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Accueil du site > Actualités > Politique > L’hypothèse de la misère comme volonté politique

L’hypothèse de la misère comme volonté politique

De nombreux économistes, philosophes, politiques, imaginent et préconisent diverses solutions susceptibles d’améliorer le sort des pauvres, en dénonçant avec force la politique conduite par nos chers dirigeants. Étonnés, parfois scandalisés par les conséquences de certaines réformes ou mesures entreprises, ils mettent souvent en garde contre celles-ci, qui à leurs yeux vont favoriser l’extension de la misère et permettre l’enrichissement de ceux qui sont déjà riches. Ces gens-là parlent d’erreurs politiques, d’aberrations économiques, d’absence de morale ou d’aveuglement, et s’instaure peu à peu une sorte de dialogue de sourds, dans lequel les uns ne comprennent pas qu’on puisse défendre certaines mesures, les autres qu’on puisse les critiquer.

La crise économique, que certains avaient prévu, est pourtant bien la conséquence des actions menées par les gouvernements qui, bien qu’ils s’en défendent, savaient bien eux-aussi qu’elle allait arriver. Et qui savent bien aussi comment la faire cesser : par plus de justice sociale, plus de taxes sur les riches, plus d’emplois dans les services publics, moins de spéculation, moins de privilèges, moins de corruption…

Cette dichotomie entre ce qu’il faudrait faire et ce qui est réellement fait entraîne une sorte de schizophrénie, qui définit la politique actuelle. Les gouvernements, qui font mine de travailler pour le bien du peuple et la baisse des inégalités, emploient un argent fou dans une communication qui serait ridicule si elle n’était pas scandaleuse : faire semblant de prendre les problèmes à bras le corps, alors qu’en réalité ils ne cherchent qu’à approfondir ces problèmes. Les preuves en sont le taux de chômage, les nombreux conflits sociaux, l’écart creusé entre la minorité qui s’enrichit et la majorité qui s’appauvrit.

Pourquoi cette erreur, ces erreurs ? à la lumière des conséquences de la gestion de cette crise économique, on devrait pouvoir dire sans hésiter que les mesures sont contre-productives du point de vue du discours officiel : les inégalités se creusent, il n’y a pas à revenir là-dessus.

Une fois ce constat établi, il faut donc aller plus loin dans la réflexion : pourquoi les gouvernement s’entêtent-ils dans leurs erreurs, en font-ils de nouvelles, et surtout nous tiennent-il toujours le même discours rassurant, malgré ce qu’ils savent aussi bien que nous ?

On serait tentés de répondre qu’ils sont pris à la gorge par le pouvoir financier, le capitalisme, ou la mondialisation, et que malheureusement ils n’ont pas le choix : il faut supprimer les services publics, renforcer les entreprises, revoir les budgets sociaux à la baisse…

Pourtant, et dans le même temps, on s’aperçoit que les banques, les assurances, les grandes multinationales (pharmacie, pétrole, armement…), tout ce que la terre compte de riches -et de « stratégique »- ne subit pas la crise. Au contraire même. On s’aperçoit par exemple que si l’âge des départs en retraites va être reculé pour la plupart, en face, les privilèges de nos hommes politiques et autres « serviteurs de l’Etat » (on ne dit pas « serviteurs du peuple ») vont être maintenus.

Et si on ajoute à cette réalité les liens officiels qui existent, par l’intermédiaire des lobbies et autres associations plus ou moins “fraternels”, entre le pouvoir politique et le pouvoir financier, il semble pourtant justifié de ne pas croire les discours nous promettant la « moralisation » d’un capitalisme qui arrange bien ces deux grands ensembles.

