le fait que ceux qui prétendent que la lutte des classes n’existe pas (ou plus) au profit de clivages secondaires sont assez souvent les alliés des exploiteurs.

        Mais le but réel de votre article est de dénoncer la soit disant collusion entre des souverainistes de gauche et « la droite » sous prétexte d’union républicaine, visant à effacer les clivages de classe. Et en l’occurrence d’attaquer l’université d’automne du M’PEP puisque c’est de cela dont il est en fait question. Sur la forme, il serait donc plus honnête d’indiquer l’ensemble du programme de ces universités qui se tiennent sur trois jours, et que le meeting dont il est question n’en est pas un mais qu’il s’agit d’un débat. Vous ne pouvez donc préjugez qu’un accord existe et qui plus est qu’il serait exclusivementsur la ligne du ni droite ni gauche d’Asselineau qui n’est ni celle du MPEP ni celle du PRCF.

        Sur le fond, vous faites à mon avis plusieurs contre-sens :
        - d’abord sur la « ligne » politique de mouvement comme le M’PEP ou le PRCF. Il s’agit là de deux mouvements qui défendent une analyse politique de classe. Historiquement, le PRCF apparaît d’ailleurs par le fait que le PCF a abandonne une analyse de classe de la société. Il s’agit donc là clairement d’un pure procès d’intention. Et ce débat est justement l’occasion, dans un moment de réflexion idéologique que sont des universités d’un mouvement politique, de montrer qu’il ne s’agit pas de s’effacer derrière une simple union républicaine
        - vous résumez de façon simpliste le débat sur le souverainisme à gauche ou plutot sur la place de la Nation. Il n’est absolument pas ici question d’une union nationale effaçant les clivages idéologiques et s’alliant sans condition avec la droite, façon 14/18. Il n’est d’ailleurs pas question d’alliance avec la droite. La problématique même du débat le montre, puisqu’il s’agit de poser ici la question de la possibilité de faire émerger un nouveau CNR, c’est à dire un programme de transformation des rapports de production, un programme visant à rendre sa pleine souveraineté au peuple et donc le contraire même de la négation des idéologies (pour mémoire le CNR c’est cela :« le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques » ). Le CNR ce n’est pas juste l’union nationale, c’est l’union nationale sur des bases de classes.

        La question de fond qui est posée ici est la question de la place de la Nation, comme lieu politique d’émergence de la conscience de classe et d’expression de la souveraineté populaire. Il s’agit de façon dialectique de constater d’une part, ce que vous reconnaissez d’ailleurs, que les institutions supra-nationales(UE) entièrement à la main de la classe dominante mettent en œuvre de façon totalitaire et contre l’avis des peuples une politique ultra capitaliste de liquidation des conquêtes sociales et de renforcement de l’exploitation, d’autre part que ces mêmes classes dominantes pour ce faire ont abandonnée le périmètre nationale pour se placer au niveau supra-nationale qu’est l’UE. Du fait de ce choix, le peuple (du moins en France) est la Nation et les intérêts de la Nation deviennent donc les intérêts de son constituant unique qu’est la classe ouvrière.
        Toute défense conséquente de la Nation doit donc nécessairement porter un contenu de classe. Au même titre que le CNR. Et réciproquement, la défense de la classe ouvrière contre la violence des attaques de l’UE et de ses sbires ne peut s’organiser de façon efficace que dans le cadre de la Nation. Car si les capitalistes font le choix de la supra-nationalité contre la nation, ou du régionalisme, du communautarisme contre la nation, c’est bien pour diviser la classe ouvrière en masquant le clivage de classe. Sur ces échelles, l’unité culturelle et politique de la classe ouvrière est trop faible. Alors que cette unité existe au niveau de la Nation. Il suffit de voir la façon dont s’organise le mouvement social, la structuration des partis politiques : l’action populaire ne se fait que dans le cadre nationale.

        Comme pour le CNR, il ne s’agit donc pas de prôner l’union nationale, mais bien de défendre la souveraineté du peuple sur la base d’un programme progressiste c’est à dire remettant en cause la domination de classe. Et sur la base de cette communauté d’action de permettre au peuple de devenir l’acteur de son dévenir pour reprendre votre formule

