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Accueil du site > Actualités > Politique > L’illusion démocratique

L’illusion démocratique

La France démocratique est un mythe, un mensonge qui permet de légitimer ce qui est illégitime : La confiscation du pouvoir par une minorité de privilégiés aux dépens de la majorité.

La démocratie est un système idéal pour un peuple idéal, gouverné par une élite idéale. Vous l’avez compris, la démocratie n’appartient pas à notre monde, mais à celui des idées.

L’article 2 de la Constitution française de 1958, stipule :

« Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. »

Des mots que pourrait prononcer un politicien en verve durant une campagne électorale.

Vite dit et vite oublié. Le nombre et la complexité des décisions à prendre chaque jour pour gouverner la nation, rendent impossible l’information, les débats contradictoires et la consultation permanente du peuple qui n’en demande pas tant.

Le peuple élit donc ses représentants et c’est là que ça se gâte.

Le gouvernement par et pour le peuple ?

Qu’est-ce que le peuple ? Le peuple est un concept abstrait, bien utile lorsqu’il s’agit de gouverner en son nom.

Qui peut légitimement se lever et proclamer : « Moi, le peuple ! » ? Seuls les hommes politiques osent le faire. C’est même à ça qu’on les reconnaît.

Dans le monde réel, la société est hiérarchisée. Pour paraphraser Raffarin, il y a le peuple du haut et celui du bas.

Ceux du haut, environ 12% de la population, sont représentés par 90 % des élus de l’Assemblée nationale et 88% de la population, par 10% des élus.

Le gouvernement par le peuple n’est qu’un mythe, un mensonge qui permet de légitimer ce qui est illégitime, la confiscation du pouvoir d’une minorité de privilégiés, aux dépens de la majorité.

Les partis politiques.

Les partis politiques sont les instruments efficaces de cette domination. L’histoire récente pose la question de leur fonctionnement démocratique et de la légitimité des chefs.

Pour la désignation des chefs de partis, la règle est qu’il n’y en a pas.

Les partis revendiquent leur indépendance de fonctionnement alors qu’ils sont largement financés par l’argent public et qu’ils participent de façon déterminante à la vie politique en favorisant l’émergence des personnalités qui gouverneront la France et les Français.

Est-il admissible, politiquement et moralement, que le Président de la république, le Premier ministre, les ministres et toutes les personnalités occupant les plus hautes fonctions, soient sélectionnés par des petits comités par des processus opaques propices aux manœuvres et aux marchandages les plus sordides ?

Puisque les partis politiques ont accaparé le monopole de la sélection des candidats aux plus hautes responsabilités, il est légitime que la loi organise leur fonctionnement démocratique et veille à son respect.

D’autant que les résultats sont loin de faire apparaître une compétence, une moralité et un sens de l’intérêt général à la hauteur de leurs prétentions et de scandaleux privilèges.

Comme il est vain d’espérer qu’une élection transforme comme par miracle, un bourrin en cheval de course, le minimum serait d’exiger des candidats des pré-requis vérifiables, comme pour n’importe quel poste de dirigeant dans le privé.

Les électeurs sont manipulés.

Mais pour être Président, il y a un préalable, remporter les élections. La démagogie étant partagée par tous les candidats, celui qui l’emportera sera celui qui aura la meilleure image, comme n’importe quel produit de consommation grand public.

Des professionnels de la communication se chargeront de fabriquer une histoire qui bercera d’illusions les électeurs-cibles. Reste à servir la soupe.

C’est là qu’interviennent les riches actionnaires de multinationales dont les chiffres d’affaires dépendent des commandes publiques, et donc de leur proximité avec le pouvoir. Les plus malins ont pris le contrôle des médias TV grands publics afin de peser de tout leur poids dans la promotion de leur poulain qui ne pourra manquer de leur marquer sa reconnaissance. Pour être certains de gagner, ils favoriseront les favoris des sondages aidés en cela par une loi récente sur, ne riez pas, l’équité fondée en partie sur les sondages d’opinion.

Plus vous passez à la télévision, plus les sondages sont favorables, plus vous passez à la télé… C’est la différence entre l’équité et l’égalité.

L’électeur-cible, ce sont ces 10% d’indécis, sous éduqués, sous politisés, les « sans-dents » comme on dit maintenant, d’où la forte présence du football et les nombreux résultats sportifs, censés retenir leur attention. Il est manifeste que la façon dont sont traités les candidats à la télévision, influence le vote des électeurs-cibles et par conséquent le résultat des élections.