La question qui se pose ensuite est donc logiquement celle du but recherché par cette sorte d’alliance tacite qui existe entre le pouvoir financier et le pouvoir politique. Mise en rapport avec l’augmentation des inégalités et la précarisation des masses, l’explication la plus plausible est celle d’une volonté réelle de nos dirigeants d’aboutir au terme d’un processus de divisions, d’appauvrissement, à la mise en place d’un rapport de force, d’une tension vive entre le peuple vis-à-vis de ses dirigeants. Cela peut paraître effectivement incroyable, ou totalement dénué de sens étant donné les règles démocratiques régissant nos belles contrées, mais permet d’expliquer de manière plus logique les réformes qui sont mises en place actuellement.

Après avoir émis cette hypothèse, il est soudain plus facile de comprendre le décalage qui existe entre les discours et les actes de nos chers dirigeants : ce que les contradicteurs que j’évoquais au début de cet article prennent pour des erreurs n’en sont pas, car il existe une finalité à tout ceci, et le renforcement de la misère des peuples n’est qu’un moyen de parvenir à celle-ci.

Regardons maintenant les effets des réformes qui ont été conduites par le gouvernement, et nous en comprendrons mieux l’objectif :

  • mise au pas de la justice, qui ne pourra à terme ni défendre les « petits », ni attaquer les « grands »
  • renforcement de la sécurité, qui se traduit par une mise en place de la surveillance et du contrôle
  • modification des règles du travail, qui nuit essentiellement aux salariés et aux précaires
  • privatisation des services publics, qui conduit peu à peu à l’abandon du rôle de protection sociale théoriquement dévolu à l’Etat
  • protection des droits d’auteurs et des mineurs sur internet, qui engendre la possibilité d’éradiquer le dernier bastion de la contestation
  • définition de l’identité nationale, qui n’aboutit qu’à la fragilisation des communautés ainsi stigmatisées - sabotage de l’éducation, afin d’abrutir les consciences des générations futures
  • main-mise sur les médias, à la solde des financiers, ou du pouvoir, afin de diriger l’opinion publique

On le voit bien à travers ces quelques exemples, les effets de ces lois soi-disant adoptées dans le but de protéger les plus faibles, ou d’assurer la sécurité dans notre pays, sont à l’inverse du but qu’elles sont censées atteindre : la sécurité s’effrite malgré les caméras de surveillance et les centres de rétention, le chômage continue d’augmenter, la misère se fait partout plus sensible.

On serait tentés alors de se demander quel intérêt le gouvernement peut avoir à favoriser cette misère, et de faire se tendre les relations sociales, et même pourquoi, si tel était le cas, nos règles démocratiques ne nous permettraient pas de faire cesser tout cela… mais la réponse est tout aussi évidente.

La démocratie n’est déjà plus qu’un souvenir, ou est en passe de le devenir. Le gouvernement ne cherche pas à régler la violence avec ses 900 000 gardes à vue, ni à assurer la sécurité avec ces milliers de caméras. Il ne cherche pas non plus à renvoyer chez eux des immigrés illégaux qui commencent à comprendre que la France n’est plus le paradis dont ils rêvaient. En réalité, il cherche à créer le climat de tension, à travers la misère, nécessaire pour rendre utile, dans quelque temps, les mesures qu’il est en train de prendre…tout en assurant à ces partenaires financiers la possibilité de se partager les fruits de leur mise en place. Si les entreprises de fabrication d’armes augmentent leur chiffre d’affaire de manière considérable (avec l’argent du grand emprunt), c’est bien pour, le moment venu, être en mesure de remettre en ordre ce qu’on a préalablement dérangé.

Car face à un monde qui commence peu à peu à comprendre, par le biais des communications comme internet, qu’on le roule dans la farine depuis tant de temps, il fallait bien agir. En appauvrissant les masses, en les divisant de la manière qui est actuellement employée, il se peut que d’ici quelque temps elles aient le désir de se révolter, et c’est à ce moment que les réformes menées aujourd’hui seront utiles : les caméras, les centres de rétention, le passeport biométrique, la puce RFID, tout cela n’est pas pour aujourd’hui mais pour demain. D’ailleurs, il n’est pas innocent que notre président annonce une « pause dans les réformes » au cours de l’année 2011 : au moment où il sera déterminant de faire les « bonnes » réformes, la machine sera déjà mise en place.