        Il ne vous a pas échappé que si l’opinion est opposée à l’austérité, la résistance au totalitarisme capitaliste de l’UE est très faible. D’autant plus faible qu’à gauche, sous prétexte d’internationalisme et d’une aversion pour la Nation qui la confond avec l’impérialisme capitaliste national, un bon nombre d’acteurs refusent de voir le caractère de classe de l’UE et de l’Euro. Leur discours est donc de défendre une « autre europe » qui sort par les yeux des classes populaires. L’opposition à l’UE et à la destruction de la Nation (c’est à dire concrètement de la culture populaire : la langue, du modèles social : services publics, acquis sociaux, protection sociale....), qui va au dela du seul cas du TSCG, est donc bien orpheline à gauche. Et à droite, il ne s’agit que d’une récupération opportuniste du ressentiment populaire pour en enlever tout le contenu de classe. Alors si l’on peut être 100% d’accord avec vous sur la nécessité de mobiliser contre le traité, encore faut il y arriver et pour cela avoir un discours clair et porteur de perspectives. La défense des valeurs républicaines, de la souveraineté populaire de la Nation, du modèle social français qui sont les principes du programme du CNR constitue cette perspective, cet espoir qui doit permettre de rassembler des citoyens sur une base commune progressiste qui justement permet de conscientiser la lutte des classes. La résistance à l’UE sur une base progressiste ne peut que mettre en exergue que le front de la lutte des classes traverse l’ensemble des questions politiques.
        A cet effet, il est nécessaire de s’adresser à tous, non pas pour s’agréger sur la base du plus petit dénominateur commun ce qui serait effectivement stérile mais pour créer une dynamique de résistance au totalitarisme capitaliste européen et par la même redonner la possibilité au peuple de s’exprimer et se faisant de prendre conscience de son intérêt de classe.
        Il s’agit bel et bien d’une dynamique qui a pour but de faire bouger les lignes de façon à déplacer les questions politiques suivant une problématique de classe. D’une part, ammener la gauche à prendre conscience du caractère d’outil d’oppression et d’exploitation de classe qu’est intrinsèquement l’UE. D’autre part, ammener les républicains à saisir que la souveraineté du peuple qu’il défendent ne peut se faire que dans un cadre sociale débarrassé de l’exploitation de la classe ouvrière par la classe capitaliste.


        • Castel Castel 30 octobre 2012 12:00

          L’heure de la fin des idéologies a-t’elle sonné ?

          ça serait bien que les gens laissent tomber tous les dogmes. Cela ferait des vacances.


          • JL JL 30 octobre 2012 12:37

            Castel,

            « ça serait bien que les gens laissent tomber tous les dogmes. »

            Oui, surtout l’idéologie libérale.


          • spartacus spartacus 30 octobre 2012 12:08

            « C’est aller dans les cités pour se lier à toutes celles et à tous ceux qui subissent de plein fouet les attaques du libéralisme... »

            Les cités les plus pourries sont les anciens bastions du communisme Français.

            Plus c’est hideux plus c’est un souvenir communiste.
            Des impôts locaux plus importants que dans les autres villes, des centres ville sans âme. Une logique d’exclusion des catégories sociales aisées au nom de la lutte des classe qui n’a donné que des guétaux.
            Une moins value et une image dégradante de leur villes sur le marché de l’emploi. des taux de chômage hallucinant. 
            Des élus PS ou PC clientélistes et corrompus !

            Un taux de libre arbitre faible. qui n’engendre que des élus de gauche  Mettez dans ces cités une chèvre postulant à la mairie et inscrivez « je suis de gauche » la chèvre est élue.

            L’absence de diversité sociologique entraîne la corruption par absence d’alternance.

            les « cités » le communisme ils en ont soupé ! 
            Malheureusement elles ne connaissent pas le libéralisme, qui amènera des commerces, une vie, la sécurité, la liberté, l’étique, la justice, la démocratie et la lutte contre les monopoles. Seul à permettre l’émancipation.

            90% des cocos sont des "obligés de l’état. Y’a d’ailleurs plus que eux qui croient à l’étatisme absolu !

            • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 30 octobre 2012 12:14

              « Malheureusement elles ne connaissent pas le libéralisme, qui amènera des commerces, une vie, la sécurité, la liberté, l’étique, la justice, la démocratie et la lutte contre les monopoles. Seul à permettre l’émancipation. »


              Vous rêvez ? Le libéralisme règne en maitre presque partout dans notre pays où les « cocos » sont à peine plus nombreux que les Gaulois d’Astérix. Et c’est le bonheur pour tous ? Mais pourquoi ces connards d’électeurs ont-ils donc voté à gauche ? Sans doute n’avaient-ils pas les mêmes lunettes que Spartacus !

            • taktak 30 octobre 2012 12:28

              oué, fin les cités dortoirs, c’est un urbanisme de la droite, conçu voulu et construit par l’etat avec l’aide Bouygues....
              L’absence de diversité c’est pas les villes communistes qui l’on souhaité. Juste que vos villes libérales où il fait bon vivre, elles veulent pas de pauvres ni de HLM. Juste des domestiques.

              Spartacus, votre commentaire est délirant, voir insultants. Il nie l’histoire


            • spartacus spartacus 30 octobre 2012 13:15

              Jamais même sous Sarkosy le libéralisme n’a été essayé dans ce pays.


              Le libéralisme vise l’indépendance des individus face à l’autorité de l’État, 
              Les associations qui s’en réclament refusent par principe les subventions publiques, pour ne pas obliger les citoyens à les financer malgré eux par le biais de l’impôt 

              L’ audience et la propagation de leurs idées est confidentielle car très peu commentée sauf dans la carricature.

            • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 30 octobre 2012 13:34

              « Le libéralisme vise l’indépendance des individus face à l’autorité de l’État, »

              Ça, c’est plutôt l’anarchisme. Ne pas confondre « libertaire » et « libéral » !

            • spartacus spartacus 30 octobre 2012 16:03

              Non le libéralisme est pour l’émancipation de l’individu par le travail, le risque et la liberté d’entreprendre, mais ne souhaite pas le bordel anarchique.


              Les grands économistes libéraux sont Friedrich Hayek et ceux de l’école autrichienne

              Aujourd’hui nous avons des économistes que vous appelez à tord « libéraux ». Nos élites sont sous l’école de Keynes.

              Friedrich Hayek a démontré que Keynes par les politiques de relance économique, fondées sur l’utilisation du budget public, produisent sur le long terme à la fois inflation, stagnation économique et chômage.
              Nous y sommes....