Le résultat de ces magouilles est que les élus qui représentent les 10% de la population la plus aisée, sont élus grâce aux votes des 10% les moins éduqués. On comprend mieux les postures théâtrales, les flatteries sans nuances et les petites phrases destinées à exacerber les frustrations et les préjugés de ces populations délaissées le reste du temps.

Nous sommes loin de l’information loyale du citoyen qu’exige l’idéal démocratique.
 
Le Président de la république.

Enfin élu, le chef de parti devenu Président de la république reproduira dans ses nouvelles fonctions, la stratégie qui lui a si bien réussi pour accéder à ce poste. Appliquant les recettes du clientélisme, il placera ses hommes liges aux postes stratégiques, récompensera ses soutiens en leur offrant des postes prestigieux et rémunérateurs.

Fort de son impunité constitutionnelle, de son pouvoir quasiment absolu, renforcé par son pouvoir de nomination et de limogeage, il ordonnera et on lui obéira.

Le pouvoir législatif est contrôlé.

Le Président de la République continuera à maintenir son autorité sur ses troupes en contrôlant personnellement les investitures nationales et régionales. Une arme décisive contre les députés qui seraient tentés de voter en leur âme et conscience, contre le gouvernement.
 
Le secrétaire d’état chargé des relations avec le parlement joue un rôle central dans l’élaboration de l’ordre du jour du Parlement. Il a pour mission annexe de veiller à la fidélité et à la discipline des élus de la majorité présidentielle.

Le fameux article 49.3 de la Constitution donne un moyen de chantage au Président de la République, sur les députés de sa majorité. C’est, soit vous vous soumettez à mon autorité, soit je vous démets.

« Dans une démocratie, on peut débattre. » Lance un Premier ministre cynique, aux députés médusés, quelques jours après avoir refusé de débattre sur la loi Travail au moyen du 49.3.

Il a raison, en démocratie, on peut débattre, pas sous la 5ème république.

Le pouvoir judiciaire ne fait pas exception.

Le pouvoir judiciaire n’échappe pas non plus à l’autorité du Président de la république puisque c’est lui qui nomme les hauts magistrats par décret, suivant ou non, l’avis du Conseil Supérieur de la Magistrature.

Le judiciaire est le plus maltraité des pouvoirs. Les deux autres s’entendent pour restreindre son activité en réduisant ses crédits a minima. La magistrature est pourtant complaisante, voire laxiste à l’égard des hommes politiques. Les affaires traînent pendant des années et les peines prononcées, quand il y en a, sont souvent avec sursis. L’inéligibilité est de 5 ans maximum dans le cas d'un délit et de dix ans dans le cas d'un crime.

Les peines devraient être exemplaires et dissuasives, c’est tout le contraire. Cela donne un sentiment d’impunité aux élus, ce qui expliquerait pourquoi les affaires les impliquant sont si nombreuses.

La France est 37ème sur 45 pays européens en matière de budget pour la Justice, avec 61,2 euros par habitant et par an, l’Allemagne (114 euros), la Grande Bretagne (96 euros), la Belgique (89 euros), l’Italie (77 euros).

Sous la 5ème république, tous les pouvoirs sont entre les mains d’un seul homme, le Président de la république qui en use et en abuse parfois au-delà de toutes mesures. C’est ce qui rend cette situation anormale si dangereuse.

Article 15 : Le Président de la République est le chef des armées.
Article 67 : Le Président de la République n’est pas responsable des actes accomplis en cette qualité.

La loi organique de 2014 organisant la destitution du Président de la république est si tatillonne, qu’il faudrait plusieurs semaines pour simplement lui reprendre la boite déclenchant le feu nucléaire.

Cette tragique réalité est systématiquement niée par les hommes et les commentateurs politiques qui influencent l’opinion. Le sujet est tabou.

Le gouvernement du peuple.

Les seuls moyens pour le peuple d’exprimer sa volonté sont le référendum et la révolte.

Des dispositifs existent qui permettraient, d’ors et déjà, d’inclure les citoyens dans les processus de décision mais, sous la 5ème république, le pouvoir ne se partage pas.

Si les référendums se font rares, c’est qu’ils sont de la seule initiative du pouvoir.

