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L’honneur perdu de la droite ?

L'élection présidentielle,instaurée au suffrage universel par le général de Gaulle, vient de sacrer pour la 2ème fois, le candidat socialiste, François Hollande. Nicolas Sarkozy, le candidat malheureux de la droite n' a pas ménagé sa peine pendant 5 ans, non pas pour imprimer une politique qui porte des résultats, mais pour assurer sa réélection en toute quiétude. Il n' en a rien été ; la campagne électorale de Sarkozy a dérapé dans les derniers mois et l'hystérie verbale des dernières semaines, mettant le cap sur des thèmes proches de l'extrème droite, l'a conduit droit dans le mur.

En cela, on peut difficilement ne pas se poser la question : Sarkozy, n' a-t-il pas fait perdre, outre les élections, l'honneur de la droite ? Quand on entend le président sortant se réclamer du général de Gaulle, on a, effectivement ,du mal à voir la continuité de l' héritage entre les deux hommes !

Lorsque Sarkozy, pendant tout son mandat, s'est attelé à détricoter, voire désorganiser et même détruire les services publics : a-t-il oublié que c'est son prédecesseur qui a créé la sécurité sociale en 1945, objet de fierté de la France, que c'est encore De Gaulle qui a developpé les services de la poste, qui a multiplié les créations d'écoles, de lycées sur tout le territoire dans les années 60, que c'est encore lui qui a favorisé la création de nombreux hôpitaux... Mais, il faut dire que De Gaulle était dans une politique de rassemblement, alors que Sarkozy, influencé par son conseiller proche de l'extrème droite Patrick Buisson, a choisi d'opposer les français pour mieux faire oublier son bilan calamiteux :endettement et chômage qui ont explosé, affaires financières graves, cadeaux aux plus riches sans la moindre honte.....

Les boucs émissaires n'ont pas manqué avec Sarkozy, une fois c'était les syndicats, une autre les immigrés (dans la bouche de la droite ; ça veut dire arabes, et pourtant la droite aime les arabes ... RICHES, comme Ben Ali, Hassan 2,...), une autre fois encore les fonctionnaires, les pauvres,.... Cette politique de la haine,de la peur,de la division s' est basée avec la complicité de tous les médias amis de Sarkozy et ils sont nombres ! Dassault avec Le Figaro, Lagardère avec Europe 1, le JDD, Paris Match, Bouyghes et TF1, LCI , France télévision et France inter dont il a nommé directement ou indirectement les patrons et tant d'autres... Puis faire croire qu'il est le candidat du système : il ne faut pas avoir peur du ridicule ou prendre carrément les électeurs pour des ânes ? l'accumulation de mensonges, d'attaques ignobles contre son adversaire socialiste a finalement scellé son sort !




par MICHEL57 mardi 22 mai 2012 - 16 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par Daniel Roux (---.---.---.177) 22 mai 2012 15:32
    Daniel Roux

    L’hystérie, mot bien choisi par l’auteur, continue avec les attaques tout azimut des Copé, Lelouch, Morano et Bertrand.

    Leurs affirmations mensongères, leur diarrhée verbales aux mots plus puants les uns que les autres, leur soutien aveugle envers leur tyran aux petits pieds confirment la voie sans issue dans laquelle ils se sont engagées pour rameutées les électeurs les plus racistes, xénophobes et pour tout dire, extrémistes.

    Le bon côté de ces dérapages incontrôlés est que cela révèle leur vraie nature. Prendre le pouvoir à tout prix pour mettre la France en coupe réglée et qu’importe le reste.

    Laissons les se ridiculiser et se perdre dans leur marécage avec l’espoir que les électeurs normaux voient leur vraie visage, celui de la haine et se détourne d’eux, enfin.

     

  • Par henri1947 (---.---.---.73) 22 mai 2012 19:31

    SArko a été battu. La nouvelle est énorme car toute la droite européenne pensait qu’il s’imposerait à la fin. Il avait mis en coupe réglée les médias publiques en nommant les dirigeants, donc en ayant des journalistes à sa botte. Si l’on ajoute Europe1, Rtl et tous les médias appartenant aussi à ses amis du CAc 40, on peut saluer la victoire de Hollande comme un quasi miracle ; car tous les arguments de la peur (immigré, Grèce, insécurité) ont été relayés systématiquement et matraqués même, les derniers jours de campagne. Donc la victoire même étroite est belle et fait du bien. L’air depuis semble plus pur en France. Il y a un énorme travail à faire et nous pourrons le faire que rassembler. Homme de gauche je n’ai aucune envie de donner de leçon à quiconque, de ne mépriser personne. Maintenant il faut enfin arrêter les divisions et se rassembler. Ne serait ce que pour nos enfants à qui l’on a créé un destin pas terrible ces dernières années.