              De la même manière il a démontré que "tout projet de société collectiviste, toute tentative de gestion rationnelle et globale de la société ne tient nécessairement pas compte de l’autonomie des personnes et de l’imprévisibilité de leurs actes, et est vouée à l’échec
              Le communisme a toujours échoué....

            • Fab81 30 octobre 2012 17:29

              Spartacus, un libertarien comme vous serait assurément plus épanoui aux Etats-Unis. Que ne vous y exilez-vous loin de l’enfer collectiviste hexagonal ? Doutez-vous que vos économies -que je suppose confortables- de « serial entrepreneur » vous permettent de vous soigner correctement une fois arrivé au parais de la libre-entreprise ? Avez-vous peur de confronter l’idéal à la réalité ? Ou plus simplement ne voulez-vous pas perdre les plaisirs conjugués du « trollage » et de ce dénigrement de son propre pays si chers à certains français ?


            • spartacus spartacus 30 octobre 2012 18:08

              Les communistes sont tellement intelligents qu’ils savent ce qui est mieux pour les uns que pour les autres.

              C’est vrai que les cocos sont bon pour chasser les contradicteurs de leur pays. 
              A Cuba 20¨% de la population a quitté le pays prison.



            • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 30 octobre 2012 12:09

              On peu en appeler au « peuple »... Mais quel est-il ? Se confond-il avec le prolétariat ? Et qu’est-ce que le prolétariat aujourd’hui ? 

              Les idéologies ont suscité des projets politiques dont la réalisation n’a pas toujours été ce qu’on en attendait.On a certes besoin d’un peu d’idéologie mais à condition de ne pas tordre la réalité dans le sens qui arrange !
              On peut dénoncer les diverses version du mariage de la carpe et du lapin, les alliances contre nature mais on ne fait pas de politique sans compromis. C’est déjà bien quand on évite la compromission. En appeler au peuple dans la rue est actuellement d’une part inopérant, d’autre part pas très démocratique après une récente élection honnête.
              Que demande le peuple ? La poursuite de la politique de Sarko sur les heures sup ? Le maintien du taux réduit de TVA dans la restauration ? Du « made in France » alors qu’il se précipite sur tout ce qui est moins cher parce que fabriqué dans les pays « low cost » ou qu’on ne fabrique plus en France (électronique, téle, moto, etc...)
              Je m’excuse, mais je ne crois plus au manichéisme en politique. Il n’y a pas les bons révolutionnaires d’un côté, les affreux capitalistes réac de l’autre avec les centristes ou les socio-dem hypocrites entre les deux. Il y a des égoïstes et des faux-culs partout et l’on peut seulement essayer de limiter la casse. Comment ? C’est justement là que se situe la politique...

              • jaja jaja 30 octobre 2012 12:52

                Bonjour Chalot,

                Avant de se lier aux populations des Cités encore faudrait-il ne pas les condamner sans nuances lorsqu’elles bougent comme ce fut le cas lors des émeutes de 2005 ou insulter les jeunes en colère d’Amiens en les traitant de « larbins, de fourriers, de bouffons du capitalisme »....comme le fit encore JLM récemment...

                Cette question des Cités populaires est abordée dans le lien intéressant ci-dessous....
                http://npaherault.blogspot.fr/2012/10/debat-pour-une-solidarite-avec-les.html

                Sur le fond : la lutte des classes ne passe pas par la création d’un front avec les forces bourgeoises même rebaptisées (et de fraîche date) « souverainistes ».... Qui peut croire que ce nouveau « CNR » aurait comme but l’expropriation totale des banquiers, sans indemnités ni rachat aux gros actionnaires et la création du monopole bancaire de service public sous le contrôle de la population et des travailleurs dont nous avons besoin....

                Qui peut croire que ce nouveau « CNR » de collaboration de classes refuserait de payer la dette en envoyant paître les capitalistes qui la détiennent ?

                Qui peut croire que ces forces issues de la gauche classique et de la droite socialiseraient en 2012 - pour commencer- tous les secteurs clés de l’économie alors que le CNR de la grande époque de la Libération et du PC en armes a été incapable (ou sans volonté) de transformer la société capitaliste en société socialiste ?

                C’est l’histoire d’un échec et de la collaboration de classes du PC sous domination de la bourgeoisie gaulliste qu’on veut nous faire revivre....alors que les prolétaires n’ont qu’un seul ennemi en face d’eux : la bourgeoisie...qu’elle soit « européïste » ou « souverainiste »...

                Renverser la bourgeoisie et abattre le capitalisme est bien le but que nous devons nous fixer et ce quelle que soit l’échelle (nationale ou mieux européenne si possible)....
                Lorsque cela se fera le ou les peuples soulevés dénonceront tous les chiffons de papier nationaux ou européens qui les maintiennent dans la sujétion....

                En attendant c’est sur le terrain de la lutte des classes que tous nos efforts doivent porter en commençant par organiser la convergence des luttes de toutes les boites menacées de licenciement.... Là où l’on peut faire reculer l’oligarchie c’est dans la rue....


                • spartacus spartacus 30 octobre 2012 13:39

                  Le PCF c’est bien le parti qui a soutenu avant guerre l’alliance avec Hitler ?