Le résultat sans appel du dernier, le 29 mai 2005, a profondément déplu à l’oligarchie qui a dégainé sa réponse habituelle. « Le peuple n’a pas répondu à la question qui lui était posée. »

L’illustration du dicton populaire : « Quand on veut abattre son chien, on prétend qu’il a la rage. »

Par son coup de force du 4 février 2008, le Président de la république, garant du respect des institutions, a dévoyé la Constitution qui stipule dans son article 11 :

"Lorsque la proposition de loi n'est pas adoptée par le peuple français, aucune nouvelle proposition de référendum portant sur le même sujet ne peut être présentée avant l'expiration d'un délai de deux ans suivant la date du scrutin."

Cet article ne prévoit pas que les parlementaires convoqués en congrès par le Président de la république puissent se substituer au peuple. C’est pourtant ce qui s’est passé, le 4 février 2008, à Versailles, symbole historique de la répression étatique.

Un régime dans lequel le pouvoir d’un homme l’emporte sur la volonté du peuple, ne peut pas être qualifié de démocratique.  

Dans sa récente intervention, la ministre Vallaud Belkacem préfère insister sur la facette « petit père du peuple » du Président de la République.

Hollande est décrit comme un père qui déciderait ce qu’il estime être le mieux pour ses enfants. Des enfants récalcitrants, voire chahuteurs, mais qui devront in fine se soumettre à son autorité. Le peuple est un mineur incapable placé sous tutelle.

On ne sait plus si c’est de la condescendance ou du mépris, probablement les deux.

Gouverner contre le peuple.

La seule vraie contrainte du Président de la république est d’éviter la révolte du peuple. L’histoire montre que toutes les révolutions commencent par des manifestations populaires. Notre suzerain garde en mémoire l’image de la tête de Louis Capet, tombant de la guillotine devant une foule en liesse. Ou comment la sagesse vient aux puissants.

Peu importe les protestations dans des feuilles de chou que personne ne lit, les débats tumultueux à l’Assemblée nationale, les pétitions incendiaires qui circulent sur l’Internet et les sondages, ce ne sont que des bruits, des frustrations qui s’expriment, des minorités qui s’agitent.

Ce qui compte réellement, c’est le nombre et la puissance des manifestations de rues et le soutien de l’opinion au mouvement de contestation du pouvoir.

Lorsqu’il devra respecter les traités internationaux, rédigés en anglais dans un langage volontairement abscons, secrètement discutés et ratifiés sans l’accord explicite du peuple, il provoquera inévitablement des protestations populaires.

L’exemple type est celui de la loi Travail que le Président de la république veut imposer au peuple. Cette loi a pour but de faire baisser drastiquement le coût du travail dans les entreprises sans que le gouvernement ne soit tenu pour responsable. Elle donne au chef d’entreprise son 49.3. Les salariés devront se soumettre ou ils seront démis.

C’est à la façon de gérer une révolte qu’un Président de la république révèle sa véritable nature. Le sage agira avec mesure, négociera et si la situation empire, reculera. Le fou restera droit dans ses bottes, avec cette fière devise : « Ou ça passe ou ça casse ! » Et si ça cassait ?

Une illusion démocratique à maintenir à tout prix.

Le coup de Versailles de 2008 a officialisé la nature dictatoriale du Président de la République.

« Une dictature est un régime politique dans lequel une personne ou un groupe de personnes, exercent tous les pouvoirs de façon absolue, sans qu'aucune loi ou institution ne les limitent. La dictature est donc synonyme de régime autoritaire. »

Tous les cinq ans, un dictateur, issus d’un processus opaque et partisan, basé sur le clientélisme, se fait plébisciter.

La doxa impose l’idée d’une DEMOCRATIE REPRESENTATIVE. C’est une imposture fondée sur des abus de pouvoir et le clientélisme.

Le maintien à tout prix de L’ILLUSION DEMOCRATIQUE est un impératif pour permettre à une minorité de rejeter les exigences de justice sociale et d’avancées démocratiques exprimées par la grande majorité du peuple.

Ceux qui se révoltent sont présentés comme « une minorité égoïste, radicalisée, qui ne représente rien, ni personne. ».

C’est sans doute Henri Ford qui décrit le mieux la démocratie représentative :

« Le client peut choisir la couleur de sa voiture, pourvu que ce soit noir ».

Ne votez plus pour vos ennemis.

Daniel ROUX – 31 mai 2016

Autre article de l’auteur sur le même thème :

Attention à la dernière marche.