  • Par njama (---.---.---.99) 22 mai 2012 14:33

    « a-t-il oublié que c’est son prédecesseur qui a créé la sécurité sociale en 1945, objet de fierté de la France, que c’est encore De Gaulle qui a developpé les services de la poste, qui a multiplié les créations d’écoles, de lycées sur tout le territoire dans les années 60, que c’est encore lui qui a favorisé la création de nombreux hôpitaux... »

    et le droit de vote aussi pendant que vous y êtes dans cette apologie hyperbolique de « l’homme politique » dont s’est gargarisé Nicolas Sarkozy.

    Vous prenez des raccourcis historiques et beaucoup de liberté dans votre interprétation de l’Histoire ... De Gaulle, élu président le 21 novembre 1945, démissionne le 20 janvier 46, et de janvier 1946 jusqu’en 1958, c’est ce qu’on a appelé sa « traversée du désert ».

    En fait pendant une bonne douzaine d’années, de 45 à 58, De Gaulle est assez inexistant sur la scène politique. Vous surfez MICHEL57 sur un mythe ... fabriqué de toutes pièces par la famille gaulliste.

    Programme du Conseil national de la Résistance

    Les réformes économiques et sociales en 1946

    Des élections générales du 21 octobre 1945, sortent vainqueurs avec 75 % des suffrages, les trois partis qui mettent en avant l’application du programme du CNR : le PCF, le SFIO et le MRP.

    De Gaulle, élu président d’un gouvernement tripartite, à l’unanimité, le 21 novembre 1945, se déclare d’abord assez réservé vis-à-vis des programmes, mais accomplit finalement, conformément à des promesses que René Pleven avait faites à l’Assemblée consultative en juillet 1945, un programme de nationalisations intermédiaire entre le programme des gauches et celui du MRP :

     2 décembre 1945, nationalisation de la Banque de France et de quatre grandes banques de dépôt.
     18 janvier 1946, dépôt à l’Assemblée de projets de loi sur la nationalisation de l’électricité et du gaz.

    En désaccord avec l’Assemblée constituante sur la conception de l’État et le rôle des partis, de Gaulle démissionne le 20 janvier 1946. Dans la question de la nationalisation des banques, il avait dû mettre tout son poids dans la balance pour que les deux plus grandes banques d’affaires (Banque de Paris et des Pays-Bas et Banque de l’Union Parisienne) ne soient pas nationalisées. De Gaulle a également veillé, avec le soutien du MRP et de la SFIO à ce que les anciens actionnaires soient indemnisés correctement. La confisaction de Renault est une exception.

    Après le départ de de Gaulle, le nouveau président du Conseil Félix Gouin annonce que la défense du franc est à l’ordre du jour. Parmi la liste d’économies à réaliser figure une réduction massive des frais généraux des établissements nationalisés. L’adoption de la loi sur la nationalisation de l’électricité et du gaz est laborieuse, le MRP et la SFIO souhaitant un système plus décentralisé que celui proposé par le ministre communiste Marcel Paul. Les députés MRP votent finalement la loi après avoir déposé 77 amendements qui ne furent généralement pas adoptés. Les nationalisations des compagnies d’assurances sont également une source de dissension entre les communistes qui demandent la nationalisation totale du secteur alors que les socialistes ne demandent que la nationalisation de 48 compagnies, représentant 65 % du secteur. Une série de mesures est adoptée par l’Assemblée constituante dans la semaine du 23 au 26 avril avant qu’elle ne se sépare pour le référendum du 5 mai 45.

     21 février 1946, rétablissement de la loi des quarante heures.
     28 mars 1946, vote de la loi sur la nationalisation de l’électricité et du gaz.
     24 avril 1946, nationalisation des grandes compagnies d’assurances.
     25 avril, extension du nombre et des attributions des comités d’entreprises.
     26 avril 1946, généralisation de la Sécurité sociale incluant la Retraite des vieux.

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