                  C’est bien lui qui a manipulé l’Histoire à la Libération ?
                  Le PCF c’est le parti qui a proposé sa collaboration aux nazy quand ils sont arrivé en France au nom du pacte germano-soviétique ?
                  Le PCF c’est bien l’endroit ou ils ont formé les cadres du Cambodge, et qu’ils ont lis en application leurs idées ?
                  C’est pas un certain Thorez qui déserta devant l’ennemi en URSS ?

                  Cher jaja lit donc les découvertes des archives soviétiques sur le PCF....
                  Ça coûte une dizaine d’euros.....c’est pas cher, et ça évite d’écrire des conneries.
                  Chalot peut aussi l’acheter ! C’est instructif !

                  L’information qui ne vient pas du Komiterm.
                  C’est bien de se faire une idée pour se faire une opinion.


                • jaja jaja 30 octobre 2012 14:18

                  Les archives du Capitalisme d’État pseudo soviétique ne m’intéressent que moyennement..J’ai déja lu Ciliga et Makhaiski (entre autres) pour me faire ma petite opinion sur ce système mort avec la fin de la démocratie dans les soviets en 1919.....


                • spartacus spartacus 30 octobre 2012 15:20

                  Mais non mais non c’est très intéressant de connaitre les fumeux qui ont fait l’histoire du PCF !


                  Connaitre la source originelle du totalitarisme !

                  Vivre dans l’ignorance ? 
                  La vérité dérange ?

                • jaja jaja 30 octobre 2012 16:15

                  On t’as pas attendu pour ce qui concerne l’histoire « secrète » du PCF....les Monatte, Rosmer et beaucoup d’autres sont passés bien avant toi....


                • spartacus spartacus 30 octobre 2012 16:23

                  Quand on veut pas s’instruire on trouve des excuses.


                  Vous avez de telles réussites sociales et humaines dans votre idéologie ! 

                • jaja jaja 30 octobre 2012 16:34

                  S’instruire avec les Stéphane Courtois comme tu le proposes, admirateur imbécile puis détracteur de Mao, non merci....Un peu de sérieux ne fait jamais de mal ...
                  Bon s’il te plaît va bosser un peu et laisse moi tranquille....


                • Fab81 30 octobre 2012 17:02

                  Ce qui suit n’engage que moi mais j’espère que...
                  Jamais le Front de Gauche ne considérera des émeutiers nihilistes brûlant des écoles comme le nec plus ultra de l’action révolutionnaire. Jamais le Front de Gauche ne donnera comme vous dans le « tout ou rien », renvoyant ainsi aux calendes grecques tout espoir de changement véritable. Jamais le Front de Gauche n’oubliera qu’une lutte politique sérieuse doit se mener sur les deux fronts : le mouvement social, bien sûr, mais aussi le combat électoral comme moyen d’accéder au pouvoir pour changer la société.

                   Vous dénigrez le programme du CNR. Certes, ce n’est pas un idéal indépassable. Mais les services publics, la protection sociale, le contrôle des grands moyens d’orientation de l’économie dans le sens de l’intérêt général, le refus de la main mise des intérêts privés sur les médias, c’est déjà un objectif intermédiaire plus que stimulant dans le contexte actuel, en attendant que les 500 militants du NPA fassent la révolution avec leurs amis des cités...

                  Il y a quelques années encore, le NPA avait le vent en poupe. Aujourd’hui, il est réduit à l’état de formation électoralement insignifiante- les élections, quelle horreur, un truc de bourgeois !- que quittent les uns après les autres des bataillons entiers de militants (pour rejoindre le Front de Gauche !). Mais vous êtes incapable de toute remise en question. Combien de fois le Front de Gauche vous a-t-il tendu la main ? Combien de fois l’avez-vous refusée en posant comme préalable qu’on vienne sur vos positions, au lieu que chacun fasse un pas vers l’autre ?

                  Et Mélenchon continue à vous tendre la main ! Vous allez le snober, comme d’habitude. Tant pis. On va vous laisser faire la Révolution dans votre salon pendant qu’on construit l’alternative à cette société de marché en voie d’effondrement, comme d’autres progressistes-des méchants bourgeois réformistes, n’est-ce pas M.NPA ?- ont su le faire. Et le NPA disparaître peu à peu dans l’infiniment petit, rejoignant ces groupuscules microscopiques dont personne ne connaît l’existence, et dont on voit fleurir les drapeaux chaque premier mai, avec leurs 5 militants qui disputent la queue de cortège aux Kurdes... Personne ne vous regrettera, pas même, je le pense, les très nombreux amis du Front de Gauche qui se font encore des illusions à votre sujet.


                • jaja jaja 30 octobre 2012 18:19

                  Construire l’alternative ? C’est ça ?
                  http://bellaciao.org/fr/spip.php?article130972


                • Fab81 30 octobre 2012 18:49

                  On peut critiquer cette abstention, qui du reste ne fait pas forcément l’unanimité. Mais en tirer argument pour prétendre que le Front de Gauche est dans la majorité est tout simplement grotesque. Le Front de Gauche n’hésite pas à s’opposer chaque fois que nécessaire, comme on l’a vu sur le traité d’austérité ou la loi organique qui en découle, et comme on le verra encore probablement pour la partie dépenses du budget. Mais on ne peut pas donner dans l’opposition systématique, sous peine de devenir inaudibles. Quand un texte comporte à la fois des avancées bien que timides- et des reculades, des choix intéressants et d’autres déplorables, on s’abstient. Est-ce difficile à comprendre ?