Le boulet.

 


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190 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 31 mai 12:58
    Je partage à 100% cette analyse, c’est-à-dire le constat, mais je reste sur ma faim pour la conclusion quand vous écrivez : « Ne votez plus pour vos ennemis. »

    Ça veut dire quoi ? « Ne votez plus ? »

    Un « process » ne peut fonctionner qu’en suivant sa programmation et en produisant ce que les auteurs du « process » en attendaient. Si on veut autre chose, il faut changer l’objectif et les moyens de l’atteindre.

    • Daniel Roux Daniel Roux 31 mai 14:35

      @Jeussey de Sourcesûre

      Bonjour,

      Cela veut dire : Ne votez pas pour un démagogue et un menteur notoire, surtout s’il promet la Lune. Votez pour celui qui s’engage sur un programme dont vous partagez l’essentiel et qui aura donné des preuves de sa loyauté.

      Si vous voulez la fin de la 5ème république, votez pour le candidat qui s’engagera sur l’élection d’une Assemblée Constituante.

      Ne pas voter, au premier tour, c’est voter pour le gagnant, qui sera peut-être votre ennemi.


    • JBL1960 JBL1960 31 mai 16:35

      @Daniel Roux Sans vous offenser ; Il n’y en a aucun dans ce Système... Chouard est celui qui en parle le mieux dans cet interview de mars dernier intégrée dans ce billet de blog https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/03/23/ne-plus-renoncer/ Plutôt qu’une 6ème République ne vaut-il pas mieux un nouveau paradigme ?


    • gimo 31 mai 17:00

      @Daniel Roux
       bon article   merci

      à l’auteur  tres bon  SAUF QUE IL YA UNE une grande nuance et une erreur de langage( écrit)
       
      dLe gouvernement par le peuple n’est qu’un mythe, un mensonge qui permet de légitimer ce qui est illégitime, la confiscation du pouvoir d’une minorité de privilégiés, aux dépens de la majorité.e la le malheur des Français 
      explication
      plus exacte Le gouvernement pour le peuple et pas par peuple n’est qu’un mythe, 

      Je dirai mieux «  »"(Le gouvernement pour le peuple et le fric pour nous
      bonne journée

    • Daniel Roux Daniel Roux 31 mai 17:09

      @JBL1960

      Etienne Chouard, que je salue, est un précurseur. Sa méthode est celle de Socrate, il réfléchit.

      Changer de paradigme ? Ma conviction est que l’homme ne change pas de paradigme volontairement. Il ne le fait que contraint par des évènements suffisamment puissants pour détruire le paradigme existant.

      Ce qui nous arrive ne nous arrive pas par hasard. Si vous considérez l’histoire des différentes civilisations, même celles qui se sont développées dans leurs coins, comme celles d’Amérique du Sud, les processus suivent le même chemin. L’agriculture - les pillards qui deviennent des chefs de guerre - Les cités-états - les royaumes - les empires et les barbares en vagues régulières. Le vol, les meurtres, les viols, l’exploitation des hommes, le développement des arts que permets l’émergence d’une classe d’oisifs etc..

      Ecce Hommo..


    • Daniel Roux Daniel Roux 31 mai 17:14

      @gimo

      Merci à vous, pour vos encouragements.

      Vous avez raison. La cupidité de ceux qui ont déjà trop, est sans limite. Cela et la surpopulation faute d’éducation, sont ce qui détruira notre monde.


    • Ouallonsnous ? 31 mai 17:47

      @Daniel Roux

      "Le gouvernement par le peuple n’est qu’un mythe, un mensonge qui permet de légitimer ce qui est illégitime, la confiscation du pouvoir d’une minorité de privilégiés, aux dépens de la majorité.« 

      La formulation juste est ; » Le gouvernement par le peuple n’est qu’un mythe, un mensonge qui permet de légaliser ce qui est illégitime, la confiscation du pouvoir au profit d’une minorité de privilégiés, aux dépens de la majorité."


    • Daniel Roux Daniel Roux 31 mai 18:19

      @Ouallonsnous ?

      L’équilibre sémantiques des phrases est important pour faciliter leur compréhension.

      L’opposition « illégitime/ légitime me semble plus directement compréhensible que »légaliser l’illégitime".

      Cela dit, votre remarque a un sens.

      Écrire, c’est aussi faire des arbitrages, non ?