Ainsi, lorsque le système capitaliste s’effondrera pour de bon, toutes les mesures pour en établir un nouveau seront déjà prises, et permettront à nos dirigeants de conserver leur pouvoir…

En utilisant cette hypothèse, tout devient à la fois plus logique, et surtout plus clair…mais ce n’est qu’une hypothèse !

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr


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20 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 12 mars 2010 10:46

    à l’auteur


    « les gouvernements [ ... ] savent bien aussi comment la faire cesser : par plus de justice sociale, plus de taxes sur les riches, plus d’emplois dans les services publics, moins de spéculation, moins de privilèges, moins de corruption… »


    Exemple typique de la panoplie d’outils préconisée par la « pensée unique » des misérabilistes !



    • caleb irri 12 mars 2010 13:28

      @ Jean-Pierre Llabrés

      bonjour,

      si vous me lisez par ailleurs, vous devez savoir ce que je pense de ces solutions, dans l’absolu. pour autant, il ne faut pas être trop radical, et plus de justice sociale ne pourrait pas nuire...et on sait comment faire.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 12 mars 2010 14:25

      caleb irri (xxx.xxx.xxx.26) 12 mars 13:28

      « vous devez savoir ce que je pense de ces solutions »

      Cela veut-il dire que vous ne partagez pas les modalités habituellement prônées pour atteindre des objectifs légitimes tel que, notamment, plus de justice sociale ?


    • caleb irri 12 mars 2010 23:56

      @ Jean-Pierre Llabrés

      non, au contraire. seulement je considère qu’elles sont intenables à long terme : si on reste dans le capitalisme, alors la justice sociale est impossible. si on établit réellement la justice sociale, alors c’est le capitalisme qui devient obsolète.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 mars 2010 08:18
      Profil type du « pseudo-pauvre » misérabiliste sur AgoraVox

      Je commencerai par présenter mes excuses aux vrais pauvres, ceux qui n’ont pas la possibilité de s’exprimer, à loisir, sur AgoraVox ou ailleurs. Eux, je l’espère, n’ont pas tous ces travers que l’on peut aisément identifier chez ceux qui, d’une part, estiment être des pauvres authentiques et ne sont, en fait, que des « pseudo-pauvres » et qui, d’autre part, prétendent toujours, à en être obscènes au travers de leurs articles ou/et de leurs commentaires, parler au nom des vrais pauvres.

      Légitimité auto-proclamée

      Les pseudo-pauvres se croient investis d’une légitimité absolue en vertu du fait qu’ils veulent lutter contre toute la misère du monde. Cette légitimité absolue constitue une usurpation car ils ne sont pas les seuls à avoir le même but. Mais d’autres pensent y parvenir par des voies différentes. Ceci est une chose inacceptable pour eux : inacceptable parce que, tout simplement, inconcevable pour leur esprit.

      Des clichés en guise de concepts

      Les pseudo-pauvres sont bardés de clichés, de contrevérités, et cætera, en guise de concepts éprouvés. Cela ne les empêche pas de continuer de les manier, encore et encore, avec la plus belle assurance. Sans avoir aucun sens du ridicule...

      Absence de rigueur intellectuelle

      Ces pseudo-pauvres sont prompts à dénoncer toute singularité comme un prétendu scandale, sorte de complot dirigé contre les pauvres, bien entendu, dans des diagnostics approximatifs, voire inexacts, accommodés à la « graisse d’oie ». Cela ne les gêne absolument pas car ils ne s’en rendent même pas compte.