                • jaja jaja 30 octobre 2012 19:27

                  Le Front de Gauche c’est avant tout le PCF et ses dizaines de milliers de militants et avec lui c’est toujours le grand écart assuré....Le PCF ne lâchera jamais les jupes du PS qui lui garantit ses nombreux élus...Sans le PS toutes les sinécures d’élus disparaîtront et cela la direction du PCF ne le veut évidemment pas.....

                  Donc on comprend bien que comme vous le dites le FdG et Mélenchon ne soient pas dans « l’opposition systématique » ce qui lui attirerait immédiatement les foudres du PCF....Et pour être dans l’opposition encore faudrait-il sortir des institutions cogérées avec le PS où les élus du FdG votent les budgets iniques des socio-libéraux du PS (sauf en Limousin)......

                  Et on comprend aussi qu’un politicien professionnel grassement nourri par la République ne puisse se reconnaître dans les émeutiers des banlieues défavorisées qui ont en plus l’outrecuidance de ne pas reconnaître son leadership éclairé de « révolutionnaire » par les urnes... lui l’ancien ministre « keynésien » de Jospin le privatiseur. et militant pour le oui à Maastricht...

                  Rappelons que nous avions nous, contrairement à lui, fait campagne pour le non... et je ne pense pas non plus qu’il soit possible de devenir révolutionnaire une fois sexagénaire après s’être vautré dans la collaboration la plus sordide dans le gouvernement qui a le plus privatisé en France....

                  Quand au NPA il tiendra bon et si nous n’étions que 500 vous noirciriez de la copie ailleurs que sur ce fil pour en attaquer d’autres que nous .... smiley


                • taktak 31 octobre 2012 11:12

                  @ Jaja et tout les tenants de « l europe qui protège », « l’europe sociale » et de « l’europe et l’euro qui appartiennent aux peuples »

                  Et pour être dans l’opposition au capitalisme encore faut-il reconnaitre la ligne de front de la lutte des classe. C’est à dire reconnaître que l’UE est un outil exclusif construit par la classe dominante pour défendre les intérêts de la classe dominante et opprimer les peuples.
                  Il en va de même pour l’euro.

                  Vouloir faire une « autre europe », l’europe « sociale » c’est une lubie qui condamne à se retrouver en permanence au coté de la droite et des sociaux-démocrate pour défendre un machin dans le quelle il n’y a pas une chose de valable pour les travailleurs. C’est se bercer d’illusion de croire qu’il est possible de changer l’UE. Et c’est irresponsable de parier sur l’idée que l’oppression des peuples par l’UE permettra de passer outre les divisions - tangibles et réelles - culturelles et politiques entre Nation en affirmant que les Nations ne sont qu’un clivage artificiel d’une unique et uniforme classe ouvrière mondiale. Et donc d’attendre cela pour pouvoir commencer à résister, alors que dans le cadre de chaque Nation, il est possible de résister maintenant et tout de suite, et de construire une véritable alternative internationaliste sur la base d’une coopération volontaire et souveraine des peuples.
                  Et raconter aux travailleurs qui voient tout les jours les ravages de l’UE et ce depuis l’origine que l’on va faire évoluer le bazar, c’est se décrédibiliser immédiatement.

                  Il ne suffit pas de se référer sans cesse aux mouvements du peuple. Ces derniers ne sont pas nécessairement spontanément progressistes. Le repli identitaire et communautariste, les émeutes dans les banlieues pour autant que ce soient des réactions logiques à une société inégalitaire ou à la remondialisation capitaliste n’ont rien de progressistes. Le régionalisme, le communautarisme, le fondamentalisme religieux sont les ferments d’un repli identitaire porteur de divisions encore plus grandes de la classe ouvrière, niant même les rapports de classes. Pire, il s’agit des leviers utilisés par la classe dominante et soutenu par l’europe (par exemple l’ADER, les fonds structurels, la charte des langues régionales) pour faire exploser l’entité politique qui soutient un modèle social en contradiction avec le capitalisme, entité politique à l’échelle de laquelle la classe ouvrière est culturellement et politiquement structurée et unifiée. Il s’agit de la Nation, nation qui fait actuellement du fait de son abandon par la classe dominante au profit de structures supranationales quasi-identité avec la classe ouvrière, pour peu qu’on se donne la peine de ne pas la laisser se fourvoyer avec les discours poujadistes et xénophobe de l’extrême droite.

                  Une façon de faire émerger rapidement un mouvement social progressiste, dans un contexte où la souveraineté du peuple est totalement confisquée par la classe dominante au profit de structures nationales (UE, BCE,FMI, OTAN....), est de tirer parti de l’unité politique de la nation en impulsant une dynamique progressiste du type CNR. Il s’agit de fédérer l’ensemble des oppositions à la destruction du modèle social français et à la perte de souveraineté de la Nation, oppositions qui sont d’ores et déjà largement majoritaires (cf référendum de 2005) sur la base d’un programme républicain ET progressiste (à l’image de celui du CNR).
                  Car la résistance ce doit être maintenant. Quand le pays aura été détruit ; mis en coupe réglé par les capitalistes via l’UE des marchés, divisé entre les régionalismes/féodalismes locaux, les communautarismes religieux etc... ce sera bien plus difficile de réagir. Il ne faudrait pas sacrifier l’unification de la classe ouvrière au niveau nationale, possible immédiatement, pour une chimère d’unité européenne qui n’est que fantasmable alors qu’elle est strictement impossible à court terme.