       


    • gimo 31 mai 18:54

      @Daniel Roux


       C’est Merci à vous ! d’etre lucide    NOUS NE SOMMES PAS seule 
       Chaque jour qui passe beaucoup de gents
      dans mon entourage et ailleur ils ont ouvert les yeux  comprennent tres bien
       les temps ont changer et leur pouvoir s’etiole jour a pres jour
      Etre c’est agir ; l’action est l’existence même.
       rien faire et laisser faire c’est mourir 
      Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, mais leur existence sociale qui détermine leur conscience.
      Il n’y a pas d’issues à choisir
      . Une issue ça s’invente.
       Et chacun en inventant sa propre issue, s’invente soi-même. et son avenir
       le soumis ( le lache) aura quatre peines a subir le 1mepris de son maitre 
      2 le reject des autres resistans
      3 a defiance des tirans 4 le le degous de lui et son remords

    • Daniel Roux Daniel Roux 31 mai 19:08

      @gimo

      Ce que vous écrivez est plein de bon sens.

      Bonne soirée.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 31 mai 21:22

      @Daniel Roux
      Que d’illusions...
      Sans sortir de l’ UE, à quoi peuvent bien servir une Constituante et une Constitution ?
      ** Dans les Traités européens, le Droit communautaire est supérieur au Droit des Etats


      ** La Constitution qui s’applique aux 28 pays s’appelle TFUE Traité de Fonctionnement de l’ UE.

      ** Et si vous refusez de l’appliquer : sanctions jusqu’à 0,2% du PUB de la Cour de Justice européenne ! « L’astreinte, sanction financière contre les Etats membres ».

      Par exemple, la France a refusé une directive sur les OGM : 10 millions d’euros d’amende .


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 31 mai 22:47

      @Jeussey de Sourcesûre


      Il y a une façon de procéder, mais elle est complexe et donc facile à prévenir par ceux qui ne veulent PAS de démocratie réelle. Un jour, peut-être....


      PJCA




    • JBL1960 JBL1960 31 mai 23:42

      @Daniel Roux C’est là notre point de désaccord, car je nous pense au contraire capable d’initier un nouveau paradigme, notamment en lien avec les natifs amérindiens, incluant le mouvement Zapatiste. Par ailleurs, si je vous ai bien compris, la votation est le seul moyen pour accéder à une autre république et là aussi je diverge, car vous l’entendez dans le même principe qu’actuellement, non ? D’ailleurs, John Pilger vient, une fois de plus de signer un article fort intéressant sur l’illusion démocratique aux USA que j’ai intégré dans ce billet ; https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/05/31/sonnez-trumpette/


    • l utopie (---.---.54.74) 1er juin 06:11

      @Jeussey de Sourcesûre,
      Ce qui est inquiétant, c’est que les partis politiques institutionnels qui devraient défendre le salariat
      du secteur privé sont quasiment absents des média (ex PCF, PG et autres). Car cette loi va au-delà du simple contrat de travail. cette loi est prévue pour détruire les acquis sociaux des citoyens depuis 1945 comme la sécurité sociale

      Ainsi, il y a un déficit d’utopie dans un cadre institutionnel qui se produirai en dehors du
      cadre néolibéral où l’Union Européenne est le dessein quasi achevé.

      un Parti politique, le PARDEM, le parti de la démondialisation (néolibérale) en France propose des débuts de solutions réalisables.
      http://www.pardem.org/le-parti/lettre-d-information/356-lettre-n-5-un-parti-demondialisateur-pour-redonner-vie-a-la-politique


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er juin 07:51

      @l utopie

      Le PARDEM, c’est le nouveau nom du M’PEP.
      Démondialiser suppose de sortir de l’ Union européenne par l’article 50.
      Ce que ne propose pas le PARDEM, il est même carrément contre l’article 50 !


      Alors, vous comptez faire comment pour sortir la France de la mondialisation et remettre en place tout ce qui a été dérégulé depuis le Traité de Rome ??

      Si les Britanniques sortent de l’ UE, figurez-vous que ce sera par les modalités de sortie prévues par l’article 50, vu qu’il n’existe aucun autre moyen légal de sortie.