      Dès lors, quand paraît un article de qualité dont le seul défaut est de s’arrêter au diagnostic, si vous vous aventurez à demander à l’auteur les recommandations qu’il préconise comme solutions aux problèmes identifiés dans son diagnostic, les pseudo-pauvres vous tombent sur le râble en affirmant, contre toute évidence et contre toute logique, qu’un diagnostic ne doit pas être suivi de recommandations.

      Quote
      Jean-Pierre Llabrés (xxx.xxx.xxx.82) 20 juillet 2009 11:25
      à l’auteur
      Beau diagnostic !
      Quelles sont vos recommandations ?
      Vladivostok 1919 (xxx.xxx.xxx.112) 20 juillet 2009 16:07
      Je n’ai aucune recommandation.
      [...]
      Vladivostok 1919 (xxx.xxx.xxx.112) 21 juillet 2009 12:37
      Hmmm.. D’accord.
      j’aurais du préciser effectivement que J’AI des recommandations
      Unquote

      Quote
      Talion (xxx.xxx.xxx.204) 6 août 2009 11:58
      « Et quelles sont vos propositions en matière d’autre modèle économique ? »
      Je pense que vous n’avez pas compris (ou plus probablement que mauvaise foi aidant vous n’avez pas voulu comprendre) : répondre à cette question n’est absolument pas l’objet de l’article !
      Unquote

      Mauvaise foi

      Lorsqu’un pseudo-pauvre se trouve confronté à un résultat qu’il ne veut pas admettre, en raison de ses convictions erronées, il se refuse absolument à faire la démonstration que le résultat qu’il réfute est bien inexact. Cela ne l’empêche nullement de continuer de proclamer que ledit résultat est faux.

      Quote
      Céphale (xxx.xxx.xxx.182) 17 mars 12:11
      « Ce serait plutôt à vous de prouver la justesse des élucubrations de feu Jacques Marseille ».
      Unquote

      Soupçon permanent de malhonnêteté

      Pour un pseudo-pauvre, la volonté de constituer un patrimoine, quelle qu’en soit l’importance, est considéré comme une tentative d’enrichissement illégitime ; un vol, pour être parfaitement clair. Pire : l’accumulation de droits à une retraite est également perçue comme un détournement de fonds.

      Quote
      abelard (xxx.xxx.xxx.171) 19 août 2009 12:05
      En gros, mon gentil de Llabrés, ce que tu ne comprends pas c’est pourquoi Paul Jorion n’a pas profité de ses postes pour taper dans la caisse et se constituer un beau matelas de dollars ? [J-P LL : Retraite & Patrimoine]
      Tu appelles ça de « l’imprévoyance monétaire » moi je trouve qu’il s’agit d’honnêteté...
      Tu appelles mendicité le fait de demander à ses lecteurs de payer un peu pour un travail d’analyse lucide ? Moi j’appelle ça gage d’indépendance.
      Unquote

      Horizon indépassable

      Au nom de la lutte contre toute la misère du monde, les pseudo-pauvres ne connaissent qu’un horizon indépassable : la taxation des riches pour redistribuer aux pauvres. Fondamentalement, cette prédisposition pour l’impôt n’aurait rien d’illogique si elle ne conduisait pas à une impasse absolument stérile.

      Par exemple, pour donner un revenu de 10 Euros/jour à chacun des 6 milliards d’habitants de la planète, soit 3.650 Euros par an, il y faudrait un impôt annuel de 21.900 milliards d’Euros alors que le patrimoine cumulé des 1.011 milliardaires mondiaux ne représente que 3.600 milliards de dollars.

      Les pseudo-pauvres ne perçoivent pas cette impossibilité de l’impôt pas plus qu’ils n’imaginent qu’il serait bien plus fructueux que les « pauvres » puissent s’enrichir par les mêmes mécanismes que les riches.

      Conclusion

      En somme, sur AgoraVox, les pseudo-pauvres ne sont que des pauvres d’esprit... S’y reconnaîtra qui pourra !