                • jaja jaja 31 octobre 2012 11:42

                  Vous caricaturez les positions du NPA qui sonrt bien de dire que "Le Nobel n’arrivera pas à cacher que depuis 55 ans, la «  construction européenne » n’est que celle d’un marché fondé sur la libre circulation des capitaux et des marchandises, sur la concurrence de plus en plus «  libre et non faussée  ». Le marché unique, puis la monnaie unique, n’ont vu aucune harmonisation fiscale ou sociale. Loin de la coopération tant vantée, l’Union européenne et l’euro mettent en concurrence les États européens, les salariés et les systèmes sociaux. Alors qu’on nous promettait une convergence harmonieuse, avec la crise les inégalités n’ont fait que se creuser entre des différents pays. Les capitalistes des pays du Nord de l’Europe, autour de l’Allemagne, imposent aux pays du Sud (Portugal, Italie, Grèce, Espagne) injurieusement appelés PIGS (cochons en anglais) des rapports de domination qui enfoncent ces derniers toujours plus profondément dans la misère et le chômage. Mais la place dominante de l’Allemagne est chèrement payée aussi par les salariés de ce pays qui ont subit entre 2003 et 2005 des réformes brutales pour imposer précarité, baisses de salaires et de protection sociale...."

                  Donc rien n’est nié de la nature capitaliste de l’UE ni de l’attitude impérialiste de ceux qui la dominent : France et Allemagne incluses...

                  Par ailleurs c’est bien par une rupture avec l’UE capitaliste et par la dénonciation de tous les traités existants que pourra naître une autre Europe expropriant les banques privées pour créer un monopole bancaire de service public au service des populations...et socialisant les secteurs clés de l’économie....

                  Par ailleurs si cet objectif ne peut être atteint il ne faut bien entendu pas s’interdire de mener au niveau national cette politique d’exproriation-socialisation des banques et des moyens de production quoiqu’en pensent les dirigeants de l’UE.....

                  La meilleure façon de procéder étant déja de tout faire pour parvenir à la convergence des luttes et des résistances à l’austérité et aux licenciements voulus par toutes les bourgeoisies nationales rassemblées derrière leur outil.... l’UE......


                • jaja jaja 31 octobre 2012 11:53

                  « Jaja et tout les tenants de »l europe qui protège« , »l’europe sociale« et de »l’europe et l’euro qui appartiennent aux peuples«  »

                  Donc dire que Jaja est un tenant de « l’Europe qui protège » ou de « l’europe et l’euro qui appartiennent aux peuples »" est au minimum une erreur voire un mensonge éhonté....


                • taktak 1er novembre 2012 18:34

                  http://www.npa2009.org/sites/default/files/Programme%20POUTOU%202012.pdf

                  @ Jaja
                  Je prend donc note que le NPA serait pour la sortie de l’UE et de l’euro puisqu’il n’est pas pour une autre europe (réformer l’UE existante) et qu’il considère que l’UE est un outil totalement au service des capitalistes.

                   Cela m’étonne dans la mesure ou rien dans l’expression publique du NPA le dit clairement. Voir le programme défendu par Poutou. Il y a bien une phrase sur la rupture avec les institutions européenne mais aucune traduction concrète (sortie de l’UE et de l’euro) et un peu plus loin que le NPA est résolument pour l’europe...
                  Bref, la position du NPA n’est pas claire.


                • jaja jaja 1er novembre 2012 18:53

                  Ce n’est pas un mystère que le NPA n’est pas pour un repli nationaliste, une union contre-nature des prolétaires et de leurs maîtres décidant ensemble de sortir de l’Europe... L’ennemi c’est le capitalisme quelle que soit son échelle, européenne ou nationale....

                  Une autre Europe c’est ce que veut le NPA et cela passe par la dénonciation, la rupture avec les traités et institutions existants...Ce qui ne veut pas dire que l’on s’interdira d’agir à l’échelle nationale si on ne peut faire autrement...)

                  Ce que dit Christine Poupin ici me paraît clair :

                  "Partout (en Europe) la mise en concurrence des salariés tire vers le bas les salaires, les conditions de travail et tous les acquis sociaux, nous avons toutes et tous à gagner à l’harmonisation des droits sociaux par le haut, à l’alignement sur les meilleurs acquis des législations sociales de chaque pays, à la réduction massive du temps de travail.

                  Partout le secteur bancaire et financier, et en premier lieu la Banque centrale européenne, dictent leur loi. Il faut en finir avec l’indépendance de la BCE et l’ensemble du secteur doit être réquisitionné et unifié dans un service public bancaire sous contrôle populaire.

                  Dans les transports, l’énergie, les communications… l’Europe est la bonne échelle pour réorganiser la production, réquisitionner les groupes capitalistes et satisfaire les besoins sociaux dans le respect des impératifs écologiques, dans le cadre de services publics européens.

                  Notre Europe ne peut pas s’accommoder des traités et des institutions qui ont fait cette Europe des capitalistes, des banquiers, des spéculateurs, elle ne naîtra que d’une rupture avec eux."