       UPR : « L’UE se prépare à l’éventualité du Brexit... par l’article 50 »


    • Fergus Fergus 1er juin 09:41

      @ Daniel Roux

      « Si vous voulez la fin de la 5ème république, votez pour le candidat qui s’engagera sur l’élection d’une Assemblée Constituante »

      Exactement ! Et dans toute élection (aussi bien nationale que locale) il y a des candidats alternatifs qui proposent des changements véritables pour sortir du carcan des systèmes en place.

      « Ne pas voter, au premier tour, c’est voter pour le gagnant, qui sera peut-être votre ennemi »

      100 % d’accord. C’est ce que je m’use à répéter depuis des années sur ce site.

      Bonne journée.


    • gimo 1er juin 10:55

      @Fifi Brind_acier
      à quoi peuvent bien servir une Constituante et une Constitution ? , ???????????


      a servir    une Constituante a refaire une nouvelle qui stipule l de sortir
      de cette mafia et dés lors leur traités  redevient de l’eau de boudin
      c’est simple mais il faut avoir le  courage et un cerveau qui marche
      du coup vous eliminer deux mafias qui sont en 1 euuuuuropppppe
      et nationale

    • Yanleroc Yanleroc 1er juin 12:14

      @Fergus
      « Tout le monde » est d’accord pour voter au premier tour, c’est au deuxième que ça devient impossible, pour qui demande un changement de paradigmes ! 


    • papakill papakill 1er juin 15:56

      @Fergus

      Tout à fait d’accord avec Fergus, il y a toujours au moins un candidat alternatif qui propose de vrais changements profonds.
      Le problème c’est qu’au final cela fait peur a plein de gens car on ne sait pas trop ce que ça va donner et du coup ils osent pas.
      De plus les candidats comme ça faut les chercher soi-même car absents des courriers et des bureaux de vote... Le nombre de gens ayant le temps et l’envie de chercher n’est hélas pas nombreux.

      En tout cas tout à fait d’accord, on peut tout changer juste en votant.


    • ecophilopat 1er juin 17:02

      @papakill
      En tout cas tout à fait d’accord, on peut tout changer juste en votant.
      .
      Oui en théorie, on peut, mais pour les raisons que vous énoncez plus quelques autres, force est de constater qu’en pratique c’est impossible.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er juin 18:41

      @gimo
      Ya ka, fo kon... « les Traités deviennent de l’eau de boudin »... Par la pensé magique, sans doute ?
      Vous avez déjà vu un divorce qui se règle en 5 minutes ?


      ** La France a signé 521 accords et Traités qu’il va falloir garder ou dénoncer.
      ** Dont un certain nombre avec des pays extérieurs à l’ UE.
      ** Il faut récupérer le solde des 24 milliards d’euros que la France vers chaque année au Budget de l’ UE.
      ** Il faut prévoir la suite, pour les fonctionnaires français qui travaillent dans les Institutions européennes, et qui ne seront plus payés.
      ** Pareil pour les Députés français, qui ne seront plus payés.
      ** Prévoir ce que deviennent les programmes européens en cours etc

      C’est pour traiter tous ces sujets, que l’article 50 prévoit plusieurs mois de négociations, 2 ans au maximum, mais 6 ou 8 mois peuvent suffire.


      Ensuite il y a la sortie de l’ euro, et la prime de sortie que doit payer une Banque Centrale aux autres Banques Centrales.

      Puis il y a la sortie de l’ OTAN par l’article 13 du Traité de l’ Alliance Atlantique .
      Article 13
      Après que le Traité aura été en vigueur pendant vingt ans, toute partie pourra mettre fin au
      Traité en ce qui la concerne un an après avoir avisé de sa dénonciation le gouvernement
      des Etats-Unis d’Amérique, qui informera les gouvernements des autres parties du dépôt de
      chaque instrument de dénonciation.

    • izarn 1er juin 21:52

      @Jeussey de Sourcesûre
      Le problème ce n’est pas ce que toi et moi vont voter ou non, c’est qu’une majorité de cons vont voter Juppeto....
      La masse abrutie, au lieu de choisir à son gout, va brailler au footeballe et voter le guignolo vendu par la télé-Système...
      Contre ça, il n’y a que le web...Mais ça vient, on a vu qu’aux USA ont surgit les Sanders et les Trump...
      Le peuple se réveille...


    • cleroterion cleroterion 2 juin 21:05

      @Daniel Roux
      Voter pour élire un représentant, c’est renoncer à la démocratie, c’est accepter un système où l’on abandonne son pouvoir de citoyen à un dictateur sur le quel on a aucun contrôle. 