    • JL JL 24 mars 2010 08:47

      « le patrimoine cumulé des 1.011 milliardaires mondiaux ne représente que 3.600 milliards de dollars » (JL Llabrès)

      Je suis prêt à parier que le patrimoine cumulé des millionnaires dépasse 36 000 milliards ! Etc.

      En matière d’esprit, on ne voit jamais volontiers chez les autres davantage que ce qu’on en a.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 25 mars 2010 09:18
      Par Damien Millet – Sophie Perchellet [1]

      1 Respectivement porte-parole et vice-présidente du CADTM France (Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde, www.cadtm.org).Mille milliardaires à faire payer

      Chaque année, le magazine Forbes fait paraître sa très célèbre liste des milliardaires. Le classement 2010, qui vient d’être rendu public, donne des informations éclairantes : en un an, le nombre de milliardaires en dollars est passé de 793 à 1011 et leur patrimoine cumulé représente 3.600 milliards de dollars, en hausse de 50% par rapport à l’an dernier. Pour les super riches, la crise est déjà bien loin.

      [....]

      Par exemple, un impôt de 20% sur le patrimoine de ce petit millier de milliardaires permettrait de récupérer 720 milliards de dollars, soit la moitié de la dette extérieure publique de tous les pays en développement en 2008 (1 405 milliards de dollars) et 3,5 fois le montant total de leurs remboursements annuels au titre de cette dette (211 milliards de dollars).


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 25 mars 2010 10:48

      « Je suis prêt à parier que le patrimoine cumulé des millionnaires dépasse 36.000 milliards ! »

      Par exemple, pour donner un revenu de 10 Euros/jour à chacun des 6 milliards d’habitants de la planète, soit 3.650 Euros par an, il y faudrait un impôt annuel de 21.900 milliards d’Euros.

      À combien devrait s’élever le patrimoine des millionnaires et des milliardaires pour satisfaire à un impôt annuel de 21.900 milliards d’Euros voire de « x fois » 21.900 milliards d’Euros correspondant à « x fois » 10 Euros de revenu quotidien pour chacun des 6 milliards d’habitants de la planète ?


    • JL JL 25 mars 2010 11:26

      « Par exemple, pour donner un revenu de 10 Euros/jour à chacun des 6 milliards d’habitants de la planète » (JPLl)

      Hypothèse doublement ridicule : d’une part, 10 euros par jour ce serait un pactole pour des centaines de millions, voire milliard de personnes dans les pays pauvres, d’autre part, dans les pays riches, une telle somme est dérisoire pour la majorité des gens et serait donc inutile.

      JPLl, ces comparaisons ne sont que de l’enfumage dans lequel vous vous complaisez, c’est votre choix, mais il n’est pas sain de vous laisser enfumer les autres. 


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 mars 2010 09:29

      "10 euros par jour ce serait un pactole pour des centaines de millions, voire milliard de personnes dans les pays pauvres« 
      Doit-on s’interdire de générer, par le Dividende Universel, ce  »pactole« évolutif pour tous ces gens ?

       »dans les pays riches, une telle somme est dérisoire pour la majorité des gens et serait donc inutile« .
      Un revenu mensuel de 1.000 Euros per capita (3,33 fois 10 Euros quotidiens) et plus à terme, au titre du Dividende Universel évolutif, constitue-t-il un revenu dérisoire ?

       »il n’est pas sain de vous laisser enfumer les autres« .
      Soyez tranquille ! Grâce à votre »intelligente" vigilance, les autres sont à l’abri et n’ont rien à craindre de moi... smiley smiley smiley


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 12 mars 2010 11:19

      Bonjour Caleb,

      « mise au pas de la justice, qui ne pourra à terme ni défendre les « petits », » C’est déjà le cas, dans deux villages que je connais, deux fois trois affaires qui finissent très mal, n’ont fait l’objet d’aucun suivi judiciaire et ont été classées « accident d’escalier »...