                  Christine Poupin


                • taktak 2 novembre 2012 22:15

                  De ce que vous dites, et de ce que vous citez de ce qu’est le discours « officiel » du NPA, non la position du NPA me paraît pas convaincante, et même claire.
                  Vous dites que vous etes pour la rupture avec les traités existant et le cas échéant pour travailler au niveau national. Soit. Dans ce cas, cela doit se traduire nécessairement par un mot d’ordre simple de sortie de l’UE et de l’euro pour reconstruire un projet progressiste. Ce dernier ne peut se faire à l’heure actuel que dans un cadre politique existant où la classe ouvrière peut s’exprimer, car elle y est organisée, car elle y est relativement unifiée, à savoir le cadre national.

                  Or, dans le même temps, et vous le reconnaissez, le NPA ne fait pas mystère qu’il est contre la Nation. Sous le pretexte que la Nation ne saurait être qu’une division de la classe ouvrière. Et sous se pretexte structure l’ensemble de son action politique contre la Nation avec l’affichage d’une ambition de construire directement à un stade européen : voir ici la déclaration de Poupin.En l’occurrence, Il n’y a pas de légitimité technique à vouloir faire un préalable d’une structuration européenne des services publics de réseau, si ce n’est de vouloir afficher de façon purement idéaliste l’existance d’une classe ouvrière européenne totalement homogène et unifiée et des rapports de forces entre capital et travail très proches dans ce champs de la production, ce qui peut être souhaitable mais n’est pas avéré. C’est avant tout le statut de service public lié au fait qu’il s’agit de fait d’entreprises nécessairement monopolistiques qui importe ici. Rien ne rend nécessaire que DB et SNCF fusioinnent pour offrir un service public de qualité à l’usager. Preuve en est avant la libéralisation par l’UE.

                  Rien n’interdit de sortir du cadre européen pour retourner dans un cadre national, à la condition que cela se fasse bien sûr sur des bases de classes : il s’agit de constater d’une part que le cadre européen, celui de l’UE, est celui de la domination exclusive au niveau supranationale de la classe capitaliste ; d’autre part que l’unité culturelle et politique sur le plan nationale, la structuration et l’unification de la classe ouvrière à cette échelle, tous deux résultats de l’histoire, ainsi que le choix de la classe dominante de se placer à l’échelle de l’UE contre la Nation, font que les intérets de la nation et de la classe ouvrière nationale sont identiques et antagonistes de ceux de la classe capitaliste supranationale. la ligne de front de la lutte des classes se situe donc entre peuple (Nation) = classe ouvrière nationale et classe bourgeoise = supranationalité européenne. La Nation est donc l’échelle qui permet de rendre la souveraineté à la classe ouvrière, et dans un mouvement progressiste de lui permettre de réaliser son rapprochement des autres classes ouvrières nationales sur une base progressiste -consciente et volontariste - réellement internationaliste, et qui permettent de réellement de soutenir le combat de classe au niveau européen

                  Que l’on se comprenne bien, pour résumer, la Nation n’est pour moi dans les conditions historique actuelle pas antagonique de la classe ouvrière alors que l’UE l’est. Et si l’UE conduit à détruire l’internationalisme en dressant les peuples les uns contre les autres, une souveraineté nationale exprimée sur des bases de classes (à la cubaine, à la bolivarienne...) c’est à dire une reconnaissance de la Nation en tant que classe ouvrière nationale conduit nécessairement à beaucoup d’internationalisme.


                • Claude Lioure 30 octobre 2012 15:34

                  Jean François,


                  Qui parle de la fin des idéologies ?


                  De quelle « alliance » parles-tu ?


                  Que peux-tu dire d’une alliance qui n’existe pas encore et dont tu ne sais par conséquent rien ?


                  Et si « alliance » il doit y avoir, doit-on partir du principe que toute alliance politique entre des gens de gauche et des gens droite implique automatiquement un renoncement des premiers à leur idéologie ?


                  N’est-ce pas ici faire là le procès de la Résistance et des Résistants ?


                  Si l’on peut regretter que la Libération n’ait pas permis l’avènement d’une démocratie socialiste, faut-il oublier qu’elle a contribuer à chasser l’occupant nazi ?


                  C’est absurde.


                  Mais le plus important n’est pas là.


                  Le plus important se trouve dans l’absence de toute proposition politique dans ton texte... pour chasser l’Occupant libéral d’aujourd’hui.


                  Tu écris : « Seule une mobilisation du mouvement social (etc.)... ».


                  Bien sûr il faut soutenir les luttes sociales !


                  Mais ce soutien constitue t-il une stratégique politique à lui seul pour la gauche de partis ?


                  La réponse nous l’avons en regardant dans quel état est la gauche radicale aujourd’hui. Ceux qui - depuis des décennies - limitent leur action à cet angle d’attaque sont dans le mur. Ils n’intéressent personne et personne ne vote pour eux (NPA, POI, LO etc.) Quant à ceux qui – par paresse intellectuelle ou par calcul politicien – ont renoncé à la cohérence politique et stratégique, ils se condamnent au déclin (PCF, PG).


                  Par conséquent, cette Gauche, est-elle en capacité - avec ses seules forces – de reprendre la souveraineté nationale volée par les institutions internationales (UE, OMC, BM, FMI, OTAN) ?


                  La réponse est non.