      Il aurait été bon que vous rappeliez que la démocratie s’exerce par le tirage au sort et non l’élection Lien
      Il ne faut plus accepter que nos représentants soient élus ; il faut une assemblée du peuple composée de citoyens volontaire tirés au sort. Lien

    • Daniel Roux Daniel Roux 3 juin 08:23

      @cleroterion

      J’ai supprimé un chapitre sur ce sujet dans l’article pour ne pas l’alourdir davantage.

      Si un jury populaire est apte à décider de la culpabilité ou de l’innocence d’un homme, il est capable de décider de l’opportunité ou non d’une loi.

      Le tirage au sort et un mandat limité conforterait la démocratie en affaiblissant la corruption et le détournement des mandats.

      Le préalable à une telle mesure est l’instauration du référendum d’initiative populaire.

      Les hommes actuellement au pouvoir résisteront avec tout leur moyen à une telle mesure. Le recours à un référendum sera nécessaire.

      Plusieurs conditions : Inscription sur une liste, casier judiciaire vierge, le baccalauréat (80% de la population) - Des textes de lois écrit dans un langage clair et présentés contradictoirement. Puisque nul n’est sensé ignorer la loi, il est indispensable que les textes soient compréhensibles. Une application des lois immédiate, sans attendre les décrets - les juges trancheront en attendant.


    • Daniel Roux Daniel Roux 4 juin 09:10

      Au fil des commentaires, il peut arriver parfois que le lecteur se perde.

      Le sujet de l’article est l’illusion démocratique, ce mensonge qu’entretien l’élite pour légitimer son pouvoir que tout à chacun peut voir, mais que tout à chacun ne veut peut-être pas voir.

      Il existe des pays où ceux qui gouvernent, assument, du moins en partie, leur dictature. Ils façonnent une autre illusion, en précisant que c’est la dictature du peuple. Le but est le même, légitimer leur pouvoir.

      Pour les rois, c’était plus simple, leur légitimité leur venait des dieux comme le prouvait l’histoire miraculeuse de leur ancêtre, fondateur de la dynastie.

      Tout se passe comme si la vérité universelle du pouvoir était indicible. Cela vient sans doute du rejet de notre animalité profonde.

      Notre loi est celle, immuable de la nature : Le fort vis aux dépens du faible.


    • Daniel Roux Daniel Roux 4 juin 09:14

      Une évidence sans faute d’orthographe :

      « Le fort vit aux dépens du faible. »


    • Alpo47 Alpo47 31 mai 13:05

      Belle analyse du « système » confiscatoire en place.

      Les partis politique sont un moyen de confisquer et de limiter le débat, imposant leurs hommes. Les syndicats ont pour principale fonction (sauf un , peut être...) de limiter les revendications à ce qui est acceptable et d’éviter aux citoyens d’aller seuls dans la rue.
      Remarquons tout de même au passage les résultats annuels de « la personnalité de l’année ». Là, on constate que si on se limitait au choix des « masses » on aurait Zidane ou Mimy Maty ou Gad Elmaleh ... pour président. Affligeant d’immaturité.

      Il faut toujours garder à l’esprit que notre système sert UNIQUEMENT à permettre à une petite minorité à conserver/renforcer son pouvoir. Les masses doivent être ... désinformées .. apeurées ... manipulées ... paupérisées ... divisées ... etc .. pour vivre la tête baissée dans la peur du lendemain.

      « Ils ne sont forts que parce que nous vivons à genoux ».


      • Daniel Roux Daniel Roux 31 mai 14:45

        Bonjour Alpo47

        Oui, c’est tout à fait cela. Ils sont forts parce qu’ils sont organisés et nous sommes faibles parce qu’ils nous ont désorganisés en confisquant les médias, en limitant drastiquement les droits des syndicats, en ne protégeant pas les syndiqués, en pourrissant par les privilèges nos représentants élus etc..

        Organisons-nous démocratiquement autour de projets fédérateurs et prenons leurs le pouvoir.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 31 mai 21:27

        @Daniel Roux
        La première question à se poser, c’est de savoir où sont les vrais pouvoirs ? Ceux qui décident en dernier ressort. Le pouvoir n’est pas à Paris.
        Il est au FMI à Washington, à la BCE à Francfort et à la Commission européenne à Bruxelles.
        « Qui dirige vraiment la France et l’ Europe ? »


      • cathy cathy 31 mai 13:35

        On peut toujours avoir pire que ça, attendez un peu pour n’allez pas être déçu. 