      Vous savez, quand un petit curé de l’Indre évoque la fin du monde et se tue le jour J ( histoire vraie de 1984 dont j’ai perdu la source ) cela ne touche pas l’humanité entière. Mais quand les grands de ce monde sont intimement persuadés de la véracité des prophéties Inca, et leur date mythique du 12 / 12 / 12, là ça change tout parce qu’ils organisent toute la société et les moindres lois dans cette optique précise. Et malgré le formidable organe de communication extrêmement performant, l’essentiel passe sous la table dans des petites enveloppes qui s’auto-détruisent dans la minute...

      Cordialement, L.S.


      • zelectron zelectron 12 mars 2010 15:47

        Bonjour Lisa,
        petites enveloppes qui s’auto-détruisent dans la minute...
        l’enveloppe, pas ce qu’il y a dedans, voyons !


      • JL JL 12 mars 2010 11:41

        Bonjour Caleb Irri, votre article est très lucide.

        « La pauvreté augmente de nouveau », par Louis Maurin, 04 mars 2010

        « Le dernier rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale reconnaît officiellement l’échec du gouvernement à réduire la pauvreté. »


        • Peretz Peretz 12 mars 2010 20:21

          Les économistes ne le disent pas tous, mais tous pensent que la pauvreté fait partie de l’Economie qui s’en nourrit. Elle a diminué pendant les trente glorieuses quand le pouvoir d’achat augmentait en général. Mais avec le PIB que l’on connait depuis des décennies, et le dogme du chômage comme variable d’ajustement normal, on ne peut pas espérer d’améliration dans le court terme.www.voixcitoyennes.fr


        • Agor&Acri Agor&Acri 12 mars 2010 12:58

          Caleb,

          je vais vous dire : votre article est irrecevable !!!

          Et pourtant, votre analyse est très loin d’être stupide.
          Et peut-être touchez-vous à qque chose de profond.

          Quand je dis qu’il est irrecevable,
          je veux dire « vis à vis de la majorité de nos concitoyens ».
          Ceux qui constatent que tout va mal, voire de mal en pis,
          mais qui vivent sous l’emprise de l’omniprésente propagande véhiculée par les médias.

          Cette majorité-là vous classera, ainsi qu’on l’a « programmée » pour le faire, parmi les « théoriciens du complot ».

          Les magouilles, les corruptions, les ententes illicites, les détournements de fond, les commissions occultes, les collusions entre puissants = ils admettent tout ça.

          Mais la plupart ne vont pas au-delà.
          Parce que, au-delà, on tombe dans les théories du complot.
          Et là, ils sont victimes d’un réflexe contionné et perpétuellement entretenu par la caste d’oligarques qui monopolisent les débats publiques :
          le feu ça brûle, l’eau ça mouille, la version officielle du 11 septembre ne comporte aucune incohérence et nous donne une vérité historique non contestable...sauf par des négationnistes
          ...et toute personne qui cherche à établir qu’il existe autre chose que des collusions occasionnelles et non structurées, parmi les « puissants », est un paranoiaque, un sombre adepte des « théories du complot » = fuyez, braves gens ! avant qu’il ne vous contamine.

          Votre texte Caleb, est une synthèse dont les sources sont « ellipsées ».
          Le lecteur lambda risque de n’y voir qu’une sommaire et caricaturale vision « complotiste ».
          Hélas !

          Je conseille à tous de consulter ce lien
          http://www.dedefensa.org/forum-le_parti_des_fous-de-rage__28_01_2010.html
          et de lire le message qui s’intitule

          Les « Fous-de-rage » se trompent de cible !dont voici la conclusion :
          ...
          Groupe 3 : une extrême minorité de gens, qui essayent de faire passer le message du vrai nouvel ordre mondial. Probablement le groupe 1 et le groupe 2 ne comprendront pas la description du vrai nouvel ordre mondial par le groupe 3. Et la plupart des gens qui croient appartenir au groupe 3, généralement appartiennent au groupe 2 mais ne s’en rendent pas compte. Le groupe 3 est généralement ridiculisé et ignoré par les deux autres groupes.