                  Il lui faut donc trouver des alliés, des gens qui sur les questions de souveraineté (politique, monétaire, démocratique) partagent ses objectifs.Dans un premier temps, aucune politique de gauche n’est possible dans le cadre de l’Union européenne, ni aucune autre politique que celle de l’Union européenne pour laquelle le peuple déciderait de voter.


                  Telle est la réalité.


                  Il est donc urgent de redonner un peu d’espoir à ce pays. Un espoir à court terme, pas un espoir à 20, 30 ou 50 ans. Car en attendant, ce pays se jette un peu plus à chaque élection dans les bras des nationalistes. Et s’il le fait, c’est en raison de l’absence d’une force politique républicaine capable de répondre à ses attentes.


                  Sous certaines conditions, un arc politique des adversaires de l’Union européenne peut porter cette espérance.


                  Claude Lioure

                  Fédération du M’PEP 77


                  • jaja jaja 30 octobre 2012 16:38

                    « NPA, POI, LO n’intéressent personne » mais un M’PEP sec allié avec la droite réactionnaire on va voir ce qu’on va voir smiley

                    Ce qui est triste dans cette histoire c’est que cette « ouverture » vers la droite est sans retour....


                    • Fab81 30 octobre 2012 17:20

                      Je ne crois pas à l’alliance des « républicains des deux rives », et je n’y ai jamais vraiment cru, même en 2002. Mais à choisir entre un Asselineau « de droite » et un Cohn-Bendit « de gauche », je ne voterais pas forcément pour le second...
                      Et les objections des souverainistes de gauche, sur les chances qu’on peut avoir de réorienter vraiment les politiques européennes en restant dans l’euro, sur les limites d’un discours trop axé sur le sociétal, sur les impasses de la stratégie actuelle etc. méritent qu’on les prenne en compte sérieusement et qu’on y réponde.
                      Je ne suis pas d’accord avec eux, mais leurs arguments méritent mieux que d’être écartés d’un revers de la main en stigmatisant leurs alliances improbables...


                      • Le péripate Le péripate 30 octobre 2012 17:31

                        Oui, je suis d’accord, prenons en charge nos affaires.

                        Commençons par réclamer notre dû, par exemple réclamons le versement de notre salaire complet, à charge pour nous de le dépenser selon nos besoins et nos priorités.

                        Et refusons à la caste le droit de décider pour nous ce qui est bon ou mauvais.


                        • Fab81 30 octobre 2012 18:39

                          Ne vous inquiétez pas « Spartacus », personne ne pense à vous chasser du pays ! Quand on a la chance d’avoir comme contradicteurs des libéraux dogmatiques dans votre genre, à la mauvaise foi criante, on les garde précieusement... smiley Du reste, je ne suis pas communiste. Vous l’ignorez peut-être, mais le Front de Gauche rassemble des sensibilités diverses !


                          • arnulf arnulf 30 octobre 2012 19:21

                            Il faut tirer au sort nos dirigeants pour éviter d’avoir des gens que l’intérêt général n’ intéresse pas et qui à force de mensonges et de finasseries nous font une vie de plus en plus dure.
                            Je suis d’accord avec Étienne Chouard.


                            • CHALOT CHALOT 30 octobre 2012 21:06

                              Claude !
                              Des organisations et militants recherchent des perspectives, d’autres nous refont le jeu des alliances....
                              La résistance gaulliste ce fut tout d’abord et essentiellement un moyen pour De Gaulle de sauver la bourgeoisie et ceci en alliance avec le PC stalinien et Staline.
                              Le MPEP a de bonnes analyses mais là il se fourvoie


                              • taktak 31 octobre 2012 11:41

                                Et le CNR fut un formidable mouvement réactionnaire, entièrement au mains de la bourgeoisie, c’est connu....
                                Détail, que la majorité des acquis sociaux, les seuls vrai nationalisations d’ampleurs, fussent le résultat de ces compromissions déplorables.

                                La nation c’est caca, et il aurait été bien plus inspiré de bien vérifier que sous chaque soldat de la vermarcht, il y avait un travailleur allemand à convaincre....

                                Au delà, comme expliqué dans ma longue réponse, il n’est ici absolument pas question d’un jeu d’alliance, mais bien de la façon de concrétiser l’opposition majoritaire à la destruction du modèle social concédé par les capitalistes au sortir de la guerre, la perte de la souveraineté du peuple qui se fait sous la férule de l’UE. Et que cette concrétisation se fasse sur des bases de classes en constatant simplement que la Nation et la classe ouvrière française sont en quasi identité. Les souverainistes conséquents ne peuvent donc que finir par défendre les intérets de la classe ouvrières. Il n’y a donc aucune raison de ne pas s’adresser à ces citoyens d’une part, d’autre part, il n’y a encore moins de raison d’abandonner la Nation au seul discours des xénophobes et ce afin soit de récupérer le sentiment national, soit de discréditer la nation française en tant qu’acteur politique.
                                Je tiens à rappeler que l’internationale a été écrite sur l’air de la marseillaise, c’est un beau symbole de ce dont il est question, fait que la nation soit sur une position de classe.
                                Ce qui est possible au Vénézuela ou à Cuba est également possible en france. Il ne s’agit que de cela. Et vous ne pouvez reprocher à ces 2 pays de ne pas être internationaliste, bien au contraire

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