        Mais pour l’instant c’est ça : https://www.youtube.com/watch?v=aB8js1tVc-s

        • Daniel Roux Daniel Roux 31 mai 15:02

          Bonjour cathy

          « la couleur que vous voulez, pourvu que ce soit noir. »

          C’est à la fin de l’article.

          Oui, vous avez raison, on peut avoir pire. L’histoire peut se répéter. Lorsque Chirac a passé la main, je me suis dit : Le prochain ne peut pas être pire. Hélas, je me suis trompé. Non seulement il était encore pire, mais il nous a précipité dans un piège dont nous ne sommes pas sûr de pouvoir sortir.

          Les Turcs, par exemple, pensaient qu’ils étaient sur le chemin de la démocratie et de la paix. En élisant Erdogan, ils vont perdre 50 ans d’effort et peut-être plus.

          D’un autre côté, cesser de se battre et de résister, c’est se coucher et attendre la mort.


        • cathy cathy 31 mai 15:26

          @Daniel Roux

          Non, les présidents de la 5e République ne sont pas pires à chaque fois un peu plus. Ce sont les mêmes. C’est notre condition sociale qui se dégrade parce que nous avons oublié de rendre hommage au Roi des rois, Jésus-Christ en commettant des actes graves. Ce monde ci est pour la destruction parce que nous allons nous même le détruire par la révolte. Il est d’un grand secours au moment opportun. 

        • tashrin 31 mai 15:37

          @cathy
          C’est notre condition sociale qui se dégrade parce que nous avons oublié de rendre hommage au Roi des rois, Jésus-Christ en commettant des actes graves

          ah c’est ca... je me demandais aussi


        • petit gibus 31 mai 15:39
          @Daniel Roux

          Faudrait que de nouvelles cellules souches
          capables de générer cet organe que tu appelles démocratie
          nous soient massivement implantées ,
          pour que le combat contre nos cellules cancéreuses
          ait une chance de se gagner
          A l’heure actuelle,
          je ne voie pas bien nos labos pharmaceutiques
          y travailler

        • petit gibus 31 mai 15:54
          @tashrin
          Cathy est une ancienne nostalgique de la réunification
          du sabre et du goupillon

        • Daniel Roux Daniel Roux 31 mai 16:00

          @cathy

          De quels « actes graves » parlez-vous ?


        • gimo 31 mai 16:39

          @Daniel Roux
          Déjà, les montants sont choquants : de 45.500 à 123.500 euros par an ! Il faut tout de même rappeler que le salaire net annuel moyen en France, en équivalent temps plein, s’établit à 25.507 euros ! Mais ce n’est pas tout : ces parasites professionels de la politiques ont osé en plus passer la loi qui régit ces indemnités et privilèges dans un décret spécifiquement non publié au journal officiel. Pour que le bon peuple ne le sache pas, tout simplement. Une honte. Voilà la démocratie française contemporaine... Voilà la classe politique que nous devons supporter et nourrir... Soyons lucides : nous n’avons pas besoin de ces gens, ce sont eux qui ont besoin de nous. Qu’ils s’en aille tous !  bleueman


        • Daniel Roux Daniel Roux 31 mai 16:56

          Bonjour gimo

          La république française n’est pas une démocratie comme je le démontre dans l’article.

          La méthode utilisé par l’oligarchie pour contrôler les élus est identique à celle qu’elle utilise pour contrôler les gérants de ses multinationales.

          Avant la révolution néo conservatrice, les gérants travaillaient pour développer les multinationales, conquérir des marchés, trouver des talents pour concevoir de nouveaux produits, motiver les salariés en les payant, etc.. Ce qui avait comme conséquence de réduire les dividendes.

          La solution a consister à surpayer les gérants pour qu’ils perdent leurs proximités avec les salariés ordinaires, à leur offrir des actions gratuites + les fameux stock-options sous condition d’augmenter la valeur de l’action par tous les moyens ainsi que les dividendes.

          La corruption et les privilèges sont les outils habituels de l’oligarchie pour acheter les hommes. Si cela ne marche pas, elle recoure aux menaces et au discrédit par campagnes de diffamation.


        • gimo 31 mai 17:37

          @cathy
           la camisole de force  n’est pas loin !!!! encore un !!! 

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