          Ainsi,
          « Les gens deviennent de plus en plus au courant du faux nouvel ordre mondial, et la plupart des gens sont appelés à se révolter et à faire une révolution contre le nouvel ordre mondial ; Et de ce fait, le faux nouvel ordre mondial faillira, ce qui fera croire aux gens qu’ils auront gagné et vaincu le malin, alors que le vrai nouvel ordre mondial, qui était caché depuis le début, sera introduit en tant que «  nouvelle société » pour remplir le Nouveau Vide Mondial.

          C’est le scénario classique de problème-réaction-solution :
          Problème : Le Faux Nouvel Ordre Mondial
          Réaction : Révolte global contre ce faux nouvel ordre mondial
          Solution : Le Vrai Nouvel Ordre Mondial »

          • lord_volde lord_volde 12 mars 2010 13:18

            Le parti bicéphale UMPS ne fait plus recette depuis que les moutons ont commencé à relever un peu la tête. Ils ont fini par comprendre que lorsque l’un exerce les rênes du pouvoir et l’autre entre en fausse opposition, on nous emmene toujours dans la même direction, c’est à dire dans le mur, et vice versa. L’UMP et le PS représentent les deux mamelles convergentes de la puissance financière des élites oligarchiques ordonnées autour d’un programme commun ayant pour cible la dépopulation mondiale passant par l’instauration d’un nouvel ordre de misère humaine, d’affaiblissement des structures de santé, de redistribution sociale, du travail et du socle traditionnel de la famille éclatée par l’individualisme libéral et les mouvements dits d’autonomie ou d’émancipation féminine. Nous ne voterons pas et pratiquerons l’abstention dans la mesure où nous refusons de nous rendre complice des crimes politiques commis par l’UMPS et leurs affidés disséminés en association, en think tank, et presse de la pensée, etc, etc. Nous attendrons le moment propice pour nous rendre aux urnes et ce moment qui ne tardera plus à venir sera visible de tous et par tous car il portera le nom de « l’insurrection qui vient ».


            • Lucien Denfer Lucien Denfer 12 mars 2010 21:12
              Intéressante réflexion sur laquelle je souhaiterais apporter quelques éléments relatifs à la réforme de la justice :

              Pourquoi les délits financiers ne sont-ils pas concernés par une réforme de la justice qui se veut plus efficace et plus rapide dans le traitement des dossiers ? 

              Les crimes en col blanc ne sont donc pas considérés comme des crimes, la preuve tangible étant la volonté assumée (notre cher président demandait rien moins que la dépénalisation du droit des affaires à l’université d’été du MEDEF en 2007) d’en raccourcir les prescriptions. Est-ce en raison des multiples affaires de corruption ayant terni la classe politique, de la prise illégale de commission sur des marchés au financement plus que douteux de certaines campagnes electorales ?

              Mon petit doigt me dit que la classe politique s’est ainsi protégée d’une justice qui ne s’applique qu’aux personnes externes aux cercles de pouvoir, autrement dit, toutes les bonnes poires qui continuent à voter (et donc à légitimer) la reconduction tacite d’un système qui les méprise au plus haut point. 

              Comment poursuivre dans une affaire ayant eu lieu en 2000 et dénoncée seulement en 2007, comment rendre justice sans prendre en compte le fait que les affaires de corruption concernant les hommes politiques ne sont dénoncées que quand les hommes en place partent à l’occasion d’un changement de majorité dans une commune par exemple ? 

              Vous vous doutez bien qu’avec une diminution du temp des prescriptions des délits financiers ainsi qu’une dépénalisation globale du droit des affaires, il aurait été impossible de poursuivre les personnes impliquées dans la quasi majorité des affaires et scandales ayant eu lieu les 30 dernières années. 

              Merci qui ?

              J’entends déjà les petits chagrins et les couinements de ceux qui s’imagineront, à tort, que les délits financiers ne représentent pas des sommes énormes ou ne sont pas une menace à l’ordre établi ou à la sécurité des citoyens (comme les braquages de banques et les agressions à mains armée). 

              Manque de pot c’est tout le contraire. Pour illustrer les proportions je vais vous donner un exemple pré-mondialisation ( les délits financiers ont explosés suite à la mondialisation) :

              Le Centre d’Etudes Sociologiques sur le Droit et les Institutions Pénales (CESDIP) évaluait en mars 1985 le montant de la seule fraude fiscale (qui n’est pas bien sur toute la criminalité financière) pour l’année 1982 à 86,45 Milliards de francs, soit 400 fois le montant des hold-up et autres délits à main armée. 

              Bienvenue dans une démocratie d’opérette avec une justice à deux vitesses. 

              Allez un petit dernier pour la route. 

              Pour quasiment la majorité des délits, même lorsque il n’y a pas condamnation les personnes impliquées se voient proposer « gentiment » de donner leur ADN pour remplir les fichiers de la police, procédure dont le refus même constitue une infraction, sauf pour....vous l’avez deviné, les délits financiers. 

              Elle est pas belle la vie ?

              • Alpo47 Alpo47 13 mars 2010 08:42

                Félicitations à l’auteur pour ce texte, exhaustif, qui rejoint Naomi Klein et « La stratégie du choc » : Créer le désordre afin de pouvoir installer l’ordre désiré.
                C’est de plus en plus évident, et je pense que seuls ceux qui se désintéressent de la vie politique et ne font donc aucun effort de réflexion n’en sont pas encore à cette analyse.
                Oui, je pense que vous avez « tout compris », Caleb.

                Maintenant, j’ajoute vite que lorsqu’on a fait ce bilan, il faut ensuite impérativement, enfin si on veut y survivre, se tourner vers les solutions : Que faire ? Comment réagir ? Que préconiser ? Quelles sont les attitudes, décisions individuelles, susceptibles de s’opposer à ces sombres calculs ?

                Nous ne « survivrons » qu’en trouvant des réponses à ces questions.


                • Raymond SAMUEL paconform 13 mars 2010 10:20

                  Bonjour,

                  Pour « survivre » il faut pouvoir manger, habiter dans un logement, se chauffer.
                  Quand la réalité éclatera, c’est à dire quand les artifices qui ont permis la surproduction et la surconsommation (exploitation du pétrole, monnaie fictive) auront disparu, quel que soit le régime politique, il ne restera que la possibilité et la capacité à faire pousser des pommes de terre.

                  Etes-vous prêts ?


                  • ddacoudre ddacoudre 13 mars 2010 10:47

                    bonjour caleb irri

                    hypothèse effectivement qui découle d’un enchevêtrement s’introduisant les uns les autres et qui se lisent comme la maitrise et le contrôle des populations offrant le passage vers une dictature.

                    c’est clair comme de l’eau de roche. j’ai souvent écrit qu’a l’avenir nous élirions notre tyran, ce serait là le reste de la démocratie.

                    tous les états se sont préparés pour une lutte contre une insurrection, nous c’est depuis les affrontements alter mondialiste de Rome j’ai oublié la date.

                    mais pour le moment la population n’est pas prête à descendre dans la rue, à moins que par mimétisme les manifestation grecque fassent boule de neige, mais les médias veillent.

                    il faut tout de même ne pas être trop pessimiste, le pouvoir sait qu’il ne tient que par une minorité, mais la plus puissante en terme de finance je te l’accorde.
                    reste à trouver la bonne opposition et cela n’est pas gagné tant il y a de paradoxe à surmonter.
                     http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=71480
                    cordialement